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Pour AEGISE = La ministre met un spécialiste au chevet du MCO aéronautique

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http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2017/09/19/la-ministre-met-un-specialiste-au-chevet-du-mco-aeronautique-18521.html

On se souvient des coups de sang de Jean-Yves Le Drian sur le maintien en condition opérationnel (il n'avait pas caché son vif mécontentement devant les députés en octobre 2016), de la Note stratégique de CEIS sur le MCO aéronautique de 2014 (lire ici) et du rapport de 2015 sur les opex et ce fameux MCO (lire ici)...

Florence Parly qui "fait de l'amélioration de la disponibilité des aéronefs une priorité de son action", a confié une mission d'audit stratégique à Christian Chabbert qui aura pour tâche "d'établir un état des lieux précis et de dégager des axes d'amélioration visant à redonner à nos armées la liberté d'action nécessaire à l'exercice de leur mission".

Ancien directeur du service de la maintenance aéronautique, C. Chabbert est ingénieur général de classe exceptionnelle de l’armement.

Selon un communiqué de lundi soir, "la ministre, consciente de l'enjeu majeur que représente le MCO aéronautique, fera un point d'étape mensuel avec Christian Chabbert. Sur la base des conclusions de cet audit, qui seront rendues en décembre 2017, un plan de modernisation du MCO aéronautique sera proposé par la ministre des Armées en janvier 2018."

Objectif? Ce n'est pas de faire des économies mais d'avoir un MCO plus efficace, plus réactif, plus rapide. Nouveau mot d'ordre pour la SIMAD (Structure intégrée de maintien en condition opérationnelle des matériels aéronautiques du ministère de la défense) et le secrétariat permanent interarmées du MCO aéronautique créée en 2014: performance! Et reparlera-t-on d'externalisation? A voir en janvier prochain...

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Et bein, moi j'aurais fait ça et même plus depuis biiiiiiiiiiiiien longtemps, ils sont vachement compétents en haut, en plus d'être malhonnêtes et fourbes... Je l'ai toujours dit, depuis Maginot toujours au top.

En même temps qu'il y a que les mous du bulbe qui pensent qu'un banquier va faire en sorte que tu gagnes plus... Donc maintenant tous dans la rue pour protester car jeune et dynamique mais il nous l'a mis dans le cul... :X:lol: 

Le Français de base qui choisit pour voter, c'est comme moi qui écoute une musique, je comprends: SOS, là là, et YES, et je kiff... bon au moins contrairement à l'avorton lambda elles sont plus agréables à regarder.

Je suis satisfait d'avoir voté pour notre Président... J'aurais dû me présenter comme député EM... comme la pilote de l'armée de l'air, toujours en avance sur leur temps les femmes.

Source: http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/budget-defense-les-armees-paieront-le-surcout-des-operations-exterieures-750764.html

Budget défense : les armées paieront le surcoût des opérations extérieures

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Le budget du ministère des Armées va prendre de plus en plus à sa charge le surcoût des opérations extérieures (OPEX), contrairement à la promesse faite par le candidat Macron en mars dernier.

650 millions d'euros en 2018, 850 millions en 2019, 1,1 milliard en 2020... Selon nos informations, le budget du ministère des Armées va prendre de plus en plus à sa charge le surcoût des opérations extérieures (OPEX), contrairement à la promesse faite par le candidat Macron en mars dernier. C'était dans l'air du temps, c'est aujourd'hui pratiquement acté dans la trajectoire de la future loi de programmation militaire (LPM) en cours de préparation et alors même que la revue stratégique menée par Arnaud Danjean n'est pas achevée. Le surcoût des OPEX a atteint 1,14 milliard d'euros en 2016. Soit autour de 1,4 milliard si on y rajoute les opérations intérieures (OPINT). Au total, 7.000 militaires français sont déployés aujourd'hui sur des théâtres extérieurs, dont 4.000 pour la seule opération Barkhane au Sahel.

Au regard de son discours du 18 mars dernier, le candidat Macron avait été très clair sur le financement des surcoûts des OPEX : "nous devons augmenter notre effort de défense. Je propose donc de porter les ressources de la défense à 2% de la richesse nationale, mesurée en termes de Produit Intérieur Brut, en 2025. C'est un objectif très ambitieux : si on tient compte des hypothèses actuelles de croissance du Produit Intérieur Brut dans les prochaines années, ce budget atteindra, hors pensions et hors surcoûts OPEX (opérations extérieures, ndlr), plus de cinquante milliard d'euros en 2025, contre 32 en 2017 (en fait, 32,7 milliards, ndlr)".

Pourtant, le nouveau chef d'état-major des armées (CEMA), le général François Lecointre a rappelé début septembre à l'université d'été de la défense qu'un "complément de solidarité interministériel" pour financer le surcoût des OPEX "est extrêmement important pour montrer que ce ne sont pas les armées qui décident de leurs engagements". Si la provision pour financer les surcoûts se confirme dans les futures lois de finances initiale (LFI), le complément payé par la solidarité interministériel va se réduire au fur et à mesure...

Un flou artistique

Est-ce à dire que finalement les surcoûts des OPEX sont intégrés dans la trajectoire des dépenses de défense à hauteur de 2% en 2025? Dans les armées, on estime à ce jour que non. Pourtant, tous les responsables gouvernementaux, qui se sont exprimés sur le sujet, entretiennent un certain flou artistique. A commencer par la ministre des Armées. Florence Parly, qui s'est exprimé la semaine dernière au ministère à Balard, a expliqué que le budget de la défense serait porté "à 2% du PIB en 2025". Sans aucune autre précision.

Emmanuel Macron n'avait pas non plus clarifié ce sujet lors de son interview accordé au "Point". Il n'avait pas précisé si l'effort de défense à 2% du PIB en 2025 incluait les surcoûts des OPEX : "Durant le quinquennat qui vient, nous dépenserons 1,6 milliard par an en plus chaque année, avec comme objectif 2% de PIB à l'horizon 2025 pour le budget des armées". Point barre.

Une inflexion majeure du budget de la défense

Le compte n'y est pas pour atteindre de façon linéaire la barre des 50 milliards d'euros en 2025. Soit.. Pour autant, il est indéniable que le budget de la défense va augmenter de plus de huit milliards d'euros entre 2018 et 2022, passant de 34,2 milliards à 42,4 milliards d'euros. Entre 2023 et 2025, il devra donc augmenter de 2,5 milliards pan an pour atteindre la barre des 50 milliards (hors pensions). Surcoût des OPEX compris ? A voir. Mais la ministre des Armées a finalement raison d'être "fière de porter un budget historique pour nos armées", car c'est "une inflexion, jamais connue en faveur du budget de la défense" qui "a été décidée par le Président de la République".

En 2018, la hausse du budget du ministère des Armées devrait s'élever à 1,8 milliard d'euros (1,6 milliard si on en croit le Premier ministre Edouard Philippe, qui est toutefois fâché avec les chiffres), dont 650 millions d'euros de provisions en LFI pour le surcoût des OPEX. Ce budget, avait-elle précisé le 11 septembre sur BFM TV, "est définitif" .Cette hausse permettra d'atteindre une première barre symbolique d'un effort de défense à 1,8% du PIB (contre 1,77% en 2017 et 1,78% en 2016).

"Cette hausse, pourtant, n'est qu'un jalon, le premier, a expliqué Florence Parly à Balard. Notre budget continuera à croitre chaque année d'une somme sensiblement équivalente et nous permettra de répondre aux menaces contre notre pays. C'est un effort considérable de la Nation que nous demandons et nous sommes collectivement comptables de sa bonne utilisation".

Modifié par Aegise
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Mais si je comprend bien, ça sert a rien vue que l'Armée a plusieurs truc a sa charge dont les Opex/Opint.

Et logiquement c'est l'armée qui devrait financer ses opex? Ou c'est l'état a propremement dit avec un autre budget ? genre un budget des Opération exterieur.

J'ai l'impression qu'ils donnent de la thune mais a contre coeurs :') , enfin cela dit je n'a pas voté pour lui mais que candidat aurait fait mieux pour la défense ?:s

Modifié par Delta_IV

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http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2017/12/05/mco-18831.html

MCO aéro : après le rapport Chabbert, des annonces le 11 décembre

Comme prévu, Christian Chabbert a remis son rapport définitif à la ministre des Armées le 30 novembre. Il a été reçu lundi matin pendant une heure, à l'hôtel de Brienne pour lui présenter ses travaux sur le MCO aéronautique et ses conclusions "qui ne feraient pas que des adeptes".

La suite? Ce mardi à 17h, se tiendra un Comité ministériel d’investissement présidé par la ministre. Christan Chabbert devrait y présenter à nouveau ses travaux. Les grands subordonnés (CEMA, DGA, SGA) s’exprimeront sur le rapport et les propositions.

Lundi 11, on attend un discours de la ministre sur la base aérienne d’Evreux. Florence Parly devrait y annoncer ses décisions.

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Disponibilité des avions de combat : Parly tape du poing sur la table
 

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La ministre des Armées veut revoir la chaîne des responsabilités afin de mettre un terme aux dérives de l'entretien des appareils aéronautiques. Depuis cinq ans, le taux de disponibilité de la flotte tourne autour de seulement 44 %.

Florence Parly doit lancer ce lundi un sérieux avertissement aux forces armées et aux industriels sur la base aérienne d'Evreux. Trop, c'est trop : la ministre des Armées veut des avions qui volent davantage et qui ne soient pas constamment en réparation ou en révision. Elle va ainsi annoncer les bases d'une remise à plat du « MCO aéronautique », le programme de maintien en condition opérationnelle du matériel aéronautique des armées.

« La situation est très frustrante. Ce dossier est sur la table depuis quinze ans, a fait l'objet de très nombreux rapports de la Cour des comptes, du Parlement, du Contrôle général des armées, le tout représentant plus de 300 recommandations, sans qu'on ne mesure d'amélioration notable. Il y a même une dégradation », explique-t-elle aux « Echos ».

4 milliards d'euros annuels de budget

En moyenne, le taux de disponibilité de la flotte aéronautique tourne depuis cinq ans autour de 44 %. Comme tout est fait pour que les aéronefs fonctionnent au mieux sur les théâtres d'opérations, cette disponibilité s'élève bien à quelque 80 % au Sahel ou en Syrie, mais tombe à moins de 30 % en métropole. Pas facile d'entraîner les futurs pilotes avec des appareils au garage, comme le soulignait récemment le chef d'Etat-major de l'armée de l'air, le général André Lanata. Celui-ci expliquait aux parlementaires que la France pouvait pour l'instant compter sur un seul, voire deux appareils dans sa flotte de 12 A400M !

 Mon sentiment est qu'on paie plus pour voler moins, ce qui n'est clairement pas satisfaisant. 

« Le cas A400M est extrême, mais comment expliquer que l'hélicoptère Caracal, en production depuis les années 1990, affiche un taux de disponibilité inférieur à 25 % ? interroge Florence Parly. Mon sentiment est qu'on paie plus pour voler moins, ce qui n'est clairement pas satisfaisant. »

Dans les armées, le « MCO Aéro » mobilise 16.000 personnes - toutes armées confondues - et représente environ 4 milliards d'euros par an pour un peu plus de 1.200 aéronefs de 45 types différents, explique-t-on au ministère. En 2000, l'armée a créé la  Simmad (Structure intégrée de maintien en condition opérationnelle des matériels aéronautiques du ministère de la Défense), pour obliger tous les corps (terre, air, mer) à harmoniser et prévoir leurs besoins, mais les progrès sont lents.

Des responsabilités mal définies

Dès son arrivée au ministère, Florence Parly a confié une mission d'audit à l'inspecteur Christian Chabert, ancien directeur du service de la maintenance, qui lui a remis ses conclusions la semaine passée. La ministre rappelle qu'elle a pu mesurer dans ses anciennes fonctions chez Air France et à la SNCF l'importance de la disponibilité du matériel volant ou roulant. « L'organisation actuelle ne permet pas d'identifier les responsables, constate-t-elle. Pour certains hélicoptères, il y a des dizaines de contrats, un véritable maquis qui entraîne un jeu d'acteurs stérile entre l'armée et les industriels. »

Le ministère a ainsi recensé 37 contrats pour l'entretien de l'hélicoptère Tigre... (des appels d'offres pour le meilleur des contrats.......) Florence Parly souhaite donc placer le MCO Aéro sous la responsabilité du chef d'état-major des armées, lancer une « task force » au sein de la Direction générale de l'armement pour « repeigner » tous les contrats, et donner davantage de responsabilité à l'industriel fournisseur. Elle cite en exemple le chantier de rénovation à mi-vie du  porte-avions Charles-de-Gaulle, qui fait travailler côte à côte des marins et des salariés du privé, mais dont le maître d'oeuvre est clairement identifié : Naval Group.

L'exemple du secteur civil

Chez Airbus Helicopters, on se déclare prêt à faire des contrats globaux de soutien, incluant la fourniture des pièces, la réparation des équipements, le support technique et la maintenance des appareils. Le groupe le fait déjà pour l'armée australienne et affiche une disponibilité de plus de 60 % de ses NH90 et de plus de 50 % pour les Tigres.

Dans le civil, les « performance-based contracts » sont d'ailleurs devenus la norme. Au sein de l'Armée de l'air, on rétorque que ces contrats sont souvent très chers. La ministre se défend de vouloir confier plus de travail à l'industrie aux dépens des ateliers d'Etat ou de rechercher des économies rapides. « Mon but est de faire voler plus les avions. Alors que nous préparons la loi de programmation militaire qui va réclamer de justifier chaque investissement capacitaire dans les sept années à venir, le préalable est bien de faire voler le matériel déjà acquis », insiste-t-elle.


En savoir plus sur: https://www.lesechos.fr/industrie-services/air-defense/030999201509-disponibilite-des-avions-de-combat-parly-tape-du-poing-sur-la-table-2137342.php

Même acabit que les travaux sur le moral des familles. Dommage qu'il n'y a pas les 12 points on commençait à s'habituer... Taper du poing sur la table, un appel à la DRHAT pour les mutations en avance, et un sur les industriels pour que en public ils disent effort, et en privé pas possible.

L'industriel il peut avec l'argent, envoyer une pièce en urgency depuis l'Allemagne s'il faut avec un véhicule ( c'est pas donné mais au vu du prix des pièces c'est pas énorme), le civil il fait car si pas de pièce, pas de vol et donc pas de rentrée d'argent (sans compter la mauvaise publicité), l'armée ne produit rien et voit son budget régulièrement raccourcie, les efforts sont fait, en OPEX... L'armée serait une boite civile, ça fait longtemps que la clef serait sous la porte... :D 

Moi (ex militaire) déjà premier point je définis les objectifs (car monter la dispo comme objectif c'est un enfant de 4 ans qui aurait cette méthode) j'aurais mis en place 2 taux de disponibilité avec un global comme ici (et utilisé depuis toujours), et un autre qui prend en compte les missions annulées pour cause d'appro, et j'aurais vu avec l'industriel pour justement avoir l'appro nécessaire pour avoir mon taux mission à 100% avec des commandes urgentes prioritaires, le taux global je m'en soucis que si 3e guerre mondiale (car c'est là où je devrais aligner tout mon parc, sinon avoir 100% pour que ça reste au sol c'est inutile car mon potentiel calendaire tourne et ça coûte de l'argent et du temps pour rien) , mais là rafou car si guerre totale je n'aurais pas à négocier des contrats vu l'urgence et appel de réservistes... Déjà les bases seraient celle là. Après j'ai pas fait de grandes écoles, et j'ai des idées différentes du commun, je suis fort pour voir le seul truc que personne voit, c'est ça être rêveur... :lol:

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Dans le prolongement de l'article, voici les annonces faites sur la BA d'Evreux par la MINARM =

" a/ La gouvernance.
Le 1er mars 2018, sera créée la direction de la maintenance aéronautique (DMAé), qui deviendra la direction exécutive pour assurer la maîtrise d’ouvrage du MCO aéronautique. Il s’agira d’un service interarmées relevant du chef d’Etat-major des armées. Son directeur sera, sous l’autorité du CEMA, responsable de la performance du MCO Aéronautique. Les personnels civils comme militaires de la SIMMAD seront désormais des personnels de la DMAé. La DMAé sera concentrée sur un nombre restreint d’activités, à plus forte valeur ajoutée. Dans le domaine contractuel, il généralisera le recours à des contrats de soutien longs et globaux qui responsabiliseront de bout en bout un industriel unique. Il s’agit d’éviter ce qui est organisé aujourd’hui pour l’hélicoptère Tigre par exemple, avec plus de 30 contrats différents que la SIMMAD doit piloter en essayant d’en organiser la cohérence. Ce recentrage appelle des ressources humaines adaptées, qui seront notamment fournies par la DGA grâce à un plan RH spécifique.

b/ La coordination entre les armées et les industriels
Les activités qui permettent aux armées de disposer en leur sein de personnels qualifiés et capables d’agir sur les terrains en opérations et en toute autonomie seront préservées.

En métropole et pour chaque aéronef, tous les travaux, étatiques ou privés, seront coordonnés par un maître d’oeuvre unique (industriel) et regroupés pour mieux chaîner les opérations aboutissant à la disponibilité et en démêler les noeuds. Le recours aux plateaux industrie-forces et aux guichets logistiques industriels sur les bases aéronautiques sera systématisé.

Les armées se désengageront donc de la logistique aéronautique, hors OPEX.

La verticalisation et la globalisation des contrats avec la nouvelle coordination des relations entre les armées et les industriels sont mises en place sans attendre sur toutes les flottes hélicoptères ainsi que sur les contrats arrivant à échéance dans les prochains dix-huit mois, y compris le Rafale.

c/ le SIAé
Les avantages à disposer d’un industriel public sont confirmés car le SIAé est capable de remettre en question sur certaines flottes la situation de monopole des constructeurs et il permet à l’Etat d’entretenir de façon optimisée ses aéronefs tout au long de leur cycle de vie en repoussant les frontières de l’obsolescence.

La réforme consolide donc le rôle du SIAé comme acteur central du MCO Aéronautique. Il conservera en toute hypothèse son statut public. Le SIAé se situe néanmoins dans un paysage industriel en évolution rapide. Une étude complémentaire sera menée dans les six prochains mois pour identifier les éventuelles évolutions à apporter pour conférer au SIA davantage de liberté d’action, en matière d’achats industriels, de partenariats ou de ressources humaines. Cette évolution sera concertée avec l’ensemble des acteurs. Le SIAé sera naturellement fortement impliqué dans le MCO des programmes militaires modernes, souvent en partenariat avec d'autres maîtres d'oeuvre, et son carnet de commande sera assuré sur le long terme.

Comment la réforme sera-t-elle menée ? D’abord, ses acteurs renouvelés seront responsables de sa conduite devant la ministre Florence Parly. Des objectifs précis leur seront fixés. Leur performance personnelle sera évaluée à cette aune. Ensuite, une clé de la réforme réside dans la concertation. Florence Parly, ministre des armées, a adopté la même méthode pour le MCO que pour la rénovation de l’opération « Sentinelle », l’élaboration du Plan « famille » ou encore la rédaction de la Revue stratégique : un travail d’équipe, concerté en amont. Ensuite, cette transformation sera suivie personnellement par la ministre, qui pourra s’appuyer notamment sur une équipe projet qui sera mise en place auprès de son cabinet pour en coordonner les différents aspects.

d/ Renforcer les compétences, investir dans l’innovation, le numérique
Le soutien recourra massivement à une industrie 4.0 reposant sur des technologies intelligentes : la numérisation, la robotisation, l’impression 3D, le big data, la fusion de données, ce qui permettra par exemple de développer la maintenance prédictive. La maintenance et la logistique vont donc être révolutionnées à très brève échéance, tout comme le métier de maintenancier : cette réforme doit nous permettre de nous y préparer.

Le mot de la fin:
"Les premières mesures, d’effet immédiat, concernent toutes les flottes d’hélicoptères et l’ensemble des contrats de MCO à échéance dans les dix-huit mois."".

BTX

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2017/12/11/mco-les-armees-vont-se-desengager-de-la-logistique-aeronauti-18851.html

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