Rechercher : dans

#1 24-02-2009 21:16:19

Yann
Soldat
Inscrit le : 24-02-2009
Messages : 7
 La Legion sous le feu des projecteurs


J'aimerais prendre un peu la température de votre sentiment à l'égard du rapport de l'Adefdromil sur la Légion Etrangère, qui tombe au même moment que l'enquête sur la mort de ce légionnaire sous les ordres du Lt Mederic Bertaud.
Je suis aussi tombé l'autre jour sur internet sur un bouquin écrit pas un ancien légionnaire sur la face cachée de Kolwezi...

J'ai l'impression de lire pas mal d'âneries wacko . Qu'en pensez-vous ?



Hors ligne

 

#2 24-02-2009 22:15:13

Pascal
Sergent
Inscrit le : 18-01-2009
Messages : 134
  Re: La Legion sous le feu des projecteurs


L'esprit de la Légion réside à jamais en son fait d'arme par lequel une soixantaine de légionaires ont se sont opposés à l'armée Mexicaine à Camerone. Leur détermination et leur courage ont valu tous les honneurs auprés de l'adversaire dont un colonel a répondu aux militaires français a l'issue de cette bataille "on ne refuse rien à des hommes comme vous".
Aujourd'hui encore les militaires mexicain rendent hommage aux soldats mexicains et français "tombés" dans la bataille.
146 ans plus tard, la légion étrangère française est reconnue comme le meilleur corps militaire au monde.
Et cela, rien ne pourra le salir. Ni les appréciations d'une quelconque association qui vient remettre en cause les méthodes d'entrainement au sein de la légion, ni les articles relayés par le figaro et autre ni quoi que ce soit.
On ne vient pas a la légion par hasard, sa renomée est planétaire ainsi que son instruction. Elle appelle le respect de toutes les armées étrangères  donc je pense que le mieux est de lui foutre la paix et que les grattes papiers aillent chercher d'autres sujets à polémique.



Le courage n'est pas l'abscence de peur, c'est plutôt la capacité d'agir devant la peur.


Hors ligne

 

#3 24-02-2009 22:22:44

Yann
Soldat
Inscrit le : 24-02-2009
Messages : 7
  Re: La Legion sous le feu des projecteurs


Voilà une réponse qui me plaît !
A la lecture de ces écrits, je me suis dit pour ma part, que la Légion avait réussi à échapper jusque là à une politique de salissage systématique des Armées, et que ça ne pouvait pas durer. C'aurait été trop beau...

Je reste dubitatif devant l'action entreprise par l'Adefdromil... C'est qui ces mecs ? Ils sont nombreux, soutenus, ou tout le monde s'en fout ?



Hors ligne

 

#4 25-02-2009 16:44:32

Charlie
Admin Aumilitaire
Inscrit le : 23-11-2007
Messages : 1322
  Re: La Legion sous le feu des projecteurs


Bonjour,

L'affaire est un peu compliquée, vous avez peut etre pu voir l'article sur un certain blog Défense

Cette association n'est pas reconnue par les uns car il est prété à son créateur des motivations autres que simplement vouloir venir en aide aux militaires, ce créateur est un ancien capitaine de commandos marine

Il y a des problemes comme dans toutes les armée et le but n'est pas de les nier mais vouloir mettre tout le monde dans le meme sac fait vraiment figure de volonté de laisser monter la polémique et le "salissage" de cette institution



"Lorsqu’on choisit le déshonneur pour s’épargner la guerre, on finit par avoir le déshonneur et la guerre" Winston Churchill


Hors ligne

 

#5 25-02-2009 18:59:33

Pascal
Sergent
Inscrit le : 18-01-2009
Messages : 134
  Re: La Legion sous le feu des projecteurs


Oui le fondadeur a effectué ses débuts au 1er RPIMa et quelques soient ses desseins j'ose espérer qu'il ne les servira pas au mépris des régiments qui ont fait l'histoire militaire de notre pays.



Le courage n'est pas l'abscence de peur, c'est plutôt la capacité d'agir devant la peur.


Hors ligne

 

#6 26-02-2009 10:10:34

deathangel
Soldat
Inscrit le : 14-08-2008
Messages : 8
  Re: La Legion sous le feu des projecteurs


Sale affaire à la Légion

Sale affaire à la Légion

Armées. Pourquoi un lieutenant saint-cyrien a été en prison à la Santé ?

Un entraînement qui tourne mal dans un régiment d’élite. Des fautes individuelles et collectives. Le juge parle de “tortures” et de “barbarie”. Un gâchis.

Le lieutenant Médéric Bertaud, 26 ans, du 2e régiment étranger de parachutistes (2e Rep) de Calvi, est en prison à la Santé depuis le 5 décembre, sur la saisine de Florence Michon, juge d’instruction au Tribunal aux armées de Paris. Il a été mis en examen pour “actes de torture et de barbarie ayant entraîné la mort sans intention de la donner”. Explication du colonel Benoît Royal, chef du service d’information de l’armée de terre : « Les faits qui sont reprochés au lieutenant Bertaud sont très graves. Il a enfreint les règlements et bafoué tous les principes éthiques que nous apprenons à nos jeunes officiers. Il y a eu mort d’homme. »

Le 5 mai dernier, Jozef Tvarusko, 25 ans, un légionnaire slovaque de sa section, décédait lors d’un exercice à Djibouti. À première vue, cette affaire pourrait laisser croire qu’un brillant saint-cyrien peut devenir un tortionnaire, qu’un régiment d’élite abriterait des barbares, que ni Saint-Cyr, ni le commandement de la Légion étrangère n’auraient détecté ces dangers. Le rapport de commandement et les témoignages recueillis permettent d’aller au-delà de la caricature.

Le drame se noue en deux heures, dans la fournaise de Djibouti (38 degrés, 90 % d’humidité), au sein d’une unité d’élite où l’on a l’habitude – et l’obligation – de se surpasser. Au deuxième jour d’un exercice, la section Bertaud a fait halte pendant une heure. Les hommes ont mangé et bu. La progression reprend vers 14 h 30. Mille mètres plus loin, Tvarusko se plaint d’une douleur au genou. Il refuse d’avancer. Son sergent et le caporal Steanu réagissent de façon rugueuse, comme ils l’ont sans doute fait des dizaines de fois à l’entraînement. Ils le houspillent et le frappent.

Réputé simulateur, Tvarusko est « un boulet ». Il n’a pas le niveau militaire ni le niveau physique du Rep. Comment a-t-il atterri dans ce régiment d’élite et y est-il resté, malgré des sanctions répétées et cette aptitude douteuse ? Le règlement et l’éthique militaire interdisent de frapper un subordonné mais tous les gradés savent que cette méthode est parfois efficace pour remettre sur pied un soldat défaillant. « On n’est pas chez les Bisounours, témoigne un ancien du Rep. On forme des combattants de choc. On les habitue à se surpasser. »


Une décision inappropriée que le lieutenant Bertaud regrette

Bertaud arrive auprès de Tvarusko. « Il simule, mon lieutenant », lui dit le sergent, approuvé par ses caporaux. Tous le pensent. L’expertise médicale le confirmera. De fait, Tvarusko se remet en marche. Deux cents mètres plus loin, il s’effondre. Nouveaux coups. Bertaud l’admoneste. Excédé, il lui décoche un coup de pied et menace de l’abandonner sur place, sans arme et sans eau. C’est une mise en scène pour lui faire peur. Joignant le geste à la parole, Bertaud vide sa gourde et une de ses deux bouteilles. Ces gestes malheureux vont accréditer l’accusation de “tortures”.

Tvarusko repart. Le rudoiement semble avoir été efficace. Il marche 1 000 mètres. Bertaud lui fait rendre son arme mais ne donne pas formellement l’ordre de lui redonner sa bouteille d’eau. Le caporal auxiliaire sanitaire ne constate aucun symptôme de coup de chaleur imminent. Tvarusko transpire même abondamment, signe incompatible avec une déshydratation grave. À trois reprises entre 15 et 16 heures, il a réussi à s’hydrater.

À 16 heures, Tvarusko s’écarte pour aller boire. Revenu sur lui, Steanu lui arrache la bouteille et le frappe. Bertaud aussi. Il décoche à Tvarusko un coup de poing au menton (l’autopsie n’a montré aucune trace) et la marche reprend. Quelques minutes plus tard, Tvarusko perd connaissance : arrêt cardio-respiratoire. Sa température interne atteint 43,7°. Malgré les soins d’urgence, c’est fini. De quoi le légionnaire est-il mort ? En aucun cas de coups ni de déshydratation. Le médecin légiste parle d’une hémorragie digestive (qui aurait pu être provoquée par un foudroyant ulcère de stress), alors que le médecin capitaine avait diagnostiqué « un coup de chaleur grave d’emblée ».

Bertaud s’est laissé submerger par la violence. Il le reconnaît. Brillamment sorti de Saint-Cyr en juillet 2006, ce jeune officier a été dépassé. Il avait sans doute trop idéalisé ce 2e Rep dont il rêvait et mal compris les traditions internes souvent ritualisées à la lettre, oublieuses de l’esprit. Comme d’autres, il a souffert de l’absence de transmission de “savoir être” entre jeunes et anciens. Le style de son capitaine l’a dérouté : « Tout à sa mission, pas assez à ses hommes. »

Affecté en octobre 2007 au 2e Rep, Bertaud a manqué de cette indispensable formation humaine pour faire face à la situation. Djibouti, qu’il découvre au début mars, est sa première mission extérieure. L’exercice de début mai est sa première sortie dans le désert. Par malchance, son SOA, le sous-officier adjoint, n’est pas là. L’absence de cet adjudant-chef a sans doute précipité le drame.

Le SOA est un ancien. Son expérience et sa légitimité lui auraient permis de gérer cette violence. Il l’a souligné lors de son audition. L’enquête de commandement aussi : « Le lieutenant n’a pu bénéficier de l’expérience d’un cadre expérimenté et s’appuyer sur ses conseils. Il convient à l’avenir de rendre impérative lors d’activités terrain la présence du SOA lorsque le chef de section est un jeune lieutenant sortant d’école. » Ce 5 mai, Bertaud est seul. La brutalité de ses gradés lui paraît normale. Ces méthodes rugueuses n’ont-elles pas forgé toutes les unités d’élite ?

L’affaire est délicate pour la Légion : son fleuron est éclaboussé, un de ses lieutenants est en prison, un sergent et deux caporaux ont été renvoyés de l’armée. Pour l’instant hors de cause, le capitaine pourrait voir sa carrière abrégée. Pour le chef de l’État aussi, la gestion est sensible car la radiation de Bertaud est de sa responsabilité. Dans les armées, l’accusation de “tortures” et de “barbarie” indigne. La mise en détention révolte. L’attitude de l’institution à l’égard de Bertaud est sévèrement jugée : « Un lâchage éhonté ! » Des jeunes officiers ne cachent pas leur colère et leur inquiétude.

La décision de Nicolas Sarkozy sera scrutée à la loupe. Beaucoup estiment que la radiation immédiate du lieutenant le condamnerait d’emblée, sans circonstance atténuante. Le maintenir dans les cadres pour qu’il puisse démissionner permettrait au contraire de régler le problème au mieux pour l’institution et de préserver son honneur.

Calme, Médéric Bertaud veut assumer toutes ses responsabilités. Il portera toujours sur la conscience la mort de son légionnaire et il sait que son rêve de consacrer sa vie au service de son pays est brisé. Faut-il pour autant en faire un tortionnaire et l’envoyer aux assises ? Ce mercredi matin, ses avocats, Mes Alexandre Varaut et Pierre-Olivier Lambert, devaient rencontrer le juge pour une audience de référé-liberté. (Note de Novopress: le référé-liberté a étét rejeté aujourd’hui.)

Frédéric Pons

(Source: www.valeursactuelles.com)



Hors ligne

 

#7 28-02-2009 15:46:43

Pascal
Sergent
Inscrit le : 18-01-2009
Messages : 134
  Re: La Legion sous le feu des projecteurs


Whouai whouai whouai d'ailleur à l'avenir tout entrainement se fera par simulateurs et puis les guerres aussi. Décidement on arrète pas le progrés. Entre le café de 05h30 et la cigarette de 06h00 cela permettre de faire une DSV virtuelle sur un objectif virtuel pour une mission virtuelle. Et avec mon méga phaser UMV200SX je lancerai des rayons mortels sur les méchants depuis le ciel avant de ballancer mes mégas grenades DHR160C qui détruiront l'ojectif. Au posé ma mission sera accomplie, la France victorieuse je n'ai plus qu'a regagner ma zone de récupération virtuelle pour rentrer.



Le courage n'est pas l'abscence de peur, c'est plutôt la capacité d'agir devant la peur.


Hors ligne

 

#8 28-02-2009 16:58:49

Lion
Admin Aumilitaire
Inscrit le : 22-11-2007
Messages : 2478
  Re: La Legion sous le feu des projecteurs


lol

Cet acharnement contre les armées et contre la légion en particulier commence à devenir ridicule et complètement décalé par rapport à la réalité !



"La nature nous a donné une langue et deux oreilles,afin que nous écoutions le double de ce que nous disons." ZENON de Cittium, Lettres à Lucilius


Hors ligne

 

#9 01-03-2009 03:25:11

Pascal
Sergent
Inscrit le : 18-01-2009
Messages : 134
  Re: La Legion sous le feu des projecteurs


Oui je sais mais le monde semble découvrir aujourd'hui des "techniques" appliquées depuis des années et des années et qui se sont adoucies je dirais. Je ne dis pas quelles sont irréprochables mais il semble que certains aient décidés de se populariser en médiatisant l'évènement et cela n'est pas trés "réglo" de leur part d'autant que ces gens ont pratiquement tous servis dans des unités d'élite ayant bien souvent des entrainements équivalents. Enfin c'est cela la ... politique.



Le courage n'est pas l'abscence de peur, c'est plutôt la capacité d'agir devant la peur.


Hors ligne

 

#10 29-06-2009 00:33:32

vh26
Adjudant
Inscrit le : 29-06-2009
Messages : 233
  Re: La Legion sous le feu des projecteurs


En effet dans la légion on utilise des "techniques" qui des fois mettent un peu les droits de l'homme de coté ^^. Mais bon, quand on s'engage à la légion plutôt qu'ailleurs on sait pourquoi. Cela dit, à la légion, ceux qui ont la malchance d'être la tête de turc de la section vont ramasser comme c'est pas permis, et moi je comprend qu'ils se vengent après.

146 ans plus tard, la légion étrangère française est reconnue comme le meilleur corps militaire au monde.
Et cela, rien ne pourra le salir. Ni les appréciations d'une quelconque association qui vient remettre en cause les méthodes d'entrainement au sein de la légion, ni les articles relayés par le figaro et autre ni quoi que ce soit.

Ce qu'il faut pas entendre des fois whistling



Hors ligne

 

Pied de page des forums

Propulsé par Punmax
Une création de Rickard Anderson
Modifications & Add ons par Charlie

[ Générée en 0.043 sec., 17 requêtes exécutées ]