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BTX

Face aux ambitions territoriales chinoises, la France et le Japon vont intensifier leur coopération navale

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http://www.opex360.com/2018/01/27/face-aux-ambitions-territoriales-chinoises-france-japon-intensifier-cooperation-navale/

Le 20 janvier, Pékin a accusé le destroyer américain USS Hopper d’avoir « violé sa souveraineté et ses intérêts en matière de sécurité » et représenté « une grave menace » pour la sécurité de ses navires croisant au large du récif de Huangyan, également connu sous le nom de récif de Scarborough, en mer de Chine méridionale.

Dans le cadre d’une opération dite « FONOP » [Freedom of navigation operation], l’USS Hopper avait navigué à 12 milles de ce récif dont l’appartenance est également revendiquée par les Philippines. Et, dans un communiqué, le ministère chinois de la Défense a précisé avoir « pris immédiatement des mesures » en envoyant une frégate afin d’identifier et de vérifier (les informations sur) le navire américain ainsi que pour l’éloigner par des mises en garde. »

Seulement, jusqu’en 2012, le récif de Scarborough était sous le contrôle des Philippines. Mais la Chine se l’est approprié en y envoyant des bateaux de pêche protégés par des navires de surveillance de la marine chinoise. Et, malgré un verdict favorable à Manille rendu en juillet 2016 par la Cour permanente d’arbitrage de La Haye, l’attitude de Pékin n’a pas varié. D’autant plus que, après avoir mis la main, de facto, sur les archipels Spratleys et Paracel, cet atoll lui permet de disposer d’un « triangle » d’installations militaires à proximité des routes commerciales maritimes en mer de Chine méridionale.

 

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Dans un entretien donné au quotidien nippon Nikkei, la ministre française des Armées, Florence Parly, qui se trouve actuellement au Japon avec son homologue des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, pour des discussions au format 2+2, a affirmé que « ce n’est pas parce que vous plantez juste votre drapeau quelque part que cela signifie qu’un territoire est à vous ». Et de dénoncer ainsi la « politique du fait accompli » de la Chine.

Aussi, il est question d’intensifier la coopération navale entre la France et le Japon, via des manoeuvres bilatérales et multinationales, y compris dans le domaine des opérations amphibies. De tels exercices, d’ampleur limitée, ont déjà eu lieu par le passé.

Ces manoeuvres sont « un symbole de notre coopération en matière de politique de défense », a expliqué Mme Parly. Et, a-t-elle ajouté, elles « montrent que les deux pays s’engagent à faire en sorte que les voies navigables de la région restent libres et ouvertes. » En outre, a-t-elle souligné, elle permettent également aux forces françaises et japonaises de « s’habituer à travailler ensemble de manière efficace si le besoin d’une intervention conjointe se présente. » Ce sera ainsi le cas en février prochain, avec l’escale prévue au Japon de la frégate de surveillance Vendémiaire.

Qui plus est, des navires de la Marine nationale devraient traverser la mer de Chine méridionale (dont la quasi-totalité est revendiquée par Pékin) afin de montrer que « le droit au libre passage est celui que nous voulons exercer pleinement », a indiqué Mme Parly.

Par ailleurs, le dossier nord-coréen a aussi été évoqué par lors de la rencontre entre les quatre ministres français et japonais. Ils ont ainsi réaffirmé « leur volonté d’exercer une pression maximale sur la Corée du Nord », laquelle, selon M. Le Drian, « met en danger la sécurité régionale et internationale. » Et d’ajouter : « Notre objectif demeure de ramener Pyongyang à la table des négociations en vue d’un démantèlement définitif, irréversible et vérifiable de ses programmes proliférants. »

De son côté, le ministre japonais de la Défense, Itsunori Onodera, a plaidé en faveur d’une coopération plus étroite pour lutter « contre les transferts de marchandises et de carburant de navire à navire utilisés par la Corée du Nord pour contourner les sanctions internationales. »

Enfin, les quatres ministres ont convenu de finaliser l’accord d’acquisition et de soutien logistique (ACSA) dont le principe avait été défini lors d’une précédente réunion en format « 2+2 » en janvier 2017. Pour rappel, il vise à renforcer l’interopérabilité entre les forces françaises et japonaises et à faciliter leur participations à des opérations et à des exercices conjoints. Et des travaux communs de recherche « portant sur la technologie de nouvelle génération de détection des mines, qui constitue le premier projet de coopération franco-japonais » devraient être lancés « dans les plus brefs délais ».

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http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2018/04/12/47-batiments-chinois-defilent-devant-xi-jinping-le-nouveau-19258.html

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47 bâtiments chinois défilent devant Xi Jinping, le nouveau "timonier"

C'était la plus grande parade navale depuis 1949!

Le président chinois Xi Jinping a assisté jeudi à un vaste exercice naval en mer de Chine méridionale. Ces manoeuvres militaires ont mobilisé 48 navires, 76 avions et plus de 10 000 membres des forces navales, selon un journal officiel de l'armée.

La télévision étatique CCTV a diffusé des images du président chinois en train de manger avec des marins, ou d'observer le décollage d'avions de chasse depuis l'unique porte-avions du pays, le Liaoning. Dans un discours très applaudi devant les troupes, Xi Jinping a martelé que "le besoin d'édifier une marine forte n'a jamais été aussi pressant qu'aujourd'hui". 

A voir ici des photos prises depuis un satellite.

https://www.popularmechanics.com/military/a19634308/satellite-photos-chinese-fleet/

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PS. Le "timonier" est le seul type qui n'est pas dans la tenue.

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La Marine chinoise ne cesse de croître et de gagner en tonnage c'est certain. On ne compte plus les frégates par chez eux, elles sont nécessaires à leur volonté hégémonique sur la mer de Chine.

Je noterais quand même quatre bémols : 

- des tonnes et des tonnes de fer c'est bien, savoir s'en servir c'est mieux. Sans faire injure aux marins chinois, l'expérience de l'outil naval militaire leur fait défaut. En l'état actuel des choses il applique à la lettre la doctrine de l'amirauté soviétique pendant la guerre froide : "la quantité est en soi une qualité".

- il dispose d'un porte avions (et encore celui est un test pour préparer leurs futures conceptions) le Liaoning mais pas encore de véritable groupe aérien embarqué.  

- peu de capacités de ravitaillement à la mer qui réduit pour l'instant l'allonge de la flotte chinoise

- une flotte sous marine à renouveler

Mais gageons que les Chinois corrigeront vite le tir, ils ont déjà d'ailleurs commencer et leurs progrès sont sérieux ce n'est pas nouveau. 

 

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Tout à fait d'accord. Mais comme ils sont intelligents, qu'ils disposent de ressources financières imposantes (même si l'édifice industriel est fragile et qu'existe un risque potentiel de crash) et que le temps travaille pour eux (ils ne sont pas englués ici et là dans des crises régionales comme le sont les Occidentaux), ils ne peuvent que progresser.

BTX

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https://www.ttu.fr/tahiti-un-enjeu-strategique-pour-pekin/

Tahiti, un enjeu stratégique pour Pékin

En raison du conflit qui oppose le gouvernement chinois à la propriétaire de la résidence coloniale Taina, qui héberge le consulat de Chine à Papeete depuis 2007, la presse australienne s’est récemment alarmée de l’intérêt porté par Pékin à la Polynésie Française au point d’évoquer le terme d’«occupation».

Après dix ans de loyers impayés, le consul Shen Zhiliang aurait refusé de quitter les lieux qu’il considère critiques pour l’emplacement de sa parabole et de ses communications sécurisées avec Pékin. Tant en raison du rôle joué par sa diaspora, que de ses investissements qui génèrent un nombre d’emplois conséquent, la Chine dispose sur place d’un pouvoir économique sans concurrence, avec la présence du groupe hôtelier HNA, du groupe bancaire UnionPay, ou encore minier, Tianrui, qui loue l’ancien aéroport des bombardiers stratégiques français sur l’île d’Hao.

Mais le facteur économique n’est pas son seul intérêt. Si le navire hôpital de 600 lits «Daishan Dao» croise régulièrement dans la zone depuis Papeete pour contribuer à la stratégie de soft power chinoise, le Pacifique sud s’avère militairement vital pour l’APL.

Au cours de cette année, près de 18 satellites Beidou-3 seront mis en orbite pour permettre à Pékin de disposer de son propre système GPS destiné au guidage de ses missiles et à son dispositif C4ISR. Or, c’est depuis la Polynésie que le suivi de ces satellites, et des missiles balistiques adverses, sera assuré pour l’hémisphère sud par le bâtiment de renseignement de 11 000 tonnes, le «Yuan Wang-6», qui, avec quatre radars de trajectographie, constitue l’équivalent du «Monge» français. Un navire qui fait régulièrement escale à Papeete.

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En outre, d’autres bâtiments d’exploration océanographique croisent dans la zone. Pour permettre à sa sous-marinade d’échapper aux barrières de sonars et ainsi bénéficier de l’effet de surprise en mer de Chine, l’APL est contrainte de les faire transiter par le nord du Japon, l’océan Pacifique et ce jusqu’à la pointe sud de l’Australie pour resurgir par le sud. Pour cela s’impose à elle une connaissance précise des reliefs sous-marins, ainsi que des couches de températures comme de salinité.

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J'ai lu il y a peu de temps, que la chine comptait créer l'équivalent de la flotte française en moins de 10 ans, ça fait peur quand même :o:o

 

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Invité

La chine après n'est pas spécialement dangereuse militairement . Ils sont nombreux ect ... mais n'ont pas de réelle envie de déclencher une guerre non plus , donc au final , rien ne va vraiment changer .

La chine domine déjà le marcher au niveau commercial , l'armée n'est la que pour garantir cette suprématie , rien de nouveau au final dans la gestions des puissances du monde .

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Il y a 7 heures, Zante a dit :

La chine après n'est pas spécialement dangereuse militairement . Ils sont nombreux ect ... mais n'ont pas de réelle envie de déclencher une guerre non plus , donc au final , rien ne va vraiment changer .

La chine domine déjà le marcher au niveau commercial , l'armée n'est la que pour garantir cette suprématie , rien de nouveau au final dans la gestions des puissances du monde .

 

La Chine n’est plus le premier créditeur des Etats-Unis

 

Pékin dispose désormais de 1 115 milliards de dette américaine, un butin au plus bas depuis 2010, 
Économiquement , elle reste quand même dangereuse .

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Invité

Oui ce que j'ai dit , rien de nouveau ! :lol:

La chine ne changera pas plus dans sont attitude que ce qu'elle fait déjà maintenant ! Donc voila rien a craindre des jaunes ! :lol:

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http://www.opex360.com/2018/05/04/pekin-a-renforce-capacites-dinterdiction-de-deni-dacces-mer-de-chine-meridionale/

Pékin a encore renforcé ses capacités d’interdiction et de déni d’accès en mer de Chine méridionale

Selon des sources du renseignement américains citées par CNBC, Pékin a installé des missiles anti-navire et sol-air sur les récifs de Fiery Cross [Yongshu], Subi [Zhubi] et Mischief [Meiji], tous situés dans l’archipel des Spratleys, en mer de Chine méridionale, soit à l’est du Vietnam et l’ouest des Philippines.

Pour rappel, Pékin estime que la quasi-totalité de la mer de Chine méridionale lui appartient, alors que d’autres pays de la région y ont des prétentions. En juillet 2016, la Cour permanente d’arbitrage (CPA) de La Haye avait estimé que les revendications chinoises dans cette partie du monde, qui plus est stratégique, n’avaient « aucun fondement juridique ». Mais cela n’a nullement empêché Pékin de continuer à aménager plusieurs récifs des archipels Spratleys et Paracel à des fins militaires, notamment en y installant des capacités d’interdiction et de déni d’accès (A2/AD).

S’assurer du contrôle de la mer de Chine méridionale n’est pas anodin dans la mesure où cette région est un carrefour de routes maritimes essentielles pour le commerce mondial (et, accessoirement, pour l’approvisionnement énergétique du Japon). En outre, elle serait riche en hydrocarbures et en ressources halieutiques. Enfin, d’un point de vue strictement militaire, il s’agit aussi pour la marine chinoise de disposer d’une zone de déploiement sécurisée pour ses sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) basé à Hainan. Quoi qu’il en soit, Pékin n’a pas démenti l’information donnée par CNBC. « Les constructions pacifiques de la Chine dans l’archipel des Spratleys, y compris le déploiement de nécessaires installations de défense du territoire national, ont pour but de protéger la souveraineté et la sécurité de la Chine », a affirmé Hua Chunying, une porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères. « Ceux n’ayant pas de velléité de violer [cette souveraineté] n’ont aucune raison de s’inquiéter », a-t-elle ajouté.

Les États-Unis, qui ont multiplié les missions visant à garantir la liberté de navigation en mer de Chine méridionale en envoyant des navires de l’US Navy près des récifs en question, ont dénoncé l’attitude de Pékin. « Nous sommes bien au fait de la militarisation de la mer de Chine méridionale par la Chine », a déclaré, le 3 mai, Sarah Sanders, la porte-parole de la Maison Blanche. « Nous avons évoqué nos préoccupations à ce sujet directement avec les Chinois et il y aura des conséquences à court terme et à long terme », a-t-elle poursuivi, sans préciser la nature des « conséquences » qu’elle venait d’évoquer. En tout cas, pour Washington, il importe que la liberté de navigation soit respectée. « Nous allons poursuivre nos opérations », a indiqué Dana White, une porte-parole du Pentagone. « La Chine doit réaliser qu’elle a bénéficié de la liberté de navigation et que l’US Navy a été le garant de cela », a-t-elle fait valoir.

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Incident entre un destroyer américain et un navire chinois en mer de Chine méridionale

http://www.opex360.com/2018/10/02/incident-entre-un-destroyer-americain-et-un-navire-chinois-en-mer-de-chine-meridionale/

Bien que, en juillet 2016, la Cour permanente d’arbitrage de La Haye ait estimé que ses prétentions en mer de Chine méridionale n’avaient « aucun fondement juridique », Pékin a continué à pratiquer la politique du fait accompli en aménageant plusieurs récifs des archipels Spratleys et Paracels à des fins militaires, c’est à dire en y installant des capacités d’interdiction et de déni d’accès [A2/AD].

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Concrètement, cela signifie que la Chine est en mesure de contrôler l’accès de cette région qualifiée de stratégique étant donné qu’elle est située à un carrefour de routes maritimes essentielles pour le commerce maritime mondial et que ses fonds marins seraient riches en ressources naturelles (pétrole, gaz, poissons, etc).

Cette attitude chinoise remet en cause le principe de la « primauté du droit », en particulier le respect de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer, ainsi que celui du dialogue visant à trouver une solution pacifique aux contentieux, qu’ils soient territoriaux ou non.

Pour défendre la liberté de navigation, tant sur mer que dans les airs, les États-Unis mènent des opérations dites FONOPs [Freedom of navigation operation]. Si les navires français se contentent de traverser la mer de Chine méridionale, les bâtiments américains naviguent à moins de 12 milles des récifs qui, revendiqués par la Chine, accueillent des capacités A2/AD. En outre, le Pentagone y envoient régulièrement des avions de patrouille maritime P-8 Poseidon, voire des bombardiers stratégiques [comme cela a encore été le cas le 26 septembre, avec des appareils japonais, ndlr] survoler les zones contestées.

Pour rappel, l’article 3 de la Convention de la mer indique que « tout État a le droit de fixer la largeur de sa mer territoriale, cette largeur ne dépasse pas 12 milles marins mesurés à partir de lignes de base établies conformément à la Convention. » Franchir cette limite signifie que la souveraineté de la Chine sur les îlots en question n’est pas reconnue.

Généralement, Pékin réagit à ces opérations en dénonçant le « comportement provocateur » des forces américaines, tout en assurant prendre « les mesures nécessaires pour y faire face efficacement. »

Mais depuis quelques temps, la marine chinoise semble réagir promptement. En août, le navire d’assaut amphibie britannique HMS Albion a dû faire face à une frégate et à deux hélicoptères chinois alors qu’il s’était approché à moins de 12 milles d’in îlot de l’archipel des Paracels. Mais cela ne donna pas lieu à d’incidents.

Ce qui n’a pas été le cas, visiblement, pour le destroyer américain USS Decatur, engagé dans une opération FONOP dans l’archipel Spratley, ce 2 octobre.

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Étant passé à moins de 12 milles marins des récifs Gaven et Johnson, l’USS Decatur a été approché de manière « agressive, dangereuse et non professionnelle » par le destroyer chinois Luyang.

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D’après le commandant Nate Christensen, porte-parole de l’US Pacific Fleet, le navire chinois « s’est approché à moins de 45 yards (41 mètres) » de l’USS Decatur et l’a invité « à quitter la zone. ». Et de préciser que le destroyer américain a été contraint de « manoeuvrer afin d’éviter une collision. »

Ce n’est pas le premier incident du genre entre les forces navales chinoises et américaines en mer de Chine méridionale. En décembre 2013, le croiseur USS Cowpens

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avait dû faire une manoeuvre pour éviter un navire chinoise qui venait délibérément lui couper la route. À l’époque, le climat était particulièrement tendu en raison de l’affirmation insistante des revendications de Pékin au sujet de l’archipel Senkaku, administré par le Japon.

Dans un registre différent, l’USNS Impeccable, qui effectuait des mesures acoustiques en mer de Chine, avait été harcelé par une flottille chinoise ne portant pas de marque militaire.

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L’incident entre l’USS Decatur et le destroyer Luyang s’est produit alors que les relations sino-américaines sont au plus bas, notamment après la décision de l’administration Trump de relever les droits de douanes pour les produits manufacturés en Chine et d’imposer des sanctions à une agence du ministère chinois de la Défense pour l’achat d’avions militaires Su-35 et de système de défense aérienne S-400 auprès de la Russie.

Au niveau militaire, la défiance est de mise. Cet été, l’invitation envoyée par l’US Navy à la marine chinoise pour participer à l’exercice aéronaval RIMPAC 2018 a été annulée et le chef du Pentagone, James Mattis, a annulé une visite qu’il devait faire à son homologue chinois dans le courant du mois d’octobre, le général Wei Fenghe ayant fait savoir qu’il ne serait pas disponible.

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Invité

La chine manœuvre bien , le SU est indétectable par les ricains , le S-400 est impossible a contrer pour le moment ... :X !

Malin les jaunes ! :lol:

Je pense que Trump fait erreur de vouloir la jouer en force dans cette histoire car il a déjà perdu ... 

Modifié par Invité

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Général Lecointre : « L’expansionnisme chinois peut devenir agressif »

http://www.opex360.com/2018/11/14/general-lecointre-lexpansionnisme-chinois-peut-devenir-agressif/

Malgré l’avis de la Cour permanente d’arbitrage de La Haye, qui affirme que ses prétentions en mer de Chine méridionale n’ont « aucun fondement juridique », Pékin ne s’en laisse guère compter et continue sa politique du fait accompli en militarisant des îlots appartenant aux archipels Spratleys et Paracels alors que ces derniers sont revendiqués par d’autres pays de la région, comme le Vietnam, les Philippines, Brunei, Taïwan ou encore la Malaisie.

Suivant sa stratégie dite des « neuf traits », la Chine convoite également les îles Natuna, sous souveraineté indonésienne. elle met aussi la pression sur l’archipel Senkaku, qui appartient au Japon, et, ces derniers temps, elle ne cesse de laisser entendre que Taïwan reviendra dans son giron par la force. Il s’ajoute à cela une présence chinoise de plus en plus marquée en Afrique (dont la base, à Djibouti, est un symbole) ainsi que la stratégie suivie dans le cadre des Nouvelles routes de la soie.

S’agissant de la mer de Chine méridionale, plusieurs pays, dont la France, y mènent des missions dites « FONOP » [Freedom of navigation operation], afin d’y défendre la liberté de navigation. Carrefour de routes maritimes commerciales, par ailleurs riche en ressources naturelles (pétrole, notamment), cette région est en effet stratégique. D’où sa militarisation, avec des moyens d’interdiction et de déni d’accès, par Pékin.

La semaine passée, M. Macron a évoqué l’idée d’établir une « vraie armée européenne » afin de défendre l’Europe de « la Chine, de la Russie et même des États-Unis d’Amérique » (ce que le président américain, Donald Trump, a estimé « insultant »).

Ce 14 novembre, Pékin a réagi aux propos du président français en affirmant que la Chine « n’a jamais été une menace pour l’Europe ». Ce qui n’est pas tout à fait exact…

« Un contrôle de la mer de Chine méridionale par Pékin serait lourd de conséquences, notamment s’il lui offre la possibilité d’instaurer un déni d’accès à la zone […]. Cela constitue un risque pour la liberté d’action dans les zones d’opération de la France, y compris en Océan Indien. Ce pouvoir de déni d’accès constituerait une arme stratégique, notamment du fait du risque d’altération du commerce international en cas de conflit : 2/3 du trafic conteneurisé traverse la mer de Chine, représentant près de 70 % des échanges européens en produits manufacturés et constituant l’approvisionnement indispensable pour des secteurs industriels tels que l’automobile ou l’informatique », estime ainsi la capitaine de corvette Axelle Letouzé, dans une étude de l’IRIS

En outre, le refus de la Chine d’appliquer la Convention des Nations unies sur le droit de la mer en annexant, de facto, des territoires sur lesquelles ses prétentions sont discutables « constituerait un précédent qui renforcerait les contestations existantes sur les ZEE françaises, par exemple celles des îles Eparses, Tromelin ou Clipperton. » Enfin, poursuit cette étude, « la mer de Chine constitue un enjeu capital pour la préservation des réserves halieutiques françaises. Celles-ci sont en effet menacées dès aujourd’hui par la relocalisation des pêcheurs expulsés par les forces chinoises, voire par les pêcheurs ‘patriotiques’. Cela conduit notamment à des incursions répétées de flottilles entières de pêche vietnamiennes dans la ZEE de Nouvelle Calédonie. »

Lors de sa dernière audition par les députés de la commission de la Défense, le chef d’état-major des armées [CEMA], le général François Lecointre, a été interrogé sur « l’expansionnisme chinois ». Ainsi, selon lui, le Européens doivent avoir une « réflexion stratégique commune » à ce sujet.

« Nous avons noué deux partenariats stratégiques majeurs avec l’Inde et avec l’Australie. Ils sont un moyen de contrôler l’expansionnisme chinois – lequel peut devenir agressif – et, si possible, de s’y opposer », a prévenu le CEMA.

« C’est un sujet majeur, aussi bien dans l’océan Indien ou dans l’océan Pacifique qu’en Afrique. Au-delà des partenariats stratégiques que je viens d’évoquer, nous sommes présents dans le Pacifique […]. Nous serons d’ailleurs, après le Brexit, la dernière nation membre de l’Union européenne à y être présente. Nous assumerons nos responsabilités. Nous participons de façon très active à l’effort des alliés qui sont présents dans le Pacifique, par des exercices et par de la présence en mer de Chine notamment », a ensuite rappelé le général Lecointre.

Cela étant, quand le CEMA parle d’une « réflexion stratégique commune » entre Européens, la France risque de se trouver bien seule, surtout quand le Royaume-Uni aura quitté l’Union européenne. En effet, comme l’a souligné, au Sénat, son chef d’état-major, l’amiral Christophe Prazuck, la Marine nationale a longtemps été la seule, en Europe, à envoyer des navires naviguer en mer de Chine méridionale.

« Cette année [en 2018], nous avons été rejoints par les Britanniques. L’objectif d’une présence régulière est de montrer notre attachement au droit maritime international, qui est pour nous essentiel. Nous continuerons de marquer cet attachement, en poursuivant nos déploiements en mer de Chine Méridionale », a affirmé l’amiral Prazuck.

 

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Pacifique Sud « Tous les grands acteurs sont là », explique le général Marchand, commandant des FANC

http://ainsi-va-le-monde.blogspot.com/2019/01/pacifique-sud-tous-les-grands-acteurs.html

Le général de division Thierry Marchand commande les Forces armées en Nouvelle-Calédonie (FANC, 2000 personnes). Le Pacifique Sud est en mutation avec des acteurs tels que la Chine et la Russie qui sont en train de bouleverser l’ordre traditionnel. C’est ce qu’observe le COM-SUP à Nouméa. Thierry Marchand a commandé la 13e Demi-Brigade de Légion étrangère (2006-2008).

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Commander les FANC exige d'être un militaire-diplomate ?
Non. Commander les FANC c’est d’abord commander des soldats dans le cadre de missions confiées par le chef d’état-major des armées sous l’autorité du président de la République. Ces missions comprennent, bien entendu, une dimension liée à l’environnement international et particulièrement dans cette région du monde où se croisent de nombreux intérêts. J’ai dans ma zone de responsabilité 9 pays (1) dont 5 qui disposent de forces armées. Cela nécessite un investissement personnel important mais aussi de l’Etat-major et des différentes unités des FANC. Pour travailler avec ces forces amies et alliées nous devons bâtir des actions de coopération qui s’établissent en cohérence avec les grandes lignes de notre diplomatie. Vous savez c’est également le cas au Sahel ou en Moyen-Orient même si le contexte opérationnel est là-bas plus pressant. Il n’y a rien d’original là-dedans. Mais je ne crois pas à l’existence de militaires-diplomates pas plus qu’en celle de diplomates-militaires.


Les lignes dans le Pacifique Sud bougent très vite ?
Oui j’ai le sentiment que nous assistons à une accélération depuis quelques années. Pendant toute la guerre froide, la zone océanienne n’était pas considérée comme une zone chaude de la géopolitique mondiale. L’émergence de la Chine et la mondialisation des échanges à partir des années 90 ont modifié cette donne.

Aujourd’hui, tous les grands acteurs sont là et les enjeux de la zone ont sensiblement évolué.


La présence chinoise en Nouvelle-Calédonie est-elle en place ?
La Chine est très présente dans la région. Il n’y a qu’à aller faire un tour au Vanuatu, aux Tonga ou aux Samoa pour s’apercevoir de cette réalité. D’un côté, ils apportent une aide importante à ces pays qui ont peu de ressources propres. De l’autre, ils obtiennent de très nombreuses licences de pêche pour exploiter les ressources halieutiques de la région. Ce n’est pas le cas en Nouvelle-Calédonie où la présence chinoise reste faible. Au-delà de la Chine, beaucoup de pays viennent également pêcher dans la région et cela nous oblige à engager, quotidiennement, des moyens militaires pour surveiller nos espaces maritimes et garantir notre souveraineté.

Quant aux Russes ?
Ils sont encore peu présents.  Mais ils semblent avoir des velléités de revenir dans cette région du monde.

Les menaces et les risques sont-ils clairement identifiés ?

Aujourd’hui, nous faisons principalement face à des risques naturels : cyclone en priorité mais aussi volcanisme, tremblement de terre, et tsunami. Mais ces risques peuvent se transformer en menace par les conséquences sociales et politiques importantes qu’ils peuvent générer dans des pays aux faibles capacités d’action. Les FANC sont donc principalement organisées pour remplir des missions dite HADR c’est-à-dire des opérations de gestion de crise humanitaire liées à des risques naturels. Dans le registre des menaces, je note cependant que l’Australie se montre de plus en plus préoccupée par le rapprochement de l’islamisme radical en provenance de l’Asie du Sud Est. Un attentat a eu lieu dans les rues de Melbourne, il y a un mois à peine. 

Mécaniquement, les missions des FANC ont évolué ?
Elles s’orientent progressivement de plus en plus vers des missions de coopération et d’influence alors qu’hier nous étions plus directement engagés dans des missions strictes de souveraineté nationale.

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La recomposition est également passée, depuis la fin des essais nucléaires français, par un resserrement des liens avec l'Australie et la Nouvelle-Zélande ?

Clairement. Ces deux pays avec lesquels nous étions brouillés pendant la période de nos essais nucléaire en Polynésie ont fortement resserré leurs liens avec la France. La preuve, l’Australie a acheté aujourd’hui des sous-marins français. Cette évolution de nos relations avec les grands pays de la région est essentielle si nous voulons avoir une influence régionale.


Entretenir une présence militaire en Nouvelle-Calédonie ainsi qu'en Polynésie...la question se pose-t-elle encore ?

Non, je ne crois pas que la question se pose. D’abord parce qu’il faudra toujours protéger nos espaces et nos populations. Ensuite parce que la France a des ambitions et des intérêts dans le Pacifique Sud. C’est clairement ce qu’a annoncé le Président Macron lors de sa visite en Australie en mai dernier.

PS. Pour mémoire =

Volume des FANC

- l’armée de Terre, avec : le régiment d’infanterie de marine du Pacifique – Nouvelle-Calédonie (RIMaP-NC) implanté à Plum, Nouméa et Nandaï ;

- la Marine nationale, dont la base navale de Nouméa, avec : la frégate de surveillance Vendémiaire embarquant un hélicoptère Alouette III de la 22S ; deux patrouilleurs P400 La Moqueuse et La Glorieuse ; une vedette de la gendarmerie maritime ; des éléments de protection (fusiliers marins en unité tournante) ; deux avions de surveillance maritime Gardian Falcon F200 (flottille 25F) ;

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- l’armée de l’Air, déployée sur la base aérienne 186 Paul Klein à la Tontouta, avec : l’escadron de transport (ET52) avec deux avions de transport tactique Casa CN 235 et trois hélicoptères de manœuvre Puma.

Volume des FAPF

- l’armée de Terre avec : le régiment d’infanterie de marine du Pacifique-Polynésie (RIMaP-P) ;

- la Marine nationale dont la base navale est implanté à  Papeete avec : une frégate de surveillance : le Prairial embarquant un hélicoptère Alouette III ; trois avions de surveillance maritime Guardian (flottille 25F) ; deux hélicoptères Dauphin N3 (flottille 35F) ; le patrouilleur de service public Arago ;

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- l’armée de l’Air avec le détachement air (DETAIR) composé : d’un escadron de transport de deux avions de transport tactique Casa 235 (ETOM 0082).

BTX

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Les Japonais voudraient accueillir le Charles-de-Gaulle pour une escale

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2019/01/11/francais-et-japonais-19941.html

En amont de la réunion ministérielle franco-japonaise 2+2 (Florence Parly et Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des affaires étrangères, Tarō Kōno, ministre des affaires étrangères du Japon et Takeshi Iwaya, ministre de la Défense du Japon) à Brest (Finistère), a eu lieu jeudi une cérémonie en mémoire des marins japonais qui ont péri en 1916 lors de l'attaque du Nagata Maru.

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Le cargo à vapeur japonais a été coulé le 30 novembre 1916, par un sous-marin allemand, aux environs d'Ouessant, alors qu'il faisait route de Kobe au Havre, avec une cargaison de riz. Outre les cinq marins inhumés à Brest, deux autres membres de l'équipage n'ont jamais pu être retrouvés.

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Lors de la rencontre de Brest de ce vendredi, les deux parties ont décidé de renforcer cette année leur partenariat stratégique dans le domaine maritime, avec une participation française à la surveillance des trafics illicites à destination de la Corée du Nord (avec le déploiement d'une frégate française) et des exercices conjoints entre leurs marines. Un de ces exercices conjoints aura lieu au printemps lors du passage du groupe aéronaval français au large de Djibouti, pays où le Japon et la France disposent tous deux d'une base.

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Par ailleurs, Tokyo ambitionne de son côté de faire venir au Japon le porte-avions Charles-de-Gaulle, qui doit bientôt prendre la mer en direction de Singapour. "Nous souhaitons une escale au Japon. Ce n'est pas encore confirmé (...) Ca serait un grand évènement symbolique", a souligné à l'AFP le porte-parole de l'ambassade du Japon en France, Yoshihiro Higuchi. Une telle escale impliquerait a priori de traverser la mer de Chine méridionale, une zone stratégique qui voit passer un tiers du commerce mondial et revendiquée en quasi-totalité par Pékin, malgré les objections internationales.

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