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#21 10-03-2011 18:53:14

FBI35
Lieutenant-colonel
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  Re: retour sur lembuscade du 8 RPIMA


Ouai, IMPOSSIBLE de la retrouvé, je tourne en rond depuis tout à l'heure

sad



Brution à partir de septembre 2013
Prochain objectif : Intégrer l'ESM de Saint-Cyr

"La guérilla comme loi du terrain, “Qui ose gagne” tel sera notre destin."


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#2

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#22 10-03-2011 19:23:07

davy34
Lieutenant-colonel
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  Re: retour sur lembuscade du 8 RPIMA




Ecole des mousses 2012/2013
Reçu Fusilier marin Aout-Septembre 2013


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#23 11-03-2011 23:20:58

L'Artilleur
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  Re: retour sur lembuscade du 8 RPIMA


En patrouille avec le 8e RPIMa en Afghanistan, avant l'embuscade fatale


Ca se passe sur ce lien wink

http://www.france24.com/fr/20080826-pat … navi=MONDE



"La philosophie de l'artillerie : Cogito ergo boum." "Fors l'Honneur, Nul Soucy."

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#24 11-03-2011 23:26:11

L'Artilleur
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  Re: retour sur lembuscade du 8 RPIMA


Afghanistan : 10 soldats tués lors d'une embuscade


Mise à jour :28/06/2010
Le lundi 18 août 2008, 10 soldats français sont morts au combat en Afghanistan dans le cadre d'une mission de la force de l'OTAN.

Le lundi 18 août 2008 , 10 soldats appartenant au 8e régiment de parachutistes d'infanterie de marine (8e RPIMa) de Castres, au 2e régiment étranger de parachutistes (2e REP) de Calvi et au régiment de marche du Tchad (RMT) sont morts au combat en Afghanistan dans le cadre d'une mission de la force de l'OTAN. 21 autres ont été blessés au cours d'une opération de reconnaissance conjointe avec l'armée nationale afghane. D'importants moyens ont été mis en oeuvre avec le soutien des Alliés pour appuyer et dégager les hommes pris dans une embuscade tendue par les Talibans à une cinquantaine de kilomètres de Kaboul.

Dans son communiqué à la presse, le chef de l'État a souligné « avec respect et émotion le courage de ces hommes », avant de présenter ses condoléances aux familles endeuillés.

L'armée de Terre s'associe à la douleur des familles des victimes . Les pensées de tous les hommes et femmes de l'armée de Terre vont également aux blessés et à leurs proches. Tous se joignent à leur peine, à leur douleur et témoignent de leur sincère solidarité.


http://www.defense.gouv.fr/terre/actu-t … -embuscade



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#25 11-03-2011 23:29:20

L'Artilleur
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  Re: retour sur lembuscade du 8 RPIMA


Sur un taliban arrêté : les photos de soldats tués du 8e RPIMa !


Otan. L'embuscade du 18 août avait tué dix militaires français en Afghanistan.



Le taliban arrêté portait une clé USB dans laquelle se trouvaient des photos numériques de soldats français tués dans une embuscade le mois dernier en Afghanistan : c'est ce qu'a affirmé hier à Kaboul un responsable afghan. Le 18 août dernier, dix soldats sont morts, et 21 autres blessés à une soixantaine de kilomètres à l'est de Kaboul. Parmi les dix victimes, huit soldats du 8e RPIMa de Castres dans le Tarn.

L'extrémiste présumé a été interpellé à Saroubi, la ville la plus proche du lieu de l'embuscade. « Nous avons trouvé une clé USB sur lui. Elle contenait des photos de soldats français morts et de civils exécutés ou décapités par les talibans », a déclaré le gouverneur du district de Saroubi Sayed Sulaiman. Le gouverneur afghan a indiqué avoir identifié les soldats français « d'après leurs uniformes ».

D'autres photos trouvées montraient l'homme arrêté, identifié comme étant de nationalité pakistanaise, tirant une roquette et « entraînant des candidats à l'attentat-suicide ». Selon le gouverneur de Saroubi, « des documents et des indices indiquaient que cet homme envisageait un document suicide ».

Le magazine Paris Match a publié cette semaine des photos de talibans portant des uniformes de soldats français tués au combat. Une polémique a éclaté sur les circonstances précises de la mort des soldats, des témoignages de familles faisant état de plusieurs soldats égorgés.

L'état-major des armées a indiqué vendredi qu'un seul des soldats était décédé d'une blessure à l'arme blanche. « Un de nos soldats, blessé par balle, est mort par arme blanche au cours des combats rapprochés de l'embuscade du 18, selon les témoignages de ses camarades que nous avons recueillis, confirmés par des examens médicaux », a expliqué le capitaine de vaisseau Christophe Prazuck, de l'état-major.

Quant aux examens médicaux des huit autres militaires tombés dans la vallée d'Uzbeen, « ils montrent qu'ils ont été tués par balles ou éclats », a-t-il spécifié. Le dixième soldat français « est mort le lendemain alors que son véhicule blindé, qui tenait de rejoindre les lieux des combats, s'est retourné dans l'effondrement d'une piste », a ajouté le capitaine Prazuck.

La France a déployé quelque 3 000 soldats en Afghanistan. Deux autres soldats de la coalition sont morts hier dans l'est du pays : le communiqué militaire n'a pas précisé la nationalité des soldats, ni les raisons de leur décès. On sait seulement qu'il s'agit de militaires de l'Isaf, la force internationale d'assistance à la sécurité.Un kamikaze habillé en clochard et muni d'une bombe a par ailleurs tué six personnes. Les civils ne sont pas épargnés.

MANIFESTATION à Castres
À Castres, dans le Tarn, hier, de 100 à 150 manifestations se sont rassemblés « pour la paix dans le monde et pour le retrait des troupes françaises en Afghanistan ». « Pourquoi envoie-t-on des jeunes se faire tuer là où nous n'avons rien à faire si ce n'est d'être à la solde des Américains ? », a déclaré l'un des manifestants, Éric Jalade, membre du PCF.

Depuis le début de l'année, le nombre de soldats étrangers tués en Afghanistan s'élève à 195.





http://www.ladepeche.fr/article/2008/09 … RPIMa.html



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#26 11-03-2011 23:36:09

L'Artilleur
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  Re: retour sur lembuscade du 8 RPIMA




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#27 11-03-2011 23:38:45

L'Artilleur
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  Re: retour sur lembuscade du 8 RPIMA




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#28 11-03-2011 23:43:22

L'Artilleur
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  Re: retour sur lembuscade du 8 RPIMA


Vidéo en hommage au Caporal Damien GAILLET tombé en Afghanistan le 18 Août 2008 .....

http://www.youtube.com/watch?v=NGJ9BSnCaZg





Petit rappel .....




Ordre du jour N°3 de la TF CHIMERE


"Aujourd’hui est un jour funeste qui nous voit rassemblés, dans la douleur, pour commémorer la mémoire de nos huit camarades de la 4ème compagnie tombés le 18 août après-midi dans la vallée d’UZBIN alors qu’ils conduisaient une patrouille dans le village de SPER KUNDAY.
Combattants héroïques, ils ont résisté avec courage et détermination face à plus d’une centaine d’insurgés et ils sont tombés courageusement les armes à la main.

Leur sacrifice pour l’accomplissement de la mission doit nous ramener au fondement même de notre engagement, lorsqu’en rentrant dans notre institution nous en avons accepté les joies, les peines et le risque suprême. Nous leur redisons toute notre fierté des les avoir connus et d’avoir partagé le quotidien à leurs côtés.

Souvenons nous à jamais de leurs noms, entrés dans l’Histoire du Régiment, parmi les autres héros qui en ont jalonné les combats :

Sergent-chef DEVEZ Sébastien,
Caporal-chef BUIL Damien,
Caporal-chef GREGOIRE Nicolas,
1ère classe CHASSAING Kevin,
1ère classe GAILLET Damien,
1ère classe LEPAHUN Julien.
1ère classe RIVIERE Anthony,
1ère classe TAANI Alexis,
Sans oublier le CCH PENON du 2ème Régiment Etranger de Parachutistes tombé à leurs côtés.

Aujourd’hui nos pensées vont vers leurs familles, durement éprouvées, que notre base arrière s’efforce de soutenir. A leur épouses et compagnes, à leurs enfants, à leurs parents, à leurs frères et sœurs nous redisons notre solidarité et notre compassion.

Pour nos dix sept blessés, nous formons les vœux les plus sincères de rétablissement et nous pensons à eux, qui souffrent dans leur chair.

Au moment de rendre hommage à ceux qui sont tombés au cours de cet affrontement, prions pour que Saint Michel les prenne sous son aile. Nous leur redisons notre ardente volonté de poursuivre notre action, ici en Afghanistan pour que leur sacrifice ne soit pas vain et qu’il guide nos actions.

Dignes descendants de nos Anciens d’Indochine et d’Algérie, héros du 8ème Régiment de Parachutistes d’Infanterie de Marine, soyez en paix pour rejoindre notre terre de France, nous conservons le flambeau de votre engagement et nous poursuivrons la mission qui est la notre avec la même énergie que celle dont vous avez fait preuve."

--------------------------------------------------------------------------------------------------



Texte du message du CEMAT à l'ensemble des formations de l'Armée de Terre, en date du 19.08.2008 :

Message du Chef d'Etat-Major de l'Armée de Terre

Il est demandé que ce message fasse l'objet d'une large diffusion dans les formations de l'Armée de Terre et, en particulier, soit lu lors d'un rassemblement régimentaire.

Le 18 août en début d'après midi, un sous-groupement du BATFRA a été violemment pris a partie alors qu'il effectuait une mission de reconnaissance avec 2 sections de l'ANA dans la vallée de l'Uzbin, 50 kilomètres a l'est de Kaboul.

La section du 8ème RPIMa engagée en tête du dispositif est tombée dans une embuscade. Opposé a un ennemi d'un volume d'une centaine d'insurgés, le sous-groupement a mené un combat de haute intensité durant plusieurs heures. Au cours de ce combat, il a bénéficié d'appuis aériens américains et français, de l'intervention d'une QRF précédant l'engagement de 2 sous-groupements d'Infanterie aux ordres du Chef de Corps du BATFRA. Lors de ce combat, 10 de nos camarades appartenant au 8ème RPIMa, au 2ème REP et au RMT ont trouvé la mort, 21 autres ont été blessés.

J'ai déjà tenu a exprimer aux formations concernées mon soutien et ma solidarité au nom de l'ensemble de l'Armée de Terre. Bien entendu mes pensées attristées vont vers nos camarades tombés courageusement au combat et vers leurs familles endeuillées que nous saurons entourer comme il se doit dans ces moments difficiles. Je forme aussi des vœux pour que nos blessés bientôt de retour en France, bénéficient d'un complet et prompt rétablissement.

Cet engagement d'une rare intensité nous renvoie a la spécificité de notre métier de Soldat et nous rappelle la dure réalité de nos engagements actuels, tout particulièrement sur le théâtre afghan.

Comme le souligne le Président de la République, nous sommes en Afghanistan pour poursuivre la lutte contre le terrorisme, pour la démocratie et la liberté. En dépit de notre peine, nous devons nous
montrer plus déterminés que jamais : gardant toujours en mémoire le sacrifice de nos compagnons d'armes, je ne doute pas que l'Armée de Terre poursuivra inlassablement sa préparation opérationnelle pour mener à bien, le moment venu, les missions qui lui seront confiées.

Signé :
Général d'Armée Elrick IRASTORZA
Chef d'Etat-Major de l'Armée de Terre

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Allocution de Nicolas SARKOZY, Président de la République, Chef des Armées,
Jeudi 21 août 2008, Hôtel National des Invalides.

Hommage national rendu aux Soldats morts en Afghanistan le 18 août 2008

Aujourd’hui, c’est un jour de deuil pour la Nation française. Aujourd’hui, la tristesse et le chagrin anéantissent les familles mais l’émotion étreint chaque Français. Aujourd’hui, c’est le temps du recueillement.
Les familles pleurent. Les familles pleurent la disparition de celui qu’elles chérissaient, un père, un fils, un frère, un mari, un ami. Pour les Armées françaises, elles pleurent dix des leurs, dix qui sont tombés en allant jusqu’au bout de leur engagement.
A travers nous qui sommes ici, dans cette Cour des Invalides, c’est toute la Nation française qui veut rendre hommage à dix de ses fils, dix qui ont vécu le sacrifice ultime, celui de leur vie. Certains n’avaient pas vingt ans. Ils ont donné leur vie loin de leur pays pour faire leur devoir, pour la liberté des droits de l’Homme, pour des valeurs universelles qui sont au coeur de notre République.
Dans ce haut lieu de la mémoire militaire que sont les Invalides, c’est cela qui nous rassemble. Nous sommes rassemblés d’abord pour témoigner, témoigner notre respect, témoigner notre admiration, témoigner notre gratitude pour leur courage. Et même si ce ne sont que des mots, et lorsque l’on est anéanti par le chagrin, les mots des autres, sans doute, vous paraissent étrangers, nous qui n’avons que des mots à vous dire, nous voulons aussi vous entourer.

Adjudant Sébastien DEVEZ,
Sergent Damien BUIL,
Sergent Nicolas GREGOIRE,
Sergent Rodolphe PENON,
Caporal Mélan BAOUMA,
Caporal Kévin CHASSAING,
Caporal Damien GAILLET,
Caporal Julien LE PAHUN,
Caporal Anthony RIVIERE,
Caporal Alexis TAANI,
La mort vous a fauchés dans la fleur de l’âge le 18 août à l’est de Kaboul alors que vous remplissiez votre mission. Mission difficile, mission dangereuse, mission exigeante.
Je sais pour en avoir parlé avec vos camarades, hier encore, à Kaboul, l’enthousiasme qui vous animait et la camaraderie qui vous unissait. Vous étiez partis en reconnaissance dans la vallée Uzbeen. Au passage d’un col, vous avez été pris sous le feu nourri de terroristes talibans qui vous avaient tendu une embuscade. Le combat s’est engagé, vous avez lutté des heures entières avec une bravoure et une ténacité qui forcent l’admiration.
Issus du 8ème Régiment parachutiste d’infanterie de marine de Castres, du Régiment de marche du Tchad de Noyon et du 2ème Régiment étranger de parachutistes de Calvi, tous les dix, vous veniez de toute la France, de Vendée, du Cantal, de Gironde, du Calvados, de Haute-Garonne, des Hautes-Alpes, des Bouches-du-Rhône, de Seine-et-Marne, de la Réunion et de la Nouvelle-Calédonie. Vous étiez unis par un même idéal et vous aviez fait le choix du même engagement au service de votre patrie.
Vous étiez engagés en Afghanistan dans un combat contre la barbarie, l’obscurantisme et le
terrorisme. Ces mots montrent que le métier de Soldat n’est pas un métier comme les autres. Tous les dix, vous êtes morts jeunes mais néanmoins vous avez eu ce privilège de vivre votre engagement, de choisir ce métier, ce métier des armes dont nous voyons aujourd’hui de quel prix on peut le payer. Vous êtes des hommes qui voulaient vivre debout, vous êtes des hommes qui avaient des valeurs :
la loyauté,
le courage,
la camaraderie,
la solidarité.

J’ai parlé avec vos camarades qui étaient là-haut et qui étaient bouleversés de ne pas avoir pu vous en sortir. Ils n’ont rien à se reprocher.

C’est la France tout entière qui mesure, aujourd’hui, ce que signifie que d’être un Soldat de l’Armée française.
La France peut et doit être fière de son Armée.
Nous sommes en Afghanistan, la France, depuis 2001. Nous y sommes dans le cadre d’un mandat de la communauté internationale. Car la France que vous avez servi tous les dix, si le métier de Soldat n’est pas un métier comme les autres, la France n’est pas non plus un pays comme les autres. Elle est membre permanent du Conseil de sécurité. Elle a en charge, avec les autres pays du monde, je veux dire les grands pays, la responsabilité de la paix dans le monde.
On parle beaucoup des droits que confère le fait d’être une grande puissance. Aujourd’hui, nous voyons le prix qu’il peut en coûter car il n’y a pas de droit sans devoir, mais aujourd’hui, c’est le prix du sang que vous avez payé, vous dans votre vie, vos familles dans leur affection et dans le déchirement qu’elles vivent aujourd’hui.

A tous les dix, vos camarades sont fiers de vous, vous avez fait le choix d’un métier qui vous honore.

Tout le monde n’est pas capable d’être Soldat et d’aller jusqu’au bout. Je veux dire devant vos dix dépouilles ici, ce matin, que vous et vos camarades, vous pouvez être fiers de ce qu’a fait l’Armée française depuis 2001.

Dans ce pays qui était ravagé par la guerre, aux mains d’un régime moyenâgeux qui avait donné et qui donne encore, hélas, asile au terrorisme international, qui opprimait sa population et qui bafouait les droits les plus élémentaires de la personne, et notamment des femmes, vous vous battiez là-bas contre le terrorisme. Terrorisme qui a ravagé des familles sur le sol de la République française et qui, pour une large part, prend naissance là-bas où vous et vos camarades avez combattu courageusement

Si la France est présente, elle n’y est pas seule. Je dois dire combien j'ai été bouleversé avec Bernard KOUCHNER et Hervé MORIN de voir vos frères d'armes, les autres armées d'Europe s'incliner aux passages de vos cercueils. Et ce n’est pas un hasard si 25 des 27 Etats-membres de l’Union européenne sont en Afghanistan.

En Afghanistan, vous avez travaillé pour la paix, comme la France travaille pour la paix au Liban où l'Armée française a payé un si lourd tribut, comme la France travaille pour la paix en Géorgie, dans les Balkans et en Afrique. Je veux dire devant vos familles, à ce moment précis où je vous parle, jamais à quel point, je n'ai mesuré ce que peut être la solitude d'un chef de l'Etat face aux décisions qu'il doit assumer.

Je dois dire devant vous, devant vos corps, devant ceux qui vous aiment que j'ai pris mes
responsabilités, que j'en mesure la gravité. Nous n'avons pas le droit de perdre là-bas. Nous n'avons pas le droit de renoncer à défendre nos valeurs. Nous n'avons pas le droit de laisser les barbares triompher. Car la défaite à l'autre bout du monde se paiera d'une défaite sur le territoire de la République française.
Soldats, vous avez accompli votre devoir. C’est votre honneur. Je sais bien que ce mot honneur devant le corps d'un homme de 20 ans peut paraître dérisoire. Et pourtant donner sa vie avec honneur, c'est réussir sa vie.
Soldats, vous avez surmonté votre peur, vous avez surmonté l'adversité. Par votre comportement exemplaire, vous avez fait honneur aux Armées françaises et à la France. C’est pourquoi vous avez été promus au grade supérieur à titre posthume.
C’est pourquoi la Croix de la valeur militaire, accompagnée d’une citation à l’ordre de l’Armée, vous a été décernée.
C’est aussi pourquoi, dans quelques instants, je vous remettrai à chacun d'entre vous la Croix de chevalier de la Légion d’Honneur.

Croyez-bien que j'aurai préféré vous l'épingler sur la poitrine d'un homme debout et non
pas d'un cercueil.

En tant que chef des Armées, je n'ai pas le droit de considérer la mort d'un Soldat comme une fatalité. Je verrai les familles dans quelques minutes, je veux qu'elles sachent tout. Elles y ont droit. Je veux que vos collègues ne se retrouvent jamais dans une telle situation. Je veux que tous les enseignements soient tirés de ce qui s'est passé.

Je sais que pour les familles et les proches qui affrontent cette épreuve épouvantable, les mots, que je prononce, peuvent paraître d’un faible secours, ils ne vous rendront pas l'être aimé. Mais je veux que vous sachiez, qu'au plus profond de moi-même, je partage votre douleur. Je m’incline devant votre chagrin. La France pleure avec vous vos enfants. Elle sera à vos côtés et ne vous abandonnera pas. Je sais que rien ne pourra réparer la perte de l’être aimé. Moi, je vous dis qu'on peut être fier de ce qu'ils ont fait.

Je veux associer à cet hommage, en terminant, vos 21 camarades blessés. Je veux assurer leurs familles et leurs proches de mes affectueuses pensées.

J’ai rencontré hier à Kaboul les Soldats qui poursuivent cette mission. Je leur ai dit ma confiance. Je veux m’incliner avec respect et émotion devant les drapeaux des Régiments où étaient engagés vos enfants, qui se sont illustrés au feu : le 8ème Régiment de parachutistes d’infanterie de marine, le Régiment de marche du Tchad et le 2ème Régiment étranger de parachutistes.

Soldats, ces Régiments surmonteront cette épreuve comme vos prédécesseurs l’ont fait au cours de la longue et glorieuse histoire des Régiments auxquels vous appartenez.

Adjudant Sébastien DEVEZ,
Sergent Damien BUIL,
Sergent Nicolas GREGOIRE,
Sergent Rodolphe PENON,
Caporal Mélan BAOUMA,
Caporal Kévin CHASSAING,
Caporal Damien GAILLET,
Caporal Julien LE PAHUN,
Caporal Anthony RIVIERE,
Caporal Alexis TAANI,
J'ai voulu que vos noms soient prononcés dans cette cour où tant de noms prestigieux furent prononcés avant le vôtre.
Vous méritez la reconnaissance de la Nation tout entière.
Ici, dans ce haut lieu de la gloire militaire, je veux vous dire, au nom du Peuple français que nous ne vous oublierons pas, tout simplement parce que nous n’en avons pas le droit.



Ne JAMAIS les OUBLIER !!!!

" AUX MORTS !!! "



"La philosophie de l'artillerie : Cogito ergo boum." "Fors l'Honneur, Nul Soucy."

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#29 11-03-2011 23:52:20

L'Artilleur
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  Re: retour sur lembuscade du 8 RPIMA


Les articles en 2008 :



Afghanistan: 10 soldats français tués, les attaques se multiplient
 

Dix soldats français ont été tués lundi dans des combats à 50 kilomètres de Kaboul, alors que les insurgés multiplient les attaques d'envergure à travers l'Afghanistan, en dépit de la présence de 70.000 soldats étrangers.



Le président Nicolas Sarkozy, qui a affirmé la détermination de la France à "poursuivre la lutte contre le terrorisme", était attendu mardi soir en Afghanistan après cette attaque, la plus meurtrière pour des soldats français depuis l'attentat du Drakkar à Beyrouth en 1983.

Parallèlement, les insurgés ont lancé à deux reprises, lundi puis mardi, deux attaques meurtrières contre une base américaine dans l'est de l'Afghanistan.

L'arrivée cet été de renforts français dans l'est du pays, où les talibans sont de plus en plus présents, avait fait craindre des attaques meurtrières dans cette zone. Mais les insurgés ont frappé cette fois à moins d'une heure de route de la capitale, et Kaboul paraît de plus en plus menacée.

Les soldats français ont péri lors d'affrontements consécutifs à une embuscade des talibans, qui ont débuté lundi et se sont poursuivis tout au long de la nuit, faisant 10 morts et 21 blessés.

"Ma détermination est intacte. La France est résolue à poursuivre la lutte contre le terrorisme, pour la démocratie et la liberté. La cause est juste, c'est l'honneur de la France et de ses armées de la défendre", a affirmé Nicolas Sarkozy.

Les soldats français, une patrouille de reconnaissance, sont tombés dans une embuscade de grande ampleur, à laquelle ont participé 100 insurgés, selon la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) de l'Otan.

"La patrouille initiale a reçu les renforts d'une force de réaction rapide, d'un soutien aérien rapproché et d'équipes médicales. Un grand nombre d'insurgés a été tué au cours de l'engagement", a ajouté la force.

Il s'agit de la journée la plus meurtrière pour l'armée française depuis l'attentat contre l'immeuble le Drakkar, à Beyrouth en 1983, au cours duquel 58 parachutistes avaient été tués, selon des sources militaires françaises.

Quelque 176 soldats étrangers sont morts en Afghanistan depuis le début de l'année, selon un décompte de l'AFP basé sur les communiqués militaires.

Un porte-parole des talibans a affirmé que les insurgés avaient infligé "de lourdes pertes" aux forces de l'Otan.

"Ce matin, nous avons tendu une embuscade aux troupes de l'Otan dans le district de Saroubi, à l'aide de mines et de roquettes. Nous avons détruit cinq véhicules et infligé de lourdes pertes", a déclaré à l'AFP Zabihullah Mujahed, qui a reconnu la mort de cinq talibans.

Le porte-parole du ministère de la Défense, le général Mohammad Zahir Azimi, a affirmé, lui, que 13 insurgés, parmi lesquels un Pakistanais, avaient été tués dans les combats de Saroubi.

Dans le même temps, les combattants islamistes ne relâchent pas la pression dans leurs bastions du sud du pays, mais aussi dans l'est, frontalier des zones tribales pakistanaises.

Ainsi, des dizaines d'insurgés, dont certains portant des vestes bourrées d'explosifs, ont attaqué mardi matin la base militaire américaine Salerno, à proximité de la ville de Khost (est), à quelque 30 kilomètres de la frontière avec le Pakistan, déjà frappée lundi par un attentat suicide des talibans qui a tué 10 civils.

"Quelque 30 talibans ont tenté d'attaquer la base. Nous avons découvert les corps de six personnes portant des vestes bourrées d'explosifs", a déclaré à l'AFP le gouverneur de la province de Khost, Arsala Jamal.

"Deux enfants ont été tués et trois hommes blessés alors qu'ils se trouvaient dans une maison proche de la base. Nous ne savons pas dans quelles circonstances ils ont été atteints", a précisé le service de presse du gouverneur.

Pour sa part, l'Isaf a fait état de sept insurgés tués.

Les talibans ont lancé une insurrection meurtrière depuis qu'ils ont été chassés du pouvoir fin 2001 par une coalition emmenée par les Etats-Unis. Les violences ont redoublé d'intensité depuis près de deux ans malgré la présence de 70.000 soldats étrangers.


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Afghanistan - Morin : "Certains blessés seront rapatriés dès mercredi"

Morin : "Certains blessés seront rapatriés dès mercredi"
Le ministre de la Défense Hervé Morin affirme que les corps des victimes et les blessés seront rapidement rapatriés en France où ils seront accueillis par Jean-Marie Bockel.
Hervé Morin se rendra, mardi soir en Afghanistan, aux côtés de Nicolas Sarkozy.
- le 19/08/2008 - 18h23 

"Nos soldats se sont battus avec beaucoup de courage" a affirmé Hervé Morin, après l'embuscade talibane qui a fait 10 morts et 21 blessés parmi les forces françaises. Lors d'une conférence de presse, le ministre de la Défense a évoqué le sort des blessés, affirmant qu'ils  "seraient rapatriés très rapidement" vers Paris. Selon Hervé Morin, qui accompagnera le président Nicolas Sarkozy mardi soir à  Kaboul, ces hommes sont "tous dans un état stable" et leur "pronostic vital  n'est pas engagé". Les blessés "ont pu être évacués sur l'hôpital militaire français de  Kaboul", et "certains seront rapatriés très rapidement sur Paris, par moyen  aérien médicalisé", a déclaré le ministre. Les rapatriés seront accueillis à leur arrivée à Paris par le secrétaire d'Etat à la  Défense Jean-Marie Bockel, et par le chef d'état-major de l'armée de terre, Elrick Irastorza.
Les corps des dix soldats tués lors de cette embuscade seront rapatriés "dans les jours qui viennent", a précisé le ministre de la Défense. Parmi eux figure un membre de la légion étrangère, un auxiliaire sanitaire  envoyé en renfort dans la région. Hervé Morin a également tenu à apporter certaines précisions concernant les circonstances du décès des 10 soldats. L'"embuscade" a eu lieu "dans le district de Saroubi dans la région centre,  et non dans la région est de la vallée de Kapisa, où nous venons de nous  installer" dans le cadre du renforcement du contingent français en Afghanistan  annoncé en avril.

"Notre détermination est intacte"

Interrogé sur les conséquences que tirerait le gouvernement de cette flambée de violence, il a réaffirmé la "détermination" de la France de poursuivre les combats.  "Les Afghans ont le droit à la paix, la cause que nous défendons est la cause  des droits de l'Homme", a-t-il insisté. "Notre détermination est intacte, nous  n'avons pas le droit d'échouer". Hervé Morin a également évoqué la situation des militaires sur le terrain. Il a fait part d'une "situation contrastée" pour les troupes  françaises en Afghanistan. Après une "nette amélioration" de 2002 à 2005 ou  2006, "nous sommes sur un plateau, au milieu du gué", a-t-il jugé. "Les combats sont de plus en plus difficiles, parce que les talibans sont  capables de mettre en oeuvre des tactiques beaucoup plus aguerries qu'avant",  a-t-il souligné.



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19/08/2008
Afghanistan: le récit de l'embuscade
Lundi matin, le commandement français de la région centre envoie une patrouille de reconnaissance et de renseignement dans la vallée d'Uzbin, au nord-est de Surobi, où est installée la FOB (Forward Operationnal Base) Tora. Il s'agit de la troisième mission de reconnaissance depuis l'arrivée des troupes françaises dans ce secteur situé à une cinquantaine de kilomètres à l'est de Kaboul. Une patrouille a déjà été effectuée dans la vallée d'Uzbin, mais ne s'est pas aventurée très loin dans cette vallée orientée nord-sud, à une altitude de plus de 2000 mètres.

La patrouille d'hier était formée d'une section de 8ème RPIMa en tête, sur VAB, d'éléments de l'armée nationale afghane (ANA) suivis d'une section du RMT (Régiment de marche du Tchad), avec également des forces spéciales américaines chargées de guider l'appui-feu aérien. Au total, une centaine d'hommes.

A l'approche d'un col, sur une piste en lacets escarpés, des paras débarquent des VAB de tête et s'en vont reconnaître les lieux. Il est 13 h30 heure locale (11 heures en France). Les paras tombent alors dans une embuscade. En quelques minutes, neufs hommes sont tués et dix-huit autres blessés. Avec les paras du "8", un auxiliaire sanitaire du 2ème REP est également tué.

Les talibans - qui sont de l'ordre d'une petite centaine - s'en prennent alors aux élements restés en arrière. Les combats vont durer plusieurs heures jusqu'à la tombée de la nuit, sans faire de nouvelles victimes côté français. Trois soldats de l'ANA auraient été blessés. Un appui aérien est demandé, fourni par les Américains avec des avions A-10, et semble-t-il des hélicoptères de combat Apache. Deux sections françaises sont envoyées en renfort depuis Surobi. Les pertes talibans seraient d'une trentaine de morts et d'autant de blessés. Parmi ces derniers, figurerait un de leurs responsables.

Alors que la nuit est tombée, toute la difficulté est de regrouper les élements dispersés et pris sous le feu, d'évacuer les blessés et de récupérer les morts. Aucun soldat français n'a été capturé. L'opération dure jusqu'à 2h30 ce matin, soit treize heures après le début de l'embuscade. Les deux hélicoptères Caracal des forces spéciales françaises participent à l'évacuation des blessés.

Ce mardi matin, un VAB du RMT est victime d'un accident, la route s'effondrant à son passage : on relève un mort et trois blessés. Alors que le dispositif se replie sur Surobi, les "insurgés" prennent à nouveau à partie le convoi, sans faire de nouvelles victimes. Bilan: dix morts, dont un lors d'un accident et vingt-et-un bessés, dont trois accidentés.

Selon le général Jean-Louis Georgelin, chef d'état-major des armées, les Français sont tombés dans une "embuscade bien montée". Les talibans ont fait preuve "d'une certaine capacité à manoeuvrer et ne manquent pas de munitions"



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#30 11-03-2011 23:53:49

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  Re: retour sur lembuscade du 8 RPIMA


Source : AFP
20/08/2008 | Mise à jour : 13:29 |
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Certains des soldats français tombés dans l'embuscade dressée lundi par des talibans en Afghanistan ont été "touchés" par les frappes aériennes de l'Otan censées leur permettre de sortir de ce guet-apens, affirme aujourd'hui le quotidien Le Monde, d'après des témoins.

Des soldats français blessés lors de l'attaque, interrogés mercredi matin à Kaboul par le journal, estiment en outre que le nombre de victimes s'explique par la lenteur de la réaction du commandement et de sérieux problèmes de coordination.

Les témoins remettent également en cause la version officielle de l'armée française selon laquelle la quasi-totalité des dix soldats tués l'ont été lors des premiers tirs ennemis, et affirment, d'après le journal, qu'ils ont trouvé la mort au cours des affrontements qui ont duré de longues heures.

Réagissant à ces accusations, le chef d'état-major de l'armée de terre, le général Elrick Irastorza, a estimé qu'il avait "un temps pour la compassion, et un temps pour le retour d'expérience".

D'après les témoignages, les frappes aériennes de l'Otan ont raté leur cible et touché des soldats français, de même que des tirs venant de soldats afghans positionnés en aval, écrit le journal.


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Le père d'un soldat tué en colère
Source : AFP
20/08/2008 | Mise à jour : 14:48 |
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Le père de Julien Le Pahun, l'un des dix soldats tués lundi lors de combats contre les talibans en Afghanistan, a demandé aujourd'hui "que le gouvernement arrête d'envoyer des enfants se faire tuer dans un stand de tir organisé".

"Il faut que le gouvernement arrête d'envoyer des enfants se faire tuer, se faire trucider dans un stand de tir organisé car pour une première mission, c'était mission impossible. On n'envoie pas des enfants qui n'ont qu'un an de formation sur un front qui est horrible", a regretté Joël Le Pahun, le père de Julien qui allait avoir 20 ans aujourd'huo.

"Protégeons les autres enfants pour que ça ne se reproduise plus jamais et envoyons plutôt des troupes aguerries", a-t-il insisté. M. Le Pahun a expliqué qu'il "ne compte pas en rester là" et qu'il demanderait au président de la République Nicolas Sarkozy "de (leur) expliquer ce qui s'est réellement passé car il y a beaucoup de questions".

"Je l'appellais quasiment tous les jours. Il avait très peur et la dernière fois que je l'ai entendu vendredi il m'a raconté qu'ils étaient passés dans un corridor et que s'il y avait eu des talibans, ils seraient tous morts. Je pense que c'est ce qui s'est passé lundi", a-t-il précisé.



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