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Le déroulement de la guerre des Malouines


Les accrochages vont principalement se dérouler dans les airs.

Les Britanniques attaquent l’aéroport de Stanley à plusieurs reprises et détruisent de nombreuses cibles au sol.

Le 21 mai à 2h00, les commandos de marines britanniques 40 et 45 débarquent à San Carlos. Quelques heures plus tard, les parachutistes occupent Port San Carlos. Les Argentins n’opposent aucune résistance et le débarquement de la tête de pont continue.

Vers neuf heures du matin les premières vagues d’attaques de l’aviation argentine arrivent, elles vont s’en prendre pendant toute la journée à la flotte qui est complètement à découvert dans les eaux de San Carlos. Durant les trois jours suivants, ce ne seront pas moins de huit bâtiments anglais qui vont être gravement endommagés ou coulés.

A ce stade de l’engagement, seule l’aviation argentine oppose une résistance par des attaques constantes, principalement dirigées contre la flotte et les navires de ravitaillement (Missile Exocet). Après une phase de débarquement et de consolidation de la tête de pont, les forces britanniques ont été séparées en deux: une partie vers le sud en direction de Goose Green et de Darwin, l’autre à l’est vers Stanley.

Suite à la perte du cargo Atlantic Conveyor et de pratiquement tous les hélicoptères de transport, les hommes se préparent à une marche d’environ 100 km qui mènera la majorité des troupes près de Stanley. Malgré des charges de plus de 35 kg aucun des 5’000 hommes engagé ne sera porté manquant suite au pénible déplacement, encore une preuve de l’excellente préparation des forces britanniques.

Goose Green sera le théâtre du plus difficile affrontement de la guerre. Le commandant des forces argentines dispose de plus de 1’500 hommes pour sa défense. Le 2e bataillon du “Parachute Regiment” commandé par le Lieutenant Colonel Jones compte à peine 500 hommes, un rapport de 1 contre 3, ce qui est en contradiction avec toutes les règles enseignées par les écoles militaires ( l’assaillant devrait avoir une supériorité numérique de 3 contre 1).

De plus les Anglais accumulent les désavantages, ils ont parcouru les 30 km qui les séparent de leur lieu de débarquement à pied, principalement de nuit. Pire encore, la BBC annonce publiquement que les parachutistes sont en route pour Goose Green, annulant tous effets de surprise. Le terrain lui aussi est défavorable, les Argentins occupent des positions au sommet des collines, surplombant un terrain complètement découvert.

Ignorant toutes les difficultés, les Britanniques engagent la bataille à 2h30 le 28 mai, celle-ci durera jusqu’à la nuit suivante. Vers 14h00, le 29 mai, les Argentins accepteront finalement les termes de la reddition, permettant aux soldats anglais de libérer les 112 civils et de faire plus de 1’400 prisonniers visiblement surpris du petits nombre de para qui les ont attaqués.

Après la prise de Goose Green, les Britanniques se dirigent vers Stanley, à part quelques accrochages notamment avec l’aviation, ils ne rencontrent pas de grande résistance. L’essentiel des troupes argentines, environ 10’000 hommes, est concentré vers Stanley.

L’ensemble des forces britanniques se prépare maintenant pour la bataille finale. Près de 5’000 hommes font face aux 10’000 Argentins occupant les positions fortifiées près de Stanley. Entre le 11 et le 13 juin une série de batailles pour les collines surplombant Stanley se déroulent successivement, les Britanniques au terme de violents affrontements et d’une résistance étonnamment farouche des Argentins, prennent les Monts Longdon, Harriet et Two Sisters pour finir par Thumbledown Mountain et le Mont William. Le 13 au soir Stanley est complètement encerclé. Durant cet épisode, une habitation est touchée par un tir d’artillerie britannique tuant les trois seules victimes civiles du conflit.

Le 14 juin, le Major Général Jeremy Moore, commandant des forces terrestres britanniques, signe avec le Général Mendes le document de reddition de toutes les forces argentines des Malouines, la seule concession accordée à Mendes sera de tracer le mot inconditionnel devant reddition. Avec cette signature s’achève un des conflits les plus courts et intenses de l’époque contemporaine.


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Auteur : Au Militaire


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