Rejoignez AuMilitaire !

Connexion    S’inscrire au Forum

BTX

Membres +
  • Compteur de contenus

    25 183
  • Inscription

  • Dernière visite

  • Jours gagnés

    495

BTX a gagné pour la dernière fois le 18 juin

BTX a eu le contenu le plus aimé !

Réputation sur la communauté

3 594 Excellent

À propos de BTX

  • Rang
    VELITE

Contacts

Informations du profil

  • Genre
    Homme
  • Statut
    Ancien militaire
  • Armée
    Armée de Terre

Visiteurs récents du profil

22 590 visualisations du profil
  1. http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2019/06/19/le-discret-hommage-du-ministere-des-armees-aux-soldats-de-l-20319.html Paru ce matin dans Ouest-France, cet article revenant sur le colloque de vendredi dernier aux Invalides, en hommage aux militaires français de l'opération Turquoise:
  2. http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2019/06/18/pour-les-blesses-la-solitaire-des-dragons-20314.html La Journée nationale des blessés de l’armée de Terre (le 22 juin) suscite des manifestations nombreuses et variées. Pour retrouver la liste de toutes les manifestations, aller ici. Une centaine d'animations sont prévues. La carte de ces activités est à consulter ici. Voici un coup de projecteur sur l’action menées par les écoles militaires de Draguignan (EMD). Avec le soutien de la ville et de la communauté Dracénie Provence Verdon agglomération (DPVa), les EMD organisent un trail et une marche solidaire et elles tiendront un stand d’information sur les blessés. Départ et arrivée au cœur de la ville place Cassin à partir de 19h, le 22 lorsque les cigales cesseront leur chant. Toutes les informations et modalités d’inscription sur la page Facebook Trail La Solidaire des Dragons.
  3. http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2019/06/19/le-sna-saphir-va-retrouver-le-port-qui-l-a-vu-naitre-en-vue-20320.html Alors que le SNA Rubis (immatriculation 601), le premier de la série des six sous-marins français sous-marins nucléaires d'attaque, a été prolongé de 3 ans, jusqu'en 2020, en attendant l'arrivée des sous-marins de nouvelles générations de type Barracuda (le Suffren sera lancé le 12 juillet à Cherbourg), son petit frère, le SNA Saphir (immatriculation 602) va rejoindre Cherbourg pour y être désarmé et démantelé par la DGA. Deuxième-né des six SNA de la classe Rubis, il a été mis en chantier le 1er septembre 1979, lancé le 1er septembre 1981 et admis au service actif le 6 juillet 1984. Comme l'écrit ma consoeur Nathalie Guibert, dans le Monde, "le Saphir lancera les premiers missiles antinavires Exocet et testera les appareils de détection de la nouvelle flotte". En 2015, il était devenu célèbre pour avoir détruit (fictivement) le PA Theodore-Roosevelt et une partie de son escorte lors d'un exercice (lire mon post ici). A l’issue d’une ultime navigation depuis Toulon, le Rubis sera désarmé dans le port qui l’a vu naître et intégrera la filière de démantèlement des anciens sous-marins à propulsion nucléaire de la Marine nationale. La dissolution de ses équipages avait été annoncée en 2018 (lire mon post ici)? A noter la parution, le 31 mai, en dernière page d'Ouest-France du portrait d'un ancien du Saphir, le maître principal Julien:
  4. Dans le cadre de la 3e édition 2019 de la journée nationale des blessés de l’armée de Terre, l’ENSOA (Ecole nationale des sous-officiers d’active) ouvrira exceptionnellement les portes du quartier Coiffé au public, le samedi 22 juin. La journée se veut avant tout festive et l’ENSOA invite tout ceux qui le souhaitent à venir tester nombre d’activités ludiques: parcours d’obstacles, parcours petit commando, tir air soft, tir à l’arc, initiation course d’orientation, Chamboule tout, initiation aqua bike, baptême de plongée, tir ballon de rugby, labyrinthe optique de nuit, initiation crossfit, lancer de grenade inerte. Accès : quartier Coiffé à Saint Maixent l’Ecole Horaires : samedi 22 juin 2019 de 11h à 17h. http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2019/06/17/l-ensoa-ouvre-ses-portes-le-22-juin-20308.html
  5. http://www.opex360.com/2019/06/19/le-falcon-8x-de-dassault-aviation-remplacera-lavion-de-guerre-electronique-c-160-gabriel/ En février 2018, la ministre des Armées, Florence Parly, donna le coup d’envoi du programme d’avions de renseignement stratégique « CUGE » [Capacité universelle de guerre électronique] afin de remplacer, en 2025, les deux Transall C-160 Gabriel actuellement mis en oeuvre par l’Escadron électronique aéroporté 00.054 « Dunkerque ». Initialement, il était prévu de commander deux avions dotés de capacités de guerre électronique. Finalement, il fut décidé d’en acquérir un de plus. Mais le communiqué publié à l’époque par le ministère des Armées ne précisait pas le type exact de l’appareil qui allait être retenu pour ce programme. Il avait été seulement indiqué que ce serait un « avion Falcon construit par Dassault Aviation. » Et ce dernier de parler ensuite du « Falcon EPICURE. » Même si le Falcon 7X fut cité pour servir de pierre angulaire au programme CUGE, il n’y avait aucune certitude sur le modèle de la gamme Falcon qui allait être retenu. À l’occasion de l’ouverture du salon de l’aéronautique et de l’espace du Bourget, Mme Parly a donné la précision attendue. « D’ici la fin de l’année 2019 nous lancerons le développement et l’acquisition de trois Falcon 8X construits par Dassault Aviation équipés d’un nouveau capteur développé durant près de 10 ans par Thales », a-t-elle en effet annoncé. Et de rappeler que ces « avions viendront à partir de 2025, en remplacement des deux Transall C-160 Gabriel, renforcer les capacités du renseignement d’origine électromagnétique » et qu’ils « contribueront à l’effort particulier de ‘connaissance et anticipation’ de l’environnement stratégique des Armées françaises. » Sur son site Internet, Dassault Aviation présente le Falcon 8X comme étant son « vaisseau amiral« . Certifié en juin 2016 par l’Agence européenne de la sécurité aérienne après une phase de développement menée tambour battant, cet appareil est une évolution du Falcon 7X. Doté de 3 réacteurs Pratt & Whitney Canada PW307-D, cet avion est en mesure de franchir, sans escale et avec 8 passagers et ses 3 membres d’équipage à bord, la distance de 6.450 nautiques [11.945 km, soit 945 km de plus que le Falcon 7X]. Il peut voler à la vitesse maximale de Mach 0,9 [510 km/h pour le C-160 Gabriel]. Son plafond est de 51.000 pieds [15.545 m]. En outre, « il est juqu’à 30% plus éco-efficient que les autres appareils de même catégorie » souligne Dassault Aviation. « Le Falcon 8X bénéficie du FalconEye Combined Vision System, qui permet de voler en approche dans des conditions de faible visibilité, avec un niveau remarquable de sécurité et de fiabilité grâce à la présentation combinée de la cartographie avec les images infrarouges et à luminosité amplifiée recueillies par l’avion lui-même », précise encore l’avionneur. La mise en service de ces 3 Falcon 8X dotés de la Charge universelle de guerre électronique fera entrer l’Escadron 00.054 « Dunkerque » dans une nouvelle ère… dans la mesure où il pourra effectuer des missions hors de portée pour les C-160 Gabriel. À noter qu’il est également question de doter les drones MQ-9 Reaper de l’armée de l’Air par un charge utile dédiée au renseignement électromagnétique. Ce qui complétera les capacités offertes par les 3 Falcon 8X. Par ailleurs, Mme Parly a aussi rappelé que la « commande des nouveaux avions de surveillance et d’intervention maritime de la Marine nationale, prévue pour 2020, est en cours de préparation. » Et cette dernière, a-t-elle ajouté, « portera dans un premier temps sur 7 Falcon 2000 LXS développés et fabriqués par Dassault Aviation. » Ce qui suggère que d’autres avions pourraient être acquis par la suite… La ministre a profité de l’occasion pour annoncer que ce programme, autrefois connu sous le nom d’AVSIMAR [avions de surveillance et d’intervention maritime], s’appellerait désormais « Albatros ». Il doit « renouveler les capacités aériennes de la Marine nationale nécessaires à la défense maritime du territoire et à l’action de l’État en mer », a-t-elle encore souligné. C’est à dire que ces 7 Falcon 2000 LXS [au moins] remplaceront les Falcon 50 et Guardian actuellement mis en oeuvre par l’aéronautique navale.
  6. La bienvenue Vosgien Difficile de répondre à cette question. Personne n'a le PR 2019 sous les yeux et il n'est pas diffusé. Prenez RDV avec le CIRFA pour consulter "de visu" le dit-PR. BTX
  7. BTX

    Présentation Loro

    Bienvenue En qualité de personnel féminin, tenter de rejoindre l'infanterie pour espérer être "combattante", ce n'est pas gagné. BTX
  8. Il existe une rubrique pour glisser ce genre de question qui déborde du simple cadre de la présentation. Elle se dénomme ORGANISMES et SPECIALITES de la MARINE. BTX
  9. La bienvenue Breton ! BTX
  10. Pas d'inquiétude, cela se joue au niveau politique. Le MinArm est consulté. Le CEMA sans doute. Le CEMP aussi. Point barre. Mais le chef des armées et le Premier Ministre ont les commandes = un OGX en âge et en capacité de tenir jusqu'au moins en 2022, voire 2025-2026. LPM et durée de mandat présidentiel obligent. Donc né aux environs de 1965-1966. Il y en a pas beaucoup au niveau divisionnaire voire au rang de corps d'armée. Car je ne vous apprends rien en vous disant que le grade terminal du généralat (en termes d'avancement s'entend) est celui de divisionnaire. Au-dessus, c'est purement politique. Le mercato est ouvert. BTX
  11. http://forcesoperations.com/le-drone-dogo-evalue-par-le-1er-rpima/ Le 1er RPIMa pourrait prochainement déployer un nouvel « auxiliaire robotique » lors des délicates missions de libération d’otages ou de lutte contre le terrorisme, apprenait-on jeudi lors d’une visite ministérielle au 4e RHFS de Pau. Depuis l’an dernier, le régiment de Bayonne évalue en effet le robot terrestre DOGO conçu par l’Israélien General Robotics et dont l’originalité repose sur l’emport d’une solution létale. L’unique exemplaire de drone DOGO acquis par le 1er RPIMa Régiment « action » du Commandement des forces spéciales Terre (CFST), le 1er RPIMa maîtrise de nombreux domaines opérationnels, à commencer par la lutte contre le terrorisme et à la libération d’otages. Ces missions sont l’apanage des équipes CTLO (Contre-Terrorisme Libération d’Otages) dont l’action est soutenue par un éventail de systèmes robotiques dédiés à la reconnaissance, tel le minidrone aérien DJI Mavic Pro. Déterminantes mais « passives », ces solutions n’excluaient pour autant pas le scénario d’une intervention frontale potentiellement périlleuse pour les membres du 1er RPIMa. Dévoilé en 2016 par General Robotics, le drone DOGO représentait dès lors un compromis idéal entre reconnaissance et neutralisation, autorisant les opérateurs à rester à couvert durant pratiquement toutes les phases de l’intervention. Il a donc rapidement trouvé acquéreur, notamment en Asie et en France, où un unique exemplaire a été livré au 1er RPIMa à des fins d’évaluation. Léger et rapide, le DOGO a, en l’apparence, tout d’un robot terrestre « classique ». Et pourtant, celui-ci cache des caractéristiques plutôt uniques dans ce segment. Il comprend premièrement une vision périphérique à 360°, assurée par les huit caméras installées sur l’avant de la plateforme et sur les deux bras rotatifs installés à l’arrière. Il est également doté d’un micro et d’un haut-parleur, permettant aux opérateurs d’écouter discrètement les conversations, voire d’entamer des négociations avec l’adversaire. Les données recueillies sont transmises via une connexion haut débit cryptée à la station de contrôle durcie Panasonic Toughpad FZ G1. Les deux bras mobiles lui permettent ensuite d’évoluer sur des terrains irréguliers et de monter sans grande difficulté une rangée d’escaliers. La portée théorique s’étend à 300 mètres, mais se réduit à « une cinquantaine de mètres » lors des scénarios étudiés par le 1e RPIMa, en raison de l’environnement confiné dans lequel évolue le drone. Le drone DOGO acquis par le 1er RPIMa et sa station de contrôle Au-delà de sa fonctionnalité de reconnaissance, partagée avec la quasi-totalité des drones du même type, le DOGO est une solution duale offrant plusieurs options « offensives » létale ou incapacitante. La version livrée au 1er RPIMa intègre ainsi une cartouche de gaz incapacitant CS fixée sur le rail Picatinny installé sur le capot, ainsi qu’un Glock 26 placé dans un compartiment escamotable et doté d’un système de visée laser intuitif. Grâce aux joysticks de la station de contrôle, l’opérateur peut désormais sélectionner la cible et déclencher le tir à distance. L’intérêt est des plus évidents: maintenir une capacité de réaction quasi immédiate sans passer par une phase d’assaut prompte à exposer l’équipe CTLO. Le DOGO se veut être « le prolongement de l’opérateur en milieu clos », résume l’un des militaires intégré au programme d’évaluation. Inutile de fantasmer sur le scénario du « drone tueur incontrôlable » de type Terminator, le DOGO place d’emblée l’opérateur au centre de la boucle décisionnelle. « La capacité létale, c’est finalement la prolongation directe de l’opérateur. Celui-ci demeure en permanence quelques mètres derrière et garde un contrôle total sur l’engin », rassure notre interlocuteur. De fait, rien n’est automatisé et l’opérateur évalue constamment la situation via la caméra, détermine lui-même la cible via le désignateur laser et « ne délivre le coup que si cela s’avère nécessaire pour pouvoir après investir les lieux et libérer un otage ». Après une année de tests, le DOGO se révèle « être une réelle plus-value pour nous pour ouvrir les angles et pour ne pas exposer les équipiers dans un combat très complexe, qui est celui du milieu clos », précise le 1er RPIMa. « Ce drone est particulièrement intéressant en cas de retranchement de l’adversaire, lorsqu’il est impossible de pénétrer dans la pièce pour le neutraliser », ajoute-t-il. La fonction tir notamment, uniquement testée sur cible afin de « simbleauter » l’arme avec le système de visée, s’est jusqu’à présent révélée « satisfaisante ». La seule problématique resterait celle de l’élongation, les murs et autres obstacles étant susceptibles d’impacter la portée. Ce type de RETEX transite auprès de la cellule développement du 1er RPIMa, qui se charge ensuite de les transmettre à l’industriel afin qu’il puisse effectuer les éventuels ajustements.
  12. http://forcesoperations.com/en-attendant-le-guepard/ « Il va être très difficile de nous séparer d’elle », nous confiait le capitaine « Luigi », chef de bord au 4e RHFS, jeudi dernier lors d’une visite ministérielle à Pau. « Elle », c’est la vénérable Gazelle qui, malgré un demi-siècle de service actif, conserve une marge d’évolution encore appréciable et portée à bout de bras par les premiers intéressés, les équipages de l’EOS 2 du régiment. Une Gazelle « Gatling » du 4e RHFS, présentée à Pau jeudi dernier Véritable couteau suisse du 4e RHFS, la Gazelle est aujourd’hui déclinée en plusieurs variantes, dont la « Viviane » armée de missiles HOT, la « Tireur d’élite » (ou TE) équipée d’un bras STRIKE et, plus récemment, la « Gatling » dotée d’un minigun M134D. Indispensable aux opérations menées sur les théâtres extérieurs, cette micro-flotte de 12 appareils devra perdurer en l’attente d’un remplaçant, à savoir une version « forces spéciales » du HIL Guépard. Celle-ci n’étant pas attendue en régiment avant, au mieux, une décennie, les équipages du 4e RHFS restent forces de proposition en vue de cibler les évolutions capacitaires nécessaires. Une fois émises, ces idées sont prises en charge par la cellule régimentaire chargée de contacter les industriels et de débloquer les fonds. Lorsqu’il est validé, le programme redescend ensuite les échelons afin d’intégrer les équipages au processus d’évaluation. Simple en apparence, la démarche, s’avère pourtant complexe dans le cas spécifique de la Gazelle. Le 4e RHFS affronte en effet une double problématique, à la fois financière et calendaire. De fait, est-ce opportun de lancer un programme potentiellement long, onéreux et, surtout, susceptible de ne profiter qu’à une poignée de plateformes durant seulement quelques années ? Dernier ajout capacitaire en date, le minigun M134D en est l’exemple récent le plus flagrant. Son déploiement en OPEX n’est intervenu qu’en février dernier, au terme de 12 coûteuses années de développement. Un choix malgré tout payant pour les militaires français, la mitrailleuse ayant remporté tous les suffrages dès ses premiers déploiements, tant au sein des équipages que des troupes au sol. À tel point que « les collègues déployés au sol ont commencé à parler de dissuasion auditive ». À l’image du mythique Ju 87 allemand, le bruit très caractéristique du minigun M134D suffirait, semble-t-il, à faire fuir l’adversaire. Voir et être vu L’usage du minigun M134D reste néanmoins limité aux opérations diurnes, la Gazelle « Gatling » n’étant pas équipée d’une vision de nuit permettant d’identifier formellement les cibles potentielles. Le M134D étant une arme de saturation, son usage devient en conséquence particulièrement hasardeux en cas de visibilité réduite. « Nos jumelles de vision nocturnes ne sont pas suffisantes lorsqu’il fait nuit noire », précise le capitaine Luigi, qui rappelle que « seule la Gazelle Viviane dispose d’une telle capacité, mais celle-ci ne peut être modifiée pour recevoir le minigun ». L’ajout d’une caméra thermique, bien que destinée aux pilotes, est dès lors fortement attendu au 4e RHFS. « Ce serait un véritable plus pour nous. Il ne s’agit pas de tendre vers la même capacité que le Tigre, qui est vraiment très pointue, mais d’au moins disposer d’une vraie vision de nuit qui nous permette de discriminer efficacement », ajoute le capitaine Luigi. Le projet étant prioritaire aux yeux des forces spéciales, les industriels sont d’ores et déjà venus présenter différentes solutions, dont « des petites caméras qui ne pèsent que 1,5 kg ». « Elles devront ensuite être validées, notamment aux niveaux du prix et du positionnement sur l’appareil », toute intégration sur la structure même de la Gazelle impliquant automatiquement une phase d’études menée par l’industriel et la DGA et synonyme d’inflation budgétaire. La Gazelle est par ailleurs le seul hélicoptère français dépourvu de système anti-collision, avec les conséquences funestes que l’on connait. Souvenons-nous, par exemple, de cette collision entre deux hélicoptères survenue en février 2018, et qui s’était soldée par la mort de cinq militaires dont deux officiers du 4e RHFS. La réflexion entamée autour de l’intégration d’un tel système s’est logiquement accélérée suite à cet accident. Très attendue du côté des équipages, la matérialisation d’un tel projet « sera un pas en avant considérable en terme de sécurité », prédit le capitaine Luigi. Chasse au kilo La masse maximale de la Gazelle étant limitée à 2,1 tonnes, cette belle quinquagénaire demeure en permanence sujette à « la chasse aux kilos » car « au plus on va rajouter des systèmes, au moins on emportera du carburant, avec un impact significatif sur l’élongation ». Entre autres solutions, les militaires du 4e RHFS suggèrent la modernisation de la suite avionique. Exit les lourds cadrans, place à quelques écrans plus légers et – beaucoup – plus modernes. « Un industriel venu nous présenter sa solution estimait le gain de poids à 150 kg », souligne le capitaine Luigi. Sachant qu’une Gazelle consomme trois litres d’essence à la minute, moderniser l’électronique embarquée devient un élément déterminant « quand certaines contraintes ne nous permettent de rester qu’à peine 30 minutes sur site ». Cependant cette option s’avérerait très coûteuse par rapport à la taille du parc de Gazelle du 4e RHFS. Il faudra donc « trouver le juste compromis entre le besoin, les moyens financiers et le calendrier de livraison du HIL ». Autre élément susceptible de contribuer à cette cure d’amaigrissement: les sièges blindés, dont le remplacement offrirait un solide gain de poids et de protection. « Les blindages produits il y a vingt ou trente ans, ne sont plus aussi performants. Les nouveaux métaux composites disponibles permettent d’offrir une solution beaucoup plus légère et plus maniable », nous explique-t-on. « Ça a été réfléchi et c’est toujours à l’étude », confirme le capitaine Luigi. Le pistolet-mitrailleur HK MP7, en dotation dans les équipages Gazelle et Tigre Vers un armement individuel plus « punchy » ? À moindre échelle, l’avenir de la Gazelle pourrait aussi impliquer une petite refonte de l’équipement individuel des équipages, « en partie personnel donc propre à chacun ». Le pistolet mitrailleur HK MP7 de calibre 4,60 mm, arme principale des pilotes de Gazelle et de Tigre, pourrait est ainsi dans le viseur du capitaine Luigi. À l’instar des pilotes Tigre, les équipages de Gazelle doivent disposer d’armes compactes, car devant être impérativement fixées au gilet pare-balles sans gêner les mouvements et la vision. Le HK MP7 est l’objet d’une réflexion en cours envisageant une évolution vers un calibre plus « costaud » et mutualisé avec l’armement des troupes au sol. Le calibre 4,6 mm n’est que très peu répandu, signifiant qu’en cas de besoin, les pilotes ne peuvent compter que sur leur propre stock de munitions. Un passage au calibre 5,56 mm, bien plus commun, « permettrait par exemple au troupes au sol de transmettre leurs propres munitions ». L’arme principale ne devrait par ailleurs pas quitter le gilet du pilote. Si les forces spéciales expliquent avoir étudié d’autres dispositions, tel un système d’accroche par ventouse installé à proximité immédiate, « certains posers durs ont entraîné l’éjection accidentelle d’un membre d’équipage, ce qui nécessite de maintenir une arme arrimée au gilet des pilotes pour que ceux-ci puissent conserver une capacité de riposte instantanée en cas de crash en territoire hostile ».