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Guide finance pour les militaires

finance-militaireLe guide développé ici ne saurait être considéré comme du conseil en investissement et n’engage pas la responsabilité de son auteur qui reste un amateur (éclairé certes, mais non professionnel).

La fausse bonne idée : croire que les produits réservés aux militaires sont plus intéressants.

Nous vous invitons à lire ce guide des fondamentaux et le zoom sur les domaines suivants :

Choix de banque
Assurances-vie
Immo SCPI

Qui suis-je ?

Je suis un officier sous contrat (OSC 12 ans de carrière) diplômé en gestion-finance et la gestion de patrimoine est ma passion. Je compte me reconvertir dans ce domaine (le conseil financier).

A de nombreuses reprises au cours de ma carrière, j’ai conseillé mes camarades dans leurs projets d’épargne pour les amener à créer leur vie idéale. L’avantage de ne pas être du milieu financier, c’est que l’on peut se parler honnêtement, avec un langage compréhensible, sans jargon d’initié.

J’ai défriché tous les produits pendant des années, je connais tout le marché et je suis bien plus objectif qu’un conseiller en banque qui ne pense qu’à prendre sa marge sur des produits trop chargés en frais et pas forcément en rapport avec notre profil de militaire.

Je sais ce qui a été bon pour mes camarades et ce qui le sera pour vous, alors si je peux aider certains d’entre vous pour gérer leur budget, placer et investir (immobilier, actions, monétaire, obligations…) je pourrai vous accompagner en tant que coach budgétaire et patrimonial.

Car avec nos petites pensions, avoir un patrimoine qui dégage des revenus complémentaires sera primordial et il faut s’y préparer au plus tôt. J’ai vu trop de camarades compromettre leurs projets (études des enfants, être propriétaire, avoir une rente pour la retraite…) à cause de placements hasardeux (Pinel non loué à Angoulème, arnaque des lettres manuscrites, mauvaise assurance-vie,…).

N’hésitez pas à m’adresser directement des messages privés (cliquez ici), je peux vous accompagner et vous faire bénéficier de primes de parrainage.

Préambule :

Épargne = revenus non consommés, formant un stock d’épargne (patrimoine) au fil du temps.

Vous dopez votre capacité d’épargne en augmentant vos revenus et/ou en baissant vos dépenses, l’idéal étant d’optimiser ces 2 leviers.

Pour maîtriser vos dépenses sans perdre en qualité de vie, vous pouvez commencer par rejoindre une banque en ligne (Boursorama, Fortuneo…), gratuite et avec de meilleurs produits et services que les banques en dur.

Il s’agit ensuite de placer au mieux votre épargne. Vous avez tout intérêt à optimiser le placement de cette épargne pour en tirer le maximum de revenus du capital (sous forme d’intérêts, coupons, dividendes, loyers, PV…) en maitrisant les risques (couple rendement / risque à optimiser).

Nul autre que vous n’est mieux placé et plus intéressé pour ce faire : à vous de vous renseigner et d’optimiser, je serai à vos côtés pour vous accompagner.

Prendre 2h une fois pour toutes pour organiser et optimiser une épargne de X0 k€ et a fortiori X00 k€, vous fera gagner bien plus d’argent sur le long terme que faire des heures sup.

Votre argent est à votre service, faites-le mieux travailler pour qu’il serve mieux vos projets (rente à la retraite, financement des études des enfants…)

Il y aura beaucoup d’acronymes (comme à l’armée) employés dans ce guide. Référez-vous au glossaire en bas de page !

Les classes d’actif, pour veiller à bien diversifier son patrimoine, du plus sage au plus risqué :

1- monétaire : LA, LDD, PEL, CEL, LEP, LJ, superlivrets (= livrets fiscalisés avec parfois taux promo pour x mois), CAT ;

2- obligations : (je détiens une créance, un bout de dettes d’un Etat ou d’une entreprise) : fonds € ou via UC d’AV; oblig en direct ;

3- actions : investissement en bourse sur des titres, fonds ou trackers. Les actions peuvent être logées dans différentes enveloppes (en PEA, en CTO, via UC en AV, en PEA-PME) ;

4- immobilier : en direct (RP ou locatif), en SCPI (en direct par endettement ou cash en AV), en actions (REIT et SIIC sur CTO ou ETF sur PEA) ;

5- exotique : matières premières (gold, brent…), forêts, vin, montres…

(Actions et immo ex-aequo : un portif bien diversifié en trackers sera moins risqué sur le LT qu’un all-in sur appart locatif à Montauban. En revanche, un portif concentré sur 3 biotech sera plus risqué qu’un achat de RP raisonnable à un niveau de 200 loyers ou qu’un achat de 2-3 SCPI).

=> Exemple de diversification : 30% en monétaire (principalement PEL, accessoirement LA et LDD pour l’épargne liquide) + 30% oblig (5 fonds € dans 5 AV différentes) + 20% actions (4 trackers sur PEA, 2 UC en AV et quelques lignes US sur CTO) + 15% immo (SCPI PFO2 sur AV Linxea Spirit) + 5% exotique (napoléons, montres…).

 

Garder en tête son horizon de placement avant d’investir sur un produit :

Cour terme = LA, LDD, CEL, LJ, LEP (CT pour la liquidité) ;

Moyen terme = PEL ;

Long terme = immo, AV, PEA (LT pour des raisons de frais d’entrée à amortir et/ou forte volatilité à supporter et/ou fiscalité plus clémente).
Il existe des exceptions, par exemple on peut placer en fonds € sur AV de plus de 8 ans à CT avec l’intention de retirer dans les semaines qui suivent, l’AV de plus de 8 ans pouvant faire office de trésorerie (un rachat sur AV de plus de 8 ans est peu voire pas du tout imposé).

Chaque placement s’apprécie selon 3 critères :

 

1- Le rendement : ce que le placement rapporte = revenus générés annuellement (intérêts, dividendes, coupons, loyers) / capital placé. Exemple : 1k€ / 20k€ = 5%. Retirer les frais, charges et impôts des revenus bruts pour obtenir le net, et comparer à l’inflation. Rendement faible sur les LA/LDD/CEL…, rendement moyen sur PEL, fonds €,…rendement de négatif à élevé en actions et immo.
4% annuel signifie qu’au bout d’1 an le capital est multiplié par 1,04. Au bout de n ans par 1,04^n. Réciproquement, si on a xx% de PV au bout de y années, le rendement annuel se calcule par (1+xx/100)^(1/y).

2- Le risque : risque de perte en capital, de dégradation, de loyers impayés. Risque nul sur les LA/LDD/PEL/fonds € d’AV…mais risque élevé de perte en capital dans les placements immo, en actions (et en obligations si vente avant échéance).

3- La liquidité : délai pour récupérer son investissement. Excellente liquidité sur les LA/LDD…, liquidité moyenne sur les AV (de 72h à 1 mois), faible liquidité en immo (plusieurs mois, sauf pour les SCPI en AV) et PEE (conditions pour sortir).

–> Pas de miracle, aucun placement n’offre à la fois un excellent rendement avec bonne liquidité pour un risque nul.

Règles de base en finance :

1- N’investir que dans ce que l’on comprend. Corollaire : ne jamais rien signer en live devant son « conseiller » en banque, d’abord se renseigner et comparer.

2- Garder en tête ses projets et l’horizon de placement : à CT, conserver du cash dans des produits disponibles et liquides (LA, LDD…) et à LT investir sur des produits plus rentables (AV, immo, PEA) qui sont encore de belles niches fiscales mais à conserver au moins 8 ans pour des raisons de frais d’entrée à amortir et/ou forte volatilité à supporter et/ou fiscalité plus clémente.

3- Les performances passées ne présagent pas des perfs à venir : ce n’est pas parce que l’immo français prenait 10% par an entre 98 et 2007 que c’est immuable. Idem en bourse. L’économie est cyclique.

4- Votre « conseiller » de banque est avant tout un vendeur. Il place ses produits et ne connait pas tout le marché. Quand bien même il connait le marché et sait que chez Bourso c’est mieux pour vous, il ne vous conseillera pas d’y aller.

5- DI VER SI FIEZ. Que ce soit entre actifs (monétaire/oblig/actions/immo) et au sein même des actifs (en oblig prendre plusieurs fonds €. En actions prendre des trackers, ou un panier d’actions diversifié entre secteurs/pays/taille de capitalisation. En immo, prendre plusieurs SCPI – SCPI en soi déjà bien diversifiées en terme d’immo bureau / murs de commerce / localisation).

6- Empruntez si l’effet levier est intéressant : emprunter à 2% pour placer à 4% net; c’est malin, surtout si en plus je défiscalise les intérêts d’emprunt. Mais si j’emprunte pour un actif qui se déprécie, ce n’est plus un effet levier mais un effet massue !

7- Pour investir en actions : privilégier la technique DCA (dollar cost averaging) = lisser son entrée sur le marché pour éviter d’entrer au pire moment quitte à louper une entrée au meilleur moment. Exemple : je veux investir 10k€ sur le tracker World, j’investirai sur 5 mois par louche de 2k€. Sauf grosse conviction, c’est plus sage de recourir au DCA.

8- Acheter au son du canon et vendre au son du clairon.

En 2009, krach, CAC40 chute à 2500 pts, ceux qui achetaient des actions étaient traités de fou. 6 ans plus tard le CAC est à 5000 pts. Sur le marché immo FR, en 98 après 7 ans de chute des prix (-40% à Paris), les acheteurs étaient également traités de fous. A l’inverse, en 2007 après des années de hausse, l’achat était redevenu tendance alors que les prix avaient fait x2 voire x4 en grande ville, les gens achetaient sans réfléchir en pensant que les prix augmenteraient ad vitam aeternam (relire la règle 3)… depuis en province les prix ont généralement baissé et les negative equity (la vente ne couvre même pas le capital restant dû à la banque) sont devenues courantes. Les marchés sont cycliques. Ne pas céder à la panique ni à l’euphorie. Cf la célèbre courbe de la psychologie du mauvais investisseur :

9- Ne pas être aveuglé par la défiscalisation : mieux vaut un PEL à 2,11% net (2,50% – 15,5% de PS) ou un fond € à 2-3% net ; plutôt qu’un Duflot qui rapporte 1,5% net après défisc et qui en plus est plus risqué (risque de vacance locative, de dégradations, de mauvais payeur, de MV car on achète du neuf mais on vendra de l’ancien) et plus compliqué à gérer (turn-over des locataires, déclarations fiscales, AG…).
Autre exemple : prendre des SOFICA pour économiser 36% d’IR c’est bien, mais si on a 9 « chances » sur 10 de se retrouver en MV de 50% à l’échéance, c’est contre-productif.

10- De manière générale, il faut comparer les rendements nets nets entre produits (après frais, fisca ou défisc) et se demander si grappiller 0,1% de rendement vaut le risque encouru sur un produit plus volatil et le temps perdu à gérer : notion de « prime de risque ».
Si mon portif PEA me rapporte 7% net par an, ou si mon immeuble de rapporte me rapporte 5% net par an, j’ai une bonne prime de risque par rapport à mon AV fond € @ 2,5% net.

11- Plus le rendement est important et plus le risque est fort. Si on vous promet 8% par an sur un produit vendu comme garanti et sûr, méfiez-vous fortement. Exemples : Madoff, ou en France l’investissement en manuscrits qu’un sous-officier m’avait présenté en 2012 et que je lui avais vivement déconseillé, devant ce qui me semblait être un système de Ponzi :
http://www.lefigaro.fr/placement/2015/03/20/05006-20150320ARTFIG00004-scandale-des-manuscrits-des-investisseurs-denoncent-l-escroquerie.php.

Ce n’est pas pour rien que le livret A rapporte si peu. A titre de comparaison, les marchés actions en tendance longue ont un rendement de 7% par an, pour une volatilité importante…aucun placement garanti ne peut rapporter plus.

On peut distinguer :

les placements monétaires : livrets, CAT, CEL, PEL, parts sociales ;
– l’investissement immobilier : la RP, les SCPI, l’immo locatif ;
– l’investissement financier : AV, PEA, CTO, PEE, PERCO.

Pour épargner efficacement, dans la jungle des produits financiers existants, voici l’ordre conseillé (achat de la RP mis à part, difficile et rarement intéressant d’acheter sa RP quand on est militaire et régulièrement muté) :

1/ LJ ou LEP (si vous êtes éligible, car produits conditionnés à l’age ou aux revenus) ;
2/ LA ou LDD (3 mois de dépenses de réserve en cas de coup dur) ;
3/ PEL (au moins prendre date) ;
4/ AV (prendre date le plus rapidement possible sur 2 AV 0% comme chez Boursorama ou Linxea, pour faire courir les 8 ans et profiter ensuite de cette merveilleuse niche fiscale) ;
5/ Bourse (PEA et AV prioritairement puis CTO) : soit par la gestion passive (recommandée pour la majorité des épargnants) via mix de trackers ou d’OPCVM et les AV en gestion pilotée, soit par la gestion active (stock picking, recommandée pour les investisseurs avertis).
6/ Immo (SCPI prioritairement au début pour se faire la main car faible ticket d’entrée, puis immo locatif) ;
7/ Placements exotiques (gold, vin, montres…pour 5-10% max du patrimoine, investissement purement spéculatif car sans rendement intrinsèque, on ne peut compter que sur la PV pour gagner de l’argent)

Glossaire :

LA = livret A.
LDD = ex CODEVI = livret de développement durable.
LJ = livret jeune
LEP = livret d’épargne populaire
CAT = compte à terme.
CEL = compte-épargne logement.
PEL = plan épargne logement.
AV = assurance-vie.
CT/MT/LT = court (< 2 ans), moyen (2-8 ans) ou long terme (> 8 ans). Horizon de placement à connaître avant d’investir.
Prendre date = ouvrir un produit au plus tôt, quitte à y verser le minimum, dans le but de faire tourner le compteur des années et bénéficier d’avantages fiscaux à LT. Grand intérêt pour l’AV, le PEA et le PEL.
GP = gestion pilotée en AV (le gestionnaire choisit pour le client une allocation fonds € / UC). Par opposition à la gestion libre.
UC = unité de compte en AV, le capital placé en UC n’est pas garanti (pouvant être un fond OPCVM ou une SCPI).
OPCVM (fonds) = organismes de placement collectif en valeurs mobilières : SICAV = sociétés d’investissement à capital variable et FCP = fonds commun de placement. OPCVM = fond d’actions et/ou oblig.
Tracker = panier d’actions qui répliquent leur indice de référence. Par exemple pour le tracker de l’indice CAC40, le tracker CAC, au lieu d’acheter une action en particulier (par exemple SANOFI), on achète tout l’indice CAC40 (donc les 40 actions qui composent le CAC40). On mise sur toute une écurie, plutôt que sur 1 cheval. Donc si le CAC fait +1% , on gagne +1%.
MP = matières premières (or, pétrole…)
RP = résidence principale.
RS = résidence secondaire ou investissement locatif.
SCPI = société civile de placement immobilier.
PEA = plan épargne actions
CTO = compte-titre ordinaire.
Portif = portefeuille boursier (enveloppe où on loge ses actions, dans le CTO et le PEA).
PV/MV = plus-value / moins-value.
PS = prélèvements sociaux (15,5%).
TMI = tranche marginale d’imposition (ne pas confondre avec le taux moyen) : pour 1€ de plus gagné, vous serez imposé à 0%, 14%, 30%, 41% ou 45% : http://impotsurlerevenu.org/definitions/110-tmi.php
PFL = prélèvement forfaitaire libératoire.

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