Jump to content
Aumilitaire

BTX

Membres +
  • Posts

    35,300
  • Joined

  • Last visited

  • Days Won

    988

Everything posted by BTX

  1. Eu égard à la qualité des contributions, j'épingle et mets en évidence ce post. BTX
  2. http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2022/01/19/six-bateaux-de-debarquement-russes-quittent-la-baltique-22735.html Six bateaux de débarquement russes quittent la Baltique et entrent en Manche (actualisé) Six bâtiments russes ont quitté la Baltique ces derniers jours et font route vers le sud, via la mer du Nord. Il s'agit des Olenegorskiy Gornyak et Georgiy Pobedonosets, ainsi que du Pyotr Morgunov. Un jour plus tôt, trois autres navires de la Flotte de la Baltique avaient aussi été repérés: le Korolev, le Minsk, et le Kaliningrad. Particularités de ces navires: ce sont tous des navires de débarquement de chars et de troupes, comme le confirme la Bible Flottes de combat. Leur arrivée au large des côtes britanniques et hollandaises a suscité, mercredi, l'habituel émoi et le décollage tout aussi habituel de chasseurs Typhoon et F-16. Des E-3 Sentry ont aussi joué leur partition. Même les forces armées belges ont pris part à cet accompagnement: http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/media/00/01/1568628005.jpg La presse britannique s'est bien sûr empressé d'expliquer que ces deux flottilles constituaient un danger potentiel mais bien réel si elles entraient en Méditerranée puis en mer Noire (lire ici par exemple le long sujet du Daily Mail dont est tirée la carte ci-dessous). http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/media/02/00/3023295901.jpg A quelle mission seraient-elles destinées si ce n'est à débarquer des troupes dans le cas d'un éventuel conflit entre la Russie et l'Ukraine, estiment mes confrères d'outre-Manche? Côté français, on garde un flegme tout... britannique, rappelant que le passage de navires russes dans la Manche et au large de Brest est "courant" et que ces navires ont le droit de naviguer dans ces eaux tout à fait internationales. Donc circulez, y'a pas grand-chose à voir, déconfliction oblige... Toutefois le patrouilleur Flamand est bien allé jouer les curieux à l'entrée de la Manche. Le patrouilleur basé à Cherbourg est d’alerte pour tout type d’activités (dont le passage de migrants) ; il a donc joué les accompagnateurs dans le cadre de sa mission habituelle. Mais "aucun dispositif particulier n’a été mis en place", précise-t-on du côté de la Marine. Toutefois le transit des navires russe sera "certainement" suivi par les forces françaises et un échange d’informations avec les alliés est en cours. Des manoeuvres navales russes à venir. La mission de ces six navires reste inconnue. Peut-être s'inscrit-elle dans le cadre des nombreuses manoeuvres navales que la Russie va effectuer jusqu'à la fin du mois de février ? Les agences russes Ria et Interfax, qui citent le ministère de la Défense, annoncent que des exercices militaires se dérouleront en Méditerranée orientale, mais aussi dans le nord-est de l'Atlantique et dans l'océan Pacifique et notamment en mer d'Okhotsk, bordée par la péninsule sibérienne du Kamtchatka.
  3. http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2022/01/20/la-bretagne-accueillera-le-mondial-de-rugby-militaire-en-202-22734.html http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/media/01/01/3662095739.jpg
  4. https://francais.rt.com/international/94921-russie-annonce-manoeuvres-navales-dans-atlantique-pacifique-mediterranee La Russie annonce des manœuvres navales dans l'Atlantique, le Pacifique et la Méditerranée Un navire de guerre russe à Port Soudan le 28 février 2021 (image d'illustration).Dans un communiqué, le ministère russe de la Défense a annoncé que la Russie allait mener en janvier et en février des exercices navals dans l'Atlantique, l'Arctique, le Pacifique, la Méditerranée ainsi que dans les mers du Nord et d'Okhotsk. La diplomatie russe a fait savoir ce 20 janvier que des exercices navals allaient se dérouler en janvier et en février dans plusieurs océans et mers du globe. Selon un communiqué du ministère de la Défense, ces manœuvres, qui mobiliseront «plus de 140 navires de guerre et navires de soutien, plus de 60 avions, 1 000 équipements militaires et environ 10 000 militaires», ont pour but de «protéger les intérêts nationaux russes», ainsi que de «contrer les menaces militaires venant de la mer et de l'océan». Selon le ministère, ces manœuvres sont organisées «conformément au plan d'entraînement des forces armées russes pour l'année 2022». Et elles auront lieu tant dans «les eaux et les mers adjacentes au territoire russe» que dans des «zones océaniques à travers le monde importantes sur le plan opérationnel». Ces exercices interviennent alors que les tensions autour de la situation en Ukraine restent vives, les Etats-Unis ayant à nouveau accusé la Russie de préparer une invasion militaire du pays, y compris à travers des actes de sabotage. Des affirmations maintes fois réfutées par Moscou. Ce 20 janvier, plusieurs sources du département d'Etat américain citées par l'AFP et Reuters ont par ailleurs rapporté que Washington accélérait «les transferts autorisés d'équipements d'origine américaine provenant d'autres alliés» : la demande, qui concerne des transferts d'armements dont des missiles, selon Reuters, provenait de la Lituanie, de l'Estonie, et de la Lettonie, tous membres de l'OTAN. Une annonce qui survient à la veille d'une rencontre, à Genève, entre le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et son homologue américain.
  5. https://francais.rt.com/international/94913-otan-france-est-disposee-envoyer-troupes-roumanie-fait-savoir-emmanuel-macron Le président français Emmanuel Macron arrivant pour un sommet européen à Sibiu, en Roumanie, en mai 2019 (image d'illustration).Alors que Moscou plaide pour l'arrêt de l'extension de l'OTAN à l'est, le président français a fait part de la «disponibilité» de Paris pour contribuer au renforcement du flanc oriental de l'Alliance atlantique, notamment en Roumanie. Depuis le camp d’Oberhoffen (Bas-Rhin), Emmanuel Macron a présenté ses «vœux aux Armées» le 19 janvier. Après les remerciements d'usage, le chef de l'Etat a évoqué la solidarité militaire entre les alliés européens et fait état de la «disponibilité» de la France à aller «plus loin». Et, dans le cadre de l'OTAN, «afin de prendre toutes nos responsabilités dans des missions de type eFP [enhanced Forward Presence, présence avancée renforcée], à nous engager sur de nouvelles missions, en particulier en Roumanie, si elles étaient décidées». Je salue chaleureusement l'annonce du président Emmanuel Macron sur la disponibilité de la France à participer à la présence militaire avancée de l'OTAN en Roumanie. En clair, la France est donc disposée à envoyer des troupes en Roumanie, dans «la partie sud-est du territoire de l'Alliance», d'après la formule de l'OTAN. L'Alliance précise que sa présence dans ce secteur s'articule autour d'un quartier général situé à Craiova. «Devenu totalement opérationnel en juin 2017», celui-ci offre «des possibilités de formation aux contingents nationaux de l’ensemble de l’Alliance», détaille-t-elle, en assurant que cette présence doit «renforcer la posture de dissuasion et de défense de l'Alliance». Le président roumain s'est félicité le 20 janvier de la nouvelle. «Je salue chaleureusement l'annonce du président Emmanuel Macron sur la disponibilité de la France à participer à la présence militaire avancée de l'OTAN en Roumanie», a déclaré Klaus Iohannis dans un message publié sur Twitter. «Le partenariat stratégique Roumanie-France sera ainsi renforcé sur le flanc oriental, dans la région de la mer Noire», a-t-il ajouté. «Je salue chaleureusement cette preuve de fraternité dans le contexte de notre partenariat stratégique», a abondé le Premier ministre, Nicolae Ciuca. Cette annonce du président français est intervenue dans la foulée de son discours devant le Parlement européen de Strasbourg le 19 janvier, dans lequel il a milité en faveur de la construction d'un «nouvel ordre de sécurité» pour les Européens afin de contrer la Russie, toujours «dans le cadre de l'OTAN». Il a également appelé à avoir «un dialogue franc et exigeant» avec Moscou. La Russie demande toujours un arrêt de l'extension de l'OTAN vers l'est. Pour mettre fin aux tensions actuelles, la Russie réclame pour sa part un traité bannissant tout élargissement de l'OTAN, qualifiée récemment par Dmitri Peskov d'«arme de confrontation», ainsi qu'un engagement des Américains et de leurs alliés à renoncer à des manœuvres et déploiements militaires en Europe de l'Est. Une demande qui ne semble guère entendue : avant l'annonce d'Emmanuel Macron, la Grande-Bretagne a indiqué le 17 janvier qu'elle allait acheminer des «armes défensives» antichars et des instructeurs en Ukraine. Le 19 janvier, les Etats-Unis ont annoncé qu'ils apporteraient «200 millions de dollars en aide sécuritaire défensive supplémentaire» à l'Ukraine, selon les mots du secrétaire d’Etat Antony Blinken. Les récentes négociations menées à Genève, Bruxelles et Vienne, n'ont permis aucune avancée, Moscou considérant ses demandes comme non-négociables, tandis que les Occidentaux les jugent inacceptables. Un nouvel entretien est prévu à Genève le 21 janvier entre le ministre des Affaires étrangères russe Sergueï Lavrov et son homologue américain Antony Blinken.
  6. http://www.opex360.com/2022/01/20/le-ministere-des-armees-annonce-la-livraison-de-20-ebrc-jaguar-au-1er-regiment-de-chasseurs-dafrique/ http://www.opex360.com/wp-content/uploads/jaguar-20220120.jpg Quand, en décembre dernier, le Groupement momentané d’entreprises [GME] « Scorpion », formé par Arquus, Nexter et Thales, a publié un communiqué pour indiquer qu’il avait livré tous les Véhicules blindées multirôles [VBMR] Griffon que l’armée de Terre attendait l’an passé [soit 157 au total], il n’avait rien dit au sujet des 20 Engins blindés de reconnaissance et de combat [EBRC] « Jaguar » qu’il était question de remettre à la Direction générale de l’armement [DGA], conformément à ce qui avait été inscrit dans la Loi de finances 2021. « L’annonce [de leur livraison] relève du politique », fit-on alors valoir du côté des industriels. Et, finalement, elle vient d’être faite. En effet, le ministère des Armées va profiter d’un point de presse « délocalisé » au camp de Canjuers [Var] pour présenter le Jaguar aux journalistes, le 27 janvier prochain. « Lieu de perception unique des véhicules du programme SCORPION pour l’armée de Terre, le 1er Régiment de Chasseurs d’Afrique [RCA] réceptionne ce mois-ci les 20 premiers Jaguar : ce point presse sera suivi de démonstrations statiques et dynamiques, en présence de plusieurs officiers du programme SCORPION », a en effet annoncé le ministère des Armées. Comme cela a été le cas pour les premiers Griffon, il revient en effet au 1er RCA d’assurer l’instruction des futurs utilisateurs du Jaguar. À cette fin, ses instructeurs ont suivi un stage de « primo-formation » dans les locaux de Nexter, à Roanne, en octobre et novembre 2021. Puis celui-ci a été complété par une campagne de tirs à Canjuers, les 12 et 13 janvier. « La formation des primo-pilotes s‘est en parallèle tenue à Roanne. Les primo-formés concentrent désormais leurs efforts sur la création des cours, en vue, dans un premier temps, de former l‘ensemble des futurs moniteurs. À terme, toutes les unités de cavalerie légère seront transformées en unités ‘Jaguar' », explique le ministère des Armées. Le premier régiment à recevoir ce nouveau blindé sera le 1er Régiment Étranger de Cavalerie [REC], actuellement doté de chars AMX-10RCR. « Le 1er RCA participera aux formations en qualité de formateurs, mais aussi de contrôleurs de la formation, avec notamment le contrôle final des équipages lors des tirs de fin de formation », précise encore la même source. Le stage que suivront les futurs chefs d’engins du Jaguar durera six semaines. Et trois semaines suffiront pour les pilotes et les tireurs. Pour rappel, le Jaguar remplacera les ERC-90 Sagaie, VAB HOT et les AMX-10RCR. Aérotransportable et affichant une masse d’environ 25 tonnes, ce blindé est armé d’un canon 40 mm télescopé, de Missiles Moyenne Portée [MMP] et d’une mitrailleuse téléopérée de 7,62 mm. Doté d’une protection élevée contre les mines, les engins explosifs improvisés [EEI] et les menaces balistiques, il est mis en oeuvre par un pilote, un tireur, et un chef d’engin. Enfin, ayant une autonomie de 800 km et pouvant rouler à la vitesse de 90 km/h sur route, il est équipé des capteurs et des systèmes électroniques développés dans le cadre du programme SCORPION. « Très polyvalent, fortement armé et protégé, il est aussi très mobile avec 6 roues motrices et un train arrière directeur. Bénéficiant de technologies innovantes en matière d’équipements et de capteurs, il a pour vocation de prendre part à des combats en zones urbaines ou montagneuses », complète le ministère des Armées. L’armée de Terre doit recevoir 300 Jaguar, au total, d’ici 2030. Cette année, 18 autres exemplaires vont lui être livrés… De même que 70 VBMR léger « Serval » et 113 Griffon supplémentaires. Enfin, l’objectif opérationnel est de pouvoir disposer d’une première brigade interarmes dotée de Jaguar projetable en opération extérieure en 2023. Photo : Ministère des Armées
  7. http://www.opex360.com/2022/01/20/voeux-aux-armees-m-macron-fait-limpasse-sur-le-mali-et-evoque-une-participation-accrue-aux-missions-de-lotan/ http://www.opex360.com/wp-content/uploads/macron-20220120.jpg Pour les derniers voeux aux Armées de ce quinquennat qui se termine, et après avoir présenté sa vision de l’Union européenne [UE] lors d’un discours au Parlement européen de Strasbourg, le président Macron s’est rendu au camp d’Oberhoffen, près de Haguenau, afin de mettre l’accent sur les régiments de l’armée de Terre spécialisés dans le renseignement. Étant donné l’évolution de la situation au Sahel, et plus particulièrement au Mali, où la junte au pouvoir a allégrement franchi toutes les lignes rouges fixées par la France, on s’attendait à une mise au point du président Macron. Or, celui-ci a visiblement préféré esquiver le sujet. Pour rappel, après un coup d’État réalisé en deux temps, les autorités maliennes de transition ont renoncé à organiser des élections en février prochain, contrairement à leurs engagements. Ce qui a valu au Mali d’être sévèrement sanctionné par la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest [Cédéao]… avec le soutien affiché de la France. En outre, soupçonnées de vouloir faire appel au groupe paramilitaire russe Wagner [ce dont elles se défendent], il a été constaté une présence de plus en plus importante de « formateurs » russes, dont on ignore le statut, auprès des Forces armées maliennes [FAMa]. Enfin, Bamako a récemment fait connaître son intention de revoir les accords de défense avec Paris, lesquels fixent les modalités de la présence militaire française au Mali. Lors de ses voeux aux Armées, le président Macron n’a pas manqué de faire le tour des opérations en cours [et même passées], tout en saluant les succès obtenus par les forces françaises. Et, s’agissant de celles conduites au Sahel par la force Barkhane et le groupement européen Takuba, il a fait court. Sans doute a-t-il considéré que ce n’était ni le moment, ni le lieu, pour aborder les sujets qui fâchent. « Notre action s’ajuste, le combat contre le terrorisme continue et se transforme. Je salue l’engagement de nos partenaires européens et africains ainsi que la qualité des travaux menés en commun pour pouvoir prendre, face à une situation très évolutive, les bonnes décisions », a-t-il ainsi seulement commenté. Un autre sujet potentiellement épineux est celui de la stratégie en Indo-Pacifique, mise à mal en septembre 2021 après la décision de l’Australie de former une alliance avec les États-Unis et le Royaume-Uni [AUKUS] et, ainsi, de renoncer aux douze sous-marins commandés auprès de la France. Dans cette partie du monde, a dit M. Macron, « nos bâtiments et les avions projetés de l’armée de l’Air & de l’Espace donnent crédit et poids à la stratégie que nous avons définie, cruciale pour la France et l’Europe. Une stratégie indépendante, pleinement souveraine. Une stratégie de puissance d’équilibre ô combien importante », a-t-il relevé. En parlant d’équilibre, le locataire de l’Élysée a insisté sur la contribution des forces françaises à celui de l’Europe, en particulier via les missions de l’Otan, organisation dont il considérait, naguère, qu’elle se trouvait en état de « mort cérébrale ». « Je n’oublie pas la contribution de nos armées aux équilibres de notre Europe. Nous avons continué à nous déployer pour la sécurité de nos partenaires européens, dans le cadre des missions de l’Otan et les missions eFP [enhanced Forward Presence – Présence avancée réhaussée, ndlr] chez nos amis baltes. Et nous continuerons à la faire dans la durée », a déclaré M. Macron. Pour rappel, dans le cadre de la mission Lynx, l’armée de Terre a déployé un sous-groupement tactique interarmes [S/GTIA] en Estonie, au sein d’un bataillon multinational dont le Royaume-Uni est la nation-cadre. Pour M. Macron, il est ainsi question d’aller encore plus loin, au moment où, alors que les relations avec la Russie sont particulièrement tendues, l’Otan envisage de mettre en place dans la région de la mer Noire un dispositif similaire à celui qui est actuellement déployé dans les trois États baltes et la Pologne. « Nous avons indiqué notre disponibilité à aller plus loin. Et dans le cadre de l’Otan, à nous engager sur de nouvelles missions afin de prendre toutes nos responsabilités dans des missions de type eFP, en particulier en Roumanie, si elles étaient décidées », a indiqué Emmanuel Macron. « Solidarité à l’égard de nos amis européens, dans le cadre de l’Otan, engagement accru de la France, de même que nous avons continué à conduire des opérations en Méditerranée orientale, en mer Noire, dans le golfe Persique… Partout où la sécurité directe au voisinage de notre Europe était en jeu », a résumé le chef de l’État. Enfin, soulignant que les engagements pris à l’occasion de la Loi de programmation militaire [LPM] 2019-25 avaient été tenus durant son mandat, avec « 198 milliards d’euros […] mobilisés sur la période 2019-2023 », afin de « rendre aux armées les moyens adaptés, modernes, puissants, innovants pour mieux remplir leurs missions aujourd’hui, et demain », M. Macron a insisté sur la nécessité de poursuivre cet effort. « L’enjeu des prochaines années […] sera d’adapter davantage notre modèle d’armée aux nouvelles menaces », a-t-il dit. Et cela d’autant-plus, a-t-il continué, que « la France doit défendre ses intérêts et porter ses valeurs, celles de l’Europe, dans un monde où la compétition stratégique s’accentue, avec une désinhibition des comportements de certains États, tandis que la menace terroriste reste forte ».
  8. Très clair................... A Dieu. BTX
  9. http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2022/01/19/les-forces-de-l-otsc-ont-quitte-la-kazakhstan-22733.html Les forces de l'OTSC ont quitté le Kazakhstan http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/media/00/01/10436647.jpg Les forces menées par la Russie ont terminé ce mercredi leur retrait du Kazakhstan, où elles avaient été envoyées pour soutenir le pouvoir en place face à des émeutes qui ont fait 225 morts, ont indiqué les agences russes, citant le chef de la mission (photos MoD russe). "L'opération de maintien de la paix (...) sur le territoire de la république du Kazakhstan est achevée", a déclaré Andreï Serdioukhov, à la tête de cette mission de l'Organisation du traité de sécurité collective (OTSC). "Quatre avions de l'aviation de transport militaire russe avec des soldats de maintien de la paix ont décollé des aéroports de Nur-Sultan et d'Almaty" au Kazakhstan. Ces appareils "ramènent chez elles les dernières unités" de cette force et son commandement, a précisé le ministère russe de la Défense. Le contingent avait été dépêché le 6 janvier dans cette ex-république soviétique d'Asie centrale à l'invitation de son président Kassym-Jomart Tokaïev; il comprenait 2 030 soldats russes, bélarusses, arméniens, tadjikes et kirghizes. http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/media/02/00/2823574344.jpg Des parachutistes russes avaient regagné la Russie au cours des trois derniers jours (photo ci-dessus prise à Vostochny où ils ont été accueillis avec du pain et du sel, comme le veut la coutume).
  10. http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2022/01/18/takuba-recoit-le-renfort-d-une-centaine-de-danois-deployes-a-22731.html Takuba reçoit le renfort d'une centaine de Danois déployés à Menaka http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/media/02/00/4233339032.jpg Un contingent d’une petite centaine de soldats danois est arrivé au Mali pour participer au groupement européen de forces spéciales Takuba destiné à accompagner les soldats maliens au combat, a annoncé mardi la Défense danoise. Le parlement danois avait approuvé ce déploiement le 24 octobre dernier (photos armée danoise). "Son objectif est de stabiliser le Mali et certaines parties de la zone des trois frontières entre le Mali, le Niger et le Burkina Faso et d’assurer la protection des civils contre les groupes terroristes", a précisé le ministère dans un communiqué. http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/media/02/02/3713966811.jpg Fort de 90 hommes, majoritairement des FS et du personnel de santé, le contingent danois, dont le déploiement avait été annoncé en avril dernier, est stationné à Ménaka, dans l’est du Mali. Le mandat du détachement danois est d'un an.
  11. http://www.opex360.com/2022/01/18/larmee-de-terre-met-sur-pied-un-detachement-dinstruction-operationnelle-au-profit-des-forces-mozambicaines/ L’armée de Terre met sur pied un détachement d’instruction opérationnelle au profit des forces mozambicaines Le 15 octobre 2021, l’Union européenne [UE] a formellement lancé la mission EUTM Mozambique, placée sous le commandement du général portugais Nuno Limos Pires. Dotée d’un budget de 15,16 millions d’euros pour deux ans, cette initiative vise à former les forces armées mozambicaines, aux prises avec une insurrection jihadiste [animée par une branche locale de l’État islamique, ndlr] dans la province septentrionale de Cabo Delgado. La décision de mettre sur pied cette mission de formation avait été validée par le Conseil de l’UE après l’assaut donné par les jihadistes contre la ville de Palma par des jihadistes. À l’époque, la situation était pour le moins critique étant donné que l’État islamique d’Afrique centrale contrôlait alors la ville portuaire de Mocimboa da Praia et qu’il menait de plus en plus d’attaques dans les environs du site offshore d’Afungi et ses immenses réserves en gaz naturel. En janvier 2021, devant les députés, la ministre des Armées, Florence Parly, avait évoqué l’éventualité d’une aide militaire française au Mozambique, via « de l’entraînement et de la formation ». Et d’ajouter : « Nous souhaitons pouvoir le faire avec nos partenaires européens » et « nous disposons de forces qui sont positionnées dans le sud de l’océan Indien, à la Réunion et à Mayotte pour pouvoir y contribuer le cas échéant ». Seulement, au moment de son lancement, aucun militaire français n’a été mis à la disposition de l’EUTM Mozambique, celle-ci ayant débuté grâce aux contributions du Portugal, de l’Italie, de l’Espagne, de la Grèce, de la Roumanie, de la Finlande, de l’Estonie, de l’Autriche, de la Belgique et de la Lituanie. http://www.opex360.com/wp-content/uploads/dio-mozambique-20220118.jpg Cela étant, des militaires français devraient être bientôt engagés dans l’EUTM Mozambique… En effet, la semaine passée, une équipe du 2e Régiment de parachutistes d’Infanterie de Marine [RPIMa], basé à La Réunion, a effectué une mission de « reconnaissance » à Maputo, dans le cadre de la « montée en puissance de la Mission militaire de formation de l’Union européenne au Mozambique », a indiqué l’État-major des armées [EMA], ce 18 janvier. Cette mission, conduite au nom des Forces armées de la zone sud de l’océan indien [FAZSOI] devait permettre de « dresser le bilan des actions de coopération menées jusqu’à présent dans le domaine de la défense ». Et, avance l’EMA, « plusieurs reconnaissances de Maputo » ont été effectuées par l’équipe du 2e RPIMa, qui a aussi visité le camp de Catembe, qui l’un des deux lieux utilisé par l’EUTM Mozambique. L’objectif de cette visite à Maputo était de préparer la mise sur pied, « dans les prochains mois », d’un Détachement d’instruction opérationnelle [DIO] armé par le 2e RPIMa au profit des forces armées mozambicaines. Selon l’EMA, il concernera les domaines de la logistique, du soutien sanitaire et de la maintenance. Quant à la situation dans la province de Cabo Delgado, elle semble s’être améliorée, les jihadistes ayant été chassés de Mocimboa da Praia en août dernier, grâce à une offensive menée conjointement par les forces rwandaises et mozambicaines. Cependant, il n’est pas question de baisser la garde pour autant, la Communauté de développement de l’Afrique australe [SADC] ayant prolongé le mandat de sa force conjointe anti-terroriste qu’elle avait déployées dans le pays l’an passé. Photo : EMA
  12. http://www.opex360.com/2022/01/19/quatre-militaires-francais-ont-ete-blesses-par-un-engin-explosif-improvise-au-burkina-faso/ Quatre soldats français ont été blessés par un engin explosif improvisé au Burkina Faso Le 18 janvier, l’État-major des armées [EMA] a fait savoir, auprès de l’AFP, qu’un véhicule tout-terrain de la force Barkhane avait été visé par une attaque commise avec un engin explosif improvisé [EEI ou IED] lors d’une mission de reconnaissance dans le nord du Burkina Faso. Quatre soldats français qui se trouvaient à bord ont été blessés par l’explosion, dont un grièvement. Tous ont été évacués vers l’hôpital militaire de Gao [Mali], avant d’être éventuellement rapatriés en France. Cette attaque, dont tous les détails n’ont pas été fournis, a eu lieu à la sortie de l’aéroport de Ouahigouya, région où le Groupe de soutien à l’islam et aux musulman [GSIM, lié à al-Qaïda] est actif mais qui peut aussi être fréquentée par les membres de l’État islamique au grand Sahara [EIGS]. « C’est une zone de transit, nous n’avons pas de certitudes » sur l’origine de l’EEI qui a explosé au passage de la patrouille française, a expliqué l’EMA. A priori, c’est la première fois qu’une patrouille de Barkhane a été visée par une attaque à l’EEI au Burkina Faso, où les populations civiles sont régulièrement attaquées par les jihadistes, comme cela a encore été récemment le cas à Namssiguian, village situé à une cinquantaine de kilomètres à l’est de Ouahigouya, le 16 janvier [attaque qui a fait une dizaine de tués, nldr]. Trois semaines plus tôt, un convoi de commerçants, escorté par les « Volontaires pour les défense de la patrie » [VDP] avait également été visé par des jihadistes présumés alors qu’il circulait sur l’axe Ouahigouya-Titao. Cette attaque fit 41 tués, dont Ladji Yoro, le chef des VDP. Et, en novembre 2021, le détachement de gendarmerie burkinabè établi à Inata, localité située près de la frontière avec le Mali [et de la ville malienne de Hombori] a perdu un cinquantaine des siens, lors d’un assaut revendiqué par le GSIM. Si elle conduit la majeure partie de ses opérations au Mali, en particulier dans la région dite des trois frontières, la force Barkhane est intervenue à plusieurs reprises contre des groupes armés terroristes [GAT] au Burkina Faso, où est par ailleurs basé sa composante « forces spéciales » [« task force » Sabre, ndlr]. Cela a encore été le cas le 28 décembre dernier, avec une opération aéroterrestre ayant visé un groupe appartenant au GSIM repéré dans le nord du Burkina Faso, entre Hombori et la localité de Baraboulé. « Une frappe aérienne conduite par un drone Reaper, puis un appui fourni par une patrouille d’hélicoptères de reconnaisse et d’attaque Tigre et par une patrouille d’avions de chasse ont permis de neutraliser les terroristes [une quinzaine, ndlr]. Enfin, un groupe commando a été héliporté pour reconnaître et fouiller la zone », avait expliqué l’EMA, dans un point de situation publié le 7 janvier dernier. Photo : EMA / Archive
  13. Nous sommes d'accord. BTX
  14. La ministre des Armées Florence Parly était de retour vendredi dernier sur le site de Marignane d’Airbus Helicopters. Cette visite, la troisième depuis mai 2019, avait un double enjeu : officialiser le lancement du programme HIL et s’assurer de la poursuite de l’effort en matière de soutien des flottes d’hélicoptères français. Une commande historique Moins de trois ans après s’être rendue dans les Bouches-du-Rhône pour annoncer l’accélération du programme HIL, Florence Parly y revenait cette fois pour officialiser « la plus grande commande d’hélicoptères jamais faite de l’histoire des armées françaises ». Le contrat annoncé fin décembre est en effet « historique par son volume », déclarait à son tour le PDG d’Airbus Helicopters. Au total, la France achète 180 hélicoptères H160 et H160M : 170 Guépard pour les trois Armées, dont un modèle « banc d’essai » pour DGA Essais en vol, et 10 H160 civils modifiés pour la Gendarmerie nationale et financés grâce au plan de soutien aéronautique. Du côté des Armées, une tranche de 30 appareils est d’ores et déjà affermie, dont 21 sont destinés à l’armée de Terre. Évalué à 10 Mds€ par le ministère des Armées, le programme HIL assure une quinzaine d’années de visibilité à l’hélicoptériste. À lui seul, il pérennise 2000 emplois dans toute la filière française et soutiendra la création de 400 postes sur le site de Marignane avec des effets concrets dès cette année, essentiellement dans les bureaux d’étude et en ingénierie dans un premier temps. La Marine nationale, premier opérateur français du H160 Cette notification est un signal fort de l’engagement du ministère des Armées « pour soutenir notre industrie aéronautique de défense » et « pour rappeler l’importance du besoin pour un hélicoptère interarmées léger, pour lequel le H160M a été sélectionné », insistait Bruno Even. Poussée par la cinquantaine de commandes civiles, la chaîne d’assemblage H160 est maintenant en plein « ramp up ». Il faudra cependant attendre 2027 pour les premières livraisons de série aux Armées. Elles bénéficieront en premier lieu à l’armée de Terre, dotée à terme de 80 Guépard. Suivront l’Armée de l’Air et de l’Espace en 2029 (40 exemplaires) puis, un an plus tard, la Marine nationale (49 exemplaires). Si l’armée de Terre est en pointe sur le Guépard, la Marine nationale sera le premier opérateur étatique français du H160. En l’attente du Guépard, elle recevra une flotte intérimaire de six H160 loués auprès du groupe britannique Babcock pour soulager le Caïman Marine lors des opérations de secours en mer. Le premier a réalisé plusieurs vols d’essai et sera livré cette année. Le second est dans la chaîne d’assemblage. Avant livraison, ces appareils transiteront par Babcock pour être modifiés et recevoir plusieurs systèmes de mission, telle qu’une boule optronique Euroflir 410. Des perspectives à l’export Cette commande, précédée de peu par l’acquisition de 12 Caracal par les Émirats arabes unis, aura permis à Airbus Helicopters de clôturer 2021 sur les chapeaux de roues et d’aborder la suite avec un carnet de commandes bien rempli. « L’année 2022 s’annonce sous les meilleurs augures pour Airbus Helicopters », estimait la ministre des Armées en marge de sa visite. L’industriel peut désormais jouer la carte « France » pour appuyer le H160M à l’export. « Son potentiel est immense, nous y croyons fermement », assurait Bruno Even. Ce dernier attend par ailleurs une bonne nouvelle concernant la rénovation à mi-vie de l’hélicoptère Tigre, sujet hautement symbolique pour ce programme de coopération franco-allemand à l’origine de la création d’Eurocopter, il y a pile 30 ans. Le partenaire allemand s’est pour l’instant désengagé de l’avenir du Tigre mais, pour Bruno Even, le prochain objectif reste bien de « lancer la nouvelle version de cet appareil au standard Mk 3 avec la France et l’Espagne, tout en espérant convaincre l’Allemagne ». Bientôt notifié, le marché Tigre Mk3 est estimé à plus de 4 Mds€ pour la modernisation de 18 Tigre HAD espagnols et de 67 Tigre HAD français. Côté allemand, il ne faut pas attendre de réponse définitive avant la mi-2022 « au plus tôt », selon un rapport de la Défense allemande publié hier matin. Une plateforme pour en remplacer cinq autres « Il est important que la maintenance soit prise en compte dès le lancement des programmes. Les aéronefs les plus faciles à soutenir sont ceux dont le soutien a été pris en compte dès la conception », soulignait début janvier la directrice de la maintenance aéronautique (DMAé), l’ingénieure générale hors classe (IGHCA) Monique Legrand-Larroche. De ce futur Guépard, Florence Parly en attend « une bien plus grande disponibilité à un moindre coût ». Message reçu. Airbus Helicopters « a intégré d’emblée le contrat de maintien en conditions opérationnelles ». Le développement Ce contrat conclu pour 10 ans permet de responsabiliser l’industriel sur un engagement dans la durée. En remplaçant cinq types d’hélicoptères par une plateforme unique dérivée d’un modèle civil, les Guépard sont fondés sur « deux facteurs qui contribueront à une standardisation de leur soutien et à l’amélioration globale de la disponibilité des hélicoptères des forces françaises », soulignait Bruno Even. Hormis les plateformes, Airbus Helicopters livrera ainsi un système de soutien intégré dès les premières phases de conception du Guépard. Ce système sera testé tout au long du développement « de manière à garantir une maturité élevée de l’appareil dès son entrée en service ». Il bénéficiera aussi des retours d’expérience issus de la flotte intérimaire de la Marine nationale. De nouveaux contrats de soutien payants Développer et produire des hélicoptères est une chose, mais « encore faut-il les entretenir pour pouvoir les faire voler ! », rappelait dans un second temps la ministre des Armées. Celle-ci a lancé en 2017 un plan de refonte du MCO aéronautique « fondé sur le constat que moins de la moitié de nos aéronefs, tous types confondus, étaient capables de voler ». Quatre ans plus tard, elle est « venue constater (…) à la fois les premiers effets, qui sont encourageants (…), et partager, comme on le fait toujours, ce qui va moins bien et voir comment nous pouvions remédier à cette situation ». Florence Parly a fait du soutien « un enjeu fort pour lesquels les contrats de verticalisation lancés dans le cadre de la transformation du MCO aéronautique commencent à porter leurs fruits » grâce au « travail considérable réalisé ces quatre dernières années ». Le contrat CHELEM (Contrat pour les HElicoptères Lourds et de Manoeuvre) par exemple, notifié en novembre 2019 pour les flottes de Cougar, Caracal et Super Puma, a permis de faire passer la disponibilité « de 25% à 40% en 2021 ». Idem pour le Tigre, dont la disponibilité a grimpé de 25% en 2017 à 35% en 2021, voire à « plus de 40% sur les derniers mois de l’année 2021 ». La DTO des Caïman dans le viseur ministériel Si la refonte du MCO livre de premiers résultats encourageants, « le combat de la remontée du taux de disponibilité de nos appareils est un combat quotidien, et il faut le poursuivre. Il y a notamment une flotte où tant reste à faire : c’est celle du NH90 Caïman, qui est indispensable aux missions de la Marine nationale », complétait Florence Parly. Seuls sept des 27 Caïman Marine sont aujourd’hui en capacité de voler. « J’attends donc de meilleurs résultats sur la disponibilité de cet hélicoptère et je continuerai à être très attentive à vos efforts en ce sens. Il en va de notre capacité à agir, mais aussi de l’image d’Airbus Helicopters dans un environnement que nous savons tous très concurrentiel », soulignait Florence Parly. La situation « n’est pas acceptable » pour le PDG d’Airbus Helicopters, qui a « bien conscience, et vous l’avez rappelé ce matin de manière très claire et très ferme, que nous avons encore du travail à faire (…) et en particulier pour la version Marine du Caïman ». Pour franchir l’écueil, l’hélicoptériste a mis en place un plan d’action à court, moyen et long termes engagé dès 2022. « On voit déjà sur ce début d’année 2022 par rapport à l’automne, une légère amélioration. Ce n’est pas suffisant, il faut qu’on continue », expliquait le patron d’Airbus Helicopters. Bruno Even a assuré la ministre des Armées de l’« engagement total » de ses équipes. Le plan de transformation lancé par NHIndustries, pilote du programme NH90, les actions de soutien et la collaboration instaurée avec le SIAé et la Marine Nationale « contribueront fortement à l’amélioration des performances dès 2022. (…) C’est notre engagement le plus ferme », concluait le PDG.
  15. https://www.voltairenet.org/article215331.html Washington refuse d’entendre la Russie et la Chine Durant toute la semaine, Moscou a attendu une réponse à sa proposition de Traité garantissant la paix. Jamais Washington ne l’a évoquée. Au contraire, il a accusé la Russie de se préparer à attaquer l’Ukraine et de planifier une opération sous faux drapeau pour la justifier. La Russie ne peut plus reculer, mais toute action de sa part risque d’ouvrir un troisième conflit mondial. PORTUGUÊS РУССКИЙ Wendy Sherman et Sergey Riabkov ont constaté que les USA ne voulaient pas discuter avec la Russie La presse occidentale ne parvient pas à suivre les relations entre les trois grands (Chine, États-Unis et Russie) parce qu’elle les segmente. Elle considère chaque problème séparément et ignore les liens entre eux. Surtout, elle ignore la différence entre le droit anglo-saxon et celui des Nations unies ce qui la conduit à de nombreuses erreurs d’interprétation. Les États-Unis et la Russie se sont rencontrés trois fois cette semaine pour débattre des garanties de paix : à Genève au niveau des ministres adjoints des Affaires étrangères ; à Bruxelles dans la Commission Otan-Russie ; et enfin à Vienne, à l’OSCE. Les États-Unis ont réitéré leur mise en garde contre le stationnement de 100 000 soldats russes à la frontière russo-ukrainienne tandis que la Russie s’est indignée du refus US de discuter de sa proposition de paix. Simultanément, le Congrès US a débattu de sanctions contre la Russie, tandis que le département d’État a étendu à la Chine l’attitude qu’il a posée face à la Russie, et que le département de la Défense envisage d’augmenter son arsenal nucléaire. En toile de fond, Washington a mené une opération de déstabilisation du Kazakhstan et fait dresser par l’Union européenne un blocus économique total de la Transnistrie. Si les États-Unis refusent plus avant de prendre en compte les reproches qui lui sont adressés et de répondre aux argumentaires russes, Moscou menace désormais de déployer des troupes dans le bassin des Caraïbes. La seule avancée positive porte sur une possible relance des négociations états-uno-russes sur le contrôle des missiles nucléaires à portée intermédiaire, un Traité récusé par le président Donald Trump. LE CONTENU DES NÉGOCIATIONS Lorsque la délégation états-unienne est arrivée à Genève, elle a d’abord dîné aimablement avec ses homologues russes, puis, le lendemain matin au début des pourparlers, les a informés que son mandat se limitait à discuter du déploiement des troupes US et russes en Ukraine. « D’autres priorités sont plus importantes pour nous : non-élargissement de l’Otan, élimination de l’infrastructure créée, refus de certaines mesures, et pas sur une base réciproque, mais sur une base unilatérale de la part de l’Occident » avait déjà déclaré Sergey Riabkov en arrivant à Genève [1]. Les Russes ont donc répondu que le mandat de la délégation US ne répondait qu’incidemment à l’objet officiel de la rencontre : les garanties assurant la paix mondiale. Puis Wendy Sherman et Sergey Riabkov ont passé en revue les sujets qu’ils pourraient ultérieurement discuter et n’en ont trouvé qu’un : un nouveau Traité de réduction des missiles nucléaires intermédiaires ; le Traité INF ayant été dénoncé par le président Donald Trump. Le lendemain Wendy Sherman participait à la réunion de la Commission Otan-Russie à Bruxelles. Les ambassadeurs alliés évaluaient difficilement les intentions de Washington après son abandon de l’Afghanistan aux Talibans et sa trahison de la France avec l’accord AUKUS. Madame Sherman les a donc laissés s’exprimer en premier, puis elle a déclaré en substance à la délégation russe : « Certes, nous sommes trente, ici face à vous, mais nous ne sommes qu’un sur nos positions ». Puis elle a dressé le paysage de ce que deviendrait l’Europe si Washington cédait à Moscou : à nouveau un continent divisé en deux zones d’influence, l’une atlantiste, l’autre russe, comme durant la Guerre froide. Cette présentation a éveillé de terribles souvenirs de sorte que les ambassadeurs alliés n’ont plus rien entendu d’autre. Les dénégations de la délégation russe, rappelant qu’elle n’était pas soviétique et ne voulait pas partager le continent, ne furent qu’un bruit de fond. Peut-être les Russes ont-ils à nouveau présenté leurs demandes de respect de la Charte de l’Onu et de la parole donnée, personne ne s’en souvient. La presse états-unienne a commenté cette réunion en affirmant qu’elle avait donné à l’Otan, décriée par les présidents Donald Trump et Emmanuel Macron, une nouvelle raison d’exister : combattre la Russie. Dans ces conditions, la troisième réunion, celle de l’OSCE à Vienne, ne fut que —selon le mot de Sergey Lavrov— « dilatoire ». L’OSCE n’a aucun pouvoir de décision, c’est juste un forum créé durant la Guerre froide et permettant d’évaluer les positions. La présidence suédoise de son Conseil permanent était à l’image de ce pays, officiellement neutre, mais débattant en interne de sa prochaine adhésion à l’Otan. Les alliés se tinrent sur la défensive, tandis que les États-Unis eux-mêmes cherchaient à gagner du temps. La réunion n’a pas même donné lieu à un communiqué final. Moscou s’attendait à un rejet en bloc de ses propositions par Washington, mais il a été estomaqué par la manière dont les diplomates états-uniens sont parvenus à manipuler les membres de l’Otan et de l’OSCE. C’est la seconde fois que Vladimir Poutine se heurte au comportement irrationnel des Européens de l’Union. Souvenez-vous, en 2007, il avait cru pouvoir éloigner les Européens de l’Ouest de leur suzerain états-unien en se rendant à la conférence sur la Sécurité de Munich et en leur demandant de se poser la question de leurs intérêts [2]. Il avait cru, à tort, qu’il capterait leur attention, particulièrement celle des Allemands. Le même phénomène se reproduit aujourd’hui. Force est de constater que la plupart des dirigeants européens, à l’exception notable des Russes, ne souhaite pas être indépendante. Elle renonce à sa propre responsabilité et préfère s’aplatir devant un ordre mondial illégitime et cruel. HYSTÉRIE À WASHINGTON À Washington, la Maison-Blanche a conscience de ne plus avoir les moyens de sa politique globale, mais pas la classe dirigeante. Le Congrès a été le théâtre de prises de positions grandiloquentes dénonçant l’impudence russe et particulièrement celle de son président, Vladimir Poutine. Les parlementaires ont été jusqu’à discuter de le sanctionner en nom propre, ce qui impliquerait de rompre les relations diplomatiques avec son pays. Aucun ne semble être conscient que les États-Unis ne sont plus la première puissance militaire du monde et que la Russie et la Chine les ont remplacés. Moins stupide que les sanctions contre le président Poutine, le Congrès s’est surtout écharpé sur le possible rétablissement des sanctions contre le gazoduc russe Nord Stream 2. Le sénateur républicain Marco Rubio a défendu l’idée selon laquelle il faut sanctionner les Allemands qui pactisent avec « le diable », y compris l’ancien chancelier social-démocrate Gerhard Schröder qui a piloté la construction du pipe-line, pour qu’ils n’aient plus le choix [3]. Au contraire, les Démocrates, sur les conseils de la Maison-Blanche, ont fait valoir qu’il serait plus judicieux d’amener les Allemands à choisir eux-mêmes le bon camp, plutôt que de les y contraindre. Le gouvernement ukrainien est venu en appui de cette démarche de bon sens en rappelant que les Allemands avaient négocié avec la Russie des garanties pour qu’elle n’utilise pas ses fournitures de gaz comme une arme [4]. Ce débat ubuesque n’a été possible que parce que tout le monde a oublié la raison qui avait conduit le président Joe Biden à lever les sanctions contre Nord Stream 2 juste avant le sommet russo-US de Genève [5] : c’était un moyen de transmettre aux Européens la facture des dommages de guerre en Syrie. Ils payeraient le gaz russe bon marché, mais un peu moins bon marché que prévu. Personne ne se souvient même que les États-Unis ont perdu cette guerre. TOUT CONTINUE COMME SI DE RIEN N’ÉTAIT Loin de céder sur le fond, le département d’État a étendu sa narration russe face à la Chine, qui soutient la Russie. Non seulement la Russie voudrait envahir l’Ukraine et étendre sa loi à toute l’Europe orientale et centrale, mais la Chine voudrait conquérir toute la mer de Chine. Si le litige avec la Russie est postérieur à la dissolution de l’Union soviétique, celui avec la Chine renvoie bien plus en arrière, à la tragique période coloniale. Le département d’État s’appuie sur une décision de la Cour d’arbitrage de La Haye de 2016, condamnant la Chine dans un litige territorial avec les Philippines, pour écarter les arguments de Beijing [6]. Or, une cour d’arbitrage n’est pas un tribunal et la Chine ne reconnaissant pas cette Cour, celle-ci n’a rien arbitré du tout, mais seulement entériné la version philippines du litige. Loin de permettre d’établir quoi que ce soit, cet épisode atteste la manière dont les États-Unis interprètent le droit international en général et la Charte des Nations unies en particulier. La Chine revendique avec droit les îles qu’elle gouvernait au XVIIIème siècle et qu’elle a abandonnées lors de son effondrement sous les coups de boutoir de la colonisation. La plupart sont restées inhabitées jusqu’il y a une trentaine d’années, c’est-à-dire jusqu’à la dissolution de l’Union soviétique. Les États-Unis, en prétendant les attribuer à leurs alliés dans cette zone, font preuve du même impérialisme conquérant qu’en plaçant l’Europe centrale et orientale sous le commandement de l’Otan. En outre, durant cette semaine, Washington a poursuivi son opération de déstabilisation du Kazakhstan et d’aide aux appels à renverser le régime clamés par Mukhtar Ablyazov depuis Paris. Enfin, il a encouragé l’Union européenne à organiser le blocus de la Transnistrie, cet État non-reconnu coincé entre l’Ukraine et la Moldavie [7]. S’il semble avoir perdu au Kazakhstan, il prépare déjà l’épisode suivant en Transnistrie. Les États-Unis se cloitrent dans leur déni et envoient des émissaires chez chacun de leurs vassaux pour les prévenir d’une attaque russe imminente contre l’Ukraine à la suite d’une provocation sous faux drapeau, CONCLUSION PROVISOIRE Cette semaine a montré, comme on pouvait s’y attendre, que les Etats-Unis n’entendent respecter ni la Charte des Nations unies, ni leur parole. Ils ne reculeront nulle part d’eux-mêmes. Leurs propositions visent au mieux à préserver le statut quo. Leur stratégie semble basée sur l’idée que les Russes et les Chinois n’oseront pas la confrontation. C’est la « théorie de l’homme fou » (madman theory) jadis employée par le président Richard Nixon contre l’Union soviétique : certes, j’ai tort et je ne suis peut-être pas le plus fort, mais je suis fou et mes réactions sont irrationnelles et imprévisibles. Je me moque de gagner, je peux tout casser. Cette attitude tient du coup de poker. Elle n’a pas permis aux USA de gagner la guerre du Vietnam. La Russie avait évidemment prévu le coup suivant lorsqu’elle a publié son projet de Traité garantissant la paix. Elle devra pourtant l’adapter car Washington a réussi à rallier tous ses vassaux apeurés. Si confrontation il y aura, elle sera nucléaire et se soldera sûrement par des centaines de millions de victimes. Si Washington planifie la prochaine escarmouche en Transnistrie, Moscou s’apprête à jouer le coup suivant, probablement dans le bassin des Caraïbes, sur le modèle de la crise des missiles cubains de 1962. Il s’agirait de provoquer un choc qui fasse prendre conscience à la classe dirigeante états-unienne qu’elle n’a plus la supériorité dont elle a tant usé et abusé. Thierry Meyssan
  16. Bienvenue Encore faut-il le pouvoir ! Donc, par prudence, on se prépare un plan B au cas où............ BTX
  17. En actionnant la fonction RECHERCHE dans cette rubrique, vous devriez trouver des éléments de réponse. BTX
  18. Bienvenue GANDALF et Vdmn pourront vous renseigner. Mais les normes médicales, j'ose le penser, doivent être similaires entre la MN et l'AAe. BTX
  19. Bienvenue Pas de médecin sur le forum, pas de spécialiste objectif. Il faudra vous en remettre à la décision du médecin militaire. BTX
  20. Bienvenue De quelle armée et en qualité d'officier, de sous-officier, de MDR.C ou de personnel civil de la Défense ? BTX
  21. http://www.opex360.com/2022/01/18/barkhane-avec-ses-six-helicopteres-le-contingent-italien-de-la-force-takuba-a-atteint-sa-pleine-capacite-operationnelle/ Avec ses six hélicoptères, le contingent italien de la force Takuba a atteint sa pleine capacité opérationnelle http://www.opex360.com/wp-content/uploads/italie-takuba-20220118.jpg Si son déploiement au sein du groupement européen « Takuba », qui relève de la force Barkhane, a commencé durant l’été dernier, le contingent italien « Jacana » vient juste d’atteindre sa pleine capacité opérationnelle [FOC – Full Operational Capability]. Celle-ci a en effet été prononcée le 14 janvier, au terme d’une préparation « rigoureuse et minutieuse », selon l’État-major des armées [EMA]. Dans le détail, le détachement fourni par l’Esercito italiano compte environ 200 militaires, lesquels mettent en oeuvre six hélicoptères dont trois CH-47F Chinook [transport lourd] et trois A.129 Mangusta [attaque] depuis Menaka, sous les ordres du colonel Andrea Carbonaro. Sa mission consistera à assurer des évacuations médicales au profit de Takuba et des forces armées maliennes [FAMa], en relation avec une équipe MEDEVAC française. Jusqu’alors, la Base opérationnelle avancée [BOA] de Menaka n’était pas adaptée pour accueillir les CH-47F Chinook… Aussi a-t-il fallu installer des hangars adaptés à la taille de ces appareils afin de les protéger des conditions climatiques propres au Sahel. Et dès que le premier hélicoptère a pu s’y poser, les militaires italiens et français ont ensuite entamé une phase de préparation initiale [FIT – Force Integration Training], basée sur des simulations de scénarios d’évacuations médicales. « Ces entraînements intenses et rythmés ont permis de parfaire les automatismes et d’atteindre dès le mois de décembre la phase d’Initial operationnal capabilty [IOC] », explique l’EMA. Et il n’aura donc pas fallu longtemps pour les mécanismes soient bien rôdés… puisque ce détachement a déjà effectué près de 200 heures de vol et quatre évacuation médicales entre Ménaka et Gao, dont une dite de « l’avant », au profit des FAMa, au tout début de cette année. En tout cas, la FOC ayant été prononcée, le groupement Takuba dispose maintenant d’une « capacité d’évacuation médicale autonome 7j/7 et 24h/24 dans la partie Est de sa zone d’opérations », c’est à dire dans la région dite des « trois frontières », car située aux confins du Mali, du Niger et du Burkina Faso. Par ailleurs, le ministère italien de la Défense précise que sa contribution à Takuba compte également une « structure sanitaire de capacité pré-hospitalière de Rôle 1 », avec une « équipe qui assurera le soutien médical de tout le personnel de la coalition et avec la présence de l’Élément de soutien national ». Pour rappel, le groupement Takuba est actuellement commandé par un colonel suédois. Plus pour très longtemps, d’ailleurs, étant donné que la Suède a confirmé, la semaine passée, qu’elle mettrait bientôt un terme à sa participation, comme cela avait été initialement prévu. Des contingents venus du Danemark, de la Roumanie et de la Hongrie devraient prochainement entamer leur déploiement. À moins que l’évolution de la situation politique au Mali ne bouscule les plans… Photo : Ministère italien de la Défense
  22. https://www.forcesoperations.com/du-neuf-sur-le-programme-mast-f/ Le programme MAST-F (missile air-sol tactique futur) est désormais bien établi parmi la quinzaine d’autres projets conduits par l’Organisation conjointe de coopération en matière d’armement (OCCAR). Celle-ci lui consacre une fiche livrant des éléments non détaillés jusqu’à présent, ni par l’unique client, ni par l’industriel concerné. En novembre 2020, le ministère des Armées retenait la solution MHT/MLP de MBDA pour répondre au besoin d’un nouveau missile air-sol pour remplacer le modèle Hellfire II utilisé sur l’hélicoptère Tigre HAD. L’OCCAR, mandatée par la France, notifiait ensuite MBDA France pour les phases de développement, de production et de soutien en service initial du programme MAST-F. Ce contrat entérinait alors l’acquisition de 500 missiles au profit de l’Aviation légère de l’armée de Terre (ALAT). Le volet production comprend également 100 lanceurs modulaires ainsi que 27 simulateurs d’entraînement au tir, nous apprend l’OCCAR. Les autres volets englobent le soutien technique et la gestion de configuration pour toute la tranche ferme ainsi que le soutien technique des lanceurs. Les premières livraisons interviendront en 2028. Dérivé du missile moyenne portée (MMP), le MAST-F mesure environ 1,8 mètre pour un poids de 35 kg. Comme l’annonçait MBDA, la masse est bien réduite de 20% par rapport aux autres modèles de la catégorie, dont le missile Hellfire II. Avec jusqu’à huit missiles embarqués, le gain en terme d’emport atteint près de 100 kg. Traduit en carburant supplémentaire, c’est aussi du « play time » gagné pour l’équipage du Tigre. À gauche, un visuel détaillé du futur missile. À droite, les configurations à deux et quatre missiles du lanceur modulaire (Crédits : OCCAR) Selon le dessin technique transmis par l’OCCAR, son profil présente plusieurs évolutions par rapport aux supports visuels et maquettes présentés auparavant. Le module de guidage, par exemple, diffère en apparence de celui du MMP. Le MAST-F bénéficie de l’ajout d’un laser semi-actif à l’autodirecteur du MMP, en plus des voies infrarouge et visible (jour/nuit) actuelles. Si, en mandatant l’OCCAR, la France instaurait un cadre propice aux collaborations, elle reste pour l’instant seule à bord et supporte donc l’ensemble des coûts. Certains parlementaires français misent sur l’Espagne, unique partenaire subsistant au sein du programme Tigre Mk III prochainement lancé. Convaincre Madrid de renoncer au Spike pour acquérir la solution française n’est cependant « pas évident », précisait le sénateur LR Cédric Perrin à l’issue d’un déplacement en Espagne en novembre dernier. « L’Espagne n’utilise actuellement que des Spike, y compris depuis le sol. Parmi les arguments que nous faisons valoir, figure celui que la France prendrait en charge 4/5 des coûts de développement ». Et le sénateur d’ajouter que « ce futur missile anti-char pourrait aussi équiper l’Eurodrone », drone MALE que l’Espagne prévoit d’acquérir à raison de quatre systèmes livrés à compter de 2029.

© Aumilitaire - Contact - CGU

×
×
  • Create New...