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Opex BARKHANE


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http://www.opex360.com/2021/07/05/la-force-barkhane-a-neutralise-un-meneur-presume-dune-attaque-ayant-tue-33-soldats-maliens-a-tessit/

La force Barkhane a « neutralisé » un meneur présumé d’une attaque ayant tué 33 soldats maliens à Tessit

Le 21 mars dernier, l’État islamique au grand Sahara [EIGS] a revendiqué une embuscade ayant fait 33 tués dans les rangs des Forces armées maliennes [FAMa], une semaine plus tôt, à Tessit.

Dans le détail, l’attaque avait été menée par une centaine d’hommes armés, circulant à moto et à bord de pick-up, contre la relève montante de la garnison de Tessit, alors que celle-ci se trouvait encore à une vingtaine de kilomètres de sa destination.

Par la suite, une compagnie des FAMa fut envoyée immédiatement sur place, avec l’appui d’hélicoptères d’attaque Tigre de la force française Barkhane. Puis, il fut fait état de « frappes aériennes » près d’Intidaghmen, localité située à environ 40 km au sud de Tessit.

Plus tard, on apprendra qu’un « groupe armé terroriste » [GAT], repéré par un drone MALE [Moyenne Altitude Longue Endurance] MQ-9 Reaper, avait été visé par des Mirage 2000 et une patrouille de Tigre. Selon l’État-major des armées [EMA], ce GAT fut « neutralisé » et dix motos furent détruites. Les jiahdistes ciblés avaient-ils participé à l’embuscade de Tessit ? Cela n’avait pas été précisé à l’époque.

En tout cas, le « meneur » de cette attaque contre les FAMa vient d’être à son tour « neutralisé » lors d’une opération d’opportunité conduite par les commandos de Barkhane dans la région d’Ansongo, dans la nuit du 3 au 4 juillet.

« Après l’acquisition du renseignement faisant état de la présence d’un cadre de l’État islamique au grand Sahara dans la région d’Ansongo, les commandos de la Force Barkhane ont procédé à une infiltration de nuit. Ils ont mis hors de combat une sentinelle du groupe, puis neutralisé le chef de groupe qui avait ouvert le feu sur les militaires français », a en effet annoncé l’ EMA, via un bref communiqué.

Or, il est apparu que « l’individu ciblé » était « connu pour être un chef de groupe important au sein du groupe de l’EIGS opérant principalement dans le Gourma, le long du fleuve Niger » et qu’il était également « suspecté d’avoir participé à l’attaque du camp des Forces armées maliennes à Tessit le 15 mars 2021 où trente-trois soldats maliens avaient trouvé la mort au combat », a ajouté l’État-major des armées, sans préciser l’identité de ce chef jihadiste.

Ces dernières semaines, Barkhane a porté de rudes coups à l’EIGS, lors de l’opération Solstive, menée conjointement avec la 114e Compagnie de sécurité intérieure [CSI] des forces nigériennes. En effet, la semaine passée, la ministre des Armées, Florence Parly, a confirmé les captures de Dadi Ould Chouaïb [alias « Abou Dardar »] et de Sidi Ahmed Ould Mohammed [Katab al-Mauritani], deux lieutenants d’Adnan Abou Walid Sahraoui, le chef de l’EIGS. Et elle a également annoncé la mort Almahmoud Al Baye [Ikaray] et celle d’Abdelhakim al-Sahraoui, deux « figures » de la branche saharienne de l’EI.

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Ya Rab Yeshua.

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http://www.opex360.com/2021/07/09/sahel-m-macron-justifie-levolution-de-lengagement-militaire-francais-et-en-precise-les-modalites/

M. Macron justifie l’évolution de l’engagement militaire français et en précise les modalités

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Le 10 juin, le président Macron a annoncé que l’engagement militaire français au Sahel contre les groupes jihadistes au Sahel prendrait d’ici peu une nouvelle forme, la force Barkhane étant appelée à s’effacer au profit du groupement européen de forces spéciales Takuba, dont la mission est d’accompagner les armées locales au combat. Et de préciser que l’effectif engagé – qui s’élève actuellement à plus de 5’000 militaires – allait être réduit de moitié.

Le lendemain, la ministre des Armées, Florence Parly, s’est attachée à dissiper ce qui pouvait donner lieu à un malentendu. « La France reste engagée militairement au Sahel, de manière significative, et elle va faire évoluer sa présence », a-t-elle dit à l’antenne de France Info. « L’objectif demeure, ce qui change, c’est l’approche », a-t-elle insisté. « Nous avons toujours dit que Barkhane n’était pas éternel et que notre dispositif devait sans cesse varier ses effets face à des groupes terroristes qui s’adaptent sans cesse », a-t-elle ensuite expliqué.

Quoi qu’il en soit, les pays du G5 Sahel [Mali, Mauritanie, Burkina Faso, Niger et Tchad], dont certains sont en proie à l’instabilité politique, ont pu être pris de court par les annonces de M. Macron… Aussi, ce 9 juillet, celui-ci leur a donné les détails de la nouvelle approche de la France au Sahel.

Ainsi, lors d’une conférence de presse donnée au côté de Mohamed Bazoum, le nouveau président du Niger, Emmanuel Macron a expliqué que « nos adversaires ont aujourd’hui délaissé une ambition territoriale au profit d’un projet de dissémination de la menace plus seulement à l’échelle du Sahel, mais à l’échelle de l’ensemble de l’Afrique de l’Ouest ». Et, a-t-il continué, « cette offensive présage malheureusement d’une pression renforcée sur l’ensemble des pays du golfe de Guinée qui est d’ores et déjà une réalité ».

Or, le chef du Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel [UNOWAS], Mahamat Saleh Annadif a dit la même chose lors d’un exposé devant le Conseil de sécurité de l’ONU, le 8 juillet.

« Les défis sécuritaires créés par les actes terroristes dans le Liptako-Gourma [région à la frontière entre le Burkina Faso, le Mali et le Niger] et dans le bassin du Lac Tchad ainsi que par la criminalité le long des côtes du golfe de Guinée doivent être abordés sous l’angle régional car les risques d’une jonction entre la menace venant de la mer et celle venant du Sahel sont réels, et les principales victimes sont les populations civiles », en effet affirmé M. Annadif.

Pour faire face à cette situation, l’engagement militaire français au Sahel s’articulera autour de deux missions, a indiqué M. Macron ?

La première sera [ou restera] « la neutralisation et la désorganisation du haut commandement des des organisations ennemies » que sont le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans [GSIM ou JNIM, lié à al-Qaïda] et l’État islamique au grand Sahara [EIGS], contre lequel Barkhane a récemment porté de rudes coups en éliminant plusieurs de ses cadres lors de l’opération Solstice.

La seconde consistera à appuyer « la montée en puissance des armées de la région ». Ce que fait actuellement Takuba ainsi que la mission européenne EUTM Mali.

Évidemment, avec moins d’effectifs sur le terrain, le nombre de bases avancées va forcément diminuer. Ainsi, d’ici le début de l’année 2022, trois emprises de Barkhane au Mali seront fermées, dont celles de Kidal, de Tessalit et de Tombouctou.

Dans le même temps, la base aérienne projetée [BAP] de Niamey [Niger], d’où décollent les Mirage 2000 et les drones MQ-9 Reaper, sera « musclée », a précisé M. Macron. Quant à celle de N’Djamena [Tchad], elle « restera un élément clé de notre dispositif, avec le maintien d’une présence aérienne et terrestre significative », a-t-il ajouté.

Ainsi, il s’agira pour les forces françaises de maintenir certaines capacités qui font toujours défaut aux armées locales, notamment dans les domaines de l’aéromobilité, du renseignement et de la santé. Il est question que ces dernières puissent bénéficier de l’appui d’une « force de réaction rapide » en cas de besoin.

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  • 2 weeks later...

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2021/07/20/un-mirage-2000-s-ecrase-au-mali-du-cote-de-hombori-22319.html

Un Mirage 2000 s'écrase au Mali, du côté de Hombori, l'équipage saint et sauf

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Un Mirage 2000 français a été victime d'une panne lors d'un vol au-dessus du Mali. L'équipage s'est éjecté avant le crash de l'appareil en provenance de la Base aérienne projetée (BAP) de Niamey.

Actuellement, des Mirage 2000D de la 3e escadre de chasse et des Mirage 2000C de l’EC 2/5 Ile-de-France sont localisés sur la BAP.

Le crash aurait eu lieu vers 11h (heure locale) dans le secteur sud de Hombori. 

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Un groupe commando a été immédiatement engagé à bord de deux hélicoptères Caïman, appuyés par deux hélicoptères Tigre, pour établir un dispositif de sécurité et récupérer l’équipage.

L’équipage, dont l’un des membres a été légèrement blessé, est sain et sauf. Il a rejoint la base de Gao.

L’épave de l’avion, qui s’est écrasé dans une zone inhabitée, a été localisée par la force Barkhane. Une enquête va être initiée pour préciser l’origine de cet accident.

En 2014, un Mirage 2000D s'était écrasé, le 9 juin, au Niger. L'équipage avait survécu. 

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Ya Rab Yeshua.

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http://www.opex360.com/2021/07/22/sahel-deux-cadres-de-letat-islamique-neutralises-par-barkhane-en-coordination-avec-larmee-americaine/

Deux cadres de l’État islamique neutralisés par Barkhane, en « coordination » avec l’armée américaine

Début juillet, la ministre des Armées, Florence Parly, a confirmé que plusieurs cadres de haut rang de l’État islamique au grand Sahara [EIGS], l’une des deux organisations jihadistes actives au Sahel avec le GSIM [lié à al-Qaïda, ndlr], avaient été récemment mis hors de combat par la force Barkhane, lors d’une opération menée en coopération avec les forces nigériennes dans la région la région dite des trois frontières [car située aux confins du Mali, du Niger et du Burkina Faso].

Deux de ces responsables de l’EIGS, à savoir Dadi Ould Chouaïb [alias Abou Dardar] et Sidi Ahmed Ould Mohammed [alias Katab al-Mauritani], furent capturés par Barkhane. Un troisième – Almahmoud ag Baye [alias Ikaray], un proche lieutenant d’Adnan Abou Walid al Sahraoui, le chef du groupe jihadiste, avait quant à lui été tué lors de combats survenus le 15 juin prés de la localité d’In Araban.

Probablement que ces actions ont permis de récupérer des informations qui, après analyse, auront permis de planifier celle qui vient d’être menée dans la région de Menaka par les militaires français.

« En coordination avec l’armée américaine, la force Barkhane a déclenché cette nuit, sur très court préavis, une opération contre un camp de l’EIGS, organisation affiliée à Daesh, dans la région de Ménaka [Mali]. L’identité des deux responsables de l’EIGS neutralisés au cours de cette action est en cours de confirmation », a en effet annoncé l’État-major des armées [EMA], ce 22 juillet.

« Cette nouvelle opération illustre notre détermination à continuer la lutte contre les groupes armés terroristes, aux côtés de nos partenaires sahéliens et en coordination avec nos alliés européens et américain. Ce combat est une priorité absolue pour la sécurité du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest dont la stabilité a des conséquences directes sur la sécurité du continent et des citoyens européens », a encore ajouté la même source.

Le rôle des forces américaines n’a pas été précisé. En tout cas, il est rare qu’un communiqué de l’État-major des armées fasse état de leur implication dans une opération conduite par Barkhane… Alors qu’elles assurent à cette dernière un soutien en matière de transport, de renseignement et de ravitaillement en vol.

Aussi, il n’est pas impossible que les cadres de l’EIGS « neutralisés » aient un rapport avec l’embuscade de Tongo Tongo [Niger], qui coûta la vie à quatre commandos américains, en octobre 2017… Ou bien qu’il s’agisse de dirigeants de premier plan. On le saura quand ils auront été identifiés.

En tout cas, pour l’EMA, ce nouveau « succès tactique » appuie la « stratégie militaire française, qui consiste à cibler les chefs et cadres terroristes, afin d’affaiblir les groupes armés EIGS et RVIM [ou GSIM, ndlr], respectivement affiliés à Daesh et al-Qaïda ».

Ya Rab Yeshua.

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http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2021/07/25/deux-soldats-us-tues-au-niger-fait-beret-vert-d-honneur-22334.html

Deux soldats US tués au Niger en 2017 ont été faits Béret vert d'honneur

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Deux des quatre soldats américains tués au Niger en 2017 ont été faits Béret vert d’honneur.

Le sergent La David Johnson (à gauche) et le sergent-chef Jeremiah W. Johnson avaient trouvé la mort le 4 octobre, lors de l’embuscade de Tongo Tongo. Jeremiah Johnson était spécialiste NRBC et son camarade La David Johnson un maintenancier.

Ils étaient déployés au sein d’un détachement du 3e Groupe des Forces spéciales. Le 4 octobre, ils faisaient partie d’un groupe de 11 hommes accompagnant des soldats nigériens. Pris à partie par un groupe d’une centaine de djihadistes à proximité du village de Tongo Tongo, ils avaient âprement combattu avant d'être tués, ainsi que 5 soldats des forces armées du Niger.

Sur cette embuscade, on lira le rapport US de 2018.

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La cérémonie a eu lieu à Fort Bragg le 20 juillet.

Jusqu’alors seules dix personnes avaient été faites Béret vert d’honneur. Dont l’acteur John Wayne, le personnage de BD Snoopy et la résistante française Rolande Colas de la Nouye Amundson.

 

 

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2021/07/26/le-detachement-d-appui-operationne-de-bangui-devient-une-mis-22335.html

Le détachement d’appui opérationnel de Bangui devient une mission logistique

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Les mots ont leur importance: le détachement d’appui opérationnel (DETAO) de Bangui est désormais la mission logistique (MISLOG) à Bangui. 

Le 21 juillet, lors d'une cérémonie très officielle, le commandant des EFG (éléments français au Gabon), le général de division Jean-Pierre Perrin a indiqué que le détachement d’appui opérationnel (DETAO) de Bangui devenait désormais la mission logistique (MISLOG) à Bangui. Une appellation qui traduit mieux la réalité de l'engagement principal des forces françaises qui demeure celui du bon fonctionnement du camp de M’Poko au bénéfice de toutes les unités qui l’occupent comme EUTM et la MINUSCA .

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Le général a précisé que les missions des militaires français restaient inchangées, en dehors du volet du partenariat militaire opérationnel avec les FACA qui reste suspendu, en attendant qu’un certain nombre de conditions politiques soient satisfaites et que les autorités centrafricaines en fassent éventuellement la demande à la France.

Tensions persistantes.
Samedi prochain, l'Onu devra décider si elle prolonge l'embargo sur les armes. La semaine dernière, le pouvoir centrafricain a incité la tenue de manifestations anti-onusiennes. 

Par ailleurs, la présence de centaines de paramilitaires russes reste un sujet de contentieux. Moscou ne reconnaît officiellement la présence que de 1 135 "instructeurs non armés" mais les ONG opérant sur le terrain, la France et l'Onu affirment qu'une partie d'entre eux sont des hommes du groupe privé russe de sécurité Wagner, ce que dément Moscou.

Sur ces SMP russes, lire le récent rapport du CSIS: "Russia’s Corporate Soldiers: The Global Expansion of Russia’s Private Military Companies". 

PS. Photo du "Club Med Wagner". Paramilitaires ? Non touristes simplement...

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Ya Rab Yeshua.

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https://www.forcesoperations.com/plein-succes-pour-le-1er-deploiement-en-opex-du-sics/

“Plein succès” pour le 1er déploiement en OPEX du SICS

 

Comme annoncé depuis plusieurs mois, le système d’information du combat Scorpion (SICS) est désormais déployé en opération extérieure. Une nouvelle étape majeure du programme Scorpion intervenue à l’occasion d’une opération réalisée mi-juillet par le dispositif Barkhane et le partenaire malien au nord de Gao (Mali). 

 

Conduite par l’un des groupements tactiques désert (GTD) de Barkhane, cette mission de contrôle de zone a été « l’occasion de déployer, pour la première fois sur un théâtre d’opération extérieure, le système d’information du combat Scorpion (SICS) entre les différents échelons de commandement », souligne l’État-major des Armées (EMA) dans son dernier point de situation hebdomadaire. 

 

Le SICS, système d’information tactique unique de l’armée de Terre, aura ainsi permis les échanges entre le poste de commandement du GTD et les différents commandants d’unité et chefs de section présents sur le terrain. « Le partage graphique de l’information a facilité la mise en place d’un dispositif de contrôle de zone mobile et réactif, dissuadant toute action des groupes armés terroristes (GAT) dans la région », ajoute l’EMA.

 
Premier-deploiement-en-OPEX-pour-le-Syst “Plein succès” pour le premier déploiement en OPEX du SICS, à l’occasion d’une opération de reconnaissance et de sécurisation de zone coordonnée avec les FAMa (Crédits : EMA)
 

Avec sa cartographie partagée et ses fonctionnalités de Blue Force Tracking et de partage des ordres, cette version initiale réceptionnée fin mai par la DGA « a ainsi montré d’emblée tous ses avantages : fluidité des échanges, adaptabilité dans la conduite et clarté des comptes-rendus ».

 

Si l’EMA ne nomme pas le GTD concerné, il s’agit vraisemblablement du GTD Roc Noir, armé par le 13e Bataillon de chasseurs alpins (13e BCA) et renforcé par des unités de la 27e Brigade d’infanterie de montagne (27e BIM) et du 152e Régiment d’infanterie (152e RI). Celui-ci avait succédé le 19 juin au GTD Bison. Déployer le SICS en OPEX est l’une des missions “Scorpion” confiées au 13e BCA au cours de son mandat.

 

À noter que le SICS est pour l’instant déployé sur des véhicules d’ancienne génération. La bascule sur les véhicules de l’ère Scorpion interviendra en octobre avec le futur GTD Korrigan, armé par le 3e régiment d’infanterie de marine (3e RIMa) et ses appuis de la 9e brigade d’infanterie de marine (9e BIMa). Il sera le premier à déployer le VBMR Griffon en OPEX. C’est dans cette optique qu’un parc initial de 32 Griffon est arrivé fin juillet à La Rochelle en vue de leur projection par voie maritime vers le Sahel. 

Ya Rab Yeshua.

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http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2021/07/11/des-fusiliers-marins-pour-securiser-la-fob-de-menaka-22298.html

Des fusiliers marins pour sécuriser la BOA de Ménaka

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"Un détachement de la Forfusco défend les sites de la marine nationale, même hors du territoire français", dit ce tweet de ce lundi. C'est très juste, mais les soldats de la Forfusco défendent aussi d'autres sites qui ne dépendent pas de la Marine.

La preuve: la protection de la base opérationnelle avancée qui abrite la force Takuba, à Menaka, est assurée par un sous-groupement tactique formé de fusiliers marins français. 

Ya Rab Yeshua.

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http://www.opex360.com/2021/08/05/au-moins-24-soldats-tchadiens-ont-ete-tues-lors-dune-attaque-attribuee-au-groupe-jihadiste-boko-haram/

Au moins 24 soldats tchadiens ont été tués lors d’une attaque attribuée au groupe jihadiste Boko Haram

En mars 2020, l’armée tchadienne enregistrait ses plus lourdes pertes face à une organisation jihadiste [98 tués, ndlr] lors de l’attaque de la garnison de Bohoma, implantée sur une île du Lac Tchad. « Je refuse cette défaite et la réplique doit être foudroyante », lança par le suite le président tchadien Idriss Déby Itno. Et celui-ci dirigea personnellement l’opération « Colère de Bohoma », censée alors chasser les groupes terroristes, en particulier Boko Haram, de la région.

Au bout d’une semaine de combats, N’Djamena affirma que cet objectif avait été atteint, avec un millier de jihadistes mis hors de combat. Et le président Déby assura qu’il « n’y avait plus de terroristes » au Tchad.

Cependant, ce 5 août, les forces tchadiennes ont de nouveau subi des pertes importantes, cette fois sur l’île de Tchoukou Telia, située à 190 km au nord-ouest de N’Djamena. « Les éléments de retour d’une patrouille se reposaient quand ils ont été attaqués par Boko Haram. […] 24 militaires ont été tués, plusieurs ont été blessés et d’autres militaires se sont éparpillés dans la nature », a ainsi indiqué Haki Djiddi, le sous-préfet de la région du lac Tchad, rapporte l’AFP.

Cette attaque a été confirmée par le général Azem Bermandoa Agouna, le porte-parole de l’armée tchadienne. « Nous déplorons la mort d’une vingtaine de nos soldats lors d’une patrouille de routine dans la localité », a-t-il dit. Et de préciser que les « assaillants avaient été repoussés » et qu’une opération de « ratissage » était en cours pour les traquer.

Il n’est pas clair si c’est bel et bien Boko Haram qui est à l’origine de cette attaque. Il se peut que ce soit le groupe « Province d’Afrique de l’Ouest de l’État islamique » [ISWAP] qui en est issu. Cela étant, les autorités tchadiennes ne font aucune distinction entre les deux organisations.

Selon un récent rapport d’Antonio Guterres, le secrétaire général des Nations unies, Boko Haram aurait été « considérablement affaibli » après que son chef, Abubakar Shekau, a été visé par un raid mené par l’ISWAP, qui disposerait de 3’000 à 5’000 combattants. En outre, le document avance que cette branche de l’État islamique cherche surtout « à étendre sa zone d’opérations en direction de Maiduguri » [Nigéria].

Photo : archive

Ya Rab Yeshua.

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http://www.opex360.com/2021/08/10/contre-terrorisme-le-niger-envisage-dimplanter-une-nouvelle-base-aerienne-a-diffa-avec-quels-aeronefs/

Contre-terrorisme : le Niger envisage d’implanter une nouvelle base aérienne à Diffa. Avec quels aéronefs ?

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S’ils sont actifs au Nigéria, les groupes jihadistes Boko Haram et « Province de l’État islamique en Afrique de l’Ouest » [ISWAP] font régulièrement des incursions meurtrières au Tchad [où l’armée a récemment subi de lourdes pertes à Tchoukou Telia], dans l’extrême-nord du Cameroun et au Niger, plus précisément dans la région de Diffa, laquelle accueille par ailleurs 300’000 réfugiés nigérians.

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Ces deux organisations n’ont pas la même stratégie.

Ainsi, Boko Haram cible avant tout les populations civiles quand l’ISWAP s’attaque principalement aux forces armées locales ainsi qu’aux intérêts étrangers dans la région du lac Tchad. Cependant, les autorités concernées font rarement la distinction entre les deux groupes.

« À la frontière du Niger, dans la région de Diffa, le commandant de la Province d’Afrique de l’Ouest de l’État islamique, Abba Gana, vise spécifiquement les intérêts étrangers », a en effet récemment relevé l’Équipe d’appui analytique et de surveillance des sanctions prises par les Nations unies à l’égard d’al-Qaïda et de l’État islamique [EI ou Daesh].

D’où la décision annoncée lors du dernier Conseil des ministres réuni autour du président nigérien, Mohamed Bazoum.

« Au vu de l’insécurité actuelle qui règne dans la région du sahel, plus particulièrement dans la zone du bassin du Lac Tchad, le gouvernement envisage l’installation d’une base aérienne dénommée ‘BA 501 de Diffa’ pour augmenter la capacité de riposte des Forces armées nigériennes », lit-on dans le compte-rendu de ce conseil. « Dans ce cadre, un domaine situé en zone non lotie, d’une superficie de trente-deux kilomètres carrés a été identifié pour accueillir cette infrastructure », poursuit le texte.

Un décret a été signé en conséquence afin de « déclarer d’utilité publique, les opérations d’installation de ladite base aérienne ».

Actuellement, le Niger compte deux bases aériennes importante : celle de Niamey [BA 101], où est notamment installée la force française Barkhane, et celle d’Agadez [BA 201], utilisée par les forces américaines qui y ont notamment déployé des drones MQ-9 Reaper.

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Cela étant, et en l’état actuel des choses, on voit mal quels moyens pourront être affectés à cette future BA 501. En effet, l’armée de l’air nigérienne ne dispose que de deux avions d’attaque Su-25 « Frogfoot » et de quatre appareils de surveillance [2 Diamond DA42 et 2 Cessna 208]. S’agissant des hélicoptères, elle compte un Mil Mi 24 [attaque] et trois Mil Mi 17.

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Dans son dernier rapport sur la Force conjointe du G5 Sahel [dont le Niger fait partie], le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, avait justement abordé ce déficit capacitaire dans le domaine aérien.

« La Force conjointe ne dispose pas de moyens aériens, alors que c’est
indispensable dans le cadre des efforts antiterroristes en cours. Elle ne dispose pas non plus de système de renseignement complet », avait-il constaté. Cependant, avait-il précisé, « l’acquisition de capteurs et d’équipements de surveillance – tels que des radars au sol à courte portée ou des drones – est prévue dans la deuxième tranche du financement de l’Union européenne ».

Probablement que la force aérienne nigérienne pourra compter sur le soutien de la France. En novembre 2020, l’armée de l’Air & de l’Espace [AAE] avait ainsi mis en avant la « montée en puissance » d’un Partenariat militaire opérationnel [PMO] renforcé dans le domaine aérien au profit des membres du G5 Sahel. « L’objectif est de permettre aux armées de ces pays de mettre en œuvre les moyens aériens nécessaires à la lutte contre les groupes armés terroristes qui sévissent dans la sous-région », avait-elle expliqué.

Photo : Nicolas Pinault (VOA) – Public Domain,

Ya Rab Yeshua.

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  • 2 weeks later...

http://www.opex360.com/2021/08/22/sahel-le-tchad-va-reduire-de-moitie-leffectif-de-son-bataillon-deploye-dans-la-region-des-trois-frontieres/

Le Tchad va réduire de moitié l’effectif de son bataillon déployé dans la région des trois frontières

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Ces derniers jours, la région dite des trois frontières, car situées aux confins du Mali, du Burkina Faso et du Niger, a été le théâtre de plusieurs massacres de civils commis par des jihadistes appartenant probablement à l’État islamique au grand Sahara [EIGS], l’organisation rivale du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans [GSIM], liée à al-Qaïda.

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Ainsi, le 9 août, des hommes armés, arrivés en moto, ont tué une cinquantaine de civils dans les localités de Karou, Ouatagouna et Daoutegeft, situés dans la région de Gao. « Les terroristes sont entrés dans les villages et ont massacré tout le monde », a affirmé une source sécuritaire à l’AFP. Des maisons ont été incendiées et du bétail a été emporté.

Puis, une semaine plus tard, le village de Darey-Daye, situé dans la région nigérienne de Tillabéri, 37 personnes ont été tuées par des assaillants circulant à moto. Et, le 20 août, 17 habitants du village de Theim ont connu le même sort.

Depuis le début de l’année, avance l’ONG Human Rights Watch, au moins 420 habitants de cette région ont été victimes de groupes jihadistes qui « semblent mener une guerre contre la population civile dans l’Ouest du Niger. Ils ont tué, pillé et brûlé, semant dans leur sillage mort et destruction et brisant des vies ».

Le Burkina Faso vit lui aussi au rythme des exactions commises par les jihadistes.

Le 18 août, 60 civils, 15 soldats et 5 miliciens ont été tués lors de l’attaque de leur convoi, à 25 kilomètres de Gorgadji [nord du pays]. Selon les autorités burkinabè, les assaillants auraient subi, eux-aussi, de lourdes pertes lors de la riposte des militaires, en laissant 58 des leurs sur le terrain.

Selon un récent rapport de l’ONU, les attaques contre les civils entrent dans le cadre de la stratégie de l’EIGS, qui les justifient au motif que « les victimes avaient soutenu les autorités locales ».

« Affamés et sous la menace constante des hommes armés non identifiés, les villageois sont chassés, facilitant ainsi la conquête de nouveaux espaces pour ces terroristes, trafiquants de tout genre qui ont besoin de créer et de sécuriser les voies de leurs deals mafieux de cigarettes, d’or, d’armes, etc. », résume le site d’information burkinabè Wakat Sera. Et d’ajouter : « les cultivateurs et les éleveurs dont les activités permettent aux citadins de se nourrir, sont contraints de fuir leurs terres, ce qui provoque une flambée des prix sur les différents marchés de produits qui sont maintenant hors de portée pour nombre de citoyens lambda que ce soit au Niger, au Mali ou au Burkina Faso ».

Aussi, pour ce média, et alors que « l’hydre terroriste, malgré les pertes de certains de ses cadres, neutralisés pour la plupart par la Force Barkhane, ne perd pas sa fougue assassine », il est urgent « pour les Maliens, Nigériens et Burkinabès de s’unir et trouver la stratégie, la bonne, pour aller, à l’assaut de l’ennemi commun ».

Justement, s’agissant de « stratégie », il avait été décidé, lors du sommet de Pau organisé en janvier 2020, de concentrer les efforts de la force Barkhane et de celle du G5 Sahel sur cette région des trois frontières. Le Tchad avait alors promis d’y déployer un bataillon, soit 1’200 soldats.

Seulement, en raison d’une opération menée en réaction à l’attaque de la garnison de Bohoma [plus de soldats tués sur une île du lac Tchad, ndlr], en mars 2020, et d’un désaccord entre N’djamena et ses partenaires sur les modalités financières de cet engagement, ce renfort n’a pu être déployé à Tera [Niger] qu’au printemps dernier, avec l’appui des marsouins du 8e Régiment de Parachutistes d’Infanterie de Marine [RPIMa]. Non sans difficultés d’ordre logistique… et des problèmes de comportement à l’égard des civils locaux [avec trois cas de « viols avérés » commis par des soldats tchadiens, ndlr].

Cela étant, l’effectif de ce bataillon tchadien déployé au Niger sous l’égide le force conjointe du G5 Sahel [par ailleurs commandée par le général tchadien Oumar Bikimo depuis fin juillet] va être réduit de moitié. L’annonce en a été faite par N’Djamena, le 21 août.

« On a redéployé au Tchad 600 hommes en accord avec les forces du G5 Sahel. Il s’agit d’un redéploiement stratégique pour s’adapter au mieux à l’organisation des terroristes », a confirmé Abderaman Koulamallah, le porte-parole du gouvernement tchadien. « C’est une décision concertée de longue date avec le commandement du G5 [Sahel]. On a voulu alléger le dispositif qui n’était pas adapté », a-t-il ensuite justifié. « Par rapport à la situation sur le terrain, il faut avoir une force mobile d’où le retrait de certaines de nos forces avec les armes lourdes », a-t-il précisé. Et d’assurer : « Notre volonté politique de faire face aux djihadistes reste intacte ».

Il est possible que cette décision ait un rapport avec la dernière attaque subie par l’armée tchadienne sur les rives du lac Tchad et attribuée à « Boko Haram » [ou bien par l’État islamique en Afrique de l’Ouest, les autorités tchadiennes ne faisant pas la distinction entre ces deux groupes jihadistes nigérians]. Pour rappel, début août, au moins 26 soldats ont été tués au retour d’une patrouille. « Le lourd tribut que nous payons dans cette guerre asymétrique est amer mais il ne sera pas vain. Nous ferons capituler l’hydre terroriste », avait alors réagi Mahamat Idriss Déby, le président du Conseil de transition mis en place après le décès d’Idriss Déby Itno, le père de ce dernier.

En tout cas, rapporte l’AFP, en France, le ministère des Armées a précisé que la décision de N’Djamena avait été prise « en parfaite concertation avec les partenaires du G5 Sahel et de la Coalition pour le Sahel ». Et d’ajouter : « Il s’agit d’avoir un dispositif à la fois plus léger, plus réactif et plus facile à soutenir, en conservant les moyens de combat les plus adaptés à l’ennemi ».

Cette réduction des effectifs tchadiens dans la région des trois frontières a été décidée alors que le dispositif militaire français au Sahel va connaître des changements notables dans les semaines à venir, avec la fin annoncée de la force Barkhane. Fin qui ne se traduira pas par la fin de l’engagement de la France, bien au contraire.

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En effet, les commandos de la « Task Force » Sabre resteront concentrés sur la traque et l’élimination des hauts responsables jihadistes tandis qu’il reviendra au groupement européen de forces spéciales « Takuba » d’accompagner les troupes locales au combat, lesquelles seront toujours soutenues par des moyens français, notamment dans les domaines de l’appui aérien et du renseignement.

 

Ya Rab Yeshua.

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  • 3 weeks later...

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2021/09/09/le-gtd-korrigan-sera-officiellement-cree-a-vannes-le-23-sept-22405.html

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Le GTD Korrigan sera officiellement créé à Vannes le 23 septembre avant son départ pour le Sahel

Korrigan reprend du service. Après ses mandats en Afghanistan (2009), au Sahel (2014, 2017), en République centrafricaine (2014-2015), il va reprendre la route de la BSS.

Le GTD breton, structuré autour du non moins célèbre 3e RIMa, sera officiellement créé à Vannes, le 23 septembre.

Des détachements des unités du GTD (6e RG, 11e RAMa etc) seront présents lors de cette cérémonie qui aura lieu quelques jours après la fin de la préparation opérationnelle et avant le départ pour le Sahel des premiers éléments du groupement tactique. Un groupement tactique qui va inaugurer le déploiement en opex des blindés Griffon du premier groupement tactique interarmes (GTIA) Scorpion.

On se souviendra que le 24 juillet le 519e régiment du Train a procédé, sur le port de La Pallice (La Rochelle), à l'embarquement des Griffon qui vont équiper le GTD lors de son futur déploiement en BSS (photo CTTS). 32 engins de ce type ont été embarqués sur le roulier de la Maritime nantaise, le MN Tangara. Ce roro qui est exploité dans le cadre d’un contrat d’affrètement à temps avec le ministère des Armées, a pris la direction d'Abidjan pour y débarquer les blindés qui ont été acheminés au Mali.

Dernière étape avant la projection du Griffon et le système d'information du combat Scorpion en bande sahélo-saharienne : la #PrépaOps

Et c'est avec les marsouins du @3eRIMaVannes qu'elle a été validée

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Ya Rab Yeshua.

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http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2021/09/12/le-general-langlade-de-montgros-a-la-tete-de-l-eutm-rca-22409.html

Le général Langlade de Montgros à la tête de l'EUTM RCA

 

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/media/02/02/2710383250.jpg

Le général de brigade français Jacques Langlade de Montgros a pris le commandement de la mission militaire de formation de l'Union européenne en République centrafricaine (EUTM RCA) dont le mandat a été renouvelé jusqu'en septembre 2022.

La décision du Comité politique et de sécurité date du 26 août.

La cérémonie de samedi s’est déroulée au camp M’poko, à Bangui, en présence du Chef de l’Etat, le Professeur Faustin Archange Touadéra, et du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies, Mankeur Ndiaye. Voir une vidéo ici.

Le général Langlade de Montgros remplace le général de brigade Paulo Manuel Simões das Neves de Abreu qui occupait ce poste depuis septembre 2020.

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Ancien patron de la 11e BP (2019-2021), le général Langlade de Montgros sert à l'inspection de l'armée de terre, depuis le 1er août 2021. Voir sa biographie ici.

Ya Rab Yeshua.

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http://www.opex360.com/2021/09/14/le-mali-serait-sur-le-point-de-signer-un-accord-avec-la-societe-militaire-privee-russe-wagner/

Le Mali serait sur le point de signer un accord avec la société militaire privée russe Wagner

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Le 24 août, en marge du forum « Armée 2021 », organisé dans les environs de Moscou, le ministre malien de la Défense, le colonel Sadio Camara, a rencontré Alexandre Formine, l’adjoint de son homologue russe Sergueï Choïgou.

« Les parties ont discuté en détail des projets de coopération existants dans le domaine de la défense, ainsi que des questions de sécurité régionale en Afrique de l’Ouest », a alors fait savoir le ministère russe de la Défense, avant de souligner « l’importance » de la relation russo-malienne.

Deux ans plus tôt, et alors que le président Ibrahim Boubakar Keïta était encore en fonction, le Mali et la Russie avaient signé un accord de défense portant notamment sur la « formation de spécialistes militaires », la « coopération dans les opérations de maintien de la paix » et la « lutte contre le terrorisme ».

Pour Moscou, il s’agissait ainsi de renouer avec un pays qui s’était tourné vers l’Union soviétique une fois son indépendance acquise, en 1961. En outre, M. Choïgou avait affirmé que la Russie était « prête à contribuer à la normalisation de la situation au Mali et à la création de conditions pour une paix et une stabilité durables ».

Par la suite, il fut rapporté que des employés de la société militaire privée [SMP] russe Wagner avaient séjourné à Bamako. Et une source confia à l’AFP que la décision de faire venir des mercenaires russes au Mali venait d’être « entérinée lors du sommet Russie-Afrique », organisé à Sotchi en octobre 2019.

Leur mission ? Assurer le soutien technique des hélicoptères d’attaque Mil Mi-35M livrés par Moscou à l’armée malienne. Dans le même temps, la force française Barkhane dut faire face à une campagne de désinformation sur les réseaux sociaux.

Le putsch d’août 2020, fomenté par le colonel Assimi Goïta, ne remit pas en cause ce rapprochement avec Moscou. Bien au contraire. En effet, deux des conjurés – les colonels Diaw et Camara – avaient suivi un stage en Russie avant le coup d’État contre le président Keïta.

En mai, et alors que les autorités de transition maliennes s’apprêtaient à former un nouveau gouvernement – dont le colonel Camara devait être exclu – le colonel Goïta, alors vice-président, siffla la fin de la partie avec un second coup de force.

« Quand vous prenez le colonel Sadio Camara, on lui reprochait d’être très proche […] de la Russie au détriment des autres partenaires comme la France. C’est une des raisons également qui justifiait son éviction parce qu’il s’apprêtait à signer des conventions, et pas des moindres, avec la Russie. On se rend compte effectivement qu’il y a des enjeux géopolitiques et géostratégiques. Il y a des puissances internationales également qui sont à la manœuvre et qui, aujourd’hui, jouent des intérêts gros au Mali », avait alors expliqué Étienne Fakaba Sissoko, directeur du Centre de recherche d’analyses politiques, économiques et sociales du Mali, à Deutsche Welle.

C’est dans ce contexte, également marqué par l’évolution annoncée du dispositif militaire français au Sahel, que, s’appuyant sur les confidences de sept sources diplomatiques et sécuritaires, l’agence Reuters a avancé que Bamako serait proche de conclure un accord avec la SMP Wagner afin de former les soldats des Forces armées maliennes [FAMa].

Dans le détail, et selon les sources en question, l’accord porterait sur l’envoi au Mali d’un millier de mercenaires russes. Et la rétribution de Wagner s’élèverait à environ 9,15 millions d’euros par mois, en plus d’un accès à trois gisements miniers, dont deux d’or et un de magnésium.

L’existence de ce projet d’accord entre Bamako et la SMP Wagner a été confirmé par Jeune Afrique. L’hebdomadaire précise que la « protection des hautes personnalités » ferait partie de la mission des mercenaires russes.

Cela étant, le colonel Baba Cissé, porte-parole du président Goïta, a démenti ce projet d’accord. « Ce sont des rumeurs. Les officiels ne commentent pas les rumeurs », a-t-il dit, selon Reuters. De son côté, le ministère malien de la Défense a affirmé que si « l’opinion publique malienne est favorable à une coopération accrue avec la Russie vu la situation sécuritaire », « aucune décision n’a été prise sur la nature de cette coopération ».

Ya Rab Yeshua.

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http://www.opex360.com/2021/09/15/paris-menace-bamako-dun-retrait-militaire-en-cas-daccord-avec-la-societe-militaire-privee-russe-wagner/

Paris menace Bamako d’un retrait militaire en cas d’accord avec la société militaire privée russe Wagner

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Fondée par Dmitri Outkine, un ancien du GRU [renseignement militaire russe, ndlr], avec l’appui de l’homme d’affaires Evguéni Prigojine, un proche du Kremlin, la société militaire privée [SMP] russe Wagner a pris pied en Centrafrique en 2018, après que Moscou a obtenu l’autorisation du Conseil de sécurité des Nations unies de livrer des armes aux forces armées centrafricaines [FACa].

Puis, la protection rapprochée du président centrafricain, Faustin-Archange Touadéra, fut confiée à des mercenaires russes tandis qu’une campagne de désinformation visant la France fut mise en place. En outre, Bangui signa des accords de coopération avec Moscou.

Seulement, la SMP Wagner, qui a visiblement un intérêt pour les ressources minières du pays, fait plus que de former les soldats des FACa… étant donné qu’elle est partie prenante aux combats contre les groupes rebelles centrafricains. En en juin, un rapport des Nations unies a ainsi dénoncé les exactions commises par ses derniers et leurs « instructeurs » russes tandis que, au même moment, Jean-Yves Le Drian, le ministre français des Affaires étrangères dénonçait une « captation du pouvoir » à Bangui par les mercenaires russes.

Ce scénario va-t-il se répéter au Mali ?

C’est, en tout cas, ce que suggèrent des informations de l’agence Reuters, confirmées par plusieurs sources. Ainsi, il est prêté l’intention à Bamako de signer un accord avec la SMP Wagner afin de former les forces armées maliennes [FAMa] et d’assurer la « protection des hautes personnalités ». Mais de tels « services » ne seraient pas gratuits : il est question d’une rétribution d’un peu plus de 9 millions d’euros par mois ainsi que d’un accès privilégiée à trois gisements miniers [deux d’or et un de magnésium].

« Le Mali entend désormais diversifier et à moyen terme ses relations pour assurer la sécurité du pays. Nous n’avons rien signé avec Wagner, mais nous discutons avec tout le monde », a affirmé le ministère malien de la Défense, à la tête duquel se trouve le colonel Sadio Camara, qui avait effectué un stage en Russie peu avant le coup d’État d’août 2020, dont il a été l’un des acteurs. Mais « à ce stade, rien n’a été signé », a-t-il ajouté, en répondant à une sollicitation de l’AFP.

Que la Russie s’intéresse au Mali, où, à la demande des autorités maliennes, la France a déployé des troupes pour combattre les groupes jihadistes qui y sévissent, dans le cadre de l’opération Barkhane,  étendue à l’ensemble du Sahel, n’est pas une surprise. Dès l’indépendance, en 1961, Bamako avait noué des liens étroits avec Moscou… Mais cette relation ne survécut pas à l’implosion de l’Union soviétique, trente ans plus tard.

Quoi qu’il en soit, la perspective de voir débarquer des mercenaires russes au Mali n’est absolument pas du goût de Paris, qui, en juin, a annoncé une refonte de son dispositif militaire au Sahel. C’est en effet ce qu’a fait savoir M. Le Drian, lors d’une audition devant la commission des Affaires étrangères, à l’Assemblée nationale, le 14 septembre.

« C’est absolument inconciliable avec notre présence. […] Une intervention d’un groupe de ce type au Mali serait incompatible avec l’action des partenaires sahéliens et internationaux du Mali », a lancé M. Le Drian. « Ils se sont illustrés dans le passé, singulièrement en Syrie, en Centrafrique beaucoup avec des exactions, des prédations, des violations en tous genres [et] ne peuvent pas correspondre à une solution quelconque », a-t-il ensuite rappelé. Et d’insister : « En Centrafrique, ça a provoqué une détérioration de la situation sécuritaire ».

Le même jour, devant les députés de la commission de la Défense, la ministre des Armées, Florence Parly, a estimé que « si les autorités maliennes devaient contractualiser avec la société Wagner, ce serait extrêmement préoccupant et contradictoire, incohérent avec tout ce que nous avons entrepris depuis des années et tout ce que nous comptons entreprendre en soutien des pays du Sahel ».

Dans son propos préliminaire, la ministre avait rappelé qu’il n’était pas question pour la France de se retirer militairement du Sahel.

« Nous ne partons pas du Sahel. Nous poursuivons la lutte contre le terrorisme. Nous maintenons un dispositif militaire sur place pour continuer d’appuyer nos partenaires sahéliens, ceci en nous adaptant à l’évolution de la menace. La transformation ordonnée par le Président de la République n’est en aucun cas un départ du Mali, mais bien une reconfiguration de nos forces pour les rendre encore plus opérantes et efficaces. Je rappelle que le dispositif final des troupes françaises au Sahel continuera de compter sur l’engagement permanent conséquent de soldats français en lien avec nos partenaires. Je puis vous dire que cela représentera un effort réel, conséquent et constant pour nos armées », a explique Mme Parly.

Quoi qu’il en soit, selon une source de l’AFP, l’arrivée de la SMP Wagner au Mali [il est question d’au moins un millier de mercenaires] risquerait de remettre en question le soutien américain aux opérations françaises, voire européennes, avec le groupement de forces spéciales Takuba. « Les États-Unis arrêteraient tout » et « certains pays européens pourraient aussi décider de se désengager », a-t-elle souligné.

Photo : archive

Ya Rab Yeshua.

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http://www.opex360.com/2021/09/16/en-trois-mois-la-force-barkhane-a-neutralise-tous-les-chefs-non-maliens-de-daesh-au-sahel/

En trois mois, la force Barkhane a neutralisé tous les chefs non maliens de Daesh au Sahel

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C’est donc au coeur de la nuit dernière que le président Macron a donc annoncé la neutralisation d’Adnan Abou Walid al-Sahraoui, le chef de l’État islamique au grand Sahara [EIGS], confirmant ainsi une rumeur qui circulait depuis la fin août.

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Lors d’une conférence de presse donnée ce 16 septembre, la ministre des Armées, Florence Parly, a précisé que cette figure du djihadisme sahélien, responsable de mort de 2000 à 3000 civils depuis 2015, avait succombé à ses blessures, après avoir visé par une frappe française, effectuée dans le Liptako malien, c’est à dire dans la zone des trois frontières, plus précisément dans environs d’Indelimane.

S’il est arrivé que des chefs jihadistes aient été éliminés lors d’opérations dites « d’opportunité », il en est allé autrement pour « l’émir » de l’EIGS, la frappe réalisée en août ayant été l’aboutissement de plusieurs mois de traque.

« Grâce à une manœuvre de renseignement de longue haleine et grâce à plusieurs opérations de captures de combattants proche d’al-Saharoui, la force Barkhane avait réussi à identifier plusieurs lieux d’intérêt où ce dernier était susceptible de se terrer », a en effet expliqué Mme Parly. « À la mi-août, nous avons pris la décision de lancer une opération visant ces lieux. Des frappes aériennes ont été conduites et l’une d’entre elles a atteint sa cible », a-t-elle ajouté.

Effectivement, lors de l’opération « Solstice », conduite par les forces françaises et nigériennes dans la région des trois frontières, plusieurs cadres importants de l’EIGS ont été capturés [comme Dadi Ould Chouaïb, alias « Abou Dardar » et Sidi Ahmed Ould Mohammed, alias Katab al-Mauritani] ou éliminés. Tel a été le cas d’Almahmoud Al Baye [alias Ikaray], d’Issa Al Sahraoui, le « coordinateur logistique et financier » du groupe jihadiste et d’Abou Abderahmane Al Sahraoui, son responsable religieux [cadi] et numéro trois.

L’opération visant à neutraliser Adnan Abou Walid al-Sahraoui a donc été lancée le 17 août, en partenariat avec les forces armées maliennes, dans la forêt de Dangarous qui, située au sud d’Indelimane, est difficile d’accès. C’est d’ailleurs pour cette raison que, souligne l’EMA, elle était alors connue pour « abriter des campements de cadres et de membres de l’EIGS ainsi que des plots logistiques ».

Lors de la phase initiale de renseignement [17-20 août], une frappe aérienne avait déjà permis de neutraliser deux membres de l’EIGS circulant sur une moto. Puis, un groupe commando a ensuite été engagé pour reconnaître et fouiller la zone, avec l’appui de drones MQ-9 Reaper et de Mirage 2000D. Ces derniers ont été sollicités à plusieurs reprises pour viser des « objectifs clairement identifiés comme étant occupés » par des jihadistes.

« Les frappes ont été déclenchées après avoir respecté un processus de ciblage robuste et avec la confirmation que les objectifs visés correspondaient à des éléments de l’EIGS », a tenu à souligner l’EMA. Et c’est donc au cours de l’une d’entre-elles qu’Adnan Abou Walid al-Sahraoui a été mortellement blessé.

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Pour Mme Parly, la mort d’Adnan Abou Walid al-Sahraoui porte au « coup décisif au commandement » de l’EIGS ainsi qu’à sa « cohésion ». Le Directeur général de la sécurité extérieure [DGSE], Bernard Émié a outre rappelé que les forces françaises ont « récemment neutralisé, sur la base de renseignements consolidés, plus d’une dizaine de cadres non maliens de l’EIGS ». Et d’insister : « Ce sont leurs chefs militaires, leurs idéologues, leurs logisticiens et désormais leur chef historique qui ont été mis hors de combat ».

À noter que le numéro deux de l’EIGS, Abdelhakim al-Sahraoui [alias Salama Mohamed Fadhil] serait mort en mai dernier, dans des circonstances inconnues. C’est en effet ce qu’avait affirmé Mme Parly en juillet… Ce qu’un rapport des Nations unies sur la mouvance jihadiste, publié peu après, n’a toutefois pas confirmé.

Quoi qu’il en soit, M. Émié a prévenu que l’EIGS allait « rester menaçant ». Et que, par conséquent, il ne fallait « pas baisser la garde ». Selon lui, le groupe « devrait se structurer maintenant autour de ses chefs Peuls », ce qui pourrait alimenter les tensions interethniques dans la région.

 

Ya Rab Yeshua.

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http://www.opex360.com/2021/09/20/la-possible-arrivee-de-mercenaires-russes-au-mali-jette-un-froid-sur-les-relations-entre-bamako-et-niamey/

La possible arrivée de mercenaires russes au Mali jette un froid sur les relations entre Bamako et Niamey

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Confrontés l’un et l’autre à la menace jihadiste, le Mali et le Niger ont engagé des troupes dans la Force conjointe du G5 Sahel [FC-G5S], au même titre que le Burkina Faso, la Mauritanie et le Tchad. Or, l’intention prêtée à Bamako de sceller une alliance avec la société militaire privée [SMP] russe Wagner fait quelques vagues, non seulement à Paris mais aussi à Niamey.

Pour rappel, selon des informations publiées la semaine passée, les autorités de transition maliennes envisageraient de recourir aux services de la SMP Wagner, dont les dirigeants sont proches du Kremlin, afin de former les soldats des Forces armées maliennes [FAMa] et d’assurer la protection des « hautes personnalités ». Et cela en échange d’une rémunération mensuelle de 9 millions d’euros par mois et d’un accès à des ressources minières.

Le souci est que le gouvernement malien en exercice est issu d’un double coup d’État militaire [l’un fomenté en août 2020 pour renverser le président Ibrahim Boubacar Keïta, l’autre mené en mai 2021, pour asseoir le pouvoir du colonel Assimi Goïta] et qu’un processus de transition est normalement en cours, avec un référendum constitutionnel prévu le 31 octobre, puis des élections locales, législatives et présidentielles devant être organisées d’ici mars 2022. Aussi, l’éventuelle arrivée de la SMP Wagner au Mali a de quoi nourrir le doute sur les motivations du pouvoir actuellement en place à Bamako.

Aussi, dans un entretien donné à RFI à l’occasion d’une réunion de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest [Cédéao], le ministre nigérien des Affaires étrangères, Hassoumi Massaoudou, a annoncé la couleur.

« Nous considérons que l’évolution actuelle de la situation au Mali ne préjuge rien de bon, parce qu’ils [les militaires] marquent leur volonté, lorsqu’ils disent que les élections ne sont pas leur priorité. […] En février 2022, les élections doivent avoir lieu, sinon nous allons associer l’ensemble de la communauté internationale aux sanctions contre les militaires maliens. Donc, nous exigeons une feuille de route claire pour qu’on aille aux élections », a en effet prévenu M. Massoudou.

Quant au recours éventuel à la société militaire privée russe, le chef de la diplomatie nigérienne a été clair : « Nous ne pouvons pas accepter que les militaires maliens nous amènent un autre élément hétérogène constitué de mercenaires étrangers dans notre zone. Donc, la Cédéao tient à ce que des mercenaires russes ne soient pas dans notre région pour dégrader davantage la situation sécuritaire ». En outre, a-t-il ajouté, cela pourrait remettre aussi en cause l’existence de la Force conjointe du G5 Sahel.

Le communiqué publié à l’issue de la « Conférence » des chefs d’État et de gouvernement de la Cédéao n’a pas dit autre chose. « Au plan sécuritaire, la Conférence dénonce fermement la volonté des autorités de la transition d’engager des compagnies de sécurité privées au Mali et est très préoccupée par les conséquences certaines sur la détérioration de la situation sécuritaire au Mali et dans l’ensemble de la région », y lit-on.

Le minitère malien des Affaires étrangères a réagi trois jours plus tard… en s’en prenant au chef de la diplomatie nigérienne. « Dans la mesure où le Niger n’assume pas la présidence en exercice de la Cédéao, le gouvernement de la République du Mali s’interroge à quel titre son ministre s’érige en porte-parole de l’organisation dont les décisions et les recommandations sont clairement énoncées dans le communiqué final du sommet », a-t-il observé, s’interrogeant sur les « motivations réelles » des déclarations tenus par M. Massoudou.

 

Et de dénoncer ensuite des « propos inacceptables, inamicaux et condescendants de la part d’un responsable dont le pays a toujours entretenu d’excellentes relations avec le Mali et qui dispose de canaux bilatéraux pour aborder l’ensemble des question d’intérêt commun dans un esprit constructif ».

S’agissant des informations concernant la SMP Wagner, la diplomatie malienne dit « s’étonner » et « s’interroger » sur des « allégations basées uniquement sur des rumeurs et des articles de presse commandités s’inscrivant dans le cadre d’une campagne de dénigrement [du Mali] et de diabolisation de [ses] dirigeants ».

Cependant, sans citer la SMP Wagner ou un autre pays, le communiqué fait valoir que le gouvernement de transition malien ne « permettra à aucun État de faire des choix à sa place et encore moins de décider quels partenaires il doit solliciter ou pas », son « souci » étant de « préserver l’intégrité territoriale » du Mali.

Ce n’est pas le premier accroc entre Bamako et Niamey. En juillet, lors d’une conférence de presse donnée à Paris au côté de son homologue français, Emmanuel Macron, le président nigérien nouvellement élu, Mohamad Bazoum, avait tenu des propos peu amènes à l’endroit du gouvernement de transition malien.

« Il ne faut pas permettre que les militaires prennent le pouvoir parce qu’ils ont des déboires sur le front […], que les colonels deviennent des ministres ou des chefs d’État. […] Qui va faire la guerre à leur place? Ce serait facile si chaque fois qu’une armée de nos pays a un échec sur le terrain, elle vient prendre le pouvoir ! […] Ce ne sont pas des choses acceptables », avait lancé M. Bazoum. Ce qui valut à Mamoudou Moumouni, l’ambassadeur du Niger en poste à Bamako, d’être convoqué par le ministère malien des Affaires étrangères.

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2021/09/16/barkhane-c-est-aussi-du-pain-du-carburant-et-de-l-eau-22424.html

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Barkhane, c'est aussi du pain, du carburant et de l'eau

L'opération Barkhane vient d'entrer dans une phase de transformation qui verra le nombre de ses soldats certainement divisé par deux, passant de plus de 5000 à "2500/3000", selon l'Ema (photo ECPAD). 

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Barkhane, qui a succédé à Serval centrée sur le Mali en 2013, c'est aussi quelques chiffres annuels éloquents qui témoignent de l'ampleur de ce déploiement tricolore dans une zone de de 4200 km d'est en ouest et de 1600 km du nord au sud. Les voici.

Sur une année, Barkhane, c'est:
15 000 militaires (hommes et femmes) qui sont affectés à ce théâtre annuellement en fonction des relèves d'où le besoin d'une centaine de vols entre le Sahel et la France,
15 millions de litres d'eau, 
116 tonnes de pain,
5 rotations entre la métropole et les ports africains d'Abidjan, de Cotonou et de Douala de porte-conteneurs ou de rouliers pour acheminer ou rapatrier véhicules et matériels,
6550 heures de vols tactiques (avions de transport tactique et hélicoptères),
2 000 000 de kilomètres parcourus par les convois de ravitaillement qui relient les emprises tenues par la force française,
98 000 m3 de carburant

Ya Rab Yeshua.

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http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2021/09/23/redeploiement-de-bakrhane-une-intense-manoeuvre-logistique-22439.html

Redéploiement de Barkhane : une intense manoeuvre logistique

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Voici un sujet paru ce matin dans Ouest-France sur l'évolution du dispositif militaire français au Mali avec le retrait en cours de trois des emprises du nord (cliquer sur l'image pour l'agrandir).

Ya Rab Yeshua.

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http://www.opex360.com/2021/09/24/le-tchad-met-en-garde-contre-une-ingerence-de-la-societe-militaire-privee-russe-wagner/

Le Tchad met en garde contre une « ingérence » de la société militaire privée russe Wagner

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Créé en 2016, le « Front pour l’alternance et la concorde du Tchad » [FACT] est un groupe rebelle ayant établi ses bases dans le sud de la Libye où il a loué ses services aux milices de Misrata [relevant alors du gouvernement d’union nationale de Tripoli] avant de se ranger au côté de l’armée nationale libyenne [ANL] du maréchal Khalifa Haftar, soutenue par la société militaire privée [SMP] russe Wagner.

En avril, le FACT a fait parler de lui en lançant une offensive dans le nord du Tchad, en avril dernier. Offensive au cours de laquelle le président tchadien, Idriss Déby Itno, fut tué. Et, selon plusieurs analyste, ce groupe rebelle était particulièrement bien armé. « Ils [les rebelles, ndlr] semblent avoir reçu du soutien même si on ne sait pas exactement de qui à ce stade. Mais étant donné leurs liens dans le Sud de la Libye, ils pourraient avoir été aidés par le maréchal Khalifa Haftar », avait commenté le Dr. Daniel Eizenga, chercheur à l’Africa Center for Strategic Studies, auprès de la BBC.

En tout cas, le conflit libyen étant « gelé » avec l’accord politique entre les différentes factions opposées obtenu en février 2021, les relations entre le FACT et les forces du maréchal Haftar devinrent plus tendues. Et c’est ce qui expliquerait son incursion dans le nord du Tchad… Cependant, une question demeurait en suspens : quelle était la nature des liens entre le groupe rebelle tchadien et la SMP Wagner ? Et cela d’autant plus qu’il était prêté à Moscou l’intention de s’implanter au Tchad, État pivot du Sahel, afin d’assoir et d’étendre son influence en Afrique.

Quoi qu’il en soit, l’offensive du FACT fut mise en échec par les forces armées tchadiennes. « La guerre est arrivée et nous avons pu maîtriser la situation […]. Nous avons nettoyé les lieux et il n’y a plus rien maintenant. La situation est revenue à la normale », s’était félicité le général Abakar Abdelkérim Daoud, le chef d’état-major de ces dernières, le 5 mai.

Le FACT se replia donc vers ses bases libyennes. On en était là quand, le 14 septembre, il a été pris pour cible par la brigade « Tarek Ben Ziyad », commandée par Saddam Haftar, le fils du maréchal Haftar. Dans un communiqué, le groupe tchadien a affirmé que l’unité de l’ANL avait été « appuyée par des supplétifs soudanais et encadrée par des forces spéciales de l’armée française, basée en Libye ». Et que ses positions avaient été visées par l’aviation française…

Or, Paris a démenti toute implication dans ces combats.

Et l’ANL, via les réseaux sociaux, a revendiqué les frappes aériennes contre le FACT, les forces du maréchal Haftar ayant reçu, l’an passé, des avions de combat de facture russe, dont des chasseurs-bombardiers Su-24 « Fencer ». Quant aux « forces spéciales » évoquée par le groupe tchadien, des sources libyennes ont indiqué qu’il s’agissait de mercenaires de la SMP Wagner. Ce qui est difficile à confirmer en l’état…

Quoi qu’il en soit, et alors que le Mali envisagerait sérieusement de faire appel aux services de la société militaire privée russe, quitte à provoquer le départ des forces françaises et européennes, le chef de la diplomatie tchadienne, Chérif Mahamat Zene, a mis en garde contre « tout ingérence extérieure » dans son pays, lors d’un entretien donné à l’AFP, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies à New York, le 23 septembre.

« Toute ingérence extérieure, d’où qu’elle vienne, pose un problème très sérieux pour la stabilité et la sécurité de mon pays », a-t-il en effet déclaré au sujet de la présence de la SMP Wagner en Afrique. Tout sera mis « en œuvre pour que le Tchad soit protégé sur toute l’étendue de son territoire », a-t-il insisté, rappelant l’offensive du FACT et… l’incursion des forces armées centrafricaines [FACa], appuyées par leurs « instructeurs » russes, en territoire tchadien, en mai dernier.

« Il y a des mercenaires russes présents en Libye, qui sont aussi présents en République centrafricaine. Nous avons des raisons de nous préoccuper de la présence de ces mercenaires parce que les assaillants qui ont attaqué le Tchad en avril et causé la mort de l’ancien président [Idriss Deby] ont été formés, encadrés par la société privée de sécurité Wagner », a ensuite accusé le ministre tchadien.

« Le 30 mai, le Tchad a fait l’objet d’une attaque près de la frontière centrafricaine […] appuyée certainement des Russes. […] Nous avons toutes les preuves de la présence de ces Russes au côté des forces centrafricaines et cela nous préoccupe », a encore insisté Chérif Mahamat Zene.

Quant aux intentions de Bamako de solliciter la SMP Wagner, le responsable tchadien a dit s’en être entretenu avec son homologue malien. « Jusqu’à aujourd’hui, le gouvernement malien affirme qu’il n’y a pas eu d’accord avec ce groupe [Wagner]. J’ai rencontré mon collègue malien à l’ONU, il m’a assuré qu’il n’y a eu aucun engagement du gouvernement avec Wagner. Nous ne pouvons pas préjuger de quelque chose qui n’existe pas », a-t-il rapporté.

Ya Rab Yeshua.

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Avec la fin annoncée de Barkhane, le Mali dénonce un « abandon en plein vol » de la France

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Le 22 septembre, à l’appel du mouvement « Yèrèwolo débout sur les remparts », des milliers de Maliens ont manifesté à Bamako pour soutenir le gouvernement de transition, dominé par les militaires à l’origine de deux coups d’État au cours de ces derniers mois, et dénoncer les « ingérences extérieures » tout en ne se disant pas hostile à l’arrivée de mercenaires russes dans le pays.

En janvier, le mouvement Yèrèwolo s’était mobilisé pour exiger le départ des troupes françaises de l’opération Barkhane. Opération dont la fin a été annoncée par le président Macron, dans le cadre d’une réorganisation du dispositif militaire autour du groupement européen de forces spéciales « Takuba », dont la mission est d’accompagner les forces sahéliennes au combat.

Justement, cette évolution justifie, au yeux de Bamako, le recours aux services de la société militaire privée [SMP] russe Wagner. La France, le Niger [partenaire du Mali au sein du G5 Sahel], la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest [CEDEAO] et l’Union européenne ont clairement fait savoir au gouvernement de transition malien qu’une telle option n’était pas acceptable.

Ainsi, la semaine passée, la CEDEAO a dénoncé « fermement la volonté des autorités de la transition d’engager des compagnies de sécurité privées au Mali et est très préoccupée par les conséquences certaines sur la détérioration de la situation sécuritaire au Mali et dans l’ensemble de la région ».

« Il semble que les autorités de transition discutent de la possibilité d’inviter le groupe Wagner à opérer dans le pays. Nous savons bien comment ce groupe se comporte dans différentes parties du monde, cela affecterait sérieusement la relation entre l’Union européenne et le Mali », a fait valoir Josep Borrell, le Haut représentant de l’Union pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité.

Quant à la France, elle a fait savoir, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, que le recours à des mercenaires russes serait « incompatible notre présence » miliaire au Mali. L’Estonie, qui a engagé des troupes dans l’opération Barkhane, est sur la même ligne.

Dans un premier temps, le gouvernement de transition malien n’a pas voulu admettre qu’il discutait avec la SMP Wagner. Et d’évoquer alors des « allégations basées uniquement sur des rumeurs et des articles de presse commandités s’inscrivant dans le cadre d’une campagne de dénigrement [du Mali] et de diabolisation de [ses] dirigeants ».

Puis, dans une réponse ferme au Niger, qui lui reprochait une telle tentation, il a fait valoir qu’il ne permettrait « à aucun État de faire des choix à sa place et encore moins de décider quels partenaires il doit solliciter ou pas », son « souci » étant de « préserver l’intégrité territoriale » du Mali.

Seulement, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, le 25 septembre, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a confirmé que des discussions étaient bien en cours entre Bamako et des sociétés militaires privées russes tout en expliquant que Moscou n’était pas impliqué dans ces pourparlers.

« Les autorités maliennes se sont tournées vers une société militaire privée russe parce que, si je comprends bien, la France veut réduire significativement ses forces militaires qui devaient combattre les terroristes à Kidal », a relevé le chef de la diplomatie russe. Les Français « n’y sont pas arrivés et les terroristes continuent de régner dans cette région », a-t-il ajouté.

En outre, a-t-il assuré, « tout cela se fait sur une base légitime », entre un « gouvernement légitime, reconnu par tous » et des entités qui « fournissent des services à travers des spécialistes étrangers », a-t-il fait valoir. Et d’insister : « Nous n’avons rien à voir avec cela ».

Sauf que la SMP Wagner a des liens très étroits avec le Kremlin, que Paris a dénoncé à plusieurs reprises la « guerre informationnelle » menée par la Russie [et la Turquie] au Mali contre la force Barkhane et Moscou n’a eu de cesse de raffermir ses liens avec Bamako au cours de ces derniers mois.

Sur ce dernier point, M. Lavrov a estimé qu’il « serait mieux de synchroniser l’action de l’Union européenne et de la Russie dans la lutte contre le terrorisme, non seulement au Mali mais aussi dans la région du Sahel et du Sahara ».

Sans citer la SMP russe, le Premier ministre malien, Choguel Kokalla Maïga, s’en est pris à la décision de Paris de mettre un terme à l’opération Barkhane.

« La nouvelle situation née de la fin de Barkhane, plaçant le Mali devant le fait accompli et l’exposant à une espèce d’abandon en plein vol, nous conduit à explorer les voies et moyens pour mieux assurer la sécurité de manière autonome avec d’autres partenaires », a expliqué le chef du gouvernement de transition malien.

Il s’agit de « combler le vide que ne manquera pas de créer la fermeture de certaines emprises de Barkhane dans le nord du Mali », a-t-il continué, en déplorant un « manque de concertation » et une annonce « unilatérale » faite par Paris sans coordination avec l’ONU et les autorités maliennes de transition.

« Le Mali regrette que le principe de consultation et de concertation, qui doit être la règle entre partenaires privilégiés, n’ait pas été observé en amont de la décision », a insisté Choguel Kokalla Maïga, avant de réclamer une « une posture plus offensive » de la Mission des Nations unies au Mali [MINUSMA] qui, forte de 15.000 Casques bleus, n’a pas le mandat nécessaire pour mener des actions de contre-terrorisme.

Ya Rab Yeshua.

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Mme Parly au sujet du Mali : « S’essuyer les pieds sur le sang des soldats français est inacceptable »

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À peine 24 heures après l’annonce de la mort au combat du caporal-chef Maxime Blasco, du 7e bataillon de chasseurs alpins [BCA] lors d’une opération menée par la force Barkhane dans le Gourma malien, le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a justifié le recours éventuel de Bamako aux services de la société militaire privée [SMP] Wagner, proche du Kremlin, par le fait que la France « veut réduire significativement ses forces militaires qui devaient combattre les terroristes à Kidal ». Et d’ajouter : Les Français « n’y sont pas arrivés et les terroristes continuent de régner dans cette région ».

Plus tard, à la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies, le chef du gouvernement de transition malien [dominé par les militaires à l’origine de deux coups d’État, ndlr], Choguel Kokalla Maïga, a critiqué la France pour sa décision de revoir son dispositif militaire au Sahel.

Pour rappel, la force Barkhane va s’effacer au profit du groupement européen de forces spéciales « Takuba », dont la mission est d’accompagner au combat les armées locales au combat, lesquelles seront appuyées par des moyens français [aviation, renseignement, logistique], notamment depuis Niamey. Enfin, les forces spéciales françaises réunies au sein de la « Task Force » [TF] Sabre restera engagée, de même que la mission européenne visant à former les soldats maliens [EUTM Mali]. Évidemment, dans le cas où Bamako passerait un accord avec la SMP russe Wagner, ce dispositif n’aurait plus lieu d’être…

Quoi qu’il en soit, cette évolution de la posture militaire française a été sévèrement critiquée par le Premier ministre malien. « La nouvelle situation née de la fin de Barkhane, plaçant le Mali devant le fait accompli et l’exposant à une espèce d’abandon en plein vol, nous conduit à explorer les voies et moyens pour mieux assurer la sécurité de manière autonome avec d’autres partenaires », a-t-il dit, notamment pour « combler le vide que ne manquera pas de créer la fermeture de certaines emprises de Barkhane dans le nord » [du Mali]. Et d’insister : Bamako « regrette que le principe de consultation et de concertation, qui doit être la règle entre partenaires privilégiés, n’ait pas été observé en amont de la décision ».

La réponse s’est faite en deux temps.

Ainsi, le 27 septembre, devant la presse, le général Laurent Michon, l’actuel commandant de la force Barkhane, a d’abord rappelé que le « projet de quitter Kidal, Tessalit et Tombouctou date d’il y a à peu près deux ans » et qu’il a été « élaboré avec les chefs d’État de la zone G5 [G5 Sahel : Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, et Tchad], notamment à Bamako et à Niamey avec des autorités politiques qui connaissent le projet, qui le souhaitent, dans le cadre de l’Accord de paix » [au Mali, signé en 2015, ndlr].

Ce projet vise à concentrer les efforts sur la région dite des trois frontières [car située aux confins du Mali, du Burkina Faso et du Niger] afin d’empêcher les jihadistes d’étendre leur influence aux pays du golfe de Guinée. D’où le départ des forces françaises de Kidal, Tessalit et Tombouctou, villes toutes situées dans le nord du Mali, où les Touareg réclament plus d’autonomie par rapport à Bamako [si ce n’est l’indépendance de l’Azawad, ndlr].

« Si le Premier ministre [malien] évoque par là le fait que nous retirions notre présence symbolique dans ces trois garnisons, ce n’est absolument pas un abandon, c’est une relève sur position en termes militaires », a fait valoir le général Michon. « Dans ces trois garnisons, les unités de la MINUSMA [Mission des Nations unies au Mali] et surtout celles des FAMa [forces armées maliennes, nldr], y sont […] solidement implantées, et il ne s’agit nullement d’un abandon », a-t-il insisté. Et de souligner, en référence à « Takuba », que « la France, au lieu d’abandonner le Mali a eu comme succès politique de convaincre les Européens de venir se joindre à nous ».

Puis, dans un second temps, la ministre des Armées, Florence Parly, n’a pas caché son indignation face aux propos tenus par le chef du gouvernement de transition malien, lors d’une conférence donnée à l’Institut de Sciences politiques de Paris, le 27 septembre.

« Il n’y a pas de désengagement français, je tiens à commencer par rétablir des contre-vérités […] Quand on a 5000 soldats et qu’on se désengage de trois emprises, et qu’on a l’intention d’en laisser encore plusieurs milliers, lorsqu’on déploie au Sahel des blindés dernier cri [des Griffons, ndlr], ce n’est pas l’attitude normale d’un pays qui a l’intention de s’en aller », a commencé par faire valoir lundi Mme Parly, selon des propos rapportés par l’AFP.

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Quant aux déclarations de Choguel Kokalla Maïga, Mme Parly a dit y voir « beaucoup d’hypocrisie, beaucoup de mauvaise foi, beaucoup d’indécence », surtout parce qu’elles ont été faites au lendemain de la mort d’un militaire français « ayant a donné sa vie pour combattre le terrorisme au Sahel ».

« L’objectif » du recours à la SMP Wagner est « de ne pas tenir les engagements pris vis-à-vis de la communauté internationale », a ensuite enchaîné la ministre, en faisant référence au calendrier de la transition malienne, lequel prévoit des élections législatives et présidentielle le 27 février 2022, afin de rendre le pouvoir aux civils. « J’ai l’impression que la date ne leur convient pas parfaitement, et qu’ils ont envie de faire durer la chose », a-t-elle accusé. « Mais de là à s’essuyer les pieds sur le sang des soldats français, c’est inacceptable », a-t-elle lancé.

 

Quoi qu’il en soit, la France a déjà prévenu que l’arrivée de Wagner au Mali [il est question d’un millier de mercenaires] serait incompatible avec sa présence militaire. L’Estonie, qui a engagé des troupes au sein de Barkhane et de Takuba est sur la même ligne. Le Niger ne voit pas non plus cette perspective d’un bon oeil, tout comme la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest [Cédéao]. Enfin, l’Union européenne a fait savoir que le recours à la SMP russe affecterait « sérieusement » ses relations avec Bamako.

Ya Rab Yeshua.

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Des hélicoptères russes livrés aux forces maliennes jeudi soir

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C’est une livraison, pas inédite certes, qui pourrait fragiliser un peu plus les relations déjà tendues entre le Mali et la France, comme le raconte notre correspondant au Mali, Paul Lorgerie.

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Jeudi, sur les coups de 23 heures, un Antonov An-124-100 de l’armée de l’air russe s’est posé sur le tarmac de l’aéroport de Bamako, la capitale malienne.

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L’avion, capable de transporter plus de 120 tonnes de matériel, avait à son bord quatre hélicoptères de transport et d’attaque Mi-171. Selon Sadio Camara, le ministre malien de la Défense, ces quatre appareils ont été achetés avec des fonds du budget national, dans le cadre d’un contrat signé en décembre 2020. L’Antonov transportait aussi des armes et des munitions « offertes par la Fédération de Russie […], pays ami ». Le tout est destiné aux militaires maliens, en guerre contre le terrorisme depuis 2012.

D’après le site Flightradar, qui permet de suivre les vols internationaux en temps réel, l’aéronef a décollé de la base aérienne de Pouchkine, ville de la banlieue sud de Saint-Pétersbourg, mercredi 29 septembre vers 16 h, heure de Paris. Cette base militaire abrite, selon le groupe de réflexion géorgien Rondeli Foundation, des hélicoptères de transport appartenant à l’armée russe.

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« Il s’agit d’une commande qui a été passée par le ministre malien de la Défense », informe une source politique, « mais cela n’a rien à voir avec Wagner. » Car la Russie n’en est pas à sa première livraison. En janvier 2021, les autorités maliennes ont reçu un hélicoptère de type Mi-35, commandé par le gouvernement renversé le 19 août 2020. Deux autres livraisons de matériel russe seraient prévues, selon des sources locales.

Wagner en embuscade
Début septembre, l’agence de presse Reuters a révélé que des pourparlers étaient engagés entre le gouvernement malien et la sulfureuse société Wagner, composée de paramilitaires d’Europe de l’est connus pour leurs faits d’armes peu reluisants dans des pays tels que la Syrie ou encore la République centrafricaine (RCA).

Lors de la 76e assemblée générale des Nations unies, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergei Lavrov, a attisé le feu en confirmant que les autorités maliennes « se sont adressées à des compagnies armées privées parce que la France a décidé de réduire significativement sa présence militaire ». Une déclaration qui résonne avec les mots du Premier ministre malien, Choguel Maïga, qui quelques heures plus tôt avait dénoncé « l’abandon en plein vol » de la France, faisant une référence explicite à la réduction de la voilure de l’opération Barkhane – actuellement forte de près de 5 200 hommes – annoncée en juillet par Emmanuel Macron.

Le président français n’a pas hésité à qualifier les propos du Premier ministre malien « d’inacceptables », allant jusqu’à dire que « c’est une honte [qui] déshonore ce qui n’est même pas un gouvernement », à l’heure où le bilan français des soldats tombés au combat s’alourdit, avec la mort du sergent Maxime Blasco.

« Si le Mali engage un partenariat avec des mercenaires, le Mali s’isolera et perdra le soutien de la communauté internationale qui est pourtant très engagée au Mali », a mercredi menacé Florence Parly, ministre française des Armées. Lundi, elle avait accusé le pouvoir malien de « s’essuyer les pieds sur le sang des soldats français », fustigeant sa « mauvaise foi » quant aux engagements pris auprès de la communauté internationale.

La relation entre Bamako et le Kremlin ne date pour autant pas d’hier. Au lendemain de l’indépendance, Moscou avait ouvert les bras aux Maliens pour différentes formes de collaborations. Depuis, des milliers d’étudiants et militaires (dont Sadio Camara) ont été envoyés dans les différentes universités et écoles de guerre russes.

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Ya Rab Yeshua.

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L’Algérie interdit l’accès de son espace aérien aux avions militaires français

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En 2017, durant la campagne électorale, le candidat Emmanuel Macron avait suscité la polémique en qualifiant la colonisation de « crime contre l’humanité » lors d’un entretien accordé à la chaîne algérienne Echorouk News. Un sujet hautement explosif, pour lequel la passion l’emporte souvent sur la raison.

Puis, une fois devenu président, M. Macron a mandaté l’historien Benjamin Stora pour se pencher sur la guerre d’Algérie. Et, en janvier, celui-ci a remis un rapport dans lequel il a recommandé 22 mesures, dont la mise en place d’une commission « Mémoire et Vérité », appelée à encourager des « initiatives mémorielles communes » entre Paris et Alger.

Cependant, ce rapport a été fraîchement accueilli à Alger, où on a estimé qu’il occultait « les revendications légitimes de l’Algérie, en particulier la reconnaissance officielle par la France des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, perpétrés durant les 130 années de l’occupation de l’Algérie ».

On en était là quand, selon des propos rapportés par le quotidien Le Monde, le président Macron aurait affirmé que, depuis son indépendance, obtenue en 1962, l’Algérie s’est construite sur « une rente mémorielle », entretenue par « le système politico-militaire ». Et il aurait dénoncé une « histoire officielle […] totalement réécrite », qui « ne s’appuie pas sur des vérités » mais sur « un discours qui repose sur une haine de la France ». Le locataire de l’Élysée s’exprimait lors d’une rencontre avec de jeunes descendants de protagonistes de la guerre d’Algérie.

« Je ne parle pas de la société algérienne dans ses profondeurs mais du système politico-militaire qui s’est construit sur cette rente mémorielle. On voit que le système algérien est fatigué, le Hirak [mouvement populaire de contestation] l’a fragilisé. J’ai un bon dialogue avec le président Tebboune, mais je vois qu’il est pris dans un système qui est très dur », aurait précisément affirmé M. Macron.

Ces déclarations, qui n’ont pas été démenties, ont mis le feu aux poudres entre Paris et Alger. Ainsi, le gouvernement algérien a rappelé son ambassadeur « pour consultation », afin d’exprimer son « rejet catégorique de l’ingérence inadmissible dans ses affaires intérieures que constituent » les propos du président français, qualifiés par ailleurs « d’irresponsables ».

Mais la réaction d’Alger est allée encore plus loin. En effet, ce 3 octobre, le porte-parole de l’État-major des Armées [EMA], le colonel Pascal Ianni, a indiqué que le survol du territoire algérien était désormais interdit pour les avions militaires français se rendant au Sahel, au titre de l’opération Barkhane.

« Ce matin, en déposant les plans de vol de deux avions, nous avons appris que les Algériens fermaient le survol de leur territoire aux avions militaires français », a en effet confié le colonel Ianni à l’AFP. « Cela n’affecte ni les opérations ni les missions de renseignement [menées par les forces françaises au Sahel] », a-t-il assuré. A priori, aucune notification officielle n’a été adressée par Alger à Paris.

 

Cela étant, la voie la plus directe pour se rendre au Mali depuis la France passe par l’Algérie. Si cette dernière ferme son espace aérien, alors cela contraint les avions militaires français à passer par le Maroc et la Mauritanie. Selon le Figaro, les deux vols – logistiques – évoqués par le colonel Ianni ont dû être reportés.

En tout cas, si on en reste là, la décision algérienne risque de compliquer la réorganisation du dispositif militaire français au Sahel, qui prévoit une réduction des effectifs engagés dans l’opération Barkhane et une montée en puissance du groupement européen de forces spéciales Takuba.

Dans un rapport publié en avril, les députés Sereine Mauborgne et Nathalie Serre avaient affirmé que « l’Algérie constituait un partenaire solide pour la France dans le cadre de la conduite de l’opération Barkhane, au travers de l’autorisation de survol du territoire [environ 1 000 heures de vol en 2019], de la fourniture de carburant et d’eau, mais aussi de la mobilisation accrue dans la mise en œuvre des APR [accords pour la Paix et la Réconciliation au Mali, ndlr] depuis le changement de régime, de la surveillance des frontières ou de la formation des forces armées maliennes et des forces armées nigériennes ».

Ya Rab Yeshua.

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Nouveau coup de froid sur les relations diplomatiques entre la France et le Mali

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En février 2020, lors d’une audition au Sénat, l’ambassadeur du Mali en France, Toumani Djimé Diallo, s’était attiré les foudres de la diplomatie française – et de sa hiérarchie – pour avoir accusé les légionnaires de laisser libre court à de mauvais penchants dans les rues de Bamako. L’État-major des armées [EMA] avait alors immédiatement réagi à de tels propos en affirmant que la Légion étrangère n’avait jamais été « stationnée à Bamako ».

Mais cette sortie valut au diplomate d’être convoqué au Quai d’Orsay. Puis il fut rappelé par son gouvernement afin de renforcer les « relations d’amitié et de coopération » entre le Mali et la France. Seulement, si un tel épisode venait à se reproduire, il n’est pas certain que l’attitude des autorités maliennes actuelles soit la même…

Les relations entre Paris et Bamako ont en effet commencé à se dégrader après le renversement du président Ibrahim Boubacar Keïta [dit IBK] par un groupe d’officiers des Forces armées maliennes [FAMa], dirigé par le colonel Assimi Goïta, lequel a ensuite été à l’origine d’un second coup de force, en mai dernier.

Puis, l’annonce de la réorganisation du dispositif militaire français au Sahel, faite en juin, est l’argument avancé par le gouvernement malien de transition pour justifier son intention de recourir aux services de la société militaire privée [SMP] Wagner, proche du Kremlin. Pour Paris, il s’agit d’une ligne rouge que Bamako doit se garder de franchir…

« Même au Mali, nous ne sommes plus dans un face-à-face [avec les groupes jihadistes], nous sommes confrontés aussi à un autre compétiteur stratégique, la Russie, qui redistribue les cartes », a ainsi récemment résumé le général Thierry Burkhard, le chef d’état-major des armées [CEMA], selon Le Figaro.

Cela étant, à la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies, fin septembre, le chef du gouvernement malien de transition, Choguel Kokalla Maïga, n’a pas retenu ses critiques à l’endroit de la France, qui venait alors de perdre l’un de ses soldats lors de combats au Mali. « La nouvelle situation née de la fin de Barkhane, plaçant le Mali devant le fait accompli et l’exposant à une espèce d’abandon en plein vol, nous conduit à explorer les voies et moyens pour mieux assurer la sécurité de manière autonome avec d’autres partenaires », a-t-il affirmé, regrettant que le « principe de consultation et de concertation, qui doit être la règle entre partenaires privilégiés, n’ait pas été observé en amont de la décision ».

Au niveau politique, la ministre française des Armées, Florence Parly a vivement réagi à de tels propos, en disant y voir « beaucoup d’hypocrisie, beaucoup de mauvaise foi, beaucoup d’indécence ». Puis, plus tard, le président Macron s’est dit « choqué » par les mots de Choguel Kokalla Maïga, les qualifiants « d’inacceptables ». « Alors que hier nous avons présidé à l’hommage national au sergent Maxime Blasco [tué le 24 septembre au Mali, ndlr], c’est inadmissible. C’est une honte et ça déshonore ce qui n’est même pas un gouvernement », a-t-il affirmé, avant de souligner que « la légitimité du gouvernement [de transition malien actuel] était démocratiquement nulle ».

Les autorités de transition malienne auront pris le temps de réagir à leur tour. En effet, une semaine après la « charge » de M. Macron à leur endroit, elles ont indiqué avoir convoqué l’ambassadeur de France au Mali, Joël Meyer, pour lui faire part de leur « mécontentement » et de leur « indignation » après les propos jugés « inamicaux » et « désobligeants » du locataire de l’Élysée.

Le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, a « signifié au diplomate français l’indignation et la désapprobation du gouvernement du Mali et élevé une vive protestation contre ces propos regrettables, qui sont de nature à nuire au développement de relations amicales entre nations », a-t-il été expliqué dans un communiqué.

En outre, poursuit le texte, M. Diop a « invité les autorités françaises à la retenue, en évitant des jugements de valeur et appelé à une approche constructive basée sur le respect mutuel, en vue de se concentrer sur l’essentiel, notamment la lutte contre le terrorisme au Sahel ».

Cette convocation de l’ambassadeur de France au Mali est la seconde d’un diplomate français en quelques jours. En effet, l’Algérie en a fait de même pour protester contre la décision de Paris de réduire le nombre de visas accordés aux ressortissants algériens.

Puis Alger a ensuite rappelé son ambassadeur en poste à Paris en réponse à des propos tenus par M. Macron, ce dernier ayant évoqué une « rente mémorielle » entretenue par le « système politico-militaire » algérien et reposant sur une « histoire officielle » qui, « totalement réécrite », ne « s’appuie pas sur des vérités » mais sur « un discours qui repose sur une haine de la France ».

Ya Rab Yeshua.

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La force française Barkhane a éliminé un cadre important du groupe jihadiste Ansarul Islam

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Parmi les groupes armés terroristes [GAT] qui sévissent au Sahel, l’organisation jihadiste Ansarul Islam a été créée au Burkina Faso par le prêcheur [peul] Ibrahim Malam Dicko, en 2016. Il était considéré, il y a encore peu, qu’elle n’était pas affiliée au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans [GSIM ou JNIM], malgré la proximité de ses cadres avec Amadou Koufa, le chef de la katiba « Macina ».

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Peu après sa création, Ansarul Islam fut l’objet de plusieurs opérations menées conjointement par la force française Barkhane et les armées locales dans la forêt Foulsaré, située à la frontière séparant le Mali du Burkina Faso. Au cours de l’une d’entre-elles, Ibrahim Malam Dicko fut éliminé. Mais celui-ci sera par la suite rapidement remplacé par son frère cadet, à savoir Jafar Dicko [alias Amadou Boucary Dicko].

Par la suite, ce groupe jihadiste, alors affaibli par des défections, ne fit plus parler de lui, jusqu’au 30 octobre 2020, quand il fut de nouveau visé par une nouvelle opération [dite « d’opportunité »] conduite par Barkhane et le groupement de forces spéciales « Sabre » dans la région de Boulikessi [Mali]. Ce jour-là, un rassemblement d’une cinquantaine de combattants d’Ansarul Islam avaient été tués alors qu’ils s’apprêtaient à attaquer une garnison des Forces armées maliennes [FAMa].

« Cette action d’opportunité porte un coup significatif à un groupe terroriste affilié à al-Qaïda une katiba d’Ansarul Islam, opérant dans la région de Boulikessi, près de la frontière avec le Burkina Faso », avait alors annoncé Florence Parly, la ministre des Armées.

Cela étant, Ansarul Islam demeure actif, en particulier dans la région de Hombori [Mali]. C’est en effet dans ce secteur que l’un de ses principaux cadres, Oumarou Mobo Modhi, décrit comme étant son responsable de la pose d’engins explosifs improvisés [EEI ou IED], a été éliminé le 7 octobre, lors d’une opération de Barkhane, menée en coordination avec les FAMa et les forces américaines [qui ont probablement fourni le renseignement pour le localiser, ndlr].

Selon Barkhane, Oumarou Mobo Modhi « était un chef de groupe important au sein d’Ansaroul Islam. Directement subordonné à Jafar Dicko, émir du groupe, il opérait dans la région de la RN16 [route nationale 16] entre Gossi et Gao et y supervisait en particulier la pose d’EEI ».

Le groupe de Modhi avait été repéré la veille, au sud-est de Hombori. Après confirmation de sa nature, une unité de commandos de Barkhane a été engagée au sol, avec l’appui d’une patrouille de Mirage 2000, laquelle a procédé à deux frappes.

http://maliactu.net/wp-content/uploads/2021/10/coordination-entre-les-chefs-detat-major-des-famas-de-barkhane-de-la-minusma-deutm-et-du-g5-sahel.jpeg

L’élimination de cadre important d’Ansarul Islam survient trois semaines après l’annonce de celle d’Adnan Abou Walid al-Sahraoui, le chef de l’État islamique au grand Sahara [EIGS], celui-ci ayant succombé à des blessures reçues lors d’une frappe aérienne française, en août 2021.

Ya Rab Yeshua.

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Barkhane ouvre une enquête de commandement après la mort d’une femme lors d’une action de combat

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L’exploitation de rumeurs et la diffusion de fausses informations, le plus souvent à partir de faits déformés, via les réseaux sociaux, constituent la base ce que l’on appelle la « guerre informationnelle »..............C’est d’ailleurs ce que vient de faire l’État-major des armées [EMA], après la mort d’une femme lors d’une action de combat menée le 18 octobre par des militaires français, à l’est de Gossi, au Mali.

Selon les explications données dans un communiqué, un groupement tactique de Barkhane accompagnait une unité des Forces armées maliennes [FAMa] quand, au cours d’une reconnaissance de zone, deux individus à moto, semblant appartenir à un groupe armé terroriste [GAT] ont été repérés au sud de la route nationale [RN] 16.

À la vue des militaires français, ces deux individus se sont enfuis dans un bois, après avoir abandonné leur moto ainsi qu’un fusil d’assaut, des munitions et un sac.

L’un d’eux réussira à prendre du champ, malgré quatre tirs de sommation effectués pour tenter de le stopper. Quant au second, il a arrêté sa course à 200 mètres des militaires français, lesquels ont alors « appliqué un tir de neutralisation », selon les mots de l’EMA. « Les soldats rejoignent la position de l’individu neutralisé. Ils découvrent qu’il s’agit d’une femme », a-t-il ensuite précisé.

Les habitants du village le plus proche ont alors été appelés pour identifier cette femme. « Aucun ne la connait. La décision, conforme aux règles, est prise de l’enterrer pour ne pas abandonner le corps », relate l’EMA.

Cela étant, le général Laurent Michon, le commandant de la force Barkhane, a ouvert une « enquête de commandement pour préciser le déroulement exact des faits et disposer d’une éclairage complet sur cette action de combat ».

D’une manière générale, et contrairement au groupe jihadiste nigérian Boko Haram, les organisations terroristes actives au Mali, comme le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans [GSIM], n’impliquent pas de femmes dans leurs attaques. Et un rapport de l’Institut d’études de sécurité [ISS], qui date de 2016, avait ainsi établi qu’elles étaient le plus souvent employées dans des tâches de soutien ou en tant qu’informatrices.

Cela étant, en avril 2018, lors de l’attaque du « Super Camp » de Tombouctou, menée par le GSIM contre les Casques bleus de la Mission des Nations unies au Mali [Mali] et Barkhane, une femme avait conduit l’un des véhicules-suicides utilisés par les assaillants.

Ya Rab Yeshua.

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http://www.opex360.com/2021/10/20/le-gouvernement-de-transition-malien-officialise-des-negociations-avec-les-groupes-jihadistes-lies-a-al-qaida/

Le gouvernement de transition malien officialise des négociations avec les groupes jihadistes liés à al-Qaïda

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« Avec les terroristes, on ne discute pas. On combat », avait martelé le président Emmanuel Macron dans un entretien publié par Jeune Afrique, alors qu’il était interrogé sur la possibilité d’un « dialogue » entre les autorités maliennes de transition et les groupes jihadistes. Et d’ajouter : « Il faut s’inscrire dans la feuille de route claire que sont les accords [de paix] d’Alger. Ceux-ci prévoient un dialogue avec différents groupes politiques et autonomistes. Mais cela ne veut pas dire qu’il faut dialoguer avec des groupes terroristes, qui continuent à tuer des civils et des soldats, y compris nos soldats ».

Plus tôt, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, avait affiché la même position lors d’un déplacement à Bamako. À l’époque, Moctar Ouane, alors Premier ministre malien de transition, avait toutefois rappelé que le « dialogue nationale inclusif », une concertation nationale qui s’était tenue en 2019, avait « très clairement indiqué la nécessité d’une offre de dialogue avec les groupes armés », y compris jihadistes.

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D’ailleurs, l’ex-président Ibrahim Boubacar Keïta, renversé par un coup d’État militaire mené par le colonel Assimi Goïta, n’avait pas dit autre chose quelques mois plus tôt. Et il avait joint le geste à la parole puisqu’il fut rapporté qu’il cherchait à nouer un contact avec Iyad Ag Ghali, le chef du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans [GSIM ou JNIM], une organisation fédérant plusieurs mouvements jihadistes liés à al-Qaïda.

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« J’ai un devoir aujourd’hui et la mission de créer tous les espaces possibles et de tout faire pour que, par un biais ou un autre, on puisse parvenir à quelque apaisement que ce soit. Parce que le nombre aujourd’hui de morts au Sahel devient exponentiel. Et je crois qu’il est temps que certaines voies soient explorées », avait expliqué M. Keïta à France24 et à RFI, en février 2020.

Cependant, à Paris, il a toujours été hors de question de nouer un dialogue avec les groupes terroristes. Du moins avec ceux ayant un « agenda international », comme l’État islamique au Grand Sahara [EIGS].

S’agissant du GSIM, certaines organisations qui lui sont affiliées ont « un agenda beaucoup plus national, souvent opportuniste, parfois régional. Avec ces interlocuteurs-là, il est possible d’avoir une autre réponse que celle de la lutte antiterroriste […]. Il n’y a aucune raison pour la France de faire obstruction à de telles discussions », avait expliqué une source travaillant à l’Élysée. Cependant, avait-elle ajouté, la direction du GSIM « répond à la hiérarchie centrale d’al-Qaïda et est totalement intégrée dans son organigramme. [Or], personne n’a jamais réussi à négocier avec al-Qaïda et ce n’est pas la France qui va le faire ».

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On en était là quand, le 19 octobre, le gouvernement de transition malien a indiqué avoir mandaté le Haut conseil islamique [HCI] du Mali, présidé par Chérif Ousmane Madani Haïdara [qui défend les valeurs de l’islam malikite, ndlr] pour ouvrir des discussions avec Iyad Ag Ghali et Amadou Kouffa, le chef de la katiba « Macina » [affiliée au GSIM, ndlr].

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Sur quelle base ces discussions vont se tenir ? Quelles concessions peut faire le gouvernement malien de transition ? Et quelles seront celles du GSIM et de la katiba « Macina »? Et surtout, quelles seront les « lignes rouges »?

Pour le moment, ces questions restent sans réponses. Enfin presque… On sait qu’Iyad Ag Ghali et Amadou Koufa posent comme condition préalable à tout dialogue le retrait des forces « étrangères » du Mali, donc celles de Barkhane, de la Mission des Nations unies et de l’EUTM Mali. Ils le firent savoir en mars 2020, via un communiqué diffusé via al-Zallaqa, la branche médiatique du GSIM.

« Je crois que ce choix se justifie par le fait que le Haut conseil islamique est la plus haute institution des musulmans du Mali. […] Iyad Ag Ghaly et Amadou Kouffa prétendent agir au nom de la religion musulmane. Le Haut conseil islamique […] pourra discuter avec ces Maliens qui se sont égarés et qui s’en prennent à nos forces de défense et de sécurité », a par ailleurs commenté Amadou Maïga, un membre du Conseil national de transition [CNT] auprès de la Deutsche Welle.

Seulement, comme l’avait expliqué Bernard Emié, le patron de la Direction générale de la sécurité extérieure [DGSE], en février dernier, le GSIM « n’est rien d’autre qu’al-Qaïda au Sahel » qui, « sous l’égide Iyad ag Ghali, « tente d’apparaître plus présentable en se dissimulant parmi les populations, tout en enrôlant de force des jeunes désœuvrés ».

Produisant une vidéo montrant une réunion de ses principaux chefs, tenue en 2017, M. Emié avait insisté sur le fait que cette organisation cherchait à mener des attaques « dans la région et en Europe » et qu’elle finalisait un « projet d’expansion vers les pays du golfe de Guinée.

Aussi, il n’est pas certain que Paris voie l’ouverture de ce discussions entre Bamako et le GSIM d’un très bon oeil… Et cela alors que le gouvernement malien de transition est soupçonné de vouloir s’attacher les services de la société militaire privée [SMP] russe Wagner. Ce qui est une autre ligne rouge pour les autorités françaises.

Photo : Iyad Ag Ghali

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Il faut partir , ils ne veulent plus de nous , on s'en va ... tant pis . Ils vont faire une "taliban" !

Une fois le retrait des troupes , ces groupes prendrons le pouvoir ... l'histoire se répète , puis après tout , on ne peux pas forcer un peuple à vivre comme en occident , la majorité ne veux plus de nous , qu'on dégage .

La lyophilisation d'active ... réhydraté par la retraite !

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Sûr malheureusement que Barkhane et Takuba sentent de plus en plus le "sapin". Symptomatique du comportement des gouvernements africains tantôt "amis" et tantôt "opposés". Au gré des humeurs tribales, de l'étendue de la corruption.

Et symptomatique aussi de l'aveuglement occidental dont français à vouloir tout régir.

Demeurent la présence de Wagner et la sauvegarde de nos intérêts dans le golfe de Guinée.

BTX

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http://www.opex360.com/2021/10/20/mali-la-force-barkhane-aurait-vise-le-chef-de-la-katiba-du-gourma-liee-a-al-qaida/

La force Barkhane aurait visé le chef de la katiba du Gourma, liée à al-Qaïda

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Le 9 octobre, l’État-major des armées avait annoncé que la force Barkhane venait d’éliminer Oumarou Mobo Modhi, l’un des cadres les plus en vue du groupe jihadiste Ansarul Islam, au cours d’une opération menée dans la région de Hombori [Mali], en coordination avec les forces maliennes et américaines.

Créé au Burkina Faso, Ansarul Islam n’était pas considéré comme étant affilé au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans [GSIM, lié à al-Qaïda] jusqu’à l’automne 2020, quand une opération dite d’opportunité de Barkhane cibla une cinquantaine de ses combattants dans la région de Boulikessi.

« Cette action […] porte un coup significatif à un groupe terroriste affilié à al-Qaïda, une katiba d’Ansarul Islam, opérant dans la région de Boulikessi, près de la frontière avec le Burkina Faso », avait en effet souligné Florence Parly, la ministre des Armées, à l’époque.

Quoi qu’il en soit, subordonné direct de Jafaf Dicko, le chef d’Ansarul Islam, Oumarou Mobo Modhi supervisait notamment la pose d’engins explosifs improvisés [EEI ou IED] le long de la route nationale 16, entre Gao et Hombori, dans le Gourma malien. Et c’est encore dans ce secteur que Barkhane a conduit une nouvelle opération, le 17 octobre.

Les détails de celle-ci n’ont pas encore été précisés par l’État-major des armées [EMA]. Sans doute le seront-ils dans son prochain « point de situation » hebdomadaire. En tout cas, il a déjà indiqué, via Twitter, que cette action, menée au nord de Gossi, avait permis de « neutraliser » cinq membres de la « katiba Gourma », liée au GSIM. Cependant, les identités de ces derniers étaient alors « en cours de confirmation ».

 

Cependant, selon Fahad Al Almahmoud, le secrétaire général du Groupe d’autodéfense touareg Imghad et alliés [GATIA], un mouvement proche de Bamako qui a été soutenu par la France, le chef de la katiba du Gourma, à savoir Saghid Ag Alkhoror [alias Nasser] ferait partie des cinq jihadistes « neutralisés » par Barkhane au cours de cette opération.

 

La katiba du Gourma a été créée en 2014 en tant que subdivision du groupe jihadiste Ansar Dine, dirigé par Iyad ag Ghali. Placée sous la direction d’Almansour Ag Alkassoum, elle a rejoint le giron du GSIM en 2017. Cette formation, surnommée « Katiba 3-Alpha », a été visée à plusieurs reprises par Barkhane.

Ainsi, fin 2018, Alkassoum a été éliminé, avec six membres de sa garde rapprochée, lors d’un raid héliporté mené français mené dans la région de Tombouctou. Pour l’EMA, un « coup sévère » avait été alors porté contre cette « Katiba 3-Alpha ». Mais son chef fut rapidement remplacé… par Bah Ag Moussa, un ancien colonel de l’armée malienne ayant déserté pour devenir un proche lieutenant d’Iyad ag Ghali. Celui-ci a été aussi éliminé par Barkhane en novembre 2020.

Pour le moment, l’EMA n’a pas confirmé l’information donnée par le secrétaire général du GATIA.

 

L’État major des armées confirme l’élimination du chef de la katiba du Gourma

.............Selon les précisions apportées par l’EMA, l’opération a eu lieu le 15 octobre, après qu’un véhicule transportant cinq individus a été repéré par un drone, alors qu’il roulait en direction d’Hombori. Le travail de renseignement a alors permis de déterminer la présence, à bord, de Nasser al-Tergui [alias Saghid Ag Alkhoror].

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Les cinq hommes ont ensuite fait une halte près d’un campement de nomades pour y passer la nuit. Puis, ils ont repris leur route le lendemain, en début de matinée. C’est alors que, après une nouvelle confirmation de la présence de Nasser al-Tergui parmi eux, la force Barkhane a décidé d’intercepter leur véhicule.

Les cinq individus ayant refusé de s’arrêter, leur véhicule a alors été visé par deux frappes aériennes. Celles-ci ont été « décidées après la confirmation que les objectifs visés correspondaient bien à des éléments de la Katiba Gourma-Serma » du GSIM, a insisté l’EMA.

Puis, un groupe commando a ensuite été héliporté sur les lieux pour rendre compte des résultats des frappes et récupérer des matériels d’intérêt en matière de renseignement. Ceux-ci sont toujours en cours d’exploitation.

Selon l’EMA, spécialiste des engins explosifs improvisés [EEI ou IED] et bénéficiant d’un certaine aura au sein de la mouvance jihadiste, Nasser al-Tergui avait rejoint al-Qaïda au Maghreb islamique [AQMI] en 2012. Il était donc le chef de la katiba du Gourma mais aussi le numéro deux d’Abou Hamza al-Chinguetti, qui à la tête de celle du Gourma-Serma, est considéré comme « l’un des principaux vecteurs d’expansion de la menace terroriste au Mali, ainsi que de la sous-région sahélienne ».

Le GSIM s’attaque aux forces armées maliennes [FAMa] ainsi qu’à l’État islamique au grand Sahara [EIGS], lequel lui dispute le contrôle de territoires situés dans la région dite des trois frontières [car située aux confins du Mali, du Niger et du Burkina Faso].

L’EMA explique ainsi que cette organisation jihadiste « semble produire un effort important pour tenter de contrôler la région du Gourma, malgré l’attrition subie dans les zones situées à proximité de la frontière malo-burkinabé ».

Ya Rab Yeshua.

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