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Contenu populaire

Affichage du contenu avec la meilleure réputation depuis le 17/03/2015 dans Messages

  1. 8 points
    Pour gagner de la thune en informatique en faisant le moins de TTA moisi, le mieux est de postuler chez Microsoft.
  2. 7 points
    Je m'instruis, je travaille et évite de glander ou de bailler aux corneilles. J'ai choisi ce métier. Personne ne m'y a forcé, ni contraint. J'en accepte les contraintes. Y a pire. En souscrivant mon contrat, j'ai apposé ma signature pas pour un concours de gaufres mais pour tenter, avec d'autres, de servir mon pays partout où il me demandera d'aller. Ma signature vaut de l'or car la parole est sacrée. Je ne m'appelle pas MELENCHON. Et je ne me pose pas de questions. BTX
  3. 6 points
  4. 6 points
    Je vous rassure = les ampoules ramassées au CFIM durant la FGI sont de la même taille et aussi douloureuses que celles gagnées au cours de la FGE et du CME. Y a qu'arrivé au niveau de l'Ecole de Guerre où l'on ne risque plus rien à l'exception des hémorroïdes. BTX
  5. 5 points
    Retex concours externe SOG1 Octobre 2018 Présentation du concours Le concours se compose de 3 épreuves, une écrite, une physique et un oral. L’épreuve écrite permet l’admission aux épreuves sportives et aux oraux. Pour le concours d’octobre 2018, j’ai dû m’inscrire en mars 2018 pour au final avoir les résultats en février 2019. Donc c’est un long cursus de quasiment 1 an. L’inscription se fait sur internet, il faut remplir un dossier et fournir quelques documents, et accessible à tout le monde sous conditions d’avoir le BAC ou un équivalent. De surcroît, il est gratuit. Le concours externe est accessible aux civils, GAV, militaires etc… Contrairement au concours interne, qui lui diffère sur certains points, qui est accessible qu’aux GAV ou aux militaires ayant 4 ans de service au 1er janvier de l’année du concours. Il est possible de passer 3 fois le concours externe et 3 fois le concours interne donnant une possibilité de 6 cartouches. (Même si je pense qu’au bout de la 2-3ème il faut se rendre à l’évidence mais ce n’est que mon avis). Une fois inscrit, vous recevrez un mail de confirmation avec votre numéro de candidats. Présentation personnelle Pour ce qui ne me connaisse pas sur le forum, je suis sergent dans les troupes de montagne dans ma 5ème année de service. J’ai des qualifs montagnes, 2 OPEX, du sentinelle à revendre et divers missions à mon actif. Je sors de l’EMHM. Et j’ai 22 ans. Physiquement je me démerde pas mal, j’aime le trail et le ski de rando fin la montagne en général et j’aime bien lire (c’est par phase quand je complexe de mon manque de culture g). Et au passage je suis modérateur sur ce forum ;) Epreuve écrite Après une inscription au mois de mars 2018, je reçois un mail confirmant mon inscription et un peu plutard j’en reçois un deuxième confirmant la date de l’épreuve écrite ainsi que sont lieu. Comme je suis de région Rhône-Alpes le centre de l’épreuve sera à Grenoble à l’ALPEXPO, le 03 Octobre 2018. L’épreuve commence à 9h et finira aux alentours de 17h30. Les frais de déplacement sont à notre charge ainsi que le repas du midi. Bien entendu, il ne vaut mieux pas être en retard au risque de se faire refuser l’entrée ou de commencer les épreuves en retard. J’arrive dans ce grand hall d’exposition, de nombreuses tables individuelles sont disposées en différents « carré » qui sont numéroté. Après une fouille, il faudra se diriger vers le « carré » correspond au numéro sur la convocation. Apparemment c’est difficile pour certaine personne de comprendre ça… M’enfin. Premier constat, on est BEAUCOUP !! A la louche je dirais, 4000-5000 et le deuxième c’est qu’il y a beaucoup de sièges vides. En effet, beaucoup s’inscrive et pour X ou Y raison ne viennent pas… Tant mieux pour nous on va dire. J’ai aussi été impressionné mais la « population » présente au concours écrits, des vieux, des jeunes, des gros, des musclés fin de tout. J’avoue que une des premières choses qui m’est venu à l’esprit c’est « Putain, je serais dégouté de me faire ma place à l’écris par un « gros » qui passera pas le sport… » (Bon j’avoue ce n’est pas bien de penser ça, c’est réducteur, discriminant etc… Mais je l’ai pensé. Sorry). Effectivement les épreuves écrites permettent l’accession aux épreuves suivantes, et au final vous n’êtes qu’un nom ou un numéro sur une copie donc n’importe qui d’un minimum préparer intellectuellement à ses chances. L’épreuve écrite se compose de 3 étapes, une composition générale de 4H, des tests psychotechniques, et un inventaire de personnalité. Le sujet d’octobre 2018 c’était « L’automobile aujourd’hui, est-elle toujours indispensable » (Un truc dans le genre hein). Elle dure 4H. Les différents chefs de centre se coordonnent et l’épreuve est lancée en même temps dans toute la France. Pour avoir une bonne note, il faut faire tout simplement une composition structuré. Introduction avec problématique, présentation du plan. Parties distinctes avec sous-parties et exemples. Une conclusion et une phrase d’ouverte. Tout simplement. Éviter les HS, j’ai pu entendre certains parler de l’utilisation de la voiture pour partir en vacances (AHAHAHA Echec). Pour les tests psychotechniques sont des tests plus au moins banales avec une difficulté croissante. Pour s’entrainer rien de plus simple, il faut acheter des livres ou sur internet. Il faut comprendre la logique des tests pour pouvoir éliminer rapidement les mauvaises réponses. En gros plus, on voit des cas différents plus on connait déjà les méthodes pour résoudre. L’inventaire de personnalité c’est un questionnaire avec différentes questions comme « aimerais-tu être fleuriste » et il faut répondre « complètement d’accord – d’accord – un peu d’accord – pas du tout d’accord ». Au final toutes vos réponses sont analysées et donne naissance à une courbe de personnalité. Cela permet de déceler les différents mythos et/ou psychopathe. Durant la journée, il n’y a qu’une pause déjeuner de 1h30-2H sinon le reste se passe le cul assis sur sa chaise et en silence ! Avec une estimation d’environ 15 000 inscrits sur le territoire, 10 000 candidats se sont présentés aux épreuves écrites et 4500 recevront une réponse positive pour l’accession aux épreuves suivantes. Les résultats ont été publiés le 07 novembre, sur le site du recrutement de la gendarmerie. Les noms sont classés par ordre alphabétique. Épreuve physique et Oral J’ai reçu ma convocation par courrier, m’indiquant que je passais les épreuves de sport et du jury le 08-09 janvier 2019 à Sathonay le camp en région lyonnaise (Car je suis de la région Rhône-Alpes). Encore une fois, les frais de déplacements sont à votre charge ainsi que le repas et les éventuelles nuits d’hôtels entre les deux jours. Je passe le sport le 08 et les entretiens le 09. Épreuve sportive A la fameuse épreuve sportive, qui a l’air facile en apparence mais beaucoup se casse les dents par excès de confiance ou manque de préparation ! (Souvenez-vous du gros… !). Une note inférieur à 03/20 est éliminatoire et croyez-moi il y en plein qui se font éliminer. La présentation du parcours est consultable sur le site du recrutement et il est possible avec très peu de moyen de reproduire le parcours. Donc, foncièrement, pas d’excuses. Pour ma préparation, j’ai tout simplement continué mon entrainement quotidien en accentuant sur le cardio, donc footing, fractionnée, trail et travail en salle de musculation. La convocation était à 08H00, nous étions 15 sur 16 (1 ne s’est pas présenté aux épreuves). Aucun retard (la personne en retard n’aurait pas été acceptée de toute façon). Vous êtes accueillis par des gendarmes qui vous mènent au gymnase après deux trois vérifications administratives et vous serez récupérés par le « bureau des sports ». Présentation du parcours. Puis échauffement de 15 minutes et passage des candidats. Étant le dernier de la liste, je suis passé à quasiment 11h00. Les deux féminines sont passées en premier. Une fois les épreuves finis, nous sommes relâchés et le rdv est donné pour le lendemain. Bilan : J’ai eu sans aucune surprise une excellente note. Sur les 15, il y a eu 4 qui ont une note éliminatoire mais qui avaient la possibilité de quand même passer les entretiens du lendemain en entrainement. Et nous étions que 4-5 à avoir au-dessus de la moyenne. Mes petits conseils sont, bien entendu, une préparation physique importante. Des tests sur le parcours en amont pour pouvoir se situé et mieux se préparer. ATTENTION à l’épreuve de «simulation de combat » qui est assez perturbante, car non commune. Premièrement sa glisse fortement sur le parquet du gymnase donc attention aux baskets, et dès que les poids touchent le sol, il faut recommencer donc percuter assez rapidement sinon on perd énormément de temps. Pour rappel au-delà de 2min55 c’est -1 pts toutes les 5 secondes… Ça va vite ! Très vite. J’avais anticipé la chose et optimisé ma prépa pour faire le parcours en moins de temps possible avant cet atelier (J’étais en moins de 2min, genre 1min56-58). Deuxièmement, prenez votre temps pour pas le faire en précipitation et gardez votre sang-froid. Cette épreuve est gérée par le « bureau des sports » mais elle est supervisée par un colonel qui sans aucun doute émet un avis sur votre performance mais surtout sur votre implication et votre persévérance. Donc pas de panique si vous avez une note pas terrible car déjà ce n’est que coefficient 3 mais si vous vous êtes sortis les doigts, c’est que positif. Ils ne veulent pas que des athlètes de haut niveau. Les Oraux. Les Oraux se composent d’un entretien avec un psychologue, d’un autre avec le jury. Je suis convoqué le lendemain de l’épreuve sportive avec un passage chez le psychologue à 10H00, et chez le jury à 15H00. Étant déjà militaire, je n’ai pas eu le droit aux fameuses questions du psychologue sur « tu as conscience que tu peux tuer des gens ? Comment le vit ta famille ? Etc… ». De plus étant sergent, j’ai eu pas mal de question sur mon vécu militaire et les différents évènements de ma carrière. Ainsi qu’une présentation de moi-même. Sans vendre du rêve, j’ai décrit mes différents ressentis sur certains évènements ainsi que les réactions que j’ai pu avoir. J’ai expliqué pourquoi je souhaité quitter l’ADT pour la GN en tout honnêteté et en exposant mon projet. Ce passage peut être perturbant pour certains candidats, car les questions sont parfois un peu personnel mais au final rien de bien intrusif… On nous demande pas notre catégorie de porno préférée comme j’ai pu l’entendre (Et au pire je peux vous la dire hein ;)). C’est comme tout, cela se prépare et on anticipe les questions comme nos défauts et nos qualités. Et rappelez-vous, vous avez rempli un inventaire de personnalité qui sans aucun doute est connu par le psychologue et permet de déceler les mythos ou les psychopathes qui seraient passés entre les mailles du filet. J’ai entendu que pas mal de candidat, se faisait recaler par le psy… Je ne connais pas l’exactitude de cela mais bon autant ne pas la négliger et si préparer correctement. Le jury C’est on va le dire, une des épreuves déterminantes du concours avec son coefficient 7. Et cette fois nous sommes devant un jury qui vous posera des questions sur vous et vos motivations (ENFIN ?!). La durée de l’entretien est censée être de 20 min pour tous les candidats. Elle se passe en deux partis, d’abord un exposé oral sur une question d’ordre générale puis des questions de tout ordre posé par le jury. Petite particularité, les GAV et les militaires devait se présenter devant le jury avant de commencer… (Comme ce qu’on apprend et utilise au quotidien quand on rentre dans le bureau de son supérieur hiérarchique.) Je rentre, je me présente et je pioche parmi une dizaine de sujets. Mon sujet c’était « Le commerce traditionnelle face à internet » (un truc dans le genre). S’en suit une préparation de 10 min dans une autre salle. Contrairement à ce que j’ai pu entendre dans les couloirs par certains candidats il est nécessaire pour maximiser ses chances de faire un exposé bien structuré, semblable à l’écrit donc une introduction, un plan et une conclusion. La durée de l’exposé doit être d’environ 10 min mais les examinateurs peuvent y mettre fin à tous moment. J’ai encore une fois entendu tout et n’importe quoi, des gens qui ne faisais que 2-3 minutes, des gens qui se font interrompre etc… Personnellement, j’ai pu dérouler mon exposé au complet en toute fluidité durant approximativement 10 min. Ils m’ont ensuite demandé de me présenter, et j’ai dû une nouvelle fois répondre à des questions sur mon passé militaire. J’ai exprimé ma vision du commandement, et différents points sur l’armée. Argumenté certaines questions comme « pourquoi la GN ?, tu ne vas pas t’ennuyer ? Et si tu n’arrives pas rejoindre ça, tu fais quoi ? », Encore une je m’attendais à ce genre de question, je m’y étais préparé et j’y répondu en toute honnêteté. Au bout de 20 min, une alarme a sonné sur le portable de l’examinateur, alors que je pensais devoir mettre fin à l’entretien, j’ai continué à discuter avec eux 2-3 minutes de plus. Alors qu’un autre candidat n’avait même pas eu le temps de finir sa phrase… (Je ne sais pas ce qu’il est advenu de lui). A l’issue de ces entretiens, quelques formalités administratives et me voilà à nouveau relâché en attente des résultats qui seront publié sur le site du recrutement le 08 février (1 mois après). Résultats Nous voilà un mois après, je rafraichis la page toutes les 10s en attente des résultats… Il tombe aux alentours de 15H30 ! Pour rappel sur les 4500 admis aux sports et oraux, seulement 1320 seront pris. La liste n’est plus par ordre alphabétique mais ordre de classement. Donc à vous de choisir si vous commencez par le bas ou le haut. Comme je suis un bon blaireau, j’ai commencé à partir de la deuxième feuille pour rapidement finir à la fin des 1300 noms sans trouver le mien… Dans mon canapé en position allongé, le cœur battant à mach 12, deux trois faux espoirs avec des admis qui avaient un nom similaire au mien et la déception m’envahissant. Je décide de refaire un passage du tout début et bien regarder chaque nom mais surtout je passe de la position allongé à assis ! Et la sur la première feuille je vois mon nom… Quel con que je suis à me mettre le stress ! Je suis donc à ma grande surprise dans les 100 premiers. Joie intense puis retour à la réalité ahaha. La suite J’avoue que pour l’instant, je nage un peu dans le flou… J’attends que sa se tasse pour avoir les différents éléments. Étant déjà militaire, j’ai quelques particularité comme par exemple la VM qui je dois passer à mon CMA et non comme les civils dans un centre. ATTENTION encore une fois, pour moi ça n’en pose pas de problème, mais certains civiles après tout le parcours du concours sont recalés pour inaptitudes médicales donc soigné vos dents et tous vos petits bobos pour éviter une inaptitude débile… De plus, je dois envoyer mes documents concertos pour permettre le suivie de mes états de service, et la reprise de mon indice une fois affecté en école. L’incorporation Question épineuse, actuellement il y a un bouchon… Les incorporos des admis de mars 2018 ne sont pas encore rentré en école après déjà plus d’un an d’attente. C’est d’ailleurs pour cette raison que le concours de MARS 2019 a été supprimé. Mais récemment, le budget a été voté et il devrait intégrer en Aout 2019, le « trafic » se fluidifiant, il est envisageable pour les 100 premiers de Octobre de 2018 d’espérer une intégration en Décembre 2019 et pour le reste courant 2020… Permettant petit à petit de reprendre un cours normal des incorporations. Préparation Cela va faire l’objet d’un autre post dont je vais mettre le lien mais un grand remerciement à Mickaël de l’association oppidum, grâce à son implication, son exigence et ses immenses connaissances, j’ai pu me préparer à ce concours et surtout le réussir (je partais de loin mais comme quoi avec un peu de travail et d’effort ça passe). Voici le lien : https://www.aumilitaire.com/communaute/topic/36034-préparation-au-concour-sog-association-oppidum/ Un autre lien cette fois-ci, c’est celui d’un forum « G comme Gendarmerie » que j’ai découvert sur le tard qui regroupe des gendarmes (surtout des candidats) et qui vous permettras d’avoir des informations complémentaires sur tous les concours que ce soit GAV ou SOG. lien : https://gcommegendarme.fr/ Et si jamais vous avez réussi le concours d’octobre 2018, il y a un groupe facebook que vous pouvez rejoindre et qui regroupe une majorité des admis. Voilà Voilà ;) Petite note pour les personnes du forum qui me connaissent un peu, effectivement ça sera la fin de mon aventure chez les troupes de montagne…. J’ai fait ce que j’étais venu rechercher, j’ai réussis les tests qui me faisais rêver et j’ai réalisé certaines choses sur moi-même. Il fallait choisir et je l’ai fait. Il me reste encore 1 an à « profiter » en régiment et puis voilà ! C’est tout en restant dans l’institution que je vais explorer de nouveaux horizons ! (C’est beau ça nan ? Je vends du rêve là :p)
  6. 5 points
    Mais non et fort heureusement ! Imaginez toute une carrière au 2e RD, vous finirez comme SHREK ! Au passage, l'EMIA c'est deux ans (bien assez). Pour les Cyrards, il leur faut trois ans pour savoir monter une tente et démonter le FAMAS. BTX
  7. 5 points
    Ya deux point de vu: Le 1er et aautres :"Merde, les gars du 13 ils ont vraiment chouffer ici pendant 2 semaines???" Et le 13:"Merde, ils vont vraiement intervenir ici???"
  8. 5 points
    Vous êtes deserteur, a votre place je ferais profil bas.... De plus vous ne savez qui est derrière les pseudos... Donc je ferais encore plus profil bas.
  9. 4 points
    Perso, j'ai croisé à la Légion Etrangère d'anciens toubibs, des marquis et des roussins, des évêques et autres magistrats, la tronche bien faite, qui ont fait d'excellents légionnaires et ne se sont jamais senti "rabaissés". Parce que c'était un choix librement assumé et qu'ils avaient compris qu'avant "d'être servis", il leur fallait d'abord "servir". Venez à la LE. Rejoignez, non pas l'équipage, mais la phalange. BTX
  10. 4 points
    http://www.opex360.com/2019/04/21/le-centre-de-formation-initiale-des-militaires-du-rang-de-la-11e-brigade-parachutiste-prend-le-nom-du-6e-rpima/ Évoquer le 6e Régiment de Parachutistes d’Infanterie de Marine [RPIMa] fait immanquablement penser à la guerre d’Indochine et au général Marcel Bigeard. Sous les ordres de ce dernier, cette unité, alors appelée « 6e Bataillon de Parachutistes Coloniaux » [BPC] participa aux combats de Tu Lê, en octobre 1952, lors d’une offensive du Vietminh sur Nhia Lo, et s’illustra notamment lors de l’opération Hirondelle qui, menée en juillet 1953, consista à détruire des dépôts d’approvisionnement ennemis à Lang Son. Mais la grande affaire du 6e BPC/RPIMa sera la bataille de Dien Bien Phu. Toujours sous les ordres du commandant Bigeard, la bataillon fut sollicité une première fois pour prendre le contrôle de la « cuvette » lors de l’opération Castor… Et une seconde fois, le 16 mars 1954, pour la défendre, au prix de combats héroïques et de lourdes pertes. Dissous, il fut recréé sous le nom de 6e Régiment de Parachutistes Coloniaux [RPC] à Marrakech, en 1955, avant d’être transféré en Algérie, où il prendra notamment part à aux opérations « Kabylie 16 » et « Jumelles » ainsi qu’aux violents combats du secteur de Djelfa-Bou Saâda. En 1961, sous l’appellation de 6e RPIMa, le régiment s’installa à Mont-de-Marsan. Pouvant être projeté sur des théâtres extérieurs avec des appelés du contingent, il fut engagé au Liban, au Cambodge et en ex-Yougoslavie, où il fut déployé sur l’aéroport de Sarajevo. Avec la fin annoncée du service national, prise en 1996, le 6e RPIMa fut de nouveau dissous. Mais un régiment ne meurt jamais : il est seulement mis en sommeil. En 2017, le chef d’état-major de l’armée de Terre [CEMAT], le général Jean-Pierre Bosser, décida de confier la garde d’étendards d’unités dissoutes aux Centre de Formation Initiale des Militaires du rang [CFIM]. Et, presque naturellement, celui de la 11e Brigade Parachutiste, installé à Caylus, reçut le drapeau du 6e RPIMa. « Symboles de valeurs et de passé prestigieux, ces emblèmes serviront de guide qui nourrira le quotidien du personnel qui y sert ou y est formé », avait expliqué l’armée de Terre, à l’époque. Pour l’anecdote, le sous-officier qui mit « sous cloche » le drapeau du 6e RPIMa au moment de sa dissolution, en 1998, fut le même qui le récupéra pour le remettre au CFIM/11e BP de Caylus. Mais pour le CEMAT, il s’agissait d’aller encore plus loin. Ainsi, il a décidé d’associer chaque CFIM au nom d’un régiment dissous. D’où la nouvelle appellation de celui de la 11e BP, qui porte désormais le nom de 6e RPIMa. Cette décision a été annoncée dans l’ordre du jour n°18, signé par le général Patrick Collet, le commandant de la 11e Brigade Parachutiste. « Sur ordre du général Bosser, chef d’état-major de l’armée de Terre, je déclare que le CFIM de la 11e BP porte désormais le nom de 6e RPIMa. En ce lieu, en cet instant, les paras du 6, ceux de Mao Khé, de Tulé [Tu Lê, ndlr], de Dien Bien Phu, des Aurès, du Liban, du Cambodge, du Tchad, de Sarajevo… reprennent pleinement leur place dans nos rangs », lit-on dans cet ordre du jour.
  11. 4 points
    Et bien vous ne la verrez pas, point barre. Où est le problème ? Comment ferez vous au 7e mois d'une OPEX (qui ne devait en compter que 6) où vous risquerez tous les jours d'être démembré par un piège à con du type IED ? La famille, on la retrouve quand on peut = aux mariages et aux obsèques. Le reste du temps…………on sait qu'elle est là, mais ce n'est pas elle qui construira votre parcours professionnel. Vous débutez dans la vie active, à exercer un métier de corne-cul, sous-payé, méprisé de la majorité de vos compatriotes, exposé aux dangers de toutes sortes, qui va vous user mentalement, moralement et physiquement, et vous, vous pensez à ménager les week-end passés avec la famille ! On n'a pas foulé le même thalweg ni fréquenté la même ligne de crête. Faut grandir garçon ! BTX
  12. 4 points
    Bonsoir à tous ! Nouveau sur ce forum (mais je me suis presenté :p ) J'ai eu un appel de mon CIRFA vendredi après midi et je suis retenu pour la session de juin 2019 pour l'ENSOA Spé visée combat et technique du génie résultat test : LL: 7 (point de coté :'( ) T: 7 Parcours : 20 AU plaisir de parler avec ceux qui rentre en juin :)
  13. 4 points
    Déjà les fraises des bois ont un chromosome en moins, dès leur naissance = il faut être fou pour sauter d'un avion en vol avec des chances de se fracasser la gueule en touchant terre. En plus les fraises des bois gagnent plus de sous que les biffins lambdas. Et ça, ce n'est pas juste. La balle de 5.45 de l'AK 74 ne fait pas de différence entre le torse de la fraise des bois et celui du biffin lambda. Comme ils gagnent mieux leur vie, ils ont souvent de jolies femmes et des belles voitures. Le biffin lambda se contente de rouler en DACIA diesel et récupère une fille trouvée derrière la caisse du LIDL du coin. Ce qui les distingue et au final, les rapproche = la fraise des bois croit qu'il est meilleur que le biffin lambda jusqu'au jour où, à cause de la météo pourrie et de l'indisponibilité de l'avion, il est content que le biffin lambda lui permette de monter avec lui dans le VBCI ou le VAB. BTX
  14. 4 points
    Bonsoir, Les qualités d'un Régiment sont la somme des qualités de ses éléments... Avant tout celui des ses personnels (hommes et femmes), ... bien avant que de son matériel ! Le résultat opérationnel étant supposé supérieur à cette somme, ... par la grâce d'un commandement de qualité !... (Rares sont les contre-exemples !) Donc : apportez votre allant, vos qualités, vos compétences au régiment qui vous accueillera. Quel qu'il soit ! Un fantassin parachutiste n'a pas plus de valeur ni de mérite que son camarade transmetteur qui veille "H24" sur un sommet enneigé ou dans un bunker obscur, ou que le "tringlot", (si décrié), qui affronte sans rechigner les pires conditions d'engagement pour approvisionner ses camarades , voire que l'auxiliaire médical qui sert par définition au plus près des combats... Venez vers un Régiment, quel qu'il soit, dans l'idée de servir le bien commun. Pas dans l'illusion de vous revêtir de sa gloire... Il vous élèvera sans nul doute en retour, par l'expérience humaine que vous y vivrez, les amitiés que vous y fonderez, et la maturité que vous y bâtirez.. §§ "Faire partie de l'Elite", ce n'est que la décision de prendre son destin en main..." §§ Entre un biffin de base du 8e RPIMa et un Eclaireur-Skieur de l'obscur 511e Régiment du Train d'Auxonne... Qui est le plus méritant ? Celui qui "tombe en sécurité de l'avion", (en étant largement surpayé pour cela, comparativement aux risques encourus par les Troupes de Montagne !...), ou celui qui ouvre à skis, bien qu'étant réputé "tringlot de base" l'itinéraire d'un convoi logistique devant alimenter les unités de toute une Division ?... (Je précise, pour la neutralité du commentaire, n'être pas issu du Train.. Mais, en tant que Cavalo-Alpin-Transmetteur, avoir maintes fois pu admirer leur abnégation... Et aucunement partager le mépris grégaire à leur égard !). Bref : servez avec Intégrité et Honneur, quel que soient votre unité et votre statut. Nul n'est "supérieur" aux autres, car nous sommes tous interdépendants... (Jamais un para "retaillé" ou un légionnaire rengagé, n'auraient d'ailleurs idée de mépriser leurs camarades du "soutien"... Dont ils ne savent que trop bien à quel point ils dépendent en opérations...) §§ Dans les Armées, comme dans la vie privée... Nulle recherche d'illusoires surhommes... "Seulement des hommes sûrs..." §§ Soyez vous-même, sans concessions, sans renoncements : et alors nul doute que vous servirez "Au-delà du possible"... Fraternellement,
  15. 4 points
    « Les hommes de guerre sont de l’espèce qui se rase pour mourir. Ils croient à la rédemption de l’homme par la vertu de l’exercice et du pas cadencé. Ils cultivent la force physique et la belle gueule, s’offrant le luxe des réveils précoces dans les matins glacés et des marches harassantes pour la joie de s’éprouver. Ce sont les derniers poètes de la gratuité absolue » Jean Lartéguy j'ai toujours trouvé cette citation extraordinaire pour définir ce qu'était un "soldat" et c'est vrai qu'il est tout sauf un trompe la mort
  16. 4 points
    Bonjour à tous, voici mon retour d'expérience du CSO de Lyon. Voici donc le déroulement de mon passage au centre (susceptible de changer suivant les sessions, la marine et l'armée de l'air ont des programmes diffèrents à certains moments). Arrivé vers 18h30, il y a déjà pas mal de monde (2 nouvelles sessions par jour). 19h ouverture du portillon puis disposition en colone pour la présentation des documents à l'accueil puis fouille des sac. On passe ensuite devant un cadre qui nous attribue une couleur (la session), une chambre, des document à remplir : fiches medicales, drogues, "biographie". Puis passage sur les règles dans l'enceinte. Appel par couleurs pour la disposition lors des rassemblements, attribution des chef de chambre. On monte en chambre, puis extinction des feux a 22h Jour 1 : Reveil 5h30 en musique puis rassemblement pour le petit déjeuner. 7h30 rassemblemnt pour la visite medicale. On regarde tout. 12h rassemblement pour le repas. 13h rassemblement pour les tests : personnalitée, raisonnement, rapidité, orientation dans l'espace, anglais pour les niveaux bac ou plus. 18h rassemblement pour le repas, puis instruction sur l'armée de terre. Jour 2 : Reveil 5h30 toujours en musique puis petit déjeuner. 7h rassemblement pour le sport : luc léger parcours d'obstacles (5 osbtacles : plinth, saut en longueur, abdos, poutre et lancer de balle à effectuer 2 fois en moins de 1min55) et tractions/poullie pour les filles). Douche et tig puis revue de la chambre. Repas et par la suite l'entretien avec un recruteur. Une fois que tout le monde est passé rassemblement final. Quelques conseils : Sport : preparez vous bien, luc léger : ne manger pas trop avant. Parcours d'obstacles : pas de prise de tête c'est facile de tout passer largement dans les temps. Tractions : attention si le menton ne depasse pas totalement la barre cela ne compte pas. Tests psychotechniques : ils ne sont pas fait pour des attardés comme on peut l'entendre, pas de secret il faut s'entraîner avant (le site www.mon-qi.com est bien) soyez méthodologique, les mauvaises réponses ne compte pas, si vous manquez de temps que vous ne pourrez pas finir mettez au pif cela peut rapporter quelques petits points. Attention au test de personnalitée, ne mentez pas soyez franc, sinon ils le découvriront vite lors de l'entretien..... Visite médicale : pas grand chose a dire à part SILENCE dans les couloirs, on ne se parle pas certains tente mais cela irrite très vite le personnel. Entretien avec un recruteur : Ne stressez pas, il va juste essayer de vous connaître et voir si vous avez préparé vôtre projet. Voici quelques questions que l'on m'a poser : Avez vous de bonnes relations avec vos parents ? De quand date votre dernière grande colère ? Peut on vous énerver facilement ? Avez vous une expérience de l'armée (stages,reserves ..) ? Pourquoi l'armée ? Que veut dire cohésion pour vous ? Avez vous déjà vécu en groupe ? Cela a-t-il posé problème ? Supportez vous l'éloignement avec vôtre famille ? Ensuite au niveau de mon projet j'aimerais devenir pilote dans l'ALAT, on m'a demandé : Pourquoi pilote ? Expliquez moi la formation du pilote ? Si ce n'est pas possible d'autres métiers seraient envisageables (meteorologue, contrôleur aérien, formateur ....) ? À la fin on vous donne quelques resultats. Le plus important : vous êtes observé dès que vous passez le portail jusqu'à que vous en sortiez, soyez motivé et ayez un comportement exemplaire, repondez "présent" quand on vous appel. Pour les rassemblement, arrivez en avance et attendez rangé en silence. En espérant avoir aidé quelques personnes qui veulent savoir la ou ils vont mettre les pieds. Louis
  17. 4 points
    Sérieux cest du n importe quoi . Il doit avoir signé Tkt on a l habitude que ceux des îles arrivent un jour plus tard . Mais cest comme ceux de métropole on connaît le temps qu il faut . Donc oubli l'excuse des gilet jaune pour visiter paris ou toutes les Cousins vivant en France
  18. 4 points
    Il faut bien un Lucky Luke sur le site, avec certains Dalton...
  19. 4 points
  20. 4 points
    Un bon militaire il fait la mission qui est nécessaire, pas celle qui fait gagner le plus d'argent. Pathétique.
  21. 4 points
    http://www.opex360.com/2018/12/03/general-lecointre-on-ne-fait-de-grandes-choses-quen-etant-au-milieu-des-hommes-pas-au-dessus-deux/ Le 2 décembre, au lendemain de la manifestation des « gilets jaunes » et des dégâts infligés à l’Arc de Triomphe, la traditionnelle cérémonie de ravivage de la flamme du soldat inconnu s’est tenue dans un climat lourd et solennel, en présence de Geneviève Darrieussecq, la secrétaire d’État auprès de la ministre des Armées, de Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’Éducation nationale, de Richard Ferrand, le président de l’Assemblée nationale, et du général François Lecointre, le chef d’état-major des Armées [CEMA]. « L’Arc de Triomphe, c’est la République. C’est le soldat inconnu, c’est la mémoire de tous les soldats français qui se sont battus pour que notre pays soit une République, une et indivisible. Donc je suis très traumatisée », a déclaré Mme Darrieussecq. « S’attaquer à l’arc de Triomphe, c’est s’attaquer à la France. Ces gens-là veulent le chaos. Ce n’est pas dans le chaos que nous règlerons les problèmes de notre pays », a-t-il ajouté, avant d’assurer que tout serait mis en oeuvre pour réparer les dégâts. Le 2 décembre était aussi le 2S 213, c’est à dire le jour anniversaire de la victoire d’Austerlitz… D’où l’hommage qui a été rendu à l’empereur Napoléon Ier, qui repose sous le dôme des Invalides, en présence du général Lecointre. Ce dernier en a fait part via l’une de ses rares interventions sur les réseaux sociaux. « Les années passent, l’esprit demeure. Ce matin, dans la brume parisienne, Saint-Cyriens de toutes générations, nous nous sommes réunis autour du tombeau de l’empereur sous le dôme des Invalides. Appel des promotions, récitation du poème ‘La Gloire’ et chant de la Galette ont résonné », a relaté le CEMA. Puis il a terminé son message sur une note qui ne manquera sans doute pas de donner libre court à des interprétations diverses… « Face au monde qui vient, le souvenir d’Austerlitz nous rappelle qu’on ne fait de grandes choses qu’en étant au milieu des hommes, pas au-dessus d’eux », a en effet écrit le général Lecointre, paraphrasant ainsi Montesquieu (*). Étant donné les événements récents, cette citation prend une couleur particulière… Et elle fait écho au discours du général Pierre de Villiers, le prédécesseur du général Lecointre. « Il faut remettre l’homme et la femme au centre. Quelle est la responsabilité fondamentale du chef ? C’est le bonheur de l’homme, pas simplement la performance ou la dimension financière. Il faut revenir à l’origine latine du mot : autoritas, élever vers. Non pas en faisant pression sur ses équipes, mais en faisant jaillir d’elles l’initiative, l’imagination, les solutions », a-t-il en effet expliqué dans les colonnes du quotidien « Le Parisien ». (*) « Pour faire de grandes choses, il ne faut pas être un si grand génie ; il ne faut pas être au-dessus des hommes, il faut être avec eux » – Montesquieu – « Sur l’Homme »
  22. 3 points
    C'est les nouveaux contingents qui perpétue ou pas la réputation d'un régiment. La mentalité paras colo est spéciale mais bon ce serait débile d'en faire une généralité et crois moi ça m'écorche la gorge de le dire... :) Le temps de trajet jusqu'à la maison reste pour moi le meilleur moyen de départager les deux régiments. C'est ce critère qui fera pencher la balance lorsqu'il faudra renouveler ou pas son contrat au bout de 5 ans.
  23. 3 points
    https://vocationmilitaire.blogspot.com/2019/06/acte-de-bravoure-au-1er-ri.html Le 11 juin 2019, trois sous-officiers du 1er régiment d’infanterie de Sarrebourg et un de l’antenne médicale de Sarrebourg se sont particulièrement distingués en intervenant sur un grave accident de la route. Alors qu’ils étaient en soutien de leur compagnie en stage d’aguerrissement au GAM de Modane, l’adjudant Didier, l’adjudant Gilles, le sergent-chef Bruno et le sergent Elise ont aperçu un camion qui venait de chuter d’un pont, se disloquant une dizaine de mètres plus bas. Arrivés sur les lieux, ils ont découvert le chauffeur blessé et coincé dans la cabine ainsi qu’une fuite d’essence. Evaluant rapidement la situation, l’adjudant Didier et le sergent-chef Bruno ont, devant les risques d’inflammation, brisé le pare-brise pour extraire le chauffeur du véhicule. Le sergent Elise, infirmier, a pu alerter les pompiers et effectuer les premiers soins. L’adjudant Gilles a guidé les pompiers jusqu’à la zone pour permettre une prise en charge rapide. Bravo à eux pour leur bravoure et leur action rapide et efficace !
  24. 3 points
    Un couteau papillon avec une lame de 9 cm et un manche orné de dix têtes de mort. C'est l'arme du crime qui était jugé depuis mardi par la cour d'assises de Paris. Brahim A., ex-légionnaire de 32 ans, comparaissait libre pour « coups mortels aggravés » après le décès d'un homme de 28 ans qui l'avait agressé le 3 mai 2014 en face de la gare du Nord à Paris. Après une heure de délibéré, la cour et les jurés ont acquitté ce vendredi l'accusé, considérant qu'il n'a pas volontairement porté les coups de couteau dont celui fatal à la victime. « Je suis navré, je n'ai jamais voulu que ça se passe comme ça. Mais j'ai beau repasser la scène des dizaines de fois dans ma tête, je ne vois pas comment j'aurais pu faire autrement », a déclaré Brahim A. pour ses dernières paroles. Pendant les quatre jours de procès, l'ex-soldat du 1er régiment étranger de génie, reconverti dans la mécanique, a expliqué qu'il n'a jamais souhaité la mort de cet inconnu venu l'importuner, lui et sa petite amie, en leur proposant de la drogue. Ce 3 mai, la scène de violences a duré 2 minutes. Déjà condamné pour infraction à la législation sur les stupéfiants et violence volontaire, l'homme de 28 ans, alcoolisé et sous cannabis, a frappé le militaire avec le couteau papillon, lui transperçant la main gauche. Brahim A. s'est alors emparé de l'arme et s'est mis en garde pour se protéger. La bagarre a pris fin avec le décès de son adversaire, victime de sept plaies de couteau dont une mortelle à la cuisse. La légitime défense écartée par l'accusation Selon la version de l'accusé, l'homme a continué d'avancer sur lui, menaçant, et a été atteint par la lame en lui donnant un coup de genou au visage. Au terme de l'instruction, la cour d'appel a estimé que le militaire – à qui l'on ne peut pas reprocher de ne pas avoir lâché le couteau –, s'en est servi pour porter des coups à son adversaire désarmé. Elle l'a donc renvoyé devant les assises pour « violence volontaires avec arme ayant entraîné la mort sans l'intention de la donner », crime passible de 20 ans de réclusion. Lors de son réquisitoire, l'avocate générale a elle aussi écarté la thèse de la légitime défense, estimant que l'accusé avait perdu le contrôle dans des circonstances certes spéciales. Elle a réclamé une condamnation, demandant 5 ans de prison avec sursis. La cour ne l'a pas suivie. AdChoices PUBLICITÉ inRead invented by Teads La personnalité de l'accusé, dont l'expert psychologue avait souligné le sens du devoir et le souci du bien d'autrui, a sans doute pesé dans ce verdict. Un officier supérieur de la Légion est venu dresser un portrait élogieux de l'ancien soldat né au Maroc. « Ce garçon a servi la France pendant des années. Il s'est trouvé dans une situation qu'il n'a pas choisi. À la barre, il s'est expliqué avec pudeur et respect, et la cour l'a cru. Sa place n'était pas dans une cour d'assises. Il serait indécent de crier victoire alors qu'un homme est mort, mais c'est un soulagement », réagit Me Henri de Beauregard, avocat de l'accusé qui avait plaidé l'acquittement, soutenant avant tout que son client n'avait jamais infligé délibérément de coups de couteau. Source LE PARISIEN
  25. 3 points
    http://www.opex360.com/2019/06/08/quel-avenir-pour-la-11e-brigade-parachutiste-a-lhorizon-2030/ Le 27 septembre 2018, la force Barkhane lança une opération aéroportée [OAP] dans la région de Menaka, au Mali, afin de créer un « effet de surprise » chez les groupes armés terroristes [GAT] et démontrer aux populations qu’elle était en mesure d’intervenir rapidement. Depuis l’affaire de Kolwezi [1978], les OAP françaises ont été rares. Il aura fallu en effet attendre 2013 et l’assaut donné à Tombouctou dans le cadre de l’opération Serval pour la 11e Brigade Parachutiste [BP] renouer avec ce mode d’action. Plusieurs ont suivi par la suite, dont trois pour surprendre les jihadistes dans la passe de Salvador, dans le nord du Niger. Cela étant, seule grande unité européenne « dont l’ensemble des fonctions opérationnelles et la totalité des combattants sont équipés et entraînés au standard parachutiste », la 11e BP s’interroge sur l’avenir des OAP dans un contexte stratégique marqué par un compétition accrue entre les grandes puissances, ce qui se traduit par un retour de la menace dite de la force, doublée par une « guerre informationnelle et cybernétique permanente. » « La guerre de demain pourrait mêler conflit interétatique et guerre civile ‘au cœur même des populations’ et se rapprocher de nos frontières. Les stratégies d’intimidation, de déni d’accès et d’influence, seraient au cœur de ces combats futurs », estime la 11e BP, dans sa revue « Béret Rouge« , laquelle revient sur une étude prospective visant à imaginer l’avenir de la brigade à l’horizon 2030. S’ils sont nombreux, les enjeux se résument à une seule question pour la 11e BP : « être ou ne pas être de la partie qui se joue, c’est-à-dire à être prêt à prendre part aux défis de la numérisation et de la transformation capacitaire, à opérer au sein de la ‘bulle’ aéroterrestre, interarmées et/ou interalliées et à maîtriser la guerre de l’influence. » Évidemment, l’avenir de la 11e BP passe par le programme SCORPION, lequel vise, au niveau matériel, à doter les régiments de l’armée de Terre de Véhicules blindés multirôles [VBMR] Griffon, d’Engins de reconnaissance et de combat [EBRC] Jaguar, de VBMR léger [VMBR-L] Serval et, plus tard, de Véhicules blindés d’aide à l’engagement [VBAE]. Ainsi, en 2030, en version « combat débarqué », la 11e BP devra être capable d’aligner 4 régiments, eux-mêmes « en mesure d’armer chacun un état-major tactique de GTIA [*] et de mettre sur pied cinq S/GTIA en version Griffon ou VBMR-L [plus une compagnie d’appui sur Griffon ou VBMR-L/VBAE]. Pour cela, ces quatre régiments d’infanterie [1er RCP, 2e REP, 3e et 8e RPIMa] disposeront de « deux compagnies sur Griffon [15 Griffon et 2 VBAE par UE], de trois compagnies sur VBMR-L [15 VBMR et 2 VBAE par UE] et d’une compagnie d’appui [1 Griffon EPC et 22 VBMR-L ou VBAE]. S’agissant du combat embarqué, il s’agira de déployer le 1er Régiment de Hussards Parachutistes [RHP], avec cinq sous-groupements tactiques interarmes dotés de Jaguar ou de VBAE. « L’unité se composera de deux escadrons blindés sur Jaguar [32] et de trois escadrons de reconnaissance et d’intervention sur VBAE [128] », précise Béret Rouge. Dans un cas comme dans l’autre, des modules « artillerie » du 35e Régiment d’artillerie parachutiste [RAP] « s’intègreront aux différents niveaux et appuieront par le renseignement et par le feu les unités de mêlée de la brigade ». Et Béret Rouge d’ajouter que les artilleurs, déploieront des capacités d’acquisition jour/nuit aérolargables [système Sterna, ballons, capteurs passifs : flash ranging, capteur acoustique], une capacité radar étendue [du type GM 60 pour la détection et l’acquisition au MURIN], de drones, de moyens de lutte anti drones avec des canons antiaériens et un système laser, de modules sol-air [24 VBMR-L et 24 Mistral] et de, comme il va de soi, de « de modules sol/sol [24 VMBR-L et 24 caesar]. » Enfin, le 17e Régiment du génie parachutiste [RGP] alignera un poste de commandement régimentaire ainsi que « 4 compagnies de combat du génie [à 12 VBMR], une compagnie d’appui équipée de 6 tracto-niveleurs aérolargables [TNA] auxquels « s’ajouteront des engins de travaux, les capacités de production d’énergie », 2 ateliers de campagne, 4 équipes EOD [déminage, ndlr] et 1 section de fouille opérationnelle spécialisée. Cela étant, au regard du contexte stratégique déjà évoqué, une autre question se pose : les opérations aéroportées seront-elles toujours pertinentes ? Ainsi, par exemple, l’exercice Noble Jump, conduit actuellement pour évaluer la capacité de réaction du fer de lance de l’Otan, n’a pas eu recours aux troupes aéroportées. Cependant, les unités parachutistes seront bientôt à la manoeuvre, avec Swift Response 2019, qui se déroulera en Roumanie, en Bulgarie et en Croatie. Plusieurs facteurs sont susceptibles de menacer les OAP : le développement et la diffusion des capacités de déni d’accès et d’interdiction de zone, des défenses sol-air toujours plus performantes [les supprimer pourrait être « très consommateur en temps et en ressources »] et l’artillerie longue distance. « Face à une capacité à contester le milieu aérien détenue par un nombre croissant d’États, il est donc probable que les TAP [troupes aéroportées], dans un conflit symétrique, doivent être larguées loin des zones les mieux défendues. En termes de capacités, cela impliquerait des moyens pour manœuvrer sur une longue distance et un niveau de protection et de puissance de feu approprié pour, éventuellement, combattre entre la zone de saut et l’objectif de l’opération. Une autonomie logistique accrue doit aussi être envisagée », estime la 11e BP. Reste que, même si le risque d’un « affrontement d’État à État » persistera à l’horizon 2030, « y compris sur le continent européen », d’autres engagements pour les troupes aéroportées françaises sont envisagés. « La guerre pourrait mêler conflit interétatique et guerre civile. Les bordures de la Méditerranée pourraient être le terrain d’un affrontement qui se rapprocherait de nos frontières. Dans les zones ouvertes, le combat serait très décentralisé et mobile tandis que les villes seraient les terrains d’affrontement les plus probables », est-il avancé dans les colonnes de Béret Rouge. En outre, y est-il ajouté, d’ici 2030, « la stabilité des pays riverains au sud et sud-est de la Méditerranée ne sera pas acquise » et le « continent africain sera soumis à une pression démographique entraînant une émigration importante ». Aussi, la « protection des ressortissants français devra être assurée. » Enfin, les « conflits seront soit territoriaux soit des guerres civiles » et « la population sera un enjeu majeur, tout comme le contrôle des matières premières. » Aussi, l’Afrique devrait rester le « théâtre principal de déploiement de l’armée de Terre ». Et pour ce type d’engagement, la 11e BP a élaboré trois piste d’évolution de ses modes d’action. Le premier combine opérations héliportées et aéroportées ainsi que des raids motorisés, ce qui constituerait une « alternative efficace aux traditionnelles manœuvres de bouclage » face à un « ennemi discret et mobile. » « Une fois l’ennemi localisé, les hélicoptères de manœuvre viennent mettre à terre des unités pour fermer un itinéraire de fuite. Les troupes aéroportées apportent ensuite un ‘complément de masse’ et établissent un plot logistique au profit des hélicoptères. Le détachement motorisé complète le dispositif en poursuivant l’ennemi et en apportant un soutien logistique et médical », explique la 11e BP. La deuxième piste s’appuie sur opérations dites « distribuées ». En clair, il s’agirait de « répartir des sections ou des demi-sections autonomes et coordonnées de manière à occuper de plus grandes étendues de terrain ». Ces dernières, « intégrées dans un réseau de renseignement et d’appuis feu », pourraient ensuite « converger vers l’ennemi et se regrouper temporairement si besoin. » Enfin, le dernier mode envisage vise à créer des « sections mixtes, composées d’une demi-section autonome complétée par des forces locales », ce qui « contriburait à un engagement sur un front secondaire. » Ainsi, selon la 11e BP, une section française pourrait générer deux sections partenaires [même chose au niveau d’une compagnie]. « Pour ce faire, il est nécessaire d’associer la formation et l’entraînement à l’accompagnement au combat des unités alliées. Ces manœuvres communes permettent un apprentissage collectif et une interopérabilité optimale avec nos partenaires », souligne-t-elle. [*] Groupement tactique interarmes – équivalent d’un bataillon
  26. 3 points
    bonjour à tous, j'ai proposé récemment aux autorités de ce site de créer un forum ODS et un forum ESP.je n'ai pas eu de réponse, mais comme dit le poète: "une absence de réponse est toujours une réponse...". s'agissant du concours ODS(voie 2) le décret est sorti et l'arrêté va paraître sous peu. J'ai contacté cette semaine l'officier pilote de ce dossier qui m'a expliqué: -que le concours écrit aurait lieu en novembre 2019 et les oraux en janvier 2020..(FUD pour l'été) -que l'épreuve pour l'écrit serait une note de synthèse sur un dossier de 20 pages (A CONSONNANCE MILITAIRE) plus une question ouverte. Le tout à réaliser en 3 heures..... je lui ai exprimé mes craintes sincères, celle d'un formateur sur le terrain depuis 12 ans, au contact permanent de candidats et lui ai dit que 4h ne seraient pas un luxe pour des candidats (de CCH A ADC...) qui ne pratiquent pas dans leur quotidien ce genre d'exercice, n'ont pas de préparation officielle, ne sont pas toujours bacheliers .. et sont à la merci du turn-over démentiel de leur unité pour être préparé...mon expérience avec les EMIA m'amène à dire qu' un candidat formé (2-3 jours) et entraîné (6-7 devoirs corrigés) sera "serein" le jour J...il faut se préparer dés aujourd'hui..... j'ai également informé sur un risque de bouchon pour des candidats ESP (qui passent les oraux en novembre) et aussi ODS (- de 45 ans) pour des épreuves écrites en novembre.. de même pour des candidats ODS admissibles et présentant leurs oraux en janvier mais aussi candidats EMIA (CEUX QUI ONT 10 ANS DE PAQUETAGE)avec les écrits en janvier aussi... La tache est rude mais impossible n'est pas français et une préparation bien ciblée est la seule chance de succès.. Les inquiets peuvent me rejoindre en MP CORDIALEMENT
  27. 3 points
    Bonjour à toutes et à tous. Le jour J de la commission en vue de sélectionner les candidats est arrivé. Un camarade est en attente (mon tour est déjà passé 😊) de cette « fameuse » liste. Donc petit service que je demande si quelqu’un est plus rapide que les autres à se la procurer merci de bien vouloir la partager . Un grand merci par avance. On connaît le stress de l’attendre 😱🤞🏼 Bonne chance à ceux qui sont dans l’attente.
  28. 3 points
    Je voudrais savoir si je peux prendre mon bain avec mes rangers? .ça me fait trop bizarre d'être trempé sans elles ..
  29. 3 points
    Pour tout ceux qui ont été acceptés, vous pouvez m'envoyer un message privé avec votre numéro pour qu'on fasse un groupe WhatsApp si ça vous dit
  30. 3 points
    https://theatrum-belli.com/quest-ce-que-le-mercenariat/ Un mot détourné de son sens A la fois chargé d’une connotation négative et d’une puissance évocatrice peu commune, « mercenaire » est un des rares mots du langage contemporain dont la définition officielle n’a jamais cessé de s’éloigner de la réalité. Le sens péjoratif que nous lui connaissons aujourd’hui est récent. Les concepteurs de la levée en masse avaient déjà préparé le terrain, en 1792. Mais c’est avec le développement des idéologies qui ont accompagné la révolution industrielle, pendant la seconde moitié du XIXe siècle, que la guerre des mots a exercé ses ravages. Pour grandir le bidasse, il fallait dévaloriser le mercenaire. Les propagandistes s’y sont attachés, avec une certaine réussite. Aujourd’hui, il faut en convenir, ce terme a rarement pour but premier de valoriser celui qui en est gratifié. Dans le monde du travail, il désigne celui qui se vend au plus offrant sans être accablé par le scrupule. On l’imagine volontiers sans foi ni loi, corruptible, méchant, froid et méprisant, prêt à tout sacrifier sur l’autel de ses intérêts, bref pas très sympathique. Dans le métier des armes, rares sont ceux qui acceptent cette étiquette, et plus rares encore ceux qui la revendiquent, tant elle est lourdement chargée d’un sens négatif. Appât du gain, indiscipline, loyauté incertaine, constituent autant de stéréotypes qui, bien qu’ils ne traduisent que des comportements extrêmement marginaux chez les mercenaires, continuent de déformer l’inconscient collectif. La réalité historique est toute autre : c’est précisément pour leur loyauté et leur fiabilité que les rois de France ont eu recours, pendant des siècles, à des troupes mercenaires, notamment écossaises et suisses, pour assurer leur sécurité immédiate. Outre leurs capacités techniques et professionnelles, ces troupes présentaient l’énorme avantage de ne pas être impliquées dans les querelles de pouvoir. L’histoire, revue et corrigée à la mode révolutionnaire, a opéré un retournement de sens, sans pour autant parvenir à gommer totalement la réalité profonde. Les distinctions d’usage entre le militaire, organisé et efficace, et le mercenaire, braillard et indiscipliné, ne tiennent pas à l’épreuve des faits. Les succès d’Hannibal sur l’armée régulière romaine tiennent au moins autant à ses mercenaires qu’à ses éléphants. Le mercenaire, c’est un peu le Père fouettard des armées modernes. On s’en sert pour assurer à bon compte la cohésion des troupes face à un ennemi commun, comme en témoigne le troisième couplet de notre Marseillaise : Quoi ! ces cohortes étrangères Feraient la loi dans nos foyers ! Quoi ! ces phalanges mercenaires Terrasseraient nos fiers guerriers ! (bis) Dénoncer le mercenaire chez ses adversaires est la solution de facilité qui permet de laisser entendre à ses propres troupes que l’on mène une guerre juste. De nos jours, on ajoute « terroriste » à mercenaire, pour emplir d’effroi les braves gens et assurer la réprobation générale. Le mercenaire est, nécessairement, à la solde d’intérêts étrangers (ce qui est savoureux, en pleine promotion de la mondialisation) et se rend coupable, forcément, de lâches agressions, quand ce ne sont pas des crimes. Que les habitués de ce genre de dénonciation prennent garde: dans le métier des armes, on est toujours le mercenaire de quelqu’un. Au petit jeu de la paille et de la poutre, les services de communication des armées modernes occidentales ont accumulé assez de bois pour être définitivement à l’abri des problèmes de charpente ! Enfin, cerise sur le gâteau, les Tintinophiles avertis n’ignorent pas que « Mercenaire » figure au registre des insultes du capitaine Haddock, en compagnie de « Mamelouks », esclaves mercenaires dont le coup d’Etat en 1250 a engendré une dynastie qui a régné sur l’Egypte pendant cinq siècles et demi, ou encore « Bachi-Bouzouk », mercenaire au service du gouvernement Turc jusqu’à la fin du XIXe siècle, sans parler du célèbre « Zouave » que certains n’hésitent pas à considérer comme un mercenaire au service de la France, et qui le fut incontestablement au XIXe siècle, sous sa forme pontificale, au service du pouvoir temporel du pape. On voudrait détourner les enfants de 7 à 77 ans de cette profession respectable qu’on ne s’y prendrait pas autrement ! On l’aura compris, le mercenaire n’est pas toujours bien vu. Pourtant, il dispose aussi d’un extraordinaire capital de sympathie. Parfois même auprès de ses détracteurs, ce qui ne surprendra plus le lecteur lorsqu’il aura mesuré l’escroquerie mentale sur laquelle repose – l’opposition au mercenariat. C’est ainsi, par exemple, que dans un livre comme Mercenaires S.A., qui par ailleurs sacrifie à la facilité journalistique en colportant de trop nombreux poncifs, erreurs et approximations recopiés dans la presse, transparaît une forme de fascination archaïque pour le mercenariat qui ferait presque oublier l’insuffisance de la réflexion. Nous ne prétendrons pas qu’il n’y a pas de « vilains petits canards » chez les mercenaires qui sont tout de même assez rarement des enfants de chœur. Si l’absence de scrupule reste un élément constitutif de la mentalité mercenaire telle qu’elle est perçue dans l’inconscient collectif, c’est qu’il y a eu des mercenaires qui ont correspondu à cette définition. Dans son Dictionnaire philosophique, Voltaire stigmatise leur indifférence à la cause qu’ils servent « pourvu qu’on les payât ». Certes, ce profil se rencontre parfois. De nos jours, ces dérives sont l’œuvre de sociétés commerciales qui, pour certaines, proposent aux plus offrants des catalogues complets de services musclés, que l’on retrouve quasiment toujours là où il y a de la drogue ou du pétrole. Mais cette forme d’action ne constitue pas la norme du mercenariat et n’entre pas dans le champ de cette étude qui porte sur les guerriers et non sur les commerçants. De même, nous ne prétendrons pas que tous ceux qui se sont un jour retrouvés mercenaires d’occasion étaient toujours des professionnels de haut niveau. Du propre aveu de Mike Hoare, les volontaires anglo-saxons qu’il avait recrutés pour le Katanga comportaient « pas mal de canailles ». Ils ont d’ailleurs été refusés catégoriquement, deux fois, par le président katangais Tshombé, outré qu’on ait pu sérieusement recruter en son nom de telles loques. Mais transformer ces exceptions en représentants emblématiques du mercenariat relève d’une malhonnêteté intellectuelle indigne du métier d’informer, et pourtant fort répandue, à en juger par la complaisance avec laquelle certains journaux ouvrent leurs colonnes à cette propagande. Qui sont les mercenaires ? Depuis la plus haute antiquité, l’histoire du mercenariat se confond avec celle de la guerre. Sur presque tous les champs de bataille, des hommes ont servi sous un uniforme qui n’était pas celui de leur pays. Pour de l’argent car ils en manquent souvent, pour leurs idées car ils en ont parfois, le plus souvent pour l’aventure, presque toujours pour échapper à la paix. Dans un monde épris de paix, l’existence de mercenaires peut troubler les esprits bien conditionnés. Mais la paix, ou plutôt le refus de la guerre, apanage des sociétés occidentales de la fin du XXe siècle, n’apporte aucun des rêves propres à satisfaire le besoin d’action d’une jeunesse normalement constituée. A l’image de l’Amérique du Nord, les sociétés occidentales ont tenté, avant d’être brutalement rattrapées par le réel, d’évacuer le risque de leur univers commun, réduisant la vie sociale à une simple addition d’égoïsmes. C’est précisément pour échapper à ce carcan qu’il s’est trouvé des jeunes gens pour aller faire le coup de feu aux quatre coins du monde. Du Katanga aux Comores, en passant par le Yémen, le Biafra, le Bénin, l’Angola, le Tchad, Bob Denard et ses volontaires européens ont écrit de leur sang un chapitre complet de l’histoire du continent africain. En Birmanie, les volontaires français qui se sont battus avec les Karens ont laissé derrière eux un souvenir impérissable de dévouement et d’efficacité. En Croatie, en Bosnie, en Serbie, les volontaires étrangers ont sauvé l’honneur d’une Europe impuissante en mettant leur peau au bout de leurs idées. Ceux qui sont tombés n’ont eu droit qu’à l’indifférence de leurs concitoyens, comme en témoigne l’attitude désolante de l’ambassade de France en Thaïlande suite à la mort d’un volontaire français, jeune ancien officier d’active, tué en Birmanie ! On l’aura compris, ils ne cherchent aucun avantage, si ce n’est le privilège de vivre debout, les armes à la main. Ils le font pour échapper à la soumission à l’ordre établi, au plan de carrière, à la sécurité sociale, au conformisme étroit de leurs contemporains. Brutes épaisses, soudards indisciplinés ? Ceux qui s’engagent à l’étranger sont rarement les « paumés » que l’on imagine au travers des clichés répandus par la presse et par quelques auteurs qui, à défaut d’avoir vécu le risque et l’aventure, racontent l’histoire des autres en se recopiant les uns les autres, colportant images d’Épinal et contre-vérités en toute tranquillité. On trouve chez les mercenaires une représentation à peu près fidèle de la société, avec ses canards boiteux qui ne tiennent jamais bien longtemps et ses hommes d’exception, plus largement représentés. Avec aussi, il faut le dire, plus de courage et beaucoup plus de fierté que chez la moyenne de leurs concitoyens. Ce sont tout simplement des hommes, pour qui la vie est faite de risques et d’aventures, de grands espaces et de rêves vécus. Une définition officielle insultante Il serait vain d’établir une définition unanimement reconnue, indiscutable et définitive du mercenariat, tant les réalités du métier, les motivations des hommes et les impératifs de leurs employeurs ont évolué, et évolueront encore, au cours de l’histoire. Il convient cependant de savoir de quoi on parle. Le duc de Manchester, dans un célèbre discours à la tribune de la Chambre des Lords, en 1775, définissait le mercenaire comme « un homme qui se bat pour de l’argent dans une cause qui ne le concerne pas ») Ce bon mot, qui traduit peut-être assez bien le pragmatisme anglo-saxon, reste très loin de définir la réalité du mercenariat. Il en a pourtant inspiré la définition officielle. « Mercenaire : personne recrutée pour combattre dans un conflit armé, bénéficiant d’avantages matériels supérieurs à ceux des combattants habituels, et n’étant pas ressortissante d’une des parties en conflit. » Cette définition tarabiscotée s’est largement répandue dans les dictionnaires – pas tous, heureusement – après avoir germé dans les esprits tordus qui règnent sur les organismes internationaux. Directement inspirée par la Convention sur l’élimination des mercenaires en Afrique, adoptée par l’Organisation de l’Unité Africaine le 2 juillet 1977, (juste après l’opération de Bob Denard au Bénin) puis reprise par la résolution 44/34 de l’Assemblée générale de l’O.N.U. le 4 décembre 1989 (juste après la mort du président comorien Ahmed Abdallah, pour laquelle Bob Denard a été acquitté), cette définition est à la fois insuffisante, fausse et insultante. Mais elle s’impose de fait, au moins juridiquement, à toute personne suspectée d’exercer cette activité. En effet, même si la Convention internationale contre le recrutement, l’utilisation, le financement et l’instruction de mercenaires issue de cette résolution n’est pas encore ratifiée en 2002 par un nombre suffisant d’Etats pour entrer en vigueur, la définition qui suit a été subrepticement intégrée dès le 8 juillet 1977, moins d’une semaine après son adoption par l’O.U.A., au premier protocole additionnel aux conventions de Genève : Article 47 – Mercenaires Un mercenaire n’a pas droit au statut de combattant ou de prisonnier de guerre. Le terme « mercenaire » s’entend de toute personne ; qui est spécialement recrutée dans le pays ou à l’étranger pour combattre dans un conflit armé ; qui prend une part directe aux hostilités ; qui prend part aux hostilités essentiellement en vue d’obtenir un avantage personnel et à laquelle est effectivement promise, par une Partie au conflit ou en son nom, une rémunération matérielle nettement supérieure à celle payée à des combattants ayant un rang et une fonction analogues dans les forces armées de cette Partie; qui n’est pas ressortissant d’une Partie au conflit, ni résident du territoire contrôlé par une partie au conflit ; qui n’est pas membre des forces armées d’une Partie au conflit ; et qui n’a pas été envoyée par un Etat autre qu’une Partie au conflit en mission officielle en tant que membre des forces armées dudit Etat. C’est l’alinéa 1 qu’il faut lire et méditer avant de boucler son sac… Allez trouver des volontaires avec cela ! Le reste est du charabia pour fonctionnaire international n’ayant jamais entendu siffler que les balles de golf ou de tennis. Mais le danger réside dans la traduction libre qui risque d’en être faite dès qu’un présumé mercenaire sera capturé. Il s’agit en fait d’une véritable incitation au meurtre. Nous ne sommes pas loin de la déclaration de l’avocat général soudanais lors du procès du célèbre « mercenaire de la charité » Rolf Steiner à Khartoum le 9 novembre 1971 : – Un homme de guerre ne peut pas être un humaniste. La clémence pour Steiner serait nocive. Sa condamnation doit servir de leçon aux autres mercenaires et convaincre ainsi le monde que l’Afrique est bien décidée à se débarrasser de ses pareils. Au nom de tous les peuples africains libres, je réclame la mort pour l’accusé. Et l’argent dans tout cela ? A l’exception des pilotes engagés dans les Brigades internationales pendant la guerre d’Espagne pour un salaire mirobolant et des conditions de vie largement plus confortables que celles de leurs collègues espagnols, rares sont les mercenaires modernes qui peuvent se targuer d’avoir obtenu des « avantages matériels supérieurs à ceux des combattants habituels ». Lorsqu’ils attachent une certaine importance à leur salaire, c’est pour prendre la mesure de la considération qui leur est portée. Il faut croire qu’elle n’est pas toujours très élevée… Aux Comores, un officier de la Garde Présidentielle gagnait trois à quatre fois moins qu’un coopérant militaire français du même grade, pour un travail et des responsabilités sans commune mesure. Pour aller se battre au profit du peuple Karen opprimé par la junte birmane, les volontaires français payaient leur voyage et n’ont jamais touché la moindre solde, tout comme ceux qui se sont battus en Croatie. Il y eût, bien sûr et heureusement, des cas où les mercenaires gagnèrent correctement leur vie, et ce n’est que justice. Se battre pour une cause n’exclut pas la nécessité de vivre. Seuls les gens fortunés peuvent prétendre au désintéressement absolu… De plus, l’importance de la solde devrait être considérée comme un gage de sérieux de l’employeur, et devrait exclure du marché les marchands de chair à canon à la petite semaine. – Vous serez riches… en souvenirs ! Ainsi Bob Denard ponctuait-il, en 1988, son annonce aux cadres européens de la Garde Présidentielle comorienne d’un retard prévisible dans le versement des soldes. Pas un seul n’est parti. La personnalité attachante du plus célèbre chef mercenaire français n’y est probablement pas étrangère… N’oublions pas cependant que les révoltes, ou les rares défections de mercenaires au cours de l’histoire, ont toutes pour origine des problèmes d’engagements non tenus en matière de solde, à une exception près – anglaise – qui n’a pas été loin de coûter la vie à Bertrand du Guesclin. On a beaucoup glosé sur l’appât du gain prétendument constitutif de la mentalité mercenaire. C’est aller un peu vite en besogne. En effet, les mercenaires présentent sur ce sujet les mêmes caractéristiques que les autres soldats, et même que tous les employés civils du monde entier : il faut les payer, sinon ils ne peuvent pas vivre. En janvier 1477, Charles le Téméraire a peut-être payé de sa vie cet « oubli », en négligeant de tenir ses engagements envers les mercenaires du condottiere Campobasso autrement que par des mots. Ils le quittèrent devant Nancy, où il fut battu, et tué, par d’autres mercenaires, régulièrement payés ceux-là : les Suisses. Peut-on sérieusement reprocher à quelqu’un de ne pas faire un travail pour lequel on ne le paye pas? Ce qui est certain, c’est que l’acte de Campobasso fut jugé légitime en Italie. Il y fut à nouveau employé, scrupuleusement payé et le service qu’il rendit donna toujours satisfaction à ses clients. Le prix s’oublie, la qualité reste. Il se trouve toujours des petits malins pour critiquer le prix du sacrifice, comme s’il ne fallait considérer le salaire comme normal que chez ceux qui ne risquent rien pour le gagner. Ainsi Louvois disait à Louis XIV : – Avec tout ce que lui ont coûté les Suisses, Votre Majesté aurait pu paver d’or une route de Versailles à Bâle ! Il s’attira la cinglante réponse de Pierre de Stuppa, lieutenant-général des Suisses et Grisons : – Mais avec tout le sang que les Suisses ont versé au service de Votre Majesté, on aurait pu remplir un canal allant de Bâle à Versailles ! On attribue souvent à Surcouf, comme le fait Louis Garneray dans ses mémoires, parfois à Henri IV sous une autre forme, mais aussi à d’autres moins connus, cette méprisante réplique à un officier anglais lui reprochant de se battre pour l’argent, alors que lui ne combattait que pour l’honneur et pour la gloire : … Nous combattons chacun pour acquérir ce qui nous manque ! Quel que soit le véritable auteur de ces propos et les circonstances dans lesquelles ils ont été tenus (car là aussi plusieurs versions s’affrontent), voilà proprement résumé le lien à l’argent qu’entretiennent les mercenaires modernes. Mercenaires et « volontaires internationaux » La distinction entre mercenaires et volontaires internationaux traduit l’embarras des organisations internationales et des « bien pensants » face à la réalité du phénomène mercenaire. Devant l’impossibilité d’y mettre fin, il a fallu distinguer les « bons » et les « mauvais » mercenaires, selon qu’ils soutiennent des causes estampillées « justes » ou non. Même si cette distinction ne tient pas à l’examen de la réalité, elle s’ancre jour après jour dans les esprits, qu’elle continuera longtemps à polluer. Pour résumer, un mercenaire, c’est un méchant ; un volontaire international, c’est le contraire. Un mercenaire soutient des causes injustes et des dictatures ; il contribue à l’écrasement des minorités et entrave le processus démocratique… Un volontaire international, c’est le contraire. On peut même pousser le bouchon jusqu’à expliquer qu’il maintient la paix, qu’il accompagne la transition démocratique et tout le tremblement. Jusqu’à la chute du mur de Berlin, les mercenaires étaient ceux qui s’opposaient par les armes à l’expansion des dictatures marxistes. Les volontaires internationaux, c’était le contraire. Depuis la chute du mur, c’est presque la même chose, mais il faut remplacer « dictatures marxistes » par « Nouvel Ordre Mondial ». C’est ainsi qu’à l’automne 2001, nous apprenions, avec consternation, de la bouche de Bernard-Henri Lévy, que les Talibans étaient des « mercenaires fascistes » (sic). Les volontaires internationaux, ce sont ceux qui « pensent » comme Bernard-Henri Lévy. Pour les reconnaître, ce n’est pas évident. Le volontaire international, mieux payé, sera peut-être un peu plus gras, mais cela ne fonctionne pas à tous les coups. Le volontaire international parle anglais avec l’accent texan. Lorsqu’il parle français, on pourra le reconnaître à son accent canadien. Le mercenaire, lui, n’a pas de déclaration à faire. On ne sait donc pas quelle langue il parle. Ce moyen n’est pas très fiable car il y a des exceptions. En revanche, il y a un truc infaillible : lorsqu’il rentre chez lui, le volontaire international est accueilli à l’aéroport par sa famille. Le mercenaire a plus de chances d’être accueilli par la police. Pour les plus patients, cinquante ans après, les volontaires internationaux obtiennent le statut d’anciens combattants, des tas de médailles et la reconnaissance de la nation. Les mercenaires non. Un exemple historique, pour mettre fin à cette comparaison, permet de mieux cerner l’incroyable hypocrisie de cette distinction. Au Biafra les Allemands de l’Est et les Britanniques qui descendaient les avions de la Croix Rouge ou mitraillaient les hôpitaux pour le compte du Nigeria étaient des volontaires internationaux. Ceux qui, comme Rolf Steiner, combattaient pour protéger les Populations civiles biafraises étaient des mercenaires. Bernard Kouchner, qui n’était pas encore le jeune créateur de Médecins sans frontières, ne s’y est pas trompé en évoquant à l’époque les « mercenaires de la charité ». Le vrai sens de « mercenaire » Revenons aux sources. L’origine limpide du mot mercenaire, le latin mercenarius, impose son sens premier : « qui travaille pour un salaire convenu ». Un contresens largement répandu, et certainement pas innocent, a jeté le trouble sur son étymologie: c’est le mot latin merces, mercedis – salaire, prix, récompense – et non pas merx, mercis -marchandise – qui est à l’origine de mercenaire. Ces deux racines, bien qu’elles soient très proches, induisent un sens radicalement différent. Ce coup de baguette magique, qui transforme le salarié en marchandise, préfigure peut-être la société marchande, mais porte gravement atteinte à la dignité du mercenaire, qui se trouve souvent être son seul bien durable. Un mercenaire est donc un salarié. Cela ne suffit pas à le caractériser totalement, mais c’est un point de départ. Ce sens initial a évolué selon deux axes distincts dont le mélange, parfois pas très subtil, a permis aux salisseurs de mémoire de réaliser leurs basses œuvres. D’une part, « mercenaire » exprimait tout simplement la recherche d’une juste rétribution avant de signifier l’intérêt, l’avidité du gain. L’histoire ecclésiastique, par exemple, fourmille ainsi, sans que ce qualificatif ne soit péjoratif, de « prêtres mercenaires » qui, n’étant attachés à aucun service régulier, prêtaient leur ministère aux titulaires qui les rétribuaient. Il faut convenir que cette acception du terme « mercenaire » est devenue, au fil du temps, surtout depuis la fin du XIXe siècle, largement péjorative. D’autre part, « mercenaire » a très vite désigné un « soldat qui sert à prix d’argent un gouvernement étranger. » L’importance de la demande de bras armés sur le marché international du travail a en effet permis très tôt d’organiser, presque de réglementer, cet honorable métier, ainsi que d’en préciser le salaire, les droits et les obligations. En ce sens, les mercenaires sont peut-être les inventeurs de la Convention collective. Une activité fort ancienne Les mercenaires existent depuis que les hommes font la guerre, c’est-à-dire depuis fort longtemps. Certains voient dans le mercenariat le deuxième, d’autres le troisième « plus vieux métier du monde ». Ils ont probablement raison, et peut-être même est-ce le plus vieux. Mais les mercenaires sont souvent, par nécessité, bien élevés : la politesse, cela ne coûte pas cher et cela économise les cartouches. Alors ils se contentent d’accepter une place sur le podium, quel que soit l’ordre entre prostitution, espionnage et mercenariat. Pendant toute l’Antiquité classique, et probablement bien avant, l’emploi de troupes d’origine étrangère à la cité ou à l’Etat qu’elles servaient fut donc presque systématique, d’abord dans les républiques maritimes du bassin oriental de la Méditerranée, puis à peu près partout dès lors que les usages d’emploi de ces troupes furent codifiés. Ces républiques, disposant d’un faible nombre de citoyens, se révélaient incapables de défendre, avec leurs seules ressources humaines, un domaine politique ou commercial souvent étendu. Ajoutons que les exigences du service des armes paraissaient souvent trop lourdes et trop dangereuses à des commerçants épris surtout de vie tranquille et luxueuse. Tel fut le cas de Tyr et des autres villes phéniciennes. Très vite s’est posé le problème du salaire de ces troupes. Ne se satisfaisant plus de promesses de gains hypothétiques, elles pouvaient devenir une véritable menace pour leurs employeurs initiaux, des commerçants levantins qui leur avaient fait miroiter une vie meilleure et tenaient rarement leurs engagements. Il a donc fallu codifier, organiser, mettre en place des grilles de salaire. De cette organisation est né le mercenariat, qui fait référence à un salaire précis et convenu à l’avance. C’est ce qui a permis son extension à l’ensemble des cités civilisées, jusqu’à Athènes et même Sparte, cité guerrière par excellence, qui ne rechignait ni à employer des mercenaires lorsque c’était nécessaire, ni à en envoyer à l’étranger. On vit même certains soldats spartiates offrir leurs services à l’étranger dans le seul but d’alimenter les caisses de l’Etat. C’est ainsi que l’ami et protecteur de Xénophon, le roi Agésilas, par exemple, fut mercenaire en Asie mineure et en Egypte. Il est donc faux de prétendre que l’emploi de mercenaires durant cette période a souvent accompagné la fin des civilisations dominantes. Au contraire, le mercenariat, qu’il ne faut pas confondre avec la levée de troupes coloniales ou supplétives, a souvent accompagné l’expansion des civilisations antiques, tout comme plus tard les condottieres accompagnèrent la Renaissance italienne. Soldats libres La différence entre le mercenaire et le soldat qui, comme son nom l’indique, touche une solde, ne saute pas aux yeux. A la limite, le terme de mercenaire pourrait d’ailleurs aussi bien s’appliquer à tout combattant recevant une solde. Le terme soldat désigne « un militaire qui touche une solde payée régulièrement par le prince ou par le pays qu’il sert ». Sans doute faut-il voir dans la régularité de la solde la différence essentielle entre le soldat et le mercenaire. Il faut convenir que l’emploi et le salaire du mercenaire se caractérisent souvent par une certaine précarité… Notons qu’en bon Français, celui qui perçoit une solde est soudoyé ou stipendié, et qu’avant de s’appeler soldat, il était soudard ce qui n’est pas plus laudatif que mercenaire. Rappelons enfin que la dénomination de soldat ne fut donnée couramment aux gens de guerre qu’à partir du XVIe siècle. Mercenaire bénéficie donc d’une incontestable antériorité. Si l’emploi de la locution « soldat de fortune » remplace aujourd’hui souvent le terme « mercenaire », ce n’est pas non plus par hasard. Il est clair que le mercenaire est d’abord un soldat, mais cela ne suffit pas à le définir correctement. De même que la qualité d’étranger. A ce compte, les troupes que l’ONU déploie dans le monde entier mériteraient ce qualificatif. Or il ne semble pas qu’elles s’en soient souvent montrées dignes. Un mercenaire est donc un soldat, souvent un soldat d’origine étrangère au peuple qu’il sert, mais il est plus que cela. C’est, toujours, par essence, un volontaire. Servant sous un uniforme qui n’est pas nécessairement celui de son pays, il choisit sa cause, son combat, son camp, parfois ses chefs : c’est un soldat libre. « On peut nous appeler « mercenaires », « affreux », en tout cas, nous, nous sommes des hommes libres qui avons choisi le camp pour lequel nous nous battons. Beaucoup de soldats de métier ne peuvent en dire autant ! » Ainsi se définissait Bob Denard, en 1967, dans une déclaration à l’hebdomadaire Paris-Match. Bob DENARD Soldats sans frontières On le voit, définir le mercenariat n’est pas chose aisée. Le mot « mercenariat » est d’ailleurs curieusement absent de la majorité des dictionnaires. On trouve sur les mercenaires autant de définitions plus ou moins pertinentes que de personnes ayant travaillé sur le sujet, autant de justifications plus ou moins satisfaisantes que de causes à défendre, autant de dénonciations plus ou moins fondées que d’intellectuels fatigués épuisant le filon de l’indignation. Mais rien, ou presque, sur leur activité qui, jusqu’à preuve du contraire, est le mercenariat. Partons du plus simple : comme l’artisanat est le métier de l’artisan, le mercenariat est le métier du mercenaire. Mais quel est ce métier ? Comme à propos de toute activité humaine, il faut pour le comprendre lé définir par son utilité sociale. De ce point de vue, le mercenariat est une prestation de service qui se traduit, au delà des causes, des motivations, des événements, des modes de recrutement et de rétribution, par la mise à disposition d’une force armée privée auprès de ceux qui en éprouvent le besoin. C’est la définition que nous retiendrons, car elle est la plus conforme à la réalité historique. Cette force armée peut se limiter à un individu, c’est arrivé, ou à un petit groupe. Elle peut aller jusqu’à de gigantesques armées ; c’est également arrivé souvent, et pas seulement dans l’Antiquité. Elle peut servir à faire la guerre, mais aussi à l’éviter. Elle peut servir à garder un chef d’Etat, mais aussi à le renverser. D’après la logorrhée officielle, elle peut servir à opprimer un peuple; le plus souvent, elle l’aide au contraire à se libérer. On peut objecter des exceptions à ces définitions, comme par exemple l’existence d’un mercenariat d’Etat. Elles ne font que confirmer la règle. Une force armée privée peut très bien servir des intérêts publics, ou même s’intégrer dans une armée nationale, comme les Suisses ou les Écossais au service des rois de France. Il peut même y avoir du « public » dans cette force « privée ». Les Suisses étaient envoyés officiellement par leurs cantons ; la Légion étrangère, unité régulière, intègre dans ses rangs des soldats étrangers, qui sont de fait des mercenaires ; il est arrivé aux rois de fournir aux corsaires des bateaux, des officiers ou des moyens, et dans tous les cas l’État bénéficiait de leurs activités. Les exemples peuvent être multipliés à loisir. Disons donc pour simplifier que plus la force est privée, plus elle est « mercenaire ». De même, le fait que les mercenaires aient souvent servi le bien public au delà d’éventuels intérêts particuliers n’altère en rien la validité de cette définition. Les avantages moraux peuvent s’ajouter aux avantages matériels sans pour autant rendre le métier insupportable. Bob Denard, lorsqu’il est interrogé sur le sujet, résume parfaitement cette réalité : – C’est notre honneur de porter les armes pour le compte de ceux qui ne peuvent pas le faire. De ce point de vue, même les combattants occasionnels d’une seule cause peuvent et doivent être considérés comme des mercenaires à partir du moment où ils apportent un soutien armé en dehors du cadre strictement officiel de leur État d’origine. Ainsi, par exemple, La Fayette, militaire français en mission officielle auprès des insurgents américains, ne fut pas un mercenaire, même s’il n’en fut pas loin ; en revanche, l’engagement de Malraux auprès des républicains espagnols fit incontestablement de lui un mercenaire, que cela plaise ou non. Si la formule n’avait pas été galvaudée par son attribution à toutes sortes de professions à l’utilité réelle parfois contestable, on pourrait considérer les mercenaires comme des « soldats sans frontières ». De fait, la devise que portent les mercenaires français sur leur insigne de béret est Orbs Patria Nostra : le monde est notre patrie. Les motivations peuvent être extrêmement différentes et s’ajouter les unes aux autres. L’engagement peut être fondé sur des raisons idéologiques, politiques ou religieuses. Dans cette catégorie entrent, par exemple, les Brigades internationales de la guerre d’Espagne et l’organisation islamiste Al-Qaïda. Le goût de l’aventure a été, et reste souvent, le moteur de bien des mercenaires. La recherche de la fortune, matérielle ou morale, est également souvent présente, tout comme la volonté de servir à quelque chose, de « faire quelque chose de bien » sous-tend moralement bien des engagements. Démêler l’écheveau très complexe de ces motivations représenterait beaucoup de travail et n’offrirait qu’un intérêt limité. Ce qui compte, c’est le résultat. On a vu d’authentiques crapules se comporter en seigneurs. On a aussi vu l’inverse. Ce que l’on a vu le plus souvent, c’est qu’une poignée d’hommes décidés peut changer le cours de l’histoire. Aucun système de domination mondiale ne peut effacer cette réalité. Byzance en son temps n’y est pas parvenue, alors les « grands » du XXIe siècle peuvent toujours courir… Les chefs qu’on mérite… Les chefs mercenaires sont souvent des chefs improvisés. Parfois élus, à l’instar de Xénophon qui passa ainsi du statut de correspondant de guerre à celui de général et de nombreux capitaines flibustiers de la grande époque aux Caraïbes, ils s’imposent le plus souvent par leur charisme. L’exemple le plus emblématique est celui de Bob Denard à qui il est arrivé de s’attribuer lui-même les galons correspondant à sa fonction. Jacques Lantier, dans Le temps des mercenaires, constate la même réalité : « à quelques exceptions près, les chefs ne furent pas d’anciens officiers sortis des écoles militaires, mais des sous-officiers ayant gagné leurs galons sur le terrain, au baroud, pistolet au poing. Au Congo d’abord, au Yémen, au Biafra, on leur donna de nouveaux grades en fonction de leurs qualités de chefs de bande… » Bien sûr, de prestigieux officiers des armées régulières ont terminé leur carrière militaire comme chefs mercenaires. On pense ici à Roger Faulques, ancien officier emblématique du 1er BEP en Indochine et du 1er REP en Algérie, véritable chef des « Affreux » du Katanga puis des mercenaires français au Biafra ; on pense également à « Loulou » Martin, également ancien officier légionnaire-parachutiste, devenu général commandant la Garde présidentielle gabonaise. Mais il est clair que, toujours, c’est la valeur personnelle de ces chefs plus que le poids de leurs anciens galons qui les transforma en figures mythiques du mercenariat. Chez les mercenaires, encore plus qu’ailleurs, on a les chefs qu’on mérite. Des pseudonymes souvent révélateurs On a aussi les noms que l’on mérite. Comme à la Légion, dont l’origine mercenaire ne fait aucun doute, les mercenaires travaillent le plus souvent sous pseudonyme. Aux yeux de leurs détracteurs les plus malhonnêtes, cela traduit la volonté de se cacher sous d’autres noms pour accomplir leurs méfaits en toute impunité. Foutaise. Le pseudonyme traduit tout simplement la naissance d’un homme nouveau. Libéré du poids du passé, que le vieil homme qu’il était quelques minutes auparavant a rangé au placard, le nouvel homme peut se consacrer entièrement à sa tâche. A la différence du nom, le pseudonyme est choisi par l’intéressé. Il révèle souvent la personnalité de celui qui en use. Ce n’est pas toujours nécessaire. Ainsi, il n’est pas rare que les volontaires prennent pour pseudonyme leur prénom, ou même leurs initiales. D’autres utilisent le nom de leur mère, ou de leur grand-mère. Certains trouvent leur modèle dans la littérature et endossent le nom, d’un personnage ou d’un écrivain. Il y a tout de même certaines limites. Ainsi, à la Garde Présidentielle des Comores, les pseudonymes à consonance germanique ou russe étaient interdits. Il est vrai qu’entre le front de l’Est et l’univers tropical des Comores, il y avait un monde… De même, on a vu assez peu de volontaires en profiter pour s’anoblir ou pour s’attribuer indûment des patronymes célèbres. Ce serait plutôt l’inverse. Les mercenaires victimes des idéologies Pendant toute l’histoire connue, jusqu’à la Révolution française, le mercenariat a été la règle et la conscription l’exception. Sans devenir une partie de plaisir, les bagarres entre États conservaient une certaine mesure. On rasait un village, on détruisait une ville, on pillait Parfois sans modération, jamais on n’exterminait un peuple entier. C’est vers la fin du XVIIe siècle que les exigences de la politique conduisirent à la volonté de constituer des armées plus nationales, sans pour autant fermer la porte à l’efficacité. C’est ainsi qu’un tiers des armées de Louis XV était constitué de régiments étrangers, achetés ou loués « clefs en mains ». Puis l’idéologie égalitaire s’en est mêlée et a imposé la conscription. Tous égaux ! Ce fut le début du carnage. Le conscrit de l’An II a tenté de tuer le mercenaire. C’est là son plus grand crime. Car la guerre est devenue totale, idéologique et exterminatrice. Ceux qui, au nom des valeurs d’humanisme et de liberté ont imposé la levée en masse, le peuple en armes et la destruction du vieil ordre portent une responsabilité écrasante. Jusque-là relativement limités, les conflits n’ont pas tardé à embraser l’Europe entière, avant de dégénérer en guerres mondiales. Quelques années après le début de la conscription en France, l’Europe était à feu et à sang. En 1866, l’Allemagne s’y mettait, et l’Angleterre en 1914. La fine fleur de la jeunesse européenne s’entre-tuait alors par millions dans les tranchées de la Marne, de la Somme, de Verdun… Personne n’a jamais été jugé pour cela. Face à l’hypocrisie moderne En revanche, les procès de mercenaires, vrais ou supposés, n’ont pas manqué, a commencer par le plus célèbre d’entre eux, Bob Denard, condamné à cinq ans de prison avec sursis pour avoir tenté, pour le compte de plusieurs Etats dont la France, de renverser le régime marxiste et sanglant de Mathieu Kérékou au Bénin, puis poursuivi (et, tout de même, acquitté) pour la mort du président comorien Ahmed Abdallah. Au Soudan, fin 1971, Rolf Steiner fut condamné à mort au terme d’une hallucinante parodie de procès. « Mais par la grâce de notre généreux président, la peine de mort a été commuée en vingt ans de détention criminelle », lui annonça-t-on. Il fallut l’intervention de la République Fédérale d’Allemagne pour qu’il soit libéré trois ans et demi plus tard. En Angola, en juillet 1976, le « colonel Callan » et trois autres combattants furent condamnés à mort et exécutés pour « crime de mercenariat » et « crime contre la paix ». Neuf autres, britanniques et américains, écopèrent de seize à trente ans de prison. Même si cette affaire est un peu en marge par rapport aux grandes opérations mercenaires modernes, le procès de Luanda sanctionne un précédent historique dont il est nécessaire de tenir compte : ce sont les premières véritables représailles juridiques organisées par un État contre le mercenariat. D’autres suivront, n’en doutons pas. Les condamnations médiatiques larmoyantes du mercenariat ne manquent pas non plus: de la presse « bien-pensante » aux organisations internationales, on s’indigne vertueusement à chaque fois qu’une poignée d’hommes décidés tente de changer le cours de l’histoire dans une république bananière. On ne peut manquer d’être frappé par la consternante pauvreté des arguments déployés par des groupes de pression qui mènent régulièrement et activement campagne pour la ratification française de la convention anti-mercenaire de l’ONU. La logorrhée la plus édifiante, monument de malveillance et de contre-vérité, est de François-Xavier Verschave, spécialiste autoproclamé de la question, auteur d’ouvrages qui, paraît-il, font référence auprès d’un public non averti. Un seul exemple suffira, tiré d’un document nommé Mercenaires : Halte là ! « Au Biafra en 1967, les mercenaires français sont intervenus pour entretenir une guerre ayant pour but de miner le Nigeria, géant anglo-saxon. Cette intervention a eu pour conséquence directe le prolongement de la guerre civile et de la famine provoquant la mort de centaines de milliers de Biafrais. » (sic !) En clair (ceux qui connaissent un peu l’histoire du drame biafrais apprécieront) Verschave regrette que les mercenaires français aient retardé l’extermination du peuple biafrais. En suivant ce raisonnement jusqu’au bout, il ne faut pas se défendre car cela prolonge les souffrances. A ce compte, les volontaires des Brigades internationales pendant la guerre d’Espagne sont des assassins, tout comme, plus tard, ceux des Forces Françaises Libres, car ils ont contribué à prolonger la guerre ! A la fin de son journal de marche au Zaïre, début 1997, le chef du groupe de mercenaires qui s’opposa à la folie sanguinaire de Kabila notait : « Tout au long de cette opération, j’ai mesuré la distance qui nous séparait des stéréotypes véhiculés sur notre action dans les milieux « bien-pensants ». A les entendre, nous serions des prédateurs de l’Afrique, guidés par l’appât du gain, sans scrupules, voire pour certains des tueurs psychopathes. Au contraire, partout où nous sommes passés, les populations ont vu en nous la garantie d’une conduite irréprochable. Là où nous sommes restés, les civils sont venus se mettre sous notre protection, naturellement, sans hésitation et sans crainte, certains à juste titre que notre présence garantissait leur sécurité. » Là réside certainement une des principales caractéristiques des mercenaires français en Afrique. Rendre les mercenaires responsables des conflits qui ravagent le monde procède de la même incongruité que prétendre interdire les armes au prétexte que les criminels peuvent s’en servir. De même que ce n’est pas l’arme qui commet le crime, mais bien le criminel lui-même, ce n’est pas le mercenaire qui est fauteur de guerre, mais bien le politique qui continue ainsi son action « par d’autres moyens », nous dit Clausewitz. A une époque où les frappes « chirurgicales » ne semblent porter ce nom que parce qu’elles remplissent les hôpitaux de victimes civiles, il faut une bonne dose d’hypocrisie pour justifier les crimes commis au nom de la morale occidentale, et en même temps condamner le mercenariat dont l’un des effets majeurs, tout au long de l’histoire, a été de limiter l’ampleur des conflits en les résumant à une explication entre professionnels. Combien de victimes, tant militaires que civiles, auraient pu être évitées depuis le moulin de Valmy, si l’on n’avait pas réussi à faire croire que c’est le peuple en armes et non la diarrhée qui eut raison des armées de Brunswick ? Le discours autorisé dévalorise les mercenaires, car ils sont la mauvaise conscience des héritiers de l’idéologie dite « des Lumières », au nom de laquelle les soldats doivent se faire tuer, pour un salaire dérisoire, au profit d’un « bien » absolu que les puissances financières tentent d’imposer au monde entier, tant il est vrai qu’elles ne sont pas pressées de partager leurs « biens » relatifs. On ne s’étonnera donc pas que les mercenaires soient souvent mal vus des autorités tant « morales » que politiques. On ne s’en inquiétera pas non plus car, comme l’écrivait Jean Lartéguy, « ils ne se soucient que fort peu de l’opinion de leurs contemporains. C’est en cela qu’ils diffèrent des autres hommes ». Mais cette parenthèse anti-mercenaire, malgré son coût humain et ses conséquences désastreuses, n’a pas tué le mercenariat. Tôt ou tard, le réel refait toujours surface et terrasse les idéologies. Un réel que Roger Bruni, ancien de Dien Bien Phu, figure emblématique du mercenariat français en Afrique, résumait ainsi : « Article 1: le mercenaire est un seigneur. Article 2: un seigneur ne peut être que mercenaire ». François-Xavier SIDOS François-Xavier Sidos est un ancien officier de la Garde Présidentielle des Comores sous les ordres de Bob Denard. Il a publié en 2002 un ouvrage consacré à l’histoire des mercenaires, « Les soldats libres – La grande aventure des mercenaires » (Éditions de l’Æncre).
  31. 3 points
    Bonsoir @Cindou570 je rejoins tous ceux qui vous disent de déposer plainte. Dans un premier temps sachez que les violences que vous avez subies sont des violences volontaires aggravées par la circonstance de votre lien avec l'auteur des faits ( ex conjoint, ou vivant ensemble) je ne rentre pas dans les détails techniques . Tant bien même vous n'auriez pas même 1 jour d'itt, ce qui représente la quantification légale du préjudice hors éventuelle itt psychologique cette infraction est un délit.De plus la présence de témoins facilite grandement le travail des enquêteurs. Je suis interpellé aussi d'après vos écrits par le possible non respect d'un contrôle judiciaire. Ce genre d'affaires peut très mal finir. Ça c'est pour la partie procédure. Pour la partie financière, quel est le problème? Quoi qu'il arrive ce comportement n'est pas normal et appelé à se renouveler s'il n'y a pas de rappel à l'ordre. Malgré tout, le choix du dépôt de plainte est personnel et doit rester de votre libre arbitre mais néanmoins je vous le conseille et je me permets même de le faire de façon officielle. Pour répondre à votre question sur la victime antérieure, la prescription de l'action publique est loin d'être arrivée à son terme donc rien n'empêche également le dépôt de plainte. Disons que c'est quand même moins parlant 2 ans après mais viable. Pour son statut aucune disposition légale n'existe et heureusement. Pas de soucis de ce côté là. Et faites les choses officiellement pour remonter des accusations pour éviter le retour de flamme de type diffamatoire.
  32. 3 points
    Tout dépend du degré de connerie de chacun
  33. 3 points
    bonsoir lemaitre, je vous ai répondu en MP il y a plusieurs jours sur votre avenir dans la légion et la possibilité de devenir officier.la note de novembre 2018 est claire pour les personnels qui disposent d'une licence car ils pourront se présenter au concours sur titres (si leur dossier est retenu)et faire si réussite un an à coetquidan.les BAC+2 ou échec oral cyr ne sont plus acceptés a/c de 2020 (pour le concours sur titres).Vous avez jusqu'à 35 ans pour l'EMIA. pour btx et levy ,j'espère que l'arrêté de 2011 sera modifié cet été avant les inscriptions pour le concours 2020.Je tempère l'expression "un simple oral" de levy en rappelant qu'en 2019(il y a une semaine..) 29% des candidats titres (9/31) ont fait échec po...et que comme pour tout concours les candidats doivent être très bien préparés pour aborder l'oral d'une heure.....cdt
  34. 3 points
    Bonjour sectumsempra, Depuis 2012, il n'existe plus de recrutement direct pour le corps des OCTA et l'ESM n'a pas vocation à former des officiers spécialistes, à l'exception du 4ème Bataillon qui forme des officiers sous contrats spécialistes (assimilés CTA), Au cours de la carrière et selon certaines exceptions (exemple: réorientation, inaptitude au COA...), certains cyrards basculent dans le CTA, mais cela ne peut s'envisager dans la très grande majorité des cas qu'après un premier parcours d'officiers des armes sur le terrain. Si tu n'as "ni les capacités, ni la volonté" d'être officiers des armes, je te conseille de ne pas tenter le concours tout simplement, tu risques de mal vivre ta scolarité dans tous les cas, on a la vocation ou on l'a pas! Par contre si tu ambitionnes une carrière militaire d'officier, opte plutôt pour le concours de commissaires des armées après tes études supérieures (IEP, droit, finances...), ou éventuellement comme je l'ai souligné plus haut un recrutement d'OSC/S en espérant une activation derrière, certaines spécialités mènent à des contrats plus longs ou plus courts. Il faut que tu tiennes compte quand même que même si être un officier spécialiste ou des services n'est pas en apparence plus dur "physiquement et moralement" qu'être officiers des armes, tes supérieurs, tes pairs et tes subordonnés te verront avant tout comme un "officier" que comme un "spécialiste", ce qui en somme exige le même engagement en terme de savoir-être que tout autre officier. Bien cordialement.
  35. 3 points
    Félicitations à tous les admis
  36. 3 points
    No stress futur "soldat du feu". Si déjà la veille de passer la VMA, vous commencez à vous prendre la tête, que sera ce lorsqu'il faudra évacuer Miss CHOUCROUTE et Mister OLIDA du 13e étage en feu et donc, sans ascenseur ?
  37. 3 points
    Félicitations !
  38. 3 points
    Félicitations, vos convictions expliquées calmement l'ont convaincu. Un réserviste dans une entreprise qui fait du "Made in France", c'est mieux que le Label Rouge de LECLERC.
  39. 3 points
    Déjà le profil est bien biscornu. Les allergies se soignent sans forcément se guérir. J'espère que vous suivez désormais un traitement dicté par l'allergologue. Pour l'asthme c'est plus embêtant. De quelle nature est il ? J'ose croire que vous ne fumez pas et que vous n'êtes pas atteint d'obésité. Le sport peut être un des remèdes. Encore faut il être suivi par un pneumologue pour ne pas risquer l'accident cardio-vasculaire. La natation est recommandée car elle apprend à maîtriser sa respiration. Peu importe le type de baccalauréat. Le tout est de l'obtenir. A 14 ans vous avez le temps de "grandir dans votre tête". Ne vous emballez pas trop vite. Et travaillez au collège et au lycée pour vous construire un avenir sérieux. BTX
  40. 3 points
    Ma réponse sera aussi laconique que votre fulgurant passage parmi nous = Q1. Si pour palier 10 au II R1. Pouêt ! Q2. mais par contre 1 traction je pourrais passé ou pas ?? R2. Perso, je vends des tractions d'occase. Si cela vous intéresse, je vous ferai un prix. Bon Noël ! BTX
  41. 3 points
    De Gaulle ou De Gaule ? Ca va remuer à Colombey-les-Deux-Eglises …………….. BTX
  42. 3 points
    Si on ne comprend même pas ce que doit être une présentation effectivement on ne risque pas de valider quoi que ce soit
  43. 3 points
    Tatata !!! Location : oublies de toutes façons... (jeune permis, solvabilité, etc..) "Tu achètes quasi une épave" : NON. On trouve des occasions correctes entre 1000 et 2000€. A savoir : les "petites voitures" sont sur-cotées... Car supposées "plus économes", "plus pratiques", "moins gourmandes"... Idée fausse s'il en est ! Ce sont aussi les plus sujettes au vol, les moins sécures en cas d'accident, et pas forcément les plus économes en carburant ! Pour exemple personnel : j'ai acquis voilà quatre ans, un monospace Evasion/806, affichant plus de 200 000 Kms... Prix d'achat : 2000€. Kilométrage actuel : 390 000Kms ! Consommation : 5l/100Kms. (Expérimentés, démontrés, documentés, etc...) Frais d'entretien réalisés... Heuuuu... Un changement d'alternateur à 388 000... (120€ de M.O; et 70€ de pièce d'occasion..) No more.. Soit, hors carburant et assurance, un prix de revient de 0,0106 €/Km... !!
  44. 3 points
    Depuis que ce forum existe, ce sujet a été maintes fois traité. Et inévitablement avec les mêmes remèdes et réponses. ELASTOPLAST + ONGLES COUPES + CHAUSSETTES PROPRES + SAC POUBELLE POUR GARANTIR SS VETEMENTS ET AFFAIRES DANS LE SAC AU SEC MÊME EN CAS DE PLUIE + RECHAUD + SOUPES LYOPHILISEES + SS VETEMENTS COTON POUR EVITER EXPLOSION INOPINEE COUCOUGNETTES BECAUSE FROTTEMENTS + etc. Actionner fonction "recherche". BTX
  45. 3 points
    Bonjour à tous, L'équipe AuMilitaire vous souhaite ses meilleurs voeux pour cette nouvelle année qui commence, des vœux de bonne santé, de bonheur et de réussite dans tous vos projets ! A très bientôt sur le forum !
  46. 3 points
    http://ainsi-va-le-monde.blogspot.com/2019/01/marin-22-ans-chevalier-de-la-legion.html Onze jours de coma. Le 11 novembre 2016, Marin Sauvajon a reçu trois violents coups de béquille sur le crâne près de la gare de la Part-Dieu à Lyon. Etudiant en troisième année de droit et sciences politiques, il avait pris la défense d'un couple qui s'embrassait, insulté par un groupe de jeunes dans la rue. Il a fallu, ensuite, ôter une partie de la boite crânienne afin d'empêcher un hématome de progresser. Aujourd'hui, Marin Sauvajon, 22 ans, est toujours en convalescence. Il a vécu dans un centre de rééducation en Suisse. Deux ans plus tard, le jeune homme n'a toujours pas recouvré l'entier usage de ses membres et de la parole. Ses séquelles physiques et psychologiques sont importantes. Mais il a fait des progrès importants. Ce jeune homme courageux fait partie des 402 personnes figurant dans la promotion du 1er janvier de la Légion d’honneur publiée ce matin par le Journal officiel. Il a été nommé chevalier pour « services exceptionnels nettement caractérisés. »
  47. 3 points
    Ne faisons pas nos saints, il est vrai que la question est assez perturbante venant d'un jeune evso mais bon au final la 3/4 des militaires partent en mission pour l'argent. Apres Mirio, je vais repondre a tes questions mais saches que tu prends le problème dans le mauvais sens, et que si tu veux parler sur un rapport argent/chiant, le contrat de 5 ans n'est pas vraiment rentable... Le cycle de projection des Opex est sensiblement le même pour tout le monde donc... Apres tu es Sic, tu seras plus sur des départs individuels donc beaucoup de "concurrence". Pour sentinelle, encore une fois tu es sic. Tu ne seras donc pas une priorité pour partir, tu arriveras a en gratté de temps en temps mais rien d'exceptionnel. Et pareil le cycle de projection à sentinelle est sensiblement identique pour tout le monde. Sentinelle n'est plus imposable pour l'instant donc oui un sentinelle de deux mois est "rentable" et te fais un beau billet de 5000-6000 euros pour deux mois. On l'a bien compris, tu veux te planquer et gagner tes sous en branlant le moins de choses possible, c'est peu honorable voir même un peu pathétique mais bon dans l'armée tout le monde est payé pareil donc pourquoi se casser le cul ? Comme la dit Had, si tu veux faire des tunes c'est chez Microsoft, pas l'armée et sincèrement 5 ans de contrat pour 1500 euros par mois + deux-trois fois 10 000 si tu grattes des opex ou des missions se n'est pas forcément "rentable" et long. Je vais t'épargner tous les discours sur l'intérêt d'un engagement dans l'armée et je pense que tu assez intelligent pour comprendre que se genre de discours, il faut le garder pour toi. (Bon au final t'es SIC donc bon, niveau commandemant hormis ton ordinateur ou tes transmissions...) Beaucoup de soldat viennent parce qu'ils ont vu de la lumière ou parce que il avait pas de diplôme et donc c'etait la seul option... Ca ne fais pas d'eux de mauvais soldat mais on attend un peu plus pour un sergent. Bref je finirais sur un petit message de mise en garde, attention a tes propos sur le forum vu que tu es actuellement militaire. J'espère que tu trouveras pas l'ensoa trop long, que tu finiras dans un régiment que tu veux (si tu finis) et que ta nonchalance vis a vis des trucs "chiants" n'impacteront pas tes surbordonnés et tes collègues. De plus saches que tu es toujours en periode probatoire et l'option Microsoft est encore envisageable. Mais bon si tu est rentré sic a l'armée c'est que tu ne dois pas avoir de diplôme "solide" en informatique et tu ne pas prétendre a mieux (la lumière toussa toussa)
  48. 3 points
    Sans doute la présence de BENALLA déguisé en palmier l'a t'elle indisposé. BTX
  49. 3 points
    La crise des gilets jaunes ne sera sans doute pas sans conséquences sur les armées. On peut déjà en lister trois. ¶1. L’emploi des militaires pour le maintien de l’ordre. Certains syndicats de police le demandent, comme Alliance, le plus important d’entre eux, qui réclame « le renfort de l’armée pour garder les lieux institutionnels », afin de soulager les forces mobiles d’intervention (CRS et « moblots »). Ce lundi matin, l’ASAF (association de soutien à l’armée française) qui rassemble de nombreux anciens officiers, « suggère que, si les forces de sécurité ne sont pas en mesure » de protéger l’Arc de Triomphe, « le détachement Sentinelle se voit confier la mission d’en assurer la protection au sens militaire du terme ». La semaine dernière, les propos du président Macron évoquant l’envoi de « militaires » en renfort sur l’île de La Réunion avaient déjà suscité un certain malaise, même si le chef de l’Etat évoquait, semble-t-il, plutôt les gendarmes. Quoi qu’il en soit, cette situation inquiète la haute hiérarchie militaire, qui redoute de voir les armées impliquées dans de telles missions. A la fin des années 90 et dans les années 2000, l’armée de terre avait développé tout un savoir-faire en matière de « contrôle de foules » selon le terme alors choisi pour éviter celui plus problématique de maintien de l’ordre. Au Kosovo, et notamment sur le pont de Mitrovica, des fantassins ont été engagés dans de telles opérations. Ils étaient alors formés et équipés pour cela. Ce type de mode d’action est aujourd’hui abandonné, explique-t-on dans l’armée de terre « C’était un mode d’action utilisé essentiellement dans les Balkans. Pas de mélange des genres : maintien de l’ordre et contrôle de foule sont des missions des forces de sécurité intérieure », donc pas des armées. L’idée de déployer des militaires en protection statique, comme le demandent les syndicats de police, ne résiste guère à une analyse tactique sérieuse : que se passerait-il en effet si des groupes de manifestants violents parvenaient à franchir des barrages de policiers et de gendarmes, et venaient au contact direct des militaires, par exemple aux abords de l’Elysée ? Quel serait le mode opératoire des militaires ? ¶2. Des militaires proches des gilets jaunes Sociologiquement, de nombreux militaires sont proches des gilets jaunes. Un général le reconnaît : « Nos caporaux-chefs ont les mêmes problèmes » que les manifestants. Souvent provinciaux, issus des classes populaires ou moyennes, les EVAT ont eux aussi des problèmes de fin de mois. Souvent célibataires géographiques, les militaires sont confrontés à la hausse du prix du carburant. Les rares analyses électorales disponibles ont par ailleurs montré que, lors des dernières élections, les militaires votaient plus que la moyenne nationale, pour l’extreme-droite - un terreau favorable à la contestation. Le mécontentement social latent existe dans les armées et les chefs militaires ne cessent de répéter que leurs troupes doivent voir rapidement les effets concrets de l’augmentation du budget des armées. L’insistance du ministère sur son « plan familles » témoigne aussi de cette préoccupation en haut lieu. ¶3. Le budget des armées menacé Quelle que soit l’issue de la crise (et quel que soit le gouvernement qui sera aux commandes) une chose est claire : la réponse ne pourra être que plus de social à destination des catégories populaires et moyennes. Cela aura un coût, partiellement supporté par le budget de l’Etat, dans un contexte déjà très tendu et alors que la croissance économique n’est pas au rendez-vous. Le tour de passe-passe sur le financement des opex dans le budget 2018 n’est sans doute qu’un petit avant-goût de ce qu’il pourrait advenir. https://www.lopinion.fr/blog/secret-defense/gilets-jaunes-quelles-consequences-armees-170644
  50. 3 points
    10 ans à St-Maix... L'enfer.

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