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Forum militaire

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Le 24/10/2020 à 10:44, BTX a dit :

 

Donc si j'ai bien compris, on envoi des milliers de soldats risquer leur vie à 4000 bornes de chez eux pour finalement relâcher nos assassins ?

Contre quoi ? Une otage qui veut y retourner... Je crois en nos valeurs mais pas en nos dirigeants.

Maintenant je le saurai, quand t'en vois un tu le descends.

Modifié par LudovicSbr
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Ah oui c'est du costaud ! Merde, j'ai oublié de rentrer le linge mis à sécher………... BTX

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2019/12/06/barkhane-a-detruit-une-colonne-de-motos-d-un-gat-le-30-novem-20699.html Le 30 novembre, alors que les corps des 13 soldats morts da

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Bien vue sherlock sauf que la France n'a pas contribuer a libérer l'autre conne , mais le Mali la fait toute seule contre l'aval de la France et ceux depuis plusieurs longues années de négociation ...

Le problème c'est que le Mali n'est pas la France , on peux les aider mais il on aussi leurs autonomies ... sinon c'est du colonialisme et la c'est autre choses .

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Bourgeois bohème ... Où bobo pour les intimes !

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Il y a 1 heure, Stvn a dit :

Bien vue sherlock sauf que la France n'a pas contribuer a libérer l'autre conne , mais le Mali la fait toute seule contre l'aval de la France et ceux depuis plusieurs longues années de négociation ...

Le problème c'est que le Mali n'est pas la France , on peux les aider mais il on aussi leurs autonomies ... sinon c'est du colonialisme et la c'est autre choses .

Je suis d'accord mais ça fou les glandes pour les militaires projetés la bas. Même si la décision ne dépend pas de nous, c'est quand même un pays dans lequel nous sommes projetés qui les a relâché.

On a laissé faire.

Modifié par LudovicSbr
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Si par laissé faire tu entends ne pas avoir imposé par la force et des sanctions économiques ... oui on a laisser faire ... 

C'est jamais facile a gérer , rien qu'en France on est pas d'accord alors avec des ethnies au cultures différente .. hein 

Bref c'est de la politique , c'est pas blanc ou noir !

Tu manques de recules pour dire ça .

Bourgeois bohème ... Où bobo pour les intimes !

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Comme disait le "Guide" dont tous les médias font cas aujourd'hui après l'avoir copieusement oublié, dont les politiques de tout bord du RN à LFI se recommandent et vantent la probité et le sens du "bien commun" : " Le politique c'est comme le militaire, le courage en moins".

BTX

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Ya Rab Yeshua.

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Le président Macron accuse la Russie et la Turquie d’inspirer des discours anti-français au Sahel (opex360.com)

Le président Macron accuse la Russie et la Turquie d’inspirer des discours anti-français au Sahel

macron-20171223.jpg

Publié en septembre 2018 par l’Institut de recherche stratégique de l’École militaire [IRSEM] et le Centre d’analyse, de prévision et de stratégie [CAPS] du ministère des Affaires étrangères, le volumineux rapport sur les « manipulations de l’information » avait prévenu : l’Afrique risquait de devenir le prochain terrain d’une guerre informationnelle menée contre les forces et les intérêts français.

Et cela s’est démontré depuis, comme en Centrafrique, où l’action de la France a commencé à être dénigrée quand la Russie a manifesté son intérêt pour ce pays. Ou, plus récemment, au Mali, où la force Barkhane a été la cible de plusieurs campagnes de désinformation via, entre autres, les réseaux sociaux, avec l’objectif manifeste de saper sa crédibilité. Cela a d’ailleurs conduit l’État-major des armées [EMA] à se doter d’une « doctrine de lutte informationnelle » dans le cyberespace.

Mais les réseaux sociaux ne sont pas les seuls vecteurs de ces « infox » [fausses informations]. Des responsables locaux, qu’ils soient dans l’opposition ou au pouvoir [ce qui est plus embarrassant] s’en font parfois l’écho, comme l’ex-ambassadeur du Mali en France qui, lors d’une audition au Sénat, avait colporté des accusations mensongères sur le comportement des légionnaires français.

D’ailleurs, en janvier, lors du sommet de Pau ayant réuni les membres du G5 Sahel [Mali, Mauritanie, Burkina Faso, Tchad, Niger], le président Macron fit une mise au point face à l’inflation des discours anti-français au Sahel.

« J’entends beaucoup de choses sur les réseaux, dans les déclarations. J’entends beaucoup de gens qui disent tout et n’importe quoi. Demandez-vous par qui ils sont payés et quels intérêts ils servent », s’était emporté M. Macron. « Mais que ces gens-là disent qui se fait tuer pour leurs enfants! Moi, je sais qui est tombé pour la sécurité des Maliennes et des Maliens, des Nigériens, des Burkinabè : des soldats français! », s’était-il exclamé.

Et d’insister : Ces discours sont « indignes parce qu’ils servent d’autres intérêts, soit ceux des groupements terroristes […], soit ceux d’autres puissances étrangères qui veulent simplement voir les Européens plus loin, parce qu’elles ont leur propre agenda, un agenda de mercenaires. » Pour autant, le président français s’était gardé de désigner ces « puissances étrangères » à l’origine de ces campagnes de dénigrement, même si l’on pouvait nourrir quelques soupçons.

Mais c’est désormais chose faite. Dans un entretien accordé à l’hebdomadaire Jeune Afrique, ce 20 novembre, Emmanuel Macron n’a pas pris de gants.

« Pendant des décennies, nous avons entretenu avec l’Afrique une relation très institutionnelle, en passant par les chefs d’État en fonction et par des entreprises bien installées. Ce faisant, le ressentiment a pris une certaine place », a commencé par expliquer le président français.

« Mais il y a également une stratégie à l’œuvre, menée parfois par des dirigeants africains, mais surtout par des puissances étrangères, comme la Russie ou la Turquie, qui jouent sur le ressentiment post-colonial », a ensuite lâché M. Macron. « Il ne faut pas être naïf sur ce sujet : beaucoup de ceux qui donnent de la voix, qui font des vidéos, qui sont présents dans les médias francophones sont stipendiés par la Russie ou la Turquie », a-t-il insisté.

Toujours sur ce point, et alors qu’il s’apprête « à prendre des décisions pour faire évoluer Barkhane » dans les prochains mois, le président Macron a dit avoir « besoin d’une réitération claire du souhait de nos partenaires de voir la France rester à leurs côtés. »

Si la Russie dispose de relais au Mali [les deux pays ont signé un accord de coopération militaire en 2019, ndlr], il en va de même pour la Turquie. En septembre, lors d’un déplacement à Bamako, le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, a assuré qu’Ankara se tiendrait toujours « aux côtés du peuple malien pour rétablir l’ordre constitutionnel » tout en lui apportant son soutien « dans la lutte contre le terrorisme et la pandémie de coronavirus. »

Par ailleurs, Ankara peut avoir l’oreille de quelques personnages influents, comme l’imam Dicko, a priori proche de la fondation turque Maarif. Ce dernier, qui a joué un rôle important dans le coup d’État ayant renversé le président Ibrahim Boubacar Keïta, cet été, est un partisan du dialogue avec certains jihadistes maliens, c’est à dire ceux du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans [GSIM/JNIM]. Or, pour le président Macron, cela n’est pas acceptable.

« Avec les terroristes, on ne discute pas. On combat », a-t-il lancé lors de son entretien accordé à Jeune Afrique. « Il faut s’inscrire dans la feuille de route claire que sont les accords [de paix] d’Alger [signés en 2015 entre la rébellion touareg et Bamako, ndlr] », a-t-il poursuivi. « Ceux-ci prévoient un dialogue avec différents groupes politiques et autonomistes. Mais cela ne veut pas dire qu’il faut dialoguer avec des groupes terroristes, qui continuent à tuer des civils et des soldats, y compris nos soldats », a-t-il fait valoir.

 

 

 

 

Al-Qaïda au Maghreb islamique annonce le nom de son nouveau chef | Zone Militaire (opex360.com)

Al-Qaïda au Maghreb islamique annonce le nom de son nouveau chef

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Le 3 juin dernier, Abdelmalek Droukdel, l’insaisissable chef d’al-Qaïda au Maghreb islamique [AQMI], était tué lors d’une opération des forces spéciales françaises à Talahnadak, localité située dans le nord du Mali, à quelques dizaines de kilomètres de la frontière algérienne.

Se posait dès lors la question de son successeur à la tête de l’organisation djihadiste.

Et le nom le plus souvent cité était alors celui d’Abou Obeida Youssef al-Annabi, le chef de son « conseil des notables » [Majlis al-Shura].

Cette hypothèse a été confirmée plus de six mois après l’élimination de Droukdel. En effet, dans une vidéo repéré par SITE Intelligence et dont le journaliste de France24 Wassim Nasr s’est fait l’écho, AQMI a annoncé avoir reconnu al-Annabi comme étant son nouveau chef.

On ne sait que peu de choses sur Abou Obeida Youssef al-Annabi, si ce n’est qu’il est né à Annaba [Algérie] en février 1969 et qu’il a rejoint le Groupe salafiste pour la prédication et le combat [GSPC] dès sa création, à la fin des années 1990. Cette organisation fera allégeance en 2006 à al-Qaïda et deviendra ainsi AQMI.

Considéré comme étant le second de Droukdel, avec lequel, a-t-il été dit, il aurait eu des désaccords, al-Annabi aurait failli être tué par l’armée algérienne en novembre 2009, à Bouzguen, dans le nord du pays.

Dans un vidéo diffusée en avril 2013, al-Anabi avait appelé à s’en prendre aux intérêts français dans le monde, en réponse à l’opération Serval. Puis il récidiva deux ans plus tard, en lançant un appel visant à « internationaliser le jihad », ce qui lui valut d’être inscrit sur la liste noire du département d’État américain. En 2016, le Conseil de sécurité des Nations unies ajouta son nom à la liste des personnes visées par des sanctions pour « avoir concouru à financer, organiser, faciliter, préparer ou exécuter des actes ou activités de l’organisation al-Qaida au Maghreb islamique. »

L’an passé, al-Anabi avait répondu aux questions de France24, par l’intermédiaire de Wassim Nasr, après plusieurs mois de négociations.

À cette occasion, il avait renouvelé ses menaces à l’égard de la France, précisant qu’il ne se fixait « aucune limite pour combattre la présence française au Sahel. »

Quant aux relations d’AQMI [et du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans] avec l’État islamique au grand Sahara [EIGS], il avait qualifié ses chefs « d’illégitimes » tout en tendant la main à ses combattants en les encouragent à ne « pas perdurer dans l’erreur ».

Par ailleurs, al-Anabi semble accorder une importance particulière à l’Algérie. En mars 2019, il avait dit soutenir la contestation contre le président Abelaziz Bouteflika et son gouvernement, qui prenait alors de l’ampleur, tout appelant à l’application de la charia, le « but final », selon lui, étant que l’Algérie soit « gouvernée selon l’islam et l’islam seul ».

Ya Rab Yeshua.

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Mali : Les commandos parachutistes français engagés dans d’intenses combats près de Boulikessi (opex360.com)

Les commandos parachutistes français engagés dans d’intenses combats près de Boulikessi

 

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Située au sud-ouest de Gao, à une trentaine de kilomètres de la frontière avec le Burkina Faso, la région de Boulikessi est a priori une zone prioritaire pour les groupes armés terroristes [GAT], en particulier le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans [GSIM/JNIM] et Ansarul Islam.

En effet, la garnison malienne qui y est établie, sous le commandement de la Force conjointe du G5 Sahel, a été attaquée à deux reprises en trois ans :

une première fois en mars 2017 [15 tués]

- et une seconde en septembre 2019 [au moins une quarantaine de tués].

Et, le 30 octobre dernier, lors d’une opération dite d’opportunité, la force française Barkhane y a éliminé une cinquantaine de combattants d’Ansarul Islam, qui se rassemblaient en vue d’attaquer à nouveau les Forces armées maliennes [FAMa].

Près de trois semaines plus tard, de nouveaux combats ont éclaté dans la région de Boulikessi. Et ils ont été intenses, selon l’État-major des armées [EMA].

Tout a commencé lors d’une manoeuvre « renseignement » du sous-groupement de commandos parachutistes [SGCP] de Barkhane, le 17 novembre.

Dans un premier temps, la patrouille de recherche et d’action en profondeur [PRAP] des commandos parachutistes a établi une liaison avec l’unité des FAMa stationnée à Boulikessi, alors en attente d’être relevée.

Puis, une mission de reconnaissance sur l’axe que devait emprunter l’unité montante a été décidée. Ce qui a sans doute permis d’éviter le pire.

Lors de cette reconnaissance, le SGCP et l’unité des FAMa ont repéré un groupe d’hommes armés à moto se préparant à tendre une embuscade. Un dispositif d’interception a ainsi été mis en place par les commandos parachutistes.

« D’intenses actions de feu ont alors débuté. Renseignés en permanence sur l’arrivée de renfort ennemi et jugeant le terrain peu favorable, les militaires français et maliens ont opté pour un combat de freinage. phase où l’ennemi déterminé cherchait l’imbrication, le SGCP et les FAMa ont successivement alterné des actions de feu et déplacements tactiques coordonnés garantissant la réussite de l’action », raconte l’EMA, qui précise que plusieurs GAT « ont été neutralisés » au cours de séquence.

Les commandos-parachutistes et les soldats maliens ont pu regagner Boulikessi sans avoir subi de pertes. Quant aux jihadistes, l’arrivée de l’aviation [Mirage 2000D] et des hélicoptères de Barkhane les aura contraint à céder le terrain. Deux jours plus tard, sous protection aérienne, la relève de la garnison a pu se faire sans problème.

Pour autant, Barkhane a conduit d’autres actions par la suite dans le même secteur.

L’EMA fait état d’une frappe réalisée par un avion de patrouille maritime Atlantique 2, ce qui est relativement rare. Pour rappel, avec sa grande autonomie [14 heures] et ses capteurs, cet appareil est utilisé pour des missions de renseignement au profit des forces au sol. Depuis 2008, il est certifié pour emporter quatre bombes GBU-12 de 250 kg.

Photo : © EMA

PS. Le GCP devait être celui du 3e RPIMa car le 20 novembre 2020, dans le cadre des relèves sur le théâtre sahélo-saharien, le GTD LAMY a succédé au GTD BRUNO. Les militaires du 3Régiment parachutiste d’infanterie de marine (RIMa) cèdent la place aux militaires du 1er Régiment de Tirailleurs.

Ya Rab Yeshua.

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Mali : Al-Qaïda au Maghreb islamique revendique trois attaques coordonnées contre des bases françaises (opex360.com)

http://www.opex360.com/wp-content/uploads/roquette-20140401.jpg

Un peu plus d’une semaine après avoir précisé qu’Abou Obeida Youssef al-Annabi venait d’être désigné pour remplacer Abdelmalek Droukdel, son désormais ancien chef, éliminé lors d’une opération française dans le nord du Mali, al-Qaïda au Maghreb islamique [AQMI] a revendiqué trois attaques lancées ce 30 novembre contre des emprises abritant des éléments de la force Barkhane ainsi que des forces étrangères.

Ainsi, les bases de Kidal, Menaka et Gao ont été touchées par plusieurs projectiles qui n’ont heureusement fait aucune victime.

Selon des témoignages rapportés par l’agence Reuters, plusieurs roquettes auraient été tirées en direction de la partie française de la base de Gao, vers 5h30 [GMT]. À Ménaka, le maire, Nanout Kotia, a affirmé avoir entendu des explosions en provenance de la base située à l’extérieur de la ville, sans être en mesure d’en dire davantage.

C’est à Kidal que les dégâts matériels les plus importants ont été constatés, au moins deux projectiles étant tombés dans la zone occupée par la Mission des Nations unies au Mali [MINUSMA]. D’après un agent de sécurité du camp, sollicité par l’AFP, un groupe d’hommes à moto aurait circulé dans les environs peu avant les tirs.

« Les attaques à la roquette des moudjahidines, en soutien à l’islam et aux musulmans, ont visé les bases de l’armée française infidèle », a revendiqué AQMI, via un communiqué rapidement diffusé après les faits via Al-Thabat, un média qui lui est affilié.

Ces trois attaques se sont produites entre 5h30 et 7h00. Et si les tirs ont été imprécis car effectués de loin, leur objectif était probablement d’envoyer un signal à Barkhane, alors que les militaires français ont infligé de sérieux revers à la mouvance jihadiste au cours de ces dernières semaines, comme avec l’élimination de Bag ag Moussa, le chef militaire du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans [GSIM ou JNIM], auquel est lié AQMI.

Ya Rab Yeshua.

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Pour la Force du G5 Sahel, il serait pour le moment « hasardeux » de réduire les effectifs de Barkhane (opex360.com)

Pour la Force du G5 Sahel, il serait pour le moment « hasardeux » de réduire les effectifs de Barkhane

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Lors d’un entretien récemment accordé à Jeune Afrique, le président Macron a de nouveau affirmé qu’il aurait « dans les prochains mois des décisions à prendre pour faire évoluer [la force] Barkhane », après avoir renforcé cette dernière avec l’envoi de 600 soldats supplémentaires après le sommet de Pau, le 13 janvier dernier.

A priori, et après plusieurs succès obtenus dans la région dite des trois frontières [car située aux confins du Mali, du Burkina Faso et du Niger] face à l’État islamique au grand Sahara [EIGS] mais aussi face au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans [GSIM], qui a perdu plusieurs cadres de haut rang ces derniers mois, le scénario envisagé consisterait à réduire l’effectif de Barkhane au niveau auquel il était avant le renfort décidé en janvier.

Un tel mouvement serait rendu possible grâce à la montée en puissance du groupement européen de forces spéciales Takuba, dont la mission est d’accompagner les forces armées locales sur le terrain.

Visiblement, pour la Force conjointe du G5 Sahel [FC-G5S], mise sur pied pour combattre les groupes armés terroristes [GAT] dans les régions frontalières communes au Mali, au Burkina Faso, à la Mauritanie, au Tchad et au Niger, la perspective d’une réduction des effectifs de Barkhane ne serait pas la chose la plus pertinence à faire actuellement. C’est en effet ce qu’a affirmé son chef d’état-major, le général nigérien Oumarou Namata, qui a profité d’être à Paris pour être auditionné par les députés de la commission de la Défense pour donner un entretien à RFI.

« Barkhane permet de compenser les déficits de nos forces armées nationales. Barkhane est un acteur clé dans la lutte contre le terrorisme. De ce fait, pour nous en tant que force conjointe, ce serait prématuré d’envisager cela et hasardeux pour le G5-Sahel », a en effet estimé le général Namata.

Quant au groupement Takuba, il est un « prolongement capacitaire de la force Barkhane. Pour l’heure, [son] apport est certainement très bénéfique, mais Barkhane est un partenaire privilégié pour la force conjointe », a-t-il dit.

Actuellement, le groupement Takuba n’est pas au complet. Il doit prochainement être rejoint par des commandos suédois, tchèques, grecs et peut-être italiens.

Par ailleurs, le général Namata a salué les bons résultats de la récente opération Bourrasque, conduite par Barkhane dans le Liptako-Gourma, avec l’appui de la FC-G5S.

« Notre mission a consisté a effectuer des couvertures, avec des ordres clairs d’interdiction de franchissement du fleuve Niger, qui constitue la frontière naturelle entre le Liptako et le Gourma. Lors de cette opération, nous étions amenés à constituer des groupes de combat mixtes Barkhane/Force conjointe, ce qui auparavant ne s’était jamais produit. L’intégration, l’harmonisation de nos actions est à saluer à ce titre », s’est félicité le général Nigérien.

Ce dernier a en outre confirmé que le Tchad allait bientôt mettre à la disposition de la Force conjointe un bataillon supplémentaire… Celui qui était annoncé en mars dernier, mais qui avait finalement dû être engagé dans l’opération « Colère de Bohoma », lancée contre le groupe jihadiste Boko Haram sur les rives du lac Tchad.

Au total, la FC-G5S comptera huit bataillons, déployés selon trois fuseaux [est, centre, ouest].

Cependant, ce renfort ne remédiera pas aux faiblesses capacitaires intrinsèques de cette force conjointe qui, souligne son chef d’état-major, fait toujours « face à certains défis « , notamment au niveau des moyens aériens. « À cette heure, nous n’en disposons pas alors que c’est un élément essentiel pour lutter contre les groupes armés terroristes dans une zone aussi vaste que le Sahel », a-t-il dit. Ce qui vaut aussi pour le renseignement.

Ya Rab Yeshua.

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Un petit point sur la composition des GT de Barkhane : Lignes de défense (ouest-france.fr)

Un petit point sur la composition des GT de Barkhane

 

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/media/01/00/4270321785.jpg

Au cours des deux derniers mois, dans le cadre des relèves planifiées, la Force Barkhane a vu la composition de ces groupements tactiques évoluer.
 

- Groupement tactique désert (GTD) 1 : Succédant au GTD Bruno, le GTD Lamy composé de soldats des 1er Régiment de Tirailleurs (1er RTir), 1er Régiment de chasseurs (1er RCh), 3e Régiment du génie (3e RG) et 68e Régiment d’artillerie d’Afrique (RAA), est opérationnel depuis le 20 novembre dernier et opère majoritairement dans le Gourma malien ;

- GTD 2 : Le GTD Conti armé par les 1er RCh, 1er RTir, 3e régiment de Hussard (3e RH), 35e Régiment d’infanterie (35e RI), 3e Régiment du génie (3e RG) et 68e Régiment d’artillerie d’Afrique (68e RAA) a pris la place du GTD Bercheny le 11 novembre et concentre son action dans le Liptako.

- GTD LOG : Le GTD LOG Chambure a cédé sa place au GTD Mayence qui comprend des éléments des 121e Régiment du train (121e RT), du 6e Régiment de matériel (6e RMAT) et du Bataillon de commandement et de soutien (BCS) de la Brigade franco-allemande (BFA).

Ya Rab Yeshua.

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Le déploiement de 250 soldats belges au sein de Barkhane est encore loin d'être acquis | Zone Militaire (opex360.com)

Le déploiement de 250 soldats belges au sein de Barkhane est encore loin d’être acquis

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En 2015, il était question d’une participation de la Défense belge à l’opération française Barkhane, au Sahel. Finalement, deux ans plus tard, Bruxelles lança l’opération New Nero, au Niger, pays avec lequel un accord de coopération en matière de défense avait été signé en 2005. Au total, environ 300 militaires belges – dont 100 sur place – sont impliqués dans cette mission, qui a permis de former douze compagnies spéciales d’intervention des forces armées nigériennes [soit 1.575 soldats] depuis son lancement.

En outre, les forces belges sont également présentes au Mali, via la mission de formation de l’Union européenne [EUTM Mali] et la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali [MINUSMA], avec 110 militaires déployés en 2020.

Pour l’an prochain, le plan d’opérations de la Défense belge, présenté en commission le 9 décembre, évoque notamment une évolution de la mission New Nero puisque cette dernière va entrer une phase de certification des unités nigériennes formées, puis éventuellement vers un accompagnement de ces dernières sur le terrain, ce qui marquera « l’aboutissement de ce programme d’assistance militaire », selon le colonel Frédéric Givron.

La participation belge à la MINUSMA sera modulée, avec le maintien, pour six mois, du peloton « multicapteurs » actuellement inséré au sein d’une unité allemande. Environ 30 militaires belges seront en outre affectés à l’EUTM Mali.

http://www.opex360.com/wp-content/uploads/ops-belgique-20201211.jpg

Mais le point qui a sans doute suscité le plus de commentaires parmi les députés présents est le possible déploiement d’un « sous-groupe tactique d’armes combinées » [CATSG] fort de 250 soldats au sein de la force Barkhane, à partir d’octobre 2021 et pour une durée de trois mois. Cette éventualité avait déjà été évoquée dans l’exposé d’orientation politique [.pdf] remis par la ministre belge de la Défense, Ludivine Dedonder, au Parlement, le mois dernier. Il y était précisé qu’un débat parlementaire serait organisé pour confirmer ou non une telle participation.

Lors de la présentation du plan d’opérations, des députés [dont certains n’était pas au fait du sujet…] n’ont pas caché leur scepticisme face à ce possible engagement. Aussi, Mme Dedonder a cherché à rassurer.

S’agissant de Barkhane, « j’entends qu’il ne faut pas se laisser aveugler par la France. Effectivement, ce n’est pas notre genre. À la Défense, chacun a une capacité de réflexion, nous sommes des gens raisonnés et raisonnables. Et on ne se laisse pas impressionner. Donc, il y aura toute une réflexion qui sera menée », a commencé par dire la ministre, soulignant que la Belgique n’était pas seulement en partenariat qu’avec la France, mais aussi [et surtout] avec l’Allemagne [MINUSMA, Afghanistan, Lituanie] et les Pays-Bas.

« Sur Barkhane, très clairement, j’ai voulu vous présenter [ce projet] vraiment dans un souci de transparence. Mais, effectivement, il n’y a pas de décision aujourd’hui. Je pense que c’est prématuré. Nous avons demandé des analyses militaires complémentaires pour ne prendre aucun risque, pour pouvoir vous [les députés, ndlr] présenter une opération en vous donnant tous les éléments », a poursuivi Mme Dedonder, qui a dit vouloir des précisions sur les règles d’engagement. « Nous verrons ensuite, ensemble, s’il y a un intérêt » à ce déploiement d’un CATSG au Sahel, a-t-elle dit, avant de rappeler que d’autres pays européens étaient engagés au sein de Barkhane et du groupement de forces spéciales Takuba.

Cela étant, d’autres missions ne suscitent pas autant d’interrogations. Comme l’intégration de la frégate Léopold 1er au sein du groupe aéronaval [GAN] formé autour du porte-avions Charles de Gaulle. À cette occasion, on a eu la confirmation que la mission de ce dernier concernera la Méditerranée orientale, l’océan Indien et le Golfe persique.

Photo 1 : Mission New Nero © Défense belge

Ya Rab Yeshua.

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Sahel : Le général Lecointre n’exclut pas de discuter avec « un ennemi » mais renvoie la question aux politiques (opex360.com)

Le général Lecointre n’exclut pas de discuter avec « un ennemi » mais renvoie la question aux politiques

En mai 2019, l’International Crisis Group avait préconisé un « changement de cap » au Mali, en suggérant aux autorités maliennes de mandater des chefs religieux pour ouvrir un canal de communication avec certains groupes djihadistes, l’idée étant de combiner pression militaire, dialogue et désarmement afin d’arriver éventuellement à un accord permettant de mettre un terme aux violences.

Cette approche a peu ou prou été adoptée par l’ex-président Ibrahim Boubacar Keita [dit IBK], lequel avait admis, en février dernier, l’existence de contacts avec certains chefs djihadistes, dont ceux du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans [GSIM] et de la Katiba Macina, à savoir Iyad Ag Ghali et Amadou Koufa. « J’ai un devoir aujourd’hui et la mission de créer tous les espaces possibles et de tout faire pour que, par un biais ou un autre, on puisse parvenir à quelque apaisement que ce soit. Parce que le nombre aujourd’hui de morts au Sahel devient exponentiel. Et je crois qu’il est temps que certaines voies soient explorées », avait-il expliqué à l’époque.

Depuis, IBK a été renversé par un coup d’État militaire. Et le nouveau régime qui a pris sa suite n’est pas hostile à un dialogue avec le GSIM, pourtant lié à al-Qaïda. Ce qui serait même vue comme une « opportunité d’engager une vaste discussion avec les communautés afin de définir les contours d’une nouvelle gouvernance », comme l’affirma Moctar Ouane, le Premier ministre malien, en présence de Jean-Yves Le Drian, le chef de la diplomatie française.

Pour rappel, l’accord d’Alger signé 2015 par les autorités maliennes et des groupes armés touaregs indépendantistes relevant de la Coordination des mouvements de l’Azawad [CMA] est la pierre angulaire du processus de paix au Mali… Et les groupes djihadistes ne les ont pas signés. Ce que rappela M. Le Drian au chef du gouvernement de transition malien. « Disons les choses très clairement : il y a des accords de paix […]. Ces accords de paix ont été validés par un certain nombre de signataires, dont des groupes armés. Et puis il y a des groupes terroristes qui n’ont pas signé les accords de paix. Les choses sont simples », avait-il dit.

Cependant, d’autres voix ont plaidé pour ouvrir un dialogue avec certains groupes terroristes, à l’exception de l’État islamique au grand Sahara [EIGS]. Le commissaire de l’Union africaine [UA] à la Paix et la Sécurité, Smaïl Chergui, en fait partie. De même qu’Antonio Guterres, le secrétaire général des Nations unies. Dans un entretien donné au quotidien Le Monde, en octobre, il avait estimé qu’un dialogue avec « certains groupes extrémistes » était « possible. »

« Il y aura des groupes avec lesquels on pourra parler, et qui auront intérêt à s’engager dans ce dialogue pour devenir des acteurs politiques dans le futur », avait expliqué M. Guterres. « Mais il reste ceux dont le radicalisme terroriste est tel qu’il n’y aura rien à faire avec eux », avait-il aussitôt précisé.

Quoi qu’il en soit, la ligne affichée par la France est simple et elle a récemment été réaffirmée par le président Macron dans les colonnes de l’hebdomadaire Jeune Afrique. « Avec les terroristes, on ne discute pas. On combat », avait-il en effet lancé. Et d’insister : « Il faut s’inscrire dans la feuille de route claire que sont les accords [de paix] d’Alger. Ceux-ci prévoient un dialogue avec différents groupes politiques et autonomistes. Mais cela ne veut pas dire qu’il faut dialoguer avec des groupes terroristes, qui continuent à tuer des civils et des soldats, y compris nos soldats. »

Cela étant, après deux jours passés au sein de la force Barkhane, le général François Lecointre, le chef d’état-major des armées [CEMA] a donné le sentiment de nuancer la position française dans un entretien donné à RFI.

Ainsi, dans un premier temps, le CEMA a tenu à souligner le « bilan très positif » obtenu dans la région dites des trois frontières [car située aux confins du Mali, du Burkina Faso et du Niger], contre l’EIGS. En effet, les décisions prises lors du sommet de Pau avec les pays du G5 Sahel [13 janvier] et l’envoi de 600 militaires supplémentaires pour renforcer Barkhane ont produit leurs effets.

« Aujourd’hui, ce que j’observe, c’est qu’on a désorganisé l’ennemi dans le Liptako, il n’a plus la libre disposition de cet espace immense, il n‘est plus capable de contrôler les populations comme il le faisait. On a désorganisé sa logistique, on a affaibli son commandement et on lui a infligé des pertes importantes. Et dans le même temps, on a autorisé et permis le retour de l’unité malienne et de l’unité nigérienne qui ont été reconquérir un certain nombre de places qu’elles avaient abandonnées parce qu’il y avait eu des massacres de garnisons complètes », a expliqué le général Lecointre, sans nommer l’EIGS.

Puis, à la question lui demandant s’il pensait « possible aujourd’hui de négocier avec une partie des groupes armés terroristes » ou si cela constituait toujours une ligne rouge, le général Lecointre a d’abord estimé que « ce n’est pas un choix de militaires » mais « un choix des politiques, à commencer par les politiques maliens. » Cependant, a-t-il continué, « il y a effectivement un positionnement de principe de la France qui considère qu’on ne négocie pas avec des terroristes », ce qui « ne veut pas dire pour autant qu’on ne négocie pas avec un ennemi. »

« Si on veut […] s’entendre avec quelqu’un qu’on a combattu, il faut être capable de choisir le bon partenaire avec lequel s’entendre, celui qui est représentatif, qui est légitime. Et donc ça posera un jour la question d’un accord politique qui se fera avec des gens qui à un moment ou à un autre ont été des ennemis de la force Barkhane, ont été les ennemis de la force armée malienne », a enchaîné le CEMA.

« Je ne me prononcerai pas sur le degré d’acceptabilité morale ou le risque que nous prendrions d’ailleurs à aller négocier avec des terroristes dont on sait qu’ils sont extrêmement idéologisés et que leur objectif est de créer un État islamique dur au Mali, ce qui, là, est une appréciation politique qui n’est pas de mon ressort, mais qui évidemment comporte un danger puissant à la fois pour le Mali et puis par risque de contagion sur l’ensemble de l’Afrique de l’Ouest et du Sahel », a ensuite conclu le général Lecointre sur ce sujet.

Ya Rab Yeshua.

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Clap de fin pour le détachement danois de Barkhane

Dernier atterrissage à Gao pour les Merlin danois (Crédits : Armée de l'air royale danoise)

Dernier atterrissage à Gao pour les Merlin danois (Crédits : Armée de l’air royale danoise)

Les hélicoptères EH101 Merlin danois déployés en soutien de l’opération Barkhane se sont posés pour la dernière fois sur la base de Gao. Le détachement d’une soixantaine de militaires aura quitté le Mali d’ici à la mi-janvier, annonçait aujourd’hui le ministère de la Défense danois.

En 12 mois, les deux Merlin auront transporté 143 tonnes de fret et 5312 passagers au cours de 885 heures de vol effectuées dans une zone qui, outre le Mali, comprenait le Niger, le Burkina Faso, le Tchad et la Mauritanie. Les équipages danois auront effectué un large éventail de missions, du ravitaillement des bases avancées au soutien des rotations françaises.

Un rythme soutenu, et maintenu jusqu’à la dernière minute avec deux tonnes de matériel et 102 passagers transportés au cours des huit missions effectuées cette dernière semaine. Ce détachement « a fourni un effort extraordinaire et important dans des conditions extrêmement difficiles », a déclaré pour l’occasion le chef de la force aérienne danoise, le général Anders Rex.

Les hélicoptères seront rapatriés la semaine prochaine sur la base aérienne de Karup par un C-17 britannique. La majorité du contingent atterrira au Danemark dès cette semaine. Le reste continuera de conditionner et de renvoyer le matériel avant de quitter Gao peu avant la mi-janvier.

Leur départ créera un trou capacitaire au sein de l’opération Barkhane, en partie dépendante des hélicoptères lourds fournis par les nations partenaires. Le Royaume-Uni reste quant à lui engagé avec ses trois CH-47 Chinook, mais pourrait détacher la moitié de cette capacité au profit des 300 militaires britanniques déployés début décembre en appui de la MINUSMA.

Ya Rab Yeshua.

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Les groupes jihadistes étendent leur influence et leurs opérations dans le nord du Nigéria

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Il y a six ans, alors que le groupe jihadiste Boko Haram semait la terreur et la désolation non seulement dans le nord du Nigéria mais aussi dans le sud du Niger et du Tchad ainsi que dans l’extrême-nord du Cameroun. Pour contrer cette expansion, une Force multinationale mixte [FMM] fut mise sur pied sous l’égide de l’Union africaine, avec le concours des armées des pays concernés. En outre, Abuja fit appel à des sociétés militaires privées, alors que, grâce à ses revenus pétroliers, ses forces armées passaient pour être les mieux équipées de la région.

Cette réaction – ou du moins l’action vigoureuse de l’armée tchadienne – permit de faire reculer Boko Haram jusqu’à son fief de la forêt de Sambisa. Et son chef, Abubakar Shekau, fut donné plusieurs fois pour mort par les autorités nigérianes… Qui plus est, le groupe jihadiste, traversé par des dissensions, se scinda en deux factions distinctes, dont l’une, dirigée par Abu Musab al-Barnaw, obtint la reconnaissance de l’État islamique.

En janvier 2018, et alors que des signaux montrait que les jihadistes nigérians commençait à relever la tête, les opérations menées contre eux s’étant délitées, le président nigérian, Muhammadu Buhari, assura que son pays en avait « fini avec Boko Haram ». En réalité, il n’en était rien.

Durant les mois qui suivirent, la faction de Boko Haram liée à l’EI, appelée ISWAP [Province de l’État islamique en Afrique de l’Ouest], multiplia les assauts contre les bases militaires implantées dans l’État de Borno, accumulant ainsi matériels, armes et munitions. Ce qui donna lieu à des mouvements d’humeur au sein des troupes nigérianes.

Depuis, l’ISWAP a resserré ses liens avec l’État islamique au grand Sahara [EIGS] et compterait entre 3.000 et 5.000 combattants. Sa direction a par ailleurs changé, avec la nomination à sa tête d’un certain Ba Lawan, qui passe pour être encore plus « brutal » que ses prédécesseurs. Ce qui expliquerait certaines exactions attribuées à l’organisation qu’il commande depuis février 2020.

Quant à la branche « historique » de Boko Haram, pourtant décrite comme étant en perte de vitesse, elle est toujours restée active et commis des exactions contre les civils. Mais, depuis quelques mois, la fréquence de ces dernières tend à augmenter… Et, a priori, elle n’a aucune difficulté à recruter de nouveaux combattants pour compenser les pertes qui lui sont régulièrement infligées, comme ce fut le cas en mars dernier, lors de l’opération tchadienne « Colère de Bohoma ».

Le 2 décembre, Boko Haram a revendiqué le massacre d’au moins 76 paysans, commis quatre jours plus tôt dans une rizière située près du village de Zabarmari, à une quinzaine de kilomètres de Maiduguri [capitale de l’État de Borno]. Motif : ces villageois auraient remis un jihadiste aux autorités nigérianes.

Dix jours plus tard, le groupe a été accusé d’avoir attaqué la localité nigérienne de Toumour. « Ils [les assaillants] ont fait irruption vers 19 heures en grand nombre en criant Allah akbar [Dieu est le plus grand], en tirant et en mettant le feu aux habitations », a témoigné un habitant sur les réseaux sociaux. Près d’un millier de maisons ont été incendiées, de même que le marché central de la ville.

Dans le même temps, et comme il le fit en 2014 à Chibok avec le rapt de 276 lycéennes, pour la plupart chrétiennes, Abubakar Shekau a revendiqué en personne, ce 15 décembre, l’enlèvement de plusieurs centaines d’élèves l’école secondaire scientifique gouvernementale de Kankara, dans l’État de Katsina. Les assaillants seraient arrivés à moto en tirant en l’air, afin de mettre en fuite la population. Le nombre d’élèves portés disparus n’est pas encore stabilisé : les autorités locales avancent celui de 333 alors 638 seraient toujours portés manquants.

« Je suis Abubakar Shekau et nos frères sont derrière l’enlèvement à Katsina. Ce qu’il s’est passé a pour but de décourager les pratiques anti-musulmanes comme l’éducation occidentale qui n’est pas ce que permet Allah et son Prophète », a lancé le chef de Boko Haram, trois jours après les faits.

Seulement, l’État de Katsina n’est pas la zone d’opération habituelle de Boko Haram, ce qui ne manque pas d’interroger. Aussi, trois hypothèses peuvent être avancées.

La première est que Shekau revendique une action pour laquelle son organisation n’y est pour rien, ce qu’accréditerait le fait qu’il n’a précisé ni le mode opératoire, ni le nombre d’élèves qui seraient entre ses mains. La seconde est qu’il a sous-traité cette action à un groupe criminel, comme cela s’est déjà produit avec d’autres organisations jihadistes. Enfin, la dernière est sans aucun doute la plus inquiétante puisqu’elle voudrait dire que Boko Haram étend son influence dans le nord du Nigéria, en s’appuyant justement avec des « bandits ».

C’est d’ailleurs ce craignent de nombreux observateurs de la région. « Il y a eu des informations selon lesquelles des anciens combattants qui ont quitté Boko Haram ou ISWAP ont désormais rejoint les rangs des bandits dans le nord-ouest. D’autre part, nous avons vu certains groupes prêter allégeance à Shekau ces derniers mois « , a ainsi expliqué Idayat Hassan, du Centre pour la Démocratie et le Développement [CDD-West Africa], à l’AFP.

Situé plus à l’ouest que celui de Katsina, l’État de Zamfara fait déjà l’objet d’infiltrations de l’ISWAP, avec l’objectif d’étendre son influence dans le sud-ouest du Niger ainsi que dans le nord du Bénin. De son côté, l’EIGS cherche à en faire de même en tentant de se ménager un corridor allant du nord du Mali au nord-ouest du Nigéria, en passant par la localité nigérienne de Dogondoutchi.

Ya Rab Yeshua.

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http://www.opex360.com/2020/12/17/mali-des-frappes-aeriennes-de-barkhane-mettent-hors-de-combat-plusieurs-dizaines-de-jihadistes-a-ndaki/

Des frappes aériennes de Barkhane mettent hors de combat plusieurs dizaines de jihadistes à Ndaki

 

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Certains noms de régions reviennent plus souvent que d’autres dans les « points de situation » des opérations publiés chaque semaine par l’État-major des armées [EMA].

Tel est le cas d’Ansongo, de Boulikessi ou bien encore de… Ndaki, à 200 km environ au sud-ouest de Gao.

En octobre 2018, la force Barkhane y était intervenue en appui de deux sections maliennes, alors accrochées par des combattants présumés de l’État islamique au grand Sahara [EIGS]. L’affaire avait été sérieuse, des hélicoptères Tigre ayant été visés par des tirs roquette RPG. La détermination des terroristes laissait d’ailleurs penser qu’un chef important – sans doute al-Mansour Ag al-Kassam- se trouvait parmi eux. Reste que l’intervention française avait permis de prendre le contrôle d’un camp jihadiste et de saisir une quinzaine de motos et du matériel.

Bis repetita en juin 2019, mais, cette fois, lors d’une action d’opportunité dans le cadre d’une opération planifiée avec les Forces armées maliennes pour désorganiser les réseaux logistiques des groupes armés terroristes [GAT] dans ce secteur utilisé comme une zone refuge. Une dizaine de jihadistes avaient été neutralisés et les militaires français saisirent une « importante quantité de ressources ».

Jamais deux sans trois, dit-on… En effet, selon le dernier compte-rendu de l’EMA, la force Barkhane a une nouvelle fois été sollicitée pour intervenir dans cette région de Ndaki. Ainsi, relate-t-il en étant avare de détails, le 9 décembre, un « rassemblement suspect de 18 motos à l’est de Ndaki a été observé. »

Et, la « caractérisation des activités de ce groupe » ayant permis de conclure « à la présence de groupes armés terroristes », un avion de patrouille maritime Atlantique 2 alors en vol ainsi qu’une paire de Mirage 2000D et une patrouille d’hélicoptères Tigre sont intervenus.

Comme il est désormais d’usage, l’EMA n’a pas donné le bilan de cette action… Mais comme les jihadistes se déplacent généralement par deux à moto [un qui pilote, l’autre qui tient l’arme], on peut supposer que ce rassemblement comptait au moins 36 combattants.

Il n’a pas été précisé si l’Atlantique 2 a effectué une frappe. L’avion de la Marine nationale a en effet la possibilité d’emporter quatre bombes à guidage laser GBU-12 [*]. Une capacité qui vient s’ajouter à ses systèmes de détection [boule optronique Wescam MX20, radar, détecteur d’anomalies magnétiques, etc].

Le lendemain, dans le même secteur, un drone MQ-9 Reaper y a détecté un nouveau rassemblement suspect d’une dizaine d’individus, là encore caractérisé comme étant celui d’un groupe armé terroriste. « Une frappe a alors été déclenchée », a précisé l’EMA, selon qui ces « opérations ont ainsi permis de neutraliser plusieurs dizaines GAT et de détruire notamment leurs motos. »

Quant à savoir quelles formations jihadistes ont ainsi été visées par Barkhane, il n’est pas possible de le savoir, faute de détails. Cependant, le 14 décembre, RFI a fait état d’affrontements entre le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans [GSIM] et l’EIGS vers les communes d’Indelimane, Ntillit et de Ndaki. « Il s’agit le plus souvent de ‘combats de rencontres’ très localisés, d’assassinats ciblés ou d’embuscades, et non de batailles rangées à grande échelle », explique la radio publique.

Or, si, durant l’été, il avait initialement pris le dessus, à l’issue de combats ayant fait plusieurs dizaines de tués et grâce au renfort de combattants venus du Nigeria [appartenant très certainement à la Province de l’État islamique en Afrique de l’Ouest – ISWAP], le l’EIGS, mis sous pression par Barkhane et les forces locales, aurait perdu du terrain face au GSIM au cours de ces derniers jours.

Aussi, et selon RFI, les frappes de Barkhane évoquées par l’EMA auraient donc essentiellement « visé des positions » du GSIM.

[*] Lire : « Patrouilleurs du désert – Avec les équipages des Breguet Atlantic et Atlantique 2 (1977-2020)« , par le capitaine de frégate Jean-Marc Molina – Éditions ARDHAN

Ya Rab Yeshua.

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http://www.opex360.com/2020/12/21/barkhane-paris-estime-que-des-discussions-sont-possibles-avec-des-groupes-jihadistes-ayant-un-agenda-local/

Paris estime que des discussions sont possibles avec des groupes jihadistes ayant un agenda local

 

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Dans un récent entretien donné à Jeune Afrique, le président Macron avait été très clair s’agissant de la conduite à tenir au Sahel, où des voix, comme celle du secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, plaident pour engager des discussions avec certains groupes jihadistes. « Avec les terroristes, on ne discute pas. On combat », avait-il affirmé.

Et le chef de l’Élysée d’ajouter : « Il faut s’inscrire dans la feuille de route claire que sont les accords [de paix] d’Alger. Ceux-ci prévoient un dialogue avec différents groupes politiques et autonomistes. Mais cela ne veut pas dire qu’il faut dialoguer avec des groupes terroristes, qui continuent à tuer des civils et des soldats, y compris nos soldats. »

Lors d’un déplacement au Mali, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, défendit la même ligne alors que le Premier ministre malien de transition, Moctar Ouane, s’était dit ouvert à des « discussions. »

Puis, la semaine passée, de retour du Sahel, le général François Lecointre, le chef d’état-major des armées [CEMA] a laissé entendre qu’un dialogue n’était pas forcément exclu. « Ce n’est pas un choix de militaires » mais « un choix des politiques, à commencer par les politiques maliens. […] Il y a effectivement un positionnement de principe de la France qui considère qu’on ne négocie pas avec des terroristes, [ce qui] ne veut pas dire pour autant qu’on ne négocie pas avec un ennemi », a-t-il en effet déclaré lors d’un entretien accordé à RFI.

Et de continuer : « Si on veut […] s’entendre avec quelqu’un qu’on a combattu, il faut être capable de choisir le bon partenaire avec lequel s’entendre, celui qui est représentatif, qui est légitime. Et donc ça posera un jour la question d’un accord politique qui se fera avec des gens qui à un moment ou à un autre ont été des ennemis de la force Barkhane, ont été les ennemis de la force armée . »

Et on comprend mieux de tels propos à la faveur de ceux qu’a tenus un responsable de l’Élysée auprès de l’AFP, ce 21 décembre. Ainsi, des discussions avec l’État islamique au grand Sahara [EIGS] et al-Qaïda, dont la katiba sahélienne fait partie du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans [GSIM ou JNIM], sont exclues. En revanche, il en irait autrement avec les mouvements jihadistes ayant un agenda local.

« On mène une guerre contre deux organisations qui ne sont pas sahéliennes mais internationales et qui mènent un combat terroriste au-delà de la région », a commencé par dire cette source élyséenne. Avec l’EIGS, « il n’y a pas de négociation possible, il n’y en aura pas et personne ne le demande dans la région », a-t-elle continué.

S’agissant du GSIM, l’affaire est plus compliquée car cette formation réunit des groupes locaux, comme la katiba Macina ou Ansar Dine, mais aussi des combattants d’al-Qaïda au Maghreb islamique [AQMI].

L’état-major du GSIM « répond à la hiérarchie centrale d’al-Qaïda et est totalement intégré dans son organigramme. [Or], personne n’a jamais réussi à négocier avec al-Qaïda et ce n’est pas la France qui va le faire », a expliqué cette source. Mais, a-t-elle poursuivi, certains éléments du GSIM « ont un agenda beaucoup plus national, souvent opportuniste, parfois régional. Avec ces interlocuteurs-là, il est possible d’avoir une autre réponse que celle de la lutte antiterroriste […]. Il n’y a aucune raison pour la France de faire obstruction à de telles discussions. »

Cela étant, si l’idée est de discuter avec Iyad Ag Ghali, qui a la double casquette de chef d’Ansar Dine et du GSIM, ainsi qu’avec Amadou Koufa, « l’émir » de la katiba Macina, la conversation risque de tourner court : ils ont déjà fait savoir qu’ils exigent le retrait des « forces étrangères » du Mali avant de négocier.

Reste que, a fait observer la source de l’Élysée, « à chaque fois que des interlocuteurs du Nord-Mali ont voulu s’asseoir pour discuter des ‘accords d’Alger’, il y a eu des représailles immédiates avec des assassinats ciblés. » Aussi, « notre objectif est bien, en éliminant certains leaders, de permettre aux Maliens et aux autres de s’asseoir à une table », a-t-elle affirmé.

Quoi qu’il en soit, il en sera certainement question lors du prochain sommet entre la France et les pays du G5 Sahel [Niger, Mali, Mauritanie, Tchad, Burkina Faso]. Comme il sera évoqué une possible réduction des effectifs de la force Barkhane, l’idée étant de retirer les renforts envoyés en janvier dernier. Mais pour l’instant, rien n’a encore été décidé. « 

Ya Rab Yeshua.

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https://francais.rt.com/international/82176-mali-deux-soldats-francais-blesses-par-balles-lors-une-dispute-enquete-ouverte-par-armee

Deux soldats français blessés par balles lors d'une dispute, une enquête ouverte par l'armée

Une altercation entre soldats français de la force Barkhane (du 1er régiment de tirailleurs) est survenue dans la nuit du 24 au 25 décembre 2020 sur la base de Gao, au Mali.

«Des soldats de la même unité se sont, en langage commun, pris la tête.

Un soldat a blessé deux de ses camarades avec son arme de service», un pistolet automatique, a fait savoir à l'AFP le porte-parole de l'état-major, Frédéric Barbry.

Un homme a été blessé très légèrement, l'autre plus sérieusement, mais sans que son pronostic vital ne soit engagé.

Tous deux ont été évacués dans la foulée, puis admis à l'hôpital en France. 

Une enquête de la prévôté (la gendarmerie de l'armée) a été ouverte. «Dès que l'enquête sera terminée [l'auteur des faits] sera rapatrié», a fait savoir le colonel Barbry. Une enquête de commandement devrait également être ouverte pour faire la lumière sur les circonstances de l'incident.

La force Barkhane compte 5 100 soldats au Sahel, où elle lutte depuis 2014 contre les groupes djihadistes avec ses partenaires du G5 Sahel (Mauritanie, Tchad, Mali, Burkina Faso et Niger).  La France évalue depuis quelques semaines une possible réduction de ses effectifs dans la zone. Un sommet est prévu mi-février 2021 pour faire le point sur la situation, un peu plus d'un an après le sommet de Pau. 

Ya Rab Yeshua.

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http://www.opex360.com/2020/12/26/letat-major-des-armees-ecarte-leventualite-de-deployer-des-chars-leclerc-au-sahel/

L’État-major des armées écarte l’éventualité de déployer des chars Leclerc au Sahel

 

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...............L’engagement des Leclerc au Yémen par les Émirats arabes unis lui avait visiblement donné des idées… Mais, là encore, cette proposition resta sans suite. D’autant plus qu’elle n’aurait pas été sans conséquence du point de vue logistique.

Cela étant, les moyens alloués à Barkhane évoluent en permanence. En réalité, ils dépendent de l’état de la menace.

Ainsi, en 2017, il avait été décidé de déployer à nouveau des VBCI au Sahel, trois ans après les en avoir retirés. On peut également citer l’envoi de Lance-roquettes unitaires [LRU] pendant quelques semaines, en 2016.

Pour autant, le général Bosser ne renonça pas à son idée.

Deux ans plus tard, il refit cette proposition. « Concernant le char Leclerc, je souhaitais qu’il soit déployé dans la bande sahélo-saharienne, car il offre un meilleur contrôle du terrain, une meilleure vision de nuit ainsi qu’une meilleure capacité de tir en roulant. Je considère que si nous devons un jour faire face à un raid de Toyota, le char Leclerc, avec l’hélicoptère de combat, sera la meilleure réponse. Je n’ai donc pas changé d’avis », avait-il expliqué à l’occasion d’une audition parlementaire.

Depuis, son successeur, le général Thierry Burkhard, n’a pas repris cette proposition à son compte [sauf erreur…]. Et le char Leclerc ne sera vraisemblablement jamais engagé au Sahel.

Interrogé sur cette éventualité par un député lors d’une audition à l’Assemblée nationale, le général Stéphane Mille, sous-chef « Opérations » à l’État-major des armées, l’a catégoriquement écartée.

« Sur le char Leclerc, l’hypothèse de son déploiement au Mali n’est pas à l’ordre du jour », a répondu le général Mille. « En effet, nous avons engagé les armées maliennes dans la voie de la réactivité, de la mobilité et de la légèreté en formant les ULRI [Unités légères de reconnaissance et d’intervention, ndlr], qui sont équipées de pickups et de motos », a-t-il continué.

Et, a-t-il ajouté, « puisqu’on a coutume d’opposer protection et mobilité, je note que depuis leur engagement, cela n’a pas occasionné de difficultés particulières. L’utilisation éventuelle du char Leclerc n’est donc pas étudiée. » D’autant plus que les AMX-10 RC et les VBCI sont toujours à l’oeuvre dans le Sahel.

Ya Rab Yeshua.

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Trois soldats du 1er Régiment de Chasseurs tués par un engin explosif improvisé au Mali

Ce 28 décembre, la ministre des Armées, Florence Parly, a annoncé la mort de trois soldats du 1er Régiment de Chasseurs [RCh] de Thierville-sur-Meuse, au cours d’une mission d’escorte de convoi conduite dans la région de Hombori, dans le sud du Mali.

Selon les éléments par l’armée de Terre, le véhicule blindé léger [VBL] dans lequel ils se trouvaient a été la cible d’un engin explosif improvisé [IED].

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« Le brigadier-chef Tanerii Mauri, le chasseur de première classe Dorian Issakhanian et le chasseur de première classe Quentin Pauchet sont morts dans l’accomplissement de leur devoir, alors qu’ils étaient engagés dans une zone où des groupes terroristes attaquent les populations civiles et menacent la stabilité régionale, tout comme notre propre sécurité », a fait valoir Mme Parly, qui « s’incline devant la mémoire de ces trois militaires morts pour la France. »

Le président Macron « salue avec le plus grand respect la mémoire de ces soldats, morts pour la France dans l’accomplissement de leur mission » et « s’associe à la douleur de leurs familles, de leurs proches et de leurs frères d’armes et les assure de la reconnaissance et de la solidarité de la Nation », a fait savoir l’Élysée, via un communiqué.

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Le brigadier-chef Tanerii Mauri avait rejoint le 1er Régiment de Chasseurs le 4 juin 2013, après s’être engagé deux ans plus tôt au sein du Régiment d’Infanterie de Marine du Pacifique-Polynésie. « Particulièrement motivé par le métier des armes, il démontre d’emblée d’excellents aptitudes et un comportement remarquable pour lequel il est félicité en 2014 », dit sa hiérarchie à son sujet.

Après avoir pris part à l’opération Sentinelle, il avait effectué une mission aux Émirats arabes unis au sein de l’escadron blindé du 5e Régiment de Cuirassiers. Puis il avait été envoyé en Côte d’Ivoire en tant que pilote de VBL entre octobre 2018 et février 2019. Il avait rejoint le Mali en novembre dernier, en qualité de chef de patrouille. Célibataire et sans enfant, il était titulaire de la médaille de la Défense nationale avec échelon bronze, de la médaille de la protection militaire du territoire et de la médaille Outre-Mer avec agrafes Moyen-Orient et Sahel.

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Originaire de Périgueux, le chasseur de 1ere classe Dorian Issakhanian s’était engagé auprès du 1er RCh en décembre 2018. Selon le Sirpa Terre, il « se distingue immédiatement par sa combativité et son excellent état d’esprit lors de sa formation initiale ». Affecté au 2e escadron comme tireur blindé, ce jeune militaire du rang, « enthousiaste et toujours volontaire » avait été affecté au Mali en novembre. Titulaire de la médaille de la Défense nationale avec échelon bronze depuis janvier dernier, il était célibataire et sans enfant. Il avait 23 ans.

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Plus jeune de ces trois soldats morts pour la France, le chasseur de 1ere classe Quentin Pauchet avait rejoint le 1er RCh le 2 octobre 2018. Ayant montré un « très fort potentiel » et cherchant toujours à aller au bout de lui même, il avait été affecté au 2e escadron du régiment en qualité de pilote blindé. Il avait été envoyé au Mali en même temps que ses deux camarades. Célibataire et sans enfants, il avait été décoré de de la médaille de la Défense nationale avec échelon bronze en même temps que le chasseur de 1ere classe Dorian Issakhanian. Il avait 21 ans.

Photo : 1ere classe Dorian Issakhanian / brigadier-chef Tanerii Mauri / Quentin Pauchet

Ya Rab Yeshua.

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http://ainsi-va-le-monde.blogspot.com/2020/12/le-premier-ministre-au-tchad-avec-les.html

Le Premier ministre au Tchad avec les soldats de Barkhane

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©DR
Jean Castex, Florence Parly et Gabriel Attal passeront le réveillon à N'Djamena au Tchad (camp Kosseï) auprès des militaires français de Barkhane.
Vendredi 1er janvier ils devraient se rendre à Faya-Largeau puis Abéché.
Une présence du Premier ministre, de la ministre des Armées et du porte-parole du gouvernement en forme d'hommage après la mort, lundi, de trois chasseurs dans la bande sahélo-saharienne.

Ya Rab Yeshua.

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http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2020/12/29/barkhane-le-decompte-funeste-21745.html

 Le décompte funeste s'établit à 55 morts dont 48 "morts pour la France"

 

Combien de soldats français ont perdu la vie au Sahel depuis 2013 ?

Les décomptes varient.

Lundi soir, j'ai cité le chiffre de 53 morts dont 10 en 2020. D'autres décomptes faisaient état d'un chiffre légèrement inférieur.

Parmi les morts français au Sahel, les "Morts pour la France" sont les plus nombreux. Selon l'état-major des armées, les trois décès de lundi portent à 47 le nombre de soldats français "morts pour la France" au Sahel depuis 2013 dans les opérations Serval (9) puis Barkhane (38).

Le bilan s'établit à 48 si on y ajoute un soldat mort au Tchad en 2013 dans le cadre de l'opération Epervier

Sept autres décès ont été répertoriés en BSS (suicides, accidents et morts naturelles). Ce qui porte à 55 le nombre de soldats français qui y ont trouvé la mort.

Ya Rab Yeshua.

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Ca rappellera de bons souvenirs aux plus de 20 ans..............Faya, Fada, Abéché, Oum Chalouba, Biltine..............le Dakar, à côté, est une promenade de santé.

BTX

Ya Rab Yeshua.

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http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2020/12/26/sahel-le-retrait-d-une-partie-des-troupes-francaises-est-des-21736.html

La tentation d'une nouvelle dimension

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/media/02/00/1941144921.jpg

Redimensionner les forces françaises en BSS, on en parle de façon de plus en plus insistante (photo Reuters).

En visite au Mali début décembre, le chef d’état-major des armées, François Lecointre, avait confié vouloir "limiter le niveau d’engagement des armées". Mais le CEMA de préciser : "Il n’y aura pas de “désengagement” au Sahel, juste une “évolution” de cet engagement», selon le journal Le Monde. Quant aux modalités d'un éventuel retrait, le général Lecointre était resté prudent : "Je ne sais pas à quel rythme, ni sous quels procédés [se fera cette évolution], mais ce sera durable". 

Même sentiment (tentation?) chez les politiques. "Après sept années, malgré nos grands succès tactiques, la situation n'évolue pas favorablement sur place. Nous constatons un bilan lourd, trop lourd, et un coût financier important pour la Nation", jugeait récemment le député Thomas Gassilloud (majorité présidentielle) en suggérant de "rester autrement, dans une stratégie de transition (...) dans un format moins lourd".

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En revanche, aucune indication n'est venue lors du passage du Premier ministre au Tchad ces deux derniers jours (photo ci-dessus AFP).

Jean Castex a rendu hommage aux trois soldats morts près de Hombori et dont l'hommage national aura lieu lundi.  Il a insisté sur "la volonté intacte" de la France de combattre le terrorisme islamiste au Sahel, malgré les 55 morts déplorés depuis 2013. "Cette tristesse ne doit jamais nous abattre, bien au contraire. Notre détermination ne doit en être que plus forte", a-t-il assuré.

Revoir progressivement le format de l'opération Barkhane ? Il le faudra, c'est indiscutable; mais à quel rythme et à quelle date?

Peut-être ce reformatage passera-t-il d'abord par la fin du "surge" de février dernier et le retrait des 600 hommes alors envoyés en renfort. Il serait logique que l'annonce soit faite par le Président, lui qui avait décidé l'envoi de renforts en février 2020 (voir mon post ici).

Le prochain sommet de N'Djaména, en janvier ou février, réunissant la France et ses partenaires du G5 Sahel (Mali, Niger, Burkina Faso, Mauritanie et Tchad) engagés dans la lutte antiterroriste, donnera peut-être à Emmanuel Macron l'occasion de préciser ses projets.

Peut-être faudra-t-il attendre que la force Takuba soit pleinement opérationnelle (ce qui traîne en longueur) avant de voir le format de Barkhane évoluer à la baisse? L'horizon est plus incertain, l'arrivée de certains contingents étant encore retardée...

Quoi qu'il en soit, les planificateurs de l'EMA se préparent à un retrait. J'en veux pour preuve ce marché "d'affrètement maritime complémentaire de navires dédiés au transport de fret (navire roulier ou porte-conteneurs) et/ou de passagers" (ferry) récemment attribué (lire ici) à trois sociétés: Daher, CMN et Marfret. 

Ya Rab Yeshua.

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