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Voeux du Chef de l'Etat aux Armées le 3 janvier 2012.
Issu du site http://leparisien.fr
La politique extérieure de la France était au menu de cette étape-là de son tour de France. Alors qu'il présentait ses voeux aux armées, ce mardi à Lanveoc-Poulmic (Finistère), Nicolas Sarkozy a une nouvelle fois condamné la répression sanglante du régime de Bachar al-Assad.
Le président de la République a par ailleurs saisi l'occasion d'évoquer la situation en Afghanistan, alors que deux légionnaires français ont été tués la semaine dernière dans la province de Kapisa.
Le chef de l'Etat a longuement énuméré les «succès» remportés par «ses» troupes pendant l'année 2011. A commencer par la Libye, où l'armée française «fut la première aux avants-postes (...) et l'armée de la liberté». Il a rappelé «le travail admirable» des militaires de l'opération Licorne lors de la chute du président ivoirien Laurent Gbagbo, ou le «travail délicat» accompli en Afghanistan.
«Ecoeuré et révolté» par les massacres en Syrie
«Je recevrai le président Karzaï le 27 janvier prochain. Je confirmerai et je préciserai à cette occasion notre calendrier définitif de retrait», a-t-il d'ailleurs annoncé à ce sujet. «Nous participons avec nos alliés à un transfert progressif de la sécurité du pays aux forces de sécurité afghanes», a rappelé le chef de l'Etat lors de son discours, «d'ici 2014, les Afghans assumeront la responsabilité de leur sécurité, ils le feront grâce aux forces armées et de police que nous formons».
Concernant la Syrie, Nicolas Sarkozy a appelé Bachar al-Assad à «quitter le pouvoir» et à «laisser son peuple décider librement de son destin». Le chef de l'Etat a condamné les «massacres» qui suscitent «à juste titre l'écoeurement et la révolte». La communauté internationale «doit prendre ses responsabilités (...) en dénonçant une répression cruelle» et doit «s'assurer que les observateurs de la Ligue arabe ont tous les moyens et toute la liberté de faire correctement leur travail», a-t-il ajouté.
Des critiques à ses futurs adversaires socialiste et écologiste
A moins de quatre mois du premier tour de la présidentielle, le futur candidat Sarkozy ne s'est pas non plus privé de critiquer en creux ses futurs adversaires socialiste et écologiste, défendant le siège permanent de la France au conseil des sécurité de l'ONU, dont l'accord électoral PS-EELV envisage l'abandon. «Cette capacité à nous défendre et cette capacité à hausser le ton sur la scène internationale quand les événements l'exigent, nous ne l'abandonnerons jamais», a-t-il juré.
Le chef de l'Etat a également raillé, pour conclure, la suggestion de la candidate écologiste Eva Joly de supprimer le défilé militaire du 14 juillet. «Jamais, jamais, je ne pourrai accepter la remise en cause de ce défilé que tant de pays envient à la France et qui fait la fierté de notre patrie !»
Le chef de l'Etat poursuit un tour de France et un marathon des voeux, débuté le 1er janvier en Moselle, qui doit lui permettre de quadriller le pays en quelques semaines. Prochaine étape, alors qu'il ne s'est pas encore officiellement déclaré candidat à sa propre succession : la Vienne, jeudi, pour les voeux au monde de l'éducation et de la recherche.
En attendant de pouvoir disposer du texte dans son intégralité.
BTX
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