Jump to content
Aumilitaire

BTX

Membres +
  • Posts

    37,989
  • Joined

  • Last visited

  • Days Won

    1,116

Everything posted by BTX

  1. Bienvenue Je partage le contenu de tous les posts précédents. VALENTIN rien ne presse, vous avez toute la vie devant vous. Et ce qui prime très loin devant le 1er RPIMa et d'autres unités.....................c'est d'abord et avant tout votre SANTE. Le médecin référent que vous citez vous a raconté des bêtises. Son avis personnel n'est pas pris en compte. Il n'est qu'un généraliste et non un cancérologue ou un hématologue. Si vous résidez à proximité d'un Hôpital d'Instruction des Armées (HIA), rien ne vous interdit de prendre RDV auprès du service de médecine compétent pour recueillir son avis. https://www.google.com/url?sa=i&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=&cad=rja&uact=8&ved=0CAMQw7AJahcKEwiosve00OL7AhUAAAAAHQAAAAAQAg&url=https%3A%2F%2Fwww.defense.gouv.fr%2Fsante%2Fnos-missions%2Fsoutien-medical%2Fhopitaux-militaires&psig=AOvVaw1ImtrmXEbJ8SrdiWKc6RgG&ust=1670334862812655 BTX
  2. Bienvenue Membre d'une amicale par exemple celle du Vaucluse ? Instruction suivie au GILE à la Minoterie ? BTX
  3. Certes mais tout dépend du motif du rejet. On trouvera toujours l'exception qui confirme la règle. BTX
  4. Logique mais si le "régime général' dont font partie les FS Terre rejette votre candidature, la Légion étrangère risque de suivre la même voie. A fortiori si le motif de rejet est d'ordre médical. BTX
  5. A part l'appeler "B", en quoi consisterait le fameux plan................? BTX
  6. http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2022/12/03/le-bombardier-b-21-raider-fait-sa-premiere-sortie-officielle-23509.html http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/media/01/02/2256470353.jpg Le fameux et irremplaçable B-52, qui a enterré les bombardiers US B-1 et B-2 supposés le remplacer, aurait-il trouvé son successeur ? Non, selon le Pentagone, puisque dans les années à venir voleront de concert l'increvable B-52 (il en reste plus de 70 en ligne au sein de l'USAF) et le tout nouveau B-21. Les Etats-Unis ont dévoilé, la nuit dernière, leur nouveau bombardier stratégique furtif, le B-21 "Raider". Cet appareil, qui serait capable d'être opéré sans équipage, a été conçu pour conduire des frappes nucléaires de longue portée, tout comme d'utiliser de l'armement classique. L'avion a été présenté à Palmdale en Californie sur l'un des sites de son fabricant, Northrop Grumman, lors d'une cérémonie savamment chorégraphiée, ouverte par l'hymne américain. A grands renforts de projecteurs et de musique dramatique, l'industriel a levé le voile sur ce nouvel avion high tech, dont le Pentagone prévoit d'acheter au moins 100 exemplaires, à près de 700 millions de dollars l'unité. La vidéo est à voir ici. Le premier vol du B-21, dont Northrop Grumman travaille déjà sur six premiers exemplaires, devrait avoir lieu en 2023. Son surnom, "Raider", est inspiré du raid mené par le colonel James Doolittle pour bombarder Tokyo en avril 1942. La première frappe américaine sur le sol japonais lors de la Seconde Guerre mondiale, avait été menée en représailles à l'attaque de l'aviation japonaise sur la base de Pearl Harbor à Hawaï un an plus tôt. 16 B-25 y avaient pris part.
  7. http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2022/12/02/le-brf-jacques-chevallier-en-mer-au-large-de-saint-nazaire-m-23508.html http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/media/02/01/4064476765.jpg Le Jacques-Chevallier, futur bâtiment ravitailleur de forces (BRF) de de la Marine nationale, devait quitter le chantier naval de Saint-Nazaire mi-décembre pour des tests au large. Ces essais sont reportés à janvier 2023, après une brève sortie mi-décembre. Le bâtiment militaire de 194 m de long, dont la construction a été lancé en mai 2020, doit rejoindre le port militaire de Toulon en avril 2023. Il s’arrêtera en chemin dans la rade de Brest pour une escale. Avant cela, le navire va subir au large de Saint-Nazaire des tests destinés à valider les calculs des ingénieurs et à obtenir les certifications permettant la navigation internationale. "Ce navire est le premier d’une série (NDLR: une série de quatre), c’est un prototype qui demande une attention particulière", rapporte un responsable sur le site de construction navale. Ces essais en mer, programmés pour le lundi 12 décembre, sont finalement reportés à fin janvier 2023. Une courte sortie de deux jours avant Noël resterait toutefois maintenue. Ce que la direction des Chantiers de l'Atlantique n’a pas confirmé. Voir aussi sur ouest-france.fr
  8. http://www.opex360.com/2022/12/03/krauss-maffei-wegmann-sassocie-a-elbit-systems-pour-proposer-un-lance-roquettes-multiple-europeen/ http://www.opex360.com/wp-content/uploads/europuls-20221203.jpg Selon les auditions de son chef d’état-major [CEMAT], le général Pierre Schill, l’armée de Terre voudrait remplacer ses Lance-roquettes unitaires [LRU], dont elle a cédé deux de ses treize exemplaires à l’Ukraine, à l’horizon 2027 et non plus en 2030, comme il en était question jusqu’alors. En effet, dans une réponse écrite à un député, publiée en janvier 2021, le ministère des Armées avait expliqué que le remplacement de cette « capacité de feux dans la profondeur » ferait l’objet d’un « dialogue avec l’Allemagne » et que des financements de l’Union européenne [PEDID et FEDef] seraient orientés vers le projet E-COLORSS [European COmmon LOng Range indirect Fire Support System], lequel vise à « préparer une solution européenne pour le remplacement du châssis et de la conduite de tir LRU à l’hozizon 2030 ». Pour rappel, le LRU est une évolution du Lance-roquettes multiples [LRM ou MLRS], développé à partir de la fin des années 1970 dans le cadre d’un programme ayant associé les États-Unis, l’Allemagne, l’Italie, le Royaume-Uni et la France. L’armée de Terre en reçut 56 exemplaires… Et treize furent donc modifiés afin de pouvoir tirer des roquettes à charge explosive unitaire M31 en lieu et place des roquettes à sous-munitions M26, interdites par la Convention d’Oslo. Cela étant, si l’armée de Terre songe à remplacer ses LRU, une réflexion est en cours dans d’autres pays pour en faire de même avec le MLRS. Tel est par exemple le cas de l’Allemagne, qui a envoyé quelques uns de ses exemplaires [désignés MARS II] en Ukraine. Pour le moment, l’une des options consisterait à se procurer des M142 HIMARS auprès des États-Unis. À moins que la solution que compte proposer l’allemand Krauss-Maffei Wegmann [associé au français Nexter au sein de KNDS, ndlr], en collaboration avec l’israélien Elbit Systems fasse l’affaire. En effet, après avoir signé un accord en vue d’intensifier leur « coopération stratégique », l’été dernier, Elbit Systems et KMW ont annoncé, le 2 décembre, avoir élaboré le concept « Euro-PULS » pour la « prochaine génération européenne de systèmes d’artillerie de longue portée » destinée à remplacer le MLRS. Ce concept, qui aurait déjà été proposé à des clients européens, repose sur le PULS [Multi-Purpose Universal Launching System ou système de lancement universel polyvalent], développé par Elbit System, ainsi que sur des munitions guidées. Et KMW apporterait son savoir-faire et son expérience en matière d’artillerie de longue portée [notamment en matière de conduite de tir]. D’après Elbit, le dispositif PULS est « adaptable » aux systèmes d’artillerie existants, « ce qui permet une réduction significative des coûts de maintenance et de formation qui seraient nécessaires avec une nouvelle plate-forme de véhicules », tout en étant précis jusqu’à 300 km, selon les différents types de munitions tirées. « Les deux sociétés envisagent une production locale afin d’assurer l’indépendance de l’Europe », avancent KMW et Elbit Systems dans le communiqué commun. « Je suis convaincu que l’Euro-PULS fournira une solution efficace aux besoins opérationnels et industriels des pays européens. Je suis encouragé par l’intérêt que cette initiative suscite déjà chez des des pays européens de l’Otan », a commenté Yehuda Vered, le directeur général d’Elbit System Land. Cela étant, l’américain Lockheed-Martin, avec son M142 HIMARS, a un temps d’avance… Après la Pologne et la Roumanie, l’Estonie a confirmé, ce 3 décembre, l’achat de plusieurs exemplaires de ce système d’artillerie pour 200 millions d’euros. La Lettonie et la Lituanie ne devraient pas tarder à en faire autant.
  9. Bienvenue Et bonne chance ! Les FS, toujours les FS, rien que les FS.............ou bien, un plan "B" dans la musette au cas où vous ne soyez pas retenu ? BTX
  10. http://www.opex360.com/2022/12/04/selon-le-senat-le-recrutement-de-la-direction-generale-de-la-securite-exterieure-est-en-tension/ Selon le Sénat, le recrutement de la Direction générale de la sécurité extérieure est « en tension » http://www.opex360.com/wp-content/uploads/dgse-20200226.jpg Diffusée par Canal Plus, la série « Le Bureau des légendes » aurait eu, a-t-il été avancé, un effet très positif sur recrutement de la Direction générale de la sécurité extérieure [DGSE]. Ainsi, en 2020, le concours externe d’attaché [catégorie A] avait attiré 1500 candidats pour seulement 26 places disponibles. Cependant, tous n’avaient pas une idée précise de ce qui les attendait… En effet, dans un compte-rendu, la DGSE nota qu’un « grand nombre » des candidats n’avaient « pas pris le peine de se renseigner sur les métiers qu’ils aspiraient à exercer ainsi que sur l’administration qu’ils souhaitaient rejoindre ». Et d’insister : Ils « se sont visiblement trompés de concours et n’ont pas mesuré ce que sont les missions de la DGSE et ses attachés ». Quoi qu’il en soit, et alors que la Loi de programmation militaire [LPM] 2019-25 prévoit de renforcer les effectifs de la cyberdéfense et du renseignement avec la création de 1500 postes, la DGSE peine à tenir ses objectifs en matière de recrutement, malgré une hausse des crédits de personnels. Tel est le constat dressé par les sénateurs Pascal Allizard et Yannick Vaugrenard, rapporteur pour avis sur le programme 144 « Environnement et prospective de la politique de défense » [*], dans le cadre de l’examen du projet de loi de finances [PLF] 2023. « Les crédits de personnels […] sont en augmentation pour 2023 tant pour la DGSE [+3,6 % pour s’établir à 516 millions d’euros] que pour la Direction du renseignement et de la sécurité de la Défense [DRSD, +5% pour s’établir à 138,6 millions d’euros]. Toutefois, cette hausse ne se traduit pas nécessairement par une augmentation des effectifs, pourtant prévue par la loi de programmation 2019-2025 », soulignent en effet les deux parlementaires. Ainsi, avancent-ils, « on observe que les moyens humains du renseignement extérieur vont stagner en 2023 […], si ce n’est baisser légèrement, « avec 5723 ETPT [équivalents temps plein travaillé] » contre 5745 en 2022. En tout cas, ils seront à un « niveau inférieur à l’enveloppe cible fixée à 6’024 ETP [équivalents temps plein] » par la LPM, constatent MM. Allizard et Vaugrenard. Celle-ci « prévoit, à terme, un plafond d’emplois de 6200 », rappellent-ils. Aussi, le « défi à relever pour la DGSE est donc double car il doit faire à la fois face à un déficit de sous-officiers disponibles [le plafond d’emploi des armées étant lui-même tendu] et à un marché de l’emploi civil sous tension notamment dans le secteur des SIC [systèmes d’information et de communication] », expliquent les rapporteurs. Autre service de renseignement relevant du ministère des Armées [et du programme 144], la DRSD, qui s’intéresse plus particulièrement à la contre-ingérence, verra ses effectifs légèrement augmenter en 2023 [1610 ETPT contre 1590 en 2022], l’objectif étant d’arriver à 1693 ETP au terme de l’actuelle LPM. Cependant, elle doit également faire face à des difficultés de recrutement similaires à celles de la DGSE, notamment dans dans le domaine cyber. Sauf que, soulignent les sénateurs, « la proportion de militaires et de civils est inversée entre la DGSE [1/3 de militaires et 2/3 de civils] et la DRSD [2/3 de militaires et 1/3 de civils]. » Aussi, avancent-ils, « dans le cas de la DRSD, la question d’une plus grande ouverture aux recrutements de civils est prise en considération ». [*] La Direction du renseignement militaire [DRM] relève du programme 178 » Préparation et emploi des forces ». Photo : DGSE
  11. http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2022/12/01/estonie-norvege-et-pays-bas-donne-un-hopital-de-campagne-rol-23505.html Estonie, Norvège et Pays-Bas donnent un 3e hôpital de campagne au service de santé ukrainien http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/media/01/01/1703353722.jpg Dans un communiqué commun, les ministres de la Défense de l'Estonie, de la Norvège et des Pays-Bas ont annoncé qu'ils allaient fournir un troisième hôpital de campagne de niveau rôle 2 aux forces armées ukrainiennes. Ce rôle 2 sera fourni par l'Estonie et les deux autres pays partenaires vont financer l'acheminement et l'équipement de cette structure qui renforcera les moyens hospitaliers de l'armée ukrainiennes. La Norvège va fournir 4,3 millions € et les Pays-Bas 3,5, soit une somme totale de 7,8 millions €. La formation des équipes qui travailleront dans ce rôle 2 sera assurée par l'Estonie, les Pays-Bas et l'Ukraine. http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/media/01/00/452432580.jpg En février dernier (photo ci-dessus), comme il l'avait été annoncé en décembre 2021, l'Estonie a livré un premier hôpital de campagne (lire ici). Plus récemment, en septembre, l'Estonie, cette fois avec le soutien financier de l'Allemagne (7,7 millions €), a fourni un autre hôpital de campagne à l'Ukraine; ce rôle 2 permet à 15 soignants de traiter une soixantaine de patients par jour. Outre ces trois rôles 2 donnés par des Etats, d'autres structures médicales de campagne ont été acheminées en Ukraine par des ONG. C'est le cas de l'ONG britannique UK-Med qui a mis en place une unité chirurgicale dans l'est de l'Ukraine, avec des personnels civils britanniques (lire ici). Les infrastructures hospitalières ukrainiennes ont particulièrement souffert depuis février; beaucoup ne sont plus en mesure d'accueillir les nombreux blessés civils et militaires. Ces derniers sont de plus en plus nombreux depuis septembre et les équipes médicales militaires de l'est sont soumis à une très forte augmentation de leur charge de travail. Quelques photos (Radio Free Europe/Radio Liberty/Serhii Nuzhnenko via REUTERS) en témoignent et révèlent leurs conditions de travail: http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/media/00/02/114937888.jpg http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/media/00/00/3706117046.jpg http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/media/01/02/384297511.jpg http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/media/01/01/449986618.jpg
  12. http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2022/12/01/les-droles-de-guerres-en-1001-anecdotes-23504.html Hugues Vial rempile. Après le Petit abécédaire des armes, le Petit abécédaire du champ de bataille, le Petit abécédaire de la vie militaire, et Le fusil à tirer dans les coins, il vient de sortir chez Pierre de Taillac un recueil de 1001 anecdotes militaires étonnantes et vraies. Savez-vous qui sont les vieux de la vieille ? Et les affreux de la Sorbonne ? Connaissez-vous la mitrailleuse à vapeur, le fusil à vent, la rose de Maginot ? Voulez-vous découvrir l’histoire de René-le-con, ce résistant qui a permis aux alliés de débarquer ? Et celle de François de Civille, trois fois ressuscité ? Ou celle de ces redoutables crocodiles de l'armée britannique ? Les réponses sont à lire dans ce joli livre qui tombe à pic en cette période où il faut penser à des cadeaux. http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/media/01/00/1537986619.jpg Sur un ton léger, mais avec précision et rigueur, Hugues Vial propose de faire découvrir d'incroyables histoires et anecdotes militaires. Dans cette véritable mine d’informations, on trouve non seulement de quoi alimenter de brillantes conversations, mais aussi les moyens d’approfondir la culture historique et militaire, tout autant que matière à sourire et même à rire !é, assure l'éditeur. Drôles de guerres, 212 pages, 24,90€
  13. http://www.opex360.com/2022/12/03/la-marine-nationale-a-saisi-46-tonnes-de-cocaine-dans-le-golfe-de-guinee/ En 2021, la Marine nationale avait intercepté 44,8 tonnes de drogues en Polynésie française, aux Antilles, dans le golfe de Guinée ou encore dans l’océan indien. Soit l’équivalent d’environ deux milliards d’euros « qui ne financeront pas les flux financiers criminels et terroristes », fit valoir à l’époque l’amiral Nicolas Vaujour, sous-chef d’état-major opérations [SCOPS] à l’État-major des armées. Ce niveau record des saisies de produits stupéfiants avait été en partie dû à l’action du porte-hélicoptère amphibie [PHA] Dixmude, qui, en mars 2021, avait mis la main sur 6 tonnes de cocaïne après avoir arraisonné le cargo Najlan, battant pavillon de Saint-Kitts-et-Nevis, dans le golfe de Guinée, dans le cadre de l’opération Corymbe. Engagé à son tour dans le golfe de Guinée, le PHA Tonnerre n’a pas battu le record établi par le Dixmude. Toutefois, la prise qu’il vient de réaliser est significative. En effet, le 30 novembre, sous la direction du préfet maritime de l’Atlantique et du procureur de la République de Brest et avec le soutien d’un avion de surveillance maritime Falcon 50, basé à Dakar, le PHA Tonnerre a intercepté un remorqueur brésilien transportant de nombreux sacs étanches contenant, au total, 4,6 tonnes de cocaïne. À noter que, durant cette opération, menée en application des dispositions prévues par la convention de Montego Bay sur le droit de la mer ainsi par la convention de Vienne contre le trafic illicite des stupéfiants et substances psychotropes, l’équipe de visite du porte-hélicoptères a été appuyée par deux de ses hélicoptères embarqués, dont un Panther de l’Aéronautique navale et un Cougar de l’Aviation légère de l’armée de Terre [ALAT]. La valeur « marchande » de cette cargaison de cocaïne – qui a été détruite à bord après le prélèvement d’échantillons à des fins de renseignement – a été estimée à 150 millions d’euros par l’Office anti-stupéfiants [OFAST]. Quant à l’équipage du remorqueur brésilien, il a été laissé libre. « Le lieu de l’interception du navire, au large du Sénégal, ne permettait pas d’envisager son transfert jusqu’à Brest », a expliqué Camille Miansoni, le procureur de Brest, à l’AFP. Ces dernières années, les saisies de cocaïne tendent à devenir plus fréquentes et importantes. Le record qui avait été établi en 2006 par la frégate de surveillance Ventôse [4,3 tonnes] est désormais régulièrement égalé, si ce n’est dépassé. « Les trafics explosent » dans le golfe de Guinée, a d’ailleurs relevé le vice-amiral d’escadre Olivier Lebas, le commandant de la zone maritime Atlantique, à l’issue de l’exercice Grand African Nemo, en octobre dernier. Au point que, a-t-il dit, le nombre de saisies effectuées par la Marine nationale dans cette partie du monde double chaque année. Et ces prises ne sont que la partie émergée de l’iceberg… Ainsi, pendant que le PHA Tonnerre arraisonnait le remorqueur brésilien, la police espagnole a indiqué qu’elle venait de mettre la main sur 5,6 tonnes de cocaïne, dissimulées dans un conteneur arrivé au port de Valence. Deux semaines plus tôt, six autres tonnes avaient été saisies dans deux « conteneurs-citernes » ayant fait le voyage entre le Surinam et le port d’Anvers. Ces trafics alimentent les réseaux de la grande criminalité, lesquels prennent de plus en plus d’ampleur, comme en Belgique et aux Pays-Bas. « Il suffit de regarder ce qui se passe [dans ces deux pays] pour démontrer que les organisations que l’on affronte n’ont aucune limite dans leurs moyens financiers, dans leurs frontières ou dans leurs champs d’action », a récemment expliqué Laure Beccuau, la procureure de Paris, dans les pages du journal Le Monde. Et la France est aussi concernée par ce phénomène. « Si on n’a pas une réaction suffisante, cette contagion est annoncée. Nous savons que ces groupes ont atteint dorénavant un seuil dans leur présence sur les points d’entrée de la drogue en France. Notamment les ports, qui constituent des points de fragilité extrême. Ces organisations se projettent déjà sur les structures portuaires et aéroportuaires, avec des hommes de main présents sur notre territoire », a en effet détaillé Mme Beccuau. Aussi, ces interceptions de drogues effectuées par la Marine nationale participent évidemment à la lutte contre ces réseaux criminels. « Une tonne saisie en mer évite plusieurs dizaines, voire centaines, de milliers de transactions de quelques grammes à terre, allégeant d’autant le travail des forces de sécurité intérieure », avait d’ailleurs souligné l’amiral Vaujour, l’an passé. Photo : Marine nationale
  14. http://www.opex360.com/2022/12/01/la-direction-generale-de-larmement-a-qualifie-8-sous-versions-du-blinde-multi-roles-leger-serval/ http://www.opex360.com/wp-content/uploads/serval-20210115.jpg En mai dernier, le Centre d’appui de préparation au combat interarmes – 51e régiment d’infanterie [CAPCIA-51eRI] de Mourmelon [Marne] reçut les quatre premiers véhicules blindés multi-rôles léger [VBMR-L] Serval qui venaient d’être livrés à l’armée de Terre. Pour autant, les évaluations technico-opérationnelles [EVTO] de ce nouveau blindé 4×4 de 15 à 17 tonnes, conçu dans le cadre du programme SCORPION, n’étaient pas encore terminées. Aussi, deux exemplaires ont depuis été confiés à la Section technique de l’armée de Terre [STAT] afin de permettre à celle-ci d’éprouver le Serval dans les conditions qu’il est susceptible de rencontrer en opération. D’où l’EVTO en milieu désertique récemment réalisée à Djibouti, avec le concours du 5e Régiment interarmes d’outre-Mer [RIAOM]. Par ailleurs, selon les documents de l’armée de Terre, le Serval doit se décliner en quatre versions principales, à savoir : - « Véhicule de patrouille blindé » [VPB], - « Surveillance, appui, renseignement et reconnaissance » [SA2R], - « Noeud de communication tactique » [NCT] - et « guerre électronique » [GE]. Et certaines de ses variantes compteront des « sous-versions ». Enfin, tel est ce qui était encore prévu en mai… Plans modifiés ? Oubli ? Toujours est-il que, dans un communiqué publié par la Direction générale de l’armement [DGA] ce 1er décembre, il n’est plus question de la version « Guerre électronique » du Serval… À moins que celle-ci soit devenue une sous-version de la variante « NCT ». Quoi qu’il en soit, la DGA a annoncé qu’elle venait de prononcer la qualification de la variante « Véhicule de patrouille blindé » du Serval. Et de préciser que « cette qualification se décline en 8 sous-versions », dont : - infanterie, - génie, - mortier 81, - mortier 120, - poste de commandement, - missile moyenne portée, - sol-air très courte portée - et ravitaillement. Cette étape, a-t-elle souligné, « confirme leur adéquation au cahier des charges, issu des besoins exprimés par l’armée de Terre, au regard des multiples missions devant être menées avec ce véhicule ». À noter que le Serval en version VPB servira de base à un véhicule d’évacuation sanitaire. Le Service de santé des armées [SSA] en attend d’ailleurs 135 exemplaires, afin d’en équiper ses équipes médicales mobiles à l’horizon 2029. Pour rappel, 364 Serval ont été commandés en 2020 aux entreprises Nexter et Texelis. « L’objectif de livraison en 2022 est de 60 Serval pour 70 véhicules produits, avec un total de 30 véhicules déjà livrés », précise la DGA. Au total, 978 unités devront avoir été livrées à l’armée de Terre d’ici 2030.
  15. On vous avait prévenu.................. A Dieu ! BTX
  16. Source DRHAT Retour sur une tradition : la marche au béret des élèves de Première de l’EMPT © armée de Terre / DRHAT Il est de tradition dans l’armée de Terre de recevoir son premier couvre-chef (calot, béret, képi) après une marche réalisée de façon collective. Les élèves de classe de Première de l’École militaire préparatoire technique (EMPT) n’ont pas dérogé à la règle en effectuant leur première marche début octobre avant de se voir remettre leur béret. Après une semaine de cours dense, les élèves ont achevé la préparation de leurs sacs et se sont déplacés sur la zone de bivouac des écoles militaires de Bourges. Ils nous racontent leurs premières impressions : © armée de Terre / DRHAT« Suite à l’instruction sur le montage des tentes qui était une découverte pour beaucoup d’entre nous, nous nous sommes tous mis à l’œuvre pour les monter en respectant les alignements et dans un délai contraint. Cela nous a permis de faire preuve d’entraide entre sections. Après la tombée de la nuit, nous avons pu découvrir les jumelles de vision nocturne, matériel que nous ne voyions que dans les films jusqu’à présent. Le lendemain matin, réveillés au clairon et après le rasage et le petit-déjeuner, nous sommes partis pour une marche de 12 kilomètres avec des sacs à 5 kilogrammes et en portant les caisses contenants nos précieux bérets. Cette marche a été l’occasion d’échanger avec nos cadres, notre commandant d’école ou les officiers en charge de la formation, afin de mieux cerner notre métier de soldat. Personne n’a abandonné et cet effort en groupe a permis de renforcer la cohésion au sein de la section. » © armée de Terre / DRHAT Le point d’arrivée de cette marche était l’abbatiale de la ville de Plaimpied-Givaudins dans le Cher, dans les jardins de laquelle s’est déroulée la cérémonie de remise du fanion d’unité élémentaire à la deuxième compagnie, née suite à la création de l’EMPT. La remise des bérets a conclu cette cérémonie, à laquelle ont participé le maire de la commune ainsi que les responsables du GRETA Berry de l’école. « Cette cérémonie est une étape dans notre vie de jeunes soldats. La remise de fanion marque notre appartenance à une unité et le fait de porter le béret nous permet de mieux prendre conscience de notre état de militaire. Cet instant restera gravé dans nos mémoires. »
  17. Source DRHAT © CNSD Du 3 au 8 octobre, ce sont 27 joueuses des trois armées et de la gendarmerie nationale composant l’équipe de France militaire féminine de rugby à XV qui ont participé à la 1ère coupe du monde militaire à Auckland en Nouvelle-Zélande. Du suspense jusqu’à la fin Après avoir été vaincues lors du match d’ouverture contre la Nouvelle Zélande, les tricolores se sont très vite remobilisées et ont remporté tous leurs matches de poule. Elles se sont ainsi qualifiées pour les demi-finales et ont affronté les Fidji, une équipe solide et combative. Cette rencontre très rude s’est soldée par une victoire avec une pénalité de la gagne à une minute de la fin du match. Sur l’autre demi-finale, les néo-zélandaises n’ont fait qu’une bouchée des australiennes. C’est donc cette équipe que les tricolores ont retrouvé en finale. L’affiche rêvée ! A 5 minutes de la fin du match, les Françaises perdaient 8 à 6, mais récupèrent une pénalité à la 78ème minute. La demi d’ouverture, sereine, la passe et ramène le score 8 à 9. Après plusieurs secondes qui ont semblé une éternité, l’arbitre siffle la fin du match. C’est fait, elles sont championnes du monde !!! Bravo à elles pour leur courage, leur rusticité, leur persévérance, leur esprit d’équipe.
  18. Source DRHAT © armée de Terre / DRHAT Créé en 2019 pour répondre au besoin du contrat opérationnel de l’armée de Terre, le DT EMP s’adresse aux officiers qui veulent poursuivre leur deuxième partie de carrière en états-majors opérationnels. Érigé en option à part entière du diplôme technique, le concours d’accès a été simplifié et les épreuves mises en cohérence avec les attendus professionnels[1]. 10 à 15 places sont ouvertes chaque année. La scolarité en alternance proposée aux lauréats permet l’acquisition d’une expertise tactique dans le domaine de la planification et de la conduite des opérations ainsi que la parfaite connaissance du fonctionnement d’un état-major national, interarmées et interalliés. La très grande majorité des employeurs et des officiers formés depuis 2019 a exprimé son entière satisfaction quant à la qualité de la formation dispensée. En sortie de scolarité, l’officier DT EMP débute un parcours d’une dizaine d’année au cours duquel il alternera majoritairement des postes en états-majors opérationnels et ponctuellement, des temps de responsabilité (C2 et/ou TRV1[2]) et des opportunités en PPE[3] ou en OME[4]. L’officier DT EMP conserve son EIP[5] d’origine afin de lui permettre, s’il le souhaite, d’occuper des postes à responsabilité du domaine. Les DT EMP sont ainsi étudiés préférentiellement pour les temps de C2 en corps de troupe. Le DT EMP est actuellement valorisé par l’attribution d’une prime de lien au service (PLS) pouvant aller jusqu’à 15 000 euros. À compter de 2024, dans le cadre de la NPRM, il sera valorisé par l’attribution d’une prime de qualification établie à 20% de la solde de base brute. [1] Suppression d’une épreuve à l’écrit et d’une épreuve à l’oral. Écrit DT EMP : synthèse, géopolitique et ordre graphique (OVO). Oral DT EMP : tactique. [2] Temps de responsabilité valorisé de niveau 1 [3] Poste permanent à l’étranger [4] Outre-mer et étranger [5] Emploi intrinsèque principal
  19. Source DRHAT Militaire du rang ou sous-officier, il est possible de devenir officier en intégrant l’École militaire Interarmes (EMIA) au sein de l’Académie militaire de Saint-Cyr Coëtquidan. L’EMIA forme depuis 60 ans les officiers recrutés par voie interne de l’armée de Terre. Elle permet aux meilleurs engagés volontaires et sous-officiers, dès 3 ans de services et jusqu’à 35 ans, de devenir officier. Le programme s’articule autour d’un enseignement voué à approfondir les aptitudes pour commander et assumer des responsabilités de chef de section. Deux recrutements possibles Les prétendants titulaires au minimum du baccalauréat de l’enseignement secondaire sont recrutés sur concours. Après une présélection sur dossier, ils sont évalués sur des épreuves écrites avant d’être admissibles aux épreuves orales et sportives. Ils devront choisir parmi trois filières d’enseignement : « sciences et technologie de défense », « géopolitique, relations internationales et stratégie » et « économie gestion publique ». Ce choix de filière influencera à la fois les épreuves du concours, mais aussi l’enseignement académique suivi et à l’issue, la licence obtenue. Une fois admis, ils intègrent alors l’EMIA pour deux ans de formation militaire et académique. En plus d’un stage international dans un établissement militaire européen, les élèves-officiers sur concours profitent d’un large volet académique gratifié par l’obtention d’une licence générale. La formation académique, en plus de la formation militaire, est donc dense et exigeante pour ces élèves-officiers sur concours qui obtiennent un bac +3 en seulement 2 ans. Autre forme d’intégration possible, les candidats titulaires d’une licence peuvent être recrutés sur titre. Après une analyse de leur dossier, des épreuves physiques et un entretien individuel, ils accèdent à l’EMIA pour une année de formation militaire. Deux voies proposées Les élèves-officiers ont le choix entre deux voies : celle du corps des officiers des armes (COA) appelés à commander des femmes et des hommes au combat. Leur fin de scolarité est marquée par le choix des armes selon leur classement de sortie. Ils suivent alors une année de formation de spécialité dans l’école d’application de l’arme choisie, pour ensuite intégrer une unité opérationnelle en tant que lieutenant. celle du corps technique et administratif (CTA) qui regroupe les officiers spécialisés. Les officiers du CTA choisissent également en fonction de leur classement, une spécialité (GRH, Finance, SIC/CYBER, RENS, SHC) qui fera l’objet d’une formation complémentaire. Plus d’informations auprès de votre référent ressources humaines ou de la DRHAT : Sur intradef : http://portail-drhat.intradef.gouv.fr/DRHAT/ Sur internet : https://rh-terre.defense.gouv.fr/ Ils témoignent : Élèves-officiers Mikela et Maxime En 1ère année de l’EMIA, rentrés sur concours en septembre 2021. Quel est votre parcours ? Elève-officier Mikela © AMSCC MIKELA : Je savais déjà au collège que je voulais m’engager et faire un métier en rapport avec le sport et le dépassement de soi. J’ai eu la chance d’effectuer une préparation militaire de découverte d’une semaine au 11e RAMa, qui a confirmé mon engagement naissant. Je suis passée par le centre de sélection de Bordeaux pour rentrer à l’École nationale des sous-officiers d'active de Saint-Maixent, mais après les tests, mon dossier n’a pas été accepté. Ils m’ont conseillé de les repasser après un BTS ou une licence mais j’ai préféré m’engager juste après mon bac ES, en tant que militaire du rang. J’ai rejoint le 17e RGP pour 4 ans. J’ai encadré des classes et une formation d’EVAT en qualité de référente féminine d’auxiliaire sanitaire. Je suis ensuite partie en Martinique au 33e RIMa et j’ai participé à l’opération HARPIE en Guyane. J’ai bénéficié d’une année pour préparer le concours d’entrée à l’EMIA. Maxime : J’ai, moi aussi, fait une semaine de préparation militaire de découverte, puis trois semaines de préparation militaire en régiment. Je me suis engagé en 2014 avec un bac S directement à l’École nationale des sous-officiers d'active de Saint-Maixent. J’ai rejoint le 68e RAA à la Valbonne pour 7 ans. Durant cette période, je suis allée deux fois en mission de courte durée, en Côte d’Ivoire et aux Émirats arabes unis. L’an dernier, j’ai passé le BSTAT en même temps que le concours d’entrée à l’EMIA. Pourquoi vouloir devenir officier ? Maxime : Je pense que devenir militaire était une vocation. Je n’ai jamais pensé faire un autre métier. L’armée est la représentation même de l’escalier social. On peut tous le gravir ! Évoluer en devenant officier, était pour moi dans la continuité de mes ambitions professionnelles. Mikela : Être militaire, c’était déjà montrer l’exemple, mais commander des femmes et des hommes est finalement la suite logique quand on aime son travail. Devenir officier est particulièrement stimulant, cela permet de développer son leadership. Comment se prépare le concours ? Mikela : Il ne faut pas le cacher : le concours est exigeant. Il m’a fallu plus d’un an de préparation quotidienne pour le réussir mais je n’étais pas seule. En régiment, nous avons la chance d’avoir des périodes bloquées pour préparer le concours et le soutien d’un « officier guide », interne à chaque régiment et désigné par le chef de corps pour encadrer au mieux les révisions. J’ai également eu le soutien d’anciens de l’EMIA qui m’ont aidé à préparer mon épreuve orale. J’ai réussi grâce à cette aide et à mon travail personnel le soir. Maxime : Cela demande beaucoup de travail personnel. Même si les régiments font en sorte de nous libérer du temps, il y a quand même des contraintes opérationnelles qui obligent à travailler le soir. Il faut être conscient que c’est un gros investissement personnel avec un juste équilibre à trouver entre les activités la journée au régiment et les révisions chez soi. Il y a les écrits à préparer, mais aussi les oraux et les épreuves physiques. Il faut savoir qu’il y a aussi la possibilité de s’inscrire un an à l’avance à des cours particuliers financés par l’armée de Terre et encadrés par le centre national d’enseignement à distance (CNED). Cet enseignement à distance balaye tous les chapitres attendus lors du concours. En revanche, même s’il est possible de présenter trois fois le concours d’entrée dans chacune des deux voies (corps des officiers des armes et corps technique et administratif), cette aide financière n’est accessible qu’une seule fois. J’ai moi-même obtenu le concours lors de ma deuxième tentative. La 1e année, je l’ai préparé avec le CNED. J’ai été admissible sur liste complémentaire aux oraux, sans succès. La 2e année, je l’ai passé en candidat libre, donc sans le CNED. Cela ne m’a pas empêché de réutiliser tous mes anciens supports de révision pour réussir mon concours. Le choix de sa voie et de la filière est-il déterminant ?E lève-officier Maxime © AMSCC Maxime : Il faut se demander dès le départ ce qui nous intéresse dans le commandement pour choisir entre le corps des officiers des armes et le corps technique et administratif. Ce choix est important, car il n’est pas possible d’en changer. Pour les élèves-officiers sur concours, il y aura un fort volet académique, conditionné par la filière choisie parmi « sciences et technologie de défense », « géopolitique, relations internationales et stratégie » et « économie gestion publique ». En finalité, cette filière influencera tout de même votre réussite au concours et le type de licence obtenue, mais pas le choix des armes. Mikela : Même si le choix de la filière n’a pas d’influence sur la carrière, il est néanmoins primordial. J’ai un bac ES et pourtant, j’ai choisi la filière « géopolitique, relations internationales et stratégie ». C’était un vrai défi mais je ne regrette pas, car je suis très intéressée par les matières enseignées. J’ai dû travailler davantage pour réussir mon concours, mais je suis partie sur deux années passionnantes de cours académique. Je pense qu’il ne faut pas se brider sur le choix de la filière et oser sortir de sa zone de confort. Quels sont les points positifs dans vos quatre premiers mois de formation ? Mikela : Justement ! J’ai pu changer de filière et j’ai même eu le choix d’apprendre une nouvelle LV2, l’arabe, alors que je n’avais aucune notion. Cette école est vraiment un nouveau départ tant sur le plan académique, personnel que culturel. Maxime : Durant ces premiers mois, le but est de lisser la disparité des niveaux entre les élèves-officiers. On revoit tous nos acquis, on aide les autres. C’est une remise en question vraiment enrichissante sur tous les points de vue et surtout, elle se fait ensemble. Que dire à ceux qui n’osent pas se présenter au concours ? Mikela : Le concours peut sembler inaccessible alors que chaque année, des militaires du rang et des sous-officiers réussissent. Je pense que c’est avant tout une question de volonté. Je n’ai pas plus de culture ou de capacité que les autres, mais j’ai travaillé. La devise de l’école est « Le travail pour loi, l’honneur comme guide ». On peut dire que l’année de préparation au concours a vraiment été « le travail pour loi »… Si quelqu’un veut vraiment ce concours et qu’il met toutes les chances de son côté, je ne vois pas pourquoi il n’y arriverait pas
  20. Source DRHAT © armée de Terre / DRHAT Situé en Bourgogne, le lycée militaire d’Autun est l’un des 4 lycées relevant de l’armée de Terre, établissements dont la mission principale est l’aide à la famille. Autun présente la particularité de disposer d’un collège. Avec 100% de réussite et 96% de mentions au brevet des collèges et 100% de réussite et 86% de mentions au baccalauréat en 2022, Autun confirme l’excellence de l’enseignement dispensé. Si le lycée comprend 550 lycéens et élèves en classes préparatoires, l’unique collège militaire de l’armée de Terre accueille, sous le régime de l’internat, 250 élèves de la 6e à la 3e, répartis en neuf classes. Sa mission est d’accompagner la mobilité des parents militaires (y compris outre-mer et à l’étranger) en garantissant pour leurs enfants un cadre de travail privilégié et stable, un enseignement d’excellence et une éducation de qualité qui intègre le goût de l’effort, le sens de la cohésion et affermit leur force morale. Personnel détaché de l’Éducation nationale (principal, professeurs et enseignants spécialisés), personnel militaire (commandants d’unité, chefs de section), et personnel civil (agents de surveillance et d’éducation de la Défense, psychologue) composent une communauté éducative de qualité. Une antenne médicale assure le soutien santé et l’assistante sociale fournit l’appui requis. Les chefs de section jouent un rôle indispensable en « apportant l’écoute nécessaire, et font preuve d’une bienveillante fermeté pour faire grandir les très jeunes élèves » comme en témoigne l’adjudant-chef Odile, chef de section des 6e. La pédagogie est articulée autour des valeurs des enfants de troupe (AET) fondées sur l’amitié, l’entraide et le travail. Dans cet esprit, chaque élève de 6e est parrainé par un élève de classe préparatoire. Une vie d’internat variée et épanouissante Aux moments fédérateurs de la vie du collège s’ajoutent des actions éducatives et sportives nombreuses (séjour ski, voyage d’étude…) qui rythment la vie de l’internat ; la richesse des activités proposées par le club de sports et loisirs se conjugue à celles offertes par les associations extérieures. La qualité de vie s’est aussi notablement améliorée avec la rénovation en cours des internats et des salles de cours dans le cadre du plan « lycée de la Défense » du ministère. La devise « « pour la Patrie, toujours présents » reste plus que jamais d’actualité. Le saviez-vous ? Des dossiers sont retenus chaque année pour compléter les niveaux de 5e, 4e e
  21. Tout à fait d'accord. Nous avons beaucoup d'efforts et de travail à faire pour "intégrer" les caractéristiques du combat de haute intensité. Au niveau national. Je n'ose penser aux trésors d'imagination et de concertation entre Etats que ce combat de haute intensité exigera des Européens. Nous ne sommes pas tous au même niveau et n'avons pas la même compréhension du problème posé. Et encore moins, la même approche. BTX
  22. Pour ce qui est de la "présentation" vous repasserez. A Dieu ! BTX
  23. http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2022/11/30/le-royal-united-services-institute-for-defence-and-security-23501.html http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/media/01/02/3490876612.jpg Le Royal United Services Institute for Defence and Security Studies vient de publier un intéressant rapport sur le conflit russo-ukrainien. Il est intitulé "Preliminary Lessons in Conventional Warfighting from Russia’s Invasion of Ukraine: February–July 2022". On lira en particulier le chapitre V sur les "Lessons Identified for the British Military". Certains de ces enseignements valent pour l'armée français, entre autres. Voici un échantillon des leçons tirées des opérations en Ukraine: "Il n'y a pas de sanctuaire": - l'ennemi peut mener des raids dans la profondeur. Pour survivre, il faut donc être capable de dispersion, ce qui apparaît essentiel pour les forces aériennes qui doivent disposer de moyens techniques en nombre suffisant et les disperser sur des terrains de dégagement. Pour les forces terrestres, cette dispersion est essentielle de façon à éviter des frappes sur les stocks (qui doivent être déplacés aisément), les centres de formation et les sites de maintenance. Ces derniers sites doivent être éloignés du front et disséminés de façon à accroître les efforts de l'ennemi pour les localiser. - Eviter les postes de commandement avec une trop grande emprise au sol (ceux sous tentes en particulier). imposer une discipline stricte sur les communications téléphoniques personnelles pour éviter d'être repéré par des moyens du renseignement d'origine électromagnétique ou ROEM. "La haute intensité demande de l'épaisseur": - Ce n'est pas une découverte mais la consommation de munitions est extrêmement élevée, ce qui inquiètent les experts britanniques au regard du rythme de tir des Russes et Ukrainiens. Les forces britanniques sont, dans ce domaine, totalement sous-équipées et incapables d'égaler les cadences de l'artillerie ukrainienne qui, au plus fort des combats dans le Donbass, a tiré en deux jours l'équivalent du stock d'obus des Britanniques (photo ci-dessous AFP). http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/media/00/02/1813589289.jpg - Les moyens de défense antiaérienne sont tout aussi insuffisants et le manque de munitions pour les systèmes déployés est criant. Quelle que soit la valeur des systèmes, le manque de stocks fait que ces défenses ne sont pas crédibles dans un conflit de haute intensité. - Il faut rester en mesure de former les troupes qui vont être déployées en renfort ou en deuxième échelon. Pour cela, de vastes camps d'entraînement doivent rester disponibles, tout comme les formateurs qu'il faut éviter d'envoyer au front. - Autres domaines qui exigent de l'épaisseur: la logistique et la maintenance. Bien que l'Ukraine ait eu du mal à garder ses logisticiens en temps de paix (le turn-over était élevé), elle a pu les rappeler très vite et bénéficier de leur expérience. D'où l'intérêt de disposer d'unités d'active spécialisées dans le soutien mais aussi de travailler avec le secteur privé de la logistique qui constitue un vivier de réservistes. http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/media/02/00/681491840.2.jpg "Des drones pour tous": - Les drones doivent équiper toutes les unités et tous les échelons des forces. Leur présence massive (aux drones amis s'ajoutent ceux de l'adversaire) oblige à une formation poussée des opérateurs (photo ci-dessus Reuters). - Les unités équipées de drones doivent disposer d'une liberté d'action qui garantit la vitesse et la réactivité. - Les procédures actuelles sont souvent trop lourdes, elles pénalisent les opérateurs sur le terrain et obligent à disposer de personnels spécialisés, ce qui s'avère coûteux, alors qu'un maximum de soldats doivent être en mesure de manier des drones. - Les drones ne devraient pas être classés comme des aéronefs mais comme des munitions; le cadre réglementaire doit donc changer. "Dispersion, enfouissement et vitesse de déplacement": - Les troupes au sol doivent être dispersées pour assurer leur survie, une pratique éprouvée par les Ukrainiens. Mais cette dispersion pose des problèmes de commandement et de contrôle; elle met la pression sur les cadres au niveau des compagnies et des bataillons. - Autre problème: le risque d'isolement et d'encerclement. Pour l'éviter, il faut se déplacer et bannir tout posture statique. D'où une mobilité extrême. - Toutefois, en cas d'arrêt prolongé, il faut s'enterrer et se protéger d'une agression venant du dessus. Dans les zones non-urbaines, il faut s'enterrer et donc disposer des équipements individuels et collectifs de creusement. Enfin, l'identification des amis. Les Ukrainiens ont préféré réduire le camouflage au profit de signes d'identification (bandes bleues ou jaunes) pour éviter les tirs fratricides (nombreux au déclenchement du conflit). RETEX Les industriels se penchent aussi avec avidité sur les retex. Ainsi, BAE Systems qui est l'un des cinq candidats du programme de remplacement du blindé chenillé Bradley a revu sa copie (voir un article sur ce sujet dans Defense One). Mercredi, la société a précisé qu'elle envisageait de mieux protéger son véhicule contre les attaques venant du dessus (il s'agit de contrer les menaces des missiles de type Javelin ou celle des munitions kamikazes). Dans le cadre de ce futur marché d'une valeur de 45 milliards de $, l'US Army doit choisir trois candidats et soumettre leurs véhicules à des tests pour annoncer son choix vers 2027. Les cinq candidats sont: General Dynamics Land Systems, BAE Systems, Oshkosh Defense, American Rheinmetall, et Point Blank Enterprises.
  24. http://www.opex360.com/2022/12/01/des-bombardiers-chinois-et-russes-ont-effectue-une-mission-au-profil-inedit-pres-du-japon-et-de-la-coree-du-sud/ Des bombardiers chinois et russes ont effectué une mission au profil inédit près du Japon et de la Corée du Sud Le 30 novembre au matin, en provenance de la mer de Chine orientale, deux bombardiers stratégiques chinois H-6K ont survolé les détroits de Corée et de Tsushima, pénétrant ainsi dans la zone d’identification de défense aérienne [ADIZ] de la Corée du Sud, laquelle n’est pas reconnue par Pékin [ni par Moscou]. La première intrusion chinoise dans l’ADIZ sud-coréenne a eu lieu à 5h48, à la verticale d’une zone située à environ 120 km au nord-ouest de l’îlot Ieo. Puis ils y sont restés pendant près de trente minutes. Puis ils sont de nouveau entrés dans la même ADIZ à 6h44, depuis un secteur situé au nord-est de la ville portuaire de Pohang [sud de la péninsule coréenne], avant de mettre le cap vers la mer du Japon à 7h07. Puis, ces deux H-6K ont rejoint quatre autres bombardiers stratégiques, en l’occurrence des Tu-95 « Bear » russes, ceux-ci étant alors escortés par au moins deux chasseurs-bombardiers Su-35MS. Cette formation a ensuite été repérée dans l’ADIZ sud-coréenne, où elle y est restée pendant un gros quart d’heure, entre 12h18 et 12h36. Durant cette séquence, la force aérienne sud-coréenne [RoKAF] a fait décoller plusieurs avions de combat, dont des F-15K pour identifier et accompagner les bombardiers chinois et russes avant qu’ils ne pénètrent dans l’ADIZ dont elle est chargée d’assurer la surveillance. Quoi qu’il en soit, la formation sino-russe a été rejointe, a priori, par deux chasseur J-16 de l’Armée populaire de libération [APL], ravitaillés en vol par un YY-20, alors qu’elle patrouillait dans un secteur situé entre les îles d’Okinawa et de Miyakojima, sous la surveillance des forces aériennes d’autodéfense japonaises. Cette mission des bombardiers russes et chinois n’est pas une première. Plusieurs ont en effet été effectuées depuis juillet 2019. D’ailleurs, la première du genre avait donné lieu à un sérieux incident, des F-15 et des F-16 sud-coréens ayant procédé à plusieurs de tirs de semonce en direction d’un avion de guet aérien A50 Mainstay russe, celui s’étant aventuré à deux reprises dans l’espace aérien de la Corée du Sud, au niveau de l’archipel Dokdo [également revendiqué par le Japon]. Mais cette fois-ci, les avions russes et chinois n’ont pas regagné leurs bases respectives à l’issue de leur patrouille en mer de Chine orientale. C’est en effet ce qu’a indiqué le ministère russe de la Défense, via un communiqué. « Les forces aériennes russes et chinoises ont effectué une patrouille conjointe dans la région Asie-Pacifique, au-dessus de la mer du Japon et de la mer de Chine orientale. Ce vol conjoint a duré environ huit heures et, sur certaines étapes de leur itinéraire, les bombardiers […] ont été escortés par des avions de chasse d’États étrangers », a d’abord expliqué Moscou, soulignant qu' »aucune violation d’un espace aérien étranger n’a été commise » et que cette patrouille « a été effectuées dans le cadre d’un plan de coopération militaire russo-chinoise pour 2022 ». Puis, la même source a indiqué que « pour la première fois lors d’une patrouille conjointe, des avions russes ont atterri sur un aérodrome en République populaire de Chine et des avions chinois sur un aérodrome en Fédération de Russie ». Aucun détail supplémentaire n’a été donné. A priori, selon des informations diffusées via les réseaux sociaux, au moins un Tu-95MS s’est posé sur une piste située dans la province de Zhejiang, plus précisément à Hangzhou [sud-ouest de Shangaï]. Quant aux appareils chinois, rien a été dit au sujet du terrain où ils se sont posés en Russie. Cela étant, il est probable qu’ils aient rejoint la région de Vladivostok. Quoi qu’il en soit, et malgré la guerre en Ukraine et la pression mise sur la Chine lors du dernier G20, cette patrouille « inédite » montre que Pékin n’a pas l’intention de revoir ses relations avec Moscou. D’ailleurs, le 29 novembre, le président chinois, Xi Jinping, a dit vouloir un partenariat « encore plus étroit » avec la Russie dans le domaine de l’énergie, afin de « garantir sécurité énergétique internationale et la stabilité des chaînes d’approvisionnement ». En outre, ces derniers jours, il a été fait état de vols régulièrement effectués en Chine par des avions cargos de type AN-124 « Ruslan » appartenant à la compagnie russe « Volga-Dnipro » [au moins dix vols ont été constatés la semaine passée]. De quoi accréditer l’hypothèse d’un soutien chinois aux forces russes.

© Aumilitaire - Contact - CGU

×
×
  • Create New...