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Dossier OPEX Kosovo 1/3: La genèse

La situation actuelle du Kosovo, très complexe, est le fruit de conflits tumultueux dus en partie à l’implosion du bloc soviétique.
Le Kosovo est à la fois une région serbe de 10877 km2 et une République reconnue seulement par une petite partie de la Communauté  internationale. Ainsi en droit international elle n’est pas considérée comme un Etat.

 

C’est à la suite de violents conflits entre les autorités Serbes et les séparatistes Albanais que l’OTAN intervient en Serbie le 24 
mars 1999, sans autorisation du Conseil de sécurité, par le biais d’une offensive aérienne qui dura 78 jours pour mettre un terme à ce qu’elle qualifie de: catastrophe humanitaire. On parle à l’époque d’épuration ethnique organisée à l’encontre des Albanais du Kosovo par les Serbes.

Ainsi après les accords de paix de Kumanovo du 9 juin 1999, une des forces de l’OTAN, la KFOR, est chargée de veiller à la stabilité de la région. 
La résolution 1244 des Nations Unies du 10 juin 1999  place celle-ci sous l’administration de l’ONU. Il s’agit de la MINUK: la Mission d’administration intérimaire des Nations Unies au Kosovo.  

Les questions de l’indépendance et de l’autonomie du Kosovo sont mises en suspens, laissant le problème sans réelle solution.
C’est pourquoi les autorités kosovares, le 17 février 2008, rédigent une déclaration d’indépendance, puis le 15 juin 2008 une constitution, textes modifiant in facto les objectifs de la MINUK. Cette dernière se  recentre donc sur la sécurité, la stabilité, et la défense des Droits de l’homme.
Après les contestations de la Serbie et à la demande de cette première, la Cour International de justice rend un avis consultatif sur la conformité de la déclaration d’indépendance du Kosovo au droit international. Toutefois elle se proclame incompétente pour se prononcer sur le statut du Kosovo et donc pour le reconnaitre en tant qu’Etat.

Cette instabilité juridique rend la région serbe davantage menaçante pour l’Europe ainsi que pour l’Union Européenne de l’époque, au point tel qu’il faille en faire une zone stratégique pour pallier à d’éventuelles crises de différentes natures. Quand on sait que l’OTAN après la guerre froide s’est donnée pour objectif  la sécurité européenne, on comprend dès lors pourquoi, le Kosovo soit devenu une de ses priorités.

Toutefois aujourd’hui, en l’an 2012, la situation semble perdurer et comme ici on s’intéresse à la chose militaire, il est intéressant de s’interroger sur la mission de la KFOR et l’intérêt de son maintien.


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Auteur : Au Militaire


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