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  1. 13 points
    Je me lance dans un projet bien ambitieux = faire un retex de mes 8 mois à l'ENSOA. J'ai été recrutée (je suis une femme) au titre de la spécialité 2024 pilotage budget finances (PBF). La première semaine c'était le circuit d'incorporation: papiers, médical et perceptions diverses. Dès le début on était dans nos chambres des 8 mois. Là c'était vraiment "dépêchez vous pour attendre". Le premier week-end c'était les premiers cours avec les sous officiers qui encadraient notre section. C'est aussi ies premiers contacts avec ceux qui ont dirigé notre vie durant 8 mois ^^ là on découvre aussi l'ordre serré. Les premières semaines d'instruction c'est l'alternance entre sport (EPMS), cours théoriques de base et ordre serré. Pour le sport c'est énormément de footing et de travail sur piste. Il y a aussi le 1er test de natation pour voir le niveau. A la fin de la 2e ou 1ère semaine il y a la première petite cérémonie où on a rencontré notre FAMAS, sûrement notre meilleur ami des 8 mois xD Là on a fait le premier terrain à Avon, nous c'était petit paradis, temps nickel. Terrain cool pour découvrir. Et première petite marche avec découverte du rythme militaire. Après l'obtention d'une épreuve théorique c'est le premier tir au FAMAS dont on se souvient très bien ! Les cours théoriques s'enchaînent, avec les séances de sport et le tir. On prend le rythme, on s'habitue à manger à 18h30 xD et les cadres de la section deviennent vraiment comme des parents, l'autorité en plus. Il y a des sorties régulières sur le terrain pour apprendre la base du combat, les marches... Assez rapidement (impossible de me rappeler quand exactement) on a un terrain qui se finit par la fameuse marche au képi (au tricorne pour moi). C'est pas difficile, 16km pour nous. Mais c'est une très belle cérémonie. Au bout de 2 mois il y a le premier examen, l'examen Intermédiaire de Formation (EIF) qui compte pour 20% de la note finale. C'est aussi ce classement qui détermine l'ordre des choix du stage en corps de troupe. L'EIF se déroule à Avon, une journée d'épreuves techniques (transmissions, NRBC...) puis une journée de combat où on passe une fois chef d'équipe puis GV (soldats). Pour ma part j'ai pu aller au pèlerinage militaire international de Lourdes (PMI), un sacré moment, entre communion dans la religion, partage et découverte des autres en dehors des temps religieux. Comme étape marquante après il y a le séjour à Caylus, en juin pour nous. Sûrement l'un des meilleurs moments de la formation ! Nous avons fait du tir longue distance (400m), tiré des grenades, de l'explo... Le tout en étant logé dans des corps de ferme sur des lits de camp et popote quasiment tous les soirs, hormis quand on organisait des activités sections ou compagnie ! Pour la majorité des spécialités dont la mienne ça sera sûrement l'une de nos seules expériences de vie en camp. En juillet pour nous il y a eu la préparation du 14 juillet pour ceux qui étaient choisis, avec toujours les cours théoriques, techniques, le tir au FAMAS, PAMAC ou PAMAS (une fois au HK). Moi j'étais en perm la semaine du 14 juillet. Sinon certains étaient à Paris, d'autres à Avon pour le nettoyer. La dernière semaine de juillet et la première d'août c'était stage en corps de troupe. J'ai été en compagnie de combat d'un régiment d'infanterie avec une fin de FTS. J'ai pu donner des cours de topo, de trans et encadrer du sport. C'est le seul moment où on voit la réalité des régiments. Même si pour nous les régiments étaient un peu morts. J'ai aussi passé 2h avec les gens qui exercent ma spécialité quand même. Après on a eu une semaine de perm, j'étais de garde à L'ENSOA mais les autres avaient deux semaines à ce moment là. Dur dur le retour à l'école et au statut d'élève après avoir été considéré comme un cadre... Là on est rentré en mode CM1 à fond notamment lors des séances de parcours d'obstacle. Fin septembre c'était le fameux stage CNEC, pour ma part je suis blessée lors de la marche TAP, une semaine avant le départ donc je suis restée à St Maixent où c'était TIG à fond, révisions et cours de soutien pour les volontaires. On est vite arrivé au CM1. En premier les épreuves théoriques (relations internationales, anglais, bureautique...) sur une semaine non banalisée. La semaine suivante le lundi on a eu les épreuves techniques (tir, génie, NRBC, trans...) sous la forme d'un rallye. Et le lendemain, départ pour Avon. La première après midi puis le lendemain on enchaîne les combats (13 combats de 50 minutes) où on est évalué comme chef de groupe une fois mais on peut gagner / perdre des points lors de nos passages comme chefs d'équipe ou adjoint. Après le retour à St Maixent, on a briqué les FAMAS qu'on n'allait plus revoir jusqu'à tard dans la nuit et jusqu'à ce qu'on ait les résultats. Après on a commencé les réintégrations de certaines choses. La dernière semaine a été consacrée aux répétitions mais pas que ! Le mardi on a eu la répétition de l'amphithéâtre où on choisit les affectations par spécialités et dans l'ordre du classement. Le mercredi c'était l'amphithéâtre officiel. On savait enfin où on allait aller ! Le jeudi c'était le jour J, journée en famille pour leur faire découvrir ce qu'on a vécu au cours des 8 mois. Vers 17h tout se met en place pour la cérémonie. Pour ma part j'admire et j'adore mon parrain donc c'était très très émouvant. Après la cérémonie on a eu un buffet puis au revoir les familles et retour à l'école pour une dernière nuit. Le vendredi matin on a fini de charger nos voitures et on les a sorties. On a rendu la tenue de parade "école" pour revêtir celle de notre affectation. On est sorti au pas par section, au milieu d'une haie de nos cadres. Et là départ pour arriver le lundi en régiment. Pour ma part je suis en GSBDD (unité administrative qui soutient plusieurs régiments), le mien est purement armée de Terre mais ça peut être interarmées. Je développerai plus en profondeur certaines choses demain. Mais si vous avez des questions ^^
  2. 7 points
    ON synonyme de "GROS CON". S'il y avait une rubrique "POUBELLE" votre question rejoindrait son fond. Sans doute aucun. Vous voudrez bien CATHODEFRANCE lire les posts de la rubrique OPEX BARKHANE et vous me direz si les fantassins sont des intermittents du spectacle. BTX
  3. 7 points
    Bonjour à toutes et à tous, Je me permets humblement de vous présenter un RETEX destiné à celles et ceux qui s’intéressent à la réserve opérationnelle et se demandent quelles sont les marches à suivre, les délais, et je vais m’efforcer de donner un maximum d’infos. 1ere étape, une fois la décision prise de s’engager, il faut commencer par s’inscrire sur le site internet de la réserve opérationnelle ( https://www.reservistes.defense.gouv.fr ), en se créant un compte dans la section idoine. De mémoire (j’aurais dû prendre des screenshots) cela commence par un questionnaire, suivi d’un choix d’unité. Il convient de privilégier les régiments stationnés près de chez soi, à une ou deux heures de voiture, mais l’on peut postuler ailleurs. Tout dépend de la demande de chaque régiment au moment où l’on s’inscrit, cette demande en réserviste est fluctuante. L’étape suivante est peut-être la plus stressante du processus d’engagement, c’est celle de l’appel téléphonique. Un militaire vous contactera par téléphone, grosso modo n’importe quand, entre 8h et 17h. Ratez l’appel 3 fois et c’est dead. Prenez l’appel et vous aurez un entretien bref avec une personne souhaitant s’assurer de vos motifs, de votre conscience des risques, etc, préalablement à la validation de votre inscription. Vous aurez la joie de voir votre profil sur le site internet évoluer à chaque étape. D'ailleurs, pas de panique si le processus d'engagement saute des étapes ou les fait dans le désordre, chaque régiment gère un peu à sa sauce. Vient ensuite l’appel par un militaire du régiment sélectionné, de même il appellera 3 fois max. Pour aller plus vite vous pouvez aussi prendre les devants, appeler le régiment et demander à être mis en contact avec la personne en charge des dossiers de réservistes. C’est par exemple ce que j’ai fait après 1 mois d’attente d’un coup de fil. J’ai été mis en contact avec un Adjudant-Chef réserviste qui m’a pris en charge et envoyé une flopée de documents, par mail, à remplir et renvoyer. Vient alors l’amusante partie administrative. Vous devrez remplir les documents reçus et les renvoyer par mail et/ou par courrier. Ce fût pour moi l’étape la plus longue car 1) l’ADC est réserviste et n’est présent que quelques jours par mois, 2) la messagerie interne (l’intradef) est très tatillonne sur les pièces jointes (max 9 mo). J’ai ainsi perdu 1mois et demi, persuadé d’avoir renvoyé les documents, lesquels n’avait pas passé le pare-feu. Parmi ces documents, en plus des documents spécifiques propres au régiment / à la réserve, qui vous seront fournis, prévoyez : lettre de motivation - copies des diplômes, de la CV, de la CNI, du Permis - un extrait d’acte de naissance - un relevé de groupe sanguin (un établissement français du sang pourra vous filer ça en 2 mn, si vous êtes donneur) – photocopie de l’avis d’imposition – photocopie de la JAPD – RIB – certificat médical d’aptitude (doc fourni par le régiment à remplir par votre médecin traitant) Une fois tout cela rassemblé, envoyé, et reçu, vous serez conviés à vous rapprocher de l’antenne médicale des armées la plus proche, pour prendre rendez-vous avec eux afin de procéder à la visite médicale, poussée, délivrant le certificat médico-administratif d’aptitude initiale. C’est là que vous serez fixés sur le fameux SIGYCOP. Note, si vous voulez intégrer un régiment de montagne, pensez à le préciser au médecin, sinon il faudra lui faire refaire le document. Je dis ça, je dis rien… Puis envoyez le certif’ au régiment. Une fois tous les docs reçus, le régiment vous recontacte. Gardons à l’esprit que le sous-officier en charge sera sûrement réserviste lui-même, donc il ne faut pas s’attendre à ce que ça aille à la vitesse du son. Qui plus est, une pandémie avec confinement n’aide pas… La prochaine étape de votre engagement est, justement, l’engagement. Vous recevrez par courrier recommandé votre Engagement à Servir dans la Réserve, à renvoyez paraphé, signé. A réception, le régiment vous appelle et finalise le processus en vous envoyant, par courrier à nouveau, votre contrat signé par les deux parties. Bravo, bienvenue. Prochaine étape, la FMIR, Formation Militaire Initiale du Réserviste, laquelle dure 2 semaines. La mienne a eu lieu le 1er aout 2020, au 13e BCA à Chambéry. Attaquons donc le gros morceau. 14 jours, programme très (très) intense, énormément de choses à acquérir très rapidement, pour pouvoir en faire une restitution notée, à l’échec éliminatoire, parfois le jour même. Je vais procéder à un retex qui j’espère sera le plus précis, exhaustif et compréhensible possible. Commençons donc par la préparation du départ en FMIR, c’est-à-dire la confection du paquetage. Normalement, le sous-off de liaison vous enverra par mail un petit livret explicatif. Le mien contenait un document à remplir, un programme détaillant grosso-merdo les 2 semaines, une liste de choses à emporter avec soi. Je m’en vais dresser ici la liste des affaires que j’ai emporté, ou vu les autres emporter. En noir l’indispensable, en vert le nécessaire, en rouge l’inutile. C’est parti : Sac à paquetage (le gros), sac montagne (moyen-gros), sac musette (30 ou 45L). Notons que les sacs diffèrent selon les perceptions, à vous de gérer. Uniforme FELIN x2 (tenue de travail ou tenue de combat, c’est le même) Uniforme F2 x2 (un neuf pour les cérémonies, un usé pour les parcours d’obstacles. Si vous en avez perçu 2 neufs ou 2 usés, à vous de gérer) Sac de couchage (pas besoin de prendre les 2, j’ai pris le plus léger because mois d’août) Tapis de sol Bidon (gourde) avec quart, couverts monobloc, gamelle. Réchaud. Concernant le réchaud, ne prenez pas une usine à gaz de camping de 3 kg, c’est totalement superflu. Un petit kit compact de moins d’1 kg, pourquoi pas, sinon faites comme moi, ne vous emmerdez pas avec un réchaud. Je rappelle qu’il faut porter tout ce que l’on emporte… Lampe frontale de perception Blouson en polaire (c’est un oreiller de luxe) Tee-shirt TTA x2 (vous pouvez prendre des tee-shirts Décat’ du moment que ça voit vert TTA ou kaki) Ensemble intempérie (haut et bas en goretex) Casque F1 Coudières et genouillères (mettez-les dans le casque). Paire de gants (de combat) Chaussettes vertes x3. Le débat fait rage sur les zinternet pour savoir si les chaussettes montantes TTA sont, ou non, de la grosse merde. Personnellement je n’ai porté que ça pendant 2 semaines, les lavant à tour de rôle et les garnissant de talc chaque matin, et n’ai récolté qu’une seule petite ampoule (avec les rangers). Ces chaussettes sont, selon moi, tip top. Alors oui elles tiennent chaud, mais leur épaisseur assure également un bon maintien dans les chaussures de combat. En plus elles sèchent vite. A vous de voir, sinon prenez des paires de chaussettes de rando Décat’ vertes. Chaussettes de sport x3 (blanches ou noire, hautes ou basses) Chaussures de sport (de perception ou pas) Chaussures de combat (j’ai vu les copains porter les Haix, les Sable, ou les Rangers, à chacun de voir) Chaussures rangers (le top pour le parcours d’obstacle, et la cérémonie) Le chapeau de brousse TTA de la honte Ceinturon F1 de cérémonie Ceinture TTA (verte ou kaki) Bouchons anti-bruit Lunettes balistiques (celles de perceptions = kaka. Trouvez-vous des lunettes de soleil Décat’ aux normes balistiques, ça ne coûte rien et c’est incomparablement mieux) Culotte de sport noire (prenez un short de sport simple et efficace, couleur noire, plutôt que le fringue officiel, hideux et mal-pratique, de perception. Pour mesdames, privilégiez un legging sportif noir ou quelque chose du genre) Maillots de sport manche courte x2 (de perception) Survêtement réglementaire (pas servi du tout, à prendre selon la saison) K-way ou sweat de sport (de perception) La tarte et les insignes régimentaires Un petit cahier ET un petit calepin, quelques stylos 2 cadenas 1 bâche verte (pas si indispensable mais tellement pratique) Nécessaire de camouflage, nécessaire de cirage. (peuvent au pire être empruntés aux copains) Voilà, ça c’était la to-do liste officielle. A présent voyons les divers trucs à emporter qui vous faciliteront incomparablement la life à un moment ou un autre. Ces objets ne sont pas obligatoires, mais ils sont parfaitement utiles : Caleçons. Prenez-en au moins 5, les boxers de chez Décat’ sont parfaits et se lavent / sèchent en un temps record. 1 serviette de toilette Affaires de toilette perso. (pour les mecs c’est rasage, le stagiaire moquette n’a pas le droit de prétendre porter la barbe, fût-elle belle et entretenue) Cotons-tiges, WD 40, quelques cure-dents, et une vieille brosse à dent. Et votre nettoyage de FAMAS ne sera plus jamais le même… Talc et crème anti-frottement (Décat’ ou Nok), Compeed. Vos pieds sont vos outils les plus précieux et les plus malmenés pendant ces 2 semaines. Donc, tous les matins, c’est crème sur les ièp’ et talc dans la chaussette. NB : les compeed et les chaussettes mili vertes ne font pas bon ménage (l’un absorbe l’autre et vice-versa), donc veillez à couvrir votre ampoule de compeed et le compeed de sparadrap. Chatterton noir. Utile pour le FAMAS et pour gérer les 32157 sangles et lanières de vos sacs. Boules Quiès. Pour le dormeur sensible aux divers sons de la vie en collectivité. Une montre. 10 balles chez décat’ et vous brillerez en société. Piles. La lampe frontale de perception nécessite 3 piles AAA, par exemple. Une petite trousse de secours, du désinfectant, une pince à épiler, de la lysopaïne, un coupe-ongles, de l’antihistaminique, du doliprane, du baume du tigre ou de la crème à bobo. Pour la bobologie au quotidien, pas seulement pour vous mais surtout pour aider les copains. Le kit de 3 trousses de voyage de chez Décat’. Mon dieu ce petit ensemble de compartimentage rectangulaire a changé ma vie. Une trousse pour le nécessaire de toilettes, une pour les objets divers (clés, argent, électronique, etc) une pour les sous-vêtements et tee-shirts. Et paf, ça fait 3 objets à caser dans le sac, au lieu d’une multitude. De la thune. Prévoyez une dizaine d’euros en pièce (pour les veinards qui auront accès à un lave-linge). De plus prévoyez 10 ou 20 € en pièces, pour vous faire zizir à la popotte. Une brosse et un tube de lessive à main (ou un savon). Pour nettoyer vos fringues. Une petite corde ou du tendeur. Pratique pour sécher le linge, et, combiné à la bâche, pour parfaire votre abri. Le sur-sac de couchage en Goretex et le tee-shirt à manches longue F1. C’est du fond de sac, utile si ça caille dehors. Quelques sacs de congélation (avec le zip) pour stocker des trucs mouillés, ou pour les protéger de l’humidité. Un savon à fringues ou un calepin, par exemple. Des masques jetables. Ambiance Covid-19 uniquement respectée à l’ordinaire (le réfectoire), mais si vous ne voulez pas subir les masques lavables en polaire #troupesdemontagne™ (je vous jure que c’est vrai), prenez en quelques un. Voilà. A présents quelques astuces et conseils pratiques : Mettez vos initiales ou un symbole distinctif sur vos effets et objets. Ne prenez pas de livre, vous n’aurez pas le temps de lire plus une page en deux semaines (pensant lire à mon rythme habituel, j’ai trimballé 3 livres). Pensez à votre chargeur de portable. Les sous-vêtements chauds de perception sont à prendre selon la saison. Les uniformes FELIN sont adaptés à plusieurs températures, voir l’étiquette (le « zone tempérée » tient plus chaud que le « zone chaude »). N’embarquez pas les affaires de montagne ou de grand-froid s’il fait 30° dehors. Ne prenez pas vos 2 duvets, en bref ne prenez pas absolument tout le merdier obtenu lors de la perception : adaptez votre paquetage à la saison, pensez qu’il faut tout porter sur son dos. Concernant les sacs, mettez le plus lourd vers le fond, pensez à bourrer entre chaque ajout, répartissez le poids de manière équilibrée, mettez le tapis de sol à la verticale (il créera une sorte de paroi rigide dans l’intérieur du sac et améliorera l’équilibre). Si vous le pouvez, virez les sacoches auxiliaires, roulez les sangles superflues et scotchez-les au chatterton. Concept de fond-de-sac : les trucs qui ne doivent pas quitter le sac. C’est-à-dire le tapis de sol, le haut d’uniforme intempérie en goretex, le sursac goretex, un ou deux fringues chauds / de rechange. C’est le fond, la base de tout sac, qui sera utile si les circonstances l’exigent, FMIR ou pas. On peut y ajouter aussi un peu de bouffe et une bouteille d’eau. Un sac bien fait tient debout tout seul. Je précise que je ne suis pas sponsorisé par Décathlon. Bon je pense avoir à peu près fait le tour de l’étape paquetage. Je m’en vais à présent narrer deux semaines de dinguerie. Notons que chaque journée commence à 6h ou 6h30, ne comporte de pause que pendant les 3 repas pris à 7h, 12h et 19h en moyenne, et se termine entre 22h et minuit. Jour 1 : arrivée au 13e BCA, courte marche vers le bâtiment de la 5e compagnie. Le logement se fait en dortoir. Accueil et présentation à 16h par l’encadrement, constitué de 3 1ere classe, 3 caporaux, 2 sergents, 2 sergent-chefs, et l’Adjudant-chef de section. Ma section FMIR comporte 24 stagiaires. Après une introduction-présentation de la FMIR, l’encadrement nous explique que le rythme ne fera que s’accélérer, de même que l’exigence, la sévérité, et les accomplissements. Nous avons 2 semaines pour caser le programme de 3 mois de FGI... Repas du soir à l’ordinaire, puis quelques généralités sur les rassemblements, la formation, le garde-à-vous, tout ça tout ça. Dès le premier soir, cours en salle de classe sur le FAMAS, puis sur la hiérarchie. Jour 2 : perception du FAMAS (oui, déjà), puis la journée consiste en découvrir, apprendre, assimiler et savoir la substantifique MOAL (Maîtrise Opérationnelle de l’Armement Léger), de même que les 4 règles indispensables de l’armement et les 5 fondamentaux du tir, le démontage-remontage du FAMAS, etc. No spoil. Jour 3 : départ le matin vers la base militaire de Vulmix, près de Bourg-Saint-Maurice. Répétition-rabâchage de la MOAL et des cours de la veille, nouveaux cours. Jour 4 : Division de la section en trois groupes (3 golfs), Golf 1 part passer la journée sur le pas de tir, restituer l’apprentissage de la veille, à balles réelles. Golf 2 passe la journée sur le PSC1, à apprendre comment réagir à des accidents, malaises, crises cardiaques et autres joyeusetés. Dans la foulée, examen et validation du PSC1, super utile dans le civil, de rien c’est gratuit. De même, le SC1 (secourisme de combat) sera enseigné et validé par tous, je ne me souviens plus quel jour. Golf 3 fait du sport et enchaîne les cours sur divers sujets, comme le combat, le droit, l’armement, le NBC, la transmission, etc. Enormément de cours à assimiler immédiatement. Puis pendant les jours 5 et 6, les trois Golfs alternent les ateliers. Concernant le tir à balles réelles, c’était une chouette expérience. Pensez à toujours appliquer les 4 règles de bases du maniement de l’arme, les 5 fondamentaux, et tout ira bien. Astuce apprise dans la sueur : avec chaque tir, il est possible que l’œilleton du FAMAS, avec le recul, passe de précis à bof. Je conseille de vérifier entre chaque tir pour éviter de voir sa performance se dégrader sans raison apparente, s’inquiéter d’être une quiche au tir, avant de réaliser que l’œilleton est sur bof. Je dis ça je dis rien… Appliquez consciemment et consciencieusement les fondamentaux et ce que l’on vous a appris, et vos tirs du soir n’auront rien à voir avec ceux du matin. La soirée du jour 6 est clôturée par du tir de nuit. Toute la section est sur le pas de tir, chacun doit effectuer 5 tirs dans le noir, sur des cibles brièvement illuminées par les phares du camion de transport. Une soirée à flinguer des cibles et à mater le ciel étoilé de Savoie, ça vaut le détour. Jour 7 : Les 3 groupes étant tous au même niveau concernant le tir, le secourisme et les cours, nous voilà vendredi et c’est l’heure du parcours d’obstacle, destiné à améliorer la cohésion de la section. Il faut savoir, et comprendre, que passer ses journées et nuits avec de parfaits inconnus dans un contexte inconnu, nécessite chez chacun des ajustements immédiats de la mentalité, de la patience, etc. La cohésion est indispensable, et elle ne s’invente pas. Le parcours-cohésion est une épreuve sportive par équipe qui ne peut se terminer qu’en s’entre-aidant, en se soutenant, se relayant, en se coordonnant. C’était une expérience très amusante. Notons l’arrivée du Chasseur Dubois, aimable et discret tronc d’arbre d’une vingtaine de kilos pour 2m50 de long, membre à part entière de la section. Où nous allons il ira, où nous dormons il reposera. « Si le chasseur Dubois, lequel n’a ni jambe ni bras, touche le sol, cela lui fera très mal. Si vous laissez pareille chose arriver à ce membre de votre section, vous allez tous prendre très cher », dixit le caporal. Les encadrants feront leur possible pour le dérober, le faire tomber, nous le voler, comme pour les FAMAS. Spoiler : on a pris cher. Superbe outil de cohésion que le chasseur Dubois, et on est passé à ça du chasseur Michelin, m’a confié un autre caporal… Jour 8 : Marche à la tarte ! Aimable randonnée de 12 ou 13 km avec un dénivelé de 500m, je crois. Rien d’effarant, il faut toujours assurer la cohésion et aider les plus fragiles et Dubois. Notons un encadrant qui, par fourberie, a trouvé le moyen de se retrouver portant Dubois à la place d’un membre de la section, uniquement pour le lâcher et laisser choir au sol à grands cris. C’était une splendide journée d’été savoyard et je décrète par la présente que la Savoie est la plus belle région de France. Après ma terre natale de Bretagne, bien sûr (ai-je seulement besoin de préciser l’évidence-même). Petite cérémonie de remise officieuse de la fameuse tarte, dans un cadre splendide, un moment empreint de fierté. Jour 9 : La journée consiste en la préparation à une mission simulée de combat, laquelle a lieu à partir de 16h, par trinômes issus des golfs (remaniés). Gilet de combat, casque, sac au dos, FAMAS chargé (balles à blanc), let’s go crapahuter dans les bois subir divers scénarios (no spoil) pendant plusieurs heures. Une fois la nuit tombée, les golfs se dirigent vers un lieu de bivouac où nous seront pris à partie à la grenade, à l’IED, sous des feux sporadiques, dans le noir, etc. Délirant, épuisant. La nuit s’effectue à la belle-étoile filante, avec tours de gardes entre trinômes issus des golfs, et tentatives diverses de l’encadrement de pénétrer notre périmètre. Coups de feu, insultes, alertes. Mention spéciale au cadre en tenue ghillie et NVG qui a bien failli y parvenir, mention honoraire à l’ombre se mouvant doucement vers un bosquet, vers 4h du matin, que j’ai pendant 20mn pris pour un cadre plutôt patient, avant que l’ombre n’émette un « meuh », car c’était une simple et aimable génisse. Pour ce qui est de la contemplation méditative des cieux, la nuit étoilée des monts savoyards n’est qu’à peine un cran en-dessous d’une nuit en mer. Jour 10 : débrief à 6h du mat, remise en condition, et on enchaîne sur la journée, car le repos c’est pour les civils. Et paf, nouveau parcours de cohésion, plus foufou que le précédent, mais tout aussi exutoire et décrassant. L’encadrement ayant une imagination infinie, nous avons fait la connaissance du chasseur Dufer, lequel ne reste dans la section qu’une journée, car il ne s’entend pas bien avec Dubois, au final. Qu’il soit constitué de fer rouillé et porteur d’environ 1800 maladies n’y est pour rien. Jour 11 : Les dingueries de combat sont derrière nous, la journée est plutôt scolaire et orientée sur diverses classes de topographie, théorie, NBC, juridiction, IED, etc. L’encadrement nous accorde de longues plages de révision et de repos en vue de l’examen. Jour 12 : Après une superbe course à pied au petit matin, ce jour est celui de l’examen final, un parcours de restitution de l’intégralité des acquis. Organisé en 6 ateliers répartis sur un large secteur autour de la base, le parcours prend quelques heures et est une épreuve physique, mentale, intellectuelle, par trinômes. Comme pour la mission de nuit, chacun porte le gilet de combat, FAMAS avec chargeurs, le sac chargé au dos, le casque. De plus et à chaque atelier, le stagiaire doit littéralement remplir un questionnaire écrit, lequel est également noté. Atelier 1 - connaissances générale, atelier 2 - transmissions, atelier 3 – PSC1 / SC1, atelier 4 – armement, atelier 5 – combat, atelier 6 – NRBC. Entre chaque atelier, diverses IED, grenades, contacts à balles blanches, et encadrants oisifs vous infligeant diverses épreuves physiques. A l’armée, on aime le HIIT en tenue et situation de combat, le tout sous un orage et une pluie diluvienne. L’épreuve est physique et il faut se dépasser, tout donner. Mention spéciale à l’épreuve de démontage-remontage de FAMAS sous chrono, à l’arrière d’une camionnette cheloue, dans le noir, avec du Ultravomit à fond pour ambiancer. Le programme de la FMIR étant quasi-achevé, ce soir-là a lieu la soirée de cohésion, où apparaissent par magie bières, saucissons, burgers, gâteau d’anniversaire d’une stagiaire, chants, ambiance bien défoulante. Le caporal-chef dansant sur une table en imitant Moumou la mouette laisse une empreinte sur la rétine. Jour 13 : Réveil et découverte de la disparition de 3 FAMAS et de Dubois, pourtant harnaché au cadre métallique de 2 lits superposés. Je rends hommage à la fourberie d’un encadrant qui a su, au cœur de la nuit et tel le proverbial ninja, dérober d’une traite tout ce bazar sans réveiller quiconque. Sinon et à part la purge des punitions qui s’en suivent, la journée consiste en la remise en condition du matériel, des personnels, des logements. Je quitte la section car je suis réquisitionné par les sergent-chefs pour revenir en avance au 13eBCA, pour restitution d’un camion rempli de matériel. Une fois que c’est fait, quartier libre jusqu’au lendemain matin. J’apprend que la section a dégusté sa race, de nuit, pour diverses causes auxquelles l’ami Dubois n’est pas étranger. Dernier jour : Arrivée du reste de la section vers 10h30, cérémonie vers 11h30 en présence du CDU. Toute la section et les encadrants se présentent en ordre et au pas chasseur (90 pas/mn) sur la place d’arme du bataillon, où ne nous attendent pas les familles, pour cause de Covid. Les trois meilleurs de la promotion sont présentés au commandant, lequel nous remet personnellement les tartes, pendant que les encadrants remettent les leurs aux autres stagiaires. La section est officiellement rebaptisée Promotion Jacques Renoux, en hommage à un jeune chasseur, membre de la résistance, tué en 1944 dans le Vercors, et la major de promo prononce un discours relatant la biographie de ce jeune homme. Une fois la cérémonie achevée, la section se rassemble devant le bâtiment de la 5e cie, où nous poireautons littéralement pendant plusieurs heures, le temps que les véhicules soient lavés et restitués. Manque de bol, les beaux griffons tout neufs du bataillon, de retour d’exercice, font déjà la queue devant la station de lavage. Pendant ces heures de patience, un stagiaire chasseur est envoyé chercher les clés du GBC, un autre une bobine de ligne de mire, une autre une boite à impacts… Finalement l’on est rendu à la vie civile vers 18h, et le temps de se changer, chacun part retrouver un parent ou son véhicule. On aura perdu 3 membres de la section, par abandon, dans le processus. J’ai été « tué » par au moins 5 grenades à plâtre, car les encadrants aiment particulièrement en user et abuser. La section est dispersée mais garde son canal de discussion, partage les photos et vidéos, une brouette et demie de souvenirs. Les potos, si vous me lisez, rendez-vous au BAM, au BSM, aux exercices, au CAME, en Sentinelle et j’en passe. Je salue ici la mémoire de l’Adjudant-Chef B, qui m’a aidé à faire tout mon dossier, et est prématurément décédé chez lui, pendant ma FMIR. Voici donc, le petit retex de 32 kilomètres de long, à destination de tous et particulièrement des futurs réservistes en quête d’éclaircissements.
  4. 7 points
    Je vais être cru mais sa fait rire ! Ils sont morts pour que deux PD puissent s'enculer dans une zone rouge fortement déconseiller ... Refuser de les aider , aurait était un crime morale , un crime de valeurs Française et une porte ouverte pour le terrorisme , signant notre fébrilité a lutter contre eux avec tout ce que cela implique ... maintenant ils savent que kidnappé des FR signes leurs arrêt de morts . Donc au final , qui sont les deux trous du cul la dedans ? Les valeureux soldat à la morale et aux valeurs inflexible , qui se sont sacrifié pour le bien commun? ( Un vrai sacrifice , car la priorité de mission était de rentrer et de tirer sans ratio d’erreur .) , ou les deux enculer qui s'en fiche des recommandations de l'état car après tout , je peux faire ce que je veux et puis ce n'est pas si dangereux car tout le monde sait que la France nous ment tout le temps ! 🤣 ( Complot en tout genre , comme j'ai lu plus haut , l'armée travail pour le CAC40 ... va voyager un peu au lieu de dire des conneries !) Voila , une petite parenthèse ... toujours tristes de perdre des valeurs ajoutés pour des abrutis ...
  5. 7 points
    Question pour un champion. Je suis..adepte d'une méthode relationnelle d'approche particulière qui consiste à poser une question....... Je suis...... avant même toute réponse je pourris copieusement les utilisateurs du forum qui sont sensés m'apporter des réponses..... Je suis.. je suis paranoïaque 😂
  6. 6 points
    Bonjour à toutes et à tous ! Je vous présente un RETEX sur les ESC de Tours pour les futurs contrôleurs aérien qui passeront ici. (ESC passées le 26/01/2020 pour une intégration à l'EFSOAA prévue le 22/06/2020). Les ESC se sont déroulées sur 3 jours. Arrivé le 26/01 au soir, prévoyez un repas pour le diner car aucun repas n'est prévu pour vous (un KFC se trouve juste à côté de la base). On prend vos cartes d'identité, vos convocations, on vous amène vers vos chambres (chambres de 6). Rien de spécial n'est prévu pour ce soir là, profitez-en pour faire connaissance, révisez vos entretiens... Lendemain matin, réveil prévu vers 6h. Vous allez déjeuner, prendre votre douche, vous raser, vous habiller etc... (comme au CSO). Ensuite 2 officiers contrôleurs aérien vous présenteront votre future spécialité grâce à cette petite vidéo Youtube : https://www.youtube.com/watch?v=Gaml9IglFMI (vidéo que vous avez normalement déjà vue si vous vous intéressez un minimum à votre future spécialité). Vous aurez ensuite un diaporama et des explications sur les différentes sous-spécialités (circulation aérienne, opérations aériennes, interception...), c'est à ce moment là qu'il faudra poser vos questions sur la spécialité si vous en avez. Vous enchainez ensuite avec le questionnaire de personnalité (le même qu'au CSO), le but ici est d'être honnête, si vous ne l'êtes pas, le questionnaire est fait de façon à ce que le psychologue le voit tout de suite car il y a beaucoup de questions redondantes et croisées. L'après-midi ce sera les tests psychotechniques, le fameux test CASMA. Il est divisé en 3 tests et vous aurez une pause entre chaque. Ces tests sont vraiment difficiles à décrire donc je vais faire de mon mieux pour vous les expliquer. Sachez tout d'abord que ces tests ne sont pas difficiles en soi, n'importe qui peut le faire. Ce qui fait la difficulté de ces épreuves, c'est le temps imparti. C'est principalement des tests de représentation dans le plan 2D (comme un radar) et des tests de mémoire à court terme, donc si vous êtes à l'aise avec ça, il n'y aura pas de problème. Sachez aussi qu'avant chaque test, vous aurez les explications puis un essai (qui ne compte pas dans les résultats) afin de bien comprendre ce qui vous est demandé de faire. Le 1er test est le test d'évitement. 3 avions volent en palier et ont des trajectoires convergentes. Le but est de dire combien il y a de risques de collision. Pour cela, vous utiliserez un outil qui s'appelle le "vecteur vitesse". En fonction de certains critères vous aurez des décisions rapides à prendre. Soit laisser les avions sur leur trajectoires si il n'y a aucun risque de collisions, soit faire tourner un avion si il y a un risque de collisions, soit tourner les 2 avions si il y a deux risques de collisions. Je n'ai pas trouvé ce test très difficile, il est assez simple à comprendre et assez plaisant à faire car en réalité, c'est la base du contrôle aérien, assurer la sécurité entre les aéronefs. Le 2ème test est un test de mémoire à court terme, c'est selon moi le test le plus difficile, de plus, il y a des bruits parasites dans le casque qui sont là pour vous déconcentrer. Si vous avez des troubles de l'attention ou de la concentration, vous trouverez sûrement ce test très difficile. Pour les autres, il va juste vous faire un peu chauffer les neurones. En haut de l'écran, vous aurez 3 lettres de l'alphabet en tant que modèle. Sur ces lettres, il y aura par exemple, un point au dessus, deux points en dessous, un trait au dessus et deux points en dessous etc.... comme ceci : Ä / Ġ / Ö... Ensuite vous aurez un grille qui fait presque tout l'écran avec à l'intérieur, plein de lettres mélangées. Le but étant de sélectionner dans la grille avec la souris les lettres présentes dans le modèle. Ca parait simple mais il faut aller le plus vite possible, sans faire d'erreur et sans être déconcentré par les bruits parasites. Bien-sûr vous perdez des points à chaque erreur. Le 3ème test est vraiment difficile à expliquer mais grossièrement vous avez un radar en haut de l'écran gradué de 0 à 360 degrés et une copie de cet écran radar en bas de l'écran. Le radar du haut est un modèle. Il y aura sur le modèle par exemple un point rouge sur la graduation 345 degrés et vous devrez replacer ce point sur le radar du bas ou par exemple encore, placer le point à l'opposé de là où il était placé sur le modèle... c'est pas très clair désolé haha. Vous verrez en réalité c'est très simple à comprendre. Le lendemain, ce sont les entretiens. 1er entretien avec le psychologue. Il va vous debriefer votre test de personnalité et vous posez des questions. Il va aussi essayer de vous contredire et de vous déstabiliser. Les questions sont du type : Etes-vous prêt à vivre loin de votre famille ? Etes-vous prêt à utiliser votre FAMAS si cela est nécessaire ? Pourquoi voulez-vous vous engager ? Ou vous voyez-vous dans 10 ans ? Ce genre de questions... Je vous conseille de bien vous préparer pour cet entretien, il faut rester soi-même, rester calme et montrer que vous êtes sûr de vous et de vos choix. 2ème entretien, celui d'anglais. Vous piochez une image et un texte (en anglais) au choix. Vous prenez des notes sur le texte et l'image pendant 10min et vous les décrivez pendant environ 5min. C'est un peu pareil que l'oral d'anglais du BAC général. Le texte et l'image peuvent être sur n'importe quel sujet mais ce sont souvent des sujets d'actualité (netflix, la politique, le climat, les technologies...). Rien de spécial à dire là-dessus, soit vous savez parler anglais soit vous ne savez pas... Prenez votre temps, faites des belles phrases bien construites et riches. Je dirais qu'un niveau B1 et de l'entrainement suffisent pour bien réussir l'exercice. Ah oui, j'ai oublié, avoir de parler du texte ou de l'image, vous devrez d'abord vous présenter simplement pendant 1min. 3ème entretien, celui avec les deux officiers contrôleurs aériens. Clairement l'entretien le plus cool. Ils vont vous poser des questions sur votre spécialité, qu'elle base aérienne vous voulez. Est-ce que vous voulez dans le futur passer officier ? Pourquoi avoir choisi cette spécialité ? Il vont vous poser des questions sur votre culture aéronautique. Il y a des postes d'avions et d'hélicoptères de l'armée de l'air dans la pièce, vous devez être capable de les reconnaitre visuellement, pas besoin de connaitre leurs caractéristiques techniques. (Rafale, Mirage 2000, Super Etendard, A330 MRTT, Transall, A400M, CASA, KC135, C130, Alphajet, PC21, Xingu, Puma, Caracal et j'en oublie certainement...). Ils vont aussi vous poser des questions sur votre parcours scolaire et professionnel. Après tout ça, vos sélections seront terminées, si vous avez réussi, il ne vous restera plus qu'à aller passer votre visite médicale de classe 2 au CPEMPN et direction Rochefort. Si j'ai oublié quelque chose ou si vous avez des questions, n'hésitez pas 😄
  7. 6 points
    Restaurant oui , macdo non ! Bonjour l’environnement ... peu propice au échange amoureux 😛 ! Inutile d'aller dans un grand restaurant , mais une bonne brasserie c'est bien et tu vas pas mettre ta solde dedans ! Après si tu veux mon avis , pour elle , tu es surement sont pti poulain , donc pas prête actuellement a une relation avec toi , donc va en douceur et use de ton charme de façon timorée pour lui instiller le doute . Si tu fonces trop vite , tu va prendre une veste ! Donc fait comme le pot au feu ... tu chauffes doucement mais longtemps ... puis après quelque temps et une relation plus complice lance toi . Mais une daube chauffer trop vite , la viande deviendra dur et dégueulasse 😛 ! Stvn coach en séduction ! haha
  8. 6 points
    La constipation sans doute........vite une dragée FUCA BTX
  9. 6 points
    Bonjour a tous ! Un petit message pour vous dire que je viens d'avoir mon conseiller au téléphone qui m'a annoncé la bonne nouvelle : je suis a l'ENSOA pour la rentrée de août (confinement oblige) en SIC INFO. Je poste ce sujet pour savoir s'il y en avait ici qui rentrent aussi pour la promotion de août. Histoire de faire connaissance a l'avance et d'échanger ! Sur ce ! Amicalement.
  10. 6 points
    Parce que la Légion étrangère a son propre statut qui n'est ni celui celui de l'ADT, ni celui de l'AA, ni celui de la Marine Nationale et encore moins celui de la Gendarmerie. Parce que de tout temps, l'étranger au service de la France, monarchie ou république, bénéficiait d'un régime particulier par rapport à son homologue "national". Et même si la LE affiche un âge limite de recrutement à 40 ans, peu de candidats à cet âge se présentent et encore moins incorporent les rangs de l'institution. On peut comprendre votre ressentiment "on est jeune à 30 ans et on peut être vieux à 19 ans". Vrai. Mais il faut bien établir des règles sous peine de quoi ce deviendrait vite le bololo et l'institution, si elle tente au mieux de gérer ses invalides, n'a pas vocation à gérer des EPHAD. BTX
  11. 6 points
  12. 6 points
    J'avais beaucoup d'espoir pour toi mon chaton ... tant de travail perdu ... tu ma déçu 😢 ! bouh houou houuu !! 🤭 Sinon oui et non , moi je ne suis pas pour cette doctrine de fabrique de rêve , autant pour le SA que pour l'armée en général ... je pense que l'on peux dire la vérité dans la mesure du possible car en effet toute vérité n'est pas bonne a dire , mais pas besoin non plus de vendre du commando de la mort ou du james bond ! Je pense qu'il y a un juste milieu a trouvé dans le recrutement . Puis de toute façon , tu ne rentre pas car tu a vue de la lumière , et la réalité prends vite le dessus sur sont imaginaire ... ce qui n'est pas anodin dans ton choix mon minou 😛 ! Mais bon , avis perso , vendre moins de rêve , éviterai de faire le tri des dossiers céréale killer et autre jean bond .... L'autre points , vue que le métier demande un grand sacrifice , serais peut être de valorisé la prise en compte psychologique pour évité d'avoir trop de rableux dans le rangs . Servir sont pays dans la clandestinité laisse des traces, difficiles après des années de vie programmer de retourner dans le civil ... c'est la que les toubibs peuvent être un gros plus dans la gestion du personnel ... car l'argent c'est bien mais cela ne suffit pas . Avis perso ... après pour tout ce qui touche a la méthode , il y a autant de méthode que d'individu ! Du coup , c'est pissé dans un violon m'enfin ... personne na la solution et cela ne changera pas . Cela restera un métier sacrifice ... ou le bien commun prime sur sa personne .
  13. 6 points
    Et l'on préférera être Fusilier Commando dans l'Armée de l'Air, plutôt que d'être fusillé comme commando.... c'est moins définitif ...
  14. 6 points
    Je vais rajouter aussi ma couche, je tiens à dire que cet avis n'engage que moi et moi seul. Je le tire de ma petite expérience dans l'armée et de l'humain en général. Comme dit plus haut, l'armée reste le reflet de la société... Elle est composée de la population française et donc parfois de ces travers. Le kaki ne fait que rajouter un cadre. Le truc qui est beau, c'est que techniquement tout le monde est logé à la même enseigne (à grade équivalent je parle). Donc la réponse que je vais apporté est la même pour le racisme, l'homophobie et le sexisme. Sujets à fort débat dans notre société actuelle. Je ne suis pas non plus fan de ces "célébrités", bien que ça ne retire rien de leurs parcours ou leurs carrières. Ils se prennent aux jeux des réseaux sociaux et des dérives de ceux-ci. Donc faire le "Buzz" sur du racisme dans son unité... Ça rapporte de l'argent et des followers ! Mais une fois qu'on le sait... C'est facile de faire une histoire à rallonge sur des événements anecdotiques. Je ne compte pas le nombre de fois ou j'ai pu captiver mes amis non militaire sur des histoires qui n'avaient duré en réalité en tout et pour tout... 1h max ! Et tenir la conversation pendant une bonne partie de la soirée. M'enfin c'est le jeu des médias, et une fois qu'on a compris, on fait la part des choses. Est-ce que vous allez avoir des remarques racistes ? Oui surement. Déjà a vous de savoir ou vous mettez le curseur de votre tolérance... il ne sera pas le même que celui des autres. De plus ces remarques ne seront pas forcément méchante... Elles seront dites dans un contexte de bonne ambiance par des camarades, des amis. Est-ce que vous jugez une remarques raciste quand c'est un ami qui vous l'a dit ? Après attention, si déjà la remarque ou les propos vous déplaise... Dites-le à votre interlocuteur. Il est toujours plus facile de remettre les choses dans l'ordre quand déjà on le dit ou en parle, avant de crier au loup. Essayez de comprendre si c'était intentionnellement méchant ou tout simplement une "erreur". Si c'est le cas, il ne refera pas la même erreur. A vous de faire preuve de caractère, je ne dis pas d'être la petit caïd ou la petite terreur mais d'être une personne qu'on respecte de part ses compétences, son professionnalisme ou tout simplement pour la personne qu'il est. Je ne cache pas que encore une fois, si vous êtes le petit gros, qui se fait piquer son goûter et qui ne dit rien... Que vous n'allez pas subir les moqueries de vos camarades... Est-ce que c'est la loi du plus fort ? Non... mais c'est surement pas le monde des faibles et des nuls. Est-ce que c'est bien ? Je ne pourrais pas dire. Je n'ai jamais pris part a ce genre de propos. Plus que dans le civil ? Oui et non. Encore une fois, je ne pense pas que le racisme soit plus présent à l'armée que dans le civil. Mais il est clair que si vous passez 4 mois avec les mêmes personnes en OPEX par exemple. Il est sûre que la promiscuité, la camaraderie etc... Seront plus propices à des railleries pour la "bonne ambiance". A vous de placez la barre ou vous le souhaitez et calmez les ardeurs de vos camarades quand cela va trop loin. Vous remarquerez une fois dans l'institution, que finalement vous trouverez de toute les cultures, toutes les religions et tous les sexes. Dire que l'armée est raciste est une connerie phénoménale... Ça c'est certain ! Néanmoins à vous de faire preuve d'intelligence de situation, de part votre attitude. Je parle surtout du fait du contexte opérationnel. Les théâtres actuels sont pour la majorité en Afrique avec une population essentiellement musulmane... Et encore quand on se penche un peu plus vous trouvez de l'animiste, catholique etc... Il y a eu des cas ou certains soldat ne voulait pas tirer ou faire la guerre contre des "frères de confession musulmane"... Si c'est le cas, ne vous engagez pas. Vous êtes d'abord français. Au même titre que ceux, qui pendant la guerre du Kosovo, ne voulez pas combattre contre les serbes ou les croates de part leurs origines. Pour rester sur la religion, j'ai un exemple qui illustre bien la place de la religion dans l'armée. Avant de partir en OPEX, j'avais dans ma section deux soldats de confession musulmane. Il s'avère que la période de projection était pendant le ramadan. Les deux étant pratiquant, la question se posait sur le problème de la compatibilité de ne pas manger et boire toute la journée dans un contexte de chaleur et d'effort "extrême".. Clairement incompatible. L'un à choisit ne pas repousser le ramadan et de la faire, le commandement à décidé de ne pas le faire partir en OPEX. Et personnellement je ne voulais pas d'un soldat qui ne pourrait tenir une journée d'effort, tellement il serait amorphe. Il s'est donc assit sur une expérience enrichissante et accessoirement un bon paquet d'argent tandis que l'autre à tout simplement repoussé le ramadan le temps de l'OPEX et l'a rattrapé à son retour. Pour la petite anecdote, le premier à depuis quitté l'institution, le deuxième à évolué et il est devenu un chef de groupe respectable ! Tout ca pour dire qu'il y a des contraintes opérationnelles dont il faut se plier... la bouffe halal existe dans les rations, et même si je n'ai jamais eu le cas mais quid du jour ou il y aura que du porc pour manger et rien d'autre... Il faudra bien. Je vais dans l'extrême mais c'est un raisonnement qu'il faut avoir avec soi-même. Au même titre, que quand une femme crie au sexisme car elle n'est pas prise en compagnie de combat ou chez les commandos alors qu'elle n'est pas capable de porter un sac lourd sur plusieurs km. (Je rassure... les mecs qui n'y arrivent pas ne sont pas pris hein... Cet argument peut paraître macho et facile mais ça reste une réalité). Fin bref, j'espère que je ne me suis pas trop perdu dans mes explications... Et je vais terminer sur deux exemples. Comme j'ai dit, je place le racisme au même niveau que le sexisme. Ma mère a fait 25 ans d'armée en tant que sous-officier. Une fois dans l'institution et un peu plus mature sur le sujet, j'ai souvent pu parler de ça avec elle. Elle a commandé des hommes, souvent plus vieux qu'elle. Elle n'a jamais eu de problème car elle avait conscience de ses capacités, elle était exemplaire, juste et j'aime à croire compétente. Elle a peut être du faire plus d'effort pour se faire respecter car elle n'avait pas les muscles pour "impressionner" mais elle aussi su rentrer dans le lard des cons et les remettre a leurs places. Elle a aussi mis de l'eau dans son vin, rien ne sert de faire de polémique quand au final ce n'est qu'une blague drôle qui, dans le contexte, était le bienvenue. Elle a aussi était commandé par des hommes, encore une fois elle n'a jamais eu de problème car elle a su mettre les points sur les i aux chefs un peu trop limite tout en étant irréprochable en tant que subordonné. Comme beaucoup de français ont tendance à l'oublier, bien qu'on l'on ait des droits nous avons aussi des devoirs. Il est facile de gueuler car on les prive d'un droit mais il est plus difficile de respecter tous leurs devoirs. Dernier exemple, plus court, j'ai mon voisin et collègue qui est musulman. Dans le cadre privé, il effectue toutes les prières, ne mange pas de porc etc... Bref il pratique sa religion. Néanmoins, au boulot, il respecte le principe de laïcité et je peux vous dire que l'on ne pourrez même pas se douter qu'il est religieux. D'ailleurs, il est l'un des meilleurs éléments ! Comme quoi, ce n'est pas incompatible. Pour finir, personnellement, je ne suis pas contre la diversité mais il faut qu'elle soit en accord avec le métier de militaire qui est contraignant, tant en terme de disponibilité, de rigueur, et de "vivre ensemble". Si en plus vous êtes arabisant, cela peut vous ouvrir des portes qui peuvent être extrêmement intéressantes si vous en avez les capacités ! Par contre si un jour, vous avez un problème de l'ordre du racisme et que vous jugez que c'est important. Rendez compte ! Votre voie hiérarchique pourra surement régler le problème. Ce sont des choses qui aujourd'hui sont dans l'air du temps et qui sont prit en compte !
  15. 6 points
    Rien de plus normal. Je n'aurai plus le droit à la bise de Martine ma secrétaire………….dommage ! BTX
  16. 5 points
    Si tes potes nous voyent comme en 14 /18 alors OK on fait pas de vrai opex. C fini le temps des tranchés et des assaut à la baïonnette
  17. 5 points
    Bonjour, voilà mes petits conseils si tu veux intégrer un régiment de parachutistes. Tout d’abord il faut savoir qu’il y a beaucoups de facteurs qui rentrent en compte pour choisir son régiment. Déjà il y a la disponibilité aux seins des régiments, et ensuite tes résultats globaux (physique, tir, comportement etc.) ce que je peux te conseiller pour maximiser tes chances d’intégrer le régiment de tes rêves. 1- N’hésites pas à prendre le temps de te préparer en amont. Selon moi même en étant pressé pour intégrer l’armée aussi sereinement que possible il te faut au moins t’entraîner pendant 1 an. Je sais que ça peut paraître long mais tout vient à point à qui sait attendre. Surtout que selon ton niveaux sportif tu devras travailler probablement sur différents aspects. Ce qui est le plus important dans l’armée c’est le mental et l’endurance et tu devras travailler ses choses en priorité. Pour ce faire je te conseille de courir de manière régulière 2/3 fois par semaine. Pas plus car il faut du temps à ton corps pour récupérer. Pour les séances je te conseille de commencer avec des petits footing entre 4/8 km dans un premier temps histoire de ne pas démarrer trop fort. Ensuite chaque semaine rajoute 500m puis quand tu atteindras une distance d’environ 15km je te conseille de ne pas pousser plus loin (premièrement car cela pourrait augmenter tes risques de fatigues osseuses et musculaires. Et parce que il est rare de courir plus que ça à l’armée et dans les rares cas ou tu as besoins de courir plus le mental fais le travail pour toi.) une fois que tu maîtriseras la distance et l’endurance je te conseille de réduire les distances et d’augmenter l’intensité (tu peux choisir de travailler en fractionné ( ex: 5 min de footing suivi de 1 min de sprint et 2 min de marche puis rebelotte et même choses tu augmente petit à petit les temps et ta vitesse) l’idéal étant selon moi de savoir faire un cooper de 3200m à 3400m cela te permettra d’avoir plus de facilité lors de ton intégration à l’armée. Ensuite pour ce qui est du reste remplace dès que tu le peux les petites distances voir moyenne distance par de la marche à pied et si tu le peux essaye les marches de plus de 60km avec sac à dos si possible pour tester ton endurance (sac entre 11 et 25kg). Pour ce qui est de la musculation je te conseille essentiellement de faire du renforcement musculaire et des exercices avec le poids du corps et d’éviter à tout prix la gonflette. Enfin n’oublie pas de t’échauffer avant et de t’étirer après tes séances fais attention à ce que tu manges et surtout aient un sommeil régulier et de qualité pour récupérer correctement. 2-Le deuxième conseil que je peux te donner c’est de t’interroger sur ton choix de carrière dans l’armée afin d’être sûr d’y aller pour les bonnes raisons et d’avoir un objectif en tête une raison de ne pas baisser les bras ça t’aideras à avoir le mental 3-Enfin si tu décides de t’engager je te conseille de manière impérative de rester le plus courtois discret humble et droit possible. Ce sont des qualités appréciées qui mises en pratique t’éviteront pas mal de pompes, de marche canard, et de ramassage en tout genre. Également si tu es bon dans un domaine n’hésite pas à faire preuve de leadership et aide tes camarades ça sera bien vue surtout si tu le fais de manière humble et honnête. voilà ce sont les choses que j’aurais aimé savoir avant d’intégrer l’armée, mais si ça peut te rassurer je m’y suis engagé sans préparation et j’ai quand même réussi, (ça m’a coûté quelques vomis en pleins footing ou en pleins 8m TAP mais si j’ai pue le faire tu le pourras) cordialement
  18. 5 points
    Bonjour à tous, voici un retex de mon séjour au CSO de Lyon durant lequel j’ai passé les tests pour rentrer dans l’armée de terre en tant que militaire du rang. Premier jour : arrivée Je suis arrivée devant le CSO à 18 :00 (l’heure de la convocation était 19 :00). Prévoyez à l’avance votre repas (non fourni le soir) et surtout comment vous allez vous rendre au centre (selon les gares d’arrivées) car en cas de retard, les encadrants ne vous feront peut-être pas rentrer. A 19h00, nous sommes rentrés dans le centre, classés par armée. D’abord, ils ont pris la température de chaque candidats (dû au covid), puis fouille visuelle des sacs : attention aux couteaux (ou autres objets qui n’auraient rien à faire au centre) dans les sacs, si vous en possédez, signalez-le de vous-même puis à la fin des tests ils vous rendront tout. Après tout ça, nous avons dû nous mettre en colonne et préparer nos documents (convocation, pièce d’identité, questionnaire médicale…) pour que le cadre vérifie tout. À la suite de ça, nous avons dû remplir d’autres documents donnés sur place (prenez un stylo noir même s’ils en donnent on ne sait jamais) + un visionnage d’une vidéo de présentation sur les tests (et aussi les consignes de sécurité pour le covid). Finalement, on a pu aller en chambre poser nos affaires. Petit conseil : prenez un sac de couchage, vous gagnerez du temps. Après, nous nous sommes rassemblés pour recevoir les ordres du lendemain donc l’heure du lever (05 :30), l’heure pour aller à l’ordinaire, les documents à prévoir etc. Le cadre va aussi vous dire un tas de choses concernant les comportements à avoir etc… Voici la liste des choses importantes à retenir : -TOUJOURS arriver maximum 5 minutes avant les rassemblements (10 minutes c’est idéal surtout les premiers temps) -Quand vous êtes rassemblés même si les cadres ne sont pas là petit conseil ne parlez pas parce que vous allez vous faire reprendre et croyez-moi, quand c’est 22 :00 et que vous avez envie de dormir se faire crier dessus c’est pas fou -Pour les fumeurs, ne prenez pas l’initiative d’aller fumer, le cadre va vous dire quand vous allez pouvoir y aller, même la nuit si vous pensez être discret vous allez vous faire cramer -Vous êtes observés TOUT LE TEMPS littéralement, c’est limite comme une analyse donc si vous faites une connerie ou quoi ça va être noté. Après le rassemblement nous sommes allés dormir. Deuxième jour : visite médicale et tests psychotechniques Je vais passer l’étape du lever, ordinaire etc. pour directement arriver à la visite médicale. Avant d’aller à la visite, nous avons dû remplir sur ordinateur un questionnaire de personnalité (Avec des questions du genre « est ce que vous êtes colérique »), rien de bien long, ça a duré 15 minutes. N’oubliez pas votre convocation et votre carte d’identité. Ensuite, direction la visite avec tous les documents (carnet de santé, questionnaire médicale, document sur les drogues, ordonnances…). Puis place aux tests : ECG, test urinaire, biométrie (poids/taille), test auditif, vue et finalement visite avec un médecin qui va définir si vous êtes apte ou pas physiquement pour la spécialité que vous avez choisie. Après ça, direction l’ordinaire, puis début des tests psychotechniques. Voici le déroulement : 1) En premier un test de personnalité : Beaucoup plus pointu et long que le premier, y’a pas de chrono mais ça ne prend pas beaucoup de temps. Les questions se portent sur votre personnalité, si vous êtes anxieux, un leader, colérique… rien de bien méchant, répondez franchement et tout ira bien. Ne vous mettez pas en tête de mentir pour "mieux" paraître aux yeux des cadres et examinateurs car ils vont vite s’en apercevoir et c'est pas bon du tout. Après ça commence les « vrais tests ». 2) Tests cognitifs : -Test verbal : trouver un synonyme ou un intrus dans une liste de mots. -Test d’arithmétique : des problèmes de maths, des pourcentages, des calculs mentaux, consommation d’essence, vitesse d’avion, réduction etc. -Test visualisation de l’espace : vous avez une forme et 5 autres exemples dans des sens différents, il faut trouver la bonne dans les exemples (ce n’est pas du tout clair mais vous allez directement comprendre au moment venu ils expliquent mieux que moi aha) -Test de codage : une liste de mots (12) est associée à des numéros, pour chaque question ils demandent de trouver le bon numéro parmi 4 exemples. Ex : Avion= 2398. C’est un test de rapidité. -Un deuxième test de codage : Il va falloir trouver l’intru parmi 4 exemples : Je vous mets un exemple : a) 1445 b) 1445 c) 1455 d) 1445. Vous devez trouver l’intru (donc ici c’est c). Il y a des questions avec des numéros mais aussi des lettres, c’est toujours le même principe. -Test du cube : Tout comme le test d’espace, je vais essayer d’expliquer mais avec l’énoncé c’est bien plus parlant : vous allez avoir 4 cubes, avec des symboles différents sur les faces. Le dernier cube a des faces manquantes. Parmi 5 exemples, vous allez devoir trouver les faces manquantes du dernier cube, en gros c’est de la logique. ATTENTION : Les tests cognitifs sont chronométrés (certains sont des tests de rapidité) donc il faut gérer son temps, vous avez accès au chrono. Et comme nous a dit le cadre pendant les épreuves, il ne faut pas se mettre la pression, concentrez-vous, si vous ne savez pas répondre à une question ne cherchez pas deux heures, passez à l’autre (à la fin si vous avez du temps revenez dessus) 3) Test d’anglais Rien de compliqué, 150 questions, des phrases à trou à remplir. Petit conseil même pour les personnes parlant bien anglais, révisez bien les prépositions et les temps. Militaire du rang ou sous-officier, vous allez le faire. Seules les personnes ne possédant pas le bac ne le font pas. Après les épreuves, direction l’ordinaire puis rassemblement pour nous donner les ordres du lendemain. Petit conseil : dormez le plus tôt possible afin que vous soyez au top pour les épreuves sportives. Troisième jour : tests sportifs et entretien Comme depuis le début réveil 05 :30, et ordinaire. Après avoir mangé, nous sommes allés nous mettre en tenue de sport, et direction le gymnase pour les explications sur les épreuves : -Première épreuve : le Luc léger. Je pense que vous connaissez, ça se passe sur un terrain de handball, et ça s’arrête au palier 12. Quand vous commencez à être trop en retard, le moniteur de sport va vous dire de sortir, ou alors vous allez le faire de vous-même si vous êtes au max. -Deuxième épreuve (féminine pour ma part) : Tirage poulie à 30 kilos. Ça paraît simple mais entraînez-vous avant. Je crois que pour avoir la note la plus haute, il faut en faire entre 50 et 55 mais à vérifier car je ne suis pas sûre. Pour les hommes, ce sont des tractions en pronation, il faut bien déverrouiller les coudes et ne pas s’aider des jambes pour avoir de l’élan. Si vous faites ça, le moniteur ne va pas vous compter la traction. Au niveau du barème je ne le connais pas du tout. -Troisième épreuve : squat à vide. Vous allez devoir faire le maximum de squats en 1 minute, c’est un camarade en face de vous qui compte. Les bras doivent rester tendus, ou vous pouvez les mettre sur les cuisses quand vous descendez mais pas plus (pour ne pas avoir d’élan). Pour le barème je crois que c’est la même chose que le tirage poulie. Personnellement, je ne connaissais pas le barème, j’ai fait 60 squats et j’ai eu la note la plus haute donc ça doit se situer vers là. Après les tests, nous devions prendre une douche et nous préparer pour l’entretien. Comme nous avions terminé les tests sportifs tôt, certains d’entres nous avons passés les entretiens avant d’aller à l’ordinaire. Chaque examinateur est différent, donc peut être que les questions qu’on va vous poser ne seront pas totalement les mêmes pour tous. La personne qui va vous recevoir (pour ma part c’était un adjudant-chef) va vous faire un débriefing de vos deux jours, vos résultats sportifs et psychotechniques, puis là commence les questions : Il m’a demandé mes motivations pour rentrer dans l’armée, où est ce que je voulais aller et il m’a donné un bref avis sur ça par rapport à mes résultats. Puis, il m’a demandé de lui donner 3 défauts et m’a posé des questions sur ma personnalité : - « dans votre groupe d’amis est ce que vous prenez les décisions ? (Si oui) Vous ne pensez pas que c’est un défaut ? » - « êtes-vous compétitrice ? (Si oui) est-ce un défaut ? » - « c’était quoi la situation la plus embarrassante que vous ayez vécu » A la fin, il m’a demandé si j’avais autres choses à dire sur moi et si j’avais des questions. Il m’a aussi dit que j’allais recevoir un appel du CIRFA pour me donner une réponse dans 15 jours (j’ai eu l’appel 5 jours après personnellement). Conseil pour l’entretien : Préparez bien votre projet, le plus précisément possible, il faut que vous sachiez de quoi vous parlez (ex : les opint de l’armée, le régiment/spécialité que vous voulez) Après l’entretien, j’avais terminé les épreuves donc après l’ordinaire je suis partie. Conseil sur quoi prendre au CSO en général : -Prendre des claquettes ou tongs pour les douches -Prendre une tenue spécialement pour l’entretien -De la monnaie si vous voulez des choses à manger -Un cadenas (même si les chambres sont fermées à clés on ne sait jamais) -Une bouteille d’eau (si jamais vous l’oubliez, le matin à l’ordinaire il y a des bouteilles de jus vides à dispositions) Voilà si vous avez des questions je me ferai un plaisir d’y répondre, j’ai essayé de mettre un maximum d’informations j’espère que ce n’est pas trop fouillis. Ne stressez pas trop pour les épreuves, et bon courage aux futur(e)s candidat(e)s !
  19. 5 points
    Moi perso , je ne vois rien de choquant dans ce qu'il a dit ... m'enfin ! Oui les jeunes de maintenant sont plus fragile qu'avant , oui ils sont moins sportifs , oui ils sont plus sensibles a l'inconfort ... c'est a cause de notre mode de vie confortable . Par exemple , a la Légion , la ou la mixité est très présente , il y a toujours un gros fossé de rusticité entre un Fr et un gars de l'est par exemple ... pas pour rien , la vie chez nous est super confortable et donc peux habitué a subir gratuitement .
  20. 5 points
    J'ai trouver cette petite parodie par hasard ça m'a fait rire EDIT : Spoil le meilleur moment à 2:20 😂
  21. 5 points
    .........…" Pour le second cas, il s'agit souvent d'un prestige accordé à de hautes autorités mondaines ou du monde de l'entreprise - on est vraiment dans le cas du "rayonnement"... " Tout le portrait d'Alexandre………… je me marre ..............quoiqu'il était dans la réserve OPS de la GN. BTX
  22. 5 points
    Faraf, Je doute fort que les adhérents de ce forum partagent vos préoccupations d'évasion fiscale, qui plus est concernant des fonds issus de la spéculation la plus stérile qui soit... A vrai dire, votre souhait affiché d'intégrer la Brigade Franco-Allemande pose question : comment pouvez-vous à la fois prétendre adhérer aux valeurs militaires et "en même temps", chercher à échapper à la solidarité nationale par un stratagème aussi mal fagoté qu'une résidence à l'étranger...qui ne vous soutrairait en rien à la redevabilité de l'impôt en question ! 🤣... (Que la fiscalité française soit lourde est un fait, que la protection sociale y soit fort généreuse en est un autre... Sans doute existe-t-il là un lien de cause à effet...)
  23. 5 points
    Voilà vous avez recueilli l'avis d'hommes expérimentés, militaire en activité ou à la retraite. Avis désintéressés et francs. Je les partage. Vous avez 35 ans et êtes mère de famille. Perso, je serais enclin à vous dire qu'on ne noue pas une relation à distance avec qqun qu'on n'a jamais vu, "senti" ou "touché". Et plus exactement, on ne démarre pas une relation comme cela. Pour tisser des liens de confiance qui deviendront ensuite amicaux, puis affectueux et finalement amoureux, si tout va dans le bon sens et dans cet ordre, on se place sur le même terrain, à vue et à voix. Donc ici en métropole. Sous peine de quoi, on risque de s'exposer à des déceptions. En clair, je n'irai pas trop vite. J'attendrai son retour sans rien lui promettre ni échafauder quoi que ce soit. Vous serez très vite fixée sur ses véritables intentions. BTX
  24. 5 points
    Les résumés sont dit .... Un leitmotiv : vivons l'instant présent et ne faisons pas de plan (je sais que c'est dur, les femmes sont souvent très planifieuses) ... Donc c'est se dire, il est là près de moi et dans 10 minutes il sera peut-être parti pour 6 mois ...., j'en profite un maximum Et comme évoqué, tout l'inconscient de bonheur basé sur la planification (en Novembre on emménage dans le nouvel apart, à Noël on est chez papa et maman et en Mai de l'année prochaine on visite l'Ouest canadien, ...) on se coupe le film, car ça risque d'être à Noël seule dans l'ancien apart vide, en février 3h chez papa maman, et en Mai "merde, ou est le papier de l'assurance annulation de voyage" ... Sinon, oui tu peux vivre avec lui en apart, en tenant compte qu'il y sera nettement moins que toi, donc dévelloppe tes talents de bricoleuse, peintre et autre Jojo la débrouille Quotidiennement, disons que c'est particulier ... en gros dans ce type d'unité, c'est 5 mois par an dans les coins les plus perdus de la planète et tu sauras généralement pas ou ça, puis 5 mois de formation/entrainement/perfectionnement, et là pas mal d'infra d'entrainement ne sont pas à moins de 20 min de la caserne, donc rarement un retour tout les soirs, surtout que l'entrainement de nuit est "un must" dans ce type d'unité, et puis environ avec beaucoup de chance, 2 mois par an plus calme ou il devrait pouvoir placer quelques semaines de perm ... mais ça sera souvent du style "salut ma chérie, je suis en perm pour 2 semaines dès aujourd'hui, on part quelque part à deux" et toi "mais merde y 5 jours t'étais pas libre, et donc moi je commence un nouveau cours de machin et j'ai déjà payé des arrhes ..."
  25. 5 points
    Les équipages de SNA/SNLE passent facilement 60 à 72 jours totalement confinés ... Sur le Le Monde.fr : ....Trente jours bloqué chez soi, avec la possibilité de voir le soleil par la fenêtre, d’entendre les oiseaux, de sortir faire trois courses, de rester scotché sur MyCanal, Netflix, BFM ou LCI, et papoter des heures avec pépé, mémé, maman, Ginette ou Albert… A PIECE OF CAKE !!! [c’est de la tarte] », écrit ainsi Denis sur Facebook. Car, rappelle cet ancien des SNLE, « il fut un temps où c’était soixante-douze jours enfermé, sans voir le jour, le ciel, le soleil, les oiseaux. Quand on marchait plus de 100 mètres, on était content. Un film par jour, pas de radio, pas de TV, encore moins de portable ou de vidéo pour la conversation. Sois sous-marinier et tu comprendras ! ». Un professionnel des SNA, Marc, relativise les contraintes actuelles : « Il fait bon être à 200 mètres sous l’eau par forte mer ! Et au final, c’est toujours sorti de la boîte qu’on est embêté. » .... ... Dans son post, Chris fournit donc, avec humour, une transposition de cette vie militaire dans le confinement civil. « – Brûle tes attestations de déplacement dérogatoire, elles ne te serviront à rien quelle que soit ton excuse, – Remplace tous les lits de la maison par des couchettes SNCF avec un rideau que vous partagerez à tour de rôle, – De temps en temps, et à n’importe quelle heure sans raison précise, hurle « INCENDIE » et le nom de la pièce où tu te trouves. Chronomètre le temps que mettent les personnes à arriver équipées en pompier l’extincteur à la main, – Donne la machine à laver, le sèche-linge ou les canalisations à démonter et remonter aux plus bricoleurs d’entre vous, – Monte une équipe de quart pour surveiller l’écran de télé, réglé sans chaîne, avec un casque 24/24 au cas où il se passe quelque chose »… – à la façon de l’oreille d’or guettant l’ennemi au sonar dans le film Le Chant du loup. ... C'est vrai quoi, de quoi se plaint-on ....
  26. 5 points
    Sujet inutile. Il est normal d'en demander d'avantage sur les régiments qui transmettent moins d'infos que les autres,c 'est plutôt logique en fait.
  27. 5 points
    Je suis élève sous-officier à l'ENSOA et je peux vous dire que tous les bataillons quittent l'école excepté le mien (5eme bataillon) qui reste de garde, vous (le 2eme bataillon) ne rentrerait pas dans l'école tant que les mesures de confinements seront en cours. De plus une des mesures prises par le commandement de l'école est de faire déménager des sections du 5ème dans les bâtiment du 2ème bataillon pour y faire loger une section par étage et 4 pax maximum par chambre.
  28. 5 points
    Oui enfin pour nous avant qu'elle continue on aimerait bien que ça commence 😅
  29. 5 points
    Le probleme c’est que la minorité prend de place et s’exprime plus que la majorité, à force d’écouter la minorité on peut croire que leurs paroles sont véridiques, comme les personnes qui pensent que la terre est plate, à force de l’entendre des gens y croient..
  30. 5 points
    Les jeunes sont zappeurs, souvent sans but, manquent de volonté ou de discernement. Voilà des phrases entendues à tant de reprises et pourtant... Ces mêmes jeunes se sont sacrifiés dans la vallée d’Uzbeen. Aujourd’hui ils combattent sans faillir dans le désert malien, par 50°C avec des charges de plus de 40 kg. Massivement, ils sont nombreux à avoir répondu à l’appel de leur pays après les attaques de novembre 2015, en rejoignant les rangs de l’armée de Terre. Sur le terrain, les militaires alliés au contact des troupes françaises font tous le même constat : « Leur comportement individuel et collectif en opérations est remarquable, et posent souvent la même question : comment font-ils pour obtenir un tel résultat ? » . À travers la qualité de la formation initiale, le rôle du commandement pour permettre à chacun de progresser, ou encore les témoignages de réussite de certains d’entre eux, Terre information magazine fait le point sur un des ciments de notre armée : l’engagement au service des valeurs de la République, pour le bien commun et avec une pleine acceptation du sacrifice. « L’opportunité de progresser socialement dans notre armée est une vérité historique, affirme le général Marc Conruyt, sous-directeur des études et de la politique de la DRHAT. Notre histoire militaire récente nous offre de nombreux exemples de chefs issus du rang ou du corps des sous-officiers. » Volonté affirmée de la politique de gestion, le recrutement interne pour accéder au corps supérieur est une des priorités de la direction des ressources humaines. « C’est une singularité de l’armée de Terre, insiste le général. En 2018, 50 % de nos officiers sont d’anciens sous-officiers, et plus de 60 % de ces derniers sont issus du rang. Peu d’organisations peuvent s’enorgueillir de favoriser à ce point la promotion interne. » Courage, honneur, sacrifice « L’enseignement des valeurs est aussi vieux que le métier de soldat, ajoute le LCL Philippe. Les supports ont évolué, mais l’esprit reste le même. Le code du soldat permet de s’adresser à tous les militaires. Courage, honneur, sacrifice : rien n’a vraiment changé. » La cérémonie de fin de formation au CFIM se termine. Sur les rangs, le marsouin Donovan reprend avec conviction la parole d’honneur du soldat de France apprise par coeur. Dans une attitude déjà martiale, il mesure la portée de ces paroles. « À ma première montée des couleurs, j’ai pensé au débarquement de Normandie, ma région d’origine. J’imaginais ces soldats se sacrifier pour le même drapeau que je sers aujourd’hui. C’est une immense fierté de prendre leur suite. J’espère sincèrement en être digne. » Je vous invites a lire cette page en entier , qui est bien faite et très explicatives de ce qu'est l'armée Française . Armée de terre web documentaire
  31. 5 points
    Clair comme du jus de boudin…………………...c'est quoi un "éclaireur" ? Y en a partout des gars qui éclairent sans pour autant briller par leur intelligence. Pas sûr que le SA de la DGSE veuille de vous. Peut être en s'adressant au Bureau des Légendes. M'enfin. BTX
  32. 5 points
    Serpent de mer des armées françaises depuis près de 40 ans, le remplacement des pistolets de dotation par le nouveau PSA (Pistolet Semi-Automatique) Glock 17 Gen 5 spécifique armée française marque un tournant pour nos forces, cohérent avec les dernières adoptions (armements comme véhicules) et significatif d’un changement de paradigme doctrinal. Mais, alors que le choix vient à peine d’être officialisé (il était en pratique connu depuis quelques semaines), comme à l’accoutumée de nombreuses voix s’élèvent pour le critiquer sur divers points. En faisant abstraction des commandos-claviers opérant depuis leur sous-sol et autres experts du tir virtuel, certaines critiques sont toutefois à considérer. Nous y revenons donc avec vous dans cet article, en considérant d’abord ce que le Glock 17 va remplacer, puis la mise en concurrence et les raisons de ce choix, avant de conclure par notre point de vue sur la question. Les dotations actuelles L’armée française est, rappelons-le très schématiquement pour nos lecteurs civils, constituée d’éléments très divers : l’Armée de Terre, qui comprend les anciennes « troupes métropolitaines », les Troupes de Marine, la Légion Etrangère, et l’ALAT (hélicoptères) ; l’Armée de l’Air, composée d’avions et d’hélicoptères et de leurs servants (pilotes, mécaniciens, basiers) ainsi que de troupes au sol (Génie de l’Air, Fusiliers et Commandos) ; la Marine Nationale, composée de navires et de leurs servants (en mer et sur base) et là aussi de troupes au sol (Fusiliers Marins, Commandos) ; et enfin différents services dits « inter-armées » indispensables aux trois armées (terre, air et mer), dont notamment le Service des Essences et le Service de Santé. Au-delà de ces grandes structures, un certain nombre de corps et d’unités spécialisés dans tel ou tel domaine ont, au sein de chaque armée, des besoins spécifiques les amenant à employer des matériels différents de leurs camarades d’autres unités. Cela, et le besoin dans les années 1990 d’entamer le remplacement d’une dotation remontant aux années 1950, expliquent l’utilisation de plusieurs modèles de pistolets différents dans nos armées. On retrouve ainsi principalement, sans rentrer dans le détail presque anecdotique de ce qui peut se trouver dans certaines armureries : le MAC / MAS 50 : adopté en 1950 et entré en service en 1953 ; produit par la Manufacture d’Armes de Châtellerault (MAC) ou par celle de Saint-Etienne (MAS) jusqu’en 1978 ; fabriqué à 341 900 exemplaires dont au moins 300000 pour la France ; conçu dans les années 1945 – 1950 comme une évolution en 9x19mm des MAS35S et PA35A, eux-mêmes dérivés améliorés et en 7,65mm MAS du Colt 1911 ; platine à simple action, et sécurité par blocage mécanique du percuteur ; d’un poids de : 900g à vide, 1100g chargé ; d’une capacité de 9 coups (10 en condition alpha, avec une de plus dans la chambre) ; le MAS G1S alias PAMAS : adopté en 1989 pour la Gendarmerie Nationale, 1992 pour l’Armée de l’Air, et 1999 pour les Terriens et Marins ; produit sous licence Beretta par la MAS ; fabriqué à 100 000 exemplaires ; version à culasse renforcée du Beretta 92 G (à levier de désarmement manuel et non à sécurité à désarmement comme le Beretta 92 F) réalisée dans un alliage différent et avec une géométrie des rails légèrement différente (reprise sur le Beretta 92 FS), dérivé donc du Beretta 92 (introduit en 1976) dont nous avions longuement parlé suite au programme MHS et à l’adoption du P320 / M17 ici à l’époque (lien cliquable) ; platine à simple et double action, avec sécurité par désarmement manuel et sûreté de percuteur ; d’un poids de : 975g à vide ; 1225g chargé : d’une capacité de 15 coups (16 en condition alpha) ; Tir au PAMAS G1S en Afghanistan (image MinArm). Tir au PAMAS G1S en Afghanistan (image MinArm). les Heckler & Koch USP9 : acquis à partir de 2002 pour remplacer les MAC 50 dans la Marine Nationale ; plusieurs versions adoptées : Standard, Tactical, et Compact (PA HK Marine) ; environ 5 000 exemplaires acquis, Compact principalement pour la Marine (aéro-navale comprise) ; armes dérivées du programme OHWS (1991 – 1993) demandé par l’USSOCOM et qui aboutira notamment aux Mk23, et USP, dérivée des principes de base du 1911 mais avec notamment un système de limitation du recul (différent sur la version Compact), et des composants métalliques en acier inoxydable nitruré (pour l’usage en milieu maritime notamment) ; platine à simple et double action, avec sécurité par désarmement manuel ou par blocage de la culasse, et sûreté de percuteur ; d’un poids de : 667g (Compact) / 748g (Standard) / 771g (Tactical) à vide ; 905g (Compact) / 1025g (Standard) / 1050g (Tactical) chargé ; d’une capacité de 13 coups (Compact), ou de 15 coups (Standard et Tactical), +1 en condition alpha. HK USP standard (image tircollection.com). HK USP standard (image tircollection.com). le Glock 17 Gen 3 : présenté en 1998, acquis progressivement depuis les années 2000 pour les besoins de certaines unités (Commandos Marine à partir de 2000, puis Forces Spéciales, Commandos de la Brigade Parachutiste et de la Brigade de Montagne et unités du Renseignement Militaire dans les années 2000 – 2010, et Plongeurs de Combat du Génie à partir de 2014 – 2015) ; plusieurs versions adoptées : standard, et M (à évents internes pour l’évacuation de l’eau) ; au total moins de 5 000 exemplaires (à confirmer) ; arme de conception révolutionnaire, présentée en 1980 et distribuée largement à partir de 1983, le Glock 17 a été la deuxième arme à percuteur lancé et à carcasse polymère (la première étant le H&K VP70 12 ans plus tôt, un échec commercial), la première développée autour d’un alliage de polymères bien précis (et non choisi sur étagère comme pour le VP70) et la première à cumuler trois sécurités internes, système encore amélioré sur les Gen 4 et 5 (système Safe Action breveté par Glock) ; platine double action à percuteur lancé (plus fiable et permet le réarmement du percuteur sans éjection de la cartouche en cas de défaut de percussion). Glock 17 Gen 3 du 13RG (image 13RG). Glock 17 Gen 3 du 13RG (image 13RG). Les Glock 17 Gen 3 et H&K USP étant d’une diffusion limitée au sein des forces, la très grande majorité des unités de terrain doit donc faire avec des MAC 50 et PAMAS G1S certes performants sur le papier, mais de conception ancienne (tout métal, lourds et d’une ergonomie datée), et souvent très usés, voire rincés, par des décennies de service malgré des remises en condition régulières … quand les pièces sont encore disponibles en nombre suffisant (cas du MAC 50). En valeur absolue, nous avons eu la chance d’avoir d’excellentes armes : le MAC 50 était considéré à sa sortie comme le meilleur pistolet semi-automatique au monde et le plus avancé, et garda cette réputation jusque dans les années 1970, y compris outre-atlantique (voir l’ouvrage de référence, Small Arms of the World de W.H.B. Smith), où les -rares- modèles disponibles en collection s’échangent à prix d’or ; particulièrement innovant en son temps, il a pour descendance et / ou parentèle méconnue, de nombreuses armes dont le SIG P210, issu du brevet sur le PA35A racheté par les Suisses en 1937. D’autres améliorations remarquables introduites par le MAC 50 sont aujourd’hui courantes : le témoin de chambre sur le dessus de la culasse et la sécurité de chargeur. Ceux qui ont eu l’occasion de tirer avec des MAC 50 en bon état et aux rayures encore marquées peuvent confirmer les excellents résultats réalisables au tir, tant en précision qu’en rapidité, aidés par une prise en main excellente (type 1911, très naturelle) bien qu’imparfaite (fâcheuse tendance à mordre la peau entre le pouce et l’index, les plaquettes Trausch pourtant officiellement approuvées n’ayant jamais été installées sur les armes) et une bonne ergonomie fonctionnelle (sécurité pouvant être abattue rapidement avec le pouce contrairement à ce que dit Larry Vickers dans la vidéo suivante) ; PA MAS 50 équipé des plaquettes Trausch (image Tir et Collection Armes Réglementaires). PA MAS 50 équipé des plaquettes Trausch (image Tir et Collection Armes Réglementaires). le PAMAS, et son faux-jumeau le M9 de l’armée américaine, tout comme leurs frères Beretta 92, sont encore légitimement considérés comme l’un des meilleur design de pistolet jamais inventé, et bénéficient du statut enviable d’icône absolue parmi les pistolets, aux côtés du Colt 1911 et … du Glock 17. Trois générations, trois visions différentes, trois ergonomies. Beretta 92 et Glock 17 sont techniquement nés presque en même temps, mais évolution des mentalités oblige (a fortiori avec une carcasse plastique, perçue au départ comme moins durable, à tort) et adoption massive par l’armée américaine aidant, le Glock aura mis plus de temps que le Beretta à faire son trou. Le PAMAS n’a pas beaucoup d’inconvénients majeurs, hormis quelques détails, notamment ergonomiques : le levier de désarmement tend à gêner lors des manipulations de la glissière, et selon la taille des mains, il peut arriver d’actionner partiellement le levier de démontage ; les petites mains ont d’ailleurs parfois du mal avec l’arme et sa poignée massive. Mais il est lourd (par rapport à ce qu’on sait faire aujourd’hui, mais dans la moyenne de son époque de conception), avantage au tir sur cible (meilleure stabilité) sauf quand le tir dure dans le temps (fatigue musculaire, maintien en cible moins évident), que la cible bouge (micro-mouvements moins précis du fait du poids), qu’elle a le mauvais goût de répliquer, et que le PA a été trimballé à la cuisse pendant 4h de marche avant d’être sorti de l’étui. PAMAS G1S, côté gauche (image gunsmithdesigner.com). PAMAS G1S, côté gauche (image gunsmithdesigner.com). Quand on dit icône culturelle ... Jean Reno dans le film Ronin (image tirée du film). Quand on dit icône culturelle … Jean Reno dans le film Ronin (image tirée du film). Excellentes armes donc, pour leurs époques respectives de conception, mais qui ne sont clairement plus adaptées aux besoins et attentes actuelles, ou le pistolet est passé d’arme de secours d’un servant d’arme collective ou de défense et / ou prestige du gradé, à double dotation standard de tout GV de base, et où le besoin de pouvoir facilement monter lampes, lasers et autres aides à la visée sur un pistolet commence à être compris de ce côté-ci de l’Atlantique (hors unités spéciales / spécialisées s’entend). Le programme PANG Avant que le programme PANG ne naisse, le remplacement des MAC 50 avait déjà été envisagé, dès les années 1960, compte tenu de l’intensité des conflits vécus alors par les forces (pour donner une idée, 27 morts par jour en Indochine, 9 morts par jour en Algérie, les deux pendant 7 ans) et donc de l’usure subie par les armes. Les fabricants français historiques (Manufactures de Bayonne, de Châtellerault et de Saint-Etienne, les MAB, MAC et MAS), avaient alors développé des innovations mécaniques et des premières depuis longtemps oubliées, sur des pistolets qui pour la plupart n’ont jamais débouché, et pour d’autres ont connu le succès … à l’export, notamment dans le marché civil. Ainsi, de changements de priorités en réductions budgétaires (budget des armées en diminution constante pendant près de 40 ans) en changements politiques (fabricants progressivement abandonnés à leur propre sort, jusqu’à la fermeture complète pour certains), rien ne se passa. Au début des années 1980 le remplacement commençait à devenir une nécessité impérieuse, et une solution de compromis fut trouvée, après près de 10 ans de go / no-go, en l’adoption du MAS G1 pour remplacement partiel des MAC 50. Puis, les divers engagements des années 2000 mettant rudement à l’épreuve les matériels, le besoin de remplacer l’armement individuel s’imposa. Auditionné au Parlement en Juillet 2017, le GAL BOSSER, alors CEMAT, exposait ainsi le problème : Aujourd’hui, ni les forces de sécurité intérieures, ni les soldats étrangers que j’ai rencontrés cette année ne sont dotés d’une arme de poing des années cinquante. Ajoutant, deux mois plus tard : Si on peut les remplacer, à l’horizon 2022, par des pistolets plus modernes, cela aurait du sens et, politiquement, ce serait recevable. L’objectif fut donc de lancer un appel d’offres pour trouver un candidat idéal au remplacement de la dotation hétéroclite par un pistolet unique, convenant à un large panel d’utilisateurs aux besoins et contraintes très différents. Il s’agit donc de trouver aussi bien un pistolet de combat pour les troupes de contact, qu’une arme de secours pour les personnels navigants par exemple. L’appel d’offres L’avis de marché pour le remplacement des pistolets semi-automatiques des armées a été publié le 2 mars 2019. Ouvert aux fabricants étrangers (et pour cause, nous y reviendrons), il précise d’emblée que l’offre choisie sera celle « économiquement la plus avantageuse en fonction des critères énoncés dans le cahier des charges ». En gros : le meilleur rapport qualité – prix. Autre point : les postulants doivent pouvoir justifier d’un CA annuel supérieur ou égal à 30 millions d’€. Logique compte-tenu de la viabilité attendue du fournisseur. Pour y arriver et proposer un pack complet (arme + accessoires), les industriels pourront se regrouper en tant que candidat unique. Clôturé au 12 mars 2018, l’appel d’offre sera suivi de la sélection des finalistes, puis du gagnant, et ensuite 4 ans précis (48 mois) pour livrer les matériels en intégralité, ce qui nous amène en 2024 au plus tard, 2022 annoncé. Est attendu des fournisseurs potentiels, principalement et par ordre de volume : 45 millions de cartouches 9x19mm BO OTAN ; 4 millions de cartouches marquantes (type Simunition) ; 2 millions de cartouches 9x19mm subsonique (pour l’emploi avec réducteur de son) ; 75 000 PSA de calibre 9 mm ; et tous les accessoires allant avec. Une très grosse commande donc. Assez pour un remplacement total des PA en dotation ? Pas tout à fait, nous y reviendrons. 75 000 PSA pour un peu moins de 100 000 utilisateurs potentiels toutes armées confondues, il faut donc en déduire que tout le monde ne sera pas équipé. Le fait est, si les MAC 50 sont globalement presque tous rincés à l’extrême, les PAMAS se portent encore bien en général. Les candidats Pour un certain nombre de raisons, il faut noter que ni la Fabrique Nationale Herstal, ni Sig, ni Heckler & Koch n’ont répondu à l’appel d’offre, alors même que ce sont en général les trois premiers noms auxquels tout le monde pense en la matière, et à raison du fait de leurs historiques respectifs notamment avec les armées françaises. Les rapprochements avec la Belgique auraient légitimement permis d’envisager une candidature de la FN Herstal, d’autant que de nombreuses armes FN sont déjà en service en France (SCAR-L, Minimi, lance-grenade, …) et que de nouvelles arrivent (SCAR-H PR, nous y reviendrons), et de notre point de vue le jeune FN 509, considéré outre-atlantique comme l’un des meilleurs « tueurs de Glock », aurait été un compétiteur intéressant : l’arme est reconnue comme performante, ergonomique et fiable, mais son gabarit assez compact était peut-être un facteur limitant pour le PANG / PSA. FN 509 paré pour la bagarre (image Guns and Ammo). FN 509 paré pour la bagarre (image Guns and Ammo). Du côté de SIG, on peut imaginer que les déboires traversés avec le P320 à l’issue du programme MHS ayant abouti à son adoption sous le nom M17, ainsi que les restrictions liées à l’ITAR, ont calmé toute velléité. Le P320 a en effet le mauvais goût de tirer tout seul lorsqu’il tombe sous un certain angle, et présente quelques problèmes de fiabilité que l’US Army rencontre avec, sur les premières séries principalement. C’est cependant, en France, l’arme de dotation de la Sûreté Générale (police ferroviaire, notamment, depuis 2017 (livré courant 2018). SIG P320 Compact (image Sig Sauer). SIG P320 Compact (image Sig Sauer). Pour H&K, dont les USP sont utilisés notamment dans la Marine Nationale, les SFP9 et SFP30 auraient pu être de bonnes propositions, disponibles dans de nombreuses configurations différentes (avec ou sans sécurité externe) et équipés de raffinements techniques pertinents (démontage sans action sur la queue de détente et imposant le retrait du chargeur, 27 combinaisons différentes de poignée, etc.) mais sont notoirement plus chers que les Glock ou d’autres concurrents, et les retours sur la fiabilité, bien que très bons, sont légèrement en retrait. De plus, comme pour le FN 509, il s’agit d’armes compactes plus proches du gabarit d’un Glock 19 et donc pas forcément adaptées à une utilisation militaire généraliste, et / ou à de grandes mains gantées, sans parler des empreintes de doigt (problématiques aussi pour les petites mains). H&K SFP9 toutes options (image SSD). H&K SFP9 toutes options (image SSD). Pour le reste, il faut aussi bien comprendre que ces grandes compétitions pour l’équipement d’une force armée nationale ne sont pas très rentables pour les fabricants et fournisseurs, comparativement à la vente au détail ou à des forces plus réduites (quelques dizaines de ceci pour telle police locale, quelques petites centaines de cela pour telle unité spéciale, etc.). A titre d’exemple, on donnera celui de ce pistolet, dont nous tairons le nom, vendu environ 250$ pièce et environ 400$ tous accessoires et contrat de maintenance compris à une administration donnée d’un certain pays, quand il est proposé à environ 600$ avec juste 2 chargeurs au client civil. Ces gros contrats sont donc surtout intéressant par leurs volumes et les gains d’image et de notoriété, mais exigent de la part des fabricants et de leurs partenaires de solides capacités pour tenir les délais et autres contraintes. Les non-finalistes Plusieurs fabricants ont répondu présent à l’appel d’offre, en l’état nous disposons des informations suivantes, parcellaires. Il est d’ailleurs dommage que, contrairement aux américains par exemple, les français ne permettent pas plus de communication sur les détails de ces mises en concurrence, au moins sur les aspects techniques. Les perdants y gagnent certes en minimisant l’impact d’image, mais l’information collective y perd. Le lecteur civil notera que l’armée française a une culture de la discrétion globalement plus étoffée que les américains notamment, contrairement aux idées reçues. Le IWI Jericho : Jericho 941, image d'illustration (image IWI). Jericho 941, image d’illustration (image IWI). Dérivé du mythique CZ75, déjà réputé pour son lot de solides qualités (ergonomie, efficacité au tir, fiabilité), il en améliore les caractéristiques en s’orientant sur un usage très tactique, mais d’école classique. Peu populaire chez nous, et donc méconnu (contrairement aux dérivés sportifs du CZ75, Tanfoglio notamment), il est par contre très populaire dans de nombreux pays, apprécié aussi bien par une clientèle civile pour les loisirs ou la défense personnelle (dans les pays où c’est permis et jugé nécessaire), que par une clientèle professionnelle, principalement forces de l’ordre (Israël bien sûr, Belgique, Grèce, Hongrie, Kenya, entre autres), bien que quelques armées ou unités de certaines armées s’en servent (Ukraine, Inde, Colombie, Corée du Sud, Géorgie, Serbie, Salvador, et en Israël encore). Il aurait candidaté, mais cette information reste à prendre au conditionnel. De nombreuses versions différentes sont proposées par IWI, et nous ignorons pour l’instant l’exacte version qu’a pu présenter IWI dans le cadre de l’appel d’offre (mise à jour dès que nous aurons toutes les précisions). Cependant l’ensemble des versions sont assez proches, une vue d’ensemble est donc possible : sa conception ancienne bien qu’excellente, et son ergonomie datée n’en faisaient manifestement pas un choix pertinent quand il s’agit de remplacer notamment le PAMAS, comparable, mais regardons tout de même ce qu’il avait à offrir : les bons côtés : confort en main ; fiabilité éprouvée ; grande stabilité au tir ; grande précision (rails de glissière inversés, d’où la forme particulière de la culasse) ; relativement léger (720 – 750g selon versions) dans ses versions à carcasse polymère ; grande capacité (16 cartouches) ; les mauvais côtés : ergonomie nettement datée : marteau apparent, poignée à forme dite « ergonomique » mais qui gênera toute main pas exactement dimensionnée pour ; contrôles imposants et dépassant largement de part et d’autre de l’arme ; facilité de manipulation de la glissière compromise par la présence des contrôles ; organes de visée ne permettant pas les manipulations dégradées ; chargeurs métalliques relativement fragiles ; arme assez massive dans ses formes, plus susceptible d’être accrochée par d’autres équipements ou la végétation sur le terrain. Si c’est bien vrai, il est curieux que IWI se soit présenté avec un tel candidat alors qu’un modèle plus moderne et plus à même de correspondre aux attentes du cahier des charges existe dans leur gamme, le Masada (à ne pas confondre avec la carabine conçue par Magpul dans les années 2000 et plus tard diffusée sous le nom de Bushmaster / Remington ACR), un pistolet à carcasse polymère et percuteur lancé, à grande capacité (17 coups). Une arme certes très jeune (2019) et donc sans RETEX encore, d’où peut-être ce choix de leur part, bien étonnant. IWI Masada (image Inforce). IWI Masada (image Inforce). En l’état nous ne pouvons confirmer les autres candidats, ni même s’il y a vraiment eu d’autres candidats, et l’article fera l’objet d’une mise à jour dès que nous aurons pu double-checker les informations à ce sujet, ce qui tarde à venir. Nous pouvons toutefois émettre quelques suppositions, en fonction de ce qui est présent sur le marché actuel et de la taille des firmes correspondantes. Dans la liste des candidats potentiels crédibles, commençons par le Beretta APX, conçu comme un concurrent direct au Glock, notamment pour les marchés militaires (candidat malheureux au programme MHS de remplacement du Beretta M9 dans l’armée américaine), et parent du PAMAS partiellement remplacé. Etudié pour être facile et peu coûteux à produire (pas de géométries trop complexes pour l’usinage des pièces et moules) et ergonomique, il est en effet très agréable de prise en main, confortable et naturel. Beretta APX (image Beretta). Beretta APX (image Beretta). Venu d’Autriche comme le Glock, le Steyr A2 MF apparaît aussi comme un candidat crédible. Doté de 4 sécurités, d’organes de visée trapézoïdaux, et d’un axe de canon particulièrement bas, c’est la version évoluée d’un pistolet très novateur des années 1990, le M9. Une arme particulièrement étudiée (par exemple la poignée peut être adaptée en profondeur comme en largeur, unique sur une arme de service), peut-être trop ? Ne l’ayant jamais vu même de loin, nous ne pouvons vous éclairer plus. Steyr A2 MF (image Armsco.fr). Steyr A2 MF (image Armsco.fr). Enfin, autre possibilité, le Walther PPQ M2 Q4. Considéré comme un excellent pistolet, il peut pourtant présenter quelques difficultés en tir soutenu, et les organes de visée livrés en configuration Q4 Tac (équivalent du MOS Glock) ne sont clairement pas adaptés (trop bas pour colimater avec un point rouge). Walther PPQ M2 Q4 Tac (image Walther). Walther PPQ M2 Q4 Tac (image Walther). Une fois de plus, il ne s’agit en l’état que de suppositions. Les finalistes Trois finalistes ont été sélectionnés en septembre 2019, sans grande surprise trois pistolet à carcasse polymère et action par percuteur lancé sur platine double action. Enfin, sans surprise … Pendant que les « vieux choufs » crient au scandale de la fin du métal costaud – solide, a contrario d’aucuns s’étonnent que la STAT (Section Technique de l’Armée de Terre, chargée de l’évaluation), qui traîne une réputation ancienne de décideurs de bureaux pas nécessairement fondée, puisse faire des choix pertinents. Les adoptions de certains matériels il y a quelques décennies ont laissé des traces durables (le fameux gilet de combat TTA, entre autres). Ce serait surtout oublier que les limitations budgétaires passées expliquent aussi bien des choses, même si les gens en poste ont au départ les meilleures ambitions pour leurs camarades … Quoiqu’il en soit, la STAT est depuis quelques bonnes années au moins remplie de passionnés issus du terrain, et ayant cumulé les OPEXs dans un large panel d’unités et de spécialités. De plus l’objectif n’est plus d’équiper une armée de conscription massive en cas d’attaque de millions de rouges déchaînés déferlant sur l’Europe, mais d’optimiser l’équipement d’une armée bien plus réduite de professionnels exigeants, tout particulièrement à l’heure d’internet rendant facile l’accès à l’information, et à l’heure de l’influence psychologique et sociale des réseaux sociaux, conditionnant chez tout-un-chacun un niveau d’attentes bien plus élevé sur l’équipement que quand il s’agissait de faire avec ce qu’on vous donnait, à quoi vous ne connaissiez dans 99% des cas pas d’alternative faute de savoir ce qui se fait à l’autre bout de la planète. Les finalistes sont donc trois excellents pistolets, et si, puisque c’est l’objet, nous allons tenter de voir ensemble quels points les distinguent en bien ou en mal les uns des autres, il faut avant tout garder à l’esprit qu’il n’y a actuellement pas d’arme de service foncièrement mauvaise, et que le niveau technique et technologique général du secteur est des plus élevés : ça se joue entre la crème, la crème de la crème, et le suprême de crème. Il n’y a qu’à voir les nombres moyens de coups tirés sans incident de tir / arrêt de tir, plusieurs fois supérieurs à ce qui se faisait sur les armes des générations précédentes, pour s’en convaincre, mais nous éviterons d’aller trop loin dans le détail technico – technique. Le CZ P10 : La famille P10 (image TFB). La famille P10 (image TFB). Jeune concurrent direct des Glock 17 chez le réputé fabricant tchèque, il lui est si proche en dimensions qu’il rentre dans la plupart des étuis pour G17 (idem pour le P10C et le G19), et se démonte et remonte exactement de la même façon. Mais, si la prise en main est excellente et plus naturelle que sur les Glock, l’ergonomie pour le combattant manque le sans faute de peu, avec de l’excellent et du moins bon : d’un côté on a : un déverrouillage totalement ambidextre des chargeurs, sans démontage de la pièce ; une forme générale moins carrée, à la fois plus moderne, plus ergonomique, plus naturelle en mains ; une texture de poignée plus agressive et plus performante dans toutes les situations ; une glissière plus facile à actionner grâce à des serrations franches et agressives ; glissière pour l’anecdote pourvue d’un traitement de surface à très haute performance, français, le procédé ARCOR ; une queue de détente plus facile à atteindre que sur un Glock, plus droite et plus verticale, intéressant à la fois pour les petites mains et lors du port de gants pour les mains de taille intermédiaire, avec un pontet un peu plus grand d’ailleurs que sur le Glock 17 ; une action de détente incontestablement supérieure à celle du Glock (dans la version de série du G17), et même du HS9 (avis personnel : probablement une des toutes meilleures actions sur ce type de PA avec le Walther PPQ M2) avec une course à la fois évidente, un point dur plus net et qui ne gratte pas, un poids de départ légèrement inférieur, et un « reset » plus court et plus net ; de l’autre côté on a : une arme un peu plus lourde que ses concurrentes (730g) ; une moindre possibilité pour l’extraction forcée des chargeurs ; un poids légèrement supérieur, un levier de remise en batterie de la culasse beaucoup plus dur à mettre en oeuvre que sur Glock ; des rails de glissière rajoutés et non intégrés dans la carcasse comme sur un Glock 17, avec une carcasse ayant (sans doute de fait) tendance à ne pas être aussi droite, un problème connu sur le P10 mais sans réelles conséquences ; des chargeurs métalliques : à la fois moins durables que les chargeurs polymères d’autres armes (dont le Glock), plus contraignants à l’entretien, et beaucoup plus chers (x2) ; et une hausse arrière à points blancs classiques moins adaptée à l’engagement rapide aux distances supérieures à 25m, où une hausse en U type G17 permet de viser différemment selon la distance (pensées particulières à un certain MJR pour ses démonstrations au MAS G1 à 100 et 200m debout bras franc) ; hausse qui, au surplus, ne permet pas nativement les actions de glissière sur la ceinture, le gilet, un talon de chaussure etc. Objectivement, on peut considérer que le P10 est ce que le Glock aurait du devenir avec une évolution incrémentale de la part du fabricant autrichien, qui n’a fondamentalement pas changé de recette depuis son invention en 1980. Le HS9 : HS-9 OSP en version américaine Springfield XD-M (image Springfield). HS-9 OSP en version américaine Springfield XD-M (image Springfield). Du croate HS Produkt, déjà présent dans la compétition pour le remplacement du FAMAS avec son VHS, le HS est une excellente arme, connue plus généralement sous son nom américain (Springfield XD), fabriquée dans l’une des plus grandes et plus modernes usines d’armes de petit calibre au monde, et particulièrement innovante en ceci qu’elle mélange adroitement les genres entre le classique (pédale de sécurité et angle de poignée repris du 1911), le moderne (percuteur lancé, carcasse en polymère propriétaire) et le futuriste (ergonomie léchée, nombreux témoins de condition du chargeur et de la chambre, démontage sûr à 100%). Utilisée par de nombreux services de police américains d’état mais aussi fédéraux, par plusieurs polices municipales et par le GPSR (police de la RATP) en France, ainsi que dans les forces armées de Bosnie, Croatie, Géorgie, République Dominicaine, Indonésie, Macédoine, Malaysie, Thaïlande, et les forces de police de Croatie, de Géorgie et d’Irak, elle est techniquement l’arme la plus récente dans sa conception de la compétition pour le PSA (développée à la fin des années 1990). Ses côtés positifs : arme légère (670g) ; canon match et rampe d’alimentation polie ; chargeurs d’excellente qualité ; indicateur de chargement sur le dessus de la culasse, et de percuteur armé à l’arrière de la culasse ; démontage sans percussion (contrairement au Glock et à d’autres) ; organes de visée réglables d’origine ; nombreuses sécurités : sûreté de détente (type Glock) ; pédale de sûreté de poignée (type 1911) ; sûreté de percuteur (anti-chute) ; bouton poussoir de chargeur : ambidextre sans démontage ; protégé (pas d’éjection involontaire possible) ; et éjection puissante du chargeur ; démontage et entretien sommaires faciles ; ses côtés négatifs : des incidents de tir parfois répétés au-delà des 5000 premiers tirs ; des problèmes de fiabilité, sur les premières séries particulièrement ; une mécanique interne plus complexe que celles des deux autres finalistes ; une prise en main plus exigeante, de sorte à bien actionner la pédale de sécurité arrière ; et une poignée globalement moins adhérente que celle des deux concurrents. Le Glock 17 Gen 5 : Glock 17 Gen 5 Armée Française, version standard non-MOS (image TRE). Glock 17 Gen 5 Armée Française, version standard (image TRE). Arme éprouvée depuis son lancement au début des années 1980 (le G17 est à l’origine de l’aventure Glock), c’est devenu au fil du temps non seulement un incontournable du segment, mais surtout une référence et le pionnier de toute une catégorie de pistolets (carcasse polymère et percuteur lancé). Il est donc le gagnant de l’appel d’offres, comme annoncé par le communiqué officiel du MinArm du 06 janvier mais aussi l’arme la plus récente des trois finalistes, compte-tenu de l’âge de sa Gen 5 (présentée en 2017). Considéré comme la Kalashnikhov des pistolets modernes, le Glock sera peut-être au 21ème siècle ce que le Colt 1911 a été au 20ème siècle : l’arme conçue dans les dernières années du siècle précédent et dominant son temps par son empreinte, suscitant de nombreuses évolutions, dérivés, concurrents et innovations. Il est en tout cas déjà aux pistolets de service ce que les chargeurs Magpul sont aux chargeurs de FA (voir notre article sur les PMAG Magpul ici). On ne fera pas la liste des forces et pays équipés en Glock, un article complet ne suffirait pas. Citons entre autres nos voisins britanniques qui l’ont adopté en 2013 en version Gen 4 pour remplacer le Browning Hi Power GP35, en service depuis la Seconde Guerre Mondiale (L9 Pistol), puis dans une version modifiée depuis 1962 (L9A1) (illustration comparative ici). D’autres pays européens l’ont également adopté pour leurs armées : Autriche bien sûr, Pays-Bas, Hollande, Portugal récemment (adopté le 11 octobre 2019 en remplacement des Walther P38, Beretta 92, HK USP et Sig P228, à hauteur de 15000 exemplaires, pour une armée de 35000 hommes, on en déduit donc qu’il s’agit principalement de remplacer les P38 datés), Suède, Finlande, Russie, Suisse qui est en train d’y passer, … Le Glock 17 Gen 5 récemment adopté par les Portugais. Alors oui c'est FFOMECBLOT et c'est stylé, mais le traitement de surface de la culasse est moins durable que le noir de nos nouveaux PSA. Le Glock 17 Gen 5 récemment adopté par les Portugais. Alors oui c’est FFOMECBLOT et c’est stylé, mais le traitement de surface de la culasse est moins durable que le noir de nos nouveaux PSA. Au-delà, deux chiffres suffiront : plus de 70 pays voient servir 5 millions de Glock (civils, militaires et forces de l’ordre mélangés), dont quelques-uns (à cette échelle, c’est peu !) en France (modèles 17, 19, 26 et 34 essentiellement), comme vu plus haut mais aussi chez certaines unités de la Gendarmerie travaillant en civil (G26, qui va également se diffuser en Police Nationale pour les personnels en civil, du fait de sa plus grande facilité de port discret), au GIGN, au RAID, au SDLP, au GSPR, … Les raisons de cette domination : léger (625g pour le Glock 17 de série, 700g annoncés pour le PSA) et très résistant aux contraintes mécaniques ; très résistant aux milieux extrêmes (froids, chauds, salins etc.) ; peu cher à produire (notamment du fait de la géométrie simple et globalement inchangée des pièces, l’usinage de culasses au design complexe est coûteux, idem pour les moules de carcasses) et à maintenir ; globalement ergonomique et simple d’emploi et d’entretien : démontage simplissime, angle de poignée facilitant le tir instinctif et au jugé, texture permettant un bon grip en presque toutes situations ; avant-gardiste malgré son ancienneté relative : platine et détente innovantes, mètre-étalon sur lequel sont jugées les autres armes de service ; matériau propriétaire innovant, pas toujours égalé par la concurrence ; détails d’ergonomie innovants copiés par la concurrence ; réputé sûr d’emploi ; précis (même en compétition, voir les résultats de certains champions) ; canon un peu plus durable que ses concurrents, qui, sans rentrer dans les détails de sa géométrie interne (améliorée sur la Gen 5 par rapport aux générations précédentes) maintiendra plus longtemps sa précision, une bonne nouvelle compte tenu de la durée de vie des armes de service ; et, de plus en plus employé, il facilite naturellement l’inter-opérabilité des moyens dans un contexte inter-armes, inter-armées et inter-allié. On peut cependant critiquer plusieurs points : le plus souvent cité : il n’a pas de sécurité : oui et non, oui car pas de sécurité manuelle, non car triple sécurité interne (dont la queue de détente, qui est une sécurité en elle-même) ; le problème est résolu sur certaines versions : Taïwan crossbolt safety version, présenté aux forces de police taïwanaises il y a peu ; et la version MHS proposée face au P320 pour US Army, équipée d’une sécurité type 1911. la géométrie générale de l’arme, à 90% inchangée depuis 1983, quand la concurrence ne cesse d’explorer de nouvelles pistes (mais le succès étant là, pourquoi changeraient-ils la recette ?) : la prise en main très carrée (amélioré sur la Gen 5) et peu agréable dans la durée ; l’angle de poignée pas naturel oblige à légèrement casser le poignet à la prise de visée (les dos de poignée optionnels permettent de corriger ce problème sur les dernières générations, voir photo ci-après) ; le besoin de presser la queue de détente lors du démontage n’est pas la meilleure idée qui soit ; la glissière encore plus carrée que la poignée n’est pas la plus agréable du monde. Sur les images officielles on voit bien le dos de poignée à queue de castor permettant de modifier l'angle de prise en main, monté sur la poignée (image MinArm). Sur les images officielles on voit bien le dos de poignée à queue de castor permettant de modifier l’angle de prise en main, monté sur la poignée (image MinArm). Pourquoi le Glock 17 Gen 5 ? Comme nous l’avons vu, le G17 cumule un certain nombre de qualités qui en font, malgré ses défauts, une arme réputée et très très largement éprouvée. Du côté français, dans le cadre du programme PANG, les candidats ont été jugés sur les critères suivants, par ordre d’importance : performances générales, évaluées par des tireurs issus des unités destinées à être dotées ; fiabilité / robustesse / durabilité dans un large éventail de situations (l’équivalent de 25 années d’utilisation simulées) ; encombrement et ergonomie dans un grand nombre de configurations utilisateur ; coût global de l’offre proposée par le fournisseur (soit 587€ par Glock 17, accessoires et périphériques inclus). D’après nos informations, on pourrait couper court à une idée reçue : non, ce ne serait pas l’offre la plus basse en termes de prix qui l’aurait remporté, même si le tarif de 587€ par arme semble faible. Voir ce que nous expliquions plus haut sur ces énormes marchés. En fait, les évaluations se font avec des grilles de notation, chaque paramètre étant affecté d’un coefficient (un peu comme au Bac pour les différentes matières). Le Glock a tout simplement obtenu la meilleure note générale, tous paramètres compris. Une grosse différence avec le programme MHS où le prix avait été le facteur discriminant pour les américains, permettant à Sig de remporter le marché, face entre autres à Glock. U.S. Army: Beretta M9 & SIG P320 : les raisons d’un changement Le résultat est que 74 596 pistolets seront livrés d’ici 2022 (officiellement, mais le contrat portant sur 48 mois, 2024 en limite longue ne semble pas irréaliste, et ne serait pas une mauvaise nouvelle au demeurant), un remplacement d’une ampleur sans précédent pour l’armée française, en termes de volume rapporté à l’effectif, et de rapidité d’exécution. Les versions retenues sont spécifiques Armée Française, avec quelques particularités : pour les deux versions standard et MOS : une détente retravaillée pour adoucir le point dur et faciliter les tirs rapides et précis (RETEX des essais) ; un puit de chargement évasé ; des stries de préhension (serrations) à l’avant de la culasse pour faciliter les manipulations ; une carcasse couleur coyote / FDE cohérente avec l’équipement actuel et les besoins en camouflage ; une culasse noire à traitement de surface ultra-résistant (plus que d’autres finis colorés), qui ne nuira pas au camouflage vu que la culasse est le plus souvent couverte par l’étui (parlons du 416 F tout noir par contre …) ; pour la version MOS : un canon fileté pour le montage d’un modérateur de son (RDS) ; des organes de visée réhaussés pour l’emploi avec le RDS ; une culasse préparée au montage d’optique type point rouge. PSA Glock 17 Gen 5, versions standard (à gauche) et MOS (à droite) (photo-simulation TRE). PSA Glock 17 Gen 5, versions standard (à gauche) et MOS (à droite) (photo-simulation TRE). Nous ignorons en l’état s’il aura des marquages spécifiques, les photos diffusées par le MinArm ne semblent pas aller en ce sens, peut-être un classique « Propriété de l’Etat » quelque part, quoiqu’on distingue bien un léger marquage au-dessus du logo Glock sur les glissières côté gauche, et en arrière de la fenêtre d’éjection côté droit. Une des premières photos du Glock 17 Gen 5 MOS destiné à l'armée française (Source image : Soldier Systems). Une des premières photos du Glock 17 Gen 5 MOS destiné à l’armée française (Source image : Soldier Systems). Côté droit du GLOCK 17 Gen 5 MOS destiné à l'armée française (Source image : Soldier Systems). Côté droit du GLOCK 17 Gen 5 MOS destiné à l’armée française (Source image : Soldier Systems). Au final, les PSA Glock 17 seront livrés avec un ensemble d’équipements et d’accessoires d’un niveau très élevé et cohérent avec le nouvel élan dans l’équipement individuel de ces dernières années. Les premières photos du MinArm parlent d’elles-même, présentant l’ensemble aux côtés des derniers effets individuels entrés en service. Mais tout n’est pas parfait, et nous y venons. Le nouveau PSA Glock 17 Gen 5 dans son milieu naturel (image MinArm). Le nouveau PSA Glock 17 Gen 5 dans son milieu naturel (image MinArm). Nous avons donc : leurs nécessaires d’entretien ; 4 chargeurs et leurs poches ; des étuis Blackhawk T-Series L3D à rétention de niveau 3 : en version pour arme sans bloc lampe – laser (un peu moins de 65 000 exemplaires) ; en version pour arme avec bloc lampe – laser (un peu plus de 10 000 exemplaires) ; des accessoires à système Serpa Quick Disconnect pour ces étuis : plateforme de cuisse mono-sangle ; montage pour ceinture lisse à déport bas ; montage pour ceinture PALS / Molle à déport bas ; plateforme PALS / Molle pour gilet de combat ; 25 000 valises anti-écrasement pour le transport (3 armes par valise donc, ou 1 valise = 1 trinôme) ; 15 000 kits MOS : culasse à optique réhaussée et pré-installation pour aide à la visée, canon fileté ; a priori autant ou un peu moins de blocs lampe – laser (éclairage et désignateur laser visible et infrarouge) ; 9 000 modérateurs de son et leur environnement (poche, …) ; 7 000 kits d’entraînement marquant (type Simunition) ; 800 outils de simbleautage laser (en gros 1 par compagnie) ; et un ensemble de petits accessoires complémentaires : chargettes ; TOC ; munitions inerte d’exercice ; canon inerte ; dos de poignée. Un G17 Gen 5 avec kit UTM pour l'entraînement marquant ou non-marquant (Image UTM). Un G17 Gen 5 avec kit UTM pour l’entraînement marquant ou non-marquant (Image UTM). Plutôt pas mal pour le montant total du marché, vous ne trouvez pas ? On saluera : le choix intelligent d’un étui à rétention de niveau 3 : 1er niveau : par friction, 2ème niveau : par blocage mécanique de l’arme dans l’étui, 3ème niveau : par impossibilité mécanique d’extraire l’arme de l’étui, voir image ci-après, et à déverrouillage au pouce et non plus à l’index, et l’abandon des holsters textiles outrageusement mal conçus distribués jusqu’il y a peu en remplacement des antiquités inadaptées de perception standard. Non seulement le choix de l’étui est intelligent (aux antipodes du dernier Star-pack en Cordura CCE 1180Dtex distribué …) mais celui des accessoires l’accompagnant l’est tout autant. ENFIN l’armée française confirme le changement d’esprit entamé il y a quelques années, à faire confiance à ses hommes pour déterminer à leur niveau individuel quel est le meilleur positionnement de leur matériel en fonction de leur besoin à l’instant T sur tel théâtre dans tel contexte. Même certaines des meilleures armées occidentales les plus observées ne vont pas aussi loin, sacré saut réalisé. Les 3 niveaux de rétention du holster Blackhawk choisi : de G à D, par friction (réglable par vis), par rétention mécanique interne, et par condamnation des possibilités de sortie (image spotterup.com). Les 3 niveaux de rétention du holster Blackhawk choisi : de G à D, par friction (réglable par vis), par rétention mécanique interne, et par condamnation des possibilités de sortie (image spotterup.com). On restera cependant méfiant, pour deux raisons : d’abord compte-tenu du fait que Blackhawk a vu plusieurs de ses modèles d’étuis mis en cause dans de graves problèmes de sécurité des armes, principalement liés au système de déverrouillage à l’index, mais plus largement au principe de rétention mécanique par blocage au pontet : la version à rétention de niveau 2 du holster choisi pour le PSA, très exactement celle destinée aux P320 et M17, et aux P250 et M18, alias le holster LC2, vient d’ailleurs de subir le 22 octobre dernier un rappel officiel imposé par la Consumer Products Safety Commission américaine pour un problème de conception provoquant un changement de position de l’arme dans l’étui, pouvant entraîner un départ de coup involontaire. 3100 holsters sont concernés ; ensuite parce que l’étui retenu : d’une part impose l’emploi de 2 versions différentes selon qu’une lampe est montée ou non sur l’arme (alors qu’un étui Safariland 6305 8321 à rétention par système ALS permet le verrouillage de l’arme dans l’étui avec ou sans lampe), d’autre part ne protège pas (voir image ci-après) le bouton de libération du chargeur d’une activation accidentelle (branches, équipement, coin de mur, intérieur de véhicule, …) ce qui peut être très problématique (et nous sommes surpris que les tests n’aient pas mis en évidence ce léger souci) ; d’autre part ne semble pas être prévu pour les gauchers (environ 10% des effectifs) alors même que des holsters rigides de conception plus ancienne le permettaient (Safariland 3280 / 3285 notamment) ; enfin et pas des moindres problèmes, ne dispose d’aucune découpe pour les Glock MOS équipés d’optique … Restera aux futurs utilisateurs de kits MOS à passer commande chez les habituels Nikaia Sheaths et ETFR, spécialistes reconnus des holsters sur-mesure auprès des forces, et qui d’ailleurs auraient pu, dans un schéma idéal, être sollicités pour l’appel d’offre (c’est ainsi que des Blackhawk sont devenus de grandes boîtes, mais bon, nous ne sommes pas aux Etats-Unis, et l’amendement Berry n’existe pas chez nous). Le PSA Glock 17 Gen 5 et son étui Blackhawk L3D (image MinArm). Le PSA Glock 17 Gen 5 et son étui Blackhawk L3D (image MinArm). L’arrivée massive d’aides à la visée est également une grande première à saluer, et la France se positionne à nouveau dans les leaders de l’équipement individuel du combattant par ces choix. Très bon point. A ceux qui regrettent le choix d’une entreprise étrangère, y compris certains de la presse allant jusqu’à parler d’abandon des fusils et pistolets français (lesquels ? Espèce disparue depuis un âge …), rappelons que plus aucune usine majeure d’armes de petit calibre n’existe en France depuis maintenant près d’une génération, et rassurons-les en précisant que plusieurs entreprises françaises sont impliquées dans le contrat de Glock pour nos armées : l’Armurerie de la Bourse, distributeur officiel de Glock en France ; Cybergun, leader mondial de l’airsoft, et sa filière Spartan M&LE axée Défense & Sécurité, partenaires de Glock ; Welkit fournisseur des étuis Blackhawk et d’autres éléments du pack livré avec les armes. Enfin, s’agissant de la réputation de dangerosité des Glock et autres armes sans sécurité manuelle (soit tous les finalistes du programme PANG ayant abouti au PSA), 2 choses sont à considérer : OUI, les armes sans sécurité externe manuelle facilitent la survenue d’accidents (120 en 10 ans dans la seule police locale de la capitale américaine, tous avec des Glocks, dont plusieurs accidents mortels). C’est logique, indéniable et tout autant évident que le risque de se couper en manipulant un couteau : la combinaison course de détente courte, poids de départ limité, et absence de sécurité manuelle externe est prouvée comme plus accidentogène que les configurations plus conservatrices ; de plus, d’après d’extensives recherches menées sur cet exact sujet notamment par le FBI et plusieurs agences et services fédéraux américains, le stress et la fatigue font que près de 20% des professionnels entraînés ont tendance à mettre le doigt sur la queue de détente lorsqu’ils subissent une tension importante et qu’ils ont l’arme en main, élévation faite ou non, et ce sans même s’en rendre compte (d’où les différences considérables de poids de départ de coup entre armes de compétition, de loisir, et armes de service) MAIS, de la même façon qu’avec un couteau, c’est l’état d’esprit, l’entraînement, la formation et l’instruction continue qui permet d’éviter les accidents : plusieurs études ont montré que les tirs accidentels ne sont pas significativement plus fréquents avec les armes sans sécurité manuelle qu’avec celles sans : une arme n’est qu’un objet, inerte par essence, qui ne fait que restituer des effets en fonction des actions qu’on effectue avec : si le tireur et son doigt respectent les règles de base du tir, jamais aucun tir accidentel ne doit survenir ; malgré tout, aucun homme n’est infaillible ; c’est donc l’entraînement, la répétition et l’accoutumance dans la durée à l’objet (voiture, couteau, arme, même problématique) qui font que l’utilisateur sera un danger pour les autres et lui-même, ou un personnel prudent, prévenant et efficace. Il ne faut pas considérer l’objet comme dangereux en soi, mais se considérer soi-même comme dangereux avec l’objet, de sorte à constamment avoir à l’esprit que la moindre erreur peut avoir des conséquences terribles : c’est ainsi qu’on évite de se planter bêtement en voiture parce que l’esprit est ailleurs ou qu’on surestime ses capacités et celles de son matériel, et qu’on évite de la même façon les accidents à l’utilisation des armes ; DONC : les taux d’accidents plus élevés avec des armes type Glock ou équivalents n’ont été corrélés qu’à la transition brutale de personnels à mi-carrière d’armes type revolvers ou pistolets à plusieurs sécurités manuelles (1911, SIG P226 et dérivés, HK USP, Beretta, …) vers des armes type Glock sans sécurité manuelle : c’est la formation de conversion qui est donc principalement en cause, et l’incapacité de l’opérateur à remettre suffisamment en cause son apprentissage passé pour s’adapter à ses nouveaux moyens ; il va donc falloir que ceux formés initialement sur MAC 50 et PAMAS soient sérieux dans leur processus d’adaptation à leur nouveau pistolet, mais les militaires français étant ce qu’ils sont, comme on dit dans l’Institution, « ça va bien se passer ». Un avis souvent partagé est que pour toute force appelée à régulièrement approvisionner, charger, retirer le chargeur et la munition, sans tirer, le tout plusieurs fois par jour, une arme à sécurité manuelle et / ou levier de désarmement est préférable, surtout si l’instruction au tir est peu fréquente et sommaire (typiquement et quel que soit le pays : sécurité privée, police, particulier autorisé de port d’arme) ; par contre, un militaire tirant quelques centaines de munitions par an et vivant sur le terrain à l’exercice avec son arme (approvisionnée en munitions à blanc par exemple, pour l’effet psychologique du bruit en cas de tir accidentel, qui servira de leçon sans risque pour quiconque) saura respecter les règles impératives à la prévention de tout accident, devenues des réflexes instinctifs. Dès lors, nous espérons que dès les formations initiales les personnels seront formés d’abord sur le nouveau PSA Glock 17, même si ils sont appelés à utiliser les PAMAS restant par exemple. Pour faire une autre comparaison automobile, qui a appris à conduire sur bolide surpuissant sans garde-fou électronique peu transitionner sans risque sur une petite citadine anémique, par contre passer d’une Clio à une Lotus Exige sans grosse formation n’est pas sans risque. Pour qui le PSA Glock 17 Gen 5 ? Comme vu plus haut, il n’y en aura pas tout à fait pour tout le monde : 75 000 PSA pour environ 100 000 utilisateurs voire un peu plus (pour référence, il y a 102 000 HK 416 F commandés), des PAMAS resteront donc en service, ce qui est logique d’un point de vue logistique (tant que l’outil fonctionne, pourquoi s’en priver ?), comme économique (pourquoi payer pour remplacer ce qui peut encore servir ?). Au-delà des PAMAS, les Glock 17 Gen 3 déjà en dotation dans les unités équipées devraient a priori y rester jusqu’à fin de vie, et y seront probablement épaulés progressivement par des PSA à kit MOS, ou seraient versés aux éléments moins « ops » de leurs régiments tandis que les utilisateurs des Gen 3 passeraient sur PSA Gen 5. Ce serait dans la logique de ce qui a été fait à l’arrivée des 416 dans les unités servant à la fois des Famas lisses, revalorisés et Félin. Comme pour le HK 416 F, la dotation dépendra de l’unité. Certaines unités conserveront sans doute le PAMAS, d’autres passant au PSA très rapidement. Peut-être même certaines unités de réserve (35 000 réservistes opérationnels dans les forces du MinArm, dont environ 10 000 régulièrement en service) seront-elles dotées de quelques exemplaires, nous avons eu des informations contradictoires à ce sujet. Le fait est, certaines unités de réserve ayant déjà perçu au compte-goutte des 416, il ne serait pas déconnant que les PSA qui « vont avec » suivent, en toute logique, à raison d’1 PSA pour quelques 416 par exemple. Si les armes plus anciennes (FAMAS valorisés et PAMAS) encore en état de servir sont maintenues en service et redistribuées aux unités sollicitant moins leurs matériels (soutien, réserve, …), alors pour la première fois depuis … longtemps, les forces vont se retrouver avec un ratio armes / hommes intéressant notamment en termes de maintenance et de disponibilité immédiate. Vraiment une excellente nouvelle, tant certaines armes étaient exsangues (et contrairement à une idée répandue, ce n’est pas un privilège français, voir l’état des Beretta M9 américains au moment de leur remplacement dans notre article sur le sujet, largement pire que celui de bien des MAC 50 …). Personnels en formation sur le HK 416 F (image Collectif TRE). Personnels en formation sur le HK 416 F (image Collectif TRE). Quant aux armes qui seront retirées du service, particulièrement les MAC 50, ils devraient tôt ou tard partir en destruction, la France n’ayant pas pour politique de revendre ses anciennes armes de service. De plus gérer la revente d’armes de niveau d’usure variable demanderait une logistique humaine et matérielle plus coûteuse que le bénéfice de la destruction. Dommage pour les collectionneurs. Conclusion 2019 aura été une année faste pour Glock, avec entre autres le contrat des douanes américaines (Customs and Border Protection) pour un montant de 85 millions de dollars, le contrat de l’armée portugaise pour un montant d’environ 10 millions d’euros, et le contrat de l’armée française pour un montant de 44 millions d’euros. 2019 aura également été une année faste pour l’Armée Française, avec de nombreux remplacements en cours ou annoncés (VT4, véhicules Scorpion, treillis F3, gilet SMB amélioré, HK 416, SCAR-H PR, …) et 2020 commence très bien avec enfin le remplacement des pistolets de dotation, avec cette fois un remplacement massif et bien pensé (éco-système complet). Si le choix du Glock 17 sera inévitablement sujet à discussion entre curieux, amateurs, utilisateurs futurs, et passionnés du sujet, il est, indéniablement, le témoin d’un colossal progrès pour le soldat, marin ou aviateur français, au plan matériel et doctrinal, et sera un excellent outil de travail pour les missions dévolues aux forces. Espérons que son remplacement n’attendra pas 70 ans, mais gageons qu’il sera encore une excellente arme dans 20 ans voire plus, chose qu’on peut sans crainte espérer vu la très bonne longévité des Glock des premières générations. A la question « le Glock 17 Gen 5 est-il un bon choix pour remplacer les MAC 50 et PAMAS ? » nous répondons donc sans hésiter : O U I . Pensées pour le MAC 50 auquel nous devons dire adieu certes soulagés de voir une antiquité fatiguée prendre sa retraite, mais reconnaissants pour avoir bien servi pendant 70 ans au sein de l’une des armées les plus sollicitées depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale : vous avez peut-être eu dans les mains un MAC 50 vétéran de l’Indochine, ou de Kolwezi, qui sait ! Peu d’armes ont connu autant de mains, de jeunes impatients de réaliser leurs premiers tirs au PA (4 générations de soldats !), de paysages familiers ou hostiles, de crises et guerres, et de situations complexes que le PA MAC 50. Et au-delà des armes, peu d’objets ont servi aussi longtemps sans évolution aucune dans l’Histoire. Mes Respects. Le PAMAC est mort, vive le PSA ! « In Glock we trust » Serpent de mer des armées françaises depuis près de 40 ans, le remplacement des pistolets de dotation par le nouveau PSA (Pistolet Semi-Automatique) Glock 17 Gen 5 spécifique armée française marque un tournant pour nos forces, cohérent avec les dernières adoptions (armements comme véhicules...
  33. 5 points
    Quoiqu'il en soit, restons pragmatiques. Un texte de loi est valide tant qu'il n'est pas abrogé. Petit rappel à tous les "conseillers juridiques du forum" , mieux vaut se renseigner sur les vraies décisions judiciaires avant de diffuser des erreurs dans l'esprit des jeunes membres qui se posent des questions. C'est l'essence même du forum et la plupart des visiteurs sont des candidats. Chacun pourra trouver des contre exemples mais la réalité c'est que les juges ne s'appuyent pas sur du vent pour condamner des déserteurs. Un fil différent en parle. Que ce soit devant une chambre correctionnelle ou prud'hommale, avec les conséquences sur sa vie future, le déserteur devra assumer. Bien sûr, beaucoup de cas sont passés sans conséquences, c'est toujours pareil dans la vie judiciaire, on a même des innocents condamnés et des coupables non poursuivis, mais quand je lis certains je me dis que la lassitude ou les rancœurs du métier leur font perdre la lucidité nécessaire aux bons conseils. Rien de moralisateur dans mon post mais les conseilleurs n'étant pas les payeurs, il est bon de signaler qu'un contrat d'engagement obtient sa valeur à la signature. Tout simplement parce que c'est écrit dans les textes, au même titre que de la peine de mort n'existe pas et que c'est également moral de respecter ses engagements quelque soit le domaine . Je ne pense pas qu'en France on braque les gens avec un pistolet sur la tempe pour faire signer un contrat d'engagement avec 6 mois de réflexion initialement. En conclusion tout le monde est libre, d'assumer ou pas mais c'est mieux de le faire en connaissance de cause.
  34. 5 points
    Vous allez commander des hommes ? C'est nouveau. Un ingénieur fait beaucoup de choses, réfléchit et met au point des engins tellement coûteux que le responsable du PBF les range dans un placard. Commander ? Ne rêvez pas trop non plus. Vous connaissez des personnes condamnées pour désertion en temps de paix ? En théorie, des peines sont prévues. Mais dans la pratique……………..m'enfin, vous avez le droit de le croire. BTX
  35. 5 points
    Je ne sais pas pourquoi, je sens que je vais moi-même retirer l'affiche et coller celle-là à la place. On va s'gêner…………... BTX
  36. 5 points
    Bonjour, bonsoir à tous. Tout d'abord je tiens à vous prévenir je vais dire beaucoup, beaucoup de chose, ça risque d'être long. Je vais découper tout sa en 3 parties : -Le déroulement jours par jours. -Les activités. -Les anecdotes et bonus. I-Le Déroulement Jour par jour: J-x : Préparation de mon sac perso ; J'ai pris beaucoup, beaucoup, beaucoup trop de choses. Je vais lister ici toutes les affaires "utiles" à prendre, attention liste personel donc subjective et reflétant uniquement MA fmir. 1. Linges : -Des caleçons, plein, un max (prévoir au moins 1 par jour + 4 en rab). - Un pyjama, très utile si vous voulez pas dormir en caleçons ou en tenu de sport. -Des t-shirt (couleur armée), attention, en soit, si ce n'est pas les t-shirt TTA, ça passe pas. Après, pas vu pas pris. J'ai réussi à en mettre 2 fois, après un Maréchal des Logis m'as chopper et c'était finex, donc je vous déconseille de les mettre, mais ça peut toujours être utile quand même. -Des claquettes pour dans la Douche (bien entendu). -Au moins 2 serviettes de bain, toujours utile. -PAS DE CHAUSSETTES CIVILE, LA SI VOUS VOUS FAITES PRENDRE VOUS ALLEZ POMPER SEC. 2. Les accessoires : -Nécessaire de toilettes, donc gel douche, shampoing, brosse à dent, dentifrice, rasoir, mousse à raser, et si possible du savon pour laver vos vêtements sale (ahahah comme si vous alliez avoir le temps). -Nécessaire de couture, aiguille, fil, etc, rien de bien fou, mais toujours utile pour percer ses ampoules. -Nécessaire de soin, des pansements, un max, des compeed, beaucoup, du désinfectant, un briquet, un gel hydroalcoolique, des bandages, etc. Bref de quoi vous soigner rapidos. -Nécessaire de lavage, des chiffons, très très utile pour les TIG, une veille brosse à dent, un ensemble de cirage (brosse, cirage etc) pour la cérémonie, une grande bâche (utile pour plein de chose), et des sac poubelles (pour vos affaires sales, et faire une poubelle dans votre chambre). -Une multi-prise, ultra utile ! -3 ou 4 Cadenas à codes. -De la cordelette, pour faire sécher vos affaires mouillé. -Des sac de congélation, pour garder des choses tout le temps au sec. -Des tablettes de Moraline et Motivex, pareil toujours utile dans des moments où on ce dit "mais keskejfé là moi". -Une montre, celle à 8€ chez Décath elle est parfaite. -Des mouchoirs. -Des bonbons pour le morale. Jour-J : Arriver 30min en avance, on attend, on discute avec les nouveaux copains de formation, l'ADU arrive, bonjour, bonjour, hop 2 3 signatures, et on va s'installer dans les chambres. Arrive vite l'heure de manger, premier repas, on a eu 5 minutes 00, pas plus, sans rire. bon ben tant pis le plat je le mangerais une autre fois haha. On rentre, présentation de la Formation, du régiment, et quelques cours sur l'Armée etc etc. Jour-2: Réveil 6h00 au sifflet, 6h20 rassemblement (donc 6h15 parce-que être à l'heure c'est être en retard), on va manger, puis TIG, puis on pars direction Marseille pour réception du packtage (un joyeux bordel). Dans ce packtage vous allez recevoir tout plein de truc, mais au final, il y en a vraiment pas asser. 3 t-shirt pour 15 jours, 3 paires de chaussettes pour 15 jours, et 2 treillis, 1 d'été et 1 d'hiver. Ça annonce la couleur, on va puer des pieds (pas grave). Après réception, on se met tout beau tout en TTA, mais avec des affreux chapeau de brousse, le must du must, la crème de la crème, le pire couvre chef au monde, horrible. En plus on apprend que ici, chapeau de brousse = chapeau des punis. Ensuite la journée continue (je vais pas tout dire ce gâche la surprise après). Jour-3 à 5: Les journée ce suivent, toujours le même déroulé, juste les activités qui changent, j'adore je suis au top, c'est trop bien. Jour-5/6: Première marche, celle du Béret, 7petit KMs, une montée atroce jusqu'à la flamme, horrible, jamais fait aussi pentu. On arrive en Haut, on a le Béret, fini le chapeau de brousse (enfin). Jour-6 à 8: On part en bivouac sur le Terrain, on fait plein de trucs, découverte de la ration de combat, excellente (même si après le ventre est complétement retourner). Jour-9 et 10: Tir avec le FAMAS, vraiment expérience incroyable, trop trop bien. Au top. Jour-11: Marche, 20KMs dans les calanques, là ça à été dur, là la moraline et motivex était importante. Ressorti vivant, mais avec moult ampoules, tant pis on serre les dents. Jour-12 et 13: Journée classique si ce n'est le nettoyage du fucking FAMAS, on y a passer 7h ... Jour-14: Fin, cérémonie, rangement, nettoyage, hâte de partir (à ce moment là on en peut tous plus, on en a marre,on pue, on est sale etc), puis à 19h, ciao les copains, aurevoir, à plus . On rentre, on dort. (13h la première nuit pour ma part). II-Les activités : Vous allez faire tellement de chose, tellement de cours, tellement de pompes, tellement de polichinelle, tellement d'attente, tellement de TIG. C'est une expérience UNIQUE, je suis déjà en manque, je dis "Recus" à ma mère, je refait mon lit au carré etc etc xD Le FAMAS, le NRBC, La théorie, Le combat, Le sport, La MOAL, Le PSC1 etc etc. III-Annecdotes et Bonus : Des annecdotes à revendre: -Kiki, notre caillou punition, parceque 2 mongolo avaient leurs téléphone sur eux, on devait l'avoir h24 7jours/7 avec nous, partout, tout le temps. -Un mec tellement perché qu'il a mis son pantalon à l'envers avant un rasso. -Le Brigadier qui nous racontait ses anecdotes de quand il était légionnaires. -Les 2 soirées cohésion où on a enfin pu manger bien comme il faut, où on chanter des chansons Légion autour du feu. -Les 200 pompes qu'on doit à un Maréchal des Logis et les 1500 polichinelle à un Brigadier-Chef. -Les centaines de pompes qu'on a du faire, sur les mains, sur les poings, sur l'envers des mains, sur les cailloux, sur la boue, partout. -Les amitiés qu'on ce fait, à tous jamais. -Les commandos Basket qui font genre ils ont le cancer du rein alors que ils ont rien dutout. -Le fait que je termine très bien placer dans le classement final. -Bref trop de choses. Je sais qu'un SOUS-OFF de l'ER est ici, je tiens à vous dire, monsieur, merci beaucoup pour ces 2 semaines, les meilleurs et les pires de ma vie. NEC PLURIBUS IMPAR. CoqAuVin.
  37. 5 points
    Bonjour à tous, Ayant fait une PMS à l'automne 2019 au sein du 11ème Régiment d'Artillerie de Marine stationné près de Rennes, voici un petit retour d'expérience qui sera peut-être utile à ceux qui passeront par cette étape préalable à l'engagement en tant qu'officier ou sous-officier. La PMS dure 18 jours comprenant des enseignements théoriques (organisation de l'armée, topographie, pédagogie, transmission, notions de base du combat) et pratiques (PSC1, CATI Famas comprenant démontage, remontage, et manipulations de bases de cette arme) ainsi que du sport (Footing, Crossfit, Parcours d'obstacle, montées de cordes) et de l'ordre serré. Nous étions 30, soit une section, divisée en trois groupes de 10, chaque groupe étant encadré par un sergent assisté par un caporal ou un caporal-chef. La section était logée dans un bâtiment dit «chalet» par chambrées de quatre. Le déroulement de la journée était généralement le suivant : - 06h00 : levé : faire son lit en batterie, se doucher, se raser, s'habiller - 06h30 : petit-déjeuner à l' «ordinaire»(mot qui à l'armée désigne le lieu de restauration) -07h00 : retour au chalet pour faire le ménage de sa chambrée et réaliser les TIG : Travaux d'Intérêts Généraux - 07h30 : début de la séance de sport ou parcours d'obstacle - 09h30 : retour au chalet, douche dite du légionnaire (1m30s max), changement de tenue - 10h : début des cours en salle -12h : fin des cours, déjeuner à l'ordinaire puis retour au chalet pour faire les lits au carré -13h : reprise des cours théoriques ou marche ou MOAL (Manipulation Opérationnelle de l'Armement Léger) - 18h : dîner à l'ordinaire - 18h45 : début de l'ordre serré : apprendre a marcher au pas et a chanter en même temps - 20h00 : fin de l'ordre si le sergent est satisfait, retour au chalet -22h00/22h30 : extinction des feux Bien évidemment ce déroulement n'était pas immuable et pouvait varier notamment lorsque partions en bivouac Concernant divers aspects de la vie militaire : - la nourriture : elle était très convenable, et plutôt équilibrée. J'ai trouvé les portions un peu maigres et pourtant je ne suis pas gros mangeur. De toute manière vu le peu de temps accorder pour manger vous aurez juste le temps de finir votre assiette, - le logement : le gros point faible, même si évidemment on ne vient pas à l'armée pour le confort. Le chalet dans lequel la section était logée n'était pas chauffé. Donc une température de l'ordre de 12/13 degrés, et surtout en plein automne breton une humidité constante qui empêchait le linge de sécher. De nombreuses personnes ont chopés un bon rhume. - le paquetage : un mix d'articles modernes et d'autres compléments dépassés. Le masque balistique, le duvet et sa housse ainsi que la musette étaient neufs. En revanche le grands sac à dos, et le gilet de combat avaient vécus. Les scratch des portes-chargeurs du gilet de combat ne tenant plus, je faisais les marches avec la peur de perdre un chargeur de Famas. Surtout gros point noir concernant les chaussures. Alors que les Haix sont de plus en plus répandues, (l'encadrement en avait) nous avons eu droit aux rangers ou plus exactement «brodequins de marche» pour reprendre la dénomination officielle. Les miennes étaient en piteux état, et m'ont martyrisées les pieds qui ont finis couverts d'ampoules. Elles rendent la marche pénible et finissent par plomber le morale. - l'habillement : deux treillis, un chapeau de brousse, trois paires de chaussettes vertes, deux paires de chaussettes de sport blanches, deux chemisettes F1, trois T-shirt standards verts, un T-shirt de sport blanc, un survêtement de sport, un sweet et un short de sport «ras les couilles». Articles de bonne qualité mais en petit nombre, et nous n'avons pu faire que deux lavages.... - l'encadrement : Dans l'ensemble assez sympathique du moment que la discipline est respectée. Bien sur le sergent de semaine n'hésitera pas a pousser une gueulante s'il voit la discipline se relâchée. Tout retard dans l'exécution des ordres et tout manquement à la discipline même s'il n'est le fait que d' une personne se paiera par une bonne dizaine de pompes sur les poings pour toute la section... Mais quand un sergent ou un caporal ordonne de pomper il met toujours un point d'honneur a le faire lui aussi. La force de l'exemple... Quelques conseils : - Être à l'heure c'est déjà être en retard : maxime militaire que les cadres se plairont à vous répéter : on ne demande pas d'être ponctuel, mais d'être en avance. Quand un rassemblement est demandé pour 8h00, la section doit être alignée en ordre de marche pour 07h55 dernier délai - L'armée française accorde une grande importance au rasage, il sera vérifié chaque matin, mieux vaut être rasé et de près, - de même mieux vaut arriver avec une coupe de cheveux courte, le coiffeur du camp n'étant pas disponible, ceux qui les avaient trop longs sont passés entre les mains d'un camarade heureusement doué, - Toujours regarder un supérieur dans les yeux. Quand on se présente devant un supérieur si l'on a un doute sur son grade, simplement lui dire «mes respects» plutôt que de risquer de donner un grade erroné, - Toujours rester tête haute, ne jamais donner l'impression que l'on subis les événements, - Prendre souvent part au Travaux d’intérêt Généraux, et ne pas hésiter a faire les WC et les douches : j'ai remarqué que le sergent de semaine emportait le feuille de la semaine passée, sans doute pour voir ceux qui se coltinaient les tâches ingrates et identifier les tires-aux-flancs qui laissent le «sale» travail aux camarades, - Faire preuve de cohésion et aider les camarades, le milieu militaire ne déteste rien tant que l'individualisme, - Connaître par cœur le numéro de série du Famas qui vous est attribué, afin de retrouver son arme quand elle est mise en faisceau. (Personnellement pour plus de sécurité je le notais au bic sur mon avant-bras). Lors des bivouac, sauf ordre contraire toujours garder son arme sur soi, y compris sous la tente (on dort avec l'arme dans le duvet). Les gradés se feront un plaisir de ramasser un Famas laissé sans surveillance et son détenteur passera un mauvais quart d'heure, - Connaître par cœur les quatres règles de l'ISTC elles vous seront forcement demandées : https://fr.wikipedia.org/wiki/Instruction_sur_le_tir_de_combat - Préalablement à la PMS s’entraîner a faire vite et bien le lit en carré et le lit en batterie, vous gagnerez un temps précieux et à l'armée on comprends vite que rien n'est plus précieux que le temps - Concernant le sport, sans parler d'être un athlète de haut niveau il faut quand même se préparer un peu. Votre serviteur fait une cinquantaine de pompes, une dizaines de tractions, et le 8km en 40 minutes. Avec ce niveau physique je me plaçais à peu près au milieu de la section en ce qui concerne le sport, j'ai pu suivre le rythme sans trop de difficultés et je n'ai pas fait d'échec (incapacité a passer trois fois de suite un obstacle) au parcours d'obstacle. Par contre j'avais omis de m’entraîner a pomper sur les poings et j'ai vite compris combien cette omission était regrettable. Il faut également si possible s’entraîner au montée de cordes, on nous a demander deux montées de cordes successives à 5 mètres, avec l'aide des pieds. L'évaluation sportive comprenait également un test de Cooper, mieux vaut s'y préparer pour connaître son allure de course optimale, - Concernant le parcours d'obstacles, faire attention c'est là que se produisent la plupart des blessures qui causent un arrêt involontaire du stage. Plutôt que de chercher a impressionner l'encadrement en allant à toute vitesse, mieux vaut assurer en prenant son temps et en suivant scrupuleusement les techniques de franchissement montrées par l'encadrement - Prendre soin de ses pieds : ils sont mis à rude épreuve. Si vous avez des haix vous pouvez vous considérez comme des veinards, pour ceux qui toucheront des rangers, le calvaire commence, je vous renvoie à la rubrique suivante concernant les affaires a emporter Affaires a emporter : Affaires indispensables : - Un ou deux cadenas : Pour sécuriser ses affaires, privilégier un modèle a code plutôt qu'a clé (la cata si vous la perdez). Personnellement j'avais pris le modèle « porte adresse TRAVEL » de chez Decathlon à 7 euros qui a bien fait l'affaire - Un peu d'argent liquide : Pour acheter ce dont vous pourriez avoir besoin à la coopérative de la base, inutile de prendre toute ses économies, une cinquantaine d'euros devrait suffire, - une paire de tongs, - nécessaire de toilettes : gel douche, dentifrice, brosse à dent, mousse a raser, déodorant, rasoir et une lame de rechange, - quelques serviettes de bain, - du PQ : trois-quatre rouleaux devraient faire l'affaire - une lampe frontale avec éclairage rouge et une paire de piles de rechange - une montre solide - une paire de chaussures de sport - une tenue civile correcte - une quinzaine de caleçons - six ou sept cintres - une corde à linge - un gros bloc note ou deux cahiers moyen format pour la prise de note pendant les nombreuses heures de cours théoriques : - un sachet d'une dizaines de bics noirs pour vous et dépanner ceux qui auront paumer leur unique stylo - la trousse de soins avec un spray antiseptique, un tire-tique, des pansements, un peu de Dafalgan et d'Immodium, de l'Arnica en gel ou pilule - du gel hydro-alcoolique pour les mains, - des mouchoirs en papiers pour se moucher, nettoyer le Famas.... Affaires facultatives mais très utiles : - un petit sachet en plastique : coût et encombrement dérisoires, utilité maximale : certaines pièces du famas sont très petites, et peuvent vite être perdues, il suffit de les mettre dans le sachet lors des opérations de démontage/remontage. A noter que chaque pièce qui tombait de la table lors du démontage/remontage entraînait une série de 10 pompes - une feuille A4 avec l'éclaté du Famas, a imprimer ici : https://pmd-2-regiment-de-dragon.skyrock.com/3042664613-Vue-eclate-du-FAMAS.html. Pour valider le CATI Famas on vous demandera le nom des pièces - une chemise en plastique pour y glisser son cahier ou son bloc note : le cahier se trouve dans la musette réglementaire qui lors du stage est restée parfois dehors sous la pluie, hors son étanchéité est relative. Une chemise en plastique permettra de protéger vos précieuses notes. Une autre solution plus onéreuse mais aussi efficace est d'écrire sur un cahier de la marque Rite in the Rain, spécialement conçu pour résister à l'humidité. - des bandes patronymiques avec votre nom : https://www.asmc.fr/bandes-patronymiques-lot-de-5-simple-kaki/noir. On vous fournit une seule bande patronymique, ce qui oblige a la scratcher à chaque changement de treillis. Si vous l'oubliez l’encadrement ne manquera pas de vous qualifier de «mercenaire» et vous serez quitte pour quelques pompes. Voilà de quoi remédier au problème, - une étiquette a bagage de couleur noire : a fixer sur la poignée de votre musette réglementaire pour la distinguer des autres. Elles sont souvent en tas lors des activités extérieures et comme elles sont toutes identiques, risque de partir dans la précipitation avec celle d'un autre.. - un paquet de lingettes pour bébé : https://www.easyparapharmacie.com/waterwipes-lingettes-bebe-x60.html : double emploi, se nettoyer le visage du camouflage et nettoyer le famas - un paquet de gants de toilettes sans rinçage : https://www.bastideleconfortmedical.com/gants-de-toilette-humidifies.html : très pratique pour faire un brin de toilettes en bivouac - Un spray d'antifongiques pour les pieds : https://www.amazon.fr/Urgo-Pr%C3%A9vention-Mycoses-Pieds-Chaussures/dp/B0087P2WB0 : a pulvériser abondamment dans vos chaussures, sur vos chaussettes, vos tongs et vos pieds ce n'est vraiment pas le moment de récolter un pied d’athlète - de l'Akiléine Nok : se masser avec les pieds chaque soir et chaque matin pendant un mois avant le début de la PMS, réduit l'apparition des ampoules - des pansements Compeed contre les ampoules : ils sont très coûteux mais efficaces. Si vous avez des Haix vous pourrez peut être vous en passer, si vous avez des Rangers vous bénirez leur inventeur... - des compresses épaisses : un camarade de chambrée avant même d'avoir des ampoules à cause des rangers, s'était collé des compresses sur les talons pour empêcher les frottements, technique dont j'ai pu constater l'efficacité. Référence compresses : Mepilex Border EM 6 par 12 cms - une paire de semelle pour Rangers : https://www.toe-concept.com/semelles-ortholite-survivor-3-pour-chaussures-rangers-magnum.html : inutile si vous avez des haix, vitale si vous avez des rangers, la plante des pieds est le seul endroit où je n'avais pas d'ampoule, - un spray de répulsif contre les tiques : le jogging se fait en forêt avec le short réglementaire ridiculement court, gros risque de se faire piquer et éventuellement de contracter la maladie de Lyme - un rouleau de sac poubelles de 35 litres pour le linge sale, la poubelle de la chambrée - Un bonnet de couleur sombre pour dormir les nuits de bivouac, si PMS en automne-hiver, - Une paire de sous-vêtements techniques : bizarrement présente sur la liste des effets a emporter, nous n’avions pourtant pas le droit de les porter en journée. Mais très utile la nuit en bivouac et même dans un baraquement non chauffé, la couverture réglementaire étant plutôt légère. A prendre en cas de PMS en automne hiver. Personnellement j'en ais pris une paire chez TOE dont je suis satisfait : https://www.toe-concept.com/maillot-thermo-performer-niveau-2-noir.html et https://www.toe-concept.com/collant-thermo-performer-niveau-2-noir.html - deux ou trois paires de chaussettes de sport blanches : permet de pallier au faible nombre de chaussettes qui sont fournies - deux ou trois paires de chaussettes hautes : permet d’éviter de porter plusieurs jours de suite des chaussettes rendues humides par la transpiration : https://www.toe-concept.com/chaussettes-rangers-tout-temps-noir.html (modèle hiver) ou https://www.toe-concept.com/chaussettes-rangers-climat-chaud-vert-od.html (modèle été) - une brosse à chaussure, - une trentaine de barres énergétiques : a glisser dans le treillis avant les marches, permet de reprendre du tonus, et ne pas oublier d'en faire profiter les camarades qui ont un petit coup de mou - un « kit TIG » : une boite de gants en latex, deux packs de lingettes désinfectantes, un pack de lingettes nettoyantes pour le sol. ¨ Voilà je pense avoir tout dit, bonne chance à ceux qui tenteront l'aventure.
  38. 5 points
    Zen... Cet "incident" n'est que la concrétisation d'une récente directive visant à "faire la chasse" (tout de même justifiée, tant les abus sont légion..), à la revente d'effets mili de dotation sur le net.. ("La Bonne Couîne" en étant le pricipal vecteur...) "La goutte d'eau", certes... Mais votre vase s'est empli au fil du temps.. Restez serein ! ... Cet incident est l'occasion de concrétiser votre souhait inexprimé de changer de vie, et d'aborder d'autres horizons. Vous savez quoi ? Il y a une vraie vie en dehors de l'Institution ! (Et les ex-milis ont une excellente cote auprès des recruteurs, tant privés que publics !) §§ Quoi qu'il en soit, restez serein. Votre besoin de liberté ne relève en rien de la psychiatrie ! Vous avez simplement besoin d'un nouveau départ, d'une nouvelle vie, après avoir servi de nombreuses années le bien commun.. Les "sonneries", petites ou grosses, tout le monde en a fait, consciemment ou non, et à divers niveaux.. De fait, elles sont parfois un appel inconscient "d'aide à la décision"... §§ Et gardez à l'esprit que, quels que soient les circonstances, et vos décisions de demain, vos vrais camarades d'hier ne disparaîtront pas... Ni de votre mémoire, ni vous de la leur ....
  39. 5 points
    Les médailles, en soi, ne "servent" à rien en effet. Si ce n'est de témoigner aux yeux du commun des mortels (ce que nous sommes tous) de la participation du récipiendaire à telle ou telle opération, de son courage quand il s'agit d'une croix de guerre ou de la croix de la valeur militaire et de son mérite quand il s'agit d'un ordre national ou de la médaille militaire. Ce ne sont pas des hochets pour les soldats, ceux qui, femmes et hommes, ont chevillée au corps la volonté de servir. Leur patrie notamment. Pourquoi vouloir systématiquement rabaisser ces signes extérieurs de "distinction", au sens large du terme, à de vulgaires bouts de métal brillants ? Alors à ce moment là, pourquoi délivrer un diplôme, celui du baccalauréat tant qu'on y est, lorsqu'on connaît le peu de valeur qu'il représente ? Pourquoi envelopper le cercueil d'un soldat d'un drapeau ? Pourquoi jouer une sonnerie "aux morts" et le refrain d'un hymne national ? A quoi tout cela rime t'il en effet une fois qu'on a disparu ? BTX
  40. 4 points
    Dans les rêves de BTX : "Mon premier objectif est de "décrocher le BAC"" "Mon second objectif est de servir mon pays par le biais de son institution militaire." "Avec beaucoup d'humilité je me fixe comme troisième objectif d'intégrer le 1er RPIMa"
  41. 4 points
    https://www.bvoltaire.fr/sujet/liberation/ Veille de 14 Juillet, Libération titrait sur la question de la diversité dans les armées : « La diversité est très faible dans les grandes écoles militaires ». Et d’évoquer, à l’autre bout de la carrière, un haut commandement qui reste fortement « blanc, catholique, hétérosexuel », pour reprendre les propos du « chercheur » Elyamine Settoul. Une remarque préalable : on serait intéressé de savoir comment il a trouvé tout cela, ce « trouveur ». Découvrir qu’il y a plus de généraux blancs que noirs, on imagine que ce n’est pas trop difficile. Une photographie réunissant les commandeurs de l’armée de terre, par exemple, peut être un assez bon indice. Là où ça se complique un peu, c’est pour le certificat de catholicité. On connaît la réponse qu’aurait faite, au moment de l’affaire des fiches, le colonel Pétain, qui n’était pourtant pas spécialement calotin, à un fonctionnaire qui lui demandait les noms des officiers de son régiment qui allaient à la messe : « M’y tenant au premier rang, je n’ai pas l’habitude de me retourner. » Quant à savoir si les officiers sont hétérosexuels ou homosexuels, on ne sache pas que cela ait un quelconque intérêt opérationnel. Qu’il n’y ait pas beaucoup de « diversité » aux plus hauts échelons de la hiérarchie s’explique tout simplement par le recrutement que les armées ont fait il y a plus d’un quart de siècle. Quand le ministre des Armées Florence Parly déclare « Diversité et mixité, c’est le même combat », elle n’a pas tort. À condition d’ajouter qu’il faut partir de ce constat : on ne nomme pas un général de sexe féminin si on n’a pas recruté des jeunes femmes dans les grandes écoles, il y a trente ans ; de même, on ne « fabrique » pas un général « issu de la diversité » par génération spontanée. À la différence de ce qui peut se faire parfois dans d’autres administrations à travers le fameux « tour extérieur ». Qu’il n’y ait pas beaucoup de « diversité » en entrée de carrière est sans doute aussi une réalité. Elyamine Settoul évoque des freins sociologiques de la part des armées – notamment l’armée de terre et la marine nationale -, « davantage tournées vers la valorisation de leur héritage historique et le passé » que l’armée de l’air, de création plus récente. Il y a pourtant une réalité sonnante et trébuchante : le passage des concours. Car on n’entre pas dans une grande école – y compris militaire ! – sans passer un concours. Et le fait d’être « issu de la diversité » ne donne pas encore des majorations de points… On pourrait peut-être alors se poser un certain nombre de questions que le chercheur Settoul se garde bien d’évoquer devant le journaliste de Libération. Quelle est la part de jeunes « issus de la diversité » parmi les jeunes Français passant les concours des grandes écoles militaires (Saint-Cyr, Navale, Air) ? Quel est, alors, leur pourcentage de réussite ? Autre question qui pourrait être posée : qu’est-ce qui motive, aujourd’hui, un jeune Français à se présenter aux concours des grandes écoles militaires ? Dans l’article de Libération est évoqué l’« endorecrutement », avec ce que cela sous-entend de reproduction sociale. Mais derrière cet « endorecrutement » se cache bien souvent la transmission, dans les familles, de « valeurs », notamment le patriotisme, le service aux autres, l’esprit de sacrifice, le code de l’honneur, etc. C’est mal ? Toutes choses que l’on peut, d’ailleurs, recevoir dans n’importe quel milieu, pour peu, aussi, que l’école apporte aussi son appui, ce qui est une autre affaire… On découvre rarement le patriotisme par hasard et on ne se présente pas à un concours d’entrée à une grande école si on n’a pas le niveau d’étude requis. Tout cela relève, évidemment, de la lapalissade. Tout cela, enfin, pour dire que s’il n’y a pas beaucoup de « diversité » dans les grandes écoles militaires, la raison n’est pas à chercher dans les armées mais ailleurs. Et c’est un autre sujet, bien plus vaste et qui ferait peut-être moins plaisir aux adeptes inconditionnels du vivre ensemble…
  42. 4 points
    Tu n'as pas vu assez de regiments alors. Des cathos extrémistes il y en a plein l'armée! Entre l'officier qui a son autel portatif pour sa messe en toute circonstance (bon c'est pas extrémiste ça mais c'est quand même ultra pratiquant), ou celui qui a estimé que mes enfants iraient brûler en enfer car ils ne sont pas baptisés (il vouait un culte à Pétain aussi)... Et j'en passe et des meilleurs. Franchement balade toi rien qu'à coet! Des cathos extrémiste à chaque coin de rue qui ne mettront jamais leurs 12 enfants en classe avec des hérétiques, ne diront jamais bonjour a un divorcé etc...
  43. 4 points
    Je confirme , pour l époque j avais une imc d extrême maigreur ... hors j était parfait ! Mais os léger et origine asiatique ... du coup hors IMC européenne ! Cela ne m a pas empêcher d être un chat maigre avec le surnom de ninja ! haha 😂
  44. 4 points
    Bonjour a tous. Revenant hier de mes tests a Bordeaux je me suis dit qu'il serait intéressant que je vous fasse un Retex en cette période post confinement car le déroulement de la journée en a été largement modifié.... Lundi 11 mai : Arrivé dans les derniers a 17h30, on m'ouvre la lourde porte blindée pour me présenter devant un bureau. Désinfection des mains, fourniture d'un masque chirurgical, vérification d'identité, fouille des sacs et des poches. "Parfait, attendez moi là sur le côté le temps que les derniers arrivent " Le dernier (on était 4) arrive vers 18h. Tout le monde se rassemble et directement et direction le bâtiment du D.E.I. Tous en ligne devant le bâtiment, a un mètre les uns des autres, "sur les points jaunes!". L'adjudant chef de garde nous rejoint, nous donne nos numéros de chambre et les consignes pour le repas , a savoir : Tout le monde rassemblé devant le bâtiment pour 18h25. On monte dans les chambres, réduites a 4 bonhommes au lieu de 6 (distanciation sociale obligé), on pose les affaires, on fait le lit (les draps et couvertures sont fournis mais pas de traversin) et on redescend tous au rassemblement. 18h30 direction l'ordinaire en colonne bien rangée a un mètre les uns des autres. Au menu : betteraves, épinards, riz et steak. Fromage et desserts. 20h rassemblement en salle d'information pour les 4 derniers arrivés dont je faisais partie. On nous explique les règles du séjour et son déroulement, avec un TRÈS long passage sur le Covid19 et les mesures mises en place : "Vous ne devez enlever votre masque sous aucun prétexte", on nous explique aussi que tous les temps "off" entre les différents tests et examens se passent confinés dans nos chambres. Adieu la cohésion de groupe et la sociabilisation.... 21h tout le monde en chambre,on discute avec les collègues de chambrée, chacun est là pour des spécialités différentes ce qui est très intéressant. Un des camarades parle beaucoup et pose beaucoup de questions : STRESS ? 22H30 appel dans les chambres et extinction des feus : "Bonne nuit les Loulous !" Mardi 12 : Théoriquement le réveil s'effectue a 6h30 par le gradé de garde mais nous avions décidé tous les 4 de nous lever a 6h pour avoir le temps de nous préparer tranquillement et avoir une place assurée aux douches. 6h55 rassemblement devant le bâtiment "sur les points jaunes au sol !" en tenue de sport. Direction l'ordinaire pour le petit déj. En parlant du petit déj, je ne sais pas s'il est toujours constitué ainsi mais je l'ai trouvé très lacunaire : boisson chaude, jus d'orange (déconseillé par tous les encadrants), pain (un seul), beurre, confiture et ... c'est tout. Même pas un yaourt ou un fruit pour égayer tout ça ? C'est comme ça que l'on nourrit un homme ? 7h55 rassemblement "points jaunes au sol" devant le bâtiment pour la visite médicale. Rencontre avec notre encadrant pour ces deux jours, un caporal chef chasseur alpin très sympa, disponible et a l'écoute. S'en suit la visite médicale avec tous les divers examens que vous connaissez sûrement, je ne vais pas tous les détailler a nouveau ici. Pour ma part SIGYCOP 1121110 : je suis apte partout. Pour les autres ça passe aussi sauf le camarade qui parlait beaucoup la nuit précédente. Apparemment il avait des raisons d'être stressé : inapte définitif et retour chez maman ! 11h55 : rassemblement pour le repas du midi composé d'un "sachet Beurk" . Un repas sous forme de ration que l'on mange dans notre chambre, chacun sur son lit, a bonne distance (là vous pouvez enlever votre masque). 12h50 rassemblement "points jaunes" en tenue correcte pour aller passer les tests psychotechniques, de personnalité et d'anglais. Encore une fois je ne vais pas tous les détailler vous les connaissez sûrement. 16h tests terminés, chacun regagne sa chambre et patiente jusqu'au repas du soir. 18h25 rassemblement "points jaunes" et rencontre du gradé de garde, un adjudant qui ne mâche pas ses mots et qui n'hésite pas a mettre la pression : "Il y en a parmi vous pour l'infanterie, les paras ou le médical ?" Plus de la moitié des candidats lèvent la main.. "Et bien mes cocos je vous le dis tout de suite il n'y a plus de place ! Alors rêvez pas trop !" La pression était mise.... Repas a l'ordinaire : salade de riz (sûrement celui de la veille), blettes (si je m'attendais!), frites, paupiettes, fromage et desserts Après le repas retour en chambre. Mes camarades de chambre et moi même discutons un peu mais très vite les paupières sont lourdes et a 22h tout le monde s'est endormi. C'est simple, aucun de nous n'a vu le gradé de garde pour l'appel du soir... Mercredi 13 : Comme hier nous nous réveillons tous les trois a 6h pour être tranquilles au douches et aux lavabos. 6h55 rassemblement "points jaunes" pour aller a l'ordinaire. Encore une fois les gradés nous déconseillent fortement le jus d'orange. D'autant plus que ce matin c'est SPORT ! 7H55 rassemblement pour partir au gymnase passer nos épreuves de sport, par groupes de 6. C'est d'ailleurs le seul moment où l'on peut être a l'extérieur sans notre masque ! Le moniteur nous rejoint : presentation, attribution d'un numéro et consignes. Prêtez bien attention aux consignes les moniteurs sont très pointilleux et la moindre incartade vous voudra des points en moins... Encore une fois vous connaissez les test : Luc léger, squats et tractions. Tout s'est bien passé pour moi hormis le Luc léger où j'aurai pu sûrement faire plus, mais dehors sous la pluie ce n'est pas évident, j'ai glissé plusieurs et ça a cassé mon rythme. Prenez garde a ça si comme nous vous passez vos tests par jour pluvieux. 9h30 tests finis , chacun dans sa chambre jusqu'au repas de midi. 11h25 rassemblement "points jaunes", sachet BEURK, retour chambre pour manger. A la suite du repas chacun fait son sac, retire ses draps et désinfecte tout le matériel : lit, matelas, armoires, table, chaise, porte et poignée de porte. On descend rendre nos draps pliés A4 et notre couverture. 13h le caporal qui nous encadre passe dans toutes les chambres et nous donne a chacun un horaire et un salle où nous rendre pour passer notre entretien. J'ai de la chance je passe dans les premiers a 13h30.. 13h30 un adjudant vient me chercher en salle d'attente pour me faire passer l'entretien. Tout se passe très bien pour moi , l'adjudant est très sympa et nous discutions pendant presque 1h30. Conclusion : profil idéal pour EVSO, personnalité qui colle parfaitement a leurs critères, tests sportifs bons, même si en aparté il me conseille quand même de pousser un peu plus le cardio, tests psychotechniques excellents avec une moyenne des trois notes de 9/10 et note de comportement excellente aussi, même si je me demande un peu comment ils nous ont évalué là dessus étant donné que nous avons passé 70% de notre temps confinés dans nos chambres. 15h passage au D.E.I terminé pour moi. Un dernier mot aux camarades de section que je croise devant le batiment, tout le monde a l'air satisfait, même si je pense déceler chez certains un peu d'enjolivement .... Direction la sortie, on repasse la lourde porte blindée, et on se dirige vers la gare. Ces quelques jours ont été très instructifs. Ils montrent une certaine partie du monde militaire, notamment la notion d'attente et de patience ! Préparez y vous, car en post confinement vous passerez beaucoup de temps dans votre chambre a vous tourner les pouces ! En espérant que ce Retex vous sera utile et sera lu. Respectueusement !
  45. 4 points
    Bonjour Kirohime. J'ai toujours été surpris de voir si souvent les jeunes Français, de formation littéraire ou non, confondre le participe passé et l'infinitif ainsi que d'autres petits détails. C'est sans doute dû, en grande partie, à ceux qui sont chargés du programme scolaire, de ses modifications trop fréquentes et de son application. 🙂 Ceci ne t'empêchera guère, j'en suis sûr, de servir ton Pays, le défendre et lui apporter bien d'autres choses que la passion pour l'orthographe. 🙂Welcome.
  46. 4 points
    C'est du tout frais, effectivement nouvelle attestation. Une tolérance est acceptée pour aujourd'hui avec l'ancienne si l'heure est apposée. Et je rajoute que les violations sont plus sévères. A la 2e violation en 15 jours, c'est une contarvention de 5e classe, puis à la 3e violation en 30 jours il s'agit maintenant d'un délit puni de 6 mois d'emprisonnement et 3750e d'amende. La loi n'étant pas rétroactive, le compte des violations commence seulement à compter d'aujourd'hui.
  47. 4 points
    Malheureusement , maintenant tout le monde est expert en tout et n'importe quoi ! haha Génération de victime ! haha Toujours prêt a chialer pour un rien ! C'est sa d'être dans le luxe sans avoir a rendre compte ! La France c'est devenu un pays de DROIT et non de devoir ! haha Tu te rends compte ? J'ai pas assez d'argent pour m'acheter chaque année un téléphone qui vaut plus que mon salaire ... putain de merde , quelle pays de merde la France , f*ck les impôts ! 😂 Puis tu te rends compte , les policiers ils mutilent , j'ai voulu ramasser une grenade pour leurs lancer dessus a ces connards , j'ai perdu ma main ! Qu'elle injustice ! 😶 On devrais faire un stage au sahel obligatoire pour chaque Français , histoire de côtoyé la vrai misère sociale ... ils sont mignon avec leurs pancartes survivre non , vivre oui ! 🤣 Ok boomer ! 🤣
  48. 4 points
    Plus court et plus rapide = la désertion. Vous ne risquez absolument rien. D'autres l'ont fait avant vous et bien d'autres le feront après vous. Au point où vous en êtes, vous avez caché la présence d'un matériel d'ostéosynthèse et omis de déclarer un asthme purulent …………...le tableau est plus que parfait ! Manque plus que la cerise = une bonne et franche désertion en temps de paix. Les pandores ont autre chose à foutre. Ils neutralisent des crétins qui se baladent avec un couteau et menacent les passants. Renvoyez par la poste en évitant de mentionner votre adresse le peu d'effets qui vous restent du paquetage. Vous avez ma bénédiction. BTX
  49. 4 points
    Moi je me suis engagé a 18 ans sans diplôme ou presque ... l'armée ma former voir transcender . J'ai découvert plusieurs qualités cachée en moi , j'ai était beaucoup plus courageux que ce que je ne le penser , j'ai appris énormément sur mes vrai désire et j'ai participer à la vie de la nation , je l'est vue de l'intérieur , dans les coulisses ce qui m'a permis de comprendre ce que très peu de gens connaissent . J'ai maintenant une vision globale , un recule et une expérience qui m'a changer a jamais . J'ai appris ce qu'était réellement la France et ceux qu'elle représente pour beaucoup d'entre nous . Pour en revenir a l'actualité , quand un fils de ministre meurt au combat au sahel , cela représente bien que la France est un pays ou il fait bon vivre ... très loin devant les nations corrompu ou l'égalité et la fraternité n'est qu'une douce utopie ... en France , elle existe .
  50. 4 points

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