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BTX

La gendarmerie repense le maintien de l’ordre, avec une réponse plus « globale »

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https://www.lopinion.fr/blog/secret-defense/gendarmerie-repense-maintien-l-ordre-reponse-plus-globale-153413

Après la récente séance de câlinothérapie du ministre de l’Intérieur Gérard Colomb aux forces mobiles (CRS et GM), il est intéressant de se pencher sur la manière dont la Gendarmerie réfléchit au maintien de l’ordre (MO).

A la fin de l’année dernière, la DGGN (Direction générale de la gendarmerie nationale) a achevé la rédaction d’une nouvelle doctrine en la matière, sous la forme d’un document - non public - consacré aux «  orientations générales du maintien de l’ordre  ». Il s’agit d’une «  approche globale  » visant à intégrer le renseignement, la police judiciaire et la communication au MO. En la matière, les fondamentaux restent les mêmes, à savoir primat de l’autorité civile (préfet) et «  maintien à distance  » des manifestants plutôt que la recherche du contact.

Cette réflexion s’est engagée à la suite des manifestations à Sivens (Tarn) en 2014, au cours desquelles un manifestant avait été tué par l’explosion d’une grenade, puis des troubles à Persan-Beaumont (Val d’Oise) en 2017, suite à l’arrestation d’Adama Traoré.

La nouvelle doctrine a été testée cette année d’abord à Bure (Meuse) et surtout à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), où la gendarmerie a été engagée massivement.

Cette doctrine gendarmique est très proche de celle mise en œuvre par la Préfecture de Police de Paris, reconnait-on à la DGGN. Mais la Police nationale (DGPN) n’ayant pas explicitement formulé sa propre doctrine, le ministère de l’Intérieur n’a pas à proprement parler sa doctrine de MO.

L’un des aspects importants est celui du renseignement en amont. Il s’agit à la fois de trouver les bons interlocuteurs pour discuter avec eux - ce qui se faisait de longue date avec les services d’ordre des organisations syndicales. Le problème se pose avec les nouveaux mouvements contestataires. Comment «  discriminer  » les différents publics qui se retrouvent dans une même manifestation, entre les extrémistes et les «  couches saines  », voire les délinquants ? Le MO doit désormais prendre mieux en compte la «  réponse pénale  » en cas de violences. C’est également les cas de la communication, y compris en amont et évidemment sur les réseaux sociaux. Ainsi, à NDDL, la communication a insisté sur le fait que les «  zadistes  » étaient parfois sérieusement armés (pièges, explosifs, etc.).

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La gestion du  maintien de l'ordre est un concept éminemment politique et beaucoup de choses se jouent sur un fil. La DOPC à paris (direction de l'ordre public et de la circulation) est la spécialiste du domaine vu le nombre de manifestations sur paris et il est vrai que comme pour le terrorisme, le renseignement fait partie de la démarche globale de prise en charge des événements . Adapter cette doctrine pour tous est une bonne chose. Mais, malheureusement même si c'est le nerf de la guerre, ce n'est pas suffisant, Il y a toujours eu des casseurs hors du mouvement initial dont la présence impromptue et violente est difficile à prendre en charge . Il est néanmoins enfin interessant ( mieux vaut tard que jamais) de voir que les autorités se rendent compte que la prise en charge judiciaire doit être revue. Serait ce dû à l'opinion publique d'aujourd'hui  qui découvre  la mouvence black bloc qui pose problème de façon spectaculaire ? Malheureusement je dirais que c'est encore un phénomène de société de plus  pour lequel on voit bien que la réponse judiciaire est mal adaptée,encore un.  Il y a deux aspects importants à prendre en compte, le premier c'est la prise de conscience du niveau de complexité et de lourdeur de la procédure judiciaire  le deuxième c'est le nombre de décisions laxistes des tribunaux qui ne viennent pas assez souvent épauler le travail de terrain. Le premier point est le plus incompatible avec le  MO, car systématiquement on se retrouve en situation d' interpellations de masse ce qui multiplie les écueils pour un système déja à l'agonie.  Le deuxième point est l'impunité qui s'affiche clairement. Les masques et cagoules permettent de s'en sortir. Regardez les comptes rendus d'audience correctionnelles traitant de ces dossiers. Les personnes interpellées se font toujours passer pour des victimes, pretextant avoir été arrêtées dans une rafle sans discrimination. Je ne nie pas qu'il soit démocratiquement impératif d'apporter des preuves au pénal mais pour qui suit un peu le mouvement,  quand on connait les sommations avant les interpellations,  la défense de beaucoup d'innocents habillés en noir avec cagoules et gants ne devraient jamais tenir devant une cour. Au delà des décisions dogmatiques qui sont le fruit d'un angélisme destructeur on comprend vite que le chantier est loin d'être sur de bons rails au regard du faible budget par habitant consacré à la justice. 

Modifié par SG5375
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Il y a 22 heures, BTX a dit :

https://www.lopinion.fr/blog/secret-defense/gendarmerie-repense-maintien-l-ordre-reponse-plus-globale-153413

 

L’un des aspects importants est celui du renseignement en amont. Il s’agit à la fois de trouver les bons interlocuteurs pour discuter avec eux - ce qui se faisait de longue date avec les services d’ordre des organisations syndicales. Le problème se pose avec les nouveaux mouvements contestataires. Comment «  discriminer  » les différents publics qui se retrouvent dans une même manifestation, entre les extrémistes et les «  couches saines  », voire les délinquants ?

Les renseignements généraux, dans les années 70 avaient réussi a infiltrer les groupes d’extrême gauche .

 

Il y a 20 heures, SG5375 a dit :

 le deuxième c'est le nombre de décisions laxistes des tribunaux qui ne viennent pas assez souvent épauler le travail de terrain.

C'est pas nouveau  .

CRS 46 Bastia .
Jeudi 28 Août 1975. Serge Cacciari, vingt trois ans, agent d'assurances le jour, militant nationaliste la nuit, stationne sa CX-2000 près de la Place et sort du coffre une Winchester .30-30, équipée de sa lunette capable de tirer avec précision jusqu'à deux kilomètres. Il prend position. Plusieurs coups de feu sont tirés. Il est 2h50.

Dans le même temps, le brigadier de police Serge Cassard, trente ans, déploie un fusil lance-grenade qu'il vient de recharger et se positionne près d'un abri bus. Alors qu'il s'en décale, il est frappé mortellement au sternum par un projectile de calibre .30-30.
Samedi 10 juillet 1976. La Cour de Sûreté de l’État condamne Serge Cacciari à dix ans de réclusion criminelle.
Mardi 21 Juillet 1981. Serge Cacciari est libéré .

CRS 26 Montredon-des-Corbières
les viticulteurs sont déterminés ; armés de façon préméditée de fusils de chasse de calibre 12, ils tirent à la chevrotine et à balles à ailettes depuis le pont et le promontoire surplombant la nationale 113. Les officiers et les conducteurs sont particulièrement visés.

Blessé un première fois à la jambe droite, le commandant Joël Le Goff, de la CRS N°26, est atteint mortellement à la tête par une balle à ailettes cal. 12 qui transperce son casque de part en part. Seul le Lieutenant Jean-Louis Yonnet de la CRS N°26, sur les quatre Officiers de sa Compagnie engagés, n'a pas été blessé.

On ne retrouvera jamais l'auteur du coup de feu mortel sur l'officier de la CRS 26. Un seul viticulteur audois, Albert Teisseyre, est arrêté le 1er Avril 1976, et incarcéré pendant 70 jours à la prison des Baumettes à Marseille Ipuis libéré.

Modifié par La Nueve

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