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Pas légionnaire mais soit un des médecins de la 13e DBLE, soit un officier communication OSC donné par le 1er RE en renfort.

Très fréquent et pas propre à la LE.

BTX

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Sahel : Le général Frédéric Blachon a pris le commandement de la force Barkhane

Le 30 juillet, la ministre des Armées, Florence Parly, a félicité le général Bruno Guibert, le commandant « sortant » de la Force Barkhane, pour les « résultats remarquables obtenus au cours de cette année et l’évolution positive de la situation telle qu’elle a pu le mesurer au cours de ses déplacements » dans la bande sahélo-saharienne [BSS], notamment grâce à une « stratégie renouvelée, sachant s’adapter avec courage et lucidité aux évolutions du terrain. »

Au cours de ces 12 derniers mois, la Force Barkhane a neutralisé 230 terroristes, en particulier lors d’opérations menées contre l’État islamique dans le grand Sahara [EIGS] dans la région dite des trois frontières, c’est dire aux confins du Mali, du Niger et du Burkina Faso. En outre, des coups sévères ont été portés contre l’encadrement du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans [GSIM ou JNIM] ainsi qu’à la Katiba Al-Furqan, active dans le secteur de Tombouctou. Dans le même temps, des actions civilo-militaires ont été menées au profit des populations.

Ces résultats ont été obtenus dans le cadre d’un changement de stratégie. Désormais, la Force Barkhane ne fait plus de « contrôle de zone » mais privilégie les opérations longues sur le terrain, tout en réduisant le plus possible son empreinte logistique et en mettant l’accent sur le renseignement (notamment d’origine humaine). Enfin, le général Guibert a pu s’appuyer ponctuellement sur des groupes armés pro-Bamako pour traquer des éléments jihadistes, en particulier ceux de l’EIGS.

Toutefois, si les organisations terroristes ont été déstabilisées par les actions de Barkhane, elles font preuve, du moins est-ce vrai pour certaines, de résilience. Pour le général Guibert, les attaques récentes qu’elles ont revendiquées (à Ouagadougou en mars, à Tombouctou en avril et à Sévaré, contre le quartier général de la Force conjointe du G5 Sahel en juin et à Gao en juillet) sont certes « très violentes » mais « épisodiques » et leur « portée est limitée ».

Mais un facteur – plutôt inquiétant – est à prendre en considération. Depuis quelques mois, les tensions communautaires dans le centre du Mali se font jour. Elles opposent les Peuls, traditionnellement nomades, aux bambaras et aux dogons, dont sont issus les dozos, qui sont des « chasseurs traditionnels ». Et les groupes jihadistes sont évidemment à l’affût, prêts à exploiter ces violences interethniques…

« Toute la zone centre [où Barkhane n’intervient pas, conformément au souhait des autorités maliennes, ndlr] a subi une très forte pression des jihadistes, au point que l’insécurité s’y est enkystée. Le terrorisme vient surinfecter des fractures communautaires souvent très anciennes. La situation est préoccupante. Aujourd’hui, l’État malien cherche légitimement à reprendre position », a ainsi expliqué le général Guibert, dans un récent entretien donné au quotidien Le Monde. En outre, le centre du Mali a été celle où il a été constaté le plus d’incidents lors de l’élection présidentielle organisée le 29 juillet.

Et telle est l’un des aspects de la situation qu’aura à appréhender le général Frédéric Blachon, le nouveau commandant de la Force Barkhane, qui a pris ses fonctions le week-end dernier.

Outre les tensions communautaires dans le centre du Mali, les blocages dans la mise en oeuvre des accords d’Alger, censés mettre un terme au conflit relatif au statut du nord du Mali, ne sont pas faits pour apaiser les tensions. Cela étant, certaines factions, touareg en particulier, y trouvent leur compte étant attendu que tout leur est bon pour continuer leurs trafics.

Un autre dossier qui attend le général Blachon est la montée en puissance de la Force conjointe du G5 Sahel, qui doit compter 5.000 soldats fournis par le Mali, le Burkina Faso, le Niger, le Tchad et la Mauritanie. Même si elle a été déployée sur le terrain à plusieurs reprise, cette dernière n’a pas encore été déclarée pleinement opérationnelle… Alors qu’elle aurait dû l’être en mars dernier. Les difficultés pour réunir les fonds nécessaires à son fonctionnement en sont une raison. Mais pas seulement.

« Il est difficile d’opérationnaliser une force à partir d’armées qui souffrent de problèmes structurels majeurs », a admis le général Guibert dans son entretien donné au Monde. Mais il faut aussi faire avec les déficits capacitaires, surtout dans les domaines de la logistique et des équipements.

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Saint-cyrien [promotion MONCLAR 1984-1987], le général Blachon, 54 ans, a entamé sa carrière opérationnelle au 1er Régiment de chasseurs parachutistes [RCP]. Après avoir été comme chef de section et chef du commando de recherche et d’action dans la profondeur au sein de cette unité, il a occupé les fonctions de chef de l’antenne de préparation militaire de Nantes entre 1995 et 1997.

Diplômé de l’École supérieure des sciences économiques et commerciales [ESSEC] en 1999, stagiaire au Collège interarmées de défense [CID, l’appellation de l’École de Guerre à l’époque], Frédéric Blachon a été successivement affecté au Secrétariat général du gouvernement, au 1er RCP en tant que chef de Bureau Opérations Instruction [BOI] puis aux Écoles de Saint-Cyr Coëtquidan, en tant que commandant de la promotion de l’ESM « Lieutenant Brunbrouck ».

Chef de corps du 1er RCP entre 2007 et 2009, il devient chargé de mission la Mission pour la coordination de la réforme [MCR], puis chef de cabinet du général inspecteur général des armées – Terre. Après avoir obtenu ses étoiles de général est occupé la fonction de sous-directeur recrutement à la direction des ressources humaines de l’armée de Terre, il prend le commandant des Écoles de Saint-Cyr Coëtquidan et de la base de défense de Vannes-Coëtquidan. Avant d’être nommé à la tête de l’opération Barkhane, il commandait la 1ere Division.

http://www.opex360.com/2018/07/31/sahel-general-frederic-blachon-a-pris-commandement-de-force-barkhane/

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Invité

Le 26 août 2018 dans la région de Ménaka (Mali), des unités de la force Barkhane ont mené une action contre un groupe armé terroriste, neutralisant Mohamed Ag Almouner, l’un des principaux responsables de l’État Islamique au Grand Sahara (EIGS).

L’opération, déclenchée dans la nuit, a consisté en une frappe aérienne par deux Mirage 2000 sur la position du groupe terroriste, suivie d’une action au sol pour saisir la position. Les commandos déployés ont constaté la mort de Mohamed Ag Almouner et d’un membre de sa garde rapprochée. Ils ont découvert que deux civils, une femme et un adolescent, avaient également été tués et qu’un membre du groupe terroriste ainsi que deux autres civils avaient été blessés. Ces derniers ont été pris en charge par les équipes médicales de Barkhane.

Les critères français d’ouverture du feu sont particulièrement stricts et visent à éviter les pertes civiles. Chaque préparation de mission fait l’objet d’un recueil et d’une analyse d’un maximum de renseignement de façon à limiter le niveau de risque des opérations. La présence avérée de civils à proximité de l’objectif aurait entrainé l’annulation de la mission. Une investigation est en cours pour déterminer comment des civils ont été atteints lors de cette frappe.

L’état-major des armées exprime ses regrets et présente ses condoléances aux familles et aux proches des deux victimes.

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http://www.opex360.com/2018/09/03/larmee-nigeriane-ne-cesse-de-subir-de-lourdes-pertes-face-aux-jihadistes-de-boko-haram/

L’armée nigériane ne cesse de subir de lourdes pertes face aux jihadistes de Boko Haram

Non, contrairement à ce qu’a affirmé son président, Muhammadu Buhari, lors de ses voeux pour 2018, le Nigeria n’en a pas fini avec le groupe jihadiste Boko Haram. Ou du moins avec l’une de ses deux factions.

Depuis 2015, et grâce à l’action d’une Force multinationale mixte (FMM) dont les effectifs étaient fournis par le Nigeria, le Tchad, le Cameroun et le Niger, le groupe jihadiste, lié à l’État islamique, a été mis sur la défensive, perdant l’essentiel des territoires qu’il prétendait contrôler.

Pour autant, même divisé en deux factions – l’une dirigée par son chef « historique », Abubakar Shekau, l’autre, reconnue par l’EI avec Abou Mosab al-Barnaoui à sa tête – Boko Haram continue de faire régner la terreur dans la région du Lac Tchad. Et, au cours de l’année 2017, il fut constaté une recrudescence des attaques menées par l’une ou l’autre branche de l’organisation jihadiste.

Et, dans un récent rapport remis au Conseil de sécurité, le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres a décrit le groupe « Province d’Afrique de l’Ouest de l’État islamique » [ISWAP], c’est à dire la faction de Boko Haram dirigée par al-Barnaoui, comme étant une organisation semblant « représenter la principale menace de l’EI en Afrique de l’Ouest », compte tenu de « sa taille et des ressources financières dont il dispose à présent ».

Visiblement, les forces armées nigérianes éprouvent de grandes difficultés pour combattre l’ISWAP, qui leur a infligé de lourdes pertes au cours de cet été.

Ainsi, le 14 juillet, les jihadistes, vêtus d’uniformes et circulant à bord de véhicules aux couleurs de l’armée nigériane ont attaqué la base de Jilli, située à une soixantaine de kilomètres de la ville de Geidam, dans l’État de Yobe.

Depuis, les autorités nigérianes n’ont pas publié de bilan officiel des combats. « Nous avons perdu pas mal de soldats et de matériel à Yobe », a simplement commenté un haut responsable militaire nigérian. L’on sait seulement qu’il a été officieusement fait état d’au moins 31 tués et de 24 blessés parmi les 700 soldats de la 81e division qui défendaient cette base, contrôlées brièvement par l’ISWAP. En outre, 63 autres, avec leur commandant, ont réussi à fuir vers Geidam. Quant aux autres, l’on suppose qu’ils ont aussi pris la fuite avant de revenir dans leur caserne après le départ des jihadistes.

Un peu plus d’une semaine plus tard, des jihadistes, appartenant vraisemblablement à l’ISWAP, ont brièvement pris le contrôle de la base de Jakana, implantée près de Maiduguri, dans l’État de Borno, avec une trentaine de véhicules lourdement armés. Là encore, aucun bilan officiel de l’attaque n’a été communiqué. Si ce n’est qu’il a été annoncé que 23 soldats avaient été portés disparus, la veille, après une embuscade sans doute tendue par les hommes d’Abubakar Shekau, dans la région de Bama.

Ces attaques ont conduit l’état-major nigérian à nommer un nouveau chef à la tête des opérations contre Boko Haram, en la personne du général A.M Dikko. Le quatrième en 14 mois… Pour autant, ce jeu de chaises musicales n’a eu, comme l’on peut s’en douter, aucun effet.

Car le 8 août, l’ISWAP a lancé une nouvel assaut contre une base militaire, en l’occurrence celle de Garunda, dans la région du lac Tchad. L’organisation jihadiste a, par la suite, diffusé des images de cette attaque, qui aurait fait au moins 17 tués dans les rangs de l’armée nigériane. Sur ces dernières, l’on voit que les assaillants ont récupéré beaucoup d’armes et l’on remarque la présence d’un drone de loisir, sans doute utilisé au cours de l’assaut.

La liste des bases de l’armée nigériane attaquées ne s’arrête pas là. Le 30 août celle de Zari, située entre la frontière du Niger et le bassin du lac Tchad, qui sert de zone de repli pour l’ISWAP, a été prise d’assaut par les jihadistes. Ce qui a donné lieu à un nouveau massacre.

Dans un premier temps, il a été fait état de 31 soldats tués et de 17 autres blessés. Mais un nouveau bilan officieux, communiqué ce 3 septembre par un officier à l’AFP, évoque la mort de 48 soldats. Ce qui a été confirmé par une autre source militaire.

Les assaillants « sont arrivés en grand nombre dans des camions et transportaient des armes lourdes. Ils ont engagé des soldats dans une bataille qui a duré une heure », a témoigné l’officier nigérian. « Leur force de frappe a été si puissante que les troupes ont été contraintes de se replier temporairement avant l’arrivée des renforts » terrestres et aériens, a-t-il ajouté.

L’ISWAP a revendiqué cet assaut via un court communiqué, de même qu’une autre attaque « au mortier », la veille, contre la base de d’Arge, dans la région du Lac Tchad. Cette dernière n’a pas pu être confirmée.

S’agissant des événements à Zari, les autorités nigérianes n’ont officiellement reconnu qu’un « combat important » au cours duquel « plusieurs insurgés » ont été tués. Quant aux pertes militaires, c’est le silence radio… Il faut dire que ces attaques meurtrières, commises régulièrement par l’ISWAP, jouent évidemment sur le moral des troupes. Le mois dernier, des centaines de soldats nigérians ont manifesté leur refus d’être déployés sur une base dans la région du lac Tchad.

Cette situation n’est pas une surprise. Un rapport du Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, publié à la fin de l’année 2017, déplorait le retrait des soldats tchadiens de la Force multinationale mixte ainsi que les « allégations de de violations des droits de l’homme par le personnel de sécurité », lesquelles compromirent « la coopération avec les communautés touchées et la collecte de renseignements. » En outre, le document soulignait « la nécessité d’une stratégie globale de lutte contre Boko Haram. »

Le problème est que l’ISWAP, qui dispose maintenant d’un arsenal important tout en mettant en oeuvre des tactiques nouvelles que les forces nigérianes peinent à contrer, étendrait son influence au-delà la région du lac Tchad, des cellules lui étant affiliées ayant été démantelées au Sénégal. Les individus arrêtés et jugés (une trentaine) ont indiqué avoir été entraînés par Boko Haram au Nigéria. En outre, des éléments de cette organisation jihadistes seraient également présents en Libye.

PS. Toujours attaquer le maillon faible, rongé par la corruption.

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http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2018/09/27/mali-80-paras-largues-ce-jeudi-matin-pres-de-menaka-19685.html

L'état-major des armées a annoncé ce matin qu'une opération aéroportée avait eu lieu au Mali région Ménaka non loin de Gao.

Selon mon confrère Jean-Marc Tanguy (lire son post ici), il s'agirait de paras du 2e REP et de GCP qui ont sauté de 2 C-160 et d'un A400M *

Lors de cette opération, une compagnie du GTD-I était déployée au sol. Objectif: "Marquer les esprits" selon l'EMA qui a confirmé les chiffres du mamouth.

Carte_Mali.jpg

Il semble que l'activité militaire soit intense dans cette zone. La semaine dernière des accrochages y ont déjà eu lieu. Selon des sources françaises au Mali, des éléments des forces spéciales ont accroché un GAT qui aurait perdu deux hommes. En revanche, trois Français auraient été blessés dont l'un aurait été évacué vers la métropole (conditionnel obligé car l'EMA n'a pas confirmé ce TIC et le résultat, pas plus que le nombre de blessés français).

C'est aussi dans ce secteur que le 25 septembre, au moins 12 civils appartenant essentiellement à la fraction Ibogolitane des Touaregs, ont été tués par un groupe armé non identifié. Les faits se sont déroulés près de la localité d’Inekar, à environ 45 km à l’ouest de Ménaka.

* = l'EMT + COMPARA répartis dans les 2 Transall. Le GCP largué par tranche arrière de l'A400M.

Le Groupement Commando Parachutiste (GCP) de la 11e brigade parachutiste engagé sur la mission BARKHANE a effectué un saut opérationnel dans la région de Gao au Mali.
Armé notamment par la Section Commando Parachutiste (SCP) du 2e REP, il est composé de chuteurs opérationnels aguerris qui sont parachutés à haute altitude pour effectuer des missions à dominante action ou de renseignement afin de maintenir une pression constante sur les groupes armés terroristes (GAT).

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http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2018/10/01/a-agadez-19696.html

Petit coup d'oeil sur la base aérienne 201 d'Agadez au NIGER

A l'occasion d'un "Memorial Run" qui a eu lieu le 21 septembre dernier sur la base aérienne 201 d'Agadez, 130 militaires américains se sont relayés pendant 24 heures pour courir dans la base américaine qui doit accueillir des drones et des avions de transport. 48 relais ont été réalisés, de 30 mn chacun, pour soutenir les prisonniers de guerre et les disparus au combat.

Quelques photos faites par le Staff Sgt. Daniel Asselta du 435th Air Expeditionary Wing Public Affairs montrent l'intérieur de la base et les équipements déjà en place sur cette emprise où des travaux d'une valeur d'une centaine de millions de $ ont été réalisés.

Peu de détails, mais les spécialistes du monde aéronautique/aéroportuaire y percevront peut-être des éléments d'intérêt. Je suis preneur de ces trouvailles bien sûr.

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Invité

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Pour ceux qui capte pas le drapeau , Pow Mia signifie prisonnier de guerre , cela vient du Vietnam .

Modifié par Invité

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http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2018/10/04/raid-aerien-francais-contre-des-djihadistes-au-burkina-19707.html

Raid aérien français contre des djihadistes au Burkina (actualisé)

La gendarmerie d’Inata, dans le nord du Burkina Faso, a été la cible d’une attaque terroriste dans la nuit du 3 au 4 octobre 2018. Cette gendarmerie assure la sécurité d'une mine d'or en particulier. Un gendarme a été tué et un autre blessé, des véhicules ont été incendiés, selon des sources burkinabè. Voir ici le communiqué du ministère de la Sécurité.

Suite à une demande des autorités militaires burkinabè, la force Barkhane est immédiatement intervenue.

Selon l'EMA, "un drone Reaper a été dirigé vers la zone tandis que deux Mirage 2000 et un avion ravitailleur C135 ont décollé sous très faible préavis de la base aérienne projetée de Niamey pour rallier la zone de l’attaque. Une colonne de plusieurs motos quittant la zone en direction du nord a été détectée par le drone Reaper. Après avoir observé le comportement du groupe et levé le doute sur la nature terroriste de celui-ci, une frappe aérienne a été réalisée dans la nuit par les deux Mirage 2000. Le bilan de l’action est en cours d’évaluation."

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Par ailleurs, une patrouille militaire burkinabè a été victime d'un IED et au moins six soldats ont péri: "Dans la matinée du jeudi 4 octobre, un véhicule militaire a sauté sur un engin explosif artisanal entre Gayéri et Foutouri (est). L'explosion de l'engin improvisé, au passage du véhicule de l'armée de terre, a occasionné la mort de six soldats et fait plusieurs blessés graves", a déclaré une source militaire.

Le Burkina connaît actuellement un regain de tension avec de nombreuses attaques contre les forces de sécurité (lire mon post du 26 septembre ici).

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La force Barkhane intervient contre les jihadistes au Burkina Faso, en appui des troupes locales

http://www.opex360.com/2018/10/09/la-force-barkhane-intervient-contre-les-jihadistes-au-burkina-faso-en-appui-des-troupes-locales/

Ces derniers jours, le Burkina Faso a de nouveau été la cible d’attaques terroristes, notamment dans le nord et l’est.

Ainsi, le 5 octobre au soir, au moins six policiers burkinabè ont perdu la vie dans les environs de la localité de Sollé, près de la frontière avec le Mali, quand un engin explosif improvisé (IED) a explosé au passage de leur véhicule.

« Le reste du convoi a essuyé des tirs d’individus armés, qui ont également occasionné des blessés », a précisé une source sécuritaire à l’AFP. Une « opération de ratissage est en cours dans la zone, avec des renforts venus d’autres localités », a indiqué une seconde.

Le lendemain, un militaire burkinabè a été tué par un IED vers la localité de Pama, située à une centaine de kilomètres de Fada N’Gourma, capitale de la région de l’Est, où, deux jours plus tôt, 6 autres militaires avaient péri dans les mêmes circonstances, sur l’axe Gayéri-Foutouri.

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La forêt de Pama passe pour être un repaire de jihadistes et de criminels. D’après l’AFP, des habitants y ont signalé des frappes aériennes, effectuées en appui d’une opération de « nettoyage » de la région. C’est lors de cette dernière que le militaire burkinabè a été tué.

Selon RFI, la force Barkhane est engagée dans cette opération. « Plusieurs véhicules aux couleurs de l’armée française ont sillonné les routes de la région entre Bogandé et Pama », ont rapporté des témoins, qui ont également évoqué la présence d’avions de combat et d’hélicoptères.

« Pendant que les hélicoptères et les avions pilonnent la forêt, les troupes au sol font le ratissage », a expliqué une source sécuritaire.

Via Twitter, le journaliste Olivier Fourt (RFI), a indiqué que Barkhane avait engagé des hélicopères d’attaque Tigre et Gazelle à Pama.

#fildefense L’armée FRA a bien conduit une OP impliquant des hélicos GZL et Tigre en appui” aux forces du Burkina samedi #Pama (EMA)

— Olivier Fourt (@OFourt) 8 octobre 2018

L’implication des militaires français dans l’opération visant la forêt de Pama a été indirectement confirmée par Florence Parly, la ministre des Armées. « Il y a quelques jours une première opération a eu lieu, ce qui ne s’était jamais fait jusqu’à présent, suivie d’une autre ce week-end », a-t-elle en effet confié à l’AFP, alors qu’elle venait d’arriver au Tchad pour une visite de deux jours, le 8 octobre.

La première opération évoquée par Mme Parly a eu lieu le 4 octobre. À la demande des autorités burkinabé, une patrouille de deux Mirage 2000, appuyé par un drone MQ-9 Reaper et un avion ravitailleur C-135, a frappé une colonne jihadiste qui venait d’attaquer la gendarmerie d’Inata (nord du pays). Selon des sources locales, au moins 7 terroristes ont été tués.

Cette activité jihadiste au Burkina Faso s’explique par le fait que ce pays est le maillon faible de la lutte contre le terrorisme. Ses forces armées peinent à se réorganiser depuis le départ du président Blaise Compaoré, en octobre 2014, marqué par la dissolution d’unités d’élite qui n’ont pas été remplacées. En outre, les populations des régions visées, délaissées par le pouvoir central, ont été ciblées par le prédicateur islamiste Malam Dicko, le fondateur du groupe Ansarul Islam.

Et il y a urgence. « Il faut s’attendre à une intensification des attaques dans les mois à venir. L’accalmie pendant la saison des pluies, de juin à août, était stratégique, c’est une période d’incubation pour ces groupes. Ils ont eu le temps de se préparer, de se ravitailler en carburant et en vivres. Ils sont prêts », a prévenu le chercheur Mahamoudou Savadogo, spécialiste de la question sécuritaire au Sahel, dans les colonnes du Monde.

La situation dans l’est du Burkina Faso est à suivre de très près. Pour les jihadistes, s’y installer leur permettrait non seulement de menacer d’autres pays comme le Ghana et le Bénin, de se rapprocher de Niamey et contrôler les routes des trafics d’armes et de drogue. « En ouvrant un nouveau front dans l’Est, ces éléments viseraient à mettre en difficulté la stratégie de la force conjointe du G5 Sahel », avait précédemment estimé M. Savadogo.

Justement, à propos de la Force conjointe du G5 Sahel, Mme Parly a reconnu les difficultés rencontrées pour sa montée en puissance, les financements promis à cet effet (plus de 400 millions d’euros) tardant à être débloqués. Actuellement, elle a atteint 80% de ses effectifs (sur 5.000 hommes, soit 7 bataillons). Pour autant, selon la ministre française, son état-major, dirigé par le général mauritanien Hanena Ould Sidi, lequel est assisté par un général tchadien), a prévu de mener trois opérations ce mois-ci.

Quoi qu’il en soit, la force Barkhane risque de multiplier les interventions au Burkina Faso, qui, par ailleurs, accueille la Task Force « Sabre », c’est à dire les forces spéciales françaises engagées au Sahel.

« Lorsque j’avais rencontré le président Kaboré [en juillet, à Ouagadougou,ndlr], j’avais fait une offre de service en disant que si les autorités burkinabè souhaitaient pouvoir s’appuyer sur Barkhane, comme on le fait au Niger ou au Mali, Barkhane était tout à fait disposée à monter ce type d’opérations », a expliqué Mme Parly. « Je ne dis pas que c’est la solution à tous les problèmes du Burkina Faso mais je pense qu’une étape utile, constructive a été franchie », a-t-elle continué.

« Avec le Burkina, nous restons disponibles car le rôle de Barkhane, c’est aussi d’appuyer les forces nationales partout où c’est nécessaire et si elles le demandent », a encore insisté la ministre française.

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Au Mali, intervention de la force « Barkhane » lors de combats entre l’armée et des djihadistes

De violents combats ont eu lieu entre des soldats de l’armée malienne et des djihadistes dans le nord du Mali, mardi 16 octobre, déclenchant une intervention aérienne de la force française « Barkhane », a indiqué jeudi le porte-parole de l’état-major français. (…)

Le violent accrochage « s’est conclu mercredi par l’abandon du terrain par l’ennemi et la destruction d’un campement terroriste conséquent », sur lequel ont été saisis une quinzaine de motos, un pick-up et un gros stock de matériel de fabrication d’engins explosifs improvisés, a-t-il affirmé. Deux soldats maliens ont été blessés pendant les combats. Seul le corps d’un djihadiste a été retrouvé sur le site.

https://www.lemonde.fr/afrique/article/2018/10/18/au-mali-intervention-de-la-force-barkhane-lors-de-combats-entre-l-armee-et-des-djihadistes_5371408_3212.html?utm_medium=Social&utm_source=Twitter

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http://www.opex360.com/2018/10/21/barkhane-le-chef-detat-major-de-larmee-de-terre-souhaite-toujours-deployer-des-chars-leclerc-au-sahel/

Barkhane : le chef d’état-major de l’armée de Terre souhaite toujours déployer des chars Leclerc au Sahel

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Lors de l’opération Serval, lancée le 11 janvier 2013 contre les groupes jihadistes qui occupaient le nord du Mali, il fut question, pendant un temps, de déployer au moins quatre chars Leclerc. Puis cette idée fit long feu avant de réapparaître en 2016. À l’époque, le général Jean-Pierre Bosser, le chef d’état-major de l’armée de Terre [CEMAT], avait évoqué cette option afin de renforcer la force Barkhane. Là encore, il n’y eut pas de suite.

En février 2017, face à l’évolution de la menace, il fut finalement décidé d’envoyer au Sahel 16 Véhicules blindés de combat d’infanterie [VBCI] de 28 tonnes afin d’apporter des « capacités complémentaires à celles des blindés déployés jusqu’alors pour Barkhane. »

Ce type de véhicule avait été précédemment retiré de ce théâtre d’opérations en 2014 (36 exemplaires avaient été jusqu’alors engagés). Puis, en mars dernier, il fut avancé que l’envoi de VBCI supplémentaire était à l’étude, l’objectif étant d’améliorer la protection des soldats et « d’adapter en permanence les modes d’action aux exigences opérationnelles. »

Mais, visiblement, le général Bosser n’a pas renoncé à engager des chars Leclerc au Sahel. Du moins, c’est ce qu’il a affirmé lors d’une audition à l’Assemblée nationale pour évoquer « l’entrée de l’armée de Terre dans la Loi de programmation militaire » et dont le compte-rendu vient d’être rendu public.

« Concernant le char Leclerc, je souhaitais qu’il soit déployé dans la bande sahélo-saharienne, car il offre un meilleur contrôle du terrain, une meilleure vision de nuit ainsi qu’une meilleure capacité de tir en roulant », a ainsi affirmé le CEMAT. « Je considère que si nous devons un jour faire face à un raid de Toyota, le char Leclerc, avec l’hélicoptère de combat, sera la meilleure réponse. Je n’ai donc pas changé d’avis », a-t-il ajouté.

Cependant, déployer des chars Leclerc donne matière à débat.

D’une masse de plus de 55 tonnes, doté d’un canon GIAT CN-120-26/52 de 120 mm à chargement automatiques (12 coups/minute) d’une portée de 4 km, de deux mitrailleuses (de 12,7 et 7,62 mm) pour armement secondaire et de moyens de recueil du renseignement, un tel engin exige une solide chaîne logistique pour être déployé. Si son aspect dissuasif ne fait aucun doute, son engagement au titre de Barkhane pourrait envoyer un signal politique susceptible d’être mal interprété.

Ce dont a convenu le général Bosser. « Deux écoles s’opposent : l’une considère que l’effet est dissuasif, l’autre, que j’appellerai ‘syndrome de Sarajevo’, estime que lorsque l’on ‘met du lourd’ c’est que l’on est en train de perdre la guerre », a-t-il résumé, avant de demander l’appui des parlementaires pour trancher ce débat.

Parmi ces derniers, le député Thomas Gassilloud soutient cette idée d’envoyer des chars Leclerc au Sahel. « Cela pourrait être un symbole dissuasif pour notre ennemi ainsi qu’un signe tangible et rapide de notre remontée en puissance », a-t-il estimé.

Si, au printemps dernier, le général Bruno Guibert, l’ex-chef de la Force Barkhane, estimait que les groupes jihadistes étaient « aux abois » après plusieurs succès tactiques récemment remportés par les troupes françaises associées à leurs homologues maliennes et à des groupes armés signataires des accords d’Alger, les sénateurs de la commission des Affaires étrangères et de la Défense s’étaient montrés plus prudents, en considérant le contexte politique du Mali, les difficultés rencontrées pour la mise en place de la Force conjointe du G5 Sahel et les lacunes de la mission des Nations unies [MINUSMA].

« On voit bien le piège pour Barkhane : celui de l’enlisement. Une action politique et diplomatique vigoureuse est nécessaire. Je me propose de faire passer ce message très directement à l’exécutif français. Attention à ne pas mettre un espoir excessif dans le G5-Sahel. Si Barkhane s’en va, la région sera à nouveau menacée », avait conclu Christian Cambon, le président de cette commission sénatoriale.

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Burkina: vers un renforcement de la présence militaire française

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2018/11/05/burkina-vers-un-renforcement-de-la-presence-militaire-franca-19766.html

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Selon mon confrère JM Tanguy, la présence française au Burkina Faso pourrait être amenée à évoluer. Le rédacteur du mamouth cite, dans un post de ce lundi matin, Florence Parly. "Nous travaillons à un cadre d'intervention car nous pourrions être amenés à intervenir plus régulièrement" a-t-elle déclaré à quelques média.

La confidence ministérielle conforte tout à fait l'information reçue la semaine dernière faisant état de la présence de nombeux véhicules français à Fada N'Gourma, capitale régionale et carrefour de l'est du pays. Cette zone et "les forêts environnantes de Pama" sont, selon une source locale, "un refuge de "terroristes" et le théâtre de nombreuses récentes attaques contre les forces armées nationales (7 tués le 6 octobre, par exemple).

Un témoin a fait état de "beaucoup de véhicules et de containers": camions de transport de troupes, auto-mitrailleuses et autres petits blindés, VAB, ambulance, citernes-remorques d'essence, engins du génie.

Le mot de la fin toute temporaire pour Florence Parly : "Nous sommes prêts à intervenir si le Burkina Faso nous le demande".

 

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Barkhane : Les hélicoptères d’attaque Tigre ont des problèmes « inquiétants »

http://www.opex360.com/2018/11/05/barkhane-les-helicopteres-dattaque-tigre-ont-des-problemes-inquietants/

Lors de l’examen, par la commission de la Défense de l’Assemblée nationale, des crédits devant être alloués, en 2019, au ministère des Armées il avait été fait état d’un problème affectant « une boîte de transmission au niveau de l’empennage » des hélicoptères d’attaque Tigre qui, engagé dans l’opération Barkhane, générait « beaucoup de pannes » parce qu’elle était « particulièrement perméable au sable. »

Une semaine plus tard, lors d’une communication d’une délégation parlementaire s’étant récemment rendue au Niger et au Mali, l’on a pu en savoir davantage. Ainsi, le député Louis Aliot [RN], qui était du voyage, a dit « avoir appris que l’hélicoptère Tigre pouvait être dangereux en mission » étant donné qu’il subissait des « ruptures de rotors à l’arrière chroniques ». Et d’ajouter que « 40 pare-brises ont été brisés en deux ou trois mois », ce qui est « colossal ».

« Le manque de soutien d’Airbus sur ce sujet est coûteux et inquiétant », a par ailleurs affirmé M. Aliot.

La réponse du président de la commission, Jean-Jacques Bridey, n’est pas audible sur la vidéo de cette séance. En revanche, elle figure dans le compte-rendu écrit qui a été publié ce 5 novembre [.pdf]. « Oui, en effet. Notre collègue Jean-Michel Jacques m’en a fait part au retour de la mission et ces informations ont été transmises à qui de droit », a-t-il dit.

Ces soucis expliquent-ils en partie la disponibilité « insuffisante » évoqué par le général Charles Beaudouin, sous-chef d’état-major chargé des plans et des programmes de l’état-major de l’armée de Terre, lors d’une audition parlementaire, en mai dernier?

« Une vingtaine est disponible en permanence sur un total de 70. En effet, 20 ou 25 sont en réparation légère ou entretien courant tandis que le dernier tiers est chez l’industriel pour révision », avait-il expliqué. « Nous voulons intéresser plus directement Airbus au résultat, à la performance. Encore faut-il que l’industriel l’accepte et accepte de prendre des risques à son niveau. Nous considérons que, puisque nous en prenons, Airbus doit en prendre également. Il s’agirait d’une démarche gagnant-gagnant, consistant à fixer l’objectif d’avoir dix Tigre en permanence disponibles en plus d’ici 2022. Si nous n’arrivons pas à passer ce marché, nous stagnerons », avait ajouté le général Beaudouin.

À ce jour, un seul hélicoptère Tigre, mis en oeuvre par l’armée allemande, a été perdu au Mali lors d’une mission opérationnelle. Ce qui a coûté la vie à son équipage. A priori, cet accident aurait été causé par un problème au niveau du pilote automatique.

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http://www.opex360.com/2018/11/14/de-violents-combats-ont-ete-signales-dans-la-region-du-tibesti-au-tchad/

De violents combats ont été signalés dans la région du Tibesti, au Tchad

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Le jour du 58e anniversaire de l’indépendance du Tchad, le 11 août dernier, des rebelles tchadiens appartenant au « Conseil de commandement militaire pour le salut de la République » [CCMSR], une organisation installée en Libye, ont lancé une offensive en direction de la localité de Kouri Bougri qui, située dans le massif du Tibesti, à l’extrême-nord du pays, abrite des mines d’or.

Dans la foulée, N’Djamena y a lancé une opération militaire pour en chasser les « milliers d’orpailleurs » qui exploitent l’or de façon « illégale ». Depuis, la situation s’est visiblement enlisée, malgré l’engagement de moyens relativement importants, dont des avions d’attaque Su-25 et des hélicoptères de combat. En effet, les combats y sont de plus en plus fréquents, tout en gagnant en intensité.

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« Les autorités tchadiennes ont justifié leur mobilisation en évoquant la lutte contre les orpailleurs. Lorsque nous avons constaté l’envoi de l’armée de l’air, on a compris qu’il s’agissait d’autre chose. N’Djamena veut en finir avec le CCMSR qui attire de plus en plus de monde dans ses rangs », a expliqué un « observateur des droits de l’homme » au quotidien La Croix, en septembre.

Fin octobre, à Miski, l’état-major tchadien a indiqué que des « forces de défense » ont été attaquées par un « groupuscule de terroristes ». Et d’assurer que la situation était « sous contrôle », sans pour autant donner de détails sur les pertes éventuellement subies et infligées à l’adversaire, dont l’identité n’a pas non plus été précisée.

Quelques jours plus tard, Mouli Sougui, le sous-préfet de Yebbi-Bou a remis sa démission, après avoir évoqué les évènements ayant eu lieu à Miski. Ainsi, et comme l’avait affirmé un député de la région ayant requis l’anonymat, les affrontements en question auraient opposé l’armée et des habitants qui contestaient le nouveau découpage administratif de la région.

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« [Le président] Déby et son clan voudraient absolument mettre la main sur la richesse de Miski. J’ai dit cela en connaissance de cause. Sous mes responsabilités. C’est-à-dire pendant que j’étais sous-préfet. Déby et sa famille ont tenté à maintes reprises d’exploiter l’or de Miski, en dehors de tout cadre légal », a expliqué ce responsable démissionnaire, cité par RFI, après avoir dénoncé « des bombardements aériens, des pillages et des incendies de maisons ».

Le ministre tchadien de la Sécurité publique, Ahmat Mahamat Bachir, a rejeté ces allégations. Toutefois, il a admis que les ressources aurifères étaient bel et bien un sujet de préoccupation. « Il y a des mercenaires, des terroristes, des esclavagistes, qui ne veulent pas que le gouvernement, l’Etat, mette la main sur ces ressources-là! », a-t-il dit. Et de prévenir : « Le gouvernement ne lésinera sur aucun moyen! Nous allons tout engager pour nettoyer la zone! Nous allons engager tous les moyens pour défendre le territoire national! Tous les moyens, je dis bien! »

Seulement, les habitants de Miski, l’ex-sous-préfet en tête, se sont réunis en « comité d’auto-défense » afin de réagir aux « exactions » imputées à l’armée. Et, depuis le début du mois, de violents combats ont eu lieu, obligeant les Su-25 et les hélicoptères tchadiens à intervenir.

« Les affrontements se déroulent à l’intérieur et à l’entrée de Miski », a précisé, ce 14 novembre, M. Sougui, désormais porte-parole de ce « comité d’auto-défense ». Il s’agit, a-t-il expliqué, de protester contre « l’expédition punitive » de l’armée tchadienne. Évolution pouvant être inquiétante pour N’Djamena, l’ex-sous-préfet a évoqué la possibilité avec les rebelles du CCMSR qui, selon lui, auraient progressé depuis le coup de force à Kouri Bougri.

Quoi qu’il en soit, les autorités tchadiennes ne communiquent que très peu sur la situation dans le nord du Tibesti.

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L’on sait que les opérations y sont dirigées par le général Mahamat Kaka Déby, chef de la Direction générale des services de sécurité des institutions de l’État (DGSSIE) et fils du président Déby, qui a dû d’ailleurs écourter un déplacement à Palerme [Italie].

La situation dans le nord du Tchad intéresse la Force conjointe du G5 Sahel [FC-G5S], dans le mesure où le quartier général de son fuseau « Est » doit y être installé, précisément à Zouar, ville située sur les contreforts ouest du Tibesti.

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http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2018/11/15/barkhane-met-hors-de-combat-un-groupe-de-terroristes-19809.html

Mali: Barkhane met hors de combat un groupe de sept terroristes

Une info de l'EMA en ce jeudi soir:

Dans la nuit du 11 au 12 novembre 2018, dans la région du Gourma (nord sahélien) au Mali, les forces françaises de l’opération Barkhane ont mené une opération contre un groupe terroriste qui avait été formellement identifié comme tel. Cette opération a été menée par un raid héliporté appuyé par un drone Reaper.

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Après des tirs de sommation effectués par les forces françaises, les terroristes ont violemment répliqué avec des armes légères et collectives. La riposte des militaires français a permis de mettre fin aux tirs et de neutraliser sept terroristes.

Des armes lourdes et légères, des composants servant à la fabrication d’IED et des moyens de communication ont été saisis.

A ce stade de l’évaluation de l’opération, il apparaît très probable que figure, parmi les terroristes neutralisés, le chef de la katiba du Gourma connu sous le nom de Almansour Ag Alkassam. La katiba du Gourma est un groupe armé terroriste, créé en 2014, membre du Rassemblement pour la Victoire de l’Islam et des Musulmans (RVIM). Il sévit dans la région du Gourma au Mali et privilégie l’affrontement indirect en ayant recours au piégeage ou au minage des axes de communication. Les premières victimes de ce mode d’action sont les populations civiles et les forces de sécurité maliennes.

La neutralisation probable chef de la katiba du Gourma est un nouveau coup sévère porté aux groupes terroristes de la région et en particulier au RVIM. Cette action illustre la détermination des forces françaises à appuyer les pays de la région dans leur lutte contre ces groupes terroristes

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Les GCP et les GCM ont vraiment trouvé un second souffle avec Barkhane...

Ils recrutent beaucoup, c'est le moment :m

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Tant mieux, encore faut-il avoir le niveau physique et professionnel pour les intégrer.

D'après "Jeune Afrique" = " Les soldats français ont mené « un raid héliporté dans la nuit du 11 au 12 novembre dans la région du Gourma (entre Tombouctou et Gao), contre un groupe armé terroriste », « renseignés par un drone MQ-9 Reaper.», a détaillé jeudi 15 novembre le porte-parole de l’état-major, le colonel Patrik Steiger.

BTX

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Le 16/11/2018 à 18:22, YaYannick a dit :

Les GCP et les GCM ont vraiment trouvé un second souffle avec Barkhane...

Ils recrutent beaucoup, c'est le moment :m

Effectivement!

Sur Barkhane dès que ça fait du bilan, à chaque fois ces 2 là sont dans le coup!

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http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2018/12/20/frappe-aerienne-contre-un-gat-motoride-dans-le-sud-du-mali-19887.html

Frappe aérienne contre un GAT motorisé dans le sud du Mali (actualisé)

Lu sur le fil Twitter de mon camarade Jean-Marc Tanguy:

L'annonce a été faite ce matin au point presse hebdomadaire. Plus d'informations à suivre.

Actualisation. Il pourrait s'agir d'un groupe armé non identifié qui a fait irruption, mercredi, sur le marché hebdomadaire d'Abanguilou, une localité située à environ 30 km au sud-est d'Anderamboucane, dans la région de Ménaka, un peu au nord de la frontière Niger-Mali. Ce groupe a été intercepté par des éléments du Mouvement pour le Salut de l'Azawad (MSA). L'accrochage aurait fait 7 morts et les assaillants auraient fui vers le Niger.

En complément

http://www.opex360.com/2018/12/20/mali-une-frappe-aerienne-francaise-a-elimine-au-moins-six-jihadistes-pres-de-la-frontiere-avec-le-niger/

Dans la nuit du 19 au 20 décembre, des éléments d’un groupe armé terroriste [GAT] ont été neutralisés au Mali, près de la frontière avec le Niger, par une frappe aérienne effectuée par un Mirage 2000 de la force française Barkhane.

Selon le porte-parole de l’État-major des armées [EMA], le colonel Patrick Steiger, « au moins six » jihadistes « ont été mis hors de combat et cinq motos ont été détruites ».

Les membres de ce GAT, circulant sur 8 motos, avaient été précédemment repéré au Niger puis surveillé par un drone MALE [Moyenne Altitude Longue Endurance] MQ-9 Reaper.

« Cela a permis de constater qu’ils avaient franchi la frontière pour pénétrer au Mali ainsi que de déterminer le caractère terroriste de ce groupe », a indiqué le colonel Steiger, qui n’a pas souhaité donner ces « critères » pour « ne pas inutilement renseigner » les jihadistes.

La frappe aérienne a été réalisée à 19H50 GMT, « avant l’intervention de commandos qui ont saisi la position de ce groupe terroriste « , a précisé le colonel Steiger. Le bilan exact de cette opération était toujours en cours d’évaluation au matin de ce 20 décembre.

Ce raid a été supervisé par le centre opérationnel interarmées [COIA] de la force Barkhane, qui, basé à N’Djamena, au Tchad, est chargé de la conduite des opérations terrestres et aériennes ainsi que de la rédaction des ordres en cours d’opération.

« Dès qu’une unité au sol a besoin d’un appui aérien, j’étudie nos moyens disponibles et leur position avant de décider quels moyens je peux proposer d’engager. Ensuite, je suis avec les autres officiers chargés de conduire les opérations la position précise des aéronefs engagés », a expliqué le lieutenant-colonel « Nicolas », responsable de la coordination des appuis aériens, sur le site de l’EMA.

Par ailleurs, le groupe visé par cette frappe aérienne est probablement celui qui avait été signalé quelques heures plus tôt par le Mouvement pour le Salut de l’Azawad [pro-Bamako]. Ce dernier a fait état d’individus « armés non identifiés » ayant « attaqué un campement de la communauté Touareg noire dans la localité d’Abanguilou dans le cercle d’Anderamboukan » et tué 6 personnes.

Le MSA « a lancé une poursuite et un accrochage avec ce groupe eu lieu sur la ligne frontalière avec le Niger », a-t-il ajouté, avant de donner le bilan de 3 tués dans ses rangs et « d’une dizaine de malfrats neutralisés ».

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