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L'essentiel est qu'ils restituent à leurs subordonnés/équipiers les bons gestes, les savoir-faire et les modes d'action. 

Les FS sénégalaises sont-elles engagées dans Barkhane ? Je ne le crois pas.

BTX

Ya Rab Yeshua.

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Ah oui c'est du costaud ! Merde, j'ai oublié de rentrer le linge mis à sécher………... BTX

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2019/12/06/barkhane-a-detruit-une-colonne-de-motos-d-un-gat-le-30-novem-20699.html Le 30 novembre, alors que les corps des 13 soldats morts da

https://www.lefigaro.fr/international/deces-d-origine-inconnue-d-un-soldat-francais-au-burkina-20200217 Burkina Faso. Décès d’origine inconnue d’un soldat français Profonde tristesse à l'ann

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Non c'est surtout dans le but d'éviter une contagions , c'est plus préventif qu'autre chose .

Après utile ou inutile ? Je ne suis pas devin 😄 ! haha 

Bourgeois bohème ... Où bobo pour les intimes !

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Le 24/08/2020 à 20:55, Stvn a dit :

En Afrique , il n y a pas besoin de responsable pour que ce sois la merde ! C'est toujours en conflit communautaire ou autre ... donc peut être que oui , ou tout simplement que c'est leurs histoires tout seul ! haha 

Les pays du Sahel par exemple , sont des pays très faibles avec un état très peu efficace , ce qui est arriver au Mali peux arriver dans les autres pays frontières ... c'est une crainte d'ailleurs sois dit en passant .

Le Tchad fait exception, des soldats biens braves 

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Après avoir des gens braves ne sauve pas le pays . Tout les pays du Sahel on des gens braves , cela ne signifie pas pour autant que leurs pays est assez fort pour tenir contre les pièges de l'EI .

C'est assez simple , il suffit qu'il y est que 10% de gens qui pour X raison ( argent, puissance , foi ,ect ..) sois prêt a remettre en cause leurs institutions pour que cela sois vite un pays instable , ou va pouvoir s'installer durablement DAESH .

L'EI utilises les failles du système pour récupérer tous les laissez pour compte . C'est avant tout par crise sociale qu'il recrute .

Quand je parle de pays faible , je ne m'attaque pas spécialement a leurs armées mais a l'ensemble des forces politiques/militaires/civils qui sont plus ou moins sujette a être enrôler dans les rangs du djihadisme .

L'armée ne sert qu'à les combattre , c'est déjà bien , mais il y a un enjeux social derrière a prendre en compte aussi .

Bourgeois bohème ... Où bobo pour les intimes !

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http://www.opex360.com/2020/10/05/les-autorites-maliennes-ont-relache-une-centaine-de-jihadistes-en-echange-de-leventuelle-liberation-de-deux-otages/

Les autorités maliennes ont relâché une centaine de jihadistes en échange de l’éventuelle libération de deux otages

jnim-20190222.jpg

Après le coup d’État qui, fomenté par des militaires, a renversé le président Ibrahim Boubacar Keïta [IBK] en août dernier, le Mali s’est doté d’une « charte de la transition », laquelle doit permettre d’arriver, au bout de 18 mois, à une normalisation politique.

Durant cette période, un ancien officier de l’armée de l’Air malienne, Bah N’Daw, assurera les fonctions de président par intérim tandis que celles de vice-président sont revenues au colonel Assimi Goïta, l’un des meneurs de la junte ayant pris le pouvoir. Enfin, Moctar Ouane a été nommé Premier ministre, alors que le Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques [M5-RFP] avait soumis pas moins de quatorze noms pour ce poste.

Mais l’une des premières décisions de cette équipe de transition aura été de remettre dans la nature une centaine de jihadistes, a priori appartenant au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans [GSIM ou JNIM, lié à al-Qaïda], en échange de la libération « éventuelle » de l’humanitaire française Sophie Pétronin, enlevée en décembre 2016 à Gao, et de Soumaïla Cissé, un opposant à l’ex-président Keïta kidnappé dans la région de Tombouctou en mars dernier, alors qu’il faisait campagne pour être élu député.

La remise en liberté de ces jihadistes a été confirmée à l’AFP par un responsable des services de sécurité maliens, qui a précisé qu’ils ont été relâchés dans le secteur de Niono [centre] et dans celui de Tessalit [nord], où ils ont été « acheminés par avion ». Un élu de Tessalit a parlé de l’arrivée de « très nombreux prisonniers jihadistes ».

La dernière preuve de vie de Sophie Pétronin, retenue par le GSIM alors que son état de santé s’est visiblement dégradé lors de sa détention, a été transmise à sa famille par le gouvernement français en avril dernier. Quant à Soumaïla Cissé, et à défaut de preuves, il est estimé qu’il a été enlevé par la katiba Macina du prédicateur Amadou Koufa, liée au GSIM. Sa libération est l’une des priorités du pouvoir désormais en place à Bamako.

Cela étant, le président Keïta avait admis l’existence de « contacts » avec des chefs jihadistes, en particulier avec Iyad Ag Ghali, le chef du GSIM, et Amadou Koufa.

« Cette histoire de dialoguer avec [Amadou] Koufa et Iyad [Ag Ghali] n’a pas surgi comme ça, au réveil d’un somme de IBK. Nous avons au Mali tenté la gageure d’un dialogue national inclusif et, parmi nos recommandations, il y a cet aspect-là. Pourquoi ne pas essayer le contact avec ceux-là, dont nous savons qu’ils tirent les ficelles de la situation au Mali? », avait-il expliqué, en février, lors d’un entretien accordé à France24 et à RFI.

L’éventualité d’une négociation entre Bamako et les jihadistes avait été très mal vue par le général François Lecointre, le chef d’état-major des armées [CEMA]. Aussi, l’annonce de cette libération d’une centaine de jihadiste, qui remettra autant de combattants dans le circuit, risque fort d’être mal accueillie par la force Barkhane, même si cette dernière se concentre sur l’État islamique au grand Sahara [EIGS] dans la région dite des trois frontières.

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Ya Rab Yeshua.

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Bravo Sophie ... on pourrait écrire un livre sur elle tellement elle a fait de la merde 😄 ! haha

M'enfin tant pis , après tout ce n'est pas notre terre ... 

Bourgeois bohème ... Où bobo pour les intimes !

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Sophie est en route pour être libérer ... sert à rien , elle va encore se faire kidnappé .. vue que une fois ne lui a pas suffit ! ( ne pas oublier que les commandos on eu une opportunité de la choper en transfert une fois et qu'elle est revenue car après tout hein ) M'enfin ...

Bourgeois bohème ... Où bobo pour les intimes !

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http://ainsi-va-le-monde.blogspot.com/2020/10/une-otage-suisse-tuee-au-mali.html

Une otage suisse tuée au Mali

A la suite de la libération de Sophie Pétronin, Paris a informé, hier, Berne de la mort  de l’otage suisse Béatrice Stockly qui aurait été tuée par l'organisation terroriste islamique Jamaa'at Nasr al-Islam wal Muslim (JNIM).

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Bâloise, cette missionnaire protestante avait été enlevée en 2016 à Tombouctou.

Otage quelques jours, une première fois en 2012, elle avait été libérée "à condition qu'elle ne revienne dans aucun pays musulman prêcher le christianisme" avait alors annoncé le groupe musulman qui la détenait.

De son côté, le gouvernement de la Confédération lui avait recommandé de ne pas retourner au Mali. 

Vulnerant omnes, ultima necat

Ya Rab Yeshua.

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http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2020/10/13/la-base-de-kossei-va-voir-la-construction-d-un-centre-medico-21527.html

La base Kosseï va être dotée d'un nouveau centre médico-chirurgical de niveau rôle 2 Enhanced

Un appel d'offres portant sur la construction d’un nouveau centre médico-chirurgical (CMC) au Tchad a été lancé le 12 octobre. 

Il s'agit de remplacer la structure actuelle qui date de 1989. De conception ancienne, elle ne correspond plus au fonctionnement d’une structure médico-chirurgicale qui accueille et les soldats français et des civils tchadiens.

Le projet a pour objectif de regrouper toutes les fonctions santé d’un "rôle 2 Enhanced" et d’une antenne vétérinaire dans un bâtiment unique.

Ce bâtiment CMC intégrera :
- Un rôle 2 Enhanced de 18 lits assurant à la fois dans la même structure la médecine de premiers secours et la prise en charge d’un ou plusieurs blessés de guerre ou traumatisé sévère (compétence de damage control et bilan spécialisé médicochirurgical). Cette dernière étant la mission principale et prioritaire du CMC ;

- Des locaux techniques associés ;

- Une antenne vétérinaire ;

- L’alimentation électrique du bâtiment ;

- Des locaux annexes : 
Une centrale de production d’oxygène médical. Un réseau de distribution restreint à la partie bloc opératoire (salle de déchoquage, salles opératoires, salle de réveil SSPI, salle de réanimation) est prévu et sera alimenté via des bouteilles ; 
Une morgue indépendante du CMC ; 
Un groupe électrogène de secours dédié à la nouvelle structure (total sans délestage).

Exigences fonctionnelles :

- Urgences
2 box de consultation 
3 box de déchoquage 
2 blocs opératoires

- Pôle imagerie 
Scanner 
Radiologie conventionnelle

Ya Rab Yeshua.

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http://www.opex360.com/2020/10/14/mali-le-general-lecointre-recadre-mme-petronin-pour-ses-propos-sur-les-jihadistes/

Le général Lecointre recadre Mme Pétronin pour ses propos sur les jihadistes

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Désormais libéré de l’ombre d’Abdelmalek Droukdal, le chef d’al-Qaïda au Maghreb islamique, tué lors d’une opération des forces spéciales françaises conduites en juin dernier à Talhandak près de Tessalit, Iyad ag Ghali, qui dirige le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans [GSIM ou JNIM, lié à al-Qaïda] a réussi un coup politique en obtenant que les nouvelles autorités maliennes relâchent plus de 200 de ses combattants en échange de la libération de Soumaïla Cissé, un responsable politique de premier plan qui avait été enlevé dans la région de Tombouctou il y a environ six mois.

Mais outre M. Cissé, le GSIM a également libéré trois autres otages, dont la franco-suisse « Mariam » [ou Sophie] Pétronin, kidnappée à Gao en décembre 2016, et deux ressortissants italiens. La missionnaire suisse Béatrice Stockly n’aura pas eu cette chance, ses ravisseurs l’ayant assassinée dans des circonstances qui restent à préciser.

Les autorités françaises n’ont pas été associées aux négociations menées par Bamako, la libération de Soumaïla Cissé ayant été un objectif prioritaire pour les autorités maliennes, installées au pouvoir à la faveur d’un coup d’État militaire ayant renversé le président Ibrahim Boubacar Keïta.

Et parmi les jihadistes remis en liberté, en l’honneur desquels Iyad ag Ghali a organisé un méchoui pantagruélique, a priori dans la région de Kidal, fief touareg, il figure plusieurs noms bien connus, comme ceux de Mimi Ould Baba Ould Cheick, « cerveau » des attentats de Grand Bassam [Côte d’Ivoire] et de Ouagadougou [Burkina Faso] et de Fawaz Ould Ahmed, ex-cadre du groupe al-Mourabitoune.

Cela étant, de retour en France, les déclarations faites par « Mariam » Pétronin ont pu causer un malaise certain. « Appelez-les comme vous voulez, moi je dirais que ce sont des groupes d’opposition armés au régime », a-t-elle en effet dit au sujet de ses geôliers, qu’elle a même assimilé à des « militaires. »

« Qu’a fait le gouvernement de transition? Il a demandé la libération de leurs militaires. Certains ont été libérés, je ne pourrais pas dire combien. Mais dans l’immédiat, ils ont été libérés. Donc, si vous avez un groupe de militaires, et que certains se font prendre, vous allez tout faire pour les faire libérer que vous soyez l’armée française, l’armée congolaise ou l’armée malienne ou l’armée américaine, vous allez tout faire pour les faire libérer. Ce qui est logique. ‘Jihad’, c’est ‘guerre’ en français et c’est une guerre entre des groupes d’opposition armée au régime, ils trouveront le chemin pour la paix. Je leur souhaite en tout cas vivement », a déclaré l’ex-otage auprès de RFI.

Or, de tels propos sont restés au travers de la gorge du général François Lecointre, le chef d’état-major des armées [CEMA], qui a tenu à faire une mise au point, lors d’une audition devant la commission sénatoriale des Affaires étrangères et de la Défense, ce 14 octobre.

« Pour que les choses soient bien nommées, l’adversaire qui est le nôtre n’est pas un groupe armé comme un autre, qui serait un groupe armé d’opposition au régime malien. Il s’agit bien d’une organisation terroriste internationale […] qui a fait allégeance à al-Qaïda et dont l’objectif contrevient directement à la sécurité des Français, à l’étranger et sur le territoire national », a commencé par préciser le général Lecointre.

« C’est un groupe qui a par ailleurs des modes d’action qui sont très clairement terroristes. […] On ne peut pas appeler ces personnes des militaires et imaginer qu’ils peuvent être comparés aux militaires français. Les militaires français sont des soldats d’une armée régulière, qui se battent dans le respect du droit international, dans le respect du droit de la guerre, en maîtrisant leur violence et qui sont liés, au-delà de la mission, par une éthique particulièrement exigeante », a continué le CEMA.

« En aucun cas on ne peut comparer ces soldats et la façon dont ils remplissent admirablement leur mission au comportement de ces groupes armés terroristes auxquels nous sommes confrontés. Enfin, évidemment, les soldats français n’auraient jamais l’idée pour obtenir la libération de prisonniers français par un ennemi quelconque d’aller prendre des otages parmi la population civile », a insisté le général Lecointre.

« Je tiens à dire cela car il y a des propos qui ont été tenus au moment de la libération de Mme Pétronin qui, me semble-t-il, risquent de fausser l’appréciation qu’on doit avoir de la situation au Mali, de l’engagement des armées françaises. Engagement qui reste aujourd’hui, plus que jamais, très clair et guidé par la volonté d’abattre l’hydre terroriste et de garantir la sécurité des Français », a encore fait valoir le CEMA.

« Et qu’il doit être très clair pour l’ensemble des familles qui ont perdu des leurs dans les combats que nous menons au Mali depuis des années que nous ne dévions pas de ligne, que notre combat reste le même et qu’il est tout aussi légitime qu’il l’était », a conclu le général Lecointre, avant de confirmer que la « France n’a en rien été impliquée dans des négociations d’aucune sorte avec ce groupe terroriste que nous continuerons de combattre avec la dernière détermination. »

PS. On pourrait résumer l'avis du CEMA à propos de Miss PETRONIN par cette délicieuse réplique

 

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Ya Rab Yeshua.

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https://forcesoperations.com/le-robot-mule-probot-en-partance-pour-barkhane/

Le robot mule Probot en partance pour Barkhane ?

Le robot Probot accompagne les Turcos sur le terrain de manoeuvre à quelques semaines de leur déploiement sur Barkhane (Crédits : 1er régiment de Tirailleurs)

Le robot Probot accompagne les Turcos sur le terrain de manœuvre, à quelques semaines de leur déploiement sur Barkhane (Crédits : 1er régiment de Tirailleurs)

Le robot mule Probot semble s’apprêter à rejoindre l’opération Barkhane pour une série d’expérimentations en conditions réelles. Au moins un exemplaire accompagne le 1er régiment de tirailleurs d’Épinal dans son processus de préparation opérationnelle, alors qu’approche sa prochaine rotation de quatre mois au Sahel.

 

Lancé en juillet 2019, le projet Robopex est depuis lors globalement resté sous les radars.

Ce programme géré par l’Agence d’innovation de défense (AID) comprend l’acquisition et le déploiement de cinq robots mules sur un théâtre d’opération extérieure à des fins d’expérimentation. Hormis sa capacité de transport, le système retenu doit disposer de fonctions d’observation et de reconnaissance.

Le sujet Robopex réapparaît au grand jour dans les mains de Turcos en partance pour Barkhane. Objectif annoncé : évaluer la fonction mule en situation réelle. Autrement dit, réduire la fatigue physique du combattant en confiant une partie du paquetage, des équipements et armements collectifs et autres munitions au Probot, capable de transporter jusqu’à 750 kg de matériel durant huit heures et à une vitesse de 12 km/h. Comme démontré par les images du 1er RTir, des chenilles peuvent venir se superposer aux trains de roues du robot pour en améliorer les capacités de franchissement sur terrain sablonneux ou boueux.

Ce projet avait provoqué quelques remous en fin d’année dernière, l’AID ayant privilégié la solution proposée par l’Israélien Roboteam, associé à la société essonnienne GACI Rugged Systems, au lieu de se tourner vers une solution 100% nationale. Le directeur de l’AID, Emmanuel Chiva, s’était attaché à mettre un terme définitif à cette « polémique » en juin dernier.

« Le choix du projet Robopex n’est pas une erreur mais une décision pleinement assumée », expliquait-il, soulignant le caractère strictement expérimental, donc limité, de cette acquisition. « Je le répète, il ne s’agit pas d’acquérir une grande série de robots dans le cadre du programme Scorpion par exemple. Il s’agit de procéder à une expérimentation qui nous permettra de déterminer les contours de ce que pourrait être le robot mule de demain, répondant au mieux aux besoins de nos forces ». De fait, Robopex s’attachera avant tout à définir la meilleure adéquation entre une classe de robot et son usage sur le terrain avant d’entrevoir un éventuel déploiement à grande échelle, dans l’idéal à partir d’une solution française.

Ya Rab Yeshua.

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http://www.opex360.com/2020/10/17/les-surcouts-de-loperation-barkhane-ont-deja-atteint-911-millions-deuros-en-2020/

Les surcoûts de l’opération Barkhane ont déjà atteint 911 millions d’euros en 2020

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En 2019, les surcoûts liés aux opérations extérieures [OPEX] et aux missions intérieures [MISSINT] ont atteint 1,4 milliard d’euros, alors que 950 millions avaient été prévus pour les financer.

Si la Loi de programmation militaire [LPM] 2019-25 prévoit le recours à solidarité interministérielle pour financer la différence, la solution retenue a consisté à redéployer des crédits qui n’avaient pas été consommés par le ministère de la Défense, notamment ceux du Titre 2 [ressources humaines, ndlr].

Pour cette année, l’enveloppe des surcoûts OPEX et MISSINT a été portée à 1,1 milliard d’euros, un montant auquel il faut ajouter 100 millions pour la masse salariale des missions intérieures. Ce qui fait, au total, 1,2 milliards d’euros de « ressources pré-identifiées. »

Cela étant, avec notamment les renforts envoyés au Sahel [Barkhane], la poursuite de l’engagement au Levant [Chammal], la mission Lynx et la protection de l’espace aérien des pays baltes dans le cadre de l’Otan, l’intervention à Beyrouth [opération Amitié], la mission de surveillance près du détroit d’Ormuz [Agenor], la participation – ponctuelle – à l’opération navale européenne Irini, la présence au sein de la FINUL [Daman] et le lancement de la mission Résilience, il est à craindre que cette somme soit encore insuffisante, ce qui poserait à nouveau – et pour la énième fois – le débat de la prise en charge de ces surcoûts à l’occasion du traditionnel projet de loi de finances rectificative [PLFR] . D’où les questions posées par les parlementaires sur la fin de gestion pour l’exercice en cours à Florence Parly, la ministre des Armées.

« Je ne suis pas en mesure de vous indiquer aujourd’hui le montant définitif des opérations extérieures et des opérations Sentinelle et Résilience, car l’année 2020 n’est pas encore terminée », a répondu la ministre, lors de son audition par le Sénat, le 14 octobre.

« Nous devons tenir compte à la fois de facteurs majorants – la hausse des effectifs dédiés à l’opération Barkhane, par exemple – et minorants – la moindre utilisation de munitions dans le cadre de l’opération Chammal, les avions basés en Jordanie effectuant désormais essentiellement des opérations de reconnaissance et de surveillance. La somme de ces effets nous donnera le montant définitif des surcoûts OPEX », a-t-elle expliqué.

Le seul chiffre que Mme Parly a pu donner est celui des surcoûts de l’opération Amitié, lesquels se sont élevés à 8 millions d’euros. Une somme qui couvre la mission du porte-hélicoptères amphibie Tonnerre et le déploiement de 750 militaires dans le cadre d’une mission de secours et de reconstruction lancée après l’explosion ayant ravagé une partie de Beyrouth, le 4 août dernier.

Cela étant, lors de son audition par les députés de la commission de la Défense, le général François Lecointre, le chef d’état-major des armées [CEMA], a donné quelques éléments, en particulier sur les surcoûts induits par l’opération Barkhane, dont les moyens humains et matériels ont été renforcés en janvier, après le sommet ayant réuni les pays du G5 Sahel à Pau.

Ainsi, au moment de son audition, soit le 15 octobre, les surcoûts générés par l’opération Barkhane ont déjà atteint 911 millions d’euros, « du fait du renforcement de 600 hommes », a indiqué le CEMA. « Je pense que nous avons augmenté de 10% le surcoût de Barkhane, avec en particulier une hausse importante qui a porté sur l’Entretien programmé des matériels [EPM], à hauteur d’une trentaine de millions d’euros », a-t-il précisé.

En clair, les surcoûts de l’opération Barkhane représentent, sur les dix premiers mois de l’année,  76% des crédits initialement alloués aux opérations extérieures et aux missions intérieures… Ce qui fait qu’il ne resterait que 289 millions [281 millions avec l’opération Amitié] pour financer les autres OPEX et MISSINT.

Ya Rab Yeshua.

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https://forcesoperations.com/loperation-barkhane-bientot-amputee-de-50-de-ses-chinook/

L’opération Barkhane bientôt amputée de 50% de ses Chinook ?

Transport de troupes, de matériels et... de VBL pour les trois Chinook britanniques présents au Mali en appui de Barkhane (Crédits: RAF/Ministère de la Défense)

Transport de troupes, de matériels et… de VBL pour les trois Chinook britanniques présents au Mali en appui de Barkhane (Crédits: RAF/Ministère de la Défense)

Selon un récent rapport parlementaire, les trois Chinook de la Royal Air Force déployés au Mali en soutien de Barkhane seront réaffectés pour moitié à la MINUSMA. Ils devraient en effet appuyer le détachement britannique qui intégrera la mission onusienne le mois prochain.

Inutile de revenir sur les précieux services rendus au quotidien par les Chinook opérant de Gao depuis juillet 2018. Capables de transporter une section entière ou d’avitailler jusqu’à cinq Tigre, ces hélicoptères de transport lourd « seront prolongés jusqu’à l’été 2021 », confirmait le chef d’état-major de l’armée de l’Air et de l’Espace, le général Lavigne.

C’est en réalité une demi-bonne nouvelle pour les militaires français, car « les Chinook seraient désormais partagés à 50% entre la MINUSMA et Barkhane », relève le député LR Charles de La Verpilière dans un rapport consacré aux accords de Lancaster House.

Le mois prochain, le Royaume-Uni déploiera 250 personnes des régiments « Light Dragoons » et « Royal Anglian ». Ils armeront un « Long-Range Reconnaissance Task Group » qui conduira ses missions de reconnaissance essentiellement à partir de véhicules légers Jackal, un modèle pouvant être transporté sous élingue par un Chinook.

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L’usage d’hélicoptères de transport lourd dans ce cadre onusien n’est pas nouveau, les Canadiens y avaient déjà envoyé trois exemplaires entre juillet 2018 et août 2019.

L’impact de ce rééquilibrage serait d’autant plus significatif pour Barkhane que le détachement héliporté danois s’apprête à quitter le théâtre sahélien. Comme annoncé, les deux hélicoptères EH101 fournis par le Danemark seront désengagés à la fin du mois de décembre 2020.

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Dès de la fin du mois et pour une durée de deux ans, le Danemark prendra les rênes de la mission OTAN d’entraînement des forces de sécurité irakiennes (NMI). Un effort supplémentaire qui se traduira notamment par la projection de trois hélicoptères EH101 en mai 2021.

En l’espace de quelques semaines, Barkhane perdrait donc plus des trois quarts d’un segment HTL impossible à remplacer avec les moyens patrimoniaux des Armées. Et ce, sans qu’aucune solution de substitution n’ait été annoncée jusqu’à présent.

Ya Rab Yeshua.

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http://www.opex360.com/2020/11/02/mali-les-forces-francaises-ont-elimine-plus-de-50-jihadistes-lors-dune-action-dopportunite/

Les forces françaises ont éliminé plus de 50 jihadistes lors d’une action d’opportunité

 

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Depuis quelques mois, l’État-major des armées [EMA] se garde de donner le bilan des différentes opérations menées par les forces françaises au Sahel. Au plus communique-t-il sur les destructions de matériels saisis aux groupes armés terroristes [GAT]. Ce 2 novembre, il a fait une exception. En effet, sur les ondes d’Europe1, le chef d’état-major des armées [CEMA], le général François Lecointre, a indiqué qu’une intervention des forces spéciales [task force Sabre] avait permis d’éliminer une « soixantaine de jihadistes », dans la région de Boulikessi, le 30 octobre.

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Cette intervention a eu lieu dans le cadre d’une opération plus vaste, lancée depuis le début du mois d’octobre afin de marquer la fin de la saison des pluies dans la région.

« À la fin de la saison des pluies, on mène un effort particulier de plusieurs semaines en mobilisant la totalité de nos moyens, soit 5.100 hommes », a en effet expliqué le général Lecointre, pour qui ce genre d’actions « permet de désorganiser l’ennemi, de montrer qu’il est de plus en plus aux abois et de le mettre à hauteur de nos partenaires. »

S’agissant de l’action du 30 octobre, qualifiée de « succès important porté à l’engagement de l’opération Barkhane et du commandement des opérations spéciales » par le CEMA, elle a visé une concentration de combattants affiliés à Ansarul Islam, un groupe jihadiste fondé au Burkina Faso par le prédicateur Ibrahim Malam Dicko. Pour rappel, ce dernier avait été tué en 2017 lors de l’opération Bayard, menée par les forces françaises dans la forêt de Foulsaré, en avril 2017.

Selon le CEMA, les commandos français, appuyés par des Mirage 2000D, ont ainsi empêché l’attaque d’une garnison malienne implantée dans la région de Boulikessi. Si cette colonne terroriste a été décimée, plusieurs jihadistes ont cependant été capturés. « On essaie toujours de faire au maximum de prisonniers pour avoir des renseignements et puis surtout pour les faire juger après », a-t-il dit.

La ministre des Armées, Florence Parly, actuellement en déplacement au Sahel, a également évoqué cette action des forces françaises, en donnant un bilan d’une cinquantaine de tués dans les rangs jihadistes.

« Le 30 octobre au Mali, la force Barkhane a conduit une opération qui a permis de neutraliser plus de 50 jihadistes, confisquant également des armes et du matériel », a indiqué Mme Parly. « Cette action d’opportunité porte un coup significatif à un groupe terroriste affilié à al-Qaïda une katiba d’Ansarul Islam, opérant dans la région de Boulikessi, près de la frontière avec le Burkina Faso », a-t-elle ajouté.

Cette action a été déclenchée après que des drones MQ-9 Reaper de l’armée de l’Air & de l’Espace [aAE] ont repéré une colonne de jihadistes à moto.

« Ces motos se sont ensuite groupées et dissimulées sous les arbres. Nous avions deux Mirage dans la zone, Barkhane a immédiatement déclenché l’opération et a lancé une frappe », a raconté la ministre.

Cela étant, Ansarul Islam n’était initialement pas affilié au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans [GSIM], qui relève d’al-Qaïda. A priori, et à en croire le CEMA et Mme Parly, ce serait désormais maintenant le cas.

Par ailleurs, également ce 2 novembre, al-Qaïda au Maghreb islamique [AQMI] a appelé ses partisans à tuer « toute personne insultant » Mahomet et menacé de se venger du président Macron, qui a défendu le droit à la caricature.

« Tuer celui qui insulte le prophète est le droit de chaque musulman capable de l’appliquer », a en effet affirmé AQMI, via un communiqué publié en réaction aux propos tenus par Emmanuel Macron lors de l’hommage rendu à la Sorbonne au professeur d’histoire-géographie Samuel Paty, assassiné à Conflans-Saint-Honorine par un jihadiste d’origine tchétchène, le 16 octobre dernier.

Photo : archive © EMA

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https://forcesoperations.com/164-me-redeployes-pour-financer-les-surcouts-opex/

164 M€ redéployés pour financer les surcoûts OPEX

Les surcoûts de l'opération Barkhane ont déjà dépassé les 900 M€ pour l'année 2020 (Crédits: EMA)

Les surcoûts de l’opération Barkhane ont déjà dépassé les 900 M€ pour l’année 2020 (Crédits: EMA)

Le gouvernement a dévoilé hier un 4e projet de loi de finances rectificative (PLFR) pour 2020. Celui-ci prévoit notamment le redéploiement de 164 M€ de crédits au sein de la mission défense pour financer les surcoûts des OPEX et MISSINT non provisionnés cette année.

Le texte doit encore être débattu mais donne une première appréciation du dépassement de la provision consacrée aux surcoûts des opérations, portée à 1,21 Md€ en 2020 (titre 2 compris). Selon le 4e PLFR, cette rallonge provient pour majorité de l’annulation de 124,3 M€ de crédits portant sur la réserve du programme 146 (Équipement des forces). Viennent s’y additionner 28,3 M€ du programme 144 (Environnement et prospective de la politique de défense) et 11,5 M€ du programme 212 (Soutien de la politique de défense).

Moins substantiel que l’an dernier (214 M€), ce redéploiement sera-t-il suffisant ?

Entre la montée en puissance de Barkhane et les « imprévus » comme Résilience, le CEMA évoquait dès le mois de juillet une année d’engagement opérationnel « plus intense que jamais ». À elle seule, l’opération Barkhane a d’ores et déjà coûté 911 M€.

La facture de l’opération Amitié menée au Liban s’élève quant à elle à 8 M€.

Restent donc environ 450 M€ pour financer tout le reste, dont une opération Sentinelle récemment portée à 7000 personnes et dont les surcoûts annuels oscillent entre 150 et 200 M€.

Questionnée le mois dernier par les parlementaires, la ministre des Armées Florence Parly invitait alors à faire preuve de patience, « car l’année 2020 n’est pas encore terminée ». « Nous devons tenir compte à la fois de facteurs majorants – la hausse des effectifs dédiés à l’opération Barkhane, par exemple – et minorants – la moindre utilisation de munitions dans le cadre de l’opération Chammal, les avions basés en Jordanie effectuant désormais essentiellement des opérations de reconnaissance et de surveillance. La somme de ces effets nous donnera le montant définitif des surcoûts OPEX », indiquait-elle.

Éléments de réponse le 10 novembre, « lorsque nous examinerons ensemble le projet de loi de finances rectificative ».

Ya Rab Yeshua.

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Vers une réduction du format de la force Barkhane à partir de février 2021 ?

 

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« Le renforcement de Barkhane décidé en début d’année, la coordination accrue avec les forces sahéliennes, la concentration des efforts communs vers la zone des ‘trois frontières’, aux confins du Mali, du Niger et du Burkina Faso, ont permis de bousculer, de disperser l’ennemi, et notamment l’EIGS, aujourd’hui très affaibli. Le travail de nos armées, de nos services, que je remercie ce soir de concert, a permis des avancées notables, des victoires reconnues », avait en effet déclaré le président français.

Pour autant, ce dernier avait aussi affirmé qu’il aurait « à nouveau à prendre des décisions sur notre engagement, sur ce théâtre d’opération » d’ici la fin de cette année.

En clair, il faut s’attendre à un nouvel arbitrage en fonction de ce que sera la situation sur le terrain, les capacités de la Force conjointe du G5 Sahel, l’aide apportée par les forces américaines [en matière de renseignement et de logistique] et l’état d’avancement du groupement européen de forces spéciales Takuba qui, pour l’heure, repose sur les commandos français et estoniens.

Depuis, le tempo opérationnel a été réduit en raison de la saison des pluies. Mais, depuis octobre et le lancement de l’opération « Bourrasque », il est reparti tambour battant, avec des bilans éloquents.

Outre l’action conduite par les forces spéciales et les Mirage 2000D dans la région de Boulikessi, le 30 octobre [plus de 50 jihadistes d’Ansarul Islam éliminés dans le secteur de Boulikessi, ndlr], la force Barkhane, le groupement Takuba et les forces armées locales ont saisi et/ou détruit « nombreux matériels, de l’armement, des munitions, plusieurs dizaines de véhicules de nombreuses ressources » tout en mettant « hors de combat plusieurs dizaines » de terroristes dans la région des trois frontières.

Cela étant d’autres aspects sont aussi à prendre en considération sur l’engagement militaire français au Sahel. Comme par exemple la question budgétaire, les surcoûts de Barkhane ayant déjà atteint 911 millions d’euro en octobre. Ou encore la nécessité pour les forces françaises de se concentrer sur des engagements éventuels dans le « haut du spectre ».

Pour la seule armée de Terre, et selon les chiffres donnés au Sénat par le général François Lecointre, le chef d’état-major des armées, Barkhane mobilise plus de 500 véhicules blindés [lourds et légers] et plus de 400 véhicules logistiques [camions de transports et de dépannage, moyens de manutention]. Et « 110 véhicules de l’avant blindé (VAB) Ultima sont déployés sur le théâtre pour un parc total de 290 véhicules et pour un parc opérationnel de 211. »

D’ailleurs, lors des débats sur les crédits alloués à la mission « Défense » dans le projet de loi de finances 2021, le député Thomas Gassiloud [Agir ensemble] avait soulevé l’effort qu’un tel engagement représente pour les forces françaises, soulignant, après sept ans de présence au Mali, un « bilan humain lourd […] et un coût financier important pour la Nation » pour une « situation [qui] pas favorablement sur place », malgré « nos grands succès tactiques – que nous devons à la redoutable efficacité de nos forces. » Aussi avait-il plaidé pour une « stratégie de transition commune et exigeante, pensée avec nos partenaires, et ce dans un format moins lourd afin que les forces françaises puissent prioriser l’aide vers les pays qui améliorent leur gouvernance. »

Selon l’AFP, qui cite plusieurs sources concordantes, la tendance actuelle va à un allégement du dispositif militaire français au Sahel, l’idée étant de revenir à la situation qui prévalait avant l’envoi des 600 soldats en renfort, en janvier dernier.

Et ce serait même un « dossier prioritaire pour l’état-major, qui pourrait également tailler dans les fonctions ‘transverses’ [soutien, génie, renseignement…] dès la relève majeure de février », a confié l’une des sources militaires de l’AFP, sous le couvert de l’anonymat. Ce mouvement serait rendu possible grâce à la montée en puissance du groupement Takuba, dont la mission est d’accompagner les forces locales au combat.

Prochainement, cette unité européenne pourra compter sur plus de 200 commandos supplémentaires, dont 60 Tchèques et 150 Suédois. L’Italie a par ailleurs indiqué sa volonté d’en être. « Pendant longtemps la France a été seule, elle ne l’est plus. Ce partenariat européen est en train de prendre de l’ampleur. L’accompagnement au combat des Maliens est essentiel, les Européens viennent prendre leur », a d’ailleurs souligné Florence Parly, la ministre des Armées, lors d’un déplacement au Sahel, le 2 novembre. « Je suis très optimiste sur le fait que nous allons maintenant changer de braquet », a-t-elle ajouté.

Reste que, en se concentrant sur l’EIGS, Barkhane a laissé de côté l’autre faction jihadiste importante de la région, à savoir le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans [GSIM ou JNIM]. Et, avec des accords de paix d’Alger qui peinent toujours à ce concrétiser, ce dernier pourrait en profiter. C’est d’ailleurs ce qu’a souligné le général Marc Conruyt, le commandant de la force Barkhane, auprès de l’AFP.

« L’EIGS a subi depuis plusieurs mois un certain nombre de pertes humaines, de frappes, de privations de moyens qui l’ont singulièrement affaibli, même s’il faut rester prudent », a commencé par relever le général Conruyt. Et le GSIM « a eu ces derniers mois tendance à tirer profit du fait que nous avons concentré beaucoup d’efforts sur l’EIGS », a-t-il prévenu, estimant qu’il est même devenu « l’ennemi le plus dangereux pour le Mali et les forces internationales. »

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2020/11/05/coup-de-vent-ou-de-torchon-en-bss-avec-l-ops-bourrasque-21590.html

Coup de vent (ou de torchon) en BSS avec l'opération Bourrasque

L'ops Bourrasque, on en parlait depuis le week-end dernier; Florence Parly, par exemple, avait donné quelques indications lors de sa visite sahélienne au Niger et au Mali, précisant que 3000 soldats étaient engagés dans une opération d'envergure. L'EMA, lors de la présentation du raid français du 30 octobre (près de 60 djihadistes éliminés), avait aussi donné quelques éléments sur "l'opération 3000" qui a démarré fin septembre.

Ce sont donc bien 3 000 soldats franco-africains qui ont été engagés:
- 1 600 Français
- 1 100 Nigériens
- 300 Maliens.

Cette opération menée tout au long du mois d'octobre a permis de neutraliser "plusieurs dizaines" de jihadistes du groupe Etat islamique (EIGS) ont été tués, a précisé le commandant de la force Barkhane, le général Marc Conruyt, tout en refusant de donner un décompte précis des pertes infligées à l’adversaire. Plusieurs dizaines de véhicules ont été saisies, en particulier pendant la dernière semaine du mois d'octobre.

L'opération qui vient de s'achever a bénéficié d'un appui américain conséquent (renseignement, drones, ravitaillement en vol) mais aussi britannique et danois.

Takuba, le baptême du feu. 
Le premier "Task Group" de Takuba, dont font partie des soldats français et estoniens, aux côtés de l'ULRI 4 malienne, a participé à l'opération Bourrasque.

Français et Estoniens seront rejoints par des forces spéciales tchèques (d'ici à la fin de l'année) et suédoises (début 2021). Un officier suédois est déjà sur les lieux pour préparer l'arrivée de son détachement de trois hélicoptères Blackhawk et 150 hommes. Contrairement aux autres nations partenaires, ils n'accompagneront pas les forces maliennes (FAMa) sur le terrain mais ils assureront des missions de réaction rapide, en appui des unités déployées au sol. L'Italie, elle, a autorisé l'envoi de jusqu'à 200 soldats, mais aucune date n'a encore été fixée pour son déploiement. 

Ya Rab Yeshua.

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Drone Reaper, Tigre et commandos de montagne ont éliminé un important rassemblement jihadiste

 

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Une semaine après qu’une patrouille de Mirage 2000D, un drone MQ-9 Reaper et les commandos de la task force Sabre ont « neutralisé » une cinquantaine de jihadistes d’Ansarul Islam alors sur le point d’attaquer une garnison malienne dans la région de Boulikessi, la force Barkhane a de nouveau frappé un grand coup, cette fois à In Tillit, localité située à 90 km au sud de Gao.

Ainsi, d’après les informations données par l’État-major des armées, un drone MQ-9 Reaper de l’armée de l’Air & de l’Espace [aAE], alors en mission de surveillance dans le Gourma malien, a repéré un groupe armé terroriste [GAT] en train de se rassembler, dans l’après-midi du 6 novembre. Les renseignements ayant été confirmés, une frappe a immédiatement été ordonnée. L’appareil, armé de deux bombes guidées laser GBU-12 de 250 kg, s’est alors exécuté.

Seulement, cette frappe n’a pas été suffisante, « compte tenu de l’ampleur » du rassemblement jihadiste, a précisé l’EMA. Aussi, une trentaine de commandos de montagne ont été héliportés vers la zone à bord de NH-90 TTH Caïman, avec l’appui de deux hélicoptères d’attaque et de reconnaissance Tigre.

Arrivés sur les lieux, ayant repéré des jihadistes qui se trouvaient encore sur place, ces derniers ont « commencé l’engagement » tandis que les commandos de montagne étaient déposés au sol pour ratisser la zone. Cette opération a duré jusqu’au milieu de la nuit.

Cette « action coordonnée de la composante aérienne et du GTD Aérocombat a permis de neutraliser de nombreux GAT et de saisir ou détruire leurs armements, leurs moyens de communication et une vingtaine de motos », affirme l’EMA, qui sans être plus précis parle d’une dizaine de jihadistes tués et de deux prisonniers.

Cela étant, la saisie et la destruction d’une « vingtaine de motos » laisse supposer que ce groupe armé terroriste était au moins composé d’un quarantaine de jihadistes [deux par motos, avec un au guidon, l’autre portant l’arme].

Par ailleurs, selon le colonel Frédéric Barbry, le porte-parole de l’EMA, l’action a eu lieu dans une « zone de prédation » que se disputent l’État islamique au grand Sahara [EIGS] et le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans [GSIM ou JNI], c’est à dire les deux principales formations jihadistes au Sahel.

Cette action de Barkhane a été menée alors que l’opération Bourrasque vient de se terminer. Au cours de cette dernière, plusieurs accrochages sérieux ont opposé les militaires français et leur partenaires locaux aux jihiadistes.

Ainsi, le 28 octobre, les parachutistes du Groupement tactique désert [GTD] Bruno, appuyés par deux compagnies nigériennes, ont été confrontés à un GAT « déterminé et sans esprit de recul » dans le secteur d’Ekrafane. L’EMA n’a pas donné plus de précisions.

Dans le même temps, un détachement franco-estonien de la Task Force Takuka, accompagnant l’Unité légère de reconnaissance et d’intervention [ULRI] n°4 des forces armées maliennes [FAMa] a été engagé dans la région d’Inatès et de Tin Araban.

Et, dans l’ouest du Liptako, une opération coordonnées entre les commandos de montagne, la TF Takuba et une compagnie nigérienne a permis la saisie de « matériels logistiques » et la « neutralisation » de terroristes.

Au bilan, l’EMA assure que cette opération « Bourrasque » a empêché les jihadistes de se ravitailler, limitant ainsi leur capacité d’action, et permis la saisie de « nombreux matériels, de l’armement, des munitions, plusieurs dizaines de véhicules [pick-up et motos] et de nombreuses ressources » et de « mettre hors de combat plusieurs dizaines » de terroristes.

Photo : NH-90 / opération Bourrasque © EMA

Ya Rab Yeshua.

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Un haut responsable du RVIM, proche d'al-Qaïda, tué par les forces françaises au Mali (actualisé)

Dans un communiqué de presse diffusé ce vendredi matin, Florence Parly a annoncé la mort d'un haut cadre du RVIM, Bah ag Moussa, tué par les forces françaises, le 10 novembre. 

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Cet ancien officier de l'armée malienne, également connu sous le nom de Bamoussa Diarra, était un lieutenant d'Iyad Ag Ghali, le chef touareg du Rassemblement pour la victoire de l'Islam et des musulmans (RVIM), lié à Al Qaïda.

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Bah ag Moussa a déserté l'armée malienne dès 2012 pour rejoindre la rébellion. Il a fondé avec Iyad ag Ghali le groupe djihadiste Ansar Dine, devenu RVIM (ou GSIM ou JNIM, selon l'acronyme retenu) à la faveur d'une fusion avec Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et d'autres groupes islamistes.

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Dans son communiqué, la ministre des Armées Florence Parly a salué dans un communiqué une opération engageant "d'importants moyens de renseignement ainsi qu'un dispositif d'interception composé d'hélicoptères et de troupes au sol".

Cette frappe avait été annoncée dès le 11 sur certains réseaux sociaux maliens:

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L'EMA français a apporté des précisions sur cette opération qui n'était pas une opération d'opportunité mais une action "préparée de longue date" liée à l'obtention de renseignements en amont de l'interception du pick-up.

Elle a eu lieu le soir du 10, à 100 km au nord de Ménaka. Un pick-up "suspect" avec 5 personnes à bord a été repéré.

Une opération avec des drones Reaper et quatre hélicoptères (dont deux Tigre) a été lancée pour intercepter ce véhicule. Suite à des tirs de sommation par les forces françaises, les occupants ont riposté. Les hélicoptères de combat français et une quinzaine de commandos français au sol ont ouvert le feu et tué les occupants. 

Cette opération fait suite à plusieurs frappes récentes des forces françaises en BSS et à l'élimination de plusieurs groupes de combattants djihadistes. Elles ont eu lieu le 30 octobre et le 6 novembre. 

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Ya Rab Yeshua.

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http://www.opex360.com/2020/11/14/barkhane-frappe-fort-a-nouveau-en-mettant-hors-de-combat-plusieurs-dizaines-de-jihadistes-au-mali/

Barkhane frappe fort à nouveau en mettant hors de combat « plusieurs dizaines » de jihadistes au Mali

 

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Depuis deux semaines, la force Barkhane enchaîne les opérations contre les djihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans [GSIM ou JNIM, pour Jama’a Nusrat ul-Islam wa al-Muslimin], l’une des principales formation terroriste au Sahel avec l’État islamique au Grand Sahaha [EIGS].

Ainsi, après des raids menés dans la région de Boulikessi le 30 octobre, puis, une semaine plus tard, à In Tillit, la force Barkhane a mené une nouvelle opération contre le JNIM dans le secteur de Niaki, à 180 km de Mopti [centre du Mali], le 12 novembre.

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Une trentaine de membres d’un groupe relevant du JNIM ont été « neutralisés » lors d’une opération aérienne et héliportée, a en effet indiqué le colonel Frédéric Barbry, le porte-parole de l’État-major des armées [EMA].

Cette action a été déclenchée après qu’un campement suspect a été répéré par un drone MALE [Moyenne Altitude Longue Endurance] MQ-9 Reaper, près de la localité de Niaki. Quatre Mirage 2000D ont alors décollé de Niamey, tandis que 7 hélicoptères [4 Tigre et 3 NH-90 Caïman, avec des commandos de montagne à bord] en faisaient autant.

Arrivés sur zone, les Mirage 2000D ont effectué des frappes aériennes sur le camp suspect, alors caractérisé comme terroriste pendant que les commandos de montagne s’infiltraient dans le secteur, avec l’appui des hélicoptères d’attaque Tigre et des chasseurs-bombardiers. Ils ont ensuite engagé un « combat au sol d’environ une heure », a précisé le colonel Barbry.

L’opération s’est soldée par la mise hors de combat de « plusieurs dizaines » de djihadistes et par la saisie d’une vingtaine de motos et de l’armement.

Ce nouveau raid de Barkhane a été mené deux jours après une opération qui, conduite deux jours plus tôt, a abouti à l’élimination de Bag ag Moussa, un officier déserteur de l’armée malienne passé dans les rangs djihadistes avant de devenir le chef militaire du JNIM.

Après le sommet de Pau qui avait réuni la France et ses partenaires du G5 Sahel [Mali, Niger, Burkina Faso, Mauritanie, Tchad], en janvier, il fut convenu de renforcer l’opération Barkhane et d’accentuer les efforts sur l’EIGS dans le Liptako-Gourma.

Or, le JNIM a tiré profit de cette concentration des moyens de Barkhane sur la branche sahélienne de l’État islamique, laquelle a subi d’importantes pertes. D’où les opérations menées ces dernières semaines contre le groupe dirigé par Iyad Ag Ghali. Mais ce n’est sans doute pas la seule raison : il s’agit aussi d’affaiblir ce dernier, alors que la tentation est grande à Bamako de nouer un dialogue avec lui. Une telle perspective a récemment été évoquée par Antonio Guterres, le secrétaire général des Nations unies ainsi que par Smaïl Chergui, le commissaire de l’Union africaine [UA] à la Paix et la Sécurité. Mais elle est catégoriquement repoussée par la France.

Photo : © armée de l’Air & de l’Espace

Ya Rab Yeshua.

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Vers une forte réduction nombre d’hélicoptères lourds de transport mis à la disposition de la force Barkhane

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Faute de disposer d’hélicoptères de transport lourds [HTL], la France est obligée de se tourner vers ses alliés afin de pouvoir en mettre à la disposition de la force Barkhane, au Sahel.

Pour le moment, seuls le Royaume-Uni et le Danemark ont répondu présents, en envoyant respectivement trois CH-47D Chinook et deux EH-101 Merlin à Gao.

De tels appareils sont très utiles. Et il suffit de regarder le nombre de missions et d’heures de vol qu’ils ont effectuées depuis leur arrivée au Mali pour s’en convaincre. Ainsi, les deux EH-101 effectuent, en moyenne, 6 à 7 missions par semaine, si l’on se fie aux chiffres régulièrement communiqués par le ministère danois de la Défense. Quant aux trois CH-47 Chinook britanniques, ils ont effectué plus de 2.000 heures de vol entre août 2018 et mai 2020.

En outre, ces hélicoptères font plus qu’assurer des missions de transport. Par exemple, équipés de capteurs comme la boule optronique Wescam MX-15, les EH-101 danois font aussi de la reconnaissance de certains secteurs au cours de leurs vols. Et, pouvant emporter 2.000 litres de carburant grâce à des bacs souples, les CH-47 Chinook peuvent être utilisés pour mettre en place des points d’avitaillement pour les hélicoptères du groupement tactique aéromobile [GTD-A] de la force Barkhane.

Seulement, cette dernière devra probablement se passer de telles capacités dans les prochains moins.

En effet, si l’engagement des trois CH-47 Chinook a été prolongé par Londres, l’activité de ces appareils pourrait se partager entre Barkhane et la Mission des Nations unies au Mali [MINUSMA], bientôt renforcée par l’arrivée de 250 militaires britanniques.

Le Royaume-Uni est « sur le point d’annoncer un renfort de 250 personnels au sein de la MINUSMA pour des patrouilles longue distance et prévoit que les trois Chinook présents au Mali seront dorénavant affectés à 50 % à cette mission », ont en effet récemment indiqué les députés Jacques Marilossian et Charles de la Verpillière, dans un rapport faisant le bilan des accords de Lancaster House, signés il y a dix ans.

Il faudra regarder de près les modalités de cet engagement… Sachant que, en vertu d’un accord, Barkhane peut solliciter des hélicoptères mis à la disposition de la MINUSMA pour des missions dites MEDEVAC [évacuation médicale].

Mais le plus compliqué sera de remplacer les deux EH-101 danois, dont la mission va bientôt prendre fin.

Sans doute que Copenhague pourrait envisager de prolonger leur engagement… Mais à la condition de trouver une solution budgétaire. Le journal en ligne Altinget a en effet récemment indiqué que l’enveloppe pour les déploiements internationaux des forces danoises, définie par un accord gouvernemental couvrant la période 2018-2023, a déjà presque été entièrement consommée pour l’année prochaine.

Or, selon Altinget, le surcoût du déploiement de ces deux EH-101 au Mali serait de 152 millions de couronnes danoises. En outre, le Danemark prévoit d’engager des appareils de ce type en Irak, dans le cadre de la mission de l’Otan visant à former les forces irakiennes.

Cela étant, la disponibilité des EH-101 au Mali n’a pas toujours été optimale, l’un des deux étant tombé en panne à la fin du mois d’octobre, alors que se terminait l’opération Bourrasque. Ce qui n’a cependant pas empêché les aviateurs danois d’assurer 10 heures de vol au profit de Barkhane.

Quoi qu’il en soit, via un communiqué publié à l’issue du déplacement d’une délégation au Sahel, la Commission de la Défense nationale de l’Assemblée nationale, a souligné que Barkhane « fera face à l’amoindrissement de ses capacités aéroportées en raison notamment du départ programmé du détachement danois d’hélicoptères Merlin, et des questionnements sur l’évolution du dispositif britannique d’hélicoptères Chinook. »

Aussi, pour les membres de cette délégation, il est « indispensable que nos partenaires européens continuent de s’engager à nos côtés ». Le député Jean-Jacques Ferrara, cité dans le communiqué, est allé plus loin. « Il est temps que nos partenaires européens acceptent de partager le prix du sang », a-t-il estimé. Ce qui est le cas, avec le groupement européen de forces spéciales Takuba, formé par l’Estonie, la République tchèque, la Suède et, sans doute bientôt, par l’Italie et la Grèce.

Photo : EH101 Merlin © Force aérienne danoise

Ya Rab Yeshua.

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