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  1. 19 points
    Bonjour, Suite au RETEX sur mon passage au CSO que j’ai prit un énorme plaisir et satisfait des retours que j’ai eus (en MP ou directement sur le sujet), je reste fidèle à la promesse que j’avais faite de faire un retex sur la FGI et la FSI pour donner un aperçu complet (ceux qui ont lu l’ancien retex comprendrons ^^) de ce que s’est ; faute de temps je n’ai pas vraiment pu le faire auparavant. 5 Décembre 2014 : 26 soldats de la section du Lieutenant Q rangé en rang parfaitement aligné sur la place d’arme face au colonel, les autres compagnies présente nous entourant et les familles venues de partout les mains congelées par le froid mordant de la Sarthe posées sur le FAMAS ; et pourtant personne ne bouge, tout le monde à le regard fixe, droit, imperturbable, la section ne bouge qu’au « portez/présentez arme » et « reposez arme » ; pas un bruit, pas un mouvement, les jeunes soldats sont fiers d’avoir terminées leurs formations initiales rassemblés devant leurs familles pour la remise des fourragères. Mais avant cela… Rétrospection sur une signature, un engagement, une formation. 6 Mai 2014 : Cela fait déjà une semaine environ que j’ai signé mon pré-contrat, je me dirige non pas vers mon CIRFA d’Arras mais vers Lille à 8H00 pour signer mon contrat muni de ma convocation et ma carte d’identité avant de rejoindre mon régiment : le 2e RiMa. Beaucoup de vidéos visionnées durant cette semaine, de lecture sur différents forum pour voir comment se passe une incorporation et de préparations pour le jour J (confection du sac qui à été fait, défait, refait un nombre de fois incalculable) ; relecture de la brochure envoyée à mon domicile. Une semaine d’incorporation s’annonçait. Départ pour le camp d’Auvours avec un comité d’accueil, pour ma part ce fut un sergent qui m’a accueilli (ils se relayaient entre eux forcément), évidemment au bout de quelques temps nous étions 5/6 engagés au 2e RiMa à être présent donc nous commencions à parler, à faire connaissance puis une rotation fut faite pour nous emmener directement au régiment. Une fois arrivé au régiment, nous sommes assignés vers nos chambres respectives (chambre de 6) puis dans la foulée avec le petit groupe constituée nous nous dirigeons vers un gros hangar où sont stockés les treillis, rangers et autres équipements militaires. Précisions pour la constitution des chambres : à chaque incorporation c’est 40 personnels qui ont la chance d’intégrer un régiment, dans chaque section nouvellement constituée il y à 4 groupes de 10 personnes, chaque groupe est constituée d’un chef d’équipe, d’un chef de groupe et de 10 nouvelles recrues. Il y à aussi le Lieutenant (le chef de section) et le SOA (sous officier d’active), le bras droit du lieutenant entre autres. Vous êtes évidemment classés par groupe dans les chambres. Nous sommes donc au hangar ou nous percevons les treillis, les rangers (et les Félins), le casque TTA, les tee-shirts, les grosses chaussettes vertes, slips de bains, peau de souris, duvet, sur sac, goretex, les différents sacs (sac F1, musette TTA [toute arme] et le sac marin) et nous attendons dehors en rang au repos (mains croisés dans le dos, la main gauche qui enserre le poignet de la droite, le pouce de la main droite entouré par les autres doigts). Chaque déplacement se fait en colonne, et en silence évidemment. Si c’est comme pour notre contingent, vous effectuerez au début vos déplacements en tenue de sport longue (probablement pour que tous soient égaux et portent le même uniforme, pour porter une tenue unique et ainsi commencer à créer une cohésion). Puis viennent les premiers cours : faire son lit en bataille ou au carré. Vous aurez quelques cours théoriques : notamment la CMG (cours militaire général). Puis suivrons logiquement quelques petits cours pratique : comment s’habiller en treillis, marcher au pas (en ordre serré OS) etc... Apprentissage de chant seront également au programme, je me rappelle aussi du chant de La Marseillaise qu’on avait fait derrière les bâtiments sous la pluie. Vous aurez des formalités administratives à faire, un petit passage chez le boucher hum… coiffeur pardon une visite médicale de nouveau. Vous devrez aussi (toujours si c’est comme pour notre contingent) vous présentez devant votre lieutenant à la manière militaire (on vous l’apprendra pas de panique) dans le but de mener un entretien afin de remplir des cases administratives, parler de vos motivations, de ce que vous êtes venus chercher, vos objectifs etc… N’oublions pas les fameux TIG qui commencent dès cette semaine La semaine d’incorporation vient de se finir, vous serez peut-être moins de 40 (raisons médicales ou personnelles), départ en bus du camp d’Auvours direction le Centre de Formation Initiale des Militaires du rang (CFIM 9) de Coëtquidan pour entamer la FGI (Formation Générale Initiale). Un hommage à un sergent qui une fois franchi le portail nous à dit « bienvenue en enfer mouhahaha ! » Vous trouverez vos chambres et commencerez à vous installer, vous aurez certainement une armoire type pour que le rangement d’armoire soit semblable à tous. Vous percevrez ici également du matériel pour la FGI tel que : une bâche, des sardines, des tendeurs, un bonnet, du camouflage, chatertone, bretelle et sacoche pour confectionner votre gilet de combat de qualité... médiocre :D, tapis de sol etc… Puis suivrons des semaines d’instructions, en moyenne c’est réveil 5h30, coucher vers 22h00 en moyenne, vous aurez un week end sur 2 de libre (départ le jeudi, retour dimanche soir). Vous passerez rapidement des tests sportifs (cooper, tractions, cordes, pompes, abdo) afin d’établir des groupes de niveaux afin d’évaluer le niveau individuel et global de la section. Premier footing de 40/45 minutes environ, l’objectif à court termes c’est que personne ne marche durant le footing et ne pas être éparpillés sur XX mètres. Des cours sont également fait (beaucoup de cours), tel que CMG – Education – Armement – NRBC (Nucléaire Radiologique Biologique Chimique) – Génie – Renseignement – Transmission – Combat – Piscine – Terrain etc… Beaucoup d’ISTC (Instruction Sur le Tir de Combat) afin de maitriser votre armement, votre famas. Vous apprendre à charger votre arme, faire des mesures de sécurité, faire un CPS (Contrôle Personnel de Sécurité), retrait de cartouche, résoudre des incidents de tirs, changement de chargeur tactique ou d’urgence, etc… Avec des munitions inertes évidemment. Vous ferez aussi du démontage-remontage FAMAS, avec prise de chrono à termes. Tout les lundis, le commandant annonce ce qui va se passer cette semaine globalement et il annonce ce qu’il a à dire avec chant de la marseillaise quand le drapeau Français est levé. Les premiers terrains viendront puis les premières marches ; je me rappellerai toujours des premiers terrains (le premier où on nous à dit de dormir avec les famas dans les duvets, où on pensais passer une nuit dehors comme au camping, quelle surprise quand on nous à « attaqué » vers minuit/1h00 du matin avec une alerte où il fallait entièrement se rhabiller en treillis etc… puis le second ou troisième terrain où il à plût toute la journée et toute la nuit, vieille nuit humide ou on dormait à moitié dans la flotte on s’est tous réveillés le matin en se demandant ce qu’on foutait là ^^). Les marches sont également progressives, on démarre par une marche de 5 kilomètres puis 10, 15 etc... Jusqu’à faire un peu plus de 103 kilomètres pour les fourragères. Je peux vous assurer que les 5 kilomètres quand on vient du civil s’est très… long avec le sac, les rangers etc... (Pourtant je marchais beaucoup mais c’était assez compliqué au début [surtout les rangers que je supportais difficilement] le pire fut la deuxième marche de 10 kilomètres de nuit où on à traversé des sortes de marais, de la boue partout, ont glissaient, tombaient etc.. ont ne voyaient pas à 5 mètres tout le monde s’énervaient). Puis maintenant 5 kilomètres on se dit « Pouah, 3 fois rien » x’D Traditionnellement la marche des 5kilomètres est pour l’obtention du béret même si nous l’obtenons bien avant ce béret. L’étape 1/4 pour la panoplie du marsouin (Béret – Calot – Képi – Fourragère). Un peu plus d’un mois après notre incorporation nous avons effectués première marche avec un objectif et une récompense à la fin : le 2ème équipement de la panoplie du marsouin : le calot. Marche nocturne de 25 kilomètres avec des montées, des descentes, des routes, des forêts, des sentiers etc… pour arriver à l’abbaye de Paimpont au lever du soleil dans la nuit du 11 au 12 Juin. Acte de solidarité de la part de la section le 17 Juillet 2014 ; en effet notre contingent s’est spontanément porté volontaire pour participer à un don du sang pour le soutien des troupes en OPEX un peu avant la fin de la FGI. Vous ferez également des PO (parcours d’obstacle). Régulièrement des tests sont réalisés, que ce soit par l’encadrement ou le CFIM lui-même pour voir la progression de l’apprentissage des jeunes engagés. Le premier gros test s’est déroulé de la manière suivante : simulation d’un jet de grenade, DDRO/NVAD (vous aurez le cours) puis des questions à QCM avec des balises à poinçonner pour notre part c’était ça avec un démontage/remontage FAMAS puis donner le nom des pièces du famas. Nous avons aussi eu une cérémonie où nous avons reçu en même temps que des classes se déroulant en parallèle des nôtres (le 3eme RiMa) l’insigne Brigade, je me rappellerai de la fierté et du frisson que j’ai eu lors de cette cérémonie avec les gradés, la nuit sombre, les sortes de flambeau qui nous plongeaient dans l’ambiance de quelque chose d’unique. Sans oublier tout les petits dej colo que nous avons eu entre temps. Puis vint le moment du rallye final, restituer toutes ces connaissances acquises au cours des dernières semaines cela débute par des épreuves sportives (cooper cordes abdo piscine [100mètres +10 en apnée]. Nous avons été briefés par un cadre du CFIM qui nous à passé une diapo pour nous expliquer l’enjeu, l’objectif et le contexte : nous étions plongés dans les faits réels de la Seconde Guerre Mondiale, parachutés (on ne l’a pas été hein ^^) dans le maquis de Saint Marcel, proche du camp nous avions pour but d’instruire les maquisards sur les différents matériaux en fournissant du renseignement. Ce fut un rallye d’environ 40 kilomètres sur 36h00. Nous avons débutés par une épreuve de renseignement, puis s’est enchainé toutes les autres matières, les cadres du CFIM étant habillés en vêtement d’époque pour certains, nous devions reconnaitre différentes mines, faire un itinéraire de repli car terrain miné, faire du démontage remontage famas et répondre aux questions des partisans (famas droitier, gauchier, pièce neutralisation, portée max etc.. ni plus ni moins que de la restitution de vos cours), simulation d’un tir tendu sur objectif, démontage remontage d’un poste de transmission et répondre aux questions sur les caractéristiques, répondre à des questions en nrbc + protocole de déshabillage, une phase de combat (pour noter les comptes-rendu et les passages en tiroir/perroquet notamment). Le soir nous avons eu une phase de défense à réaliser en surveillant toute la nuit des secteurs de surveillance puis une riposte à une attaque. Vous aurez aussi un compte-rendu écrit à réaliser et des tests théoriques (cmg educ etc...). Puis vint au final la phase de réintégration de matériels, nettoyage famas, anp etc... Et des locaux pour retourner au régiment mais juste avant une bonne semaine de permission vous sera donnée. Retour vers le régiment, alors que nous pensions rentrés tranquillement, fier de nos résultats section très bon nous avons étés surpris de ne pas tourner vers le régiment mais de continuer tout droit et d’entendre les cadres dire « retirez les ceinturons, montres et videz vos poches » ; une arrivée inoubliable en marche course qui donnait le ton pour la FSI accompagné de notre futur commandant d’unité, le capitaine M. Nous sommes arrivés sur la place d’arme où nous nous sommes vu remettre l’insigne du 2ème RiMa par nos cadres ; suivi d’un petit dej’ colonial avec le colonel. A l’issue une semaine de permission (bon bah ça je ne vous détaille pas x’D). Puis retour au régiment pour une semaine d’acculturation où vous ferez des tâches administratives, visiterez le régiment en détails, visite du musée du régiment, découvrirez les traditions régimentaires et reverrez celles des troupes de marines et présentation de la structure du régiment. Nous avons eu un terrain par semaine le temps de découvrir chaque semaine les différentes missions du trinôme (donc 6 terrains environ). Il y à également eu la continuité des cours ; avec des cours de topographie en plus, plus d’armement (frf2, minimi, pamac, pamas, anf1, 12-7 etc…), des cours d’explosifs. Une semaine de tir à Coëtquidan pour passer différent module et nous avons eu l’occasion de faire de l’explosif. Nous avons effectués notre marche au képi à la sortie de la campagne de tir à Coëtquidan du 11 au 12 Septembre le long des côtes Bretonnes où nous attendaient d’autres marsouins de la compagnie en pleine FSE au fort de Penthièvre ; lieu symbolique qui caractérise parfaitement la devise du régiment « Fidélité et honneur sur Terre et sur Mer ». De magnifique paysages, une arrivée avec une vue superbe et à l’arrivée nous avons dû manger un oignon gracieusement offert par l’adjudant d’unité Pendant la FSI nous avons pu tirer au FRF2, à la minimi, à l’AT4 reducteur Le Rallye FSI fut un raid d’environ 80 kilomètres qui à pour objectif toujours de restituer les connaissances tactiques et théoriques acquises lors de la formation que ce soit en topographie, renseignement, transmission, génie, armement, NRBC etc… Marche constamment sous la pluie battante sans réellement s’arrêter sauf pour les petites pauses ou pour les ateliers ; quand on pense arriver à la fin du rallye (on reconnait les lieux) après un incident SC1 on réalise un brancardage qui explose les ampoules, à l’issue le lieutenant nous prend en marche course jusqu’à la fosse à VAB pour la franchir, en ressortir entièrement mouillé jusqu’au os mais sans réel problème car nous étions déjà trempés puis à l’issue on reprend la marche course direction un sergent qui nous à fait nous déchaîner sur des sacs de frappe, roulet à terre, ramper etc.. Avant de nous emmener derrière une butte où il n’y avait... rien… enfin c’est ce que je pensais quand tout à coup je vois un black man qui sort de derrière les arbres. Après un combat acharné on se dirige vers le PO pour réaliser un Parcours d’Obstacle groupe avec des pneus, des bidons, des rondins de bois, une corde à passer. Puis retour au régiment pour la fin de ce rallye. Voilà à quoi ressemble le black man grosso modo Nous avons eu une semaine à Fréjus où nous avons visités le musée des troupes de marine ; visite de bateaux de la Marine nationale, nous avons même pu voir un SNLE qui rentrait (Sous Marin Nucléaire Lanceur d’Engins) puis le porte-avion Charles de Gaulle. Voir toutes cette histoire, ce qui nous précède c’est juste... énorme ! Puis la section s’est rendue de nouveaux à Penthièvre, pour un stage d’initiation d’aguerrissement sur la presqu’île de Quiberon ; descente en rappel, escalade, lancer de grappin, piste individuelles et collectives. Marche course et brancardage dans le sable avec un vent de face horrible qui nous ralentissait considérablement, avec une pluie qui nous fouettait le visage ainsi que les grains de sable. Nous n’avons pas pu faire le dessalage (retourner un petit bateau dans l’eau) car les vagues étaient trop énorme avec des creux allant jusqu’à 4 à 5 mètres par moment. Puis il y à eu les 2 mois de formations et d’adaptation au système FELIN dont est équipé le régiment, ainsi que la découverte du VBCI. Nous avons eu aussi la marche aux fourragères d’environ 103 kilomètres entre Sainte Mère l’Eglise et Ouistreham où nous avons marché le long des côtes Normandes pour rendre hommage au débarquement qui à eu lieu en Normandie, nous avons visités divers endroits, divers musées et marchés sur les pas des anciens combattants, la totalité de la section à fini cette marche, avec des écarts assez important à la fin mais nous l’avons tous fini. Puis nous revoilà au 5 Décembre 2014 où les 26 soldats de la section du lieutenant Q sur les 40 initiaux reçoivent leurs fourragères. Entre temps nous avons fait un mois et demi d’opération sentinelle (d’abord 2 semaines quand l’alerte à éclatés lors des attentats survenus sur Paris puis un mois ensuite). Puis nous avons pu faire une semaine de CETIA (centre entrainement au tir inter-arme), une semaine de MO (maitien de l’ordre) et là actuellement je suis en FSE avec une bonne partie de mon contingent, nous abordons le rallye cette semaine. Au régiment nous réalisons des PACO de temps à autres, tout se passe bien etc… Donc on peut dire que nous avons eu un programme chargé en un an Voilà j’espère que ce RETEX vous à plut, qu’il à pu être utile à certains, j’ai prit un énorme plaisir à l’écrire.
  2. 14 points
    Bonjour, Je reviens tout juste des 2 jours en GRS et ai donc passé les tests psychotechniques. Comme je n'ai pas trouvé de sujets résumant ce que ce sont ces fameux tests, je vais écrire mon propre compte-rendu. Deux précisions : Je ne traiterai pas du test de stress pour la simple raison que je ne l'ai pas passé puisque je suis candidat de l'armée de l'air. Secondement, il existe ceci : https://librairie.studyrama.com/produit/3360/9782759034512/Sous-officier Je l'ai acheté. C'est nul. Le livre est mal foutu et les exercices de maths et de logique réellement utiles sont rares. Gardez ces 20 euros pour acheter de la bière, c'est plus utile. Test de personnalité C'est un QCM de 77 questions auxquelles ils faut répondre en une vingtaine de minutes. Chaque question concerne l'attitude du candidat dans une situation donnée. Il y a 5 réponses possibles : Cette affirmation est tout à fait vraie ; assez vraie ; ni vraie, ni fausse ; assez fausse et tout à fait fausse. Les questions concernent peu de thèmes puisque plusieurs sont de simples reformulations. De mémoire, il y a au moins 4 grands thèmes : Confiance : "Faites facilement confiance aux gens ?", "Êtes vous méfiant envers les nouvelles personnes que vous rencontrez ?"... Curiosité : "Lisez vous des livres scientifiques, politiques ou philosophiques ?", "Êtes vous intéressé par les questions existentielles ?" Fait d'être organisé : "Pensez vous que chaque chose doit être à place ?", "Quelle est votre attitude envers le désordre ?"... Goût du changement : "Pensez vous être routinier ?", "Vous arrive-t-il de changer votre routine pour vous donnez une impression de changement ?"... Test de logique/raisonnement C'est une série de 24 questions auxquelles il faut répondre en 12/15 minutes. Le test, c'est ça : Chaque question est une série de 4/6/9 cubes dont une ou plusieurs faces du cube final est restée blanche et c'est au candidat de choisir parmi 5 propositions. Honnêtement, c'est un test étrange et l'on est jamais certain de son résultat. Test spatial Voilà ce qu'est le test spatial. On vous donne un quadrillage partiellement noirci et l'on vous demande de vous retrouver parmi 5 propositions le même quadrillage après qu'il ait subi une rotation. Dans mon exemple, c'est la première proposition. Une vingtaine de questions et 12 minutes pour y répondre. Test de vocabulaire Certaines questions portent sur la définition d'un mot, imputrescible par exemple, d'autres consiste à trouver un intrus parmi une liste de mots. Si les premières listes sont évidentes, les dernières sont franchement étranges puisqu'il y a 3 mots avec une signification proche et 2 autres tout aussi proches mais traitant d'un autre sujet, alors qu'il n'y a qu'un seul intrus... Test de maths Les premières questions utilisent les opérations de base, puis viennent les fractions, les pourcentages, les systèmes d'équation (Avec le problème des canards et des lapins), la proportionnalité (parfois inverse) et enfin des problèmes de vitesse et de temps. Si les premières questions sont franchement accessibles les dernières méritent vraiment un entrainement pour acquérir des astuces pour exprimer mathématiquement le problème et le résoudre. De plus, le chrono tourne et le petit quart d'heure ne m'a pas été suffisant pour répondre à la vingtaine de questions... Test d'attention Ce test, et le suivant, sont tous deux impossibles à terminer. Normal, c'est 40 questions et 3 minutes pour y répondre. Le test d’attention consiste à trouver s'il y a, ou non, un intrus dans une série de chiffres, lettres ou de noms. Par exemple : 456128 456128 456129 456128 TGHIO TGHIOP TGHIOP TGHIOP Kwolawskaia Kwulawskaia Kwolawskaia Kwolawskaia Test de codage Même topo qu'avant, le chrono est impitoyable et vous mets sous pression. Ici, une liste de 9 mots sont associés à des codes de 4 chiffres (et sera affiché tout au long du test) : Submersible 4521, Motocyclette 8237, Chaussure 6067 Les 40 et quelques questions consistent à retrouver dans une série de 4 codes, le code correspondant au mot recherché : Submersible ? 4421 4921 4612 4521 Test d'anglais Obtenir un bon score à ce test exige une réelle maitrise de l'anglais. Si votre spécialité requière de speak english, learn it. Typiquement, il y a des questions sur les temps (I went to the bookshop and ... a comicbook ; buy, bought, has bought, will buy), mais aussi l'emploi des propositions (in, at, to, from) en évoquant un lieu ou un événement, les pronoms interrogatifs (why, where, who, whom, whose, what, which) et du vocabulaire (quand les questions parleront de "fire", répondre "put out"). Et je pense avoir fait le tour. Donc merde à ceux qui passeront ces tests.
  3. 13 points
    Je me lance dans un projet bien ambitieux = faire un retex de mes 8 mois à l'ENSOA. J'ai été recrutée (je suis une femme) au titre de la spécialité 2024 pilotage budget finances (PBF). La première semaine c'était le circuit d'incorporation: papiers, médical et perceptions diverses. Dès le début on était dans nos chambres des 8 mois. Là c'était vraiment "dépêchez vous pour attendre". Le premier week-end c'était les premiers cours avec les sous officiers qui encadraient notre section. C'est aussi ies premiers contacts avec ceux qui ont dirigé notre vie durant 8 mois ^^ là on découvre aussi l'ordre serré. Les premières semaines d'instruction c'est l'alternance entre sport (EPMS), cours théoriques de base et ordre serré. Pour le sport c'est énormément de footing et de travail sur piste. Il y a aussi le 1er test de natation pour voir le niveau. A la fin de la 2e ou 1ère semaine il y a la première petite cérémonie où on a rencontré notre FAMAS, sûrement notre meilleur ami des 8 mois xD Là on a fait le premier terrain à Avon, nous c'était petit paradis, temps nickel. Terrain cool pour découvrir. Et première petite marche avec découverte du rythme militaire. Après l'obtention d'une épreuve théorique c'est le premier tir au FAMAS dont on se souvient très bien ! Les cours théoriques s'enchaînent, avec les séances de sport et le tir. On prend le rythme, on s'habitue à manger à 18h30 xD et les cadres de la section deviennent vraiment comme des parents, l'autorité en plus. Il y a des sorties régulières sur le terrain pour apprendre la base du combat, les marches... Assez rapidement (impossible de me rappeler quand exactement) on a un terrain qui se finit par la fameuse marche au képi (au tricorne pour moi). C'est pas difficile, 16km pour nous. Mais c'est une très belle cérémonie. Au bout de 2 mois il y a le premier examen, l'examen Intermédiaire de Formation (EIF) qui compte pour 20% de la note finale. C'est aussi ce classement qui détermine l'ordre des choix du stage en corps de troupe. L'EIF se déroule à Avon, une journée d'épreuves techniques (transmissions, NRBC...) puis une journée de combat où on passe une fois chef d'équipe puis GV (soldats). Pour ma part j'ai pu aller au pèlerinage militaire international de Lourdes (PMI), un sacré moment, entre communion dans la religion, partage et découverte des autres en dehors des temps religieux. Comme étape marquante après il y a le séjour à Caylus, en juin pour nous. Sûrement l'un des meilleurs moments de la formation ! Nous avons fait du tir longue distance (400m), tiré des grenades, de l'explo... Le tout en étant logé dans des corps de ferme sur des lits de camp et popote quasiment tous les soirs, hormis quand on organisait des activités sections ou compagnie ! Pour la majorité des spécialités dont la mienne ça sera sûrement l'une de nos seules expériences de vie en camp. En juillet pour nous il y a eu la préparation du 14 juillet pour ceux qui étaient choisis, avec toujours les cours théoriques, techniques, le tir au FAMAS, PAMAC ou PAMAS (une fois au HK). Moi j'étais en perm la semaine du 14 juillet. Sinon certains étaient à Paris, d'autres à Avon pour le nettoyer. La dernière semaine de juillet et la première d'août c'était stage en corps de troupe. J'ai été en compagnie de combat d'un régiment d'infanterie avec une fin de FTS. J'ai pu donner des cours de topo, de trans et encadrer du sport. C'est le seul moment où on voit la réalité des régiments. Même si pour nous les régiments étaient un peu morts. J'ai aussi passé 2h avec les gens qui exercent ma spécialité quand même. Après on a eu une semaine de perm, j'étais de garde à L'ENSOA mais les autres avaient deux semaines à ce moment là. Dur dur le retour à l'école et au statut d'élève après avoir été considéré comme un cadre... Là on est rentré en mode CM1 à fond notamment lors des séances de parcours d'obstacle. Fin septembre c'était le fameux stage CNEC, pour ma part je suis blessée lors de la marche TAP, une semaine avant le départ donc je suis restée à St Maixent où c'était TIG à fond, révisions et cours de soutien pour les volontaires. On est vite arrivé au CM1. En premier les épreuves théoriques (relations internationales, anglais, bureautique...) sur une semaine non banalisée. La semaine suivante le lundi on a eu les épreuves techniques (tir, génie, NRBC, trans...) sous la forme d'un rallye. Et le lendemain, départ pour Avon. La première après midi puis le lendemain on enchaîne les combats (13 combats de 50 minutes) où on est évalué comme chef de groupe une fois mais on peut gagner / perdre des points lors de nos passages comme chefs d'équipe ou adjoint. Après le retour à St Maixent, on a briqué les FAMAS qu'on n'allait plus revoir jusqu'à tard dans la nuit et jusqu'à ce qu'on ait les résultats. Après on a commencé les réintégrations de certaines choses. La dernière semaine a été consacrée aux répétitions mais pas que ! Le mardi on a eu la répétition de l'amphithéâtre où on choisit les affectations par spécialités et dans l'ordre du classement. Le mercredi c'était l'amphithéâtre officiel. On savait enfin où on allait aller ! Le jeudi c'était le jour J, journée en famille pour leur faire découvrir ce qu'on a vécu au cours des 8 mois. Vers 17h tout se met en place pour la cérémonie. Pour ma part j'admire et j'adore mon parrain donc c'était très très émouvant. Après la cérémonie on a eu un buffet puis au revoir les familles et retour à l'école pour une dernière nuit. Le vendredi matin on a fini de charger nos voitures et on les a sorties. On a rendu la tenue de parade "école" pour revêtir celle de notre affectation. On est sorti au pas par section, au milieu d'une haie de nos cadres. Et là départ pour arriver le lundi en régiment. Pour ma part je suis en GSBDD (unité administrative qui soutient plusieurs régiments), le mien est purement armée de Terre mais ça peut être interarmées. Je développerai plus en profondeur certaines choses demain. Mais si vous avez des questions ^^
  4. 9 points
    Voilà un petit résumé de la formation à l'ENSOA ce forum m'a bien aidé dans mes recherches quand j'ai voulu intégrer l'armée à moi de vous aider avec cette présentation. Déjà petite présentation j'ai un baccalauréat technologique, 19 ans et un niveau correct en sport. Pour commencer les affaires à prendre c'est les questions qui reviennent souvent, vous allez percevoir un paquetage plus que complet et armée oblige vous allez devoir être habillé en permanence avec des affaires militaires donc les seuls affaires à ramené utiles sont : - Affaire de cours (Feuille, Stylo etc) - Basket adapté au footing (Pas les basket 1er prix du Auchan) - Chaussette et sous vêtement et bonnet de bain ainsi qu'un maillot de bain de couleur neutre (noir). + quelques affaires civils pour les week-end - Du papier toilettes (OBLIGATOIRE) une trousse de toilettes (Rasoir) une trousse de soin (pansement anti ampoule). N'apporter vraiment rien d'autres car vous ne pourrez soit pas le porter soit pas le prendre avec vous. (Vous pouvez prendre votre PC Portable les Geek mais je vous rassure à part les week-end de permission vous n'aurez pas le tems d'y jouer) Les 3 premières semaines Je reprécise que ma formation date de 2017 - 2018 en tant que direct (Je viens du civil en gros) donc suivant la date à laquelle vous regardez ce post ainsi que le bataillon ou la section dans laquelle vous allez tomber il peut y avoir du changement mais globalement sa restera identique à 95%. La première semaine commence votre incorporation elle dure 5 jours du lundi au vendredi vous allez faire votre visite médical donc prenez tout vos papier (carte de groupe sanguin et carnet de vaccination), vous allez percevoir votre paquetage d'une valeur de 3.000€donc pas d’inquiétude pour le matériel , signer beaucoup de papier, passer chez le coiffeur et apprendre les bases du militaire (Garde à vous / Repos / Ordre serré .....) , faire son lit, faire les TIG etc etc. Pour la composition d'une promotion celle-ci compte environ 300 élèves reparties en 2 compagnies de 150 élèves elles mêmes divisés en section de 30 élèves Arrive le premier weekend qui est bien sur bloqué le samedi vous allez avoir votre première Marche de 4 - 5Km environ avec un sac de 10 - 15Kg environ. Le dimanche vous allez avoir votre première cérémonie de prise d'arme c'est là que vous allez recevoir votre arme de dotation le FAMAS. Ensuite les semaines d'instructions s’enchaînent pour arriver à votre second weekend ou vous allez sur le terrain. Alors c'est là que sa se complique ou pas selon votre encadrement car le terrain c'est là ou on ramasse un peu on fait du combat de la mise en pratique on ne dort pas beaucoup car on fait du combat ou de la simulation même la nuit on dort dehors et très peu bref la vie de militaire votre premier terrain dure 3 nuits. Vient la troisième et dernière semaine avant le premier weekend de permissions pendant cette semaine vous avez encore beaucoup d'instruction sur de l'ordre serré de la topographie de l'ISTC (Instruction Sur le Tir de Combat), des cours combat et l'encadrement de l'école se présente à vous sous forme de plusieurs Amphi. Avant l'EIF Jusqu'à votre première examen (L'EIF) vous allez faire beaucoup d'instruction de base vous ne connaissez rien donc vous avez tout à apprendre, on va aussi vous évaluer mentalement et physiquement c'est là ou vous devez vous démarquer des autres. Sa risque d'être dure vous n'allez pas pouvoir rentrer chez vous tous les weekend pendant vos sorties terrains ils vont vous tester vous faire dormir dehors peut-être dans le froid peut-être vous faire des exercices toute la nuit ou vous laisser dormir que quelques heures. Il va y avoir les premières punitions collectives si vous faites de la merde bref sa risque d'être dure pour certains, mais c'est là ou il faut rester soudé et s'accrocher. Les premières grosses marches de 10 - 15Km vont commencer à faire mal aux pieds et au dos en plus pour vous endurcir on vous donnera que le matériel minimum nécessaire et du vieux matériel bien pourri. (75% de ce qui abandonne partent pendant cette période) ^^ Globalement jusqu'à cette examen EIF qui survient à peu près 1 mois et demi après votre arriver les semaines se suivent et se ressemble vous avez beaucoup de sport (Footing , Corde , Renforcement musculaire) Vous avez aussi beaucoup de cours théorique sur le combat, la topographie, le NRBC, des cours de connaissance militaire et aussi beaucoup de cours en Amphithéâtre car étant donné que vous êtes civil vous avez tout à apprendre là-dessus. Vous avez aussi beaucoup de sortie terrain pour mettre en pratique le combat et aussi quelques marche jusqu'à l'EIF les plus longue feront 20Km avec des sacs à 15 - 25Kg selon votre encadrement vous aurez un temps pour finir la marche vous allez avoir bien sur tout votre équipement sur vous FAMAS + Gilet de combat et peut-être même quelques marche en chaussure Ranger. Vous aurez bien entendus beaucoup de tir avec le FAMAS jusqu'à l'EIF Avant l'EIF intervient aussi votre première ERAF (Exercice de Restitution Après Fatigue) la première se passe sur le terrain pour faire simple toute la nuit vous allez marcher entre divers ateliers (Topo, NRBC, Sport etc etc) L'EIF (Examen Intermédiaire de Formation) Pour ce qui est de l'examen il y a une partie théorique à l'école et une partie pratique sur le terrain. Partie théorique vous avez un examen de NRBC, Topographie, Combat (Théorique) et de Tir ainsi que un Cooper et Corde/ Abdos pour les examens de sport. Partie pratique vous avez à réaliser un combat en tant que chef d'équipe (chef de trinôme) C'est un examen relativement facile à obtenir si vous mettez en pratique ce qu'on vous a appris Après L'EIF Après avoir obtenu votre examen vous allez sentir la différence du point vue de la formation car après cette examen les journées et les terrains seront moins intense vous allez aussi pouvoir ramener un peu de matos personnelle sur le terrain et votre encadrement sera un peu plus flexible mais ce n'est pas les vacances je vous rassure. Après l'EIF vous allez monter d'un clique car vous allez préparer par la suite votre CM1 votre examen de Chef de groupe. Vous allez aussi commencer les cours de TIOR (Technique d'Intervention Opérationnelle Rapprochés), le Parcours d'Obstacle mais aussi la Natation. Pour ce qui est des weekend de permission vous les aurez presque tous après l'EIF. Pour une journée type après l'EIF c'est 5H30 Reveil 6H00 Petit déjeuner 6H30 TIG 7H20 Rassemblement compagnie 8H - 12H Sport ou Instruction 12H - 13H45 Repas 14H - 18H Sport ou Instruction 18H30 - 19H30 Repas 20H - ....... Révision Le vendredi vous finissez à 12H00 et vous devez revenir le dimanche soir avant minuit. Les Cérémonies Pendant votre formation vous allez avoir plusieurs cérémonie: La présentation au drapeau Le baptême de la promotion La marche au képis Volontairement je préfère pas les détaillés pour préserver la surprise Manœuvre à Caylus Une des échéances de votre formation est votre manoeuvre de 2 semaines au camp militaire de Caylus vous allez partir pendant 2 semaines sur le terrain à Caylus près de Toulouse. Vous allez faire énormément de tirs, faire du lancer de grenade, faire de l'explosifs (le génie) faire du combat ainsi que votre deuxième ERAF (Exercice de Restitution Avec Fatigue) ainsi que votre plus grosse marche une marche de 35Km (Normalement après Caylus vous n'avez plus de marche) Pour ce qui est de Caylus pas d’inquiétude vous allez vous éclater profiter bien de ce terrain. Vous allez en finir avec l'instruction et le tir FAMAS et entamé votre instruction PAMAC 50 c'est votre arme de poing étant donné que vous êtes sous-officier. Par la suite après Caylus à chaque fois que vous irez au stand de tir se sera pour tirer à l'arme de poing Stage en Corps de Troupe Environ 1 mois après Caylus vous allez avoir votre première expérience en régiment 2 semaines en stage dans un régiment que vous choisirez en fonction de votre classement EIF. Vous allez voir un peu à quoi ressemble la vie en régiment ainsi que faire vos premier pas en tant que formateur c'est une très bonne expérience donc profitez s'en. Le Stage Commando Ensuite vient l'avant dernière grande étape de votre formation le stage commando au CNEC ou à Penthièvre selon la promotion. C'est le plus dure, comment vous dire que vous allez ramasser et subir 2 semaines au CNEC et 1 semaine à Penthièvre pour vous préparer une seule chose à faire bien marcher avec les Ranger pour que vos pied soit habitué et donc éviter les ampoules et faites du renforcement musculaire après si vous avez un bon encadrement vous serez préparé correctement. Avant le CM1 Après votre stage commandos le prochaine objectif est la préparation de votre examen final il vous restera 1 mois pour cela vous allez donc il faut accentuer les révisions l'instructions et les évaluations pour être bien préparé vous allez aussi avoir plusieurs terrains dont un terrain (CM1 blanc) qui va vous mettre en situation de Chef de Groupe pour vous évaluer c'est pour vous donner une idée de votre niveau. C'est là ou il faut tout donner et rien lâcher !! Le CM1 Voilà rapidement arrive votre examen final. Il se compose en 2 parties comme pour l'EIF une partie théorique et une partie pratique chacune dure 1 jour et demie pour un total de 3 jours d'examen. La partie théorique regroupe: Questionnaire combat, Topographie, NRBC, GENIE, TIR, TRANSMISSION et d'autres questionnaires. La partie pratique: Un combat en tant que Chef de Groupe durée 50 minutes pour finir la mission Pour ce qui est du sport vous avez un examen de Cooper , Corde , Abdo , Parcours d'obstacle et Piscine. cette examen est indépendant des 3 jours de CM1 vous passez vos épreuves de sport quelques jours avant le CM1 Après le CM1 Il vous reste normalement 2 semaines et les répétitions pour la cérémonie ainsi que les réintégrations de matériel vont s’enchaîner la meilleur période Et après c'est la fin de votre belle formation vous allez finir par choisir votre régiment en fonction de votre classement et dire au revoir à tout le monde après votre cérémonie. Questions / Réponses J'ai fais cette catégorie pour répondre aux questions les plus fréquentes. Est-ce qu'un bac professionnel suffit ? Oui largement Est-il nécessaire d'être bon en sport ou de savoir nager pour intégrer l'ENSOA ? Plus vous avez un niveau en sport élever moins vous aurez du mal à suivre et meilleur seront vos notes ainsi que vos appréciations vis à vis de votre encadrement à l'armée on aime les sportifs. Pour ce qui est de la natation si vous ne savez pas nager vous allez avoir des cours de natation en plus donc c'est pas génial et une note de merde à la fin. Comment bien se préparer ? Le mieux est de faire du sport intensif et de faire des marches vous prenez un sac de plusieurs kilos sur le dos et vous vous forcez à faire des marche de 10 - 15 Km sa vous servira mais rien que faire du footing ou du renforcement musculaire sa vous aidera pour ne pas subir les première semaines La coupe de cheveux ? A votre arriver pendant la semaine d'incorporation vous allez être rasé entièrement. Après selon votre encadrement vous allez pouvoir vous laisser pousser les cheveux plus ou moins long. Le choix des spécialités ? Votre choix de spécialité ce fait lors de votre CSO donc avant l'intégration à l'ENSOA une fois à l'ENSOA il est presque impossible de changer de spécialité !!! Le choix des régiments ? A la fin de votre CM1 vous avez un classement par spécialité donc le premier choisit le régiment qui veut le deuxième choisit parmi les régiments qu'il restent ainsi de suite. Pour savoir quelle régiment sont disponible on est au courant que quelques jours avant le choix donc en gros tout à la fin et le choix se fait quelques jours après l'examen. Vous pouvez avoir de bonne ou de mauvaise surprise pour vous donner une idée pour ceux qui visent des régiments parachutiste dans ma promotion en Infanterie il n'y avait que 2 places en régiment TAP sur la vingtaine de fantassins Réintégration du paquetage ? A la fin de l'ENSOA vous allez garder 90% de votre paquetage vous allez rendre 1 paires de Rangers sur les deux que vous avez perçu ainsi que le matériel propre à l'école (Insigne de béret, fourreau d'épaule de l'école etc) sinon vous gardez TOUT ! Les Forces Spéciales ? En tant que direct (donc personnes qui s'engagent en venant du civil) vous n'aurez pas de place dans les forces spéciales à la fin de votre formation ou alors 1 place pour toute la promotion mais sa n'arrive presque plus ils préfèrent prendre des personnes qui sont déjà militaires. Diplômes utile ? Aucun a part un bon niveau en anglais sa peut servir pour l'examen d'anglais à la fin (Vous passez le TOEIC) Si vous avez d'autres questions je pourrai les rajouter par la suite J'espère que ce retex vous aura servit !
  5. 9 points
    Bonjour à tous, Suite aux attentats de vendredi soir, qui ont fait au moins 129 morts, nous tenons à témoigner aux victimes et à leurs proches notre plus profond soutien. Nous pensons également à tous les militaires et forces de polices déployés qui œuvrent chaque jour à assurer la sécurité des français. Dans les mois qui viennent, les militaires risquent d'être fortement mobilisés afin de sécuriser les lieux et axes stratégiques. Nous leur rendons hommage ici et les assurons de notre plus complet soutien. Comme on peut aisément le constater, le monde entier soutient la France dans cette douloureuse épreuve ! Vive l'armée française et vive la France !
  6. 9 points
    Se réveiller ce matin, et ne pas comprendre ce qui se passe.... J'ai une grosse pensée pour les familles, les proches des victimes. Sans doute la plus belle image, la plus belle preuve de la solidarité international. La capitale s'est éteinte. Les autres, partout dans le monde, se sont occupés de la rallumer . Vive la France!
  7. 8 points
    Faudra la faire entrer sous le béret. Pas gagné. Et avec le casque, ca va faire une bosse. C'est dommage...........pour le casque. Perso, j'ai résolu le problème du chignon = boule à z ! Pas emmerdé par la mèche sur les yeux. Quant à la laque, je la dépose délicatement sur les ranger's pour les prises d'armes. BTX
  8. 7 points
    ON synonyme de "GROS CON". S'il y avait une rubrique "POUBELLE" votre question rejoindrait son fond. Sans doute aucun. Vous voudrez bien CATHODEFRANCE lire les posts de la rubrique OPEX BARKHANE et vous me direz si les fantassins sont des intermittents du spectacle. BTX
  9. 7 points
    Bonjour à toutes et à tous, Je me permets humblement de vous présenter un RETEX destiné à celles et ceux qui s’intéressent à la réserve opérationnelle et se demandent quelles sont les marches à suivre, les délais, et je vais m’efforcer de donner un maximum d’infos. 1ere étape, une fois la décision prise de s’engager, il faut commencer par s’inscrire sur le site internet de la réserve opérationnelle ( https://www.reservistes.defense.gouv.fr ), en se créant un compte dans la section idoine. De mémoire (j’aurais dû prendre des screenshots) cela commence par un questionnaire, suivi d’un choix d’unité. Il convient de privilégier les régiments stationnés près de chez soi, à une ou deux heures de voiture, mais l’on peut postuler ailleurs. Tout dépend de la demande de chaque régiment au moment où l’on s’inscrit, cette demande en réserviste est fluctuante. L’étape suivante est peut-être la plus stressante du processus d’engagement, c’est celle de l’appel téléphonique. Un militaire vous contactera par téléphone, grosso modo n’importe quand, entre 8h et 17h. Ratez l’appel 3 fois et c’est dead. Prenez l’appel et vous aurez un entretien bref avec une personne souhaitant s’assurer de vos motifs, de votre conscience des risques, etc, préalablement à la validation de votre inscription. Vous aurez la joie de voir votre profil sur le site internet évoluer à chaque étape. D'ailleurs, pas de panique si le processus d'engagement saute des étapes ou les fait dans le désordre, chaque régiment gère un peu à sa sauce. Vient ensuite l’appel par un militaire du régiment sélectionné, de même il appellera 3 fois max. Pour aller plus vite vous pouvez aussi prendre les devants, appeler le régiment et demander à être mis en contact avec la personne en charge des dossiers de réservistes. C’est par exemple ce que j’ai fait après 1 mois d’attente d’un coup de fil. J’ai été mis en contact avec un Adjudant-Chef réserviste qui m’a pris en charge et envoyé une flopée de documents, par mail, à remplir et renvoyer. Vient alors l’amusante partie administrative. Vous devrez remplir les documents reçus et les renvoyer par mail et/ou par courrier. Ce fût pour moi l’étape la plus longue car 1) l’ADC est réserviste et n’est présent que quelques jours par mois, 2) la messagerie interne (l’intradef) est très tatillonne sur les pièces jointes (max 9 mo). J’ai ainsi perdu 1mois et demi, persuadé d’avoir renvoyé les documents, lesquels n’avait pas passé le pare-feu. Parmi ces documents, en plus des documents spécifiques propres au régiment / à la réserve, qui vous seront fournis, prévoyez : lettre de motivation - copies des diplômes, de la CV, de la CNI, du Permis - un extrait d’acte de naissance - un relevé de groupe sanguin (un établissement français du sang pourra vous filer ça en 2 mn, si vous êtes donneur) – photocopie de l’avis d’imposition – photocopie de la JAPD – RIB – certificat médical d’aptitude (doc fourni par le régiment à remplir par votre médecin traitant) Une fois tout cela rassemblé, envoyé, et reçu, vous serez conviés à vous rapprocher de l’antenne médicale des armées la plus proche, pour prendre rendez-vous avec eux afin de procéder à la visite médicale, poussée, délivrant le certificat médico-administratif d’aptitude initiale. C’est là que vous serez fixés sur le fameux SIGYCOP. Note, si vous voulez intégrer un régiment de montagne, pensez à le préciser au médecin, sinon il faudra lui faire refaire le document. Je dis ça, je dis rien… Puis envoyez le certif’ au régiment. Une fois tous les docs reçus, le régiment vous recontacte. Gardons à l’esprit que le sous-officier en charge sera sûrement réserviste lui-même, donc il ne faut pas s’attendre à ce que ça aille à la vitesse du son. Qui plus est, une pandémie avec confinement n’aide pas… La prochaine étape de votre engagement est, justement, l’engagement. Vous recevrez par courrier recommandé votre Engagement à Servir dans la Réserve, à renvoyez paraphé, signé. A réception, le régiment vous appelle et finalise le processus en vous envoyant, par courrier à nouveau, votre contrat signé par les deux parties. Bravo, bienvenue. Prochaine étape, la FMIR, Formation Militaire Initiale du Réserviste, laquelle dure 2 semaines. La mienne a eu lieu le 1er aout 2020, au 13e BCA à Chambéry. Attaquons donc le gros morceau. 14 jours, programme très (très) intense, énormément de choses à acquérir très rapidement, pour pouvoir en faire une restitution notée, à l’échec éliminatoire, parfois le jour même. Je vais procéder à un retex qui j’espère sera le plus précis, exhaustif et compréhensible possible. Commençons donc par la préparation du départ en FMIR, c’est-à-dire la confection du paquetage. Normalement, le sous-off de liaison vous enverra par mail un petit livret explicatif. Le mien contenait un document à remplir, un programme détaillant grosso-merdo les 2 semaines, une liste de choses à emporter avec soi. Je m’en vais dresser ici la liste des affaires que j’ai emporté, ou vu les autres emporter. En noir l’indispensable, en vert le nécessaire, en rouge l’inutile. C’est parti : Sac à paquetage (le gros), sac montagne (moyen-gros), sac musette (30 ou 45L). Notons que les sacs diffèrent selon les perceptions, à vous de gérer. Uniforme FELIN x2 (tenue de travail ou tenue de combat, c’est le même) Uniforme F2 x2 (un neuf pour les cérémonies, un usé pour les parcours d’obstacles. Si vous en avez perçu 2 neufs ou 2 usés, à vous de gérer) Sac de couchage (pas besoin de prendre les 2, j’ai pris le plus léger because mois d’août) Tapis de sol Bidon (gourde) avec quart, couverts monobloc, gamelle. Réchaud. Concernant le réchaud, ne prenez pas une usine à gaz de camping de 3 kg, c’est totalement superflu. Un petit kit compact de moins d’1 kg, pourquoi pas, sinon faites comme moi, ne vous emmerdez pas avec un réchaud. Je rappelle qu’il faut porter tout ce que l’on emporte… Lampe frontale de perception Blouson en polaire (c’est un oreiller de luxe) Tee-shirt TTA x2 (vous pouvez prendre des tee-shirts Décat’ du moment que ça voit vert TTA ou kaki) Ensemble intempérie (haut et bas en goretex) Casque F1 Coudières et genouillères (mettez-les dans le casque). Paire de gants (de combat) Chaussettes vertes x3. Le débat fait rage sur les zinternet pour savoir si les chaussettes montantes TTA sont, ou non, de la grosse merde. Personnellement je n’ai porté que ça pendant 2 semaines, les lavant à tour de rôle et les garnissant de talc chaque matin, et n’ai récolté qu’une seule petite ampoule (avec les rangers). Ces chaussettes sont, selon moi, tip top. Alors oui elles tiennent chaud, mais leur épaisseur assure également un bon maintien dans les chaussures de combat. En plus elles sèchent vite. A vous de voir, sinon prenez des paires de chaussettes de rando Décat’ vertes. Chaussettes de sport x3 (blanches ou noire, hautes ou basses) Chaussures de sport (de perception ou pas) Chaussures de combat (j’ai vu les copains porter les Haix, les Sable, ou les Rangers, à chacun de voir) Chaussures rangers (le top pour le parcours d’obstacle, et la cérémonie) Le chapeau de brousse TTA de la honte Ceinturon F1 de cérémonie Ceinture TTA (verte ou kaki) Bouchons anti-bruit Lunettes balistiques (celles de perceptions = kaka. Trouvez-vous des lunettes de soleil Décat’ aux normes balistiques, ça ne coûte rien et c’est incomparablement mieux) Culotte de sport noire (prenez un short de sport simple et efficace, couleur noire, plutôt que le fringue officiel, hideux et mal-pratique, de perception. Pour mesdames, privilégiez un legging sportif noir ou quelque chose du genre) Maillots de sport manche courte x2 (de perception) Survêtement réglementaire (pas servi du tout, à prendre selon la saison) K-way ou sweat de sport (de perception) La tarte et les insignes régimentaires Un petit cahier ET un petit calepin, quelques stylos 2 cadenas 1 bâche verte (pas si indispensable mais tellement pratique) Nécessaire de camouflage, nécessaire de cirage. (peuvent au pire être empruntés aux copains) Voilà, ça c’était la to-do liste officielle. A présent voyons les divers trucs à emporter qui vous faciliteront incomparablement la life à un moment ou un autre. Ces objets ne sont pas obligatoires, mais ils sont parfaitement utiles : Caleçons. Prenez-en au moins 5, les boxers de chez Décat’ sont parfaits et se lavent / sèchent en un temps record. 1 serviette de toilette Affaires de toilette perso. (pour les mecs c’est rasage, le stagiaire moquette n’a pas le droit de prétendre porter la barbe, fût-elle belle et entretenue) Cotons-tiges, WD 40, quelques cure-dents, et une vieille brosse à dent. Et votre nettoyage de FAMAS ne sera plus jamais le même… Talc et crème anti-frottement (Décat’ ou Nok), Compeed. Vos pieds sont vos outils les plus précieux et les plus malmenés pendant ces 2 semaines. Donc, tous les matins, c’est crème sur les ièp’ et talc dans la chaussette. NB : les compeed et les chaussettes mili vertes ne font pas bon ménage (l’un absorbe l’autre et vice-versa), donc veillez à couvrir votre ampoule de compeed et le compeed de sparadrap. Chatterton noir. Utile pour le FAMAS et pour gérer les 32157 sangles et lanières de vos sacs. Boules Quiès. Pour le dormeur sensible aux divers sons de la vie en collectivité. Une montre. 10 balles chez décat’ et vous brillerez en société. Piles. La lampe frontale de perception nécessite 3 piles AAA, par exemple. Une petite trousse de secours, du désinfectant, une pince à épiler, de la lysopaïne, un coupe-ongles, de l’antihistaminique, du doliprane, du baume du tigre ou de la crème à bobo. Pour la bobologie au quotidien, pas seulement pour vous mais surtout pour aider les copains. Le kit de 3 trousses de voyage de chez Décat’. Mon dieu ce petit ensemble de compartimentage rectangulaire a changé ma vie. Une trousse pour le nécessaire de toilettes, une pour les objets divers (clés, argent, électronique, etc) une pour les sous-vêtements et tee-shirts. Et paf, ça fait 3 objets à caser dans le sac, au lieu d’une multitude. De la thune. Prévoyez une dizaine d’euros en pièce (pour les veinards qui auront accès à un lave-linge). De plus prévoyez 10 ou 20 € en pièces, pour vous faire zizir à la popotte. Une brosse et un tube de lessive à main (ou un savon). Pour nettoyer vos fringues. Une petite corde ou du tendeur. Pratique pour sécher le linge, et, combiné à la bâche, pour parfaire votre abri. Le sur-sac de couchage en Goretex et le tee-shirt à manches longue F1. C’est du fond de sac, utile si ça caille dehors. Quelques sacs de congélation (avec le zip) pour stocker des trucs mouillés, ou pour les protéger de l’humidité. Un savon à fringues ou un calepin, par exemple. Des masques jetables. Ambiance Covid-19 uniquement respectée à l’ordinaire (le réfectoire), mais si vous ne voulez pas subir les masques lavables en polaire #troupesdemontagne™ (je vous jure que c’est vrai), prenez en quelques un. Voilà. A présents quelques astuces et conseils pratiques : Mettez vos initiales ou un symbole distinctif sur vos effets et objets. Ne prenez pas de livre, vous n’aurez pas le temps de lire plus une page en deux semaines (pensant lire à mon rythme habituel, j’ai trimballé 3 livres). Pensez à votre chargeur de portable. Les sous-vêtements chauds de perception sont à prendre selon la saison. Les uniformes FELIN sont adaptés à plusieurs températures, voir l’étiquette (le « zone tempérée » tient plus chaud que le « zone chaude »). N’embarquez pas les affaires de montagne ou de grand-froid s’il fait 30° dehors. Ne prenez pas vos 2 duvets, en bref ne prenez pas absolument tout le merdier obtenu lors de la perception : adaptez votre paquetage à la saison, pensez qu’il faut tout porter sur son dos. Concernant les sacs, mettez le plus lourd vers le fond, pensez à bourrer entre chaque ajout, répartissez le poids de manière équilibrée, mettez le tapis de sol à la verticale (il créera une sorte de paroi rigide dans l’intérieur du sac et améliorera l’équilibre). Si vous le pouvez, virez les sacoches auxiliaires, roulez les sangles superflues et scotchez-les au chatterton. Concept de fond-de-sac : les trucs qui ne doivent pas quitter le sac. C’est-à-dire le tapis de sol, le haut d’uniforme intempérie en goretex, le sursac goretex, un ou deux fringues chauds / de rechange. C’est le fond, la base de tout sac, qui sera utile si les circonstances l’exigent, FMIR ou pas. On peut y ajouter aussi un peu de bouffe et une bouteille d’eau. Un sac bien fait tient debout tout seul. Je précise que je ne suis pas sponsorisé par Décathlon. Bon je pense avoir à peu près fait le tour de l’étape paquetage. Je m’en vais à présent narrer deux semaines de dinguerie. Notons que chaque journée commence à 6h ou 6h30, ne comporte de pause que pendant les 3 repas pris à 7h, 12h et 19h en moyenne, et se termine entre 22h et minuit. Jour 1 : arrivée au 13e BCA, courte marche vers le bâtiment de la 5e compagnie. Le logement se fait en dortoir. Accueil et présentation à 16h par l’encadrement, constitué de 3 1ere classe, 3 caporaux, 2 sergents, 2 sergent-chefs, et l’Adjudant-chef de section. Ma section FMIR comporte 24 stagiaires. Après une introduction-présentation de la FMIR, l’encadrement nous explique que le rythme ne fera que s’accélérer, de même que l’exigence, la sévérité, et les accomplissements. Nous avons 2 semaines pour caser le programme de 3 mois de FGI... Repas du soir à l’ordinaire, puis quelques généralités sur les rassemblements, la formation, le garde-à-vous, tout ça tout ça. Dès le premier soir, cours en salle de classe sur le FAMAS, puis sur la hiérarchie. Jour 2 : perception du FAMAS (oui, déjà), puis la journée consiste en découvrir, apprendre, assimiler et savoir la substantifique MOAL (Maîtrise Opérationnelle de l’Armement Léger), de même que les 4 règles indispensables de l’armement et les 5 fondamentaux du tir, le démontage-remontage du FAMAS, etc. No spoil. Jour 3 : départ le matin vers la base militaire de Vulmix, près de Bourg-Saint-Maurice. Répétition-rabâchage de la MOAL et des cours de la veille, nouveaux cours. Jour 4 : Division de la section en trois groupes (3 golfs), Golf 1 part passer la journée sur le pas de tir, restituer l’apprentissage de la veille, à balles réelles. Golf 2 passe la journée sur le PSC1, à apprendre comment réagir à des accidents, malaises, crises cardiaques et autres joyeusetés. Dans la foulée, examen et validation du PSC1, super utile dans le civil, de rien c’est gratuit. De même, le SC1 (secourisme de combat) sera enseigné et validé par tous, je ne me souviens plus quel jour. Golf 3 fait du sport et enchaîne les cours sur divers sujets, comme le combat, le droit, l’armement, le NBC, la transmission, etc. Enormément de cours à assimiler immédiatement. Puis pendant les jours 5 et 6, les trois Golfs alternent les ateliers. Concernant le tir à balles réelles, c’était une chouette expérience. Pensez à toujours appliquer les 4 règles de bases du maniement de l’arme, les 5 fondamentaux, et tout ira bien. Astuce apprise dans la sueur : avec chaque tir, il est possible que l’œilleton du FAMAS, avec le recul, passe de précis à bof. Je conseille de vérifier entre chaque tir pour éviter de voir sa performance se dégrader sans raison apparente, s’inquiéter d’être une quiche au tir, avant de réaliser que l’œilleton est sur bof. Je dis ça je dis rien… Appliquez consciemment et consciencieusement les fondamentaux et ce que l’on vous a appris, et vos tirs du soir n’auront rien à voir avec ceux du matin. La soirée du jour 6 est clôturée par du tir de nuit. Toute la section est sur le pas de tir, chacun doit effectuer 5 tirs dans le noir, sur des cibles brièvement illuminées par les phares du camion de transport. Une soirée à flinguer des cibles et à mater le ciel étoilé de Savoie, ça vaut le détour. Jour 7 : Les 3 groupes étant tous au même niveau concernant le tir, le secourisme et les cours, nous voilà vendredi et c’est l’heure du parcours d’obstacle, destiné à améliorer la cohésion de la section. Il faut savoir, et comprendre, que passer ses journées et nuits avec de parfaits inconnus dans un contexte inconnu, nécessite chez chacun des ajustements immédiats de la mentalité, de la patience, etc. La cohésion est indispensable, et elle ne s’invente pas. Le parcours-cohésion est une épreuve sportive par équipe qui ne peut se terminer qu’en s’entre-aidant, en se soutenant, se relayant, en se coordonnant. C’était une expérience très amusante. Notons l’arrivée du Chasseur Dubois, aimable et discret tronc d’arbre d’une vingtaine de kilos pour 2m50 de long, membre à part entière de la section. Où nous allons il ira, où nous dormons il reposera. « Si le chasseur Dubois, lequel n’a ni jambe ni bras, touche le sol, cela lui fera très mal. Si vous laissez pareille chose arriver à ce membre de votre section, vous allez tous prendre très cher », dixit le caporal. Les encadrants feront leur possible pour le dérober, le faire tomber, nous le voler, comme pour les FAMAS. Spoiler : on a pris cher. Superbe outil de cohésion que le chasseur Dubois, et on est passé à ça du chasseur Michelin, m’a confié un autre caporal… Jour 8 : Marche à la tarte ! Aimable randonnée de 12 ou 13 km avec un dénivelé de 500m, je crois. Rien d’effarant, il faut toujours assurer la cohésion et aider les plus fragiles et Dubois. Notons un encadrant qui, par fourberie, a trouvé le moyen de se retrouver portant Dubois à la place d’un membre de la section, uniquement pour le lâcher et laisser choir au sol à grands cris. C’était une splendide journée d’été savoyard et je décrète par la présente que la Savoie est la plus belle région de France. Après ma terre natale de Bretagne, bien sûr (ai-je seulement besoin de préciser l’évidence-même). Petite cérémonie de remise officieuse de la fameuse tarte, dans un cadre splendide, un moment empreint de fierté. Jour 9 : La journée consiste en la préparation à une mission simulée de combat, laquelle a lieu à partir de 16h, par trinômes issus des golfs (remaniés). Gilet de combat, casque, sac au dos, FAMAS chargé (balles à blanc), let’s go crapahuter dans les bois subir divers scénarios (no spoil) pendant plusieurs heures. Une fois la nuit tombée, les golfs se dirigent vers un lieu de bivouac où nous seront pris à partie à la grenade, à l’IED, sous des feux sporadiques, dans le noir, etc. Délirant, épuisant. La nuit s’effectue à la belle-étoile filante, avec tours de gardes entre trinômes issus des golfs, et tentatives diverses de l’encadrement de pénétrer notre périmètre. Coups de feu, insultes, alertes. Mention spéciale au cadre en tenue ghillie et NVG qui a bien failli y parvenir, mention honoraire à l’ombre se mouvant doucement vers un bosquet, vers 4h du matin, que j’ai pendant 20mn pris pour un cadre plutôt patient, avant que l’ombre n’émette un « meuh », car c’était une simple et aimable génisse. Pour ce qui est de la contemplation méditative des cieux, la nuit étoilée des monts savoyards n’est qu’à peine un cran en-dessous d’une nuit en mer. Jour 10 : débrief à 6h du mat, remise en condition, et on enchaîne sur la journée, car le repos c’est pour les civils. Et paf, nouveau parcours de cohésion, plus foufou que le précédent, mais tout aussi exutoire et décrassant. L’encadrement ayant une imagination infinie, nous avons fait la connaissance du chasseur Dufer, lequel ne reste dans la section qu’une journée, car il ne s’entend pas bien avec Dubois, au final. Qu’il soit constitué de fer rouillé et porteur d’environ 1800 maladies n’y est pour rien. Jour 11 : Les dingueries de combat sont derrière nous, la journée est plutôt scolaire et orientée sur diverses classes de topographie, théorie, NBC, juridiction, IED, etc. L’encadrement nous accorde de longues plages de révision et de repos en vue de l’examen. Jour 12 : Après une superbe course à pied au petit matin, ce jour est celui de l’examen final, un parcours de restitution de l’intégralité des acquis. Organisé en 6 ateliers répartis sur un large secteur autour de la base, le parcours prend quelques heures et est une épreuve physique, mentale, intellectuelle, par trinômes. Comme pour la mission de nuit, chacun porte le gilet de combat, FAMAS avec chargeurs, le sac chargé au dos, le casque. De plus et à chaque atelier, le stagiaire doit littéralement remplir un questionnaire écrit, lequel est également noté. Atelier 1 - connaissances générale, atelier 2 - transmissions, atelier 3 – PSC1 / SC1, atelier 4 – armement, atelier 5 – combat, atelier 6 – NRBC. Entre chaque atelier, diverses IED, grenades, contacts à balles blanches, et encadrants oisifs vous infligeant diverses épreuves physiques. A l’armée, on aime le HIIT en tenue et situation de combat, le tout sous un orage et une pluie diluvienne. L’épreuve est physique et il faut se dépasser, tout donner. Mention spéciale à l’épreuve de démontage-remontage de FAMAS sous chrono, à l’arrière d’une camionnette cheloue, dans le noir, avec du Ultravomit à fond pour ambiancer. Le programme de la FMIR étant quasi-achevé, ce soir-là a lieu la soirée de cohésion, où apparaissent par magie bières, saucissons, burgers, gâteau d’anniversaire d’une stagiaire, chants, ambiance bien défoulante. Le caporal-chef dansant sur une table en imitant Moumou la mouette laisse une empreinte sur la rétine. Jour 13 : Réveil et découverte de la disparition de 3 FAMAS et de Dubois, pourtant harnaché au cadre métallique de 2 lits superposés. Je rends hommage à la fourberie d’un encadrant qui a su, au cœur de la nuit et tel le proverbial ninja, dérober d’une traite tout ce bazar sans réveiller quiconque. Sinon et à part la purge des punitions qui s’en suivent, la journée consiste en la remise en condition du matériel, des personnels, des logements. Je quitte la section car je suis réquisitionné par les sergent-chefs pour revenir en avance au 13eBCA, pour restitution d’un camion rempli de matériel. Une fois que c’est fait, quartier libre jusqu’au lendemain matin. J’apprend que la section a dégusté sa race, de nuit, pour diverses causes auxquelles l’ami Dubois n’est pas étranger. Dernier jour : Arrivée du reste de la section vers 10h30, cérémonie vers 11h30 en présence du CDU. Toute la section et les encadrants se présentent en ordre et au pas chasseur (90 pas/mn) sur la place d’arme du bataillon, où ne nous attendent pas les familles, pour cause de Covid. Les trois meilleurs de la promotion sont présentés au commandant, lequel nous remet personnellement les tartes, pendant que les encadrants remettent les leurs aux autres stagiaires. La section est officiellement rebaptisée Promotion Jacques Renoux, en hommage à un jeune chasseur, membre de la résistance, tué en 1944 dans le Vercors, et la major de promo prononce un discours relatant la biographie de ce jeune homme. Une fois la cérémonie achevée, la section se rassemble devant le bâtiment de la 5e cie, où nous poireautons littéralement pendant plusieurs heures, le temps que les véhicules soient lavés et restitués. Manque de bol, les beaux griffons tout neufs du bataillon, de retour d’exercice, font déjà la queue devant la station de lavage. Pendant ces heures de patience, un stagiaire chasseur est envoyé chercher les clés du GBC, un autre une bobine de ligne de mire, une autre une boite à impacts… Finalement l’on est rendu à la vie civile vers 18h, et le temps de se changer, chacun part retrouver un parent ou son véhicule. On aura perdu 3 membres de la section, par abandon, dans le processus. J’ai été « tué » par au moins 5 grenades à plâtre, car les encadrants aiment particulièrement en user et abuser. La section est dispersée mais garde son canal de discussion, partage les photos et vidéos, une brouette et demie de souvenirs. Les potos, si vous me lisez, rendez-vous au BAM, au BSM, aux exercices, au CAME, en Sentinelle et j’en passe. Je salue ici la mémoire de l’Adjudant-Chef B, qui m’a aidé à faire tout mon dossier, et est prématurément décédé chez lui, pendant ma FMIR. Voici donc, le petit retex de 32 kilomètres de long, à destination de tous et particulièrement des futurs réservistes en quête d’éclaircissements.
  10. 7 points
    Bonjour à tous ! Je créer ce sujet dans le but de vous apporter mon RETEX et ainsi aiguiller les futurs candidats GAV. Dans ce sujet je décrirais ma journée de passage des évaluations pour répondre à la plupart des questions. Les étapes sont abordées de manière chronologique : les étapes de recrutement se passent dans l'ordre dans lequel je les développe ! Je tiens à préciser que ce sujet est directement tiré de ma propre expérience et donc que d'une personne à une autre cela peut différer ! -La candidature : Tout d'abord, le processus de recrutement en qualité de GAV commence par une candidature faite via internet qui est suivie par une session d'information et d’entretien à la gendarmerie proche de votre domicile. Pour ma part la réponse a été assez rapide, environ 2 jours et je recevais ma convocation. -La session d'information et l'entretien : La session se compose d'explications et du visionnage d'une vidéo sur les métiers de GAV (APJA, EP, AGIV), puis d'un entretien individuel avec le gendarme qui s'occupe du recrutement. Une fois cette partie achevée, si l'avis est favorable vous recevrez une convocation aux évaluations dans le centre de sélection de votre département. -LES ÉVALUATIONS : J'ai donc reçu ma convocation au centre d'évaluation deux jours après l'entretien à la gendarmerie proche de mon domicile. J'étais convoqué environ un mois après mon entretient qui était favorable. Pour se rendre au centre d'évaluation, il faut se munir de sa carte d'identité, du dossier administratif que vous aurez préalablement remplis pour l'entretien et pour les mineurs d'une autorisation parentale. Une fois arrivé à la gendarmerie, il faut présenter sa convocation et sa carte d'identité (attention à vérifier qu'elle soit valide !). Nous avons ensuite pris place chacun ayant son nom sur une table après avoir émargé une feuille pour confirmer sa présence. On trouvera sur sa table notre numéro de candidat à renseigner sur les copies. Pour chaque épreuve (hormis la lettre de motivation), il faudra inscrire ses réponses sur une feuille à part, il nous sera interdit d'écrire sur les cahiers contenant les questions, ni même de poser sa feuille dessus en guise de support dans le simple but de ne pas les abîmer. Nous avons ensuite commencé la partie la plus "délicate" de la journée : les épreuves ! Pas besoin de ramener de matériel scolaire pour moi, un crayon de papier, une gomme et un stylo nous ont été fournis. Ce sont toutes des QCM avec 4 réponses à chaque fois, il faut "colorier" la case de la réponse avec le crayon qui vous sera fourni. -Nous avons commencé par les "tests de personnalité", là pas de surprise, pas besoin de réviser, les réponses doivent simplement être franches ! On a le choix entre 4 réponse "Tout à fait d'accord", "d'accord", "pas d'accord" et "pas du tout d'accord" (ex : pensez vous que le suicide soit une solution aux problèmes ?) -Ensuite nous avons fait la "compréhension de texte", encore des QCM, 3 réponses cette fois. Cette épreuve est composée de 15 textes et le temps est limité à 40min. Attention, le temps passe très vite ! Le but est de déterminer avec les informations données dans les textes qui sont des situations concrètes de gendarmerie si les affirmations sont vraies, fausses ou que le texte ne permet pas de le dire. Pour cette épreuve il existe des sujets sur internet, il faut principalement s'entraîner à lire rapidement et efficacement pour répondre aux questions. -Après, nous avons abordés l'épreuve de "culture générale". QCM de 100 questions, 4 réponses pour chaque question. Temps imparti de 30 minutes il me semble. Pour ma part, il était scindé en deux parties ; premières composée de maths (très peu), d'histoire, de géographie puis la deuxième de français, à réviser ! Personnellement je faisais des quiz sur internet, car la culture générale ne s'apprend pas en quelques jours mais principalement en lisant. -Enfin, nous avons terminés par la "lettre de motivation". La lettre est à écrire sur une feuille blanche, pas de règles ou autre pour tracer des lignes. La lettre est à écrire en 30 minutes, stylo fourni avec du brouillon, et nous n'avons droit qu'à une seule feuille, attention aux ratures ! Pour la lettre, pas de secret, il faut la préparer chez soi, l'apprendre par cœur et la retranscrire sur place. Une fois ces 4 épreuves passées,nous sommes invités à quitter la salle d'examen et la gendarmerie. Les résultats nous on été annoncés à trois mois. Voilà le déroulement des épreuves d'évaluations, si certains ont encore des questions, qu'ils n'hésitent pas. C'est mon premier RETEX, n'hésitez pas à me corriger ou me conseiller si besoin est.
  11. 7 points
    Je vais être cru mais sa fait rire ! Ils sont morts pour que deux PD puissent s'enculer dans une zone rouge fortement déconseiller ... Refuser de les aider , aurait était un crime morale , un crime de valeurs Française et une porte ouverte pour le terrorisme , signant notre fébrilité a lutter contre eux avec tout ce que cela implique ... maintenant ils savent que kidnappé des FR signes leurs arrêt de morts . Donc au final , qui sont les deux trous du cul la dedans ? Les valeureux soldat à la morale et aux valeurs inflexible , qui se sont sacrifié pour le bien commun? ( Un vrai sacrifice , car la priorité de mission était de rentrer et de tirer sans ratio d’erreur .) , ou les deux enculer qui s'en fiche des recommandations de l'état car après tout , je peux faire ce que je veux et puis ce n'est pas si dangereux car tout le monde sait que la France nous ment tout le temps ! 🤣 ( Complot en tout genre , comme j'ai lu plus haut , l'armée travail pour le CAC40 ... va voyager un peu au lieu de dire des conneries !) Voila , une petite parenthèse ... toujours tristes de perdre des valeurs ajoutés pour des abrutis ...
  12. 7 points
    Question pour un champion. Je suis..adepte d'une méthode relationnelle d'approche particulière qui consiste à poser une question....... Je suis...... avant même toute réponse je pourris copieusement les utilisateurs du forum qui sont sensés m'apporter des réponses..... Je suis.. je suis paranoïaque 😂
  13. 7 points
  14. 7 points
    Je m'instruis, je travaille et évite de glander ou de bailler aux corneilles. J'ai choisi ce métier. Personne ne m'y a forcé, ni contraint. J'en accepte les contraintes. Y a pire. En souscrivant mon contrat, j'ai apposé ma signature pas pour un concours de gaufres mais pour tenter, avec d'autres, de servir mon pays partout où il me demandera d'aller. Ma signature vaut de l'or car la parole est sacrée. Je ne m'appelle pas MELENCHON. Et je ne me pose pas de questions. BTX
  15. 7 points
    Je vous rassure = les ampoules ramassées au CFIM durant la FGI sont de la même taille et aussi douloureuses que celles gagnées au cours de la FGE et du CME. Y a qu'arrivé au niveau de l'Ecole de Guerre où l'on ne risque plus rien à l'exception des hémorroïdes. BTX
  16. 7 points
    https://vocationmilitaire.blogspot.fr/2018/02/mise-au-point.html Un mouvement d'humeur bien compréhensible devant l'acharnement de certains médias à dénigrer une Noble institution. Lieutenant-Colonel (ER) Serge DELAHAYE. LIBRE OPINION du Général (2s) Gilbert ROBINET : Le porte-drapeau Posté le lundi 19 février 2018 Depuis plusieurs mois, la chronique judiciaire s’invite régulièrement à la une de nos journaux ou sur nos différents écrans, à propos de sordides affaires criminelles. Dans le cadre de l’une d’entre elles, particulièrement odieuse, est cité pratiquement quotidiennement un individu qui a avoué avoir provoqué la mort d’une fillette de 9 ans. Mais, sans doute parce que cela est plus vendeur, son nom est systématiquement affublé du qualificatif de militaire ou, plus rarement, d’ancien militaire. Or, il se trouve que si celui dont on parle s’est effectivement engagé pour cinq ans dans l’armée de Terre, en 2002, à 19 ans, au titre du 132e bataillon cynophile de Suippes, il a été réformé (façon polie pour dire renvoyé ou « viré ») en avril 2005 alors que son contrat courait jusqu’à 2007, pour troubles psychologiques et consommation de stupéfiants. Plutôt que de parler d’ancien militaire, il serait donc plus juste et plus significatif de dire « celui dont l’armée n’a pas voulu ». Mais il y a un autre personnage, tout à fait remarquable celui-là, qui fait également la une de nos média. Celui-ci est un vrai militaire, mais là, on ne le dit jamais. Il s’agit du lieutenant Martin Fourcade, porte-drapeau de l’équipe de France aux jeux olympiques d’hiver de Pyeongchang. Il vient d’ailleurs de préfacer un ouvrage consacré aux troupes de montagne. Voici ce qu’il a écrit : La montagne, je la pratique, la vis, m’y entraîne et la parcours de mille façons différentes et en toutes saisons : en tant que sportif de haut niveau et soldat de montagne. Ce sont des expériences complémentaires qui s’enrichissent l’une de l’autre. Car elles ont le même ADN, les mêmes racines, les mêmes valeurs. La première d’entre elles : l’humilité. Elle est nécessaire face à un environnement naturel puissant, magnifique, imprévisible et parfois dangereux. Les sportifs le savent bien et les soldats de montagne, dont j’ai la fierté de faire partie, encore plus. La montagne impose une faculté d’adaptation aux conditions et une capacité à se dépasser. Il faut aussi de la rigueur, du courage pour faire face…que ce soit seul face à mes adversaires sur un parcours de biathlon ou avec une unité de soldats solidaires lors d’un entraînement. Ce qui est certain, c’est que nous cultivons un état d’esprit unique face à un environnement qui ne pardonne pas les erreurs. Les centièmes se perdent vite avec une mauvaise glisse, une cible est facilement ratée par manque de concentration, et un manque de préparation peut avoir des conséquences importantes en opération. J’appartiens à deux familles et cette double ascendance me rend plus fort, dans les défaites comme dans les victoires. Vive les troupes de montagne ! PS. Il faudrait dire "le Sous-Lieutenant Martin FOURCADE". http://www.sports.defense.gouv.fr/node/1450
  17. 7 points
    Exact. C'est plus attirant que de montrer les cuisines roulantes du SCA ou les abcès bourrés de pus ouverts au bistouri par un obscur infirmier. Le vert c'est l'espoir. Ajouter à cela un accent rugueux d'Europe de l'Est, un regard bleu iceberg, un cuir rasé blond et des avants bras gros comme des jambons de Bayonne et recouverts de tas de tatouage, toutes les mères de famille BCBG se lâchent. Remontée d'œstrogènes garantie, l'audimat explose en vol. BTX
  18. 7 points
    Bonjour à tous, beaucoup de membres me demande comment ce passe mon stage maquis qui ce passe en ce moment même et qui touche fin le mardi 21 juillet. Ce stage est obligatoire pour chaque fusco ou cpa dans l'AA. Nous sommes arrivés le dimanche 14 juin au soir la boule au ventre au quartier Labouche (ancien regiment de la legion) à orange, a l'EFCA. Les instructeurs etait pour la plus part instructeur au stage Attila, au CNEC, ou même anciennement au CPA 10. A peine arrivé, ils nous on mis dans le bain en nous mettant une certaine pression. La première semaine etait tres tres dur physiquement et moralement. Des le lundi matin il y a eu 8 départ suite a du ramassage (pompes abdos monté de corde course a pied ramper). Ils nous on mis la misère toute la première semaine pour nous tester, à chaque écart ils nous fesait manger. 2min pour se mettre en tenue de sport, vous revenez ensuite la meme chose 2mn en tenue de combat des dizaine de fois. Aussi porter justine (une poutre qui peze 100kg) courrir avec etc. Vous aurez des cours, des marches topo, deux contrôles, piscine en treillis, 1500m et 8km en treillis rangers casque lourd, parcours d'obstacle, du terrain, du tir, du combat .. Vraiment beaucoup de chose. Vous passerez votre CATI grenade, votre module de protection ainsi que le tir de nuit. Aussi des techniques d'auto defense, vous aurez le test pour pouvoir, une fois sur base, patrouiller avec un BTD (matraque telescopique). Ce stage m'aura pour ma part montrer de quoi j'etais capable. Ce ne sera pas un stage tranquille n'ecoutez pas ce que vous entenderez en EP, vous ramasserez quoi qu'il arrive vous inquietez pas ;). Un seul conseil : mettez votre cerveau sur Off, les instructeurs vous insulterons, vous rabaisserons etc .. Certains ce sont pris des gifles parce qu'ils on répondu alors qu'il fallait fermer sa gueule. Ah oui au fait, les ab initio, vous avez des tests eliminatoires, c'est a dire que si vous faites le 8km en plus d'1 heure ou que vous ratez la piscine en treillis, vous serez eliminé. Pour vous donner un exemple des perfs sur ce maquis : 8km en 31min (un ab initio), 10m d'apnée + 100m en 1mn20, 16 monté de corde bras seul, 27 tractions et bien d'autres. Juste pour vous motivé, c'est la même personne qui a fait toutes ses perfs. Il etait simplement fusiller de l'air, mais au vu de ses resultats sportifs le commandant lui a proposé de faire cpa et il a accepté. Juste pour vous dire de vraiment se sortir les doigts du cul. Bon courage à tous.
  19. 7 points
    Bonsoir, un nouveau topic à titre informatif : Beaucoup de futurs candidats posent des questions récurrentes sur la vue. Je vais donc vous apporter mes connaissances sur le sujet. Lors de votre passage au CSO vous passerez un test de la vue. Celui-ci déterminera votre capacité à être un soldat ou non. En effet, la vue est un sens essentiel ! Les fameux "Y" et "C" du SIGYCOP détermineront si vous êtes apte à certaines spécialités de l'armée en général (terre/mer/air/gendarmerie). Vous passerez donc : Autoréfractomètre (appareil qui mesure l'objectif de la réfraction oculaire). Cet appareil peut indiquer à l'ophtalmo si vous êtes myope/astigmate ou hypermétrope. Ensuite un test de vue de loin sans correction. Si vous avez des corrections vous le passerez juste après. Un test de couleurs (test d'Ishihara) le livre avec les chiffres en couleurs. Après ça un test de relief (test redouté). Le but du jeu est de voir des "camemberts" en relief avec des lunettes en plastique de couleur rouge et verte. Ce test est très important, car si vous ne distinguez pas les reliefs vous verrez certaines spécialités s'effondrer même si vous êtes à 10/10 aux deux yeux (comme les parachutistes par exemple). Un conseil : regardez l'image de très près et reculer la tete doucement tout en restant concentré (essayez de loucher ça marche très bien !!). A la fin vous verrez le médecin chef ophtalmologue qui regardera vos résultats. Il peux vous examiner l'oeil avec un fond d'oeil ou encore la lampe à fente. Certains passent même un OrbScan et la tension occulaire. Tout dépendra du CSO où vous passerez et du nombre de médecin présents. A la fin de tout ça vous aurez votre classement Y (Yeux) et C (chromatique) Pour ceux qui ont été opérés de la myopie : Il est maintenant possible d'être opéré de la vue pour être apte à certaines spécialités ! Il faudra attendre 1 an et passer une expertise dans un CEMPN (hôpital militaire) pour pouvoir être certifié apte. La encore il y'a certaines conditions à remplir, comme par exemple votre degrès de myopie initial. Si celui-ci est trop élevé (+ de -4) alors vous serrez Y3. Si tout est bon vous serrez classé Y2. Voici le tableau du SIGYCOP pour vous situer à peu près (à titre indicatif) : Bonne chance.
  20. 6 points
    Bonjour à toutes et à tous ! Je vous présente un RETEX sur les ESC de Tours pour les futurs contrôleurs aérien qui passeront ici. (ESC passées le 26/01/2020 pour une intégration à l'EFSOAA prévue le 22/06/2020). Les ESC se sont déroulées sur 3 jours. Arrivé le 26/01 au soir, prévoyez un repas pour le diner car aucun repas n'est prévu pour vous (un KFC se trouve juste à côté de la base). On prend vos cartes d'identité, vos convocations, on vous amène vers vos chambres (chambres de 6). Rien de spécial n'est prévu pour ce soir là, profitez-en pour faire connaissance, révisez vos entretiens... Lendemain matin, réveil prévu vers 6h. Vous allez déjeuner, prendre votre douche, vous raser, vous habiller etc... (comme au CSO). Ensuite 2 officiers contrôleurs aérien vous présenteront votre future spécialité grâce à cette petite vidéo Youtube : https://www.youtube.com/watch?v=Gaml9IglFMI (vidéo que vous avez normalement déjà vue si vous vous intéressez un minimum à votre future spécialité). Vous aurez ensuite un diaporama et des explications sur les différentes sous-spécialités (circulation aérienne, opérations aériennes, interception...), c'est à ce moment là qu'il faudra poser vos questions sur la spécialité si vous en avez. Vous enchainez ensuite avec le questionnaire de personnalité (le même qu'au CSO), le but ici est d'être honnête, si vous ne l'êtes pas, le questionnaire est fait de façon à ce que le psychologue le voit tout de suite car il y a beaucoup de questions redondantes et croisées. L'après-midi ce sera les tests psychotechniques, le fameux test CASMA. Il est divisé en 3 tests et vous aurez une pause entre chaque. Ces tests sont vraiment difficiles à décrire donc je vais faire de mon mieux pour vous les expliquer. Sachez tout d'abord que ces tests ne sont pas difficiles en soi, n'importe qui peut le faire. Ce qui fait la difficulté de ces épreuves, c'est le temps imparti. C'est principalement des tests de représentation dans le plan 2D (comme un radar) et des tests de mémoire à court terme, donc si vous êtes à l'aise avec ça, il n'y aura pas de problème. Sachez aussi qu'avant chaque test, vous aurez les explications puis un essai (qui ne compte pas dans les résultats) afin de bien comprendre ce qui vous est demandé de faire. Le 1er test est le test d'évitement. 3 avions volent en palier et ont des trajectoires convergentes. Le but est de dire combien il y a de risques de collision. Pour cela, vous utiliserez un outil qui s'appelle le "vecteur vitesse". En fonction de certains critères vous aurez des décisions rapides à prendre. Soit laisser les avions sur leur trajectoires si il n'y a aucun risque de collisions, soit faire tourner un avion si il y a un risque de collisions, soit tourner les 2 avions si il y a deux risques de collisions. Je n'ai pas trouvé ce test très difficile, il est assez simple à comprendre et assez plaisant à faire car en réalité, c'est la base du contrôle aérien, assurer la sécurité entre les aéronefs. Le 2ème test est un test de mémoire à court terme, c'est selon moi le test le plus difficile, de plus, il y a des bruits parasites dans le casque qui sont là pour vous déconcentrer. Si vous avez des troubles de l'attention ou de la concentration, vous trouverez sûrement ce test très difficile. Pour les autres, il va juste vous faire un peu chauffer les neurones. En haut de l'écran, vous aurez 3 lettres de l'alphabet en tant que modèle. Sur ces lettres, il y aura par exemple, un point au dessus, deux points en dessous, un trait au dessus et deux points en dessous etc.... comme ceci : Ä / Ġ / Ö... Ensuite vous aurez un grille qui fait presque tout l'écran avec à l'intérieur, plein de lettres mélangées. Le but étant de sélectionner dans la grille avec la souris les lettres présentes dans le modèle. Ca parait simple mais il faut aller le plus vite possible, sans faire d'erreur et sans être déconcentré par les bruits parasites. Bien-sûr vous perdez des points à chaque erreur. Le 3ème test est vraiment difficile à expliquer mais grossièrement vous avez un radar en haut de l'écran gradué de 0 à 360 degrés et une copie de cet écran radar en bas de l'écran. Le radar du haut est un modèle. Il y aura sur le modèle par exemple un point rouge sur la graduation 345 degrés et vous devrez replacer ce point sur le radar du bas ou par exemple encore, placer le point à l'opposé de là où il était placé sur le modèle... c'est pas très clair désolé haha. Vous verrez en réalité c'est très simple à comprendre. Le lendemain, ce sont les entretiens. 1er entretien avec le psychologue. Il va vous debriefer votre test de personnalité et vous posez des questions. Il va aussi essayer de vous contredire et de vous déstabiliser. Les questions sont du type : Etes-vous prêt à vivre loin de votre famille ? Etes-vous prêt à utiliser votre FAMAS si cela est nécessaire ? Pourquoi voulez-vous vous engager ? Ou vous voyez-vous dans 10 ans ? Ce genre de questions... Je vous conseille de bien vous préparer pour cet entretien, il faut rester soi-même, rester calme et montrer que vous êtes sûr de vous et de vos choix. 2ème entretien, celui d'anglais. Vous piochez une image et un texte (en anglais) au choix. Vous prenez des notes sur le texte et l'image pendant 10min et vous les décrivez pendant environ 5min. C'est un peu pareil que l'oral d'anglais du BAC général. Le texte et l'image peuvent être sur n'importe quel sujet mais ce sont souvent des sujets d'actualité (netflix, la politique, le climat, les technologies...). Rien de spécial à dire là-dessus, soit vous savez parler anglais soit vous ne savez pas... Prenez votre temps, faites des belles phrases bien construites et riches. Je dirais qu'un niveau B1 et de l'entrainement suffisent pour bien réussir l'exercice. Ah oui, j'ai oublié, avoir de parler du texte ou de l'image, vous devrez d'abord vous présenter simplement pendant 1min. 3ème entretien, celui avec les deux officiers contrôleurs aériens. Clairement l'entretien le plus cool. Ils vont vous poser des questions sur votre spécialité, qu'elle base aérienne vous voulez. Est-ce que vous voulez dans le futur passer officier ? Pourquoi avoir choisi cette spécialité ? Il vont vous poser des questions sur votre culture aéronautique. Il y a des postes d'avions et d'hélicoptères de l'armée de l'air dans la pièce, vous devez être capable de les reconnaitre visuellement, pas besoin de connaitre leurs caractéristiques techniques. (Rafale, Mirage 2000, Super Etendard, A330 MRTT, Transall, A400M, CASA, KC135, C130, Alphajet, PC21, Xingu, Puma, Caracal et j'en oublie certainement...). Ils vont aussi vous poser des questions sur votre parcours scolaire et professionnel. Après tout ça, vos sélections seront terminées, si vous avez réussi, il ne vous restera plus qu'à aller passer votre visite médicale de classe 2 au CPEMPN et direction Rochefort. Si j'ai oublié quelque chose ou si vous avez des questions, n'hésitez pas 😄
  21. 6 points
    Restaurant oui , macdo non ! Bonjour l’environnement ... peu propice au échange amoureux 😛 ! Inutile d'aller dans un grand restaurant , mais une bonne brasserie c'est bien et tu vas pas mettre ta solde dedans ! Après si tu veux mon avis , pour elle , tu es surement sont pti poulain , donc pas prête actuellement a une relation avec toi , donc va en douceur et use de ton charme de façon timorée pour lui instiller le doute . Si tu fonces trop vite , tu va prendre une veste ! Donc fait comme le pot au feu ... tu chauffes doucement mais longtemps ... puis après quelque temps et une relation plus complice lance toi . Mais une daube chauffer trop vite , la viande deviendra dur et dégueulasse 😛 ! Stvn coach en séduction ! haha
  22. 6 points
    La constipation sans doute........vite une dragée FUCA BTX
  23. 6 points
    Bonjour a tous ! Un petit message pour vous dire que je viens d'avoir mon conseiller au téléphone qui m'a annoncé la bonne nouvelle : je suis a l'ENSOA pour la rentrée de août (confinement oblige) en SIC INFO. Je poste ce sujet pour savoir s'il y en avait ici qui rentrent aussi pour la promotion de août. Histoire de faire connaissance a l'avance et d'échanger ! Sur ce ! Amicalement.
  24. 6 points
    Parce que la Légion étrangère a son propre statut qui n'est ni celui celui de l'ADT, ni celui de l'AA, ni celui de la Marine Nationale et encore moins celui de la Gendarmerie. Parce que de tout temps, l'étranger au service de la France, monarchie ou république, bénéficiait d'un régime particulier par rapport à son homologue "national". Et même si la LE affiche un âge limite de recrutement à 40 ans, peu de candidats à cet âge se présentent et encore moins incorporent les rangs de l'institution. On peut comprendre votre ressentiment "on est jeune à 30 ans et on peut être vieux à 19 ans". Vrai. Mais il faut bien établir des règles sous peine de quoi ce deviendrait vite le bololo et l'institution, si elle tente au mieux de gérer ses invalides, n'a pas vocation à gérer des EPHAD. BTX
  25. 6 points
  26. 6 points
    J'avais beaucoup d'espoir pour toi mon chaton ... tant de travail perdu ... tu ma déçu 😢 ! bouh houou houuu !! 🤭 Sinon oui et non , moi je ne suis pas pour cette doctrine de fabrique de rêve , autant pour le SA que pour l'armée en général ... je pense que l'on peux dire la vérité dans la mesure du possible car en effet toute vérité n'est pas bonne a dire , mais pas besoin non plus de vendre du commando de la mort ou du james bond ! Je pense qu'il y a un juste milieu a trouvé dans le recrutement . Puis de toute façon , tu ne rentre pas car tu a vue de la lumière , et la réalité prends vite le dessus sur sont imaginaire ... ce qui n'est pas anodin dans ton choix mon minou 😛 ! Mais bon , avis perso , vendre moins de rêve , éviterai de faire le tri des dossiers céréale killer et autre jean bond .... L'autre points , vue que le métier demande un grand sacrifice , serais peut être de valorisé la prise en compte psychologique pour évité d'avoir trop de rableux dans le rangs . Servir sont pays dans la clandestinité laisse des traces, difficiles après des années de vie programmer de retourner dans le civil ... c'est la que les toubibs peuvent être un gros plus dans la gestion du personnel ... car l'argent c'est bien mais cela ne suffit pas . Avis perso ... après pour tout ce qui touche a la méthode , il y a autant de méthode que d'individu ! Du coup , c'est pissé dans un violon m'enfin ... personne na la solution et cela ne changera pas . Cela restera un métier sacrifice ... ou le bien commun prime sur sa personne .
  27. 6 points
    Et l'on préférera être Fusilier Commando dans l'Armée de l'Air, plutôt que d'être fusillé comme commando.... c'est moins définitif ...
  28. 6 points
    Je vais rajouter aussi ma couche, je tiens à dire que cet avis n'engage que moi et moi seul. Je le tire de ma petite expérience dans l'armée et de l'humain en général. Comme dit plus haut, l'armée reste le reflet de la société... Elle est composée de la population française et donc parfois de ces travers. Le kaki ne fait que rajouter un cadre. Le truc qui est beau, c'est que techniquement tout le monde est logé à la même enseigne (à grade équivalent je parle). Donc la réponse que je vais apporté est la même pour le racisme, l'homophobie et le sexisme. Sujets à fort débat dans notre société actuelle. Je ne suis pas non plus fan de ces "célébrités", bien que ça ne retire rien de leurs parcours ou leurs carrières. Ils se prennent aux jeux des réseaux sociaux et des dérives de ceux-ci. Donc faire le "Buzz" sur du racisme dans son unité... Ça rapporte de l'argent et des followers ! Mais une fois qu'on le sait... C'est facile de faire une histoire à rallonge sur des événements anecdotiques. Je ne compte pas le nombre de fois ou j'ai pu captiver mes amis non militaire sur des histoires qui n'avaient duré en réalité en tout et pour tout... 1h max ! Et tenir la conversation pendant une bonne partie de la soirée. M'enfin c'est le jeu des médias, et une fois qu'on a compris, on fait la part des choses. Est-ce que vous allez avoir des remarques racistes ? Oui surement. Déjà a vous de savoir ou vous mettez le curseur de votre tolérance... il ne sera pas le même que celui des autres. De plus ces remarques ne seront pas forcément méchante... Elles seront dites dans un contexte de bonne ambiance par des camarades, des amis. Est-ce que vous jugez une remarques raciste quand c'est un ami qui vous l'a dit ? Après attention, si déjà la remarque ou les propos vous déplaise... Dites-le à votre interlocuteur. Il est toujours plus facile de remettre les choses dans l'ordre quand déjà on le dit ou en parle, avant de crier au loup. Essayez de comprendre si c'était intentionnellement méchant ou tout simplement une "erreur". Si c'est le cas, il ne refera pas la même erreur. A vous de faire preuve de caractère, je ne dis pas d'être la petit caïd ou la petite terreur mais d'être une personne qu'on respecte de part ses compétences, son professionnalisme ou tout simplement pour la personne qu'il est. Je ne cache pas que encore une fois, si vous êtes le petit gros, qui se fait piquer son goûter et qui ne dit rien... Que vous n'allez pas subir les moqueries de vos camarades... Est-ce que c'est la loi du plus fort ? Non... mais c'est surement pas le monde des faibles et des nuls. Est-ce que c'est bien ? Je ne pourrais pas dire. Je n'ai jamais pris part a ce genre de propos. Plus que dans le civil ? Oui et non. Encore une fois, je ne pense pas que le racisme soit plus présent à l'armée que dans le civil. Mais il est clair que si vous passez 4 mois avec les mêmes personnes en OPEX par exemple. Il est sûre que la promiscuité, la camaraderie etc... Seront plus propices à des railleries pour la "bonne ambiance". A vous de placez la barre ou vous le souhaitez et calmez les ardeurs de vos camarades quand cela va trop loin. Vous remarquerez une fois dans l'institution, que finalement vous trouverez de toute les cultures, toutes les religions et tous les sexes. Dire que l'armée est raciste est une connerie phénoménale... Ça c'est certain ! Néanmoins à vous de faire preuve d'intelligence de situation, de part votre attitude. Je parle surtout du fait du contexte opérationnel. Les théâtres actuels sont pour la majorité en Afrique avec une population essentiellement musulmane... Et encore quand on se penche un peu plus vous trouvez de l'animiste, catholique etc... Il y a eu des cas ou certains soldat ne voulait pas tirer ou faire la guerre contre des "frères de confession musulmane"... Si c'est le cas, ne vous engagez pas. Vous êtes d'abord français. Au même titre que ceux, qui pendant la guerre du Kosovo, ne voulez pas combattre contre les serbes ou les croates de part leurs origines. Pour rester sur la religion, j'ai un exemple qui illustre bien la place de la religion dans l'armée. Avant de partir en OPEX, j'avais dans ma section deux soldats de confession musulmane. Il s'avère que la période de projection était pendant le ramadan. Les deux étant pratiquant, la question se posait sur le problème de la compatibilité de ne pas manger et boire toute la journée dans un contexte de chaleur et d'effort "extrême".. Clairement incompatible. L'un à choisit ne pas repousser le ramadan et de la faire, le commandement à décidé de ne pas le faire partir en OPEX. Et personnellement je ne voulais pas d'un soldat qui ne pourrait tenir une journée d'effort, tellement il serait amorphe. Il s'est donc assit sur une expérience enrichissante et accessoirement un bon paquet d'argent tandis que l'autre à tout simplement repoussé le ramadan le temps de l'OPEX et l'a rattrapé à son retour. Pour la petite anecdote, le premier à depuis quitté l'institution, le deuxième à évolué et il est devenu un chef de groupe respectable ! Tout ca pour dire qu'il y a des contraintes opérationnelles dont il faut se plier... la bouffe halal existe dans les rations, et même si je n'ai jamais eu le cas mais quid du jour ou il y aura que du porc pour manger et rien d'autre... Il faudra bien. Je vais dans l'extrême mais c'est un raisonnement qu'il faut avoir avec soi-même. Au même titre, que quand une femme crie au sexisme car elle n'est pas prise en compagnie de combat ou chez les commandos alors qu'elle n'est pas capable de porter un sac lourd sur plusieurs km. (Je rassure... les mecs qui n'y arrivent pas ne sont pas pris hein... Cet argument peut paraître macho et facile mais ça reste une réalité). Fin bref, j'espère que je ne me suis pas trop perdu dans mes explications... Et je vais terminer sur deux exemples. Comme j'ai dit, je place le racisme au même niveau que le sexisme. Ma mère a fait 25 ans d'armée en tant que sous-officier. Une fois dans l'institution et un peu plus mature sur le sujet, j'ai souvent pu parler de ça avec elle. Elle a commandé des hommes, souvent plus vieux qu'elle. Elle n'a jamais eu de problème car elle avait conscience de ses capacités, elle était exemplaire, juste et j'aime à croire compétente. Elle a peut être du faire plus d'effort pour se faire respecter car elle n'avait pas les muscles pour "impressionner" mais elle aussi su rentrer dans le lard des cons et les remettre a leurs places. Elle a aussi mis de l'eau dans son vin, rien ne sert de faire de polémique quand au final ce n'est qu'une blague drôle qui, dans le contexte, était le bienvenue. Elle a aussi était commandé par des hommes, encore une fois elle n'a jamais eu de problème car elle a su mettre les points sur les i aux chefs un peu trop limite tout en étant irréprochable en tant que subordonné. Comme beaucoup de français ont tendance à l'oublier, bien qu'on l'on ait des droits nous avons aussi des devoirs. Il est facile de gueuler car on les prive d'un droit mais il est plus difficile de respecter tous leurs devoirs. Dernier exemple, plus court, j'ai mon voisin et collègue qui est musulman. Dans le cadre privé, il effectue toutes les prières, ne mange pas de porc etc... Bref il pratique sa religion. Néanmoins, au boulot, il respecte le principe de laïcité et je peux vous dire que l'on ne pourrez même pas se douter qu'il est religieux. D'ailleurs, il est l'un des meilleurs éléments ! Comme quoi, ce n'est pas incompatible. Pour finir, personnellement, je ne suis pas contre la diversité mais il faut qu'elle soit en accord avec le métier de militaire qui est contraignant, tant en terme de disponibilité, de rigueur, et de "vivre ensemble". Si en plus vous êtes arabisant, cela peut vous ouvrir des portes qui peuvent être extrêmement intéressantes si vous en avez les capacités ! Par contre si un jour, vous avez un problème de l'ordre du racisme et que vous jugez que c'est important. Rendez compte ! Votre voie hiérarchique pourra surement régler le problème. Ce sont des choses qui aujourd'hui sont dans l'air du temps et qui sont prit en compte !
  29. 6 points
    Rien de plus normal. Je n'aurai plus le droit à la bise de Martine ma secrétaire………….dommage ! BTX
  30. 6 points
    Les médailles, en soi, ne "servent" à rien en effet. Si ce n'est de témoigner aux yeux du commun des mortels (ce que nous sommes tous) de la participation du récipiendaire à telle ou telle opération, de son courage quand il s'agit d'une croix de guerre ou de la croix de la valeur militaire et de son mérite quand il s'agit d'un ordre national ou de la médaille militaire. Ce ne sont pas des hochets pour les soldats, ceux qui, femmes et hommes, ont chevillée au corps la volonté de servir. Leur patrie notamment. Pourquoi vouloir systématiquement rabaisser ces signes extérieurs de "distinction", au sens large du terme, à de vulgaires bouts de métal brillants ? Alors à ce moment là, pourquoi délivrer un diplôme, celui du baccalauréat tant qu'on y est, lorsqu'on connaît le peu de valeur qu'il représente ? Pourquoi envelopper le cercueil d'un soldat d'un drapeau ? Pourquoi jouer une sonnerie "aux morts" et le refrain d'un hymne national ? A quoi tout cela rime t'il en effet une fois qu'on a disparu ? BTX
  31. 6 points
    Retex concours externe SOG1 Octobre 2018 Présentation du concours Le concours se compose de 3 épreuves, une écrite, une physique et un oral. L’épreuve écrite permet l’admission aux épreuves sportives et aux oraux. Pour le concours d’octobre 2018, j’ai dû m’inscrire en mars 2018 pour au final avoir les résultats en février 2019. Donc c’est un long cursus de quasiment 1 an. L’inscription se fait sur internet, il faut remplir un dossier et fournir quelques documents, et accessible à tout le monde sous conditions d’avoir le BAC ou un équivalent. De surcroît, il est gratuit. Le concours externe est accessible aux civils, GAV, militaires etc… Contrairement au concours interne, qui lui diffère sur certains points, qui est accessible qu’aux GAV ou aux militaires ayant 4 ans de service au 1er janvier de l’année du concours. Il est possible de passer 3 fois le concours externe et 3 fois le concours interne donnant une possibilité de 6 cartouches. (Même si je pense qu’au bout de la 2-3ème il faut se rendre à l’évidence mais ce n’est que mon avis). Une fois inscrit, vous recevrez un mail de confirmation avec votre numéro de candidats. Présentation personnelle Pour ce qui ne me connaisse pas sur le forum, je suis sergent dans les troupes de montagne dans ma 5ème année de service. J’ai des qualifs montagnes, 2 OPEX, du sentinelle à revendre et divers missions à mon actif. Je sors de l’EMHM. Et j’ai 22 ans. Physiquement je me démerde pas mal, j’aime le trail et le ski de rando fin la montagne en général et j’aime bien lire (c’est par phase quand je complexe de mon manque de culture g). Et au passage je suis modérateur sur ce forum ;) Epreuve écrite Après une inscription au mois de mars 2018, je reçois un mail confirmant mon inscription et un peu plutard j’en reçois un deuxième confirmant la date de l’épreuve écrite ainsi que sont lieu. Comme je suis de région Rhône-Alpes le centre de l’épreuve sera à Grenoble à l’ALPEXPO, le 03 Octobre 2018. L’épreuve commence à 9h et finira aux alentours de 17h30. Les frais de déplacement sont à notre charge ainsi que le repas du midi. Bien entendu, il ne vaut mieux pas être en retard au risque de se faire refuser l’entrée ou de commencer les épreuves en retard. J’arrive dans ce grand hall d’exposition, de nombreuses tables individuelles sont disposées en différents « carré » qui sont numéroté. Après une fouille, il faudra se diriger vers le « carré » correspond au numéro sur la convocation. Apparemment c’est difficile pour certaine personne de comprendre ça… M’enfin. Premier constat, on est BEAUCOUP !! A la louche je dirais, 4000-5000 et le deuxième c’est qu’il y a beaucoup de sièges vides. En effet, beaucoup s’inscrive et pour X ou Y raison ne viennent pas… Tant mieux pour nous on va dire. J’ai aussi été impressionné mais la « population » présente au concours écrits, des vieux, des jeunes, des gros, des musclés fin de tout. J’avoue que une des premières choses qui m’est venu à l’esprit c’est « Putain, je serais dégouté de me faire ma place à l’écris par un « gros » qui passera pas le sport… » (Bon j’avoue ce n’est pas bien de penser ça, c’est réducteur, discriminant etc… Mais je l’ai pensé. Sorry). Effectivement les épreuves écrites permettent l’accession aux épreuves suivantes, et au final vous n’êtes qu’un nom ou un numéro sur une copie donc n’importe qui d’un minimum préparer intellectuellement à ses chances. L’épreuve écrite se compose de 3 étapes, une composition générale de 4H, des tests psychotechniques, et un inventaire de personnalité. Le sujet d’octobre 2018 c’était « L’automobile aujourd’hui, est-elle toujours indispensable » (Un truc dans le genre hein). Elle dure 4H. Les différents chefs de centre se coordonnent et l’épreuve est lancée en même temps dans toute la France. Pour avoir une bonne note, il faut faire tout simplement une composition structuré. Introduction avec problématique, présentation du plan. Parties distinctes avec sous-parties et exemples. Une conclusion et une phrase d’ouverte. Tout simplement. Éviter les HS, j’ai pu entendre certains parler de l’utilisation de la voiture pour partir en vacances (AHAHAHA Echec). Pour les tests psychotechniques sont des tests plus au moins banales avec une difficulté croissante. Pour s’entrainer rien de plus simple, il faut acheter des livres ou sur internet. Il faut comprendre la logique des tests pour pouvoir éliminer rapidement les mauvaises réponses. En gros plus, on voit des cas différents plus on connait déjà les méthodes pour résoudre. L’inventaire de personnalité c’est un questionnaire avec différentes questions comme « aimerais-tu être fleuriste » et il faut répondre « complètement d’accord – d’accord – un peu d’accord – pas du tout d’accord ». Au final toutes vos réponses sont analysées et donne naissance à une courbe de personnalité. Cela permet de déceler les différents mythos et/ou psychopathe. Durant la journée, il n’y a qu’une pause déjeuner de 1h30-2H sinon le reste se passe le cul assis sur sa chaise et en silence ! Avec une estimation d’environ 15 000 inscrits sur le territoire, 10 000 candidats se sont présentés aux épreuves écrites et 4500 recevront une réponse positive pour l’accession aux épreuves suivantes. Les résultats ont été publiés le 07 novembre, sur le site du recrutement de la gendarmerie. Les noms sont classés par ordre alphabétique. Épreuve physique et Oral J’ai reçu ma convocation par courrier, m’indiquant que je passais les épreuves de sport et du jury le 08-09 janvier 2019 à Sathonay le camp en région lyonnaise (Car je suis de la région Rhône-Alpes). Encore une fois, les frais de déplacements sont à votre charge ainsi que le repas et les éventuelles nuits d’hôtels entre les deux jours. Je passe le sport le 08 et les entretiens le 09. Épreuve sportive A la fameuse épreuve sportive, qui a l’air facile en apparence mais beaucoup se casse les dents par excès de confiance ou manque de préparation ! (Souvenez-vous du gros… !). Une note inférieur à 03/20 est éliminatoire et croyez-moi il y en plein qui se font éliminer. La présentation du parcours est consultable sur le site du recrutement et il est possible avec très peu de moyen de reproduire le parcours. Donc, foncièrement, pas d’excuses. Pour ma préparation, j’ai tout simplement continué mon entrainement quotidien en accentuant sur le cardio, donc footing, fractionnée, trail et travail en salle de musculation. La convocation était à 08H00, nous étions 15 sur 16 (1 ne s’est pas présenté aux épreuves). Aucun retard (la personne en retard n’aurait pas été acceptée de toute façon). Vous êtes accueillis par des gendarmes qui vous mènent au gymnase après deux trois vérifications administratives et vous serez récupérés par le « bureau des sports ». Présentation du parcours. Puis échauffement de 15 minutes et passage des candidats. Étant le dernier de la liste, je suis passé à quasiment 11h00. Les deux féminines sont passées en premier. Une fois les épreuves finis, nous sommes relâchés et le rdv est donné pour le lendemain. Bilan : J’ai eu sans aucune surprise une excellente note. Sur les 15, il y a eu 4 qui ont une note éliminatoire mais qui avaient la possibilité de quand même passer les entretiens du lendemain en entrainement. Et nous étions que 4-5 à avoir au-dessus de la moyenne. Mes petits conseils sont, bien entendu, une préparation physique importante. Des tests sur le parcours en amont pour pouvoir se situé et mieux se préparer. ATTENTION à l’épreuve de «simulation de combat » qui est assez perturbante, car non commune. Premièrement sa glisse fortement sur le parquet du gymnase donc attention aux baskets, et dès que les poids touchent le sol, il faut recommencer donc percuter assez rapidement sinon on perd énormément de temps. Pour rappel au-delà de 2min55 c’est -1 pts toutes les 5 secondes… Ça va vite ! Très vite. J’avais anticipé la chose et optimisé ma prépa pour faire le parcours en moins de temps possible avant cet atelier (J’étais en moins de 2min, genre 1min56-58). Deuxièmement, prenez votre temps pour pas le faire en précipitation et gardez votre sang-froid. Cette épreuve est gérée par le « bureau des sports » mais elle est supervisée par un colonel qui sans aucun doute émet un avis sur votre performance mais surtout sur votre implication et votre persévérance. Donc pas de panique si vous avez une note pas terrible car déjà ce n’est que coefficient 3 mais si vous vous êtes sortis les doigts, c’est que positif. Ils ne veulent pas que des athlètes de haut niveau. Les Oraux. Les Oraux se composent d’un entretien avec un psychologue, d’un autre avec le jury. Je suis convoqué le lendemain de l’épreuve sportive avec un passage chez le psychologue à 10H00, et chez le jury à 15H00. Étant déjà militaire, je n’ai pas eu le droit aux fameuses questions du psychologue sur « tu as conscience que tu peux tuer des gens ? Comment le vit ta famille ? Etc… ». De plus étant sergent, j’ai eu pas mal de question sur mon vécu militaire et les différents évènements de ma carrière. Ainsi qu’une présentation de moi-même. Sans vendre du rêve, j’ai décrit mes différents ressentis sur certains évènements ainsi que les réactions que j’ai pu avoir. J’ai expliqué pourquoi je souhaité quitter l’ADT pour la GN en tout honnêteté et en exposant mon projet. Ce passage peut être perturbant pour certains candidats, car les questions sont parfois un peu personnel mais au final rien de bien intrusif… On nous demande pas notre catégorie de porno préférée comme j’ai pu l’entendre (Et au pire je peux vous la dire hein ;)). C’est comme tout, cela se prépare et on anticipe les questions comme nos défauts et nos qualités. Et rappelez-vous, vous avez rempli un inventaire de personnalité qui sans aucun doute est connu par le psychologue et permet de déceler les mythos ou les psychopathes qui seraient passés entre les mailles du filet. J’ai entendu que pas mal de candidat, se faisait recaler par le psy… Je ne connais pas l’exactitude de cela mais bon autant ne pas la négliger et si préparer correctement. Le jury C’est on va le dire, une des épreuves déterminantes du concours avec son coefficient 7. Et cette fois nous sommes devant un jury qui vous posera des questions sur vous et vos motivations (ENFIN ?!). La durée de l’entretien est censée être de 20 min pour tous les candidats. Elle se passe en deux partis, d’abord un exposé oral sur une question d’ordre générale puis des questions de tout ordre posé par le jury. Petite particularité, les GAV et les militaires devait se présenter devant le jury avant de commencer… (Comme ce qu’on apprend et utilise au quotidien quand on rentre dans le bureau de son supérieur hiérarchique.) Je rentre, je me présente et je pioche parmi une dizaine de sujets. Mon sujet c’était « Le commerce traditionnelle face à internet » (un truc dans le genre). S’en suit une préparation de 10 min dans une autre salle. Contrairement à ce que j’ai pu entendre dans les couloirs par certains candidats il est nécessaire pour maximiser ses chances de faire un exposé bien structuré, semblable à l’écrit donc une introduction, un plan et une conclusion. La durée de l’exposé doit être d’environ 10 min mais les examinateurs peuvent y mettre fin à tous moment. J’ai encore une fois entendu tout et n’importe quoi, des gens qui ne faisais que 2-3 minutes, des gens qui se font interrompre etc… Personnellement, j’ai pu dérouler mon exposé au complet en toute fluidité durant approximativement 10 min. Ils m’ont ensuite demandé de me présenter, et j’ai dû une nouvelle fois répondre à des questions sur mon passé militaire. J’ai exprimé ma vision du commandement, et différents points sur l’armée. Argumenté certaines questions comme « pourquoi la GN ?, tu ne vas pas t’ennuyer ? Et si tu n’arrives pas rejoindre ça, tu fais quoi ? », Encore une je m’attendais à ce genre de question, je m’y étais préparé et j’y répondu en toute honnêteté. Au bout de 20 min, une alarme a sonné sur le portable de l’examinateur, alors que je pensais devoir mettre fin à l’entretien, j’ai continué à discuter avec eux 2-3 minutes de plus. Alors qu’un autre candidat n’avait même pas eu le temps de finir sa phrase… (Je ne sais pas ce qu’il est advenu de lui). A l’issue de ces entretiens, quelques formalités administratives et me voilà à nouveau relâché en attente des résultats qui seront publié sur le site du recrutement le 08 février (1 mois après). Résultats Nous voilà un mois après, je rafraichis la page toutes les 10s en attente des résultats… Il tombe aux alentours de 15H30 ! Pour rappel sur les 4500 admis aux sports et oraux, seulement 1320 seront pris. La liste n’est plus par ordre alphabétique mais ordre de classement. Donc à vous de choisir si vous commencez par le bas ou le haut. Comme je suis un bon blaireau, j’ai commencé à partir de la deuxième feuille pour rapidement finir à la fin des 1300 noms sans trouver le mien… Dans mon canapé en position allongé, le cœur battant à mach 12, deux trois faux espoirs avec des admis qui avaient un nom similaire au mien et la déception m’envahissant. Je décide de refaire un passage du tout début et bien regarder chaque nom mais surtout je passe de la position allongé à assis ! Et la sur la première feuille je vois mon nom… Quel con que je suis à me mettre le stress ! Je suis donc à ma grande surprise dans les 100 premiers. Joie intense puis retour à la réalité ahaha. La suite J’avoue que pour l’instant, je nage un peu dans le flou… J’attends que sa se tasse pour avoir les différents éléments. Étant déjà militaire, j’ai quelques particularité comme par exemple la VM qui je dois passer à mon CMA et non comme les civils dans un centre. ATTENTION encore une fois, pour moi ça n’en pose pas de problème, mais certains civiles après tout le parcours du concours sont recalés pour inaptitudes médicales donc soigné vos dents et tous vos petits bobos pour éviter une inaptitude débile… De plus, je dois envoyer mes documents concertos pour permettre le suivie de mes états de service, et la reprise de mon indice une fois affecté en école. L’incorporation Question épineuse, actuellement il y a un bouchon… Les incorporos des admis de mars 2018 ne sont pas encore rentré en école après déjà plus d’un an d’attente. C’est d’ailleurs pour cette raison que le concours de MARS 2019 a été supprimé. Mais récemment, le budget a été voté et il devrait intégrer en Aout 2019, le « trafic » se fluidifiant, il est envisageable pour les 100 premiers de Octobre de 2018 d’espérer une intégration en Décembre 2019 et pour le reste courant 2020… Permettant petit à petit de reprendre un cours normal des incorporations. Préparation Cela va faire l’objet d’un autre post dont je vais mettre le lien mais un grand remerciement à Mickaël de l’association oppidum, grâce à son implication, son exigence et ses immenses connaissances, j’ai pu me préparer à ce concours et surtout le réussir (je partais de loin mais comme quoi avec un peu de travail et d’effort ça passe). Voici le lien : https://www.aumilitaire.com/communaute/topic/36034-préparation-au-concour-sog-association-oppidum/ Un autre lien cette fois-ci, c’est celui d’un forum « G comme Gendarmerie » que j’ai découvert sur le tard qui regroupe des gendarmes (surtout des candidats) et qui vous permettras d’avoir des informations complémentaires sur tous les concours que ce soit GAV ou SOG. lien : https://gcommegendarme.fr/ Et si jamais vous avez réussi le concours d’octobre 2018, il y a un groupe facebook que vous pouvez rejoindre et qui regroupe une majorité des admis. Voilà Voilà ;) Petite note pour les personnes du forum qui me connaissent un peu, effectivement ça sera la fin de mon aventure chez les troupes de montagne…. J’ai fait ce que j’étais venu rechercher, j’ai réussis les tests qui me faisais rêver et j’ai réalisé certaines choses sur moi-même. Il fallait choisir et je l’ai fait. Il me reste encore 1 an à « profiter » en régiment et puis voilà ! C’est tout en restant dans l’institution que je vais explorer de nouveaux horizons ! (C’est beau ça nan ? Je vends du rêve là :p)
  32. 6 points
    Je voudrais savoir si je peux prendre mon bain avec mes rangers? .ça me fait trop bizarre d'être trempé sans elles ..
  33. 6 points
    Didier Cozin, ingénieur de formation professionnelle, a accompli son service militaire obligatoire dans les années 1970. Pour lui, la France paye aujourd’hui, sur le plan social, les conséquences de sa suppression. J’ai accompli mon service militaire dans les années 1970. Il ne plaisait pas à tout le monde, mais il était utile à tous et au pays. La suspension du service militaire obligatoire, par le président de la République Jacques Chirac en 1996, est une erreur nationale. Je vous explique pourquoi. Apprendre à se défendre Il nous apprenait les rudiments de défense de soi-même, des siens et de sa propre patrie. Un pays en arme avec des citoyens prêts à défendre leur cadre de vie, leur modèle politique et social est plus difficilement atteignable qu’un pays qui se repose sur une armée de métier, forcément plus limitée dans sa taille, moins démocratique dans son recrutement, plus coûteuse enfin. Lire aussi : > Le retour en grâce du service national > La lubie du service obligatoire L’abandon du service militaire aura été un des derniers avatars de la spécialisation de la société taylorienne (chacun réalisant un tout petit morceau du travail, l’addition de ces minuscules tâches ou contributions parcellisées étant censée produire faire sens et produire des résultats de qualité) Une prise de conscience nationale pour tous les jeunes Il donnait conscience aux jeunes qu’ils avaient le même avenir, la même patrie en commun. Un intérêt commun à vivre, à travailler, à protéger leur bien et leur pays. Même si le service national n’était plus totalement égalitaire il mettait en contact des jeunes de tous horizons, de toutes origines (sociales, ethniques, régionales…) et ce mixte (que l’école ne réalise plus depuis longtemps) participait à la cohésion nationale. Une seconde chance Le service militaire permettait de repérer les jeunes en difficulté éducative. Et l’école d’aujourd’hui rejette presque autant de jeunes qu’il y a de conscrits dans les années 1970. Le service était un moyen de lutter contre les difficultés éducatives les plus fragrantes : lutte contre l’illettrisme, formation à des métiers, promotion sociale. D’ailleurs, il offrait souvent un métier aux personnes les plus en difficulté. Un passage vers la vie adulte On apprenait à travailler et à être discipliné. Nous étions initiés aux bases de la vie d’adulte. Le service national mettait un terme à l’adolescence. Cela nous permettait, par la suite, de devenir indépendant de sa famille et de fonder un foyer. Bref, d’avoir les « armes » nécessaire pour faire le « grand saut ». Malheureusement, la société française a progressivement supprimé tous les rites sociaux d’initiation qui permettaient d’accéder à l’âge adulte, aux responsabilités et à la conscience de son rôle dans la société et le pays. Les jeunes manquent de repères Maintenant, avec moins de repères que les anciens, la jeunesse d’aujourd’hui semble errer. L’école s’est transformée en une maison des jeunes qui a renoncé à l’éducation pour de vagues missions d’instruction/animation entrecoupée de loisirs et de vacances sans fin. Les examens, comme le bac, sont souvent devenus des certificats de présence. L’important n’est plus tant d’apprendre ou de réfléchir, mais de participer à une vague communauté éducative. Le mariage est en train de se dissoudre et perd ce caractère de repère et de frontière pour accéder à l’âge d’adulte et de citoyen. Réapproprier son avenir Pour le XXIe siècle notre pays va devoir réinventer le vivre ensemble, le travailler ensemble. Le XXe siècle était celui des professionnels (de l’éducation, de la culture, des armées, de la santé, de la politique, du syndicalisme…), le XXIe sera celui de la réappropriation par chaque citoyen de son avenir social, économique, culturel et professionnel (dans un cadre européen et national de qualité). L’abandon du service militaire aura malheureusement participé de l’abandon éducatif de tout un pays face à sa jeunesse, il est plus que temps de sortir du XXe siècle industriel et taylorien. Par Didier Cozin, ingénieur de formation professionnelle Source : Les Echos.fr http://www.armee-media.com/2016/06/14/il-y-a-20-ans-la-fin-du-service-militaire-a-ete-une-erreur-nationale/
  34. 6 points
    Mais non et fort heureusement ! Imaginez toute une carrière au 2e RD, vous finirez comme SHREK ! Au passage, l'EMIA c'est deux ans (bien assez). Pour les Cyrards, il leur faut trois ans pour savoir monter une tente et démonter le FAMAS. BTX
  35. 6 points
    Sommes-nous prédestinés ? Les théologiens se disputent sur la question depuis des siècles. À mon avis, parler du destin c'est comme parler de Dieu, si on "philosophe" là-dessus entre militaires on va mettre les pieds dans une sacrée merde. :-D
  36. 6 points
    Prestigieux ? Le 1er RI. Plus exigeant ? Le 3e RIMa. Bref, des conneries pour béotien. Qu'à la limite, en l'état de vos connaissances du métier des armes, vous choisissiez un régiment selon son implantation, pour voir plus facilement vos parents et votre copine, soit, pour le reste, c'est aléatoire. Pourquoi ne pas vous renseigner sur la qualité des repas ? Le confort de la literie ? La couleur des sanitaires ? Et la tronche du chef du service général ? BTX
  37. 6 points
    Pour abonder dans le sens de GRANDESTOIS, ce qui est le summum de la difficulté est d'être officier pilote d'hélicoptère à la légion étrangère. On ramasse tous les emmerdements = officier (pas gâté), légion étrangère (ramassis de mercenaires), infanterie métropolitaine (la pire, TDM c'est mieux)............et pilote d'hélicoptère (en l'absence d'AEGISE pour faire les niveaux, c'est mal barré). Je livre à la lecture sagace du jeune MALIBU ce portrait très réaliste de ce que sont devenus les officiers depuis la RDC de BTX. Pitoyable. " Oui bien sûr et ils sont logés gratuitement, ne payent pas d'impôts, ont tous des voitures de fonction, reçoivent la LH et l'ONM dans le paco, ont droit à tout s'ils sortent de Saint Cyr, ont tous entre 12 et 16 enfants, roulent en Renault Espace avec un auto collant "Espoir et Salut de la France" sur la lunette arrière, ont des femmes qui se nomment Anne-Astrid et portent un carré Hermès et deux rangées de perles, passent leur vie à la messe, sont nuls en sport, lisent "Valeurs Actuelles" et "Le spectacle du monde", ravalent Le Figaro au rang de Libération et du Monde, écoutent les chroniques de ZEMMOUR et celles de RIOUFOL, vouent aux Gémonies Alain DUHAMEL et Laurent JOFFRIN, ne regardent qu’ARTE, trustent les primes de reconversion et globalement sont tous des incapables. Majoritairement, ils votent LR et WAUQUIEZ. Les plus obtus vouent un culte sans limite à Marion MARECHAL. En football, ils sont tous supporters du club des Herbiers et ont un abonnement annuel au Puy du Fou chez les De VILLIERS. Les traditionnalistes écoutent "Radio Courtoisie" durant le pèlerinage pédestre vers Chartres. Au bivouac, ils lisent "Rivarol" et "Présent" et n'achètent ni ne consomment halal. Pour les plus opportunistes, ils fréquentent des cercles de réflexion. Dans l’ensemble, très peu lisent Képi Blanc, mensuel jugé progressiste.". Alors je vous le dis = fuyez ce monde des officiers. BTX
  38. 6 points
    Et la solidité du mental, il n'y a qu'en condition réelle qu'on la voit, quand tout devient plus fatiguant, quand chaque nouvel objectif paraît toujours plus loin, quand les rangers deviennent de plus en plus lourdes, quand la nervosité vous trahit, avant que l'abattement ne précède le laisser mourir. C'est là qu'on sait où on en est, et ce qu'on vaut. On croit bien s'imaginer ce que c'est en regardant les reportages à la télé mais non, c'est impossible tant qu'on ne le vit pas. Facile de faire le beau quand tout va bien. Mais le vrai mental, cette vraie valeur autre que la fameuse expression fourre-tout, se révèle vraiment quand on a les ressources pour être debout pour relever les copains qui s'écroulent afin que tout le monde arrive au bout. Les rares moments dans la vie au cours desquels on apprend qu'on ne peut pas se mentir, et qu'on ne peut pas mentir aux autres. Ces moments où l'on apprend le plus de nous, de nos forces et de nos faiblesses et où l'on apprend humilité, la vraie. Ç'est cela le "mental", ce à quoi chaque candidat doit penser.
  39. 6 points
    Marseille : ils tentent de voler le scooter du directeur de la police (ex-GIPN) et se font corriger Cela pourrait être la variante marseillaise du fameux proverbe africain qui nous enseigne modestement que « quand le singe veut monter au cocotier, il faut qu’il ait les fesses propres ». À défaut de « fesses propres », les voleurs qui ont sévi lundi soir dans le quartier des Olives auraient dû se montrer sans faille dans leurs intentions coupables, à tout le moins auraient-ils dû mieux choisir leur cible. Cela leur aurait évité une triste déconvenue, en forme de leçon de vie à vocation personnelle. Quand il s’arrête, vers 20 h 10, au feu rouge de l’avenue des Olives (13e), au guidon de son puissant scooter TMax, Marc Labouz, 55 ans, ignore qu’il va être agressé par quatre individus. Ceux qui vont passer à l’acte sont encagoulés et casqués, montés sur deux scooters de moindre cylindrée. Et le nombre, pensent-ils, faisant la force, ils vont pouvoir s’emparer du bolide de leur victime. Pas de chance, l’homme résiste. Il n’entend pas leur céder son bien. Et même mieux, il va leur donner une leçon de combat. Il défend son scooter à la force de ses poings et va mettre ses quatre agresseurs en fuite. À l’hôtel de police de Marseille, on en souriait hier, comme s’il y avait parfois une morale publique à ces agressions répétées. « Il y en a un qui doit être beau ce matin ! Ça doit piquer encore un peu », confiait un policier sur le ton de la galéjade. Car si trois de ses agresseurs n’ont été que légèrement blessés et ont vite compris qu’ils n’auraient pas le dessus, le quatrième a tenté de s’acharner. Bien mal lui en a pris… http://www.laprovence.com/article/actualites/3726645/marseille-ils-attaquent-le-directeur-de-la-police-et-prennent-une-lecon.html
  40. 6 points
    quand vous aurez fini de les tricoter
  41. 6 points
  42. 6 points
    Je me joins à Lion pour exprimer notre solidarité avec toutes les victimes des extrémistes La France rentre dans une nouvelle ère ou elle devra se montrer à la hauteur du défi sécuritaire Souhaitons que les pouvoirs politiques donnent tous les moyens nécéssaires à nos forces de sécurité pour accomplir cette mission qui risque d'etre longue Vive la France !
  43. 6 points
    Bienvenue sur ce forum Mais pourquoi ne pas valider aussi une L2 et une L3 : ça donnerait plus de poids à ton dossier pour St Maix Et ça permettra à certains de me taquiner pour mon "obsession" des diplômes
  44. 5 points
    Si tes potes nous voyent comme en 14 /18 alors OK on fait pas de vrai opex. C fini le temps des tranchés et des assaut à la baïonnette
  45. 5 points
    L’EMHM et les Troupes de montagne qu’est-ce que c’est ? (29/04/18 : Il faut que je fasse des modifications car certaines infos ne sont plus trop a jour comme les tests pour l'agrément technique par exemple. Il faut que je corrige certaines fautes d'orthographe aussi...) Je crée ce post pour les personnes qui veulent intégrer les troupes de montagne en tant que MDR ou Sous off voire même officier direct. La majorité des informations sont consultables sur internet ou avec votre Conseiller en Recrutement mais bon comme je suis gentil et que j’ai l’esprit de cordée, je vous aide moi aussi ! La 27e BIM La 27ème Brigade d’infanterie de Montagne est la brigade qui regroupe tous les régiments ou les bataillons ayant la spécificité montagne (sauf exception comme la BFST, ou la 2e compagnie du 2e REP). C’est une brigade d’urgence au même titre que la 11e Brigade Parachutiste. Elle est spécialisée dans les milieux montagneux et par extension dans les milieux difficiles. La 27 BIM est composée des régiments/bataillons suivant : - 7 BCA, 27 BCA, 13 BCA ce sont les Bataillons de chasseurs alpins (INFANTERIE) basés respectivement à GRENOBLE, ANNECY, CHAMBERY - 93 RAM, seul régiment d’artillerie de montagne équipé de CAESAR et Mortier ainsi que de DRAC et de RADAR (ARTILLERIE), basé à GRENOBLE - 4 RCH, Régiment de chasseur est le régiment de Cavalerie légère de la brigade équipé d’AMX 10 RC, ERC 90 SAGAIE et des VBL (CAVALERIE) basé à GAP - 27 CCTM, compagnie de transmission. (TRANSMISSION) basée à GRENOBLE - 7 RMAT, plus précisément une compagnie DU régiment de matériel (MATERIEL) basé à GRENOBLE - 2 REG, régiment de génie de la légion étrangère (GENIE) - EMHM, Ecole Militaire de Haute Montagne qui est l’école de formation de la BIM. Basée à CHAMONIX - ETAT MAJOR 27 basé a GRENOBLE Mais pourquoi les alpins vont au Mali, alors qu’il n’y a pas de montagne ni de neige ? Le Mali est un exemple concret de milieu difficile à cause de la chaleur et aussi de ses reliefs certes pas hauts mais avec du dénivelée. Donc on est en mesure d’intervenir efficacement même s'il n’y a pas de neige… (Pour rappel l’été en montagne, il n’y a pas de neige) Je rebondis là-dessus pour dire que non la 27 BIM ce n’est pas que du Ski, il y a l’hiver mais aussi l’été donc avis aux freeriders de l’extrême… Il faut savoir grimper aussi. C’est aussi uniquement à la 27 BIM que nous portons avec fierté, la TARTE ! Couvre-chef emblématique des troupes de montagne qui s’obtient à l’issue d’une longue marche en Montagne. Les Qualifications montagne Comme la hiérarchie militaire, il y a des « grades » en montagne, plus des qualifications, que vous passerez tout au long de votre carrière d’alpin, qu'elle soit longue ou courte, en fonction de vos capacités de montagnard. Brevet Alpiniste Militaire : C’est le diplôme de base pour un alpin en été, vous êtes désormais exécutant en montagne été. Stage d’environ 4 semaines. Formation interne régimentaire. Brevet Skieur Militaire : Diplôme de base pour l’hiver, exécutant montagne hiver. Stage d’environ 4 semaines. Formation interne. Félicitation vous voilà BASM, passons à la suite CEHM HIVER/ETE : La stage de Chef d’Equipe de Haute Montagne vous donnera une autonomie technique en montagne et vous donnera le « grade » de chef de cordée. Vous êtes maintenant un élément essentiel en montagne. Stage de 4 semaines pour l’hiver et 4 semaines pour l’été. Formation interne. NOTA BENE : C’est le diplôme maximum auquel un militaire du rang peut accéder. (Hormis exception). Vous êtes maintenant sous –officier et votre soif de sommet et votre goût de l’effort vous amènent au stade suivant ! BQTM HIVER/ETE : Brevet de Qualification des troupes de montagne. Sensiblement le même stage que le CEHM en terme technique mais vous apporte des capacités dans la conduite de détachement, des responsabilités dans la pose d’équipement de passage ainsi qu’en montagne. Vous rentrez maintenant dans le cursus du CDHM et vous devenez formateur des BASM et des CEHM. Formation d’environ 5 semaines pour l’hiver et pour l’été. Stage à l’EMHM par les cadres techniques de celle-ci (CDHM et guide). Le stage suivant requiert une liste de courses (une course est un sommet ou une sortie avec des critères précis en montagne) pour l’été et pour l’hiver qui doivent s’effectuer avec un détachement militaire et dans le civil. Donc ça demande un investissement personnel conséquent ! Mais bon, vous êtes une machine qui vit que grâce au goût du sang dans la bouche et vous vivez dans un igloo ! Votre liste de course est complète ! CDHM HIVER/ETE : Chef de détachement en Haute montagne, c’est un peu le graal pour votre régiment et votre compagnie car vous êtes maintenant capable de prendre la responsabilité technique (et juridique…) d’un détachement complet en montagne qu’il soit de 2 PAX jusqu’à un régiment entier !!! Stage de 6 semaines pour l’hiver et 6 semaines pour l’été à l’EMHM. Elevé au rang de demi dieu au sein de votre unité, il vous en faut plus et l’appelle de l’or blanc vous titille et vous souhaitez vraiment laisser une marque dans votre régiment (ou dans le siège du bureau montagne). Et surtout de vous baladez en civil dans le régiment sans aucune impunité ! Vous allez présenter le MGM MGM : La formation de guide militaire est une formation qui est normalement dispensée par l’EMHM mais au final l’armée vous redirige vers l’ENSA qui vous formera comme un guide civil (qui vous donnera le Diplôme d’Etat de guide et vous pourrez donc exercer vos deux métiers en même temps ! BRAVO le cumul d’emploi et vive les sous !!!). Hormis que ça soit le seul moyen qui vous rendra riche à l’armée c’est une formation très longue et très difficile techniquement, il y a peu d’élu. Vous serez responsable ensuite d’un bureau montagne régimentaire donc de toutes les sorties ou le matériel montagne du régiment et ainsi que la formation des CDHM. Voici donc le cursus possible dans les troupes de montagne, c’est exactement le même cursus pour nos amis de la BFST et des diverses compagnies montagne comme celle du 2REP ou de la DGSE. ATTENTION : Ces diplômes (hormis celui de guide car celui-ci est un diplôme d’état mais quand vous serez à ce stade, vous ne vous poserez pas la question…) n’ont aucune équivalence réelle dans le civil ou en gendarmerie. Pour la gendarmerie, un BQTM ou un CDHM vous donnera à la rigueur un niveau de base mais pas celui équivalent car en gendarmerie leur formation comprend notamment du secourisme. Comment intégrer les troupes de montagne ? Ces informations ne sont pas forcément au goût du jour en fonction du jour voire de l’année où vous lirez ce post. Car le contexte de recrutement change en fonction des besoins et surtout du budget ! Je ne vous donnerai pas des résultats exacts à avoir aux épreuves sportives ni un profil à avoir mais sachez que les troupes de montagne tendent vers une certaine « élite » de l’ADT, donc on ne cherche pas des tocards ! Donnez-vous à fond, ayez un projet clair et ne faites pas le touriste de base ! SIGYCOP DES TROUPES DE MONTAGNES (indicatif) : 2 2 2 4 4 2 1 Militaire du rang : Un Engagé Volontaire de l’Armée de Terre s’engage au titre d’un régiment pour une spécialité donnée. Il n’est pas nécessaire d’avoir un BAC ou équivalent mais c’est préférable car le BAC vous donne la possibilité d’accéder au concours officier. Donc pour cela il faut faire un tour dans un CIRFA et prendre contact avec votre CeR. Prendre des informations. Vous préparer physiquement et intellectuellement. Et vous lancer direction les tests de sélection qui durent 2 ou 3 jours. Après ces tests, vous ferez vos vœux et vous demanderez tout simplement les régiments de la BIM. Une fois en régiment votre cursus théorique (je dis bien théorique car tout peut arriver !!) sera : CFIM (formation générale initiale 3 mois), FTS (formation technique de la spé, durée change en fonction de l’arme et de la spé), ensuite un BAM ou BSM. Si vous souhaitez avoir des spés un peu particulières (comme TP, Milan etc etc…) sachez qu’elles seront définies en fonction de votre classement et de vos aptitudes à l’issue de la Formation Générale Initiale donc toujours à fond ! Vous pouvez et devez passer par la Légion étrangère pour aller au 2e REG. Pour cela il faut vous présenter à un centre de recrutement de la Légion ! Comme ça vous ferez partie des FUN FLASH FLUO de la légion ! La grande classe ! Sous-officier : Cette fois ci un peu plus compliqué, car il y a plusieurs voies ! Mais pour vous je vais faire simple, ne me remerciez pas ! Semi-direct : Vous étiez militaire du rang et vous aviez un bac ou son équivalent et vous souhaitez monter en grade ! Vous faites l’affaire, vous êtes un bon soldat et vous avez votre CME et un même un CEHM ! Le semi-direct s’offre à vous ! Vous passerez par Saint Maixent (4 mois) ou par l’EMHM (10 mois) et reviendrez dans votre garnison d’origine avec votre graton de sergent ou de maréchal des logis ! Les directs : Civil titulaire du BAC ou d’un équivalent et de préférence avec le permis VL, vous souhaitez intégrer les troupes de montagne ! Vous avez deux possibilités ! Une plus ou moins hasardeuse, une autre plus longue et plus dure mais qui vous garantira un régiment de la BIM ! Pour prétendre à intégrer une de ces deux écoles, il vous faudra passer les tests de sélection et avoir l’aptitude sous-officier. Bien entendu, il vous faudra un meilleur dossier que pour une candidature EVAT et surtout vous serez face à une concurrence importante ! ENSOA : Ecole Nationale des sous-officiers d’active, il vous faudra choisir un Domaine de Spécialité qui correspond au régiment de la BIM donc INFANTERIE, ARTILLERIE, CAVALERIE, TRANSMISSION et MATERIEL (Vous remarquerez qu’il n’y a pas le GENIE car il est impossible de rentrer directement en tant que sous-officier à la Légion). Formation de 8 mois qui comporte 2 mois de CME et 6 mois de CM1). Pourquoi c’est hasardeux ? Car à l’issue de la formation de 8 mois et fonction de votre classement par rapport aux épreuves, vous devrez faire votre choix de régiment ! Sachant que les premiers choisissent et les derniers sont choisis. De plus, rien ne vous garantit que cette année les régiments en question recrutent… Ça serait balot de finir premier et comme il n’y a pas de régiment des troupes de montagne… Bah de finir chez les parachutistes ! Mais comme vous êtes un joueur né et que finalement sauter d’un avion avec un drap ne vous dérange pas tant que ça, choisissez l’ENSOA ! Conseil : Prenez l’infanterie vous avez 3x plus de chance ! (C’est mathématique hein !) EMHM : Je vais vous expliquer dans une autre grande partie car aller déjà que l’EMHM c’est la classe mais c’est un peu plus long et plus compliqué que l’ENSOA ! Donc rdv à la partie EMHM ! Officier : Je ne vais pas trop m’attarder sur les officiers car déjà je ne connais pas trop et si vous les tentez vous êtes assez grand pour trouver les infos tout seul ! Mais sachant que le grade de sergent c’est juste le même que celui de lieutenant sauf que le nôtre est tordu par le travail, je vais vous donner les grandes lignes ! Le parcours est autant hasardeux que ceux qui passent par l’ENSOA encore une fois c’est une affaire de classement et vous avez des chances de finir chez les fraises de bois ! Par expérience, certains lieutenants montagnard dans l’âme, regrettent de ne pas être passés par l’EMHM par simple ignorance de l’école ! (Et oui l’EMHM personne connaît mais tout le monde la veut ! Et ça c’est classe) Direct Saint Cyr : A la suite de votre formation à St Cyr, votre classement vous permettra de choisir votre arme. Qui vous donnera accès à l’école d’application et après celle-ci vous pourrez prétendre à un régiment de la BIM encore une fois en fonction de votre classement donc très élitiste ! Une fois le choix fait, vous devriez faire un tour à l’EMHM pour passer les « qualifs lieutenants » qui vous donneront le BQTM complet. NOTA BENE : Contrairement aux sous-officiers, les officiers peuvent accéder à la légion étrangère donc au 2e REG (Ce qui augmente vos chances) Semi direct EMIA/OAEA : Même principe que les directs mais avec un cursus à St Cyr plus court, mais autant de hasard, sauf pour les OAEA qui eux retourneront dans leur régiment d’origine. Et ensuite direction les « qualifs lieutenants ». L’EMHM, description, cursus, comment et pourquoi ? Bon avant de commencer la présentation, je vais m’excuser d’avance car forcément je ne serais pas complètement objectif puisque évidemment je viens de l’EMHM. Encore une fois ce sont des données qui datent de 2014 et je sais déjà qu'en 2017 il y a eu des changements mineurs mais bon comme d’hab je vais vous donner les grandes lignes et si vous voulez plus de précisions ! Une seule solution, intégrer l’EMHM. Description : l’Ecole Militaire de Haute Montagne est basée à Chamonix et porte plusieurs casquettes ! Elle héberge l’Equipe de France de ski du moins son siège ainsi que le GMHM. Elle est responsable de la formation des cadres de montagne en formant des BQTM et des CDHM. Et son action principale reste la formation des futurs sous-officiers des troupes de montagne grâce aux SEM. C’est donc la deuxième école de sous-officiers, à l'époque autonome maintenant l’ENSOA a remis la main sur le CME. Elle est globalement peu connue (je me souviens que mon CeR découvrait l’école en même temps que moi et j’étais le premier du CIRFA à y aller) mais maintenant elle gagne en popularité grâce à la relative montée en puissance des troupes de montagne et aussi à une campagne de communication pour augmenter les effectifs ! Elle est actrice dans les activités montagne française comme l’organisation de l’UTMB mais forme aussi des troupes de montagne étrangères. Elle est en étroite collaboration avec les militaires suisses, allemands et italiens. Des civils et des militaires travaillent ensemble dans cette école. Equipe de France de Ski : Supportée par l’EMHM, elle met à disposition des infrastructures d’entrainement mais finance aussi les athlètes en les sponsorisant ! On peut croiser divers athlètes internationaux comme Martin Fourcade dans les locaux de l’EMHM. GMHM : C’est le groupe militaire de haute montagne, en gros c’est le "nec plus ultra" des montagnards, composé de militaire mais aussi de civils. Il repousse les limites de l’alpinisme et participe au rayonnement de la France. Il teste du nouveau matos et sert de cobaye pour des expériences scientifiques (un peu comme Thomas PESQUET, pas dans l’espace mais en montagne). Ouvre des voies en montagne. Et de temps en temps fait de la formation au profit des GCM. Je vous conseille l’excellent film/documentaire « Sur le fil de Darwin » qui retrace son exploit récent !! SEM : La Section d’éclaireur de Montagne n’est autre que la section composée des futurs sous-officiers directs et semi directs. Jugés comme les « enfants des troupes de montagne », ils armeront après un an de formation le corps des sous-officiers des bataillons et régiments de la 27 et feront partie du futur vivier des CDHM ! Venir d’une SEM, vous confère une "étiquette" et surtout vous lie à une vraie « famille » car il y a une forte cohésion entre les SEM. Comment rentrer à l’EMHM ? : Le cursus au départ est sensiblement le même que pour intégrer l’ENSOA sauf que, en fonction de vos résultats au CSO/GRS, vous aurez accès ou non aux agréments pour l’EMHM. Voici le RETEX de mes agréments. Ils datent de 2014 mais c’est encore sensiblement la même chose. Sachant qu’à l’époque nous étions en baisse drastique d’effectifs ! Soyez indulgents aussi j’avais 17 ans ! Agréments techniques EMHM (page 3 et descendez un peu) : https://www.aumilitaire.com/communaute/topic/13897-lemhm-parlons-en/?page=3 Cursus : Le cursus change un peu fonction des années mais reste le même dans sa globalité ! Il y a notamment une volonté d'excellence et une rigueur qui sont de mise donc la formation reste plus dure que celle de nos camarades de l’ENSOA grâce justement à la liberté de manœuvre du chef de section. CME : Pour les directs, passage de 2 mois à Saint Maixent. On nous a martelé le crâne "faut être meilleur que l’ENSOA" sur les tests théoriques et physiques donc beaucoup de marche, beaucoup de cours, beaucoup de sport ! Assez dur et très fatiguant pour d’anciens civils ! CM1 : Directs et semi directs passent le CM1 dans l'optique de devenir sergent mais surtout en vue de passer le monitorat commando au CNEC donc encore plus de rigueur et différents raids. Le CM1 change d’endroit chaque année entre les régiments de la BIM notamment les BCA et se conclue par un camp d'un mois à Caylus ou au Valdahon. BQTM complet : Passage du BQTM hiver et été. Deux fois 6 semaines Semaine combat tactique en montagne : 1 semaine d’apprentissage du combat spécifique en montagne dans les GLIERES. Semaine de combat AZUR : 1 semaine d’apprentissage de combat en zone urbaine à Draguignan. CNEC : Passage du Monitorat commando au CNEC à Mont louis et à Collioure. Quelques semaines de permission entre les blocs mais une grosse intensité tout au long de cette année. Chaque module est sanctionné par un examen et les échecs sont possibles. Ces différents examens donnent un classement et permettent aux directs de choisir leur affectation. A la différence de l’ENSOA, les ESO (= élève sous-officier) ne signent pas au titre d’un domaine de spécialités mais au titre de l’EMHM donc ils peuvent devenir fantassin, artilleur, cavalier ou transmetteur. De plus depuis un certain temps une place au profit de la BFST (13e RDP/1er RPIMA) est ouverte. Pourquoi l’EMHM ? : L’EMHM permet d’accéder de façon certaine à la 27e BIM, dispense une formation de qualité et permet à un sergent d’arriver chef en montagne ainsi qu'autonome, avec un niveau dans les techniques commandos ainsi qu'avec des qualifications de combat et des CATi plus complets qu’un Saint Maixentais. Ayant cet avantage, il est projeté plus rapidement. De plus il bénéficie d’une étiquette « EMHM » et d’une « reconnaissance » dans le milieu. Le GROUPEMENT COMMANDO MONTAGNE Le GCM est un groupement commando, héritier des Sections d’Eclaireurs Skieurs et plus récemment des URH. Il est composé du personnel de la 27e BIM. Il est sous commandement direct de l’ETAT MAJOR de la 27. Il est spécialisé dans le renseignement ainsi que l’intervention en milieu montagneux et/ou difficile. De plus il est spécialisé dans l’AéroCombat. Il est fait aussi du soutien pour les Forces Spéciales. Pour intégrer le GCM, il faut passer des tests. Une à deux campagnes de recrutement visent à trouver les futurs commandos. Ils passeront ensuite un CTE avant d’intégrer complétement le GCM. Les tests ont récemment été harmonisés dans la brigade donc chaque régiment fait passer les mêmes tests. Pour accéder aux tests, il faut différent prérequis notamment au niveau sportif (CCPM). De plus la réussite des tests dépend d’une excellente condition, d’une préparation intellectuelle et technique efficace ainsi que d’une solide expérience opérationnelle. Le profil du candidat rentre également en compte. Voilà pour la présentation des troupes de montagne, j’ai essayé de faire au mieux. Si vous voulez des précisions supplémentaires n’hésitez pas à poster un message sur le post. Faites quelques recherches complémentaires sur internet. Notamment les sites du gouvernement et sur certains posts du forum. C’est comme cela que j’ai réussi à intégrer l’EMHM. Bonne chance pour vos tests !
  46. 5 points
    Serpent de mer des armées françaises depuis près de 40 ans, le remplacement des pistolets de dotation par le nouveau PSA (Pistolet Semi-Automatique) Glock 17 Gen 5 spécifique armée française marque un tournant pour nos forces, cohérent avec les dernières adoptions (armements comme véhicules) et significatif d’un changement de paradigme doctrinal. Mais, alors que le choix vient à peine d’être officialisé (il était en pratique connu depuis quelques semaines), comme à l’accoutumée de nombreuses voix s’élèvent pour le critiquer sur divers points. En faisant abstraction des commandos-claviers opérant depuis leur sous-sol et autres experts du tir virtuel, certaines critiques sont toutefois à considérer. Nous y revenons donc avec vous dans cet article, en considérant d’abord ce que le Glock 17 va remplacer, puis la mise en concurrence et les raisons de ce choix, avant de conclure par notre point de vue sur la question. Les dotations actuelles L’armée française est, rappelons-le très schématiquement pour nos lecteurs civils, constituée d’éléments très divers : l’Armée de Terre, qui comprend les anciennes « troupes métropolitaines », les Troupes de Marine, la Légion Etrangère, et l’ALAT (hélicoptères) ; l’Armée de l’Air, composée d’avions et d’hélicoptères et de leurs servants (pilotes, mécaniciens, basiers) ainsi que de troupes au sol (Génie de l’Air, Fusiliers et Commandos) ; la Marine Nationale, composée de navires et de leurs servants (en mer et sur base) et là aussi de troupes au sol (Fusiliers Marins, Commandos) ; et enfin différents services dits « inter-armées » indispensables aux trois armées (terre, air et mer), dont notamment le Service des Essences et le Service de Santé. Au-delà de ces grandes structures, un certain nombre de corps et d’unités spécialisés dans tel ou tel domaine ont, au sein de chaque armée, des besoins spécifiques les amenant à employer des matériels différents de leurs camarades d’autres unités. Cela, et le besoin dans les années 1990 d’entamer le remplacement d’une dotation remontant aux années 1950, expliquent l’utilisation de plusieurs modèles de pistolets différents dans nos armées. On retrouve ainsi principalement, sans rentrer dans le détail presque anecdotique de ce qui peut se trouver dans certaines armureries : le MAC / MAS 50 : adopté en 1950 et entré en service en 1953 ; produit par la Manufacture d’Armes de Châtellerault (MAC) ou par celle de Saint-Etienne (MAS) jusqu’en 1978 ; fabriqué à 341 900 exemplaires dont au moins 300000 pour la France ; conçu dans les années 1945 – 1950 comme une évolution en 9x19mm des MAS35S et PA35A, eux-mêmes dérivés améliorés et en 7,65mm MAS du Colt 1911 ; platine à simple action, et sécurité par blocage mécanique du percuteur ; d’un poids de : 900g à vide, 1100g chargé ; d’une capacité de 9 coups (10 en condition alpha, avec une de plus dans la chambre) ; le MAS G1S alias PAMAS : adopté en 1989 pour la Gendarmerie Nationale, 1992 pour l’Armée de l’Air, et 1999 pour les Terriens et Marins ; produit sous licence Beretta par la MAS ; fabriqué à 100 000 exemplaires ; version à culasse renforcée du Beretta 92 G (à levier de désarmement manuel et non à sécurité à désarmement comme le Beretta 92 F) réalisée dans un alliage différent et avec une géométrie des rails légèrement différente (reprise sur le Beretta 92 FS), dérivé donc du Beretta 92 (introduit en 1976) dont nous avions longuement parlé suite au programme MHS et à l’adoption du P320 / M17 ici à l’époque (lien cliquable) ; platine à simple et double action, avec sécurité par désarmement manuel et sûreté de percuteur ; d’un poids de : 975g à vide ; 1225g chargé : d’une capacité de 15 coups (16 en condition alpha) ; Tir au PAMAS G1S en Afghanistan (image MinArm). Tir au PAMAS G1S en Afghanistan (image MinArm). les Heckler & Koch USP9 : acquis à partir de 2002 pour remplacer les MAC 50 dans la Marine Nationale ; plusieurs versions adoptées : Standard, Tactical, et Compact (PA HK Marine) ; environ 5 000 exemplaires acquis, Compact principalement pour la Marine (aéro-navale comprise) ; armes dérivées du programme OHWS (1991 – 1993) demandé par l’USSOCOM et qui aboutira notamment aux Mk23, et USP, dérivée des principes de base du 1911 mais avec notamment un système de limitation du recul (différent sur la version Compact), et des composants métalliques en acier inoxydable nitruré (pour l’usage en milieu maritime notamment) ; platine à simple et double action, avec sécurité par désarmement manuel ou par blocage de la culasse, et sûreté de percuteur ; d’un poids de : 667g (Compact) / 748g (Standard) / 771g (Tactical) à vide ; 905g (Compact) / 1025g (Standard) / 1050g (Tactical) chargé ; d’une capacité de 13 coups (Compact), ou de 15 coups (Standard et Tactical), +1 en condition alpha. HK USP standard (image tircollection.com). HK USP standard (image tircollection.com). le Glock 17 Gen 3 : présenté en 1998, acquis progressivement depuis les années 2000 pour les besoins de certaines unités (Commandos Marine à partir de 2000, puis Forces Spéciales, Commandos de la Brigade Parachutiste et de la Brigade de Montagne et unités du Renseignement Militaire dans les années 2000 – 2010, et Plongeurs de Combat du Génie à partir de 2014 – 2015) ; plusieurs versions adoptées : standard, et M (à évents internes pour l’évacuation de l’eau) ; au total moins de 5 000 exemplaires (à confirmer) ; arme de conception révolutionnaire, présentée en 1980 et distribuée largement à partir de 1983, le Glock 17 a été la deuxième arme à percuteur lancé et à carcasse polymère (la première étant le H&K VP70 12 ans plus tôt, un échec commercial), la première développée autour d’un alliage de polymères bien précis (et non choisi sur étagère comme pour le VP70) et la première à cumuler trois sécurités internes, système encore amélioré sur les Gen 4 et 5 (système Safe Action breveté par Glock) ; platine double action à percuteur lancé (plus fiable et permet le réarmement du percuteur sans éjection de la cartouche en cas de défaut de percussion). Glock 17 Gen 3 du 13RG (image 13RG). Glock 17 Gen 3 du 13RG (image 13RG). Les Glock 17 Gen 3 et H&K USP étant d’une diffusion limitée au sein des forces, la très grande majorité des unités de terrain doit donc faire avec des MAC 50 et PAMAS G1S certes performants sur le papier, mais de conception ancienne (tout métal, lourds et d’une ergonomie datée), et souvent très usés, voire rincés, par des décennies de service malgré des remises en condition régulières … quand les pièces sont encore disponibles en nombre suffisant (cas du MAC 50). En valeur absolue, nous avons eu la chance d’avoir d’excellentes armes : le MAC 50 était considéré à sa sortie comme le meilleur pistolet semi-automatique au monde et le plus avancé, et garda cette réputation jusque dans les années 1970, y compris outre-atlantique (voir l’ouvrage de référence, Small Arms of the World de W.H.B. Smith), où les -rares- modèles disponibles en collection s’échangent à prix d’or ; particulièrement innovant en son temps, il a pour descendance et / ou parentèle méconnue, de nombreuses armes dont le SIG P210, issu du brevet sur le PA35A racheté par les Suisses en 1937. D’autres améliorations remarquables introduites par le MAC 50 sont aujourd’hui courantes : le témoin de chambre sur le dessus de la culasse et la sécurité de chargeur. Ceux qui ont eu l’occasion de tirer avec des MAC 50 en bon état et aux rayures encore marquées peuvent confirmer les excellents résultats réalisables au tir, tant en précision qu’en rapidité, aidés par une prise en main excellente (type 1911, très naturelle) bien qu’imparfaite (fâcheuse tendance à mordre la peau entre le pouce et l’index, les plaquettes Trausch pourtant officiellement approuvées n’ayant jamais été installées sur les armes) et une bonne ergonomie fonctionnelle (sécurité pouvant être abattue rapidement avec le pouce contrairement à ce que dit Larry Vickers dans la vidéo suivante) ; PA MAS 50 équipé des plaquettes Trausch (image Tir et Collection Armes Réglementaires). PA MAS 50 équipé des plaquettes Trausch (image Tir et Collection Armes Réglementaires). le PAMAS, et son faux-jumeau le M9 de l’armée américaine, tout comme leurs frères Beretta 92, sont encore légitimement considérés comme l’un des meilleur design de pistolet jamais inventé, et bénéficient du statut enviable d’icône absolue parmi les pistolets, aux côtés du Colt 1911 et … du Glock 17. Trois générations, trois visions différentes, trois ergonomies. Beretta 92 et Glock 17 sont techniquement nés presque en même temps, mais évolution des mentalités oblige (a fortiori avec une carcasse plastique, perçue au départ comme moins durable, à tort) et adoption massive par l’armée américaine aidant, le Glock aura mis plus de temps que le Beretta à faire son trou. Le PAMAS n’a pas beaucoup d’inconvénients majeurs, hormis quelques détails, notamment ergonomiques : le levier de désarmement tend à gêner lors des manipulations de la glissière, et selon la taille des mains, il peut arriver d’actionner partiellement le levier de démontage ; les petites mains ont d’ailleurs parfois du mal avec l’arme et sa poignée massive. Mais il est lourd (par rapport à ce qu’on sait faire aujourd’hui, mais dans la moyenne de son époque de conception), avantage au tir sur cible (meilleure stabilité) sauf quand le tir dure dans le temps (fatigue musculaire, maintien en cible moins évident), que la cible bouge (micro-mouvements moins précis du fait du poids), qu’elle a le mauvais goût de répliquer, et que le PA a été trimballé à la cuisse pendant 4h de marche avant d’être sorti de l’étui. PAMAS G1S, côté gauche (image gunsmithdesigner.com). PAMAS G1S, côté gauche (image gunsmithdesigner.com). Quand on dit icône culturelle ... Jean Reno dans le film Ronin (image tirée du film). Quand on dit icône culturelle … Jean Reno dans le film Ronin (image tirée du film). Excellentes armes donc, pour leurs époques respectives de conception, mais qui ne sont clairement plus adaptées aux besoins et attentes actuelles, ou le pistolet est passé d’arme de secours d’un servant d’arme collective ou de défense et / ou prestige du gradé, à double dotation standard de tout GV de base, et où le besoin de pouvoir facilement monter lampes, lasers et autres aides à la visée sur un pistolet commence à être compris de ce côté-ci de l’Atlantique (hors unités spéciales / spécialisées s’entend). Le programme PANG Avant que le programme PANG ne naisse, le remplacement des MAC 50 avait déjà été envisagé, dès les années 1960, compte tenu de l’intensité des conflits vécus alors par les forces (pour donner une idée, 27 morts par jour en Indochine, 9 morts par jour en Algérie, les deux pendant 7 ans) et donc de l’usure subie par les armes. Les fabricants français historiques (Manufactures de Bayonne, de Châtellerault et de Saint-Etienne, les MAB, MAC et MAS), avaient alors développé des innovations mécaniques et des premières depuis longtemps oubliées, sur des pistolets qui pour la plupart n’ont jamais débouché, et pour d’autres ont connu le succès … à l’export, notamment dans le marché civil. Ainsi, de changements de priorités en réductions budgétaires (budget des armées en diminution constante pendant près de 40 ans) en changements politiques (fabricants progressivement abandonnés à leur propre sort, jusqu’à la fermeture complète pour certains), rien ne se passa. Au début des années 1980 le remplacement commençait à devenir une nécessité impérieuse, et une solution de compromis fut trouvée, après près de 10 ans de go / no-go, en l’adoption du MAS G1 pour remplacement partiel des MAC 50. Puis, les divers engagements des années 2000 mettant rudement à l’épreuve les matériels, le besoin de remplacer l’armement individuel s’imposa. Auditionné au Parlement en Juillet 2017, le GAL BOSSER, alors CEMAT, exposait ainsi le problème : Aujourd’hui, ni les forces de sécurité intérieures, ni les soldats étrangers que j’ai rencontrés cette année ne sont dotés d’une arme de poing des années cinquante. Ajoutant, deux mois plus tard : Si on peut les remplacer, à l’horizon 2022, par des pistolets plus modernes, cela aurait du sens et, politiquement, ce serait recevable. L’objectif fut donc de lancer un appel d’offres pour trouver un candidat idéal au remplacement de la dotation hétéroclite par un pistolet unique, convenant à un large panel d’utilisateurs aux besoins et contraintes très différents. Il s’agit donc de trouver aussi bien un pistolet de combat pour les troupes de contact, qu’une arme de secours pour les personnels navigants par exemple. L’appel d’offres L’avis de marché pour le remplacement des pistolets semi-automatiques des armées a été publié le 2 mars 2019. Ouvert aux fabricants étrangers (et pour cause, nous y reviendrons), il précise d’emblée que l’offre choisie sera celle « économiquement la plus avantageuse en fonction des critères énoncés dans le cahier des charges ». En gros : le meilleur rapport qualité – prix. Autre point : les postulants doivent pouvoir justifier d’un CA annuel supérieur ou égal à 30 millions d’€. Logique compte-tenu de la viabilité attendue du fournisseur. Pour y arriver et proposer un pack complet (arme + accessoires), les industriels pourront se regrouper en tant que candidat unique. Clôturé au 12 mars 2018, l’appel d’offre sera suivi de la sélection des finalistes, puis du gagnant, et ensuite 4 ans précis (48 mois) pour livrer les matériels en intégralité, ce qui nous amène en 2024 au plus tard, 2022 annoncé. Est attendu des fournisseurs potentiels, principalement et par ordre de volume : 45 millions de cartouches 9x19mm BO OTAN ; 4 millions de cartouches marquantes (type Simunition) ; 2 millions de cartouches 9x19mm subsonique (pour l’emploi avec réducteur de son) ; 75 000 PSA de calibre 9 mm ; et tous les accessoires allant avec. Une très grosse commande donc. Assez pour un remplacement total des PA en dotation ? Pas tout à fait, nous y reviendrons. 75 000 PSA pour un peu moins de 100 000 utilisateurs potentiels toutes armées confondues, il faut donc en déduire que tout le monde ne sera pas équipé. Le fait est, si les MAC 50 sont globalement presque tous rincés à l’extrême, les PAMAS se portent encore bien en général. Les candidats Pour un certain nombre de raisons, il faut noter que ni la Fabrique Nationale Herstal, ni Sig, ni Heckler & Koch n’ont répondu à l’appel d’offre, alors même que ce sont en général les trois premiers noms auxquels tout le monde pense en la matière, et à raison du fait de leurs historiques respectifs notamment avec les armées françaises. Les rapprochements avec la Belgique auraient légitimement permis d’envisager une candidature de la FN Herstal, d’autant que de nombreuses armes FN sont déjà en service en France (SCAR-L, Minimi, lance-grenade, …) et que de nouvelles arrivent (SCAR-H PR, nous y reviendrons), et de notre point de vue le jeune FN 509, considéré outre-atlantique comme l’un des meilleurs « tueurs de Glock », aurait été un compétiteur intéressant : l’arme est reconnue comme performante, ergonomique et fiable, mais son gabarit assez compact était peut-être un facteur limitant pour le PANG / PSA. FN 509 paré pour la bagarre (image Guns and Ammo). FN 509 paré pour la bagarre (image Guns and Ammo). Du côté de SIG, on peut imaginer que les déboires traversés avec le P320 à l’issue du programme MHS ayant abouti à son adoption sous le nom M17, ainsi que les restrictions liées à l’ITAR, ont calmé toute velléité. Le P320 a en effet le mauvais goût de tirer tout seul lorsqu’il tombe sous un certain angle, et présente quelques problèmes de fiabilité que l’US Army rencontre avec, sur les premières séries principalement. C’est cependant, en France, l’arme de dotation de la Sûreté Générale (police ferroviaire, notamment, depuis 2017 (livré courant 2018). SIG P320 Compact (image Sig Sauer). SIG P320 Compact (image Sig Sauer). Pour H&K, dont les USP sont utilisés notamment dans la Marine Nationale, les SFP9 et SFP30 auraient pu être de bonnes propositions, disponibles dans de nombreuses configurations différentes (avec ou sans sécurité externe) et équipés de raffinements techniques pertinents (démontage sans action sur la queue de détente et imposant le retrait du chargeur, 27 combinaisons différentes de poignée, etc.) mais sont notoirement plus chers que les Glock ou d’autres concurrents, et les retours sur la fiabilité, bien que très bons, sont légèrement en retrait. De plus, comme pour le FN 509, il s’agit d’armes compactes plus proches du gabarit d’un Glock 19 et donc pas forcément adaptées à une utilisation militaire généraliste, et / ou à de grandes mains gantées, sans parler des empreintes de doigt (problématiques aussi pour les petites mains). H&K SFP9 toutes options (image SSD). H&K SFP9 toutes options (image SSD). Pour le reste, il faut aussi bien comprendre que ces grandes compétitions pour l’équipement d’une force armée nationale ne sont pas très rentables pour les fabricants et fournisseurs, comparativement à la vente au détail ou à des forces plus réduites (quelques dizaines de ceci pour telle police locale, quelques petites centaines de cela pour telle unité spéciale, etc.). A titre d’exemple, on donnera celui de ce pistolet, dont nous tairons le nom, vendu environ 250$ pièce et environ 400$ tous accessoires et contrat de maintenance compris à une administration donnée d’un certain pays, quand il est proposé à environ 600$ avec juste 2 chargeurs au client civil. Ces gros contrats sont donc surtout intéressant par leurs volumes et les gains d’image et de notoriété, mais exigent de la part des fabricants et de leurs partenaires de solides capacités pour tenir les délais et autres contraintes. Les non-finalistes Plusieurs fabricants ont répondu présent à l’appel d’offre, en l’état nous disposons des informations suivantes, parcellaires. Il est d’ailleurs dommage que, contrairement aux américains par exemple, les français ne permettent pas plus de communication sur les détails de ces mises en concurrence, au moins sur les aspects techniques. Les perdants y gagnent certes en minimisant l’impact d’image, mais l’information collective y perd. Le lecteur civil notera que l’armée française a une culture de la discrétion globalement plus étoffée que les américains notamment, contrairement aux idées reçues. Le IWI Jericho : Jericho 941, image d'illustration (image IWI). Jericho 941, image d’illustration (image IWI). Dérivé du mythique CZ75, déjà réputé pour son lot de solides qualités (ergonomie, efficacité au tir, fiabilité), il en améliore les caractéristiques en s’orientant sur un usage très tactique, mais d’école classique. Peu populaire chez nous, et donc méconnu (contrairement aux dérivés sportifs du CZ75, Tanfoglio notamment), il est par contre très populaire dans de nombreux pays, apprécié aussi bien par une clientèle civile pour les loisirs ou la défense personnelle (dans les pays où c’est permis et jugé nécessaire), que par une clientèle professionnelle, principalement forces de l’ordre (Israël bien sûr, Belgique, Grèce, Hongrie, Kenya, entre autres), bien que quelques armées ou unités de certaines armées s’en servent (Ukraine, Inde, Colombie, Corée du Sud, Géorgie, Serbie, Salvador, et en Israël encore). Il aurait candidaté, mais cette information reste à prendre au conditionnel. De nombreuses versions différentes sont proposées par IWI, et nous ignorons pour l’instant l’exacte version qu’a pu présenter IWI dans le cadre de l’appel d’offre (mise à jour dès que nous aurons toutes les précisions). Cependant l’ensemble des versions sont assez proches, une vue d’ensemble est donc possible : sa conception ancienne bien qu’excellente, et son ergonomie datée n’en faisaient manifestement pas un choix pertinent quand il s’agit de remplacer notamment le PAMAS, comparable, mais regardons tout de même ce qu’il avait à offrir : les bons côtés : confort en main ; fiabilité éprouvée ; grande stabilité au tir ; grande précision (rails de glissière inversés, d’où la forme particulière de la culasse) ; relativement léger (720 – 750g selon versions) dans ses versions à carcasse polymère ; grande capacité (16 cartouches) ; les mauvais côtés : ergonomie nettement datée : marteau apparent, poignée à forme dite « ergonomique » mais qui gênera toute main pas exactement dimensionnée pour ; contrôles imposants et dépassant largement de part et d’autre de l’arme ; facilité de manipulation de la glissière compromise par la présence des contrôles ; organes de visée ne permettant pas les manipulations dégradées ; chargeurs métalliques relativement fragiles ; arme assez massive dans ses formes, plus susceptible d’être accrochée par d’autres équipements ou la végétation sur le terrain. Si c’est bien vrai, il est curieux que IWI se soit présenté avec un tel candidat alors qu’un modèle plus moderne et plus à même de correspondre aux attentes du cahier des charges existe dans leur gamme, le Masada (à ne pas confondre avec la carabine conçue par Magpul dans les années 2000 et plus tard diffusée sous le nom de Bushmaster / Remington ACR), un pistolet à carcasse polymère et percuteur lancé, à grande capacité (17 coups). Une arme certes très jeune (2019) et donc sans RETEX encore, d’où peut-être ce choix de leur part, bien étonnant. IWI Masada (image Inforce). IWI Masada (image Inforce). En l’état nous ne pouvons confirmer les autres candidats, ni même s’il y a vraiment eu d’autres candidats, et l’article fera l’objet d’une mise à jour dès que nous aurons pu double-checker les informations à ce sujet, ce qui tarde à venir. Nous pouvons toutefois émettre quelques suppositions, en fonction de ce qui est présent sur le marché actuel et de la taille des firmes correspondantes. Dans la liste des candidats potentiels crédibles, commençons par le Beretta APX, conçu comme un concurrent direct au Glock, notamment pour les marchés militaires (candidat malheureux au programme MHS de remplacement du Beretta M9 dans l’armée américaine), et parent du PAMAS partiellement remplacé. Etudié pour être facile et peu coûteux à produire (pas de géométries trop complexes pour l’usinage des pièces et moules) et ergonomique, il est en effet très agréable de prise en main, confortable et naturel. Beretta APX (image Beretta). Beretta APX (image Beretta). Venu d’Autriche comme le Glock, le Steyr A2 MF apparaît aussi comme un candidat crédible. Doté de 4 sécurités, d’organes de visée trapézoïdaux, et d’un axe de canon particulièrement bas, c’est la version évoluée d’un pistolet très novateur des années 1990, le M9. Une arme particulièrement étudiée (par exemple la poignée peut être adaptée en profondeur comme en largeur, unique sur une arme de service), peut-être trop ? Ne l’ayant jamais vu même de loin, nous ne pouvons vous éclairer plus. Steyr A2 MF (image Armsco.fr). Steyr A2 MF (image Armsco.fr). Enfin, autre possibilité, le Walther PPQ M2 Q4. Considéré comme un excellent pistolet, il peut pourtant présenter quelques difficultés en tir soutenu, et les organes de visée livrés en configuration Q4 Tac (équivalent du MOS Glock) ne sont clairement pas adaptés (trop bas pour colimater avec un point rouge). Walther PPQ M2 Q4 Tac (image Walther). Walther PPQ M2 Q4 Tac (image Walther). Une fois de plus, il ne s’agit en l’état que de suppositions. Les finalistes Trois finalistes ont été sélectionnés en septembre 2019, sans grande surprise trois pistolet à carcasse polymère et action par percuteur lancé sur platine double action. Enfin, sans surprise … Pendant que les « vieux choufs » crient au scandale de la fin du métal costaud – solide, a contrario d’aucuns s’étonnent que la STAT (Section Technique de l’Armée de Terre, chargée de l’évaluation), qui traîne une réputation ancienne de décideurs de bureaux pas nécessairement fondée, puisse faire des choix pertinents. Les adoptions de certains matériels il y a quelques décennies ont laissé des traces durables (le fameux gilet de combat TTA, entre autres). Ce serait surtout oublier que les limitations budgétaires passées expliquent aussi bien des choses, même si les gens en poste ont au départ les meilleures ambitions pour leurs camarades … Quoiqu’il en soit, la STAT est depuis quelques bonnes années au moins remplie de passionnés issus du terrain, et ayant cumulé les OPEXs dans un large panel d’unités et de spécialités. De plus l’objectif n’est plus d’équiper une armée de conscription massive en cas d’attaque de millions de rouges déchaînés déferlant sur l’Europe, mais d’optimiser l’équipement d’une armée bien plus réduite de professionnels exigeants, tout particulièrement à l’heure d’internet rendant facile l’accès à l’information, et à l’heure de l’influence psychologique et sociale des réseaux sociaux, conditionnant chez tout-un-chacun un niveau d’attentes bien plus élevé sur l’équipement que quand il s’agissait de faire avec ce qu’on vous donnait, à quoi vous ne connaissiez dans 99% des cas pas d’alternative faute de savoir ce qui se fait à l’autre bout de la planète. Les finalistes sont donc trois excellents pistolets, et si, puisque c’est l’objet, nous allons tenter de voir ensemble quels points les distinguent en bien ou en mal les uns des autres, il faut avant tout garder à l’esprit qu’il n’y a actuellement pas d’arme de service foncièrement mauvaise, et que le niveau technique et technologique général du secteur est des plus élevés : ça se joue entre la crème, la crème de la crème, et le suprême de crème. Il n’y a qu’à voir les nombres moyens de coups tirés sans incident de tir / arrêt de tir, plusieurs fois supérieurs à ce qui se faisait sur les armes des générations précédentes, pour s’en convaincre, mais nous éviterons d’aller trop loin dans le détail technico – technique. Le CZ P10 : La famille P10 (image TFB). La famille P10 (image TFB). Jeune concurrent direct des Glock 17 chez le réputé fabricant tchèque, il lui est si proche en dimensions qu’il rentre dans la plupart des étuis pour G17 (idem pour le P10C et le G19), et se démonte et remonte exactement de la même façon. Mais, si la prise en main est excellente et plus naturelle que sur les Glock, l’ergonomie pour le combattant manque le sans faute de peu, avec de l’excellent et du moins bon : d’un côté on a : un déverrouillage totalement ambidextre des chargeurs, sans démontage de la pièce ; une forme générale moins carrée, à la fois plus moderne, plus ergonomique, plus naturelle en mains ; une texture de poignée plus agressive et plus performante dans toutes les situations ; une glissière plus facile à actionner grâce à des serrations franches et agressives ; glissière pour l’anecdote pourvue d’un traitement de surface à très haute performance, français, le procédé ARCOR ; une queue de détente plus facile à atteindre que sur un Glock, plus droite et plus verticale, intéressant à la fois pour les petites mains et lors du port de gants pour les mains de taille intermédiaire, avec un pontet un peu plus grand d’ailleurs que sur le Glock 17 ; une action de détente incontestablement supérieure à celle du Glock (dans la version de série du G17), et même du HS9 (avis personnel : probablement une des toutes meilleures actions sur ce type de PA avec le Walther PPQ M2) avec une course à la fois évidente, un point dur plus net et qui ne gratte pas, un poids de départ légèrement inférieur, et un « reset » plus court et plus net ; de l’autre côté on a : une arme un peu plus lourde que ses concurrentes (730g) ; une moindre possibilité pour l’extraction forcée des chargeurs ; un poids légèrement supérieur, un levier de remise en batterie de la culasse beaucoup plus dur à mettre en oeuvre que sur Glock ; des rails de glissière rajoutés et non intégrés dans la carcasse comme sur un Glock 17, avec une carcasse ayant (sans doute de fait) tendance à ne pas être aussi droite, un problème connu sur le P10 mais sans réelles conséquences ; des chargeurs métalliques : à la fois moins durables que les chargeurs polymères d’autres armes (dont le Glock), plus contraignants à l’entretien, et beaucoup plus chers (x2) ; et une hausse arrière à points blancs classiques moins adaptée à l’engagement rapide aux distances supérieures à 25m, où une hausse en U type G17 permet de viser différemment selon la distance (pensées particulières à un certain MJR pour ses démonstrations au MAS G1 à 100 et 200m debout bras franc) ; hausse qui, au surplus, ne permet pas nativement les actions de glissière sur la ceinture, le gilet, un talon de chaussure etc. Objectivement, on peut considérer que le P10 est ce que le Glock aurait du devenir avec une évolution incrémentale de la part du fabricant autrichien, qui n’a fondamentalement pas changé de recette depuis son invention en 1980. Le HS9 : HS-9 OSP en version américaine Springfield XD-M (image Springfield). HS-9 OSP en version américaine Springfield XD-M (image Springfield). Du croate HS Produkt, déjà présent dans la compétition pour le remplacement du FAMAS avec son VHS, le HS est une excellente arme, connue plus généralement sous son nom américain (Springfield XD), fabriquée dans l’une des plus grandes et plus modernes usines d’armes de petit calibre au monde, et particulièrement innovante en ceci qu’elle mélange adroitement les genres entre le classique (pédale de sécurité et angle de poignée repris du 1911), le moderne (percuteur lancé, carcasse en polymère propriétaire) et le futuriste (ergonomie léchée, nombreux témoins de condition du chargeur et de la chambre, démontage sûr à 100%). Utilisée par de nombreux services de police américains d’état mais aussi fédéraux, par plusieurs polices municipales et par le GPSR (police de la RATP) en France, ainsi que dans les forces armées de Bosnie, Croatie, Géorgie, République Dominicaine, Indonésie, Macédoine, Malaysie, Thaïlande, et les forces de police de Croatie, de Géorgie et d’Irak, elle est techniquement l’arme la plus récente dans sa conception de la compétition pour le PSA (développée à la fin des années 1990). Ses côtés positifs : arme légère (670g) ; canon match et rampe d’alimentation polie ; chargeurs d’excellente qualité ; indicateur de chargement sur le dessus de la culasse, et de percuteur armé à l’arrière de la culasse ; démontage sans percussion (contrairement au Glock et à d’autres) ; organes de visée réglables d’origine ; nombreuses sécurités : sûreté de détente (type Glock) ; pédale de sûreté de poignée (type 1911) ; sûreté de percuteur (anti-chute) ; bouton poussoir de chargeur : ambidextre sans démontage ; protégé (pas d’éjection involontaire possible) ; et éjection puissante du chargeur ; démontage et entretien sommaires faciles ; ses côtés négatifs : des incidents de tir parfois répétés au-delà des 5000 premiers tirs ; des problèmes de fiabilité, sur les premières séries particulièrement ; une mécanique interne plus complexe que celles des deux autres finalistes ; une prise en main plus exigeante, de sorte à bien actionner la pédale de sécurité arrière ; et une poignée globalement moins adhérente que celle des deux concurrents. Le Glock 17 Gen 5 : Glock 17 Gen 5 Armée Française, version standard non-MOS (image TRE). Glock 17 Gen 5 Armée Française, version standard (image TRE). Arme éprouvée depuis son lancement au début des années 1980 (le G17 est à l’origine de l’aventure Glock), c’est devenu au fil du temps non seulement un incontournable du segment, mais surtout une référence et le pionnier de toute une catégorie de pistolets (carcasse polymère et percuteur lancé). Il est donc le gagnant de l’appel d’offres, comme annoncé par le communiqué officiel du MinArm du 06 janvier mais aussi l’arme la plus récente des trois finalistes, compte-tenu de l’âge de sa Gen 5 (présentée en 2017). Considéré comme la Kalashnikhov des pistolets modernes, le Glock sera peut-être au 21ème siècle ce que le Colt 1911 a été au 20ème siècle : l’arme conçue dans les dernières années du siècle précédent et dominant son temps par son empreinte, suscitant de nombreuses évolutions, dérivés, concurrents et innovations. Il est en tout cas déjà aux pistolets de service ce que les chargeurs Magpul sont aux chargeurs de FA (voir notre article sur les PMAG Magpul ici). On ne fera pas la liste des forces et pays équipés en Glock, un article complet ne suffirait pas. Citons entre autres nos voisins britanniques qui l’ont adopté en 2013 en version Gen 4 pour remplacer le Browning Hi Power GP35, en service depuis la Seconde Guerre Mondiale (L9 Pistol), puis dans une version modifiée depuis 1962 (L9A1) (illustration comparative ici). D’autres pays européens l’ont également adopté pour leurs armées : Autriche bien sûr, Pays-Bas, Hollande, Portugal récemment (adopté le 11 octobre 2019 en remplacement des Walther P38, Beretta 92, HK USP et Sig P228, à hauteur de 15000 exemplaires, pour une armée de 35000 hommes, on en déduit donc qu’il s’agit principalement de remplacer les P38 datés), Suède, Finlande, Russie, Suisse qui est en train d’y passer, … Le Glock 17 Gen 5 récemment adopté par les Portugais. Alors oui c'est FFOMECBLOT et c'est stylé, mais le traitement de surface de la culasse est moins durable que le noir de nos nouveaux PSA. Le Glock 17 Gen 5 récemment adopté par les Portugais. Alors oui c’est FFOMECBLOT et c’est stylé, mais le traitement de surface de la culasse est moins durable que le noir de nos nouveaux PSA. Au-delà, deux chiffres suffiront : plus de 70 pays voient servir 5 millions de Glock (civils, militaires et forces de l’ordre mélangés), dont quelques-uns (à cette échelle, c’est peu !) en France (modèles 17, 19, 26 et 34 essentiellement), comme vu plus haut mais aussi chez certaines unités de la Gendarmerie travaillant en civil (G26, qui va également se diffuser en Police Nationale pour les personnels en civil, du fait de sa plus grande facilité de port discret), au GIGN, au RAID, au SDLP, au GSPR, … Les raisons de cette domination : léger (625g pour le Glock 17 de série, 700g annoncés pour le PSA) et très résistant aux contraintes mécaniques ; très résistant aux milieux extrêmes (froids, chauds, salins etc.) ; peu cher à produire (notamment du fait de la géométrie simple et globalement inchangée des pièces, l’usinage de culasses au design complexe est coûteux, idem pour les moules de carcasses) et à maintenir ; globalement ergonomique et simple d’emploi et d’entretien : démontage simplissime, angle de poignée facilitant le tir instinctif et au jugé, texture permettant un bon grip en presque toutes situations ; avant-gardiste malgré son ancienneté relative : platine et détente innovantes, mètre-étalon sur lequel sont jugées les autres armes de service ; matériau propriétaire innovant, pas toujours égalé par la concurrence ; détails d’ergonomie innovants copiés par la concurrence ; réputé sûr d’emploi ; précis (même en compétition, voir les résultats de certains champions) ; canon un peu plus durable que ses concurrents, qui, sans rentrer dans les détails de sa géométrie interne (améliorée sur la Gen 5 par rapport aux générations précédentes) maintiendra plus longtemps sa précision, une bonne nouvelle compte tenu de la durée de vie des armes de service ; et, de plus en plus employé, il facilite naturellement l’inter-opérabilité des moyens dans un contexte inter-armes, inter-armées et inter-allié. On peut cependant critiquer plusieurs points : le plus souvent cité : il n’a pas de sécurité : oui et non, oui car pas de sécurité manuelle, non car triple sécurité interne (dont la queue de détente, qui est une sécurité en elle-même) ; le problème est résolu sur certaines versions : Taïwan crossbolt safety version, présenté aux forces de police taïwanaises il y a peu ; et la version MHS proposée face au P320 pour US Army, équipée d’une sécurité type 1911. la géométrie générale de l’arme, à 90% inchangée depuis 1983, quand la concurrence ne cesse d’explorer de nouvelles pistes (mais le succès étant là, pourquoi changeraient-ils la recette ?) : la prise en main très carrée (amélioré sur la Gen 5) et peu agréable dans la durée ; l’angle de poignée pas naturel oblige à légèrement casser le poignet à la prise de visée (les dos de poignée optionnels permettent de corriger ce problème sur les dernières générations, voir photo ci-après) ; le besoin de presser la queue de détente lors du démontage n’est pas la meilleure idée qui soit ; la glissière encore plus carrée que la poignée n’est pas la plus agréable du monde. Sur les images officielles on voit bien le dos de poignée à queue de castor permettant de modifier l'angle de prise en main, monté sur la poignée (image MinArm). Sur les images officielles on voit bien le dos de poignée à queue de castor permettant de modifier l’angle de prise en main, monté sur la poignée (image MinArm). Pourquoi le Glock 17 Gen 5 ? Comme nous l’avons vu, le G17 cumule un certain nombre de qualités qui en font, malgré ses défauts, une arme réputée et très très largement éprouvée. Du côté français, dans le cadre du programme PANG, les candidats ont été jugés sur les critères suivants, par ordre d’importance : performances générales, évaluées par des tireurs issus des unités destinées à être dotées ; fiabilité / robustesse / durabilité dans un large éventail de situations (l’équivalent de 25 années d’utilisation simulées) ; encombrement et ergonomie dans un grand nombre de configurations utilisateur ; coût global de l’offre proposée par le fournisseur (soit 587€ par Glock 17, accessoires et périphériques inclus). D’après nos informations, on pourrait couper court à une idée reçue : non, ce ne serait pas l’offre la plus basse en termes de prix qui l’aurait remporté, même si le tarif de 587€ par arme semble faible. Voir ce que nous expliquions plus haut sur ces énormes marchés. En fait, les évaluations se font avec des grilles de notation, chaque paramètre étant affecté d’un coefficient (un peu comme au Bac pour les différentes matières). Le Glock a tout simplement obtenu la meilleure note générale, tous paramètres compris. Une grosse différence avec le programme MHS où le prix avait été le facteur discriminant pour les américains, permettant à Sig de remporter le marché, face entre autres à Glock. U.S. Army: Beretta M9 & SIG P320 : les raisons d’un changement Le résultat est que 74 596 pistolets seront livrés d’ici 2022 (officiellement, mais le contrat portant sur 48 mois, 2024 en limite longue ne semble pas irréaliste, et ne serait pas une mauvaise nouvelle au demeurant), un remplacement d’une ampleur sans précédent pour l’armée française, en termes de volume rapporté à l’effectif, et de rapidité d’exécution. Les versions retenues sont spécifiques Armée Française, avec quelques particularités : pour les deux versions standard et MOS : une détente retravaillée pour adoucir le point dur et faciliter les tirs rapides et précis (RETEX des essais) ; un puit de chargement évasé ; des stries de préhension (serrations) à l’avant de la culasse pour faciliter les manipulations ; une carcasse couleur coyote / FDE cohérente avec l’équipement actuel et les besoins en camouflage ; une culasse noire à traitement de surface ultra-résistant (plus que d’autres finis colorés), qui ne nuira pas au camouflage vu que la culasse est le plus souvent couverte par l’étui (parlons du 416 F tout noir par contre …) ; pour la version MOS : un canon fileté pour le montage d’un modérateur de son (RDS) ; des organes de visée réhaussés pour l’emploi avec le RDS ; une culasse préparée au montage d’optique type point rouge. PSA Glock 17 Gen 5, versions standard (à gauche) et MOS (à droite) (photo-simulation TRE). PSA Glock 17 Gen 5, versions standard (à gauche) et MOS (à droite) (photo-simulation TRE). Nous ignorons en l’état s’il aura des marquages spécifiques, les photos diffusées par le MinArm ne semblent pas aller en ce sens, peut-être un classique « Propriété de l’Etat » quelque part, quoiqu’on distingue bien un léger marquage au-dessus du logo Glock sur les glissières côté gauche, et en arrière de la fenêtre d’éjection côté droit. Une des premières photos du Glock 17 Gen 5 MOS destiné à l'armée française (Source image : Soldier Systems). Une des premières photos du Glock 17 Gen 5 MOS destiné à l’armée française (Source image : Soldier Systems). Côté droit du GLOCK 17 Gen 5 MOS destiné à l'armée française (Source image : Soldier Systems). Côté droit du GLOCK 17 Gen 5 MOS destiné à l’armée française (Source image : Soldier Systems). Au final, les PSA Glock 17 seront livrés avec un ensemble d’équipements et d’accessoires d’un niveau très élevé et cohérent avec le nouvel élan dans l’équipement individuel de ces dernières années. Les premières photos du MinArm parlent d’elles-même, présentant l’ensemble aux côtés des derniers effets individuels entrés en service. Mais tout n’est pas parfait, et nous y venons. Le nouveau PSA Glock 17 Gen 5 dans son milieu naturel (image MinArm). Le nouveau PSA Glock 17 Gen 5 dans son milieu naturel (image MinArm). Nous avons donc : leurs nécessaires d’entretien ; 4 chargeurs et leurs poches ; des étuis Blackhawk T-Series L3D à rétention de niveau 3 : en version pour arme sans bloc lampe – laser (un peu moins de 65 000 exemplaires) ; en version pour arme avec bloc lampe – laser (un peu plus de 10 000 exemplaires) ; des accessoires à système Serpa Quick Disconnect pour ces étuis : plateforme de cuisse mono-sangle ; montage pour ceinture lisse à déport bas ; montage pour ceinture PALS / Molle à déport bas ; plateforme PALS / Molle pour gilet de combat ; 25 000 valises anti-écrasement pour le transport (3 armes par valise donc, ou 1 valise = 1 trinôme) ; 15 000 kits MOS : culasse à optique réhaussée et pré-installation pour aide à la visée, canon fileté ; a priori autant ou un peu moins de blocs lampe – laser (éclairage et désignateur laser visible et infrarouge) ; 9 000 modérateurs de son et leur environnement (poche, …) ; 7 000 kits d’entraînement marquant (type Simunition) ; 800 outils de simbleautage laser (en gros 1 par compagnie) ; et un ensemble de petits accessoires complémentaires : chargettes ; TOC ; munitions inerte d’exercice ; canon inerte ; dos de poignée. Un G17 Gen 5 avec kit UTM pour l'entraînement marquant ou non-marquant (Image UTM). Un G17 Gen 5 avec kit UTM pour l’entraînement marquant ou non-marquant (Image UTM). Plutôt pas mal pour le montant total du marché, vous ne trouvez pas ? On saluera : le choix intelligent d’un étui à rétention de niveau 3 : 1er niveau : par friction, 2ème niveau : par blocage mécanique de l’arme dans l’étui, 3ème niveau : par impossibilité mécanique d’extraire l’arme de l’étui, voir image ci-après, et à déverrouillage au pouce et non plus à l’index, et l’abandon des holsters textiles outrageusement mal conçus distribués jusqu’il y a peu en remplacement des antiquités inadaptées de perception standard. Non seulement le choix de l’étui est intelligent (aux antipodes du dernier Star-pack en Cordura CCE 1180Dtex distribué …) mais celui des accessoires l’accompagnant l’est tout autant. ENFIN l’armée française confirme le changement d’esprit entamé il y a quelques années, à faire confiance à ses hommes pour déterminer à leur niveau individuel quel est le meilleur positionnement de leur matériel en fonction de leur besoin à l’instant T sur tel théâtre dans tel contexte. Même certaines des meilleures armées occidentales les plus observées ne vont pas aussi loin, sacré saut réalisé. Les 3 niveaux de rétention du holster Blackhawk choisi : de G à D, par friction (réglable par vis), par rétention mécanique interne, et par condamnation des possibilités de sortie (image spotterup.com). Les 3 niveaux de rétention du holster Blackhawk choisi : de G à D, par friction (réglable par vis), par rétention mécanique interne, et par condamnation des possibilités de sortie (image spotterup.com). On restera cependant méfiant, pour deux raisons : d’abord compte-tenu du fait que Blackhawk a vu plusieurs de ses modèles d’étuis mis en cause dans de graves problèmes de sécurité des armes, principalement liés au système de déverrouillage à l’index, mais plus largement au principe de rétention mécanique par blocage au pontet : la version à rétention de niveau 2 du holster choisi pour le PSA, très exactement celle destinée aux P320 et M17, et aux P250 et M18, alias le holster LC2, vient d’ailleurs de subir le 22 octobre dernier un rappel officiel imposé par la Consumer Products Safety Commission américaine pour un problème de conception provoquant un changement de position de l’arme dans l’étui, pouvant entraîner un départ de coup involontaire. 3100 holsters sont concernés ; ensuite parce que l’étui retenu : d’une part impose l’emploi de 2 versions différentes selon qu’une lampe est montée ou non sur l’arme (alors qu’un étui Safariland 6305 8321 à rétention par système ALS permet le verrouillage de l’arme dans l’étui avec ou sans lampe), d’autre part ne protège pas (voir image ci-après) le bouton de libération du chargeur d’une activation accidentelle (branches, équipement, coin de mur, intérieur de véhicule, …) ce qui peut être très problématique (et nous sommes surpris que les tests n’aient pas mis en évidence ce léger souci) ; d’autre part ne semble pas être prévu pour les gauchers (environ 10% des effectifs) alors même que des holsters rigides de conception plus ancienne le permettaient (Safariland 3280 / 3285 notamment) ; enfin et pas des moindres problèmes, ne dispose d’aucune découpe pour les Glock MOS équipés d’optique … Restera aux futurs utilisateurs de kits MOS à passer commande chez les habituels Nikaia Sheaths et ETFR, spécialistes reconnus des holsters sur-mesure auprès des forces, et qui d’ailleurs auraient pu, dans un schéma idéal, être sollicités pour l’appel d’offre (c’est ainsi que des Blackhawk sont devenus de grandes boîtes, mais bon, nous ne sommes pas aux Etats-Unis, et l’amendement Berry n’existe pas chez nous). Le PSA Glock 17 Gen 5 et son étui Blackhawk L3D (image MinArm). Le PSA Glock 17 Gen 5 et son étui Blackhawk L3D (image MinArm). L’arrivée massive d’aides à la visée est également une grande première à saluer, et la France se positionne à nouveau dans les leaders de l’équipement individuel du combattant par ces choix. Très bon point. A ceux qui regrettent le choix d’une entreprise étrangère, y compris certains de la presse allant jusqu’à parler d’abandon des fusils et pistolets français (lesquels ? Espèce disparue depuis un âge …), rappelons que plus aucune usine majeure d’armes de petit calibre n’existe en France depuis maintenant près d’une génération, et rassurons-les en précisant que plusieurs entreprises françaises sont impliquées dans le contrat de Glock pour nos armées : l’Armurerie de la Bourse, distributeur officiel de Glock en France ; Cybergun, leader mondial de l’airsoft, et sa filière Spartan M&LE axée Défense & Sécurité, partenaires de Glock ; Welkit fournisseur des étuis Blackhawk et d’autres éléments du pack livré avec les armes. Enfin, s’agissant de la réputation de dangerosité des Glock et autres armes sans sécurité manuelle (soit tous les finalistes du programme PANG ayant abouti au PSA), 2 choses sont à considérer : OUI, les armes sans sécurité externe manuelle facilitent la survenue d’accidents (120 en 10 ans dans la seule police locale de la capitale américaine, tous avec des Glocks, dont plusieurs accidents mortels). C’est logique, indéniable et tout autant évident que le risque de se couper en manipulant un couteau : la combinaison course de détente courte, poids de départ limité, et absence de sécurité manuelle externe est prouvée comme plus accidentogène que les configurations plus conservatrices ; de plus, d’après d’extensives recherches menées sur cet exact sujet notamment par le FBI et plusieurs agences et services fédéraux américains, le stress et la fatigue font que près de 20% des professionnels entraînés ont tendance à mettre le doigt sur la queue de détente lorsqu’ils subissent une tension importante et qu’ils ont l’arme en main, élévation faite ou non, et ce sans même s’en rendre compte (d’où les différences considérables de poids de départ de coup entre armes de compétition, de loisir, et armes de service) MAIS, de la même façon qu’avec un couteau, c’est l’état d’esprit, l’entraînement, la formation et l’instruction continue qui permet d’éviter les accidents : plusieurs études ont montré que les tirs accidentels ne sont pas significativement plus fréquents avec les armes sans sécurité manuelle qu’avec celles sans : une arme n’est qu’un objet, inerte par essence, qui ne fait que restituer des effets en fonction des actions qu’on effectue avec : si le tireur et son doigt respectent les règles de base du tir, jamais aucun tir accidentel ne doit survenir ; malgré tout, aucun homme n’est infaillible ; c’est donc l’entraînement, la répétition et l’accoutumance dans la durée à l’objet (voiture, couteau, arme, même problématique) qui font que l’utilisateur sera un danger pour les autres et lui-même, ou un personnel prudent, prévenant et efficace. Il ne faut pas considérer l’objet comme dangereux en soi, mais se considérer soi-même comme dangereux avec l’objet, de sorte à constamment avoir à l’esprit que la moindre erreur peut avoir des conséquences terribles : c’est ainsi qu’on évite de se planter bêtement en voiture parce que l’esprit est ailleurs ou qu’on surestime ses capacités et celles de son matériel, et qu’on évite de la même façon les accidents à l’utilisation des armes ; DONC : les taux d’accidents plus élevés avec des armes type Glock ou équivalents n’ont été corrélés qu’à la transition brutale de personnels à mi-carrière d’armes type revolvers ou pistolets à plusieurs sécurités manuelles (1911, SIG P226 et dérivés, HK USP, Beretta, …) vers des armes type Glock sans sécurité manuelle : c’est la formation de conversion qui est donc principalement en cause, et l’incapacité de l’opérateur à remettre suffisamment en cause son apprentissage passé pour s’adapter à ses nouveaux moyens ; il va donc falloir que ceux formés initialement sur MAC 50 et PAMAS soient sérieux dans leur processus d’adaptation à leur nouveau pistolet, mais les militaires français étant ce qu’ils sont, comme on dit dans l’Institution, « ça va bien se passer ». Un avis souvent partagé est que pour toute force appelée à régulièrement approvisionner, charger, retirer le chargeur et la munition, sans tirer, le tout plusieurs fois par jour, une arme à sécurité manuelle et / ou levier de désarmement est préférable, surtout si l’instruction au tir est peu fréquente et sommaire (typiquement et quel que soit le pays : sécurité privée, police, particulier autorisé de port d’arme) ; par contre, un militaire tirant quelques centaines de munitions par an et vivant sur le terrain à l’exercice avec son arme (approvisionnée en munitions à blanc par exemple, pour l’effet psychologique du bruit en cas de tir accidentel, qui servira de leçon sans risque pour quiconque) saura respecter les règles impératives à la prévention de tout accident, devenues des réflexes instinctifs. Dès lors, nous espérons que dès les formations initiales les personnels seront formés d’abord sur le nouveau PSA Glock 17, même si ils sont appelés à utiliser les PAMAS restant par exemple. Pour faire une autre comparaison automobile, qui a appris à conduire sur bolide surpuissant sans garde-fou électronique peu transitionner sans risque sur une petite citadine anémique, par contre passer d’une Clio à une Lotus Exige sans grosse formation n’est pas sans risque. Pour qui le PSA Glock 17 Gen 5 ? Comme vu plus haut, il n’y en aura pas tout à fait pour tout le monde : 75 000 PSA pour environ 100 000 utilisateurs voire un peu plus (pour référence, il y a 102 000 HK 416 F commandés), des PAMAS resteront donc en service, ce qui est logique d’un point de vue logistique (tant que l’outil fonctionne, pourquoi s’en priver ?), comme économique (pourquoi payer pour remplacer ce qui peut encore servir ?). Au-delà des PAMAS, les Glock 17 Gen 3 déjà en dotation dans les unités équipées devraient a priori y rester jusqu’à fin de vie, et y seront probablement épaulés progressivement par des PSA à kit MOS, ou seraient versés aux éléments moins « ops » de leurs régiments tandis que les utilisateurs des Gen 3 passeraient sur PSA Gen 5. Ce serait dans la logique de ce qui a été fait à l’arrivée des 416 dans les unités servant à la fois des Famas lisses, revalorisés et Félin. Comme pour le HK 416 F, la dotation dépendra de l’unité. Certaines unités conserveront sans doute le PAMAS, d’autres passant au PSA très rapidement. Peut-être même certaines unités de réserve (35 000 réservistes opérationnels dans les forces du MinArm, dont environ 10 000 régulièrement en service) seront-elles dotées de quelques exemplaires, nous avons eu des informations contradictoires à ce sujet. Le fait est, certaines unités de réserve ayant déjà perçu au compte-goutte des 416, il ne serait pas déconnant que les PSA qui « vont avec » suivent, en toute logique, à raison d’1 PSA pour quelques 416 par exemple. Si les armes plus anciennes (FAMAS valorisés et PAMAS) encore en état de servir sont maintenues en service et redistribuées aux unités sollicitant moins leurs matériels (soutien, réserve, …), alors pour la première fois depuis … longtemps, les forces vont se retrouver avec un ratio armes / hommes intéressant notamment en termes de maintenance et de disponibilité immédiate. Vraiment une excellente nouvelle, tant certaines armes étaient exsangues (et contrairement à une idée répandue, ce n’est pas un privilège français, voir l’état des Beretta M9 américains au moment de leur remplacement dans notre article sur le sujet, largement pire que celui de bien des MAC 50 …). Personnels en formation sur le HK 416 F (image Collectif TRE). Personnels en formation sur le HK 416 F (image Collectif TRE). Quant aux armes qui seront retirées du service, particulièrement les MAC 50, ils devraient tôt ou tard partir en destruction, la France n’ayant pas pour politique de revendre ses anciennes armes de service. De plus gérer la revente d’armes de niveau d’usure variable demanderait une logistique humaine et matérielle plus coûteuse que le bénéfice de la destruction. Dommage pour les collectionneurs. Conclusion 2019 aura été une année faste pour Glock, avec entre autres le contrat des douanes américaines (Customs and Border Protection) pour un montant de 85 millions de dollars, le contrat de l’armée portugaise pour un montant d’environ 10 millions d’euros, et le contrat de l’armée française pour un montant de 44 millions d’euros. 2019 aura également été une année faste pour l’Armée Française, avec de nombreux remplacements en cours ou annoncés (VT4, véhicules Scorpion, treillis F3, gilet SMB amélioré, HK 416, SCAR-H PR, …) et 2020 commence très bien avec enfin le remplacement des pistolets de dotation, avec cette fois un remplacement massif et bien pensé (éco-système complet). Si le choix du Glock 17 sera inévitablement sujet à discussion entre curieux, amateurs, utilisateurs futurs, et passionnés du sujet, il est, indéniablement, le témoin d’un colossal progrès pour le soldat, marin ou aviateur français, au plan matériel et doctrinal, et sera un excellent outil de travail pour les missions dévolues aux forces. Espérons que son remplacement n’attendra pas 70 ans, mais gageons qu’il sera encore une excellente arme dans 20 ans voire plus, chose qu’on peut sans crainte espérer vu la très bonne longévité des Glock des premières générations. A la question « le Glock 17 Gen 5 est-il un bon choix pour remplacer les MAC 50 et PAMAS ? » nous répondons donc sans hésiter : O U I . Pensées pour le MAC 50 auquel nous devons dire adieu certes soulagés de voir une antiquité fatiguée prendre sa retraite, mais reconnaissants pour avoir bien servi pendant 70 ans au sein de l’une des armées les plus sollicitées depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale : vous avez peut-être eu dans les mains un MAC 50 vétéran de l’Indochine, ou de Kolwezi, qui sait ! Peu d’armes ont connu autant de mains, de jeunes impatients de réaliser leurs premiers tirs au PA (4 générations de soldats !), de paysages familiers ou hostiles, de crises et guerres, et de situations complexes que le PA MAC 50. Et au-delà des armes, peu d’objets ont servi aussi longtemps sans évolution aucune dans l’Histoire. Mes Respects. Le PAMAC est mort, vive le PSA ! « In Glock we trust » Serpent de mer des armées françaises depuis près de 40 ans, le remplacement des pistolets de dotation par le nouveau PSA (Pistolet Semi-Automatique) Glock 17 Gen 5 spécifique armée française marque un tournant pour nos forces, cohérent avec les dernières adoptions (armements comme véhicules...
  47. 5 points
    Quoiqu'il en soit, restons pragmatiques. Un texte de loi est valide tant qu'il n'est pas abrogé. Petit rappel à tous les "conseillers juridiques du forum" , mieux vaut se renseigner sur les vraies décisions judiciaires avant de diffuser des erreurs dans l'esprit des jeunes membres qui se posent des questions. C'est l'essence même du forum et la plupart des visiteurs sont des candidats. Chacun pourra trouver des contre exemples mais la réalité c'est que les juges ne s'appuyent pas sur du vent pour condamner des déserteurs. Un fil différent en parle. Que ce soit devant une chambre correctionnelle ou prud'hommale, avec les conséquences sur sa vie future, le déserteur devra assumer. Bien sûr, beaucoup de cas sont passés sans conséquences, c'est toujours pareil dans la vie judiciaire, on a même des innocents condamnés et des coupables non poursuivis, mais quand je lis certains je me dis que la lassitude ou les rancœurs du métier leur font perdre la lucidité nécessaire aux bons conseils. Rien de moralisateur dans mon post mais les conseilleurs n'étant pas les payeurs, il est bon de signaler qu'un contrat d'engagement obtient sa valeur à la signature. Tout simplement parce que c'est écrit dans les textes, au même titre que de la peine de mort n'existe pas et que c'est également moral de respecter ses engagements quelque soit le domaine . Je ne pense pas qu'en France on braque les gens avec un pistolet sur la tempe pour faire signer un contrat d'engagement avec 6 mois de réflexion initialement. En conclusion tout le monde est libre, d'assumer ou pas mais c'est mieux de le faire en connaissance de cause.
  48. 5 points
    Vous allez commander des hommes ? C'est nouveau. Un ingénieur fait beaucoup de choses, réfléchit et met au point des engins tellement coûteux que le responsable du PBF les range dans un placard. Commander ? Ne rêvez pas trop non plus. Vous connaissez des personnes condamnées pour désertion en temps de paix ? En théorie, des peines sont prévues. Mais dans la pratique……………..m'enfin, vous avez le droit de le croire. BTX
  49. 5 points
    C 'est vite fait d'en faire un ! admire mes talents de déssinateur
  50. 5 points
    Je crois que ce serait extrêmement préjudiciable et qu'il ne faut donc pas le faire. Comme seule source d'information, nous avons un article de presse et un extrait de vidéo. Dans ces deux documents tout est au conditionnel, rien n'est affirmé comme certain ! Nous n'avons pas toutes les infos, sauf une : une enquête est en cours et comme toutes les enquêtes judiciaires, l'enquête en question se fait dans la discrétion. Si on cessait d'agir ainsi, on nierait une des valeurs fondamentales de notre justice : la présomption d'innocence. Comme nous ne savons rien de précis et que tout est possible, dans tous les sens, il est urgent de laisser faire la justice militaire et de nous taire !!!

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