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BTX

« Il y a 20 ans, la fin du service militaire a été une erreur nationale »

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http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2018/09/17/snu-la-minarm-lance-la-2e-phase-de-consultation-19651.html

SNU: la ministre des Armées lance la 2e phase de consultation

A croire que seul le ministère des Armées est concerné. Mais comme le dit bien le communiqué diffusé vendredi dernier "tout le gouvernement est impliqué pour réussir ce projet de société".

Reste que ce même communiqué précise que "les Armées sont déterminées à y prendre toute leur place". A croire que les ministres, et celle des Armées en premier, se battent pour être le "lead" sur ce fameux Service national universel!

Quoi qu'il en soit, Florence Parly va lancer ce lundi la deuxième consultation sur le SNU, à l’Université technologique de Compiègne (Oise). On s'en souvient, une seconde phase de consultation avait été annoncée après la diffusion du rapport Menaouine.

Comme je l'écrivais en juillet, "le calendrier prévoit qu'après l'adoption de la révision constitutionnelle permettant de rendre obligatoire le SNU, une loi viendra poser l'obligation de service et apporter toutes les précisions que les premiers retours d'expérience et la consultation populaire permettront de fonde en droit de manière définitive. Cette loi fixera aussi les règles concernant les sujétions imposées par le service national, en vertu d'un amendement des rapporteurs au projet de révision constitutionnelle".

Et le communiqué de préciser: "Si les grands axes et les grands principes du SNU ont été établis par le gouvernement en juin, ce projet est celui de la jeunesse, et le gouvernement entend donc qu’elle soit largement consultée pour déterminer le cadre précis du SNU. Après le lancement des consultations sur le SNU par le Premier ministre à Avignon, cette consultation à Compiègne visera à collecter les avis, recommandations et idées de la jeunesse, afin de bâtir un projet attractif qui corresponde à leurs aspirations".

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Invité

Hâte mais inquiet en même temps de voir comment ce truc va marcher ! :lol:

Dans le fond et l'idée je suis d'accord , mais dans la pratique ... j'ai bien peur que sa sois une usine a gaz ! 

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Budget ?

Potentiel d'encadrement ?

Capacités d'accueil ? (Sans même parler d'hébergement..)

Objectif politique clairement assumé ?

§§§§

 

:X...

 

§§§§

"Rien à ajouter..."

Modifié par dragunov

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https://www.lopinion.fr/blog/secret-defense/snu-passe-armees-a-l-education-165780

Le SNU passe des Armées à l’Education

A plein régime, le Service national universel coûtera 1,7 milliards par an

Gabriel Attal, député LREM des Hauts-de-Seine, a été nommé mardi secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Education nationale. A 29 ans, le plus jeune membre du gouvernement s’occupera notamment du projet de service national obligatoire de courte durée souhaité par Emmanuel Macron.

Le projet de Service national universel (SNU) change de tutelle à l’occasion du remaniement ministériel. Ce sera désormais le ministère de l’Education nationale et de la Jeunesse, Jean-Michel Blanquer, qui en aura la charge, via son nouveau secrétaire d’Etat Gabriel Attal. Jusqu’à présent, ce dossier interministériel était placé sous la responsabilité de Geneviève Darrieussecq, secrétaire d’Etat auprès de la ministre des Armées.

Les militaires ne sont pas forcément mécontents de se débarrasser de ce SNU, un engagement du président de la République qui peine à prendre forme. Un officier général, Daniel Ménaouine, s’était vu charger par l’Elysée de diriger les travaux.

Selon les réflexions actuelles, la période obligatoire du SNU se divisera en deux périodes :

- un « temps de cohésion » d’une durée de deux semaines en internat,

- puis un « temps de projet collectif » de deux semaines également, en internat mais pour un quart des jeunes seulement.

La montée en puissance du SNU s’étalera de 2019 à 2026, date à laquelle il deviendra réellement universel avec 770 000 appelés. Si le SNU est lancé l’année prochaine, les premières expérimentations seront très modestes, portant sur environ 400 appelés. A plein régime, dans huit ans, le SNU sera organisé annuellement en neuf séquences de douze jours, essentiellement pendant les vacances scolaires.

80 000 jeunes participeraient à chaque « séquence », ce qui nécessitera autant de lits en internat. Pas simple. Les proches du dossier estiment qu’il faudra 15 000 encadrants, dont 4 000 permanents pour faire tourner le système. Le coût du SNU serait de 1,7 milliard par an, quand toute une classe d’âge sera concernée. Mais un investissement du même montant (1,7 milliard), étalé sur plusieurs années, sera nécessaire pour les infrastructures.

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Il y a vingt ans, la France poussait un grand soupir de soulagement à l'annonce de la suppression du SN.

Les mêmes qui souhaitaient son abolition réclament désormais sa réinstauration, lui trouvant soudainement des vertus capables de mettre fin aux grands fléaux de notre société, déficience de la cellule familiale en matière d'éducation, échec de l'éducation nationale, illettrisme, violence, chômage, etc...contre toute attente, l'armée est devenue la panacée contre nos maux sociétaux ! C'est à mourir de rire. 

Par ailleurs, je ne suis pas certain que l'encadrement militaire, notamment les cadres de contact, soient "armés" (préparés) pour refaire l'éducation d'une jeunesse plus préoccupée par les jeux vidéos, réseaux sociaux, téléphones portables et autres doudous électroniques contre lesquels les nouveaux "éducateurs" militaires devront mener des campagnes de désintoxication quand ils n'y sont pas eux même asservis !

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Je pense que le service militaire était une très bonne chose... il aurait mieux valu le faire évoluer que de le supprimer bêtement. Il n'était plus adapté à la société tel qu'il était foutu mais avait des vertus comme par exemple créer des vocations durable pour l'Institution.

Le 29/10/2018 à 10:16, chasbite a dit :

Par ailleurs, je ne suis pas certain que l'encadrement militaire, notamment les cadres de contact, soient "armés" (préparés) pour refaire l'éducation d'une jeunesse plus préoccupée par les jeux vidéos, réseaux sociaux, téléphones portables et autres doudous électroniques contre lesquels les nouveaux "éducateurs" militaires devront mener des campagnes de désintoxication quand ils n'y sont pas eux même asservis !

J'ai déjà eu le cas chez les nouvelles recrues qui étaient constamment sur leur téléphone. Il faut surtout que la hiérarchie fasse confiance à son personnel d'encadrement et le soutienne lorsqu'il y a besoin.

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Un quart des jeunes n'ont pas envie de faire le SNU

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2018/11/29/le-snu-19831.html

Le groupe de travail sur le service national universel, présidé par le général Daniel Ménaouine, vient de publier un rapport sur les résultats de la phase de consultations organisée entre juillet et novembre 2018. Cette consultation a été organisée à la fois par le ministère de l’Éducation nationale et par celui des Armées.

76 229 réponses ont été recueillies, "sur la base de questionnaires très proches" mais dont les résultats diffèrent sensiblement, sauf sur un point: un quart des jeunes ne veulent pas faire le SNU.

La consultation du ministère de l’Éducation nationale a totalisé 30 334 réponses, dont celles de 25 349 jeunes de moins de 26 ans:
- 51% des jeunes se déclarent favorables au SNU ;
- 27% n’ont pas du tout envie de l’effectuer;
- 50% s’interrogent sur les conditions de réalisation du SNU, notamment la première phase en hébergement collectif.

La consultation organisée par le ministère des Armées a totalisé 45 895 réponses:
- 75% des jeunes sondés sont favorables aux objectifs du SNU ;
- 25,3% ont déclaré qu’ils n’ont pas du tout envie de le faire.
- la rencontre avec d’autres jeunes de régions et de milieux sociaux différents est souhaitée à 90% et le renforcement de la connaissance des droits et devoirs à 82%;
- 79% considèrent que le SNU leur permettrait de savoir réagir en cas de crise (attaque terroriste, catastrophe naturelle, sensibilisation à l’environnement).

Et on retiendra cet extrait de la conclusion: "Le service national doit inventer son propre modèle. Quelle discipline ? Quel degré de liberté pour les jeunes dans la vie collective ? Quel impact de la laïcité, de la mixité ? Autant de questions qui doivent recevoir dès le début une réponse car les premières cohortes ne pourront être accueillies que par les premiers encadrants, qui ne pourront être utilement formés que si cet esprit, cette ambiance, ces valeurs de référence, cette doctrine d'action, ont été élaborés auparavant."

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http://forcesoperations.com/les-senateurs-peu-convaincus-par-le-snu/

Les sénateurs peu convaincus par le SNU

Après les partis d’opposition, les associations de jeunesse et une partie non négligeable de la presse, c’est au tour des membres de la Commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat d’exprimer leur inquiétude concernant le SNU.

« Hasardeux », « coûteux », « peu consistant »: les sénateurs, « oubliés » des consultations préliminaires, n’ont pas caché leur inquiétude vis à vis d’un projet nécessitant d’urgence un effort de clarté. Parce qu’il nous est impossible de traiter la salve de questions dans son ensemble, penchons-nous sur celle, immuable et amplifiée par un contexte budgétaire tendu, du financement.

L’enjeu est d’autant plus important qu’une expérimentation du SNU est prévue pour juin 2019 dans dix départements avec quelques centaines ou milliers de jeunes, sans que ce dispositif ne soit budgétisé dans le PLF 2019. Plus encore, c’est la facture  globale du dispositif qui reste sans destinataire. Dans un rapport publié le 20 novembre, l’ancien groupe de travail du SNU estime à 1,7Md€ l’investissement initial, puis à 1,6Md€ le budget de fonctionnement annuel.

Un chiffre qui s’avère inférieur à ceux annoncés par le Sénat en 2015 (3Mds€) et en avril par le ministère des Armées, à savoir une fourchette d’ « un à dix milliards » par an en fonction des options retenues. Rappelons, en outre, que le président de la République avait quant à lui évoqué un budget de « 15 à 20 milliards d’euros » pour les infrastructures et de « 2 à 3 milliards d’euros par an en régime de croisière ». Il faudra maintenant attendre les derniers arbitrages du gouvernement, en janvier prochain, pour espérer obtenir un chiffre précis.

Mais si l’attente d’un montant définitif est une chose, déterminer qui, in fine, passera à la caisse en est une autre.

Face au flou en vigueur, la Commission défense du Sénat à, elle, déjà voté un article de la LPM 2019-2025 excluant que celle-ci finance le SNU. In fine, les finances publiques dans leur globalité peuvent-elles supporter un tel coût dans un contexte budgétaire conflictuel ? « Pas sûr que l’on ait les moyens », a résumé la sénatrice LR Joëlle Garriaud-Maylam.

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De son côté, le général Ménaouine a bien concédé que ce coût « sera certes important » mais a également invité à faire preuve de patience en évoquant « une mise en place qui prendrait du temps ». Confronté à l’insistance de l’auditoire, il a par ailleurs rappelé que « le coût évité d’un jeune en service militaire volontaire est estimé à 73.000 euros ». Autrement dit, un jeune « formé » au travers du SNU pourrait à son tour réduire son empreinte sur la collectivité. Sauf que… le SMV dure de 6 à 12 mois sans interruption et se veut avant tout être un tremplin vers l’emploi, quand le SNU est un service obligatoire à caractère civique et dont la durée est limitée à un mois par an. Difficile, dès lors, de comparer l’impact sociétal d’un dispositif long, professionnalisant et, surtout, basé sur l’engagement et la motivation, à celui d’un service universel contraignant, à l’épaisseur temporelle limitée et dont les objectifs restent confus*.

Avec la dissolution du groupe de travail du SNU se pose maintenant la question de définir l’interlocuteur légitime susceptible d’harmoniser la cacophonie ambiante pour qu’elle puisse accoucher d’une budgétisation solide et cohérente. Sera-ce le nouveau secrétaire d’État auprès du ministre de l’Éducation, Gabriel Attal ? L’Élysée ? Attendue initialement pour décembre, l’annonce présidentielle relative au rapport sur le SNU devrait encore glisser au vu du contexte actuel. En attendant une clarification présidentielle, ne reste qu’une seule alternative pour les 800.000 jeunes potentiellement concernés : ronger son frein sans gâcher les fêtes de fin d’année.

*Pour dépasser le simple volet budgétaire et comprendre au mieux les aspects sociétaux du SNU, nous vous renvoyons vers l’excellent travail de Bénédicte Chéron, historienne et chercheuse spécialisée des relations armées-société. Cfr., entre autres, la note de recherche n°53 de l’IRSEM (ici).

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Comparer le SMV, service militaire volontaire d'un an avec un Service National Universel imposé d'un mois, il faut oser. A l'heure qu'il est n'y a t-il un ou deux postes budgétaires :Xqui mériteraient de récupérer cet l'argent jeté par les fenêtres au nom d'une démagogie qui trouve des ressources dans une nostalgie bien insuffisante pour ce projet. 

 

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https://www.marianne.net/societe/service-national-l-observatoire-de-la-laicite-preconise-d-autoriser-aux-jeunes-de-14-16-ans?utm_term=Autofeed&utm_medium=Social&utm_source=Twitter#Echobox=1546793620

Service national universel : l’Observatoire de la laïcité préconise d’autoriser les jeunes de 14 à 16 ans à porter des signes religieux

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(…) Le membre du gouvernement chargé de mettre en oeuvre le service national universel est Gabriel Attal, secrétaire d’Etat auprès de Jean-Michel Blanquer au ministère de l’Education nationale. Qui dit nouveau dispositif, dit nouvelles dispositions légales et débats juridiques : c’est ici qu’entre en scène l’Observatoire de la laïcité, que Gabriel Attal a missionné pour lui fournir une étude sur « l’application du principe de laïcité et sa promotion dans le cadre du futur service national universel« .

La mesure phare du document mérite en effet qu’on s’y arrête : l’Observatoire souhaite que le principe d’interdiction des signes religieux ostensibles (voile islamique, kippa, turban, croix chrétienne de taille importante) en vigueur à l’école publique ne s’applique pas aux jeunes de 14 à 16 ans lors des quinze jours en internat de leur service national universel.

(…) L’Observatoire de la laïcité plaide donc pour un détricotage du cadre juridique issu du règlement de 1998 et de la loi de 2004. Si le gouvernement suit les recommandations de l’étude, les jeunes de 14 à 16 ans, qui ne peuvent pas arborer de signes religieux à l’école, seront par contre autorisés à porter voiles, kippas, turbans et croix lors de leur service national universel. Une mesure qui risque d’ajouter au flou ambiant, alors que la loi de 2004 est souvent mal comprise et attaquée par les adversaires de la laïcité qui cherchent à la faire passer pour discriminante.

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C'est vrai qu'en ce moment ce n'est pas assez le bordel social,  je pense que c'est une bonne idée d'aller rajouter un petit sujet de discorde par dessus  tout ça pour bien monter les citoyens les uns contre les autres. Et puis là c'est fait proprement, allez juste entre 14 et 16 ans et seulement lors du SN. C'est tellement gros qu'on dirait une fake news. Il n'y aurait pas comme un relan d'anarchie un peu partout en ce moment?

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Les cons ça ose tout et c'est même à cela…………

 

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Est-ce que c'est vraiment utile ? J'ai plus l'impression que ce SNU est un moyen de sauver les meubles quand on a du annoncer le coût d'un service militaire en bonne et du forme au pouvoir politique.

Autant lâcher l'affaire.

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Vrai mais quand on fait le rapport "coût / efficacité (en termes d'acquisition d'un savoir-être citoyen" franchement, on va droit dans le mur.

Je crains que cette fausse-bonne idée ne fasse "pschitt !". Et le souhaite.

BTX

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Le SNU sera lancé le lundi 4 mars, à Évreux

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2019/03/03/snu-20074.html

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Le secrétaire d’État auprès du ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, Gabriel Attal, lancera la campagne de recrutement du futur "Service national universel" demain lundi, dans l’Eure. Près de 2 000 jeunes suivront le SNU dès cette année, du 16 au 28 juin.

Cet entretien avec mon confrère Stéphane Vernay est paru ce matin dans Dimanche Ouest-France.

À quoi ressemblera le futur « Service national universel » ?
Il se fera en deux phases, une obligatoire et une facultative. La phase obligatoire sera divisée en deux périodes de quinze jours : deux semaines de cohésion en hébergement collectif pour commencer, puis deux semaines de mission d’intérêt général, auprès d’une association, d’une collectivité ou d’un corps en uniforme, type pompiers, police, gendarmerie, armée… La phase facultative se fera sous forme d’un volontariat de trois mois dans un dispositif existant, comme le service civique, le service sanitaire, la garde nationale ou les jeunes sapeurs-pompiers volontaires.


Qui le fera, et quand ?
À terme, tous les garçons et les filles l’année suivant la classe de troisième. Les deux semaines en hébergement collectif, qui vont débuter pour 2000 jeunes dès le mois de juin, comprendront un bilan de santé et de maîtrise de la langue française, des activités de plein air, des moments autour des valeurs de la République, des questions d’environnement et des formations à la sécurité civile : gestes qui sauvent, réaction à un accident, une catastrophe, un attentat.

Ils feront tout cela dans leur région d’origine ?
Non, pas pour cette première partie en hébergement collectif. Un des principes du SNU est de retrouver le creuset républicain qui était visé autrefois par le service national, recherchant la mixité sociale et la cohésion des territoires. Nous voulons préparer les jeunes à vivre dans une société dans laquelle les risques ont évolué, les encourager à s’engager et leur faire découvrir de nouveaux horizons. D’où l’obligation de faire ces quinze jours loin, au contact de camarades qui viendront de toute la France. Ce sera différent pour les 15 jours de mission d’intérêt général, qui pourront être répartis sur plusieurs semaines et seront à faire au sein d’une structure près de chez soi. Les jeunes recevront plusieurs propositions de missions et de structures d’accueil dans cette phase-là. Ils pourront faire le choix de leur engagement.

Qui est concerné par le test de juin que vous évoquez ?
150 à 200 jeunes qui se porteront volontaires dans treize départements pilotes. Dans l’Ouest, cet hébergement aura lieu au lycée Lesage de Vannes (Morbihan), au lycée professionnel Olivier-Guichard de Guérande (Loire-Atlantique) et dans trois établissements, les lycées Senghor, Aristide Briand et le lycée horticole d’Évreux (Eure). J’ai demandé aux préfets et aux recteurs d’académie concernés de dresser le profil de la jeunesse de chacun de ces départements de façon à ce que ces premiers groupes soient représentatifs, en termes de milieu social d’origine, de jeunes en situation de handicap, en apprentissage ou en décrochage scolaire.

Vous aurez suffisamment de candidats pour cela ?
J’en suis persuadé. C’est même l’inverse que je redoute. Les premières remontées montrent que les jeunes sont très, très intéressés. Les filles, notamment, sont très demandeuses. Qu’est-ce qui les motive ? Les formations de protection civile, l’envie très forte de rencontrer d’autres jeunes, de milieux sociaux différents, d’autres régions…

Qui assurera les formations ?
Des experts dans chacun des domaines concernés : Croix-Rouge, pompiers, éducateurs spécialisés… L’encadrement des centres, organisés en maisonnées de 10 jeunes, sera assuré à la fois par des professionnels volontaires de l’Éducation nationale et des militaires, à raison d’un adulte pour cinq jeunes, ce qui assure un encadrement très élevé.

Il a été dit qu’ils porteraient un uniforme ?
Je préfère parler de « tenue commune » plutôt que d’uniforme. Nous avons lancé un challenge auprès de treize lycées dotés d’une filière mode ou design, en leur demandant d’imaginer un ensemble qui comportera les couleurs tricolores, les symboles et la devise de la République. Nous réunirons un jury la semaine du 24 mars, au ministère, pour choisir. Il sera composé de quatre personnalités, dont une jeune lycéenne d’Angers, membre du conseil national de la vie lycéenne.

La tenue sera disponible dès juin ?
Oui, et elle sera donnée aux jeunes, qui seront invités à la conserver. Je voudrais qu’ils puissent l’utiliser en cas de crise, de façon à être identifiés tout de suite comme des gens formés aux premiers secours, capables de participer. Elle pourra également être portée lors des cérémonies patriotiques.

Que chercherez-vous à évaluer lors du test de juin ?
Nous voulons nous assurer que nos organisations fonctionnent, que le système d’affectations est bon, que le taux d’encadrement est adapté, nos modules d’enseignement efficaces. Nous évaluerons également l’intérêt de ces quinze jours pour les jeunes, pour voir si c’est bien facteur de cohésion et si ça leur ouvre de nouvelles perspectives, notamment en ce qui concerne les jeunes décrocheurs.

Quand étendrez-vous le dispositif à toute la France ?
Un premier rapport sur la question nous a suggéré de le faire progressivement pour un déploiement complet en 2026, mais je voudrais aller plus vite. Si toutes les conditions matérielles et de sécurités étaient bien réunies, nous pourrions accélérer et tenter de le faire d’ici à 2022 ou 2023. Dès l’année prochaine, tous les départements accueilleront 150 à 200 jeunes volontaires. Nos treize départements pilotes continueront aussi, mais avec des effectifs en augmentation. À terme, il y aura 800 000 jeunes à former chaque année.

Combien tout cela coûtera-t-il, une fois le SNU pleinement déployé ?
Les estimations sont en cours, mais nous pensons être en deçà de 1,5 milliard par an. Ce sera très, très en deçà des estimations alarmistes qui chiffraient la proposition d’Emmanuel Macron à 7 milliards. Et il faut voir le SNU comme un investissement. En faisant le bilan de santé de chaque jeune, nous pourrons détecter des maladies à un stade précoce et en prévenir le développement. Le SNU aidera également à réduire le nombre de décrocheurs. Il y en a 3 millions aujourd’hui, à raison de 100 000 nouveaux par an, sachant que le coût moyen de prise en charge pour chacun est estimé à 230 000 €. À moyen et à long terme, le SNU se traduira par des économies.

Dans un autre registre : les jeunes participent-ils au Grand débat en cours ?
Les inquiétudes que nous avions se sont éloignées : ils se sont mobilisés grâce aux rendez-vous organisés pour eux, par les MJC, les Jeunes chambres économiques, les maisons des lycéens, le collectif Animafac et de multiples initiatives lancées sur Internet. Je réunirai tous ces collectifs au ministère mercredi prochain pour échanger sur les premières remontées. Vous avez vous-même participé à des réunions.

Qu’avez-vous observé ?
J’en ai suivi une vingtaine, effectivement. J’ai surtout entendu des préoccupations liées aux conditions de vie des jeunes, notamment en matière de mobilité et de pouvoir d’achat. L’avenir de la planète et l’environnement étaient également des thèmes très présents dans les échanges.

Que pourriez-vous proposer en réponse à cela ?
Je commence à avoir quelques idées. Sur le pouvoir d’achat, la réflexion s’ouvre sur le revenu universel d’activité aux jeunes. Prévu dans le cadre du plan pauvreté, il permet de regrouper plusieurs aides en une seule, et donc d’obtenir toutes celles auxquelles vous avez droit. Mais les jeunes ne font pas partie du dispositif, alors qu’ils sont nombreux à ne pas demander toutes les aides auxquelles ils peuvent prétendre. Je regarde aussi du côté de la prime d’activité, dont les étudiants ne peuvent pas bénéficier. Il faut travailler à plus de 78 % d’un temps plein pour la toucher. Nous pourrions l’ouvrir aux jeunes qui travaillent à mi-temps, ou à tiers-temps.

Et sur la mobilité ?
J’avance beaucoup sur le sujet du permis de conduire. Il a déjà été décidé que les jeunes auront un module de formation au Code de la route pendant la phase obligatoire du SNU, et que nous leur fournirons un accès gratuit à une plateforme internet qui leur permettra de s’entraîner. Nous leur paierons ensuite le passage du code, sans doute dans la foulée de la mission d’intérêt général. Et nous étudions la possibilité d’étendre cette prise en charge à la conduite pour ceux qui suivront la phase volontaire du SNU.

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http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2019/03/07/les-reservistes-et-les-anciens-de-l-armee-de-terre-sollicite-20081.html

Les réservistes et les anciens de l'armée de terre sollicités pour encadrer le SNU

Ce n'est pas surprenant... Le ministère des Armées est en recherche de cadres pour le SNU, même si "la contribution des Armées est en cours d'affinage".

On se souviendra que le recrutement des jeunes volontaires pour le service national universel (SNU) est officiellement lancé depuis lundi, avec un site dédié qui permet à des jeunes de participer à une première phase test au mois de juin. Entre 2 000 et 3 000 volontaires participeront à la première phase du service national universel du 16 au 28 juin prochain, en internat. Puis ils réaliseront une mission d'intérêt général auprès d'associations, de collectivités, ou de corps en uniforme pendant deux semaines entre juillet 2019 et juin 2020. 

Pour cette phase test, la première quinzaine se déroulera en internat ou dans des bâtiments de l'armée. Les jeunes en uniforme seront encadrés par des militaires et éducateurs rémunérés.

Pour prendre les devants, un appel a été lancé par le MinArm pour sensibiliser les réservistes et les anciens militaires pour qu'ils encadrent "la préfiguration du SNU":

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Le commandement des forces terrestres, par exemple, a diffusé cette note, le 26 février, pour lancer un appel aux volontaires. 

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Le ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse a désormais fort à faire afin de définir les tenues (un concours est en cours afin de définir le design) et trouver les solutions d'approvisionnement de tous les matériels et fournitures nécessaires au SNU.

Le chantier est pharaonique !

Après la décision politique, il y a l'action et la réalité du terrain !

Bon vent à tous ceux qui y sont ou seront parties prenantes :m

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http://forcesoperations.com/le-snu-reste-un-grand-flou-pour-les-senateurs/

Le SNU reste « un grand flou » pour les sénateurs

« On a lancé un concours pour savoir quelle serait la couleur de l’uniforme, mais il n’y a pas un sou dans le budget », s’étonnait le sénateur LR Christian Cambon lors d’une audition du secrétaire d’État auprès du ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse Gabriel Attal sur le Service national universel (SNU). À trois mois d’un test décisif mené dans 13 départements pilotes, un réel scepticisme subsiste au sujet, notamment, du volet budgétaire du dispositif.

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« Vous allez dépenser un « pognon de dingue » pour peu de chose (…) », a quant à lui déploré le sénateur socialiste Jean-Marc Todeschini. Le ton est donné: les sénateurs ne sont toujours pas convaincus par le SNU, à l’heure où démarre le recrutement des 2 à 3000 jeunes volontaires qui expérimenteront en juin un dispositif dont l’origine du financement demeure résolument flou.

Seule certitude, cette phase programmatique coûtera quatre millions d’euros, soit 2000€ par jeune pour 15 jours d’engagement. Ce montant sera compensé sur les programme 124 et 163 du ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse. Il n’y aura dès lors pas de ligne budgétaire dédiée pour 2019, mais plutôt une ponction régularisée par le Projet de loi des finances rectificative, suivie d’un « programme budgétaire spécifique » en 2020 pour la phase de montée en puissance.

Selon Gabriel Attal, cette étape préliminaire permettra « d’être pragmatiques, économes dans nos moyens, et d’évaluer les besoins avant d’engager ces 800 000 jeunes. Cette phase conditionnera beaucoup de choses, car à l’issue de celle-ci, nous prendrons un certain nombre de décisions ». Cette évaluation autorise d’emblée le secrétaire d’État à rejeter les scénarios annoncés précédemment. « Au vu des projections, nous serons bien en-deçà de 1,5 milliard d’euros », estime-t-il. Bien en-deçà ? Sans doute, mais pas dans l’immédiat, celui-ci mentionnant un coût annuel de 1,4Md€ que seules « des économies d’échelle » pourront faire baisser « lorsque le SNU sera généralisé ». Exit, par contre, les 7 à 10Md€ nécessaires pour la construction de centres d’hébergement. Les huit à dix périodes de formation annuelles ne devraient chacune capter que 800 à 1000 jeunes par département. « Compte tenu des possibilités d’hébergement, les objectifs sont tout à fait atteignables », ajoute Attal.

La grande saignée pourrait finalement ne pas avoir lieu, mais la provenance des finances nécessaires reste, elle, indéterminée.

Quel ministère sera, in fine, impacté et, surtout, quelle sera la quote-part des Armées ?

Tout en s’évertuant officiellement à sortir l’hôtel de Brienne de la boucle budgétaire, conformément à la LPM 2019-2025, Attal a néanmoins confirmé que le SNU s’appuiera bien sur l’encadrement de l’armée. L’implication des militaires d’active étant belle et bien exclue, seul « le recours à des volontaires ayant une expérience militaire – réservistes ou retraités – est possible ». Le ministère des Armées a d’ores et déjà fait appel à ceux-ci « pour encadrer la préfiguration du SNU sous statut civil », révélait vendredi dernier le blog spécialisé Lignes de défense. L’expérience de ces volontaires sera par ailleurs complétée d’une formation spécifique au SNU et « dispensée en mars ou en avril ». Or, selon Bénédicte Chéron, historienne spécialisée dans la question des relations armées-société, « pas une ligne budgétaire n’est prévue en 2019 dans le budget des armées pour le temps passé à cette formation des encadrants. Or les militaires vont y passer du temps, mobiliser des locaux (éventuellement  chauffés et éclairés…), nourrir les encadrants, etc. Qui paye ? », rappelle à juste titre Bénédicte Chéron, historienne spécialisée dans la relation armées-nation, sur son compte Twitter.

« À ce stade, il est assez compliqué d’établir une évaluation budgétaire du dispositif en rythme de croisière, dès lors qu’un certain nombre de décisions importantes seront prises à l’issue de la phase pilote », explique Attal. Les conclusions de ce test devraient donc permettre d’ajuster les variables et de fixer l’épaisseur du trait avant de déterminer qui « passera à la caisse » lors du Projet de loi de finances pour 2020, remis fin septembre. L’aboutissement est d’autant plus incertain que la classe politique ne disposera à priori que de quelques semaines pour régler – définitivement ? – une question laissée en suspens depuis presque deux ans.

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