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« Il y a 20 ans, la fin du service militaire a été une erreur nationale »

Messages recommandés

il y a 2 minutes, Cephalyx a dit :

Même si on sait pas grand chose, ça ressemble surtout au SMA dans l'esprit ... Ceci étant, rien ne dit que les volontaires auront un statut militaire, surtout si on en croit le décret de juillet 2015. Rien ne dit que ce SMV aura quelque chose à voir, de près ou de loin, avec un retour du SN.

A mon avis (et c'est ce qui se passe actuellement dans les administrations qui appliquent le décret de 2015), ca permet surtout de recruter des stagiaires sans la lourdeur et les restrictions des conventions de stage classiques. Évidemment, l'avantage pour l'administration est d'avoir une main d’œuvre gratos et redevable.

On met du militaire pour la sémantique afin de surfer sur l'idée mélancolique de l'armée à papa,  cette image d'Épinal gravée dans l'esprit collectif qui associe l'armée à  toutes les valeurs qu'il devient maintenant normal de ne plus mettre à l'actif de l'éducation parentale. Bien entendu c'est une escroquerie intellectuelle puisqu'il n'y a dans un premier temps pas grand chose de militaire effectivement dans la pratique et deuxièmement  parce que ce n'est pas le rôle de cette institution. Nous pouvons aussi parier bien entendu que le développement de  la mesure ne servira au grand jamais à écarter des jeunes ne serait-ce que temporairement, des statistiques des demandeurs d'emploi.

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http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2017/06/08/service-militaire-volontaire-a-brest-18193.html

Le service militaire volontaire de Brest recherche 50 jeunes de 18 à 25 ans

Dans la perspective de l’ouverture d’un centre du Service Militaire Volontaire (SMV) à Brest à l’automne 2017, le SMV lance sa campagne de recrutement de volontaires stagiaires.

Les volontaires recherchés, 50 jeunes de 18 à 25 ans par cession, seront accompagnés dans leur parcours par du personnel militaire de la Marine nationale (une trentaine de personnels). Leurs formations initiales et complémentaires se dérouleront au centre du SMV, implanté sur le site de la Villeneuve, à Guilers. Le 20 mars dernier, Jean-Yves Le Drian avait posé la première pierre de ce centre d'accueil (photo ci-dessous Marine nationale).

2017_mbst_082_a_001_004.jpg

Dispositif expérimental, le SMV vise à aider l’insertion des jeunes dans l’emploi à travers un parcours individualisé axé sur l’apprentissage des règles de vie en collectivité, en entreprise, mais également axé sur la formation professionnelle.

Le dispositif breton viendra rejoindre les quatre centres déjà expérimentés en Lorraine, en Île-de-France, en Nouvelle-Aquitaine et en Rhône-Alpes.

Les modalités de recrutement vont être diffusés sous peu. A suivre donc....

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Derrière la formule racoleuse du "Service Militaire", dont se rend vite compte à l'étude que cela n'a rien à voir de près comme de loin avec le SM du temps des appelés, ces centres sont loin d'être une nouveauté. Les EPIDE (établissements publiques d'insertion de la défense) crées sous de Villepin, existent depuis 10 ans et remplissent un rôle analogue (même mission, même conditions d'âge et d'accès, même fonctionnement).

Seule différence notable : l'encadrement de l'EPIDE n'est pas militaire (même si la plupart des formateurs sont des anciens).

Donc en gros, on nous vend de l'EPIDE rempoté sous label SMV avec un encadrement militaire d'active.

Communication politicienne quand tu nous tiens ... :X

PS : Pour mon édification : La jolie demoiselle, visiblement Maître, porte 2 étoiles sur le revers de son uniforme. Qu'est-ce donc ? 

Modifié par Cephalyx
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Il y a 2 heures, Cephalyx a dit :

Derrière la formule racoleuse du "Service Militaire", dont se rend vite compte à l'étude que cela n'a rien à voir de près comme de loin avec le SM du temps des appelés, ces centres sont loin d'être une nouveauté. Les EPIDE (établissements publiques d'insertion de la défense) crées sous de Villepin, existent depuis 10 ans et remplissent un rôle analogue (même mission, même conditions d'âge et d'accès, même fonctionnement).

Seule différence notable : l'encadrement de l'EPIDE n'est pas militaire (même si la plupart des formateurs sont des anciens).

Donc en gros, on nous vend de l'EPIDE rempoté sous label SMV avec un encadrement militaire d'active.

Communication politicienne quand tu nous tiens ... :X

PS : Pour mon édification : La jolie demoiselle, visiblement Maître, porte 2 étoiles sur le revers de son uniforme. Qu'est-ce donc ? 

Cela veut dire qu'elle est titulaire du brevet supérieur. Portées par le grade de second maître et  de maître. Les étoiles disparaissent pour les officiers mariniers supérieurs

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On joue sur la corde sensible des nostalgiques pour pas cher. Tout en enfumage parce qu'effectivement garder le terme militaire fallait oser. 

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J'ai vu un reportage sur le SMV ... pas trop mal je trouve !

Je pense que cela peut être utile pour certain . Après cela reste civilo-militaire , donc c'est bien ce format je trouve .

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http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2017/06/11/smv-brest-18205.html

Service Militaire Volontaire à Brest: comment candidater et pour quelles filières?

smv affiche.jpg

A Brest va ouvrir un centre du SMV qui accueillera une cinquantaine de stagiaires et ouvrira ses portes à l’automne 2017. Après une formation qui durera quatre mois, les volontaires partiront dans des centres de formation professionnelle.

Le retrait des dossiers de candidatures est possible dès maintenant (lire plus bas). Il est aussi possible de postuler via les Missions locales.

Quels sont les profils des volontaires = deux catégories :
- Les volontaires stagiaires : hommes ou femmes de 18 à 25 ans peu ou pas diplômés. Contrat de 6 mois renouvelable par périodes de 2 mois avec durée maximale de 12 mois.
- Les volontaires techniciens : hommes ou femmes de 18 à 25 ans, destinés à aider les moniteurs du SMV, diplômés, à la recherche d’une première expérience professionnelle. Contrat de 12 mois renouvelable 1 fois.

Les filières et métiers pour le monde civil :
1 - Sécurité, sûreté, prévention - AGENT - 8 places ouvertes Agent de sécurité polyvalent pouvant exercer de la vigie, surveillance de site ou ayant les capacités de travail pour exercer en zones aéroportuaires.
2 - Restauration hôtellerie – 10 places ouvertes Métiers visés : cuisinier, commis, crêpier, pizzaiolo. Un parcours qui demandera une formation complémentaire via l’alternance pour des filières en forte demande.
3 - Transport - Conducteur Poids lourd – 10 places ouvertes Permis de conduire des véhicules 19T non remorqué. Ces véhicules sont très utilisés pour les dessertes locales. Possibilité d’évolution vers un permis supérieur.
4 - Logistique - Agent d'entrepôt – 5 places ouvertes Préparateur de commande, cariste, manutentionnaire. Une qualification recherchée pour répondre aux nombreux besoins des entreprises.
5 - Métallurgie - Chaudronnier/soudeur – 10 places ouvertes Une formation commune puis une spécialisation vers l’un des deux métiers par la voie de l’alternance. Une employabilité importante et une grande demande en personnel motivé et formé.
6 - Travaux publics – Canalisateur – 5 places ouvertes / Câbleur fibre – 10 places ouvertes Participation à la révolution numérique via son installation soit en posant les fibres soit en contribuant à la logistique de cette pause.

Les dossiers de candidature:
- ils sont à télécharger dès le mois de juin sur www.defense.gouv.fr/smv
- ou à envoyer par voie postale à CENTRE DU SERVICE MILITAIRE VOLONTAIRE DE BREST CENTRE MARINE LA VILLENEUVE CC 75 29240 BREST CEDEX 9
ou par mail à csmv-brest@defense.gouv.fr ou à recrutement.smvbrest@gmail.com

Informations par téléphone au 06 07 58 27 47

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http://www.lopinion.fr/blog/secret-defense/ministere-armees-ne-veut-plus-parler-service-militaire-128976

Le ministère des armées ne veut plus parler de « service militaire »

Au ministère des armées, les éléments de langage semblent interdire de prononcer les mots de « service militaire » lorsqu’il est question de la promesse d’Emmanuel Macron. Il faut dire que la communauté de défense n’est guère enthousiaste à l’idée d’un retour à une forme de conscription obligatoire, même limitée à un mois.

Le programme du candidat Macron, comme on peut le vérifier ici, évoquait aussi bien un « service national » qu’un « service militaire ». A l’Hotel de Brienne, on cherche aujourd’hui à le démilitariser le plus possible... Même si l’on reconnait que « la Défense prendra sa part » et qu’il aura « une dimension militaire », on y insiste sur « la dimension sociale et sécuritaire », cette dernière impliquant le ministère de l’Intérieur. Ce projet « interministériel » devra sans doute faire l’objet d’ « une phase d’expérimentation et d’évaluation ». Une commission pourrait être mise en place pour réfléchir à ce projet, dont - aujourd’hui - personne ne s’occupe à l’Elysée. La mise en place de ce nouveau service obligatoire « prendra un peu de temps » assure une source bien informée : « Ce ne sera pas cette année, peut-être l’année prochaine ». Sans garantie, donc.

En complément, lire l’article paru aujourd’hui dans l’Opinion (pour les abonnés) dont voici les premières lignes. « On n’en parle plus. Peut-être qu’une campagne électorale n’est pas le meilleur moment pour annoncer aux jeunes, garçons et filles, qu’ils seront bientôt obligés de passer un mois sous les drapeaux ? Et que le « service militaire universel » promis par le candidat Macron coûtera « une blinde », comme le dit un proche du dossier ? « Si ça se fait… », soupire une source gouvernementale. L’annonce d’Emmanuel Macron, le 18 mars, avait créé la surprise.

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Quelqu'un se serait- il aperçu que la sémantique " service militaire " pour un passage d'un mois dans un environnement plûtot civil n'était pas vraiment adaptée? Dans la forme comme sur le fond d'ailleurs. 

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On ne veut pas entre parler de SM pour quelque chose qui s'en approcherait lointainement, mais cela ne pose pas de problème d'employer cette dénomination pour quelque chose qui s'en éloigne clairement ...

Ah le politique et ses contradictions ... :X

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http://www.opex360.com/2017/07/05/le-premier-ministre-confirme-la-mise-en-place-dun-nouveau-service-national/

....../.........

Lors de sa déclaration de politique générale, faite devant le Parlement le 4 juillet, le Premier ministre, Édouard Philippe, l’a succinctement évoquée au moment d’aborder le chapitre sur la jeunesse. Cependant, l’on notera que le chef du gouvernement n’a pas parlé d’un « service militaire » mais d’un « service national », contrairement à ce qu’avait fait le président Macron durant la campagne.

« Notre jeunesse a soif de cause, on n’y répondra pas par des taux de croissance ou par des procédures, la jeunesse veut s’élever, au siècle dernier elle a eu trop d’occasions de verser son sang. Le front aujourd’hui est social, environnemental et mondial, il appelle la mobilisation de la jeunesse non pour combattre mais pour construire, partager, déverser le fruit de ses connaissances et de son enthousiasme », a commencé par dire M. Philippe.

................../.........

Seulement, le coût de mise en place de ce « nouveau service national », aux vertus plus sociales que militaires, n’est pas anodin. Lors de la campagne, M. Macron l’avait évalué à environ 15-20 milliards d’euros. Puis, en rythme de croisière, il faudrait trouver 2 à 3 milliards par an. Puis il avait revu à la baisse ses estimations, comptant sur les infrastructures scolaires et universitaires pour accueillir les appelés durant les périodes de vacances. Ces sommes, avait-il assuré, ne seraient pas prélevées sur le budget du ministère des Armées.

Cela étant, les militaires seraient nécessairement mis à contribution pour ce service (du moins, tel qu’il avait été initialement imaginé) dans la mesure où les armées, selon un rapport récent des sénateurs Jean-Pierre Raffarin et Daniel Reiner, devraient fournir, au minimum, entre 16.000 et 18.000 « encadrants », auxquels il faudrait ajouter les personnels de direction et de sélection. Et d’estimer qu’il s’agirait « d’un effort colossal en termes de ressources humaines, dont on peut craindre qu’elle absorbe l’énergie des armées. »

............/...........

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http://www.opex360.com/2017/07/28/larmee-de-terre-est-un-peu-interessee-mais-tres-preoccupee-par-le-retour-du-service-national/

L’armée de Terre est un peu intéressée mais très préoccupée par le retour du service national
 

servicemilitaire-20140509.jpg

.........../........

Depuis, la proposition du candidat MACRON, malgré les coûts qu’elle suppose (15/20 milliards d’euros pour sa mise en place et à 2/3 milliards d’euros par an en rythme de croisière selon les chiffres avancés par M. Macron), a été confirmée par le Premier ministre, Édouard Philippe, lors de son discours de politique générale. À la différence près, cependant, qu’il n’est plus question de « service militaire » mais de « service national ».

Désormais, ce dossier est entre les mains de Geneviève Darrieussecq, la secrétaire d’État auprès de la ministre de la Défense. Cela étant, ce « nouveau service national », pour reprendre l’expression de M. Philippe, suscite des réserves, résumées par un récent rapport du Sénat.

La première de toute est que ce retour de la conscription ne répond pas à un besoin militaire, son intérêt n’étant que social. ...................

Qui plus est, comme l’a souligné son chef d’état-major (CEMAT), le général Jean-Pierre Bosser, lors de son audition devant les députés de la commission de la Défense, le 19 juillet, il n’est actuellement pas possible de porter les effectifs de la FOT au-delà de 77.000 soldats (d’ailleurs, c’est ce qui explique la décision de recruter 11.000 hommes de plus en 2015 : il aurait été impossible de faire davantage, par manque de place dans casernes).

........./..............

Autant le dire tout de suite, l’intérêt du général Bosser pour le retour de la conscription que veut le pouvoir politique ne saute pas aux yeux. Du point de vue militaire, s’entend.

« Nous démontrons, au travers du service militaire adapté (SMA) et du service militaire volontaire (SMV), notre capacité à remettre debout certains jeunes et à leur redonner de l’autonomie pour pouvoir prendre un nouveau départ », a dit le CEMAT. Donc, « qualitativement », l’armée de Terre a « les compétences et le savoir-faire pour aider » les jeunes.

Seulement, les choses se compliquent dès lors qu’il faudra accueillir et héberger 600.000 à 700.000 jeunes tous les ans. ........

............/..............

« Déterminer la finalité du dispositif envisagé permettra ensuite de savoir qui fait quoi et donc de connaître la part dévolue aux militaires. En fonction de cette définition, nous serons en mesure de vous répondre si nous savons faire ou non et si oui, ce que nous ne pourrons plus faire », a expliqué le CEMAT.

« Ensuite, nous saurons combien de temps il nous faudra pour accueillir 700 000 jeunes, pour les nourrir, les loger, les habiller… Je ne me prononce donc pas sur ce choix politique car il ne m’appartient pas. J’ai certes un avis en tant que citoyen mais la balle est vraiment dans votre camp », a-t-il ajouté.

Enfin, le général Bosser a évoqué un point qui pourrait être anecdotique mais, in fine, ne n’est pas du tout : le bénéfice que les armées pourraient tirer de ce retour du service national en terme de… popularité.

« Aujourd’hui, nous employons des engagés volontaires, qui acceptent l’entraînement et les contraintes du service. Avec un service national, on accueillerait des garçons et des filles qui, pour certains, viendraient chez nous un peu contraints et forcés. Pour ma part, je ne souhaite pas revenir à ce que l’on a pu connaître dans les années 1970 ou 1980… Quoi qu’il en soit, la popularité ou l’impopularité de notre armée aurait un impact sur notre capacité à encaisser ce choc dans notre écosystème », a-t-il fait valoir.

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Le gouvernement ne sait pas encore comment il financera le service national universel

servicemilitaire-20140509.jpg

Contrairement à ce qu’avait promis Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle, il n’est désormais plus question d’instaurer un nouveau « service militaire universel » mais d’un « service national universel », ce qui n’est plus tout à fait la même chose.

Pourtant, l’actuel président avait bien insisté sur le caractère « militaire » que devait avoir ce service universel, d’une durée de seulement un mois, qu’il entendait mettre à l’ordre du jour quand il n’était encore qu’un candidat à l’Élysée parmi d’autres. Et pour cause : il s’agissait de disposer, à terme, « d’un réservoir mobilisable complémentaire de la Garde nationale. »

Dans son esprit, cette période d’un mois devait correspondre à celle des « classes », c’est à dire la formation militaire que les conscrits ont connue jusqu’à la suspension de la conscription, en 2001.

Cela étant, Mme le secrétaire d’État auprès de Mme le ministre des Armées, Geneviève Darrieussecq, a évidemment ce sujet lors de son dernier passage devant les députés de la commission de la Défense. Et, pour le moment, les modalités de ce rétablissement de la conscription est dans brouillard. Brouillard qu’une commission de « haut niveau » sera chargée de dissiper.

Ainsi, quelle place aura à tenir le ministère des Armées? « Les armées ne seront pas les seules impliquées dans cette réflexion », a répondu Mme Darrieussecq. Plus généralement, on ignore encore qui sera véritablement concerné. « Comme il ne s’agit pas d’un service militaire mais d’un service national, le ministère de l’Éducation nationale sans doute, le ministère de l’Intérieur peut-être, voire d’autres ministères y participeront », a-t-elle dit.

Reste que le ministère des Armées sera concerné au premier chef puisqu’il organise déjà la Journée Défense et Citoyenneté ainsi que le recensement des jeunes en liaison avec les collectivités locales.

La finalité de ce « service national » suscite également des questions. En mars, M. Macron avait affirmé qu’il devait permettre à « chaque jeune Français d’aller à la rencontre de ses concitoyens » et de faire « l’expérience de la mixité sociale et de la cohésion républicaine durant un mois ». En outre, il était aussi question de « détecter les difficultés, notamment l’illettrisme » et de proposer, le cas échéant, une « mise à niveau scolaire des appelés lorsque que cela sera nécessaire » ainsi que d’aider les conscrits « à préparer leur entrée dans la vie professionnelle comme dans leur vie de citoyen. »

Pour Mme Darrieussecq, il « faudra réussir les choses, bien les penser et faire en sorte que les objectifs fixés soient remplis. » Et d’ajouter : « Bien sûr, il va falloir que nous trouvions l’équilibre entre, d’une part, le lien armée Nation, l’esprit de l’engagement et la possibilité importante ouverte aux jeunes de se rencontrer et, d’autre part, les moyens que nous pourrons mettre en face de ces trois objectifs. »

Autre question à trancher : celle du statut des conscrits. Pour l’instant, on ignore (comme Mme le secrétaire d’État) s’ils auront -ou non – à porter un uniforme. « Je n’ai pas de réponse à vous apporter à ce stade. La question est posée et la commission se prononcera », a-t-elle dit. « Le service militaire volontaire place sous statut militaire les jeunes qui l’effectuent. Mais, c’est une évidence, il s’agit bien d’un service militaire. Le service national universel que nous essayons de construire se fera, quant à lui, sous un statut encore à définir », a-t-elle expliqué.

Enfin, reste le plus important à régler : la question des moyens. À commencer par l’hébergement des conscrits. Devant les sénateurs, le secrétaire général pour l’administration, Jean-Paul Bodin, a répété ce que tout le monde sait déjà.  » Il me semble évident que le service national universel ne peut pas relever uniquement du ministère des armées. Nous sommes totalement incapables d’accueillir 800.000 jeunes Français pendant un mois, faute de locaux, d’encadrement et de moyens », a-t-il dit.

Pour M. Macron, le ministère de l’Éducation nationale pourrait être sollicité pour fournir les locaux nécessaires à l’accueil des conscrits. Du moins était-ce l’idée qu’il avait avancé pendant la campagne présidentielle.

Pour autant, le financement de ce service national universel n’est, pour le moment, pas arrêté. En mars, le président Macron avait dit qu’il coûterait « entre 15 et 20 milliards d’euros rien que pour les infrastructures, et 2 à 3 milliards d’euros par an en régime de croisière. » Puis il s’était ravisé en parlant d’un coût annuel de « 1,5 à 2 milliards d’euros tout au plus. » (soit, au passage, ce qui manque au budget des Armées pour être sur la trajectoire des 50 milliards d’euros, hors pensions, hors coûts opex, d’ici 2025, autre promesse de M. Macron).

Devant les députés, Mme Darrieussecq n’a pas repris à son compte les estimations du locataire de l’Élysée (du moins les premières qu’il avait données), les estimant « énormes ». « Le chiffrage reste à préciser. Lorsque l’on monte un projet, on regarde ce que l’on peut structurer pour atteindre ces objectifs, puis on établit un chiffrage et l’on voit s’il faut ou non revoir nos ambitions à la baisse, parfois à la hausse, ou si l’on peut innover pour faire en sorte que le coût soit moins élevé », a-t-elle affirmé.

Pour autant, ce retour de la conscription aura bien un coût dont il faudra assumer la charge. « En tout état de cause […] une ligne budgétaire spécifique sera attribuée à ce service national qui n’aura aucun impact sur l’enveloppe du ministère des armées actuelle », a dit Mme Darrieussecq. Soulignons le mot « actuelle »… qui sous-entend une évolution possible.

Car en attendant, le gouvernement ne sait pas comment il fera pour abonder cette « ligne budgétaire spécifique. » « Nous allons devoir faire preuve d’imagination », a admis Mme Darrieussecq. « Le ministre de l’Action et des comptes publics saura être imaginatif pour parvenir à abonder cette ligne », veut-elle croire.

Cependant, quand il est dit que ce service national n’aura « aucun impact » sur le budget des Armées, on peut en douter. Pour la bonne raison que des militaires seront sollicités pour l’encadrer et que cela aura évidemment un coût. « Les ressources humaines nécessaires pour ce dispositif sont en cours d’évaluation. Je parle là de la participation de notre ministère car d’autres ministères y seront associés », a d’ailleurs reconnu Mme Darrieussecq.

À moins qu’il soit mis un terme – et ce serait dommage – à l’expérimentation du Service militaire volontaire (SMV), mis en place au lendemain des attentats de janvier 2015, sur une idée soufflée par le général Jean-Pierre Bosser, le chef d’état-major de l’armée de Terre (CEMAT).

Financé par le ministère des Armées (30 millions d’euros) et s’adressant aux jeunes en difficulté, ce dispositif semble avoir tenu ses promesses. « Le premier bilan du SMV est assez exceptionnel : sur les 1 000 jeunes qui l’ont intégré, on compte plus de 72 % de sorties très positives – sorties directes dans l’emploi. Comparé aux organismes d’insertion que l’on connaît, c’est un excellent résultat », a indiqué Mme Darrieussecq.


En savoir plus sur http://www.opex360.com/2017/10/14/le-gouvernement-ne-sait-pas-encore-comment-il-financera-le-service-national-universel/

A noter que l'auteur conserve l'image d'illustration... :) 

Heureusement que le budget va augmenter -en principe- pour aider à financer ça.

Encore une promesse non tenue? à suivre la réforme des retraites, qui avant l'élection ne devait pas impacter les militaires.

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Il y a 1 heure, Aegise a dit :

Encore une promesse non tenue? à suivre la réforme des retraites, qui avant l'élection ne devait pas impacter les militaires.

LOL:Y:Y

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