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« Il y a 20 ans, la fin du service militaire a été une erreur nationale »

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Derrière la formule racoleuse du "Service Militaire", dont se rend vite compte à l'étude que cela n'a rien à voir de près comme de loin avec le SM du temps des appelés, ces centres sont loin d'être une nouveauté. Les EPIDE (établissements publiques d'insertion de la défense) crées sous de Villepin, existent depuis 10 ans et remplissent un rôle analogue (même mission, même conditions d'âge et d'accès, même fonctionnement).

Seule différence notable : l'encadrement de l'EPIDE n'est pas militaire (même si la plupart des formateurs sont des anciens).

Donc en gros, on nous vend de l'EPIDE rempoté sous label SMV avec un encadrement militaire d'active.

Communication politicienne quand tu nous tiens ... :X

PS : Pour mon édification : La jolie demoiselle, visiblement Maître, porte 2 étoiles sur le revers de son uniforme. Qu'est-ce donc ? 

Modifié par Cephalyx
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Il y a 2 heures, Cephalyx a dit :

Derrière la formule racoleuse du "Service Militaire", dont se rend vite compte à l'étude que cela n'a rien à voir de près comme de loin avec le SM du temps des appelés, ces centres sont loin d'être une nouveauté. Les EPIDE (établissements publiques d'insertion de la défense) crées sous de Villepin, existent depuis 10 ans et remplissent un rôle analogue (même mission, même conditions d'âge et d'accès, même fonctionnement).

Seule différence notable : l'encadrement de l'EPIDE n'est pas militaire (même si la plupart des formateurs sont des anciens).

Donc en gros, on nous vend de l'EPIDE rempoté sous label SMV avec un encadrement militaire d'active.

Communication politicienne quand tu nous tiens ... :X

PS : Pour mon édification : La jolie demoiselle, visiblement Maître, porte 2 étoiles sur le revers de son uniforme. Qu'est-ce donc ? 

Cela veut dire qu'elle est titulaire du brevet supérieur. Portées par le grade de second maître et  de maître. Les étoiles disparaissent pour les officiers mariniers supérieurs

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On joue sur la corde sensible des nostalgiques pour pas cher. Tout en enfumage parce qu'effectivement garder le terme militaire fallait oser. 

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J'ai vu un reportage sur le SMV ... pas trop mal je trouve !

Je pense que cela peut être utile pour certain . Après cela reste civilo-militaire , donc c'est bien ce format je trouve .

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http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2017/06/11/smv-brest-18205.html

Service Militaire Volontaire à Brest: comment candidater et pour quelles filières?

smv affiche.jpg

A Brest va ouvrir un centre du SMV qui accueillera une cinquantaine de stagiaires et ouvrira ses portes à l’automne 2017. Après une formation qui durera quatre mois, les volontaires partiront dans des centres de formation professionnelle.

Le retrait des dossiers de candidatures est possible dès maintenant (lire plus bas). Il est aussi possible de postuler via les Missions locales.

Quels sont les profils des volontaires = deux catégories :
- Les volontaires stagiaires : hommes ou femmes de 18 à 25 ans peu ou pas diplômés. Contrat de 6 mois renouvelable par périodes de 2 mois avec durée maximale de 12 mois.
- Les volontaires techniciens : hommes ou femmes de 18 à 25 ans, destinés à aider les moniteurs du SMV, diplômés, à la recherche d’une première expérience professionnelle. Contrat de 12 mois renouvelable 1 fois.

Les filières et métiers pour le monde civil :
1 - Sécurité, sûreté, prévention - AGENT - 8 places ouvertes Agent de sécurité polyvalent pouvant exercer de la vigie, surveillance de site ou ayant les capacités de travail pour exercer en zones aéroportuaires.
2 - Restauration hôtellerie – 10 places ouvertes Métiers visés : cuisinier, commis, crêpier, pizzaiolo. Un parcours qui demandera une formation complémentaire via l’alternance pour des filières en forte demande.
3 - Transport - Conducteur Poids lourd – 10 places ouvertes Permis de conduire des véhicules 19T non remorqué. Ces véhicules sont très utilisés pour les dessertes locales. Possibilité d’évolution vers un permis supérieur.
4 - Logistique - Agent d'entrepôt – 5 places ouvertes Préparateur de commande, cariste, manutentionnaire. Une qualification recherchée pour répondre aux nombreux besoins des entreprises.
5 - Métallurgie - Chaudronnier/soudeur – 10 places ouvertes Une formation commune puis une spécialisation vers l’un des deux métiers par la voie de l’alternance. Une employabilité importante et une grande demande en personnel motivé et formé.
6 - Travaux publics – Canalisateur – 5 places ouvertes / Câbleur fibre – 10 places ouvertes Participation à la révolution numérique via son installation soit en posant les fibres soit en contribuant à la logistique de cette pause.

Les dossiers de candidature:
- ils sont à télécharger dès le mois de juin sur www.defense.gouv.fr/smv
- ou à envoyer par voie postale à CENTRE DU SERVICE MILITAIRE VOLONTAIRE DE BREST CENTRE MARINE LA VILLENEUVE CC 75 29240 BREST CEDEX 9
ou par mail à csmv-brest@defense.gouv.fr ou à recrutement.smvbrest@gmail.com

Informations par téléphone au 06 07 58 27 47

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http://www.lopinion.fr/blog/secret-defense/ministere-armees-ne-veut-plus-parler-service-militaire-128976

Le ministère des armées ne veut plus parler de « service militaire »

Au ministère des armées, les éléments de langage semblent interdire de prononcer les mots de « service militaire » lorsqu’il est question de la promesse d’Emmanuel Macron. Il faut dire que la communauté de défense n’est guère enthousiaste à l’idée d’un retour à une forme de conscription obligatoire, même limitée à un mois.

Le programme du candidat Macron, comme on peut le vérifier ici, évoquait aussi bien un « service national » qu’un « service militaire ». A l’Hotel de Brienne, on cherche aujourd’hui à le démilitariser le plus possible... Même si l’on reconnait que « la Défense prendra sa part » et qu’il aura « une dimension militaire », on y insiste sur « la dimension sociale et sécuritaire », cette dernière impliquant le ministère de l’Intérieur. Ce projet « interministériel » devra sans doute faire l’objet d’ « une phase d’expérimentation et d’évaluation ». Une commission pourrait être mise en place pour réfléchir à ce projet, dont - aujourd’hui - personne ne s’occupe à l’Elysée. La mise en place de ce nouveau service obligatoire « prendra un peu de temps » assure une source bien informée : « Ce ne sera pas cette année, peut-être l’année prochaine ». Sans garantie, donc.

En complément, lire l’article paru aujourd’hui dans l’Opinion (pour les abonnés) dont voici les premières lignes. « On n’en parle plus. Peut-être qu’une campagne électorale n’est pas le meilleur moment pour annoncer aux jeunes, garçons et filles, qu’ils seront bientôt obligés de passer un mois sous les drapeaux ? Et que le « service militaire universel » promis par le candidat Macron coûtera « une blinde », comme le dit un proche du dossier ? « Si ça se fait… », soupire une source gouvernementale. L’annonce d’Emmanuel Macron, le 18 mars, avait créé la surprise.

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Quelqu'un se serait- il aperçu que la sémantique " service militaire " pour un passage d'un mois dans un environnement plûtot civil n'était pas vraiment adaptée? Dans la forme comme sur le fond d'ailleurs. 

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On ne veut pas entre parler de SM pour quelque chose qui s'en approcherait lointainement, mais cela ne pose pas de problème d'employer cette dénomination pour quelque chose qui s'en éloigne clairement ...

Ah le politique et ses contradictions ... :X

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http://www.opex360.com/2017/07/05/le-premier-ministre-confirme-la-mise-en-place-dun-nouveau-service-national/

....../.........

Lors de sa déclaration de politique générale, faite devant le Parlement le 4 juillet, le Premier ministre, Édouard Philippe, l’a succinctement évoquée au moment d’aborder le chapitre sur la jeunesse. Cependant, l’on notera que le chef du gouvernement n’a pas parlé d’un « service militaire » mais d’un « service national », contrairement à ce qu’avait fait le président Macron durant la campagne.

« Notre jeunesse a soif de cause, on n’y répondra pas par des taux de croissance ou par des procédures, la jeunesse veut s’élever, au siècle dernier elle a eu trop d’occasions de verser son sang. Le front aujourd’hui est social, environnemental et mondial, il appelle la mobilisation de la jeunesse non pour combattre mais pour construire, partager, déverser le fruit de ses connaissances et de son enthousiasme », a commencé par dire M. Philippe.

................../.........

Seulement, le coût de mise en place de ce « nouveau service national », aux vertus plus sociales que militaires, n’est pas anodin. Lors de la campagne, M. Macron l’avait évalué à environ 15-20 milliards d’euros. Puis, en rythme de croisière, il faudrait trouver 2 à 3 milliards par an. Puis il avait revu à la baisse ses estimations, comptant sur les infrastructures scolaires et universitaires pour accueillir les appelés durant les périodes de vacances. Ces sommes, avait-il assuré, ne seraient pas prélevées sur le budget du ministère des Armées.

Cela étant, les militaires seraient nécessairement mis à contribution pour ce service (du moins, tel qu’il avait été initialement imaginé) dans la mesure où les armées, selon un rapport récent des sénateurs Jean-Pierre Raffarin et Daniel Reiner, devraient fournir, au minimum, entre 16.000 et 18.000 « encadrants », auxquels il faudrait ajouter les personnels de direction et de sélection. Et d’estimer qu’il s’agirait « d’un effort colossal en termes de ressources humaines, dont on peut craindre qu’elle absorbe l’énergie des armées. »

............/...........

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http://www.opex360.com/2017/07/28/larmee-de-terre-est-un-peu-interessee-mais-tres-preoccupee-par-le-retour-du-service-national/

L’armée de Terre est un peu intéressée mais très préoccupée par le retour du service national
 

servicemilitaire-20140509.jpg

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Depuis, la proposition du candidat MACRON, malgré les coûts qu’elle suppose (15/20 milliards d’euros pour sa mise en place et à 2/3 milliards d’euros par an en rythme de croisière selon les chiffres avancés par M. Macron), a été confirmée par le Premier ministre, Édouard Philippe, lors de son discours de politique générale. À la différence près, cependant, qu’il n’est plus question de « service militaire » mais de « service national ».

Désormais, ce dossier est entre les mains de Geneviève Darrieussecq, la secrétaire d’État auprès de la ministre de la Défense. Cela étant, ce « nouveau service national », pour reprendre l’expression de M. Philippe, suscite des réserves, résumées par un récent rapport du Sénat.

La première de toute est que ce retour de la conscription ne répond pas à un besoin militaire, son intérêt n’étant que social. ...................

Qui plus est, comme l’a souligné son chef d’état-major (CEMAT), le général Jean-Pierre Bosser, lors de son audition devant les députés de la commission de la Défense, le 19 juillet, il n’est actuellement pas possible de porter les effectifs de la FOT au-delà de 77.000 soldats (d’ailleurs, c’est ce qui explique la décision de recruter 11.000 hommes de plus en 2015 : il aurait été impossible de faire davantage, par manque de place dans casernes).

........./..............

Autant le dire tout de suite, l’intérêt du général Bosser pour le retour de la conscription que veut le pouvoir politique ne saute pas aux yeux. Du point de vue militaire, s’entend.

« Nous démontrons, au travers du service militaire adapté (SMA) et du service militaire volontaire (SMV), notre capacité à remettre debout certains jeunes et à leur redonner de l’autonomie pour pouvoir prendre un nouveau départ », a dit le CEMAT. Donc, « qualitativement », l’armée de Terre a « les compétences et le savoir-faire pour aider » les jeunes.

Seulement, les choses se compliquent dès lors qu’il faudra accueillir et héberger 600.000 à 700.000 jeunes tous les ans. ........

............/..............

« Déterminer la finalité du dispositif envisagé permettra ensuite de savoir qui fait quoi et donc de connaître la part dévolue aux militaires. En fonction de cette définition, nous serons en mesure de vous répondre si nous savons faire ou non et si oui, ce que nous ne pourrons plus faire », a expliqué le CEMAT.

« Ensuite, nous saurons combien de temps il nous faudra pour accueillir 700 000 jeunes, pour les nourrir, les loger, les habiller… Je ne me prononce donc pas sur ce choix politique car il ne m’appartient pas. J’ai certes un avis en tant que citoyen mais la balle est vraiment dans votre camp », a-t-il ajouté.

Enfin, le général Bosser a évoqué un point qui pourrait être anecdotique mais, in fine, ne n’est pas du tout : le bénéfice que les armées pourraient tirer de ce retour du service national en terme de… popularité.

« Aujourd’hui, nous employons des engagés volontaires, qui acceptent l’entraînement et les contraintes du service. Avec un service national, on accueillerait des garçons et des filles qui, pour certains, viendraient chez nous un peu contraints et forcés. Pour ma part, je ne souhaite pas revenir à ce que l’on a pu connaître dans les années 1970 ou 1980… Quoi qu’il en soit, la popularité ou l’impopularité de notre armée aurait un impact sur notre capacité à encaisser ce choc dans notre écosystème », a-t-il fait valoir.

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Il y a 1 heure, Aegise a dit :

Encore une promesse non tenue? à suivre la réforme des retraites, qui avant l'élection ne devait pas impacter les militaires.

LOL:Y:Y

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http://www.opex360.com/2018/01/05/service-militaire-promis-m-macron-pourrait-finalement-prendre-forme-dun-parcours-citoyen/

Le service militaire promis par M. Macron pourrait finalement prendre la forme d’un « parcours citoyen »

Le 18 mars 2017, lors d’un discours sur la politique de défense, Emmanuel Macron annonça son intention, s’il était élu président, d’instaurer un « service militaire universel » d’un mois, que tout jeune, fille comme garçon, serait tenu d’effectuer dans un délai de trois ans après son 18e anniversaire.

......../........

Les armées n’ayant plus les infrastructures ad hoc pour accueillir 600.000 à 700.000 jeunes gens par an, M. Macron avait suggéré d’utiliser les lycées et les universités pendant les périodes de vacances scolaires. Quant au coût de ce service militaire universel, il l’avait estimé à 15/20 milliards d’euros pour sa mise en place et à 1,5/3 milliards d’euros par an en « régime de croisière ». Et ces sommes ne devaient pas être prises en charge par le budget du ministère des Armées.

Au moment même où M. Macron fit cette annonce, plusieurs responsables politiques, de droite comme de gauche, plaidaient aussi pour ce retour du service militaire. Une idée par ailleurs populaire au sein de l’opinion publique (à hauteur de 60 à 80%, selon les sondages).

........../.............

Chargée de ce dossier, Mme le secrétaire d’État auprès de Mme le ministre des Armées, Geneviève Darrieussecq parla d’instaurer non pas un « service militaire universel » mais un « service national universel ». Ce qui n’était plus tout à fait la même chose. Lors d’une audition devant la commission de la Défense, à l’Assemblée nationale, elle souligna la nécessité de trouver « l’équilibre entre, d’une part, le lien armée Nation, l’esprit de l’engagement et la possibilité importante ouverte aux jeunes de se rencontrer et, d’autre part, les moyens que nous pourrons mettre en face de ces trois objectifs. »

En outre, les modalités du financement de ce service national étaient encore à définir au moment de l’audition de Mme Darrieussecq par les députés. « Nous allons devoir faire preuve d’imagination. […] Le ministre de l’Action et des comptes publics saura être imaginatif pour parvenir à abonder cette ligne », avait-elle dit.

Finalement, à en croire une information donnée par franceinfo, la piste privilégiée (du moins par les députés chargés de remettre un rapport sur ce sujet) serait de mettre en place un « parcours citoyen » en lieu et place d’un service national obligatoire. Cette solution aurait l’avantage d’être peu coûteuse.

Ce « parcours citoyen » commencerait ainsi dès le collège, avec une semaine par an dédiée à « la défense et à la sécurité, mais aussi aux gestes qui sauvent, aux droits et devoirs, ou à la mémoire », explique franceinfo.

Une seconde étape serait prévue en classe de seconde, avec « une semaine d’immersion pour favoriser la mixité sociale et les valeurs fraternelles ».

Enfin, en dernier lieu, un passeport « citoyen » serait délivré à chaque jeune afin de lui permettre de « prolonger son engagement après ses 16 ans s’il le souhaite » et de lui offrir « certaines facilités, comme entre autres, un accès simplifié et moins cher au permis de conduire. »

 

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Beaucoup de vent pour ça. En fait,  en mettant en place ce "parcours citoyen"  et en voyant ce que l'on prévoit d'y faire figurer, on entérine juste le fait que plus personne n'enseigne réellement  d'éducation civique aujourd'hui. Et d'autre part n'est- il pas un peu tard pour ce rendre compte que nous avons laissé mourir notre "système éducatif". Le débat sera malheureusement  sans fin entre ceux qui pense que celui est défaillant et les autres qui pensent que ce n'est pas le cas. Pas besoin de vous donner mon avis:D

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http://www.opex360.com/2018/01/24/service-militaire-volontaire-sera-maintenu-cadre-de-prochaine-loi-de-programmation-militaire/

Le service militaire volontaire sera maintenu dans le cadre de la prochaine Loi de programmation militaire

On ignore encore quelle forme prendra le « service national universel » auquel est attaché le président Macron, comme il l’a rappelé lors de ses voeux aux armées, le 19 janvier. L’on sait juste que son coût n’aura – du moins en théorie – aucun impact sur la prochaine Loi de programmation militaire (LPM).

En théorie car, même si plusieurs ministères seront concernés par l’instauration de ce nouveau service national, on ignore quelle sera l’implication des armées. En juin 2017, un rapport du Sénat avait donné une évaluation haute en avançant que 16.000 à 18.000 militaires pourraient être sollicités pour encadrer 600.000 jeunes. « Il s’agirait d’un effort colossal en termes de ressources humaines, dont on peut craindre qu’elle absorbe l’énergie des armées », avaient mis en garde les sénateurs Jean-Pierre Raffarin et Daniel Reiner.

D’autant plus que les armées sont déjà à la manoeuvre pour le Service militaire volontaire (SMV), né d’une suggestion faite peu avant les attentats de janvier 2015 par le général Jean-Pierre Bosser, le chef d’état-major de l’armée de Terre (CEMAT).

Inspiré par le Service militaire adapté (SMA) en vigueur dans les départements et territoires d’outre-Mer, le SMV vise à faciliter l’insertion professionnelle des jeunes en difficulté. Actuellement, il existe six centres : Brétigny-sur-Orge, Montigny-lès-Metz, La Rochelle, Châlons-en-Champagne pour l’armée de Terre, Brest pour la Marine et Ambérieu-en-Bugey pour l’armée de l’Air.

............/.................

Que deviendra ce SMV dans le cadre de la prochaine Loi de programmation militaire? Lors de ses voeux pour l’année 2018, Geneviève Darrieussecq, la secrétaire d’État auprès de Florence Parly, la ministre des Armées, a indiqué qu’il serait maintenu dans les années à venir.

« Devant ce succès, l’expérimentation du Service Militaire Volontaire a été prolongée jusqu’à la fin de l’année 2018. Nous avons décidé qu’elle sera maintenue dans son format actuel dans la prochaine loi de programmation militaire », a en effet affirmé Mme Darrieussecq.

............./..........

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http://www.opex360.com/2018/01/31/malgre-les-reserves-president-macron-reaffirme-intention-dinstaurer-service-national-universel/

Malgré les réserves, le président Macron réaffirme son intention d’instaurer un service national universel

Lors de la course à l’Élysée, Emmanuel Macron avait surpris tout le monde en proposant d’instaurer un « service militaire universel » obligatoire d’une durée de seulement un mois (période devant correspondre à celle des « classes » de l’ancien service, suspendu en 2001, expliquera-t-il plus tard, sur les ondes d’Europe1).

Depuis, il n’est plus question de « service militaire » mais de « service national universel ». Et le dossier a été confié à Geneviève Darrieussecq, la secrétaire d’État auprès de la ministre des Armées, Florence Parly.

Seulement, cette proposition du président Macron se heurte à quelques réticences, d’autant plus qu’il règne un flou certain sur les modalités de ce service national universel. L’on sait juste que le coût de ce dernier ne sera pas pris en charge par le ministère des Armées, lequel sera quand même impliqué dans ce projet. Quant à l’hébergement et à l’encadrement des jeunes appelés (600.000 par an au minimum), on ignore comment ils seront assurés.

............../............

Mais, visiblement, pour le président Macron, qui a de la foi comme un grain de sénevé peut déplacer les montagnes… Comme il l’avait fait à Toulon, lors de ses voeux aux Armées, il a réaffirmé sa volonté de mettre en place ce service national universel, lors d’une allocution adressée aux forces vives de la Nation et aux corps constitués, le 30 janvier.

« Il ne s’agit pas de réinventer le service militaire » mais de donner « à la jeunesse de ...............

Et si ce projet nécessite une révision de la Constitution (ce qui n’est apparemment pas le cas), M. Macron a dit y être prêt. « Si cela se révèle nécessaire, nous l’assumerons », a-t-il martelé.

Un groupe de travail a été chargé, a dit le président Macron, de mener des « travaux de préfiguration » sur l’instauration de ce service national. Il devrait rendre ses conclusions en avril prochain. À moins qu’il y ait un report… comme pour le rapport que devait présenter les députés de la « Mission d’information sur le service national universel. » D’après un membre LREM de la commission « Défense », les parlementaires se sont sentis « entre l’enclume jupitérienne et la foudre des armées".

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http://www.opex360.com/2018/02/05/rapport-commande-premier-ministre-tres-reserve-projet-service-national-universel/

Un rapport commandé par le Premier ministre est très réservé sur le projet du Service national universel

Les cinq inspections générales (Armées, Administration, Jeunesse et Sports, Éducation, Finances) à qui le Premier ministre, Édouard Philippe, a commandé un rapport sur l’instauration du Service national universel, sont pour le moins très réservées sur la faisabilité de cette initiative voulue par le président Macron.

............./.............

Ainsi, selon le quotidien Les Échos, qui a pu consulter leur rapport, trois scénarios ont été étudiés =

- le premier est le plus fidèle à la promesse initiale de M. Macron. En effet, il vise à instaurer un service comprenant un mois de formation militaire élémentaire, avec, en plus, des modules d’éducation civique et des activités sportives de cohésion.

- le second scénario étendrait la période de la « Journée Défense et Citoyenneté » (JDC) à 5 jours, les trois semaines restantes étant dédiées à des « engagements » citoyens.

- enfin, la dernière option prendrait la forme d’un « parcours citoyen » à réaliser entre 16 et 20 ans, avec le concours de militaires d’active ou de réserve, d’éducateurs sportifs et de professeurs « rémunérés dans le cadre des heures complémentaires. » Il se déclinerait selon trois formules : sans hébergement, avec hébergement ou les deux.

L’une des principales réserves exprimées par ce rapport porte sur le coût de fonctionnement de ce Service national universel, estimé à 2,4/3 milliards d’euros par an, soit, grosso modo, l’équivalent de l’enveloppe dédiée à la dissuasion nucléaire. À cela, et selon les modalités retenues, il faudrait ajouter entre 3,2 et 5,4 milliards d’euros pour mettre en place ce projet. Des sommes qu’il faudrait mettre en regard avec les « autres besoins de financement de l’action publique », souligne le document.

.........../................

La commission de la Défense, à l’Assemblée nationale, serait, a priori, sur cette même ligne. Elle aurait dû publier son propre rapport à la fin du mois de janvier. Finalement, elle a dû reporter cette échéance au 21 février. Les parlementaires se sont sentis « entre l’enclume jupitérienne et la foudre des armées », a résumé un député de LREM.

En tout cas, M. Macron est bien déterminé à aller jusqu’au bout de son projet.

« Beaucoup disent que c’est impossible à faire. Mais, rassurez-vous, je suis depuis bien longtemps habitué à ces débuts de discussion. Cela forge plutôt en moi la conviction que c’est une nécessité de le faire. Et cela répond à ce qui corrode au plus profond la cohésion de la Nation, à la tentation de l’individualisme », a-t-il affirmé, le 30 janvier, lors de ses voeux aux forces vives de la Nation et aux corps constitués. Et cela, quitte à modifier la Constitution si nécessaire.

PS. Pour ma part je serais curieux de connaître le coût de ce rapport qui ne sera ni lu, ni pris en compte et sera voué - comme des milliers d'autres avant lui - à l'oubli "républicain".

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http://www.opex360.com/2018/02/12/service-national-universel-sera-t-obligatoire/

Le service national universel voulu par le président Macron (qui avait parlé d’un « service militaire » lors de la campagne présidentielle de 2017) sera-t-il obligatoire?

En revanche, l’on sait que ce projet suscite beaucoup de réserves, notamment parmi les inspections générales des Armées, de l’Administration, de la Jeunesse & Sports, de l’Éducation et des Finances, qu’un groupe de travail a été mis en place pour en fixer les contours et que le président Macron a la ferme volonté d’aller au bout de cette initiative.

En outre, l’on a une idée des difficultés qu’il faudra résoudre pour accueillir, chaque année, et pendant seulement un mois, 600.000 à 800.000 jeunes. Le coût de ce service national universel est tout sauf anodin puisqu’il a été évalué par un récent rapport remis au gouvernement à 2,4/3 milliards par an (soit le coût annuel de la dissuasion nucléaire), sans compter les 3,2/5,4 milliards nécessaires pour le mettre en route.

Cela étant, le caractère obligatoire de ce service national semble faire débat.

« Ce sera un service qui probablement n’aura pas un caractère obligatoire, au sens où les gendarmes viendraient rechercher le réfractaire, mais ce sera un service qu’on cherchera à rendre attractif pour les jeunes afin qu’ils soient incités à le réaliser, à la fois pour eux-mêmes, pour ce qu’ils y apprendront et aussi pour ce qu’ils pourront donner aux autres », a ainsi indiqué Mme Parly.

Sauf que, pour le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, ce service national devra être obligatoire. « Ce n’est plus le service d’un an qu’on connaissait par le passé, c’est quelques semaines, un mois mais au moins on se retrouve ensemble, il y a un brassage social », a-t-il en effet affirmé, le 11 février, los de l’émission « Questions politiques » (France Inter).

Y aurait-il un désaccord sur ce sujet ? Voire.

En tout cas, l’entourage de Mme Parly a précisé que « en indiquant ‘pas obligatoire, la ministre a voulu dire ‘pas punitif’ : elle n’a pas remis en cause sa vocation universelle, c’est-à-dire ayant vocation à concerner tous les jeunes. »

Reste que, dans un avis rendu fin janvier au ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, le Conseil d’orientation des politiques de jeunesse (COJ) s’était prononcé en faveur d’un « service national universel non obligatoire, au sens de ‘ouvert à tous les jeunes de manière volontaire’, afin d’éviter une rupture » dans le parcours scolaire ou professionnelle des futurs « appelés. » Sinon, il faudrait penser des « dérogations et des aménagements possibles. » Se pose également la question de l’aptitude des jeunes devant effectuer un tel service, surtout si des activités sportives sont au programme.

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http://www.opex360.com/2018/02/16/general-daniel-menaouine-va-diriger-groupe-de-travail-service-national-universel/

Le général Daniel MENAOUINE va diriger le groupe de travail sur le « service national universel ».

............Ce service national devra être donc « obligatoire » et sa durée sera non plus d’un mois, comme annoncé précédemment, mais de trois, voire six mois. Enfin, il pourrait « avoir une ouverture sur la chose militaire ».

Signe que le caractère militaire de ce service pourrait être prééminent, l’agence Reuters a indiqué, ce 16 février, que le général Daniel Ménaouine avait été désigné pour diriger les travaux du groupe sur le service national annoncé deux semaines plus tôt par le président Macron.

Fils d’un ancien sous-officier du 8e RPIMa, artilleur, le général Ménaouine a notamment été chef d’état-major de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies au Mali (MINUSMA) et chef de cabinet du chef d’état-major de l’armée de Terre (CEMAT).

Ce groupe de travail, qui rendra ses conclusions le 30 avril,  comptera également Guy Lavocat dans ses rangs. Passé par l’école de management de l’ESM Saint-Cyr Coëtquidan, il a effectué une grande partie de sa carrière professionnelle dans l’armée de Terre. Il a ainsi contribué à la création de la première école spécialisée dans les ressources humaines de l’armée nationale afghane et participé au projet de la création d’une école de Saint-Cyr au Qatar. Revenu à la vie civile, il a été conseiller social du directeur régional de la SNCF en Auvergne, avant d’être nommé chargé de mission en « évaluation d’impact social au sein du Service militaire volontaire. »

Secrétaire d’État aux victimes entre février 2016 et mai 2017, Juliette Méadel, qui avait plaidé pour un service civique obligatoire, participera aux travaux de ce groupe, de même que le conseiller d’État Thierry Tuot, le préfet Kléber Arhoul actuellement coordinateur national pour l’accueil des migrants en France), Emmanuelle Pérès (déléguée générale de la Fédération de la formation professionnelle) et Marion Chapulut (présidente de CitizenCorps, une association visant à « permettre aux adolescents de prendre confiance en eux et en leur capacité à changer les choses »).

Ces personnalités devront donc répondre à plusieurs questions difficiles =

- la première porte évidemment sur le coût de ce service national universel, et avant tout sur son financement (2,4/3 milliards par an) ;

- une autre concernera l’implication des militaires dans ce projet, alors que 2.500 d’entre eux sont déjà mobilisés pour les dispositifs existants (service militaire volontaire, service militaire adapté, etc), qui seront par ailleurs prolongés dans le cadre de la Loi de programmation militaire (LPM).

- le caractère obligatoire de ce service devra être précisé. .......

- autre réponse attendue : celle concernant l’hébergement.............

- enfin, les modalités pratiques de ce service devront être définies. Il y aura-t-il une tenue unique pour tout le monde (tout le monde en survêtement?) Quelle prise en charge pour les frais déplacement? Qui sera l’employeur? Quelles activités? etc…

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Encore beaucoup d'argent et d'ETP dilapidés  alors que les matériels et personnels souffrent du manque de moyens sur tous les théatres d'opex et opin. 

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https://lavoiedelepee.blogspot.fr/2018/02/le-service-bordel.html#links

Dans les débats en cours sur le « nouveau service national », on oublie souvent un paramètre essentiel : l’ancien service universel et obligatoire n’a jamais été conçu pour « faire du bien aux jeunes » mais pour servir la nation toute entière. Les citoyens romains ne se réunissaient pas en légions ou les soldats de la 1ère République en demi-brigades pour « créer du lien », « apprendre le vivre ensemble » ou « se brasser » mais bien pour défendre la cité ou la Patrie en danger. Ce n’est que secondairement, en France sous la IIIe République, que l’on s’est préoccupé de donner plus de « contenu » à ce temps obligatoire passé sous les armes. 
 

N’oublions pas que jusqu’à la loi de 1905 le service n’a été obligatoire que pour certains, concrètement des hommes tirés au sort qui ne pouvaient s’en exempter en payant. Ces « mauvais numéros » venaient de la « France d’en bas », ils étaient peu éduqués et par principe peu motivés pour faire une carrière militaire de trois à sept ans selon les époques. On considérait donc qu’on ne pouvait en faire « quelque chose » qu’en les « dressant » (le terme est d’époque) longuement et en les surveillant constamment. Ce n’était pas sans vertu. On ne va pas ensemble au combat sans un minimum de confiance en soi, de cohésion et d’esprit de corps. Les troupes de semi-professionnels du Second Empire se sont souvent battues avec un grand courage mais ce n’était pas suffisant.
 

Les choses commencent à changer à la fin du siècle. Par obligation tactique d'abord : les armes modernes font que le soldat, qui est principalement un fantassin, se retrouve de plus en plus isolé sur le champ de bataille. Il faut donc qu’il ait en lui une motivation forte pour combattre alors qu’il n’est plus forcément surveillé. Outre les vertus minimales de tout soldat on va donc s’efforcer de lui inculquer des valeurs comme celle du sacrifice au bénéfice de l’intérêt commun. On appellera cela les « baïonnettes intelligentes ». 

C’est une obligation stratégique ensuite. La Prusse et ses alliés, aux armées organisées selon le principe du service obligatoire, ont écrasé l’armée du Second Empire en un seul mois de 1870. Face à cette menace extérieure la Patrie était en danger mortel en permanence, et il n’était d’autre solution que de « mobiliser en masse ». C’est ainsi que l’on est arrivé au service universel et obligatoire en 1905, avec cette correspondance entre citoyens d’alors (sans les femmes et les militaires, à qui le droit de vote est enlevé jusqu'en 1945) et défenseurs de la Patrie. 

 

On s'est trouvé ainsi avec un système qui combinait les avantages du système antique citoyen = défenseur, c’est-à-dire principalement la masse à bas coût, et du système professionnel avec une force permanente d’active constituée de soldats qui effectuent deux (puis trois à partir de 1913) ans de service, durée jugée (largement à tort mais c’est un héritage de l’époque du dressage) minimale pour former un combattant acceptable. Avec réticence, la République a reconstitué aussi une force conséquente de professionnels pour les affaires lointaines, à la place des conscrits qui y mouraient de maladies (15 000 lors de l’expédition de Madagascar en 1894) et là où ils étaient moins susceptibles de fomenter un coup d’Etat (mais on les fera revenir en France pour mourir quand même). Au total, la France disposait en 1914 d’une armée permanente de plus de 700 000 hommes et d’au moins quatre millions de réservistes. Le conscrit était là pour servir la nation et, parce que c’est indissociable, il était formé aussi à la citoyenneté et au « faire France » (ce qu’on appellait « patriotisme » à l’époque).  
 

Il ne faut pas imaginer que tout cela s’est imposé facilement, ni que cela a réussi parfaitement. C’est plutôt l’antimilitarisme qui s'est développé à l’époque de la mise en place du service universel d’autant plus que celui-ci coïncidait avec l’emploi des forces armées dans des missions de sécurité intérieure (il est vrai surtout des missions de répression). Des gens qui pouvaient publier vivaient désormais dans les casernes et y ont décrit un univers entre celui prôné par le capitaine Lyautey dans son « rôle social de l’officier » et celui du soldat « juste milieu entre l’homme et la chose ». Pour autant la chose était globalement acceptée, et de plus en plus avec le temps, car il y avait une menace majeure à nos frontières. Le mal était considéré comme nécessaire.
 

Faisons un petit bond dans le temps. En 1965, innovation majeure, la notion de service est élargie et celui-ci devient « national », incluant le service militaire mais aussi désormais la coopération, l’aide technique dans les DOM-TOM, puis dans la gendarmerie, la police nationale  et la sécurité civile. Autrement dit, la notion de service à la nation ne passe plus par le seul service des armes mais par celui de l’Etat, potentiellement dans toutes ses composantes. Il faut surtout noter que l’on a commencé à déconnecter ainsi la notion de service de celle de réponse à une menace militaire. 
 

Dans les faits, cet élargissement existe aussi parce que la composante « capital » des armées prend le dessus sur le « travail » et qu’on ne sait plus très bien dans les corps de troupe quoi faire de 400 000 jeunes hommes. On cherche donc des formes de substitution jusqu’à même un étrange service national en entreprises privées. Il est vrai que le service militaire n’est pas non plus extraordinairement populaire à l’époque (les armes c’est mal, le patriotisme c’est ringard, on a autre chose à faire, etc.) et beaucoup, dont des défenseurs actuels du SNU, s’efforcent d’y échapper ou tout au moins d’en effectuer un le moins pénible possible. 

Quand on s’aperçoit qu’un impôt n’est plus universel car beaucoup y échappent par l’évasion, l’acceptation (et la productivité) de cet impôt s’effondre. Pour empêcher cette évasion, il n’y a guère d’autre solution que la « possibilité du gendarme », pour paraphraser Florence Parly, qui semble l’exclure du nouveau projet. S’il n’y a pas de gendarme, il y aura forcément des resquilleurs en nombre croissant jusqu’au moment où celui qui paiera encore cet impôt se verra comme un « pigeon ». Obligation implique donc coercition, ce qui là encore n’apparaît guère dans les débats en cours. Que risquera concrètement celui qui refusera d’effectuer ce nouveau service ? Fera-t-il de la prison alors qu’il refuse un travail forcé ? Devra-t-il payer une amende comme à l’époque du tirage au sort ? 
 

L’ancien service s’est effondré avec une étonnante rapidité avec la fin de la guerre froide. Le refus d’engager des soldats appelés pendant la guerre du Golfe a consacré la jurisprudence Madagascar (malgré les progrès de la médecine tropicale). La fin de l’URSS a consacré de la même façon qu’il n’y aurait pas d’engagement de conscrits aux frontières avant longtemps (mais combien de temps ?). Dans ces conditions, personne n’a vraiment défendu le maintien d'un service militaire devenue peu utile malgré ses vertus supposées et les attentats islamistes de 1995 ou les troubles au « vivre ensemble » déjà largement constatés. 
 

On notera au passage que si la raison première du service militaire avait disparu, celle des autres formes de service national perdurait quand même, puisque l'action de l’Etat est permanente. Ces autres formes se sont pourtant évanouies également. Bien entendu avec la fin de la forme active de service a disparu aussi celle de réserve, celle-ci étant réduite en volume de plus de 98 %. Ce déballonnement rapide a montré combien tous les discours sur les valeurs étaient finalement faibles devant le désir d’échapper à la charge du service et celui de faire des petites économies sur le service public. A cette époque notre élite de « premiers de cordée » était plutôt la première sur le drap noué qui permettait de s'échapper de la prison. 
 

Voilà donc revenu l’idée de service universel (dont on rappellera qu’il a été présenté initialement comme « militaire »). Fort bien mais pour quoi faire ? Rappelons encore une fois que le service a été conçu comme un moyen permettant de développer les ressources de l’Etat, non pas par une taxe supplémentaire mais par un don de temps de travail (et parfois un don de vie). Remettre en place un service ne peut donc se concevoir que pour aider l’Etat dans ses missions premières. Or, il se trouve effectivement qu’il en a bien besoin. L’effort consacré à ces missions premières, les quatre ministères régaliens, est passé de 4,5 % du PIB au moment de la suspension du service à 2,8 % aujourd’hui. Il n’y a pas de lien mais considérons que pour le même effort (faible, n’en déplaise aux pourfendeurs de l’affreuse dépense publique), le maintien du service national aurait peut-être permis de faire plus. En d’autres termes, le service universel n’est acceptable que s’il apporte plus à la nation qu’il ne lui retire de ressources. 
 

Ces ressources nécessaires, et qui manqueront donc directement à l’Etat ou indirectement par tout ce que les appelés ne créeront pas pendant leur service, peuvent difficilement être anticipées précisément mais elles se chiffrent en milliards d’euros. Il faut donc que le bénéfice pour la nation, encore moins mesurable, aille au-delà de cet investissement énorme. Le SNU ne peut être utile qu’en engageant massivement les 800 000 jeunes d’une classe d’âge dans tous les services de l’Etat ou les associations d’utilité publique. Il ne peut être utile que si on y dépasse le stade de l’apprentissage, qui est un investissement (et donc un affaiblissement momentanée) de la structure d’accueil, pour celui du retour de cet investissement par un travail utile et immédiat mais aussi potentiel et futur. Un service ne sera utile enfin à la nation que s’il est aussi rentable sur la durée, autrement dit avec une réserve que l’on pourra solliciter en cas de besoin, sur le modèle des pompiers volontaires par exemple ou des, désormais rares, réserves militaires. 
 

On aura alors, et seulement alors, quelque chose d’à la fois utile pour la nation et d’acceptable pour les finances publiques (à condition de dépasser le bout du nez budgétaire). On s’apercevra ensuite qu’effectivement cela entraîne quelques bienfaits pour la formation de nos citoyens. On s’apercevra aussi que si le moi narratif de beaucoup enjolivera les choses quelques années plus tard, ce service sera d'abord ressenti comme une charge et que beaucoup essaieront d’y échapper. Si rien n’est prévu pour dissuader cette tentation, rien n’empêchera le délitement du système.
 

A partir du moment où il est obligatoire un service est forcément un « mal nécessaire ». Il ne peut être légitime et donc durable que tant que le « nécessaire » l’emporte sur le « mal ».

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https://www.lopinion.fr/blog/secret-defense/service-national-universel-grand-flou-fete-slip-144240

Service national universel : grand flou et « fête du slip »

A l’armée, on appelle cela la « fête du slip » !

Gens bien élevés, les lecteurs de l’Opinion nous pardonneront l’usage de cette vieille expression militaire pour qualifier la situation, à la fois désordonnée et absurde, qui entoure le projet d’Emmanuel Macron de créer un service national universel (SNU). Début février, des déclarations contradictoires de ministres, dont Florence Parly (Armées) et Gérard Collomb (Intérieur), et de parlementaires, ont conduit le chef de l’Etat à recadrer les choses en confirmant, le 13 février, que ce SNU serait bien « obligatoire » et qu’il durerait « entre trois et six mois ».

Pour quoi faire ? Comment ? Avec qui ? A quel coût ? Mystères. On en saura peut-être plus fin avril lorsque le groupe de travail, mis en place par l’Elysée, remettra ses conclusions au Président. Pour l’heure, comme le dit le député (LR) Damien Abad, « cacophonie, confusion et caporalisme règnent à tous les étages ». Une chose semble assurée : ce projet « interministériel » est de plus en plus « démilitarisé »...

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http://www.opex360.com/2018/03/16/armees-devraient-obtenir-dautres-ressources-participer-futur-service-national-universel/

Les Armées devraient obtenir d’autres ressources pour participer au futur Service national universel

Lors de l’examen pour avis de projet de Loi de programmation militaire (LPM) 2019-2025 par la commission des Finances, à l’Assemblée nationale, le député François Cornut-Gentille a défendu un amendement visant « à exclure les crédits » destinés aux armées de « tout financement total ou partiel du futur Service national universel, conformément à l’engagement pris par le Président de la République devant les militaires le 19 janvier 2018. »

Pour rappel, et conformément à une promesse faite durant la course à l’Élysée, le président Macron a confirmé sa volonté d’instaurer un service national universel (SNU) de trois, voire de six mois, avec une « ouverture sur la chose militaire ». Ce qui suscite du scepticisme sur la faisabilité de ce projet, dont les modalités restent encore à définir.

Le mot « partiel » figurant dans l’amendement de M. Cornut-Gentille n’est pas anodin. En effet, si les Armées doivent participer à ce Service national universel, alors elles devront trouver des effectifs ad hoc qui risqueront de leur faire défaut par ailleurs.

Cependant, cet amendement, également défendu par d’autres députés (comme Charles de Courson) a été rejeté, le rapporteur pour avis Olivier Gaillard ayant opposé un argument juridique, en affirmant que l’on ne pouvait « pas mentionner dans un article de loi un dispositif futur. »

Toujours est-il que les militaires auront à « prendre leur part » à ce projet de Service national universel, comme « les autres services de l’État et les autres ministères », a confirmé le général François Lecointre, le chef d’état-major des armées (CEMA), sur les ondes d’Europe1, ce 16 mars. Reste à savoir comment.

« De quelle façon? Jusqu’où? Ce n’est pas déterminé. Est-ce que c’est en étant un élément d’inspiration de ce service national, une partie de son déroulement? Est-ce que ce sera en formant des gens? Aujourd’hui, nous n’en savons rien », a poursuivi le CEMA, qui s’en remet aux conclusions que remettra au président Macron le groupe de travail dirigé par le général Daniel Ménaouine. En tout cas, « il y a plein d’idées », a-t-il dit.

Interrogé pour savoir s’il était possible de « reconstruire les armées » tout « accueillant des jeunes » et « en formant des citoyens », le général Lecointre n’a pas exprimé d’inquiétude. « Le président de la République a très clairement dit, lors de ses voeux à Toulon, que les ressources de la Loi de programmation militaire seraient entièrement consacrées aux objectifs fixés de consolidation des armées et de préparation de l’avenir et qu’elles ne seraient en aucun cas ponctionnées ou dérivées vers le service national universel », a-t-il dit. Et d’ajouter : « Donc, ce sera d’autres ressources. »

Est-ce à dire que d’autres recrutements, au-delà des 6.000 postes prévus par le projet de LPM 2019-2015, seront à réaliser? Que des crédits supplémentaires seront accordés pour les infrastructures, si d’aventure les Armées devaient accueillir des « appelés »? Cela étant, la confiance n’exclut pas de prendre certaines précautions. Tel était en tout cas le sens de l’amendement de M. Cornut-Gentille.

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Il y a 3 heures, BTX a dit :

http://www.opex360.com/2018/03/16/armees-devraient-obtenir-dautres-ressources-participer-futur-service-national-universel/

Les Armées devraient obtenir d’autres ressources pour participer au futur Service national universel

Lors de l’examen pour avis de projet de Loi de programmation militaire (LPM) 2019-2025 par la commission des Finances, à l’Assemblée nationale, le député François Cornut-Gentille a défendu un amendement visant « à exclure les crédits » destinés aux armées de « tout financement total ou partiel du futur Service national universel, conformément à l’engagement pris par le Président de la République devant les militaires le 19 janvier 2018. »

 

Encore heureux ! :angry:

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J'aime bien l'idée d'un service , mais bon c'est fini cette époque ... sert plus a rien maintenant je trouve !

Je vais plutôt faire une lettre pour demander de l'argent pour mon vénérable chat :lol:! Plus utile que cette fantaisie ... ^_^

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