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http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2021/10/21/transfert-d-autorite-entre-le-gtd-roc-noir-et-le-gtd-korriga-22533.html

A Gao, le GTD Roc Noir a passé le relais au GTD Korrigan

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Le transfert d’autorité entre le GTD Roc Noir et le GTD Korrigan a eu lieu le 16 octobre 2021 à Gao.

Armé principalement par le 13e bataillon de chasseurs alpins, le GTD Roc Noir a été au cœur de la manœuvre globale de réarticulation de la force Barkhane. Très majoritairement tourné vers le nord, comme l'explique l'EMA, le GTD a planifié et conduit le transfert des emprises de Kidal et Tessalit en coordination avec les FAMa, la MINUSMA et le groupement logistique Taillefer.

Le GTD Roc Noir a en outre débuté la transformation SCORPION du théâtre, en déployant début juillet pour la première fois en opération le Système d’information du combat SCORPION (SICS). Roc Noir a opéré avec le SICS, qui apporte une plus-value considérable à la conduite de la manœuvre. 

Le SICS permet de partager numériquement, et de manière sécurisée, l’ensemble des informations tactiques disponibles sur le champ de bataille, et notamment les positions des unités grâce la localisation des amis via le « blue force tracking ». Selon ATOS, qui a développé ce système, le système offre des capacités à ce jour inégalées de géolocalisation des forces amies (blue force tracking) avec une vision en temps quasi réel de toutes les unités. Cette fonctionnalité permet d’éviter les tirs fratricides et participe à la sauvegarde des soldats. Elle permet aussi de suivre la situation tactique sur le champ de bataille et de conduire les opérations au niveau du GTIA.

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Le GTD Korrigan, sous commandement du 3e RIMa (avec des unités du 6e RG d'Angers et du 11e RAMa de la Lande d'Ouée), prend désormais la relève.

32 blindés Griffon sont à la disposition des marsouins qui vont les expérimenter en opex et tester le SICS à partir de ces nouveaux véhicules livrés par voie maritime. Voir mon récent post sur ce sujet.

Ya Rab Yeshua.

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http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2021/10/27/le-niger-a-recu-des-masstech-pour-son-bataillon-special-d-in-22549.html

Le Niger a reçu des Masstech pour son bataillon spécial d'intervention de Dosso

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Le Niger a reçu ce mercredi des mitrailleuses lourdes et des véhicules tout-terrain offerts par la France qui soutient ce pays sahélien régulièrement ciblé par des attaques jihadistes à combattre les groupes terroristes. L'annonce a été faite par le ministère nigérien de la Défense.

Vingt-huit pick-up militaires légers de type "Masstech" fabriqué par l'entreprise Technamm et 71 mitrailleuses lourdes de 12,7mm ont été reçus; ils sont destinés au bataillon spécial d'intervention situé à Dosso, dans le sud-ouest du Niger.

D'autres véhicules complèteront la dotation de cette unité; il s'agit de "Masstech" de commandement et d'appui logistique et d'ambulances.

Ya Rab Yeshua.

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  • 3 weeks later...

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2021/11/16/mali-le-site-de-tessalit-a-ete-transfere-aux-forces-malienne-22572.html

le site de Tessalit a été transféré aux forces maliennes

 

Dans un communiqué diffusé ce mardi matin, l'EMA a annoncé le transfert de l'emprise de Tessalit (Mali), transfert qui intervient après celui de Kidal et avant celui de Tombouctou.

Selon l'EMA, "l'emprise occupée par la force Barkhane à Tessalit a été transférée le 13 novembre aux Forces armées maliennes (FAMa). Les derniers soldats français ont quitté le site le 15 novembre. Ce transfert a été progressif, maîtrisé et étroitement coordonné avec les FAMa et avec la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), dont un contingent de plusieurs centaines de militaires est déployé en permanence à Tessalit".

"Ce transfert s’inscrit dans le cadre du partenariat de combat qui lie les forces françaises et les forces maliennes", précise l'état-major français. "Ainsi, les unités maliennes et françaises se sont entraînées ensemble pendant plusieurs semaines pour partager leurs savoir-faire et préparer la pleine prise en compte de l’emprise par une compagnie renforcée des FAMa. Différentes procédures de réassurance ont notamment pu être mises en œuvre".

"Cette nouvelle étape dans l’adaptation du dispositif militaire français dans la bande sahélo-saharienne a été conduite dans de très bonnes conditions de dialogue avec les forces partenaires. Elle n’a pas rencontré de difficultés particulières", précise l'EMA.

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Ce transfert a nécessité une manoeuvre logistique d'importance pilotée par le groupement tactique Logistique Dragon, avec plusieurs convois routiers qui ont permis de vider le site et de rapatrier sur le hub de Gao (photo ci-dessus) les équipements à reconditionner, céder ou encore renvoyer en métropole.

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/media/02/00/3409698960.JPG

Ce hub dont l'aménagement vient de se terminer après d'importants travaux de terrassement, couvre 55 000 m2. Les travaux ont été réalisés par des détachements des 19e RG et 31e RG, dans des conditions éprouvantes (chaleur, poussière, veines rocheuses...).

Ya Rab Yeshua.

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http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2021/11/18/sahel-parmi-les-anges-gardiens-de-barkhane-l-atl-2-22576.html

Sahel: parmi les anges gardiens de Barkhane, l'ATL 2

Dans la série de mes sujets à ancrage local réalisés lors de mon reportage en BSS, voici un article sur l'Atlantique 2 basé à Niamey (Niger) depuis septembre; il a été publié ce mercredi (cliquer sur le texte pour l'agrandir): 

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/media/01/00/1020769349.jpg

 

 

Ya Rab Yeshua.

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http://www.opex360.com/2021/11/18/la-force-francaise-barkhane-a-neutralise-20-jihadistes-au-niger/

La force française Barkhane a « neutralisé » 20 jihadistes au Niger

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Le 16 novembre, des hommes armés, soupçonnés d’appartenir à l’État islamique au grand Sahara [EIGS] ont attaqué la localité de Bakorat, située dans le nord-ouest du Niger, à une centaine de kilomètres de la frontière avec le Mali. Et selon un dernier bilan officiel, 25 civils y ont laissé la vie, notamment des membres du comité de vigilance local. D’après le témoignage d’un rescapé, cité par l’AFP, les assaillants seraient arrivés « à bord de 6 véhicules 4×4 devancés par plusieurs motos ».

A priori, la vallée de Bakorat est située sur un axe par lequel transitent les trafics en provenance du Mali ou vers l’Europe, via la Libye. D’où l’intérêt que lui portent les groupes jihadistes et autres narcotrafiquants [qui sont souvent les mêmes…].

Par ailleurs, dans la même région, le ministère nigérien de l’Intérieur a fait état d’une autre attaque contre la localité de Temeram, où des « individus armés non identifiés » ont « incendié ou saccagé » des « infrastructures sociales » dont la mairie, le centre de soin et la Société nigérienne d’électricité [Nigelec].

Cette pression des groupes armés terroristes [GAT] sur le Niger est l’une des raisons qui justifient la réorganisation du dispositif militaire français [et désormais européen avec le groupement de forces spéciales Takuba] au Sahel. D’ailleurs, c’est dans ce pays que Barkhane vient de « neutraliser » au moins vingt jihadistes.

En effet, ce 18 novembre, le porte-parole de l’État-major des armées [EMA], le colonel Pascal Ianni, a indiqué qu’un GAT, fort d’une quarantaine de combattants circulant à moto, a été la cible d’une « opération d’opportunité » après avoir été repéré par un drone MQ-9 Reaper.

Deux Mirage 2000 en patrouille et des hélicoptères Tigre, en provenance de Gao, ont ensuite « engagé » ce GAT qui était en train de se rassembler au sud de la localité de Labbezanga, située beaucoup plus à l’ouest de celle de Bakorat et à seulement 1,5 km de la frontière avec le Mali. Selon le colonel Ianni, « vingt combattants ont été neutralisés [c’est à dire mis hors de combat, ndlr] et les autres ont été dispersés. » A priori, il s’agirait de membres de l’EIGS.

Dans son dernier compte-rendu des opérations, l’EMA souligne la « coordination entre la Force Barkhane et les Forces armées nigériennes [FAN] » dans cette action.

Par ailleurs, cette coopération entre militaires français et nigériens tend à devenir de plus en plus étroite. Ainsi, entre les 8 et 14 novembre, le Groupement tactique désert n°3 « Salamandre » de Barkhane a pris part à une opération de contrôle de zone menée dans le secteur de Tin-n-Gara avec une Compagnie spéciale d’intervention [CSI] nigérienne.

« Les échanges fructueux avec les Nigériens, ainsi que leur parfaite connaissance de la zone d’action, ont permis dans un premier temps de mener des actions civilo-militaires. Les unités se sont ensuite engagées plus en profondeur, aux environs de Tin-n-Gara et dans des zones menacées par les GAT, traversant des villages marqués par leur récent passage », a résumé l’EMA.

Ya Rab Yeshua.

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http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2021/11/19/au-burkina-faso-des-manifestants-bloquent-un-convoi-francais-22579.html

Au Burkina Faso, des manifestants bloquent un convoi français

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Un convoi logistique français en transit entre la Côte d'Ivoire et le Mali, via la fameuse "voie sacrée", a été retenu par des manifestants dans plusieurs localités du Burkina Faso. A ce stade, l'état-major français ne souhaite pas réagir. 

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Les manifestants, qui se compte par milliers sur certains points, entendent empêcher le convoi de progresser vers le nord. Selon des témoins et la presse locale, la mobilisation est effectivement localement très forte. 

Cette "voie sacrée" constitue la route traditionnelle d'acheminement du matériel pour l'opération Barkhane; elle passe par la Côte d'Ivoire, le Burkina Faso, le Niger et atteint le Mali. Soit quelques 2000 km éprouvants. 

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Ce blocage intervient dans un climat de colère depuis l’attaque du poste de gendarmerie d’Inata, dans le nord du pays, survenue dimanche 14 novembre. Apparemment lancée par des militants d’Ansaroul Islam, un groupe terroriste proche du Groupe de soutien de l’islam et des musulmans, elle a fait selon le dernier bilan 53 morts (49 gendarmes et 4 civils).

Ya Rab Yeshua.

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http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2021/11/19/korrigan-22580.html

Korrigan: un GTD temporairement fort de 860 soldats

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L’armée française maintient au Sahel des forces combattantes articulées en de groupements tactiques (GT) dont des GT Désert composés d’unités d’infanterie et de cavalerie. Ces GT sont déployés pour quatre mois.

Dans le cadre de la relève d’octobre, le GTD Korrigan a été constitué, rassemblant autour du 3e régiment d’infanterie de marine (RIMa) de Vannes, des détachements du 11e régiment d’artillerie de marine de la Lande d’Ouée (Ille-et-Vilaine), du 6e régiment du génie d’Angers, du RICM de Poitiers et du 1er RIMa d’Angoulême. Ce sont 623 militaires qui le constituent.

Depuis son arrivée, Korrigan a été renforcé par des unités déjà sur place qui vont rester au Mali pendant quelques semaines supplémentaires pour sécuriser le redéploiement du dispositif français, redéploiement annoncé par le président Macron le 10 juin. Ces chasseurs alpins du 13e BCA et ces soldats du 5e régiment de dragons (soit 237 hommes et femmes) portent temporairement les effectifs du GTD Korrigan à 860 militaires.

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Le mandat du GTD breton, qui a véritablement commencé le 16 octobre avec le transfert d’autorité entre le GTD Roc noir et le GTD Korrigan, voit le premier déploiement en opération des blindés multi-rôles Griffon dont 32 exemplaires ont été acheminés à Gao et en partie répartis au sein des deux compagnie de combat du 3e RIMa.

Très vite, dès le début novembre, Korrigan a participé à des missions d’escorte de convois logistiques. Une section sur Griffon a ainsi assuré la reconnaissance de l’axe allant de Gao vers Ménaka au profit d’un convoi de 130 véhicules.

Trois compagnies du régiment dont les deux compagnies de combat et la compagnie de commandement (CCL) ont, elles, escorté un convoi d’une trentaine de poids lourds dans le cadre du début du désengagement français de Tombouctou. Ces compagnies étaient appuyées par trois mortiers de 120mm du 11e RAMa et par une compagnie du 5e RD. "Soit une centaine de véhicules militaires", selon le capitaine Fabrice, le chef du centre des opérations.

"On a ainsi pu voir et sentir le terrain", explique le colonel Faivre, le chef de corps du 3e RIMa, qui ne cache pas son enthousiasme pour le Griffon que le régiment a perçu début 2020 : "Le bilan va au-delà de nos attentes, en termes de mobilité, de capacités de franchissement, de puissance et de confort (climatisation, ergonomie). Par rapport au VAB (le vieillissant véhicule de l’avant blindé), le Griffon est un outil dissuasif par sa taille et sa mobilité. Nous avons opéré dans une grande sérénité pendant toute la phase d’ouverture des axes et aucun acte hostile n’a été recensé".

Ya Rab Yeshua.

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http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2021/11/21/les-matochards-de-bruz-veillent-au-grain-de-sable-22583.html

Les matochards de Bruz veillent au grain (de sable)

Ce dimanche matin est paru dans notre édition d'Ille-et-Vilaine une page consacré au détachement du 2e RMAT de Bruz actuellement déployé à Gao dans le cadre de l'opération Barkhane.

J'ai pu rencontrer le lieutenant José qui commande cette vingtaine de soldats qui bichonnent les blindés Griffon du GTD Korrigan (cliquer sur le texte ci-dessous pour l'agrandir).

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Ya Rab Yeshua.

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http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2021/11/22/convois-en-bss-22585.html

Les convois routiers de BSS, un outil stratégique essentiel mais vulnérable

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On a récemment beaucoup parlé des convois de désengagement des emprises de Tessalit et Kidal (et bientôt de celle de Tombouctou). Certes, il s'agit d'une manoeuvre logistique inédite puisqu'elle s'inscrit dans un processus de transformation de l'opération Barkhane comme annoncé par le président de la République le 10 juin. Mais de tels convois, avec plus d'une centaine de véhicules tant militaires que civils circulent sur les routes de la BSS depuis 2013.

Ce n'est donc en rien une nouveauté. Certains de ces convois "montent" au Mali depuis la Côte d'Ivoire et d'autres font le chemin inverse pour rallier Abidjan et profiter des navettes des rouliers affrétés par le ministère des Armées pour acheminer du matériel. D'autres, et ils sont les plus nombreux, relient Gao, grand hub logistique français mais aussi allié, aux bases françaises du Mali: Ménaka et de Gossi en l'occurrence, et du Niger. 

Voici quelques photos prises au cours des deux dernières semaines au Mali pour illustrer ce type d'opération routière essentielle mais à hauts risques.

Briefing au petit matin avant le départ du convoi: les équipages des véhicules d'escorte et des véhicules logistiques reçoivent les consignes:

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Départ à l'aube: en tête de ce convoi vers le sud, des Griffon du 3e RIMa. 300km à parcourir, 3 jours de route....

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Outre les blindés, l'escorte comprend aussi les véhicules de soutien et de ravitaillement. Il faut compter une vingtaine de blindés d'escorte et autant de véhicules de soutien pour une centaine de camions civils: 

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Les convois comprennent un grand nombre de camions civils affrétés par les Armées. La veille du départ d'un convoi, tous les camions se rassemblent pour les consignes et les derniers préparatifs:

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Outre le ravitaillement et les pièces détachées, ces convois transportent aussi des véhicules militaires pour préserver leur potentiel (ici un véhicule de déminage Souvim😞

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Aux aguets dans un Griffon: sur les écrans du SICS, le lieutenant à gauche connaît la position de chaque véhicule de son unité.

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Sur les convois militaires au Mali, on lira le livre de Raphaël Laurent De Sueur et de sable (voir mon post ici). Cet officier français qui a servi à la Minusma a raconté  son périple un brin tendu de quatorze jours, en décembre 2014, à bricoler des mécaniques pourries, scruter les dunes pour éviter une embuscade, aplanir les tensions entre les hommes de la Tour de Babel automobile, gérer la hiérarchie onusienne ("les guichetiers"), faire des haltes pour la prière, jurer quand pour la millième fois un véhicule s'ensable ou quand le convoi logistique prend la mauvaise direction etc.

Ya Rab Yeshua.

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http://www.opex360.com/2021/11/27/venant-de-quitter-le-burkina-faso-un-convoi-militaire-francais-a-de-nouveau-ete-bloque-au-niger/

Venant de quitter le Burkina Faso, un convoi militaire français a de nouveau été bloqué au Niger

Ayant pris la direction de Gao [Mali] depuis la Côte d’Ivoire, un convoi militaire français plus d’une soixantaine de véhicules [dont des Griffon de commandement], a été bloqué pendant près d’une semaine par des manifestants ayant répondu à l’appel de la « Coalition des patriotes africains – Burkina Faso » [COPA-BF].

Jusqu’alors, les militaires français n’avaient jamais été confrontés à un problème de cette nature au Burkina Faso…. Mais l’activisme de la COPA-BF et la diffusion de fausses informations [comme celle affirmant que la France serait « complice » des terroristes] auront donc rendu la traversée de ce pays plus compliquée que d’habitude…

Quoi qu’il en soit, le 26 novembre, et après des négociations avec les manifestants, le convoi de Barkhane a pu reprendre sa route vers le Niger… Seulement, là aussi, les choses ne se sont pas passées comme prévu. En effet, il a de nouveau été bloqué par une manifestation à la hauteur de la ville de Téra [ouest].

« Le convoi s’est arrêté hier soir à Téra. Ce matin, quand ils [les militaires français] ont voulu reprendre leur progression vers Niamey [à 200 km], ils ont été arrêtés par un millier de manifestants et un groupe violent parmi eux a tenté de s’emparer des camions », a en effet raconté le colonel Pascal Ianni, le porte-parole de l’État-major des armées [EMA], selon l’AFP.

Les forces de sécurité nigériennes présentes sur place ont alors fait usage de gaz lacrymogène pour tenir les manifestants à distance. Puis, après un bref moment de calme, la situation s’est à nouveau tendue, obligeant les gendarmes locaux et les soldats français « à effectuer des tirs de sommation », a précisé le colonel Ianni.

Pour rappel, le 20 novembre, à Kaya [Burkina Faso], les militaires français et les gendarmes burkinabés avaient également dû procéder à des tirs de sommations pour éloigner les manifestants.

Finalement, le convoi a pu quitter Téra et rependre sa route en direction de Niamey. « Nous prenons toutes les précautions pour sécuriser le convoi et éviter les tensions », notamment en « démentant fermement de ‘fausses informations’ circulant sur les réseaux sociaux selon lesquelles l’armée française aurait tué des dizaines de civils nigériens à Téra », a expliqué le colonel Ianni.

Les incidents de Téra sont survenues alors que, quelques heures plus tôt, le président nigérien, Mohamed Bazoum, avait fait part de sa « reconnaissance » envers la France.

« De tous les pays qui sont engagés à nos côtés dans la lutte contre le terrorisme, aujourd’hui la France est le pays qui consent le plus de sacrifices », avait en effet affirmé M. Bazoum, dans un entretien diffusé par la radio-télévision nigérienne.

Et d’insister : « Nous sommes reconnaissants à la France de ce qu’elle fait pour sécuriser le Sahel » et « le jour où les Français plieront bagages à Gao, ce sera le chaos, les gens de Gao le savent de toute façon ».

Photo : archive / EMA

Ya Rab Yeshua.

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http://www.opex360.com/2021/11/28/barkhane-linterdiction-de-survol-de-lalgerie-par-les-avions-militaires-francais-a-deja-coute-plusieurs-millions-deuros/

L’interdiction de survol de l’Algérie par les avions militaires français a déjà coûté « plusieurs millions d’euros »

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Ces dernières semaines, six unités de la force française Barkhane ont été relevées dans le cadre de la réorganisation du dispositif de cette dernière, lequel repose sur cinq Groupements tactiques désert [GTD] et un groupement commando.

Selon le détail livré par l’État-major des armées [EMA] dans son dernier compte-rendu des opérations, le GTD n°1 « Korrigan » est désormais armé par le 3e Régiment d’infanterie de marine [RIMa] avec des véhicules Griffon, renforcé par des éléments du 5e Régiment de Dragons, du 1er RIMa, du 11e Régiment d’artillerie de Marine [RAMa] et du 6e Régiment du génie [RG]. Installé à Gao, sa mission est de mener des actions de combat dans la région dite des « trois frontières ».

À Gossi [Mali], le GTD n°2 « intervention et partenariat de combat » [IPC] « Auvergne » accompagne les Forces armées maliennes [FAMa] dans la région du Gourma. Il est armé par le 92e Régiment d’Infanterie [RI], avec des renforts provenant du 501e Régiment de chars de combat [RCC], du 40e Régiment d’artillerie [40e RA] et du 13e RG.

Des éléments de ces mêmes unités, renforcés par le 16e Bataillon de chasseurs à pieds [BCP] constituent le GTD n°3 « Salamandre », qui opère, depuis Niamey, dans la région du Liptako aux côtés des Forces armées nigériennes, dans le cadre d’un Partenariat militaire opérationnel [PMO].

S’agissant de l’aéromobilité, le GTD aérocombat [GTD-A] est désormais armé par le 5e Régiment d’hélicoptères de combat [RHC], avec le renfort « d’éléments des autres unités du pilier aérocombat ». Pour rappel, il met en oeuvre 6 NH-90 Caïman TTH, 1 Cougar, 5 Tigre et 4 Gazelle. Trois hélicoptères de transport lourd [HTL] CH-47 Chinook de la Royal Air Force complètent ce dispositif.

Quant au GTD Logistique, il s’appuie sur le 516e Régiment du train [516e RT] et le 8e Régiment du matériel [8e RMat].

Enfin, la 6e Brigade légère blindée [BLB] et la 11e Brigade parachutiste [BP] arment le groupement commando.

Ces relèves ont sans doute commencé au plus mauvais moment… En effet, le 3 octobre, l’Algérie a décidé d’interdire l’accès de son espace aérien aux avions militaires français se rendant au Sahel, en réaction à des propos tenus par le président Macron.

Selon le quotidien Le Monde, celui-ci aurait affirmé que, depuis son indépendance, obtenue il y a près de 60 ans, l’Algérie s’est « construite sur une rente mémorielle », entretenue par le « système politico-militaire » algérien. Et de dénoncer une « histoire officielle […] totalement réécrite » qui « ne s’appuie pas sur des vérités » mais sur « un discours qui repose sur une haine de la France ».

Cela étant, la décision algérienne a évidemment un impact sur les opérations françaises au Sahel, les avions de transport de l’armée de l’Air & de l’Espace [AAE] étant bien obligés de contourner l’Algérie. Ce qui allonge le temps de vol… et accroît la consommation de kérosène.

« Aujourd’hui, la durée de chaque rotation vers la bande sahélo-saharienne est rallongée de 2 heures à 2 heures 30. Pour conserver la charge utile offerte par les A400M, nous procédons à une escale à Dakar », a en effet expliqué le général Stéphane Mille, le chef d’état-major de l’armée de l’Air [CEMAAE], en réponse à une question posée par le Christian Cambon, le président de la commission sénatoriale des Affaires étrangères et de la Défense.

« À ce jour, j’évalue à plusieurs millions d’euros le surcoût de ces adaptations de trajectoire », a ensuite indiqué le général Mille, sans préciser le montant exact de la facture…

L’an passé, les surcoûts de l’opération Barkhane avaient été évalués à 911 millions d’euros, en raison notamment des renforts envoyés au Sahel après le sommet de Pau [13 janvier 2020].

Cette année, aucune estimation n’a été communiquée à la faveur des auditions parlementaires de la ministre des Armées, Florence Parly, et du général Burkhard, le chef d’état-major des armées [CEMA].

Quoi qu’il en soit, cette interdiction du survol de l’Algérie faite aux avions militaires français va-t-elle durer ? Le 26 novembre, le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, a laissé entendre que la situation pourrait s’arranger bientôt. « Il faut bien que ces relations reviennent à la normale, à condition que l’autre partie [la France] les conçoive sur une base d’égal à égal, sans provocation », a-t-il dit, à la télévision publique. « Nous sommes d’accord pour qu’on traite l’un avec l’autre pour ne pas nuire aux intérêts de chaque partie, mais nous n’accepterons pas qu’on nous impose quoi que ce soit », a-t-il ajouté.

Ya Rab Yeshua.

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http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2021/11/30/bangui-inaugure-un-monument-aux-allies-au-grand-dam-de-l-uni-22608.html

Bangui inaugure un monument aux alliés, au grand dam de l'Union européenne

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Des Russes à Bangui ? Presque plus personne ne s’en indigne : n’a-t-on pas inauguré lundi, à Bangui, une statue rendant hommage aux personnels russes qui conseillent et encadrent les unités des forces armées nationales. Ces FACA qui n'hésitent plus à arborer un patch d'épaule Wagner comme en témoigne la photo ci-dessous qui circule sur les réseaux sociaux ?

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Parmi ceux et celles que la présence russe inquiète toutefois figure l’Union européenne qui dénonce la reprise en main de l’armée centrafricaine par des Russes qui seraient soit des membres des forces de sécurité russes, soit des employés de la société militaire privée Wagner.

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L'EUTM désavouée.
Ce qui ulcère d'abord les Européens, c’est que les unités désormais encadrés par des Russes sont celles que la mission de formation européenne (l’EUTM RCA) a formées et entraînées. Un rapport du Service européen pour l'action extérieure (SEAE), daté du 15 novembre et diffusé le 22, cite par exemple le cas du Bataillon d’Infanterie Territoriale 7 (BIT 7) dont les Russes ont repris la formation "avec un manque de transparence total", niant ainsi tous les efforts de l'EUTM RCA. 

 

Le rapport indique aussi que ces unités nationales opèrent désormais sous la supervision ou le commandement direct de la SMP Wagner. Une société à l’influence "solide" sur l’état-major des FACA et sur un certain nombre d’institutions centrafricaines dont la passivité complice est aussi dénoncée par l’UE.

Bien sûr, les unités des FACA et leurs mentors russes combattent les groupes rebelles qui menacent le régime Touadéra. Mais à quel prix ? Les caisses de l’Etat étant vides, les Russes se paieraient en nature (une pratique qui rappelle celle d'Executive Outcomes en Angola et en Sierra Leone). D’où des accusations de "prédation" des ressources minérales centrafricaines. Wagner ferait porter son effort militaire "en priorité sur les zones minières pour y assurer la sécurité des investissements de sa Lobaye Investment Company", affirme le SEAE qui rappelle, par ailleurs, les nombreuses allégations d’abus commis par les FACA et leurs alliés russes (perquisitions arbitraires, pillages, viols, exécutions).

Ya Rab Yeshua.

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http://www.opex360.com/2021/12/01/la-societe-militaire-privee-russe-wagner-aurait-la-mainmise-sur-les-forces-armees-centrafricaines/

La société militaire privée russe Wagner aurait la mainmise sur les forces armées centrafricaines

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Quand, en novembre 2017, la Russie demanda au Conseil de sécurité des Nations unies l’autorisation de livrer des armes à Bangui afin d’équiper deux bataillons des Forces armées centrafricaines [FACa], il n’était pas question que des mercenaires employés par la société militaire privée russe Wagner fissent partie du voyage…

Et pourtant, ceux-ci ne tardèrent par à arriver dans le pays afin de former les soldats centrafricains au maniement des armes livrés par Moscou. Puis, de fil en aiguille, sur fond de propagande anti-française, ces « instructeurs militaire civils » se déployèrent dans les régions minières et s’impliquèrent de plus en plus dans les combats opposant les forces de sécurité centrafricaines aux différents groupes rebelles, souvent plus intéressés par l’exploitation des ressources naturelles du pays que par l’exercice du pouvoir.

Cependant, et selon plusieurs rapports des Nations unies, la situation sécuritaire ne s’est pas significativement améliorée en Centrafrique. Elle est même restée « précaire en particulier dans l’ouest, le nord-ouest et le centre du pays », expliquait encore l’un d’eux, publié en juin dernier.

En outre, ces « instructeurs » russes, encore appelés « agents déployés bilatéralement » dans les rapports remis au Conseil de sécurité par Antonio Guterres, le secrétaire général de l’ONU, sont régulièrement accusés d’entraver l’action de la MINUSCA [Mission des Nations en Centrafrique, ndlr] et de commettre des exactions.

« Lorsqu’ils [les paramilitaires de Wagner] pénètrent dans un pays, ils multiplient les violations, les exactions, les prédations pour se substituer parfois même à l’autorité du pays », avait ainsi dénoncé Jean-Yves Le Drian, le ministre français des Affaires étrangères, en octobre dernier. « L’exemple le plus spectaculaire c’est la République centrafricaine où finalement, pour pouvoir se payer, ils confisquent la capacité fiscale de l’État », avait-il ajouté.

Mais selon un document établi par le Service européen de l’action extérieure [SEAE], la SMP Wagner aurait même la mainmise sur les Forces armées centrafricaines, dont certaines unités ont pourtant été formées par l’EUTM RCA, la mission militaire de l’Union européenne déployée à Bangui en 2016.

« La plupart des troupes centrafricaines déployées sur le terrain sont aujourd’hui sous le commandement direct ou la supervision des de Wagner Group, qui exerce également une solide influence sur le commandement des forces armées centrafricaines et d’autres institutions gouvernementales », avance en effet le SEAE, dans un rapport édité le 22 novembre et auquel le site EU Observer a eu accès.

C’est ainsi le cas du bataillon d’infanterie territorial 7 [BIT 7] qui, selon une brève publiée par l’État-major des armées [EMA] français en avril dernier, devait renforcer « la cohérence et l’efficacité de l’outil de défense centrafricain, conformément au Plan national de Défense [PND] » après avoir reçu une formation « collective et tactique » auprès de l’EUTM RCA, dont la direction est actuellement assurée par la France. D’après le rapport du SEAE, cette unité serait désormais sous l’emprise totale de Wagner Group.

 
« Les soldats des FACa ont peu de contacts avec leur état-major, autrement que par téléphone portable avec le sous-chef opérations » de celui-ci, qui est « étroitement lié à la présence russe en République centrafricaine », souligne par ailleurs le document.

En outre, insiste ce dernier, le déploiement des mercenaires russes « couvre toutes les parties vitales de l’ouest et du centre de la Centrafrique, avec une priorité donnée aux zones minières économiquement importantes afin de sécuriser les investissements de Wagner Group par le biais de la Lobaye Investment Company ».

Alors que la France avait suspendu, en juin, son aide militaire à Bangui, l’Union européenne pourrait bien en faire de même. Ainsi, le 30 novembre, les services du Haut représentant de l’Union pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, Josep Borrell, ont prévenu que l’EUTM RCA pourrait ne pas être prolongée.

« Un examen de la stratégie est en cours. Il tient compte de tous les facteurs qui influencent notre engagement dans le domaine de la paix. Cela comprend la présence d’acteurs et d’entités dans le domaine de sécurité », a expliqué Nabila Massrali, la porte-parole de M. Borrell. « Cet examen permet d’informer les États membres et l’Union européenne des progrès accomplis et de recommander des pistes à suivre, y compris éventuellement la révision de mandat ou la cessation de la mission », a-t-elle ajouté.

« Nous sommes préoccupés par la présence du groupe Wagner dans 23 pays africains et les liens très étroits de cette société avec la Russie », d’autant plus que de « récents rapports documentés, nationaux et internationaux, dénoncent des violations des droits humains commises par des instructeurs russes et des employés de sociétés privées opérant en Centrafrique », a conclu Mme Massrali.

Normalement, le mandat d’EUTM RCA doit prendre fin en septembre 2022. Forte de 365 militaires, elle est dotée d’un budget annuel d’environ 17 millions d’euros.

Ya Rab Yeshua.

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http://www.opex360.com/2021/12/03/barkhane-premier-engagement-majeur-pour-le-blinde-griffon-associe-au-systeme-dinformation-scorpion/

Premier engagement majeur pour le blindé Griffon associé au système d’information SCORPION

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Durant l’été dernier, 32 Véhicules blindés multi-rôles [VBMR] Griffon ont été acheminés à Gao [Mali] en vue de la « projection » de trois compagnies [dont deux de combat] du 3e Régiment d’Infanterie de Marine [RIMa], appelées à former l’ossature du Groupement tactique désert [GTD] « Korrigan » à partir de la mi-octobre.

Développé dans le cadre du programme SCORPION [Synergie du contact renforcée par la polyvalence et l’infovalorisation], le Griffon n’avait jusqu’à présent jamais été déployé sur un théâtre d’opérations extérieur. Cela étant, l’Afrique n’est pas un terrain inconnu pour ce nouveau blindé dans la mesure où il a été évalué en 2020 à Djibouti, dans des conditions assez proches de celles dans lesquelles il doit évoluer au Sahel.

Le Griffon a été « étudié sous tous ses aspects pour évaluer sa résistance au climat chaud et terrains accidentés : châssis, système d’armes, tourelleau ou encore liaison GPS, tout a été éprouvé », avait expliqué l’armée de Terre, à l’époque.

Le « combat collaboratif » étant au centre du programme SCORPION, il restait à mesurer l’efficacité du couple formé par le Griffon et le Système d’information du combat – Scorpion [SIC-S] lors d’une opération. Ce qui vient d’être fait, à l’occasion du premier « engagement majeur » du GTD Korrigan, selon le dernier compte-rendu de l’État-major des armées.

Ainsi, les Griffon du 3e RIMa ont été sollicités pour une « opération d’envergure » qui, menée pendant douze jours, a consisté à sécuriser 1000 km d’axe logistique entre Gao et Tombouctou. Une mission, souligne l’EMA, d’une « importance capitale dans le cadre de l’acheminement de ressources et de moyens au profit » de l’emprise située aux abords de la « ville aux 333 saints ».

Visiblement, le couple Griffon/SIC-S a tenu ses promesses.

« La grande mobilité et la fiabilité du Griffon ont permis au SGTD [sous-groupement tactique désert, ndlr] de se déplacer avec rapidité hors des pistes afin d’éviter les lieux propices aux engins explosifs improvisés », lit-on dans le compte-rendu.

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En outre, la manoeuvre a été rendue plus « fluide » grâce au SIC-S, celui-ci ayant permis au Poste de commandement [PC] Avant déployé sur le terrain et au PC Arrière établi à Gao de « suivre avec précision la situation tactique tout en bénéficiant de la rapidité de la transmission des ordres et des informations ». Et il a favorisé la « compréhension de la situation, la conduite des opérations et la coordination entre les unités » entre le chef de corps et les chefs de groupe.

Si l’engagement des Griffon est inédit, ce n’est cependant pas la première fois que le SICS, conçu par ATOS, est utilisé lors d’une opération. En effet, il l’avait déjà été en juillet dernier, lors d’une mission de contrôle de zone entre les secteurs de Bourem et d’Almoustarat, au nord de Gao.

Le SIC-S « dispose d’une cartographie partagée sur laquelle les obstacles décelés par les véhicules du GTD et les ordres apparaissent quasi instantanément. Le partage graphique de l’information a facilité la mise en place d’un dispositif de contrôle de zone mobile et réactif, dissuadant toute action des groupes armés terroristes [GAT] dans la région. Le système a ainsi montré d’emblée tous ses avantages : fluidité des échanges, adaptabilité dans la conduite et clarté des compte rendus », avait-il alors été expliqué.

Ya Rab Yeshua.

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http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2021/12/08/minusma-22630.html

Mali: 7 casques bleus tués ce mercredi (actualisé)

 

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/media/01/00/2581074834.2.jpg

Une attaque contre un convoi onusien a fait 7 tués et trois blessés, selon la Minusca. L'attaque contre le convoi a eu lieu dans la région de Bandiagara. C'est dans cette région qu'a eu lieu l'attaque contre un bus, le 4 décembre, attaque qui avait fait 38 morts parmi les civils.

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Par ailleurs, on a appris la mort, mardi, d'un Casque bleu de la Minusma qui a succombé à ses blessures à Dakar où il recevait des soins depuis deux semaines. Le 22 novembre, son véhicule avait heurté un engin explosif improvisé à 11 km du camp de la mission onusienne à Tessalit, dans le nord du pays.

L'attaque de ce jour s'ajoute à une liste déjà longue d'attaques récentes visant les forces internationales dont la Minusma.

Le 3 décembre, un convoi de la MINUSMA ralliant Kidal à Gao a été attaqué par des éléments non-identifiés. Un contractuel civil avait  été tué, un autre évacué. Voir mon post ici. Le convoi a été la cible de tirs à une centaine de kilomètres au nord-est de Bourem. 

Le 4 décembre, c'est une attaque au mortier qui a visé le camp des Casques bleus de Kidal, sans faire de dégâts. Le même jour, une attaque a également visé le camp d’Ansongo, au nord de Gao.

Le lendemain, 5 décembre, les emprises militaires de Gao ont été été visées par des tirs de mortiers. Selon la Muinusma, "ce sont des tirs de mortier lancés essentiellement du nord du camp" et qui ont laissé "quelques impacts avec des traces à l'intérieur", sans faire de victimes.

Le 6 décembre, c’est la base multinationale de Ménaka (sud-est) qui a essuyé des tirs de roquette. 

Ya Rab Yeshua.

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http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2021/12/10/l-ue-imposera-lundi-des-sanctions-au-groupe-russe-wagner-22636.html

L'UE imposera lundi des sanctions au groupe russe Wagner

 

L'Union européenne imposera, demain lundi, des sanctions à la société militaire privée russe Wagner, à laquelle les autorités maliennes envisageraient de faire appel face aux groupes djihadistes dans la bande sahélo-saharienne.

Cette SMP est déjà très active en RCA (voir mon récent post).

On lira ici le rapport du Service européen pour l'action extérieure (SEAE), daté du 15 novembre et diffusé le 22, sur le rôle des acteurs étrangers en RCA, dont le groupe Wagner. 

Trois entités et sept à huit individus liés à Wagner seront visés par ces mesures punitives dont la France a plaidé la mise en oeuvre pour violations des droits de l'homme. Les sanctions seront approuvées lundi lors du conseil européen des Affaires étrangères et publiées au Journal officiel de l'UE.

Nul doute que leurs effets seront très limitées.

Le président russe Vladimir Poutine s'est exprimé à plusieurs reprises à ce sujet, déclarant que cette société de sécurité privée constituée essentiellement d'anciens militaires ne représentait pas la Russie et n'était pas financée par l'Etat russe. En revanche, Moscou estime que toute sanction européenne contre ses ressortissants constitue une ingérence dans ses affaires intérieures susceptible de mesures de représailles.

Ya Rab Yeshua.

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http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2021/12/13/les-militaires-francais-ne-seront-plus-que-3 000-au-sahel-mi-22643.html

Les militaires français ne seront plus que 3 000 au Sahel mi-2022

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Daphné Benoît, de l'AFP, a rencontré le général Laurent Michon, le commandant de l'opération Barkhane. Il a confirmé que la France aura réduit d'ici six mois son contingent au Sahel, le faisant passer de plus de 5000 hommes actuellement à 3000 hommes, dans le cadre d'une vaste réorganisation de son dispositif militaire.

Voici un extrait de l'entretien:
Quel bilan dressez-vous de la réarticulation de l'intervention militaire française entamée il y a quelques mois? Quelles nouvelles mutations s'opéreront en 2022?
Nous sommes en train de terminer la première phase, à savoir le désengagement de l'extrême nord malien (Tombouctou, Kidal, Tessalit), en coopération à la fois avec les autorités maliennes, la Minusma (mission de l'Onu au Mali) et nos amis européens associés au sein de la force Takuba. Ce désengagement successif s'est passé aussi bien que possible. Sur ces sites, partagés avec la Minusma, le rapport de force militaire reste inchangé car nous avons été relevés par les forces maliennes (FAMa). La deuxième phase va débuter au prochain semestre: il s'agira de réarticuler à la fois le commandement et les forces, essentiellement au Mali. Et la transformation ne s'arrêtera pas là. Nous étions environ 5000 militaires français au Sahel à l'été 2021, nous serons environ 3 000 à l'été 2022".

Le général précise aussi qu'"il y aura beaucoup moins de forces conventionnelles et plus de forces spéciales dédiées au partenariat de combat, réunies au sein de la force européenne Takuba. Aujourd'hui, elle compte quasiment 900 hommes et les Européens continuent de frapper à la porte. C'est un succès politique pour le Sahel et le Mali de voir ces Européens s'engager à nos côtés. Takuba va voir son commandement déménager de Ménaka à Gao dans les six mois. La coopération sera accrue avec les partenaires locaux avec l'installation d'un PC avancé permanent à Niamey, plus près de nos partenaires".

Pour l'heure, le nouveau dispositif n'a pas encore été détaillé mais la transformation de Barkhane a déjà inclus le transfert des bases de Kidal, Tessalit et Tombouctou aux forces maliennes.

Combien de GTD existeront encore à l'été prochain? D'autres bases seront-elles évacuées et rétrocédées? Autant de questions dont les réponses sont attendues avec intérêt.

Ya Rab Yeshua.

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http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2021/12/14/transformation-de-barkhane-l-ema-remet-les-pendules-a-l-heur-22646.html

Après Kidal et Tessalit, Tombouctou à son tour rétrocédée par la force Barkhane

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L'EMA a apporté ce mardi quelques précisions sur la situation opérationnelle au Sahel et sur l'adaptation du dispositif Barkhane  avec le transfert des emprises du nord du Mali (photos AFP).

Cette mise au point intervient après les déclaration du général Michon à l'AFP (voir mon post ici) dont voici un extrait: "La deuxième phase va débuter au prochain semestre: il s'agira de réarticuler à la fois le commandement et les forces, essentiellement au Mali. Et la transformation ne s'arrêtera pas là. Nous étions environ 5000 militaires français au Sahel à l'été 2021, nous serons environ 3 000 à l'été 2022".

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D'abord, le redéploiement (et non pas "retrait") français a commencé avec la rétrocession des trois emprises françaises du nord Mali. La première phase de la "transformation" qui a démarré en septembre et a vu l'arrivée en BSS d'un renfort de 400 logisticiens, est donc terminée. Ce mardi soir, l'emprise de Tombouctou, libérée dans la liesse fin février 2013, sera officiellement rétrocédée aux forces maliennes (les FAMAs). 

Au total, l'évacuation de ces trois bases a vu le transfert vers le hub logistique de Gao de 500 conteneurs (dont 170 de Tombouctou), 102 véhicules et 425 soldats (dont une centaine de Tombouctou).

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Ensuite, l'EMA a précisé l'agenda et les effectifs. Début 2022, les effectifs de Barkhane tourneront autour de 4800 soldats. Ils seront abaissés à 4000 à l'été 2022 puis à environ 3000 à l'été 2023, selon l'EMA qui reste prudent sur le rythme de la décroissance des effectifs.

Cette baisse signifie que les "gros Groupements tactiques" qui étaient directement déployés et engagés face aux groupes armés terroristes (les GAT) vont disparaître au profit d'unités plus légères dédiées au partenariat de combat avec les armées alliées du Sahel. Pour autant, la France continuera à mener des opérations ciblées contre les chefs d’Al-Qaida et de l’État islamique au Grand Sahara.

Ces efforts de partenariat et de coopération seront bientôt pilotés de Niamey (Niger) où est déjà établie une base aérienne projetée avec des chasseurs, des drones, des avions de ravitaillement... Un groupement tactique vient de s'y installer et un PC va y être créé pour centraliser et commander les efforts  en matière de partenariat de combat avec les forces locales alliées et avec les forces françaises prépositionnées au Sénégal, en Côte d'Ivoire et au Gabon.

ServalBarkhane... Et bientôt...? L'opération militaire française au Sahel ne prend pas fin; mais elle évolue. Il serait donc compréhensible que son nom évolue aussi. Après Serval (2013-2014), après Barkhane, quel sera le nom choisi et peut-être annoncé par le président Macron lors de son prochain déplacement au Mali? 

Enfin, l'européanisation est en marche, insiste aussi l'état-major français. La force Takuba rassemble aujourd'hui des forces venant d'une dizaine de pays. D'autres Etats ont émis leur souhait de s'y associer; c'est le cas de la Grèce, de la Roumanie, de la Lituanie, de la Pologne, de la Slovaquie... Les processus politiques n'y sont pas tous avancés et le volume déployable varie d'un pays à l'autre. Mais la force, dont le PC ira s'établir à Gao au cours des prochaines semaines, se charpente et se renforce.

Cette européanisation est aussi perceptible dans le golfe de Guinée, zone désormais menacée par la poussée terroriste comme en témoignent des accrochages récents au Bénin.

Ya Rab Yeshua.

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http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2021/12/15/une-centaine-de-guetteurs-aeriens-tactiques-avances-deja-for-22650.html

Une centaine de guetteurs aériens tactiques avancés déjà formés par Barkhane

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Au Sahel, le dispositif militaire français évolue (voir mon post de mardi) mais il reste structuré autour de deux axes :
- la lutte contre les groupes armés terroristes, la France continuant donc à mener des opérations ciblées contre les chefs d’Al-Qaida et de l’État islamique au Grand Sahara, 
- la montée en puissance des armées partenaires.

Comme l'a expliqué l'EMA, il couvre trois dimensions :
- Coopération : former, entraîner, équiper et conseiller les armées partenaires, en s’appuyant sur le dispositif de partenariat militaire opérationnel existant à l’échelle régionale, notamment au sein des éléments français au Sénégal et des forces françaises en Côte d’Ivoire ;
- Partenariat de combat avec la force Takuba : accompagner les partenaires africains dans leurs opérations de lutte contre le terrorisme, grâce à l’effet démultiplicateur des détachements européens légers de forces spéciales qui composent la task force Takuba (principe d’autonomisation de la TF et de ses partenaires). Takuba, qui restera sous commandement français, sera au cœur de notre action collective au Sahel ;
- Réassurance : intervenir rapidement au profit des forces alliées ou partenaires, notamment avec des moyens aériens, grâce notamment aux guetteurs aériens tactiques avancés (GATA), formés par  des JTAC (Joint Terminal Attack Controller, les contrôleurs aériens avancés chargés de guider les aéronefs depuis le sol) de la force Barkhane.

Une centaine de GATA ont déjà été formés.

Début novembre, a eu lieu à Gao le 4e stage de cette année au profit des aspirants GATA des FAMAs et de la Minusma. 20 candidats ont été évalués pendant une semaine et seulement 10 d'entre eux retenus pour poursuivre la formation dispensée par le commandant (air) Gaël et 5 formateurs français (4 contrôleurs tactiques et un transmetteur).

Parmi les stagiaires maliens, le sergent-chef Daouda (à gauche sur la photo ci-dessus): "Avant il fallait trouver un téléphone pour demander un soutien aérien via nos chefs. Cette formation est très utile car elle nous permettra de guider un avion qui fait de l'appui. C'est un grand changement: on va pouvoir vaincre l'ennemi nous-mêmes et plus seulement grâce à la Barkhane".

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"Nous travaillons d'abord les bases de la topographie puis les transmissions", expliquait alors le commandant Gaël (à droite sur la photo ci-dessus). "On passe ensuite aux procédures radio spécifiques pour communiquer avec les équipages".

Une fois formé, ce groupe de futurs GATA sera déployé dans le nord du Mali, dans les postes des forces maliennes où les nouveaux GATA pourront continuer à travailler avec Barkhane dans le cadre de la réassurance. 

"Aujourd’hui, près de 50 % de l’activité aérienne de Barkhane est réalisée au profit des seules forces armées maliennes. 138 missions de réassurance ont été conduites au profit des armées maliennes au cours des 9 dernières semaines", a précisé l'EMA.

Ya Rab Yeshua.

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https://francais.rt.com/international/93783-apres-heurts-autour-convoi-barkhane-president-nigerien-exige-enquete-francaise

Après les heurts autour du convoi de Barkhane, le président nigérien exige une enquête française

Le président nigérien Mohamed Bazoum a «exigé des autorités françaises» une enquête sur les heurts survenus le 27 novembre sur la route du convoi militaire de la force Barkhane, au cours desquels trois personnes ont été tuées selon Niamey.

Après les heurts autour du convoi de Barkhane, le président nigérien exige  une enquête française — RT en français

«S'agissant des militaires français, j'ai exigé des autorités françaises qu'elles ouvrent une enquête en vue de sanctionner ceux qui ont été coupables d'actes répréhensibles», a expliqué le président nigérien dans un message radio-télévisé le 17 décembre, à l'occasion du 63e anniversaire de la proclamation de la république dans cette ancienne colonie française.

Ce convoi militaire français parti de la capitale économique ivoirienne Abidjan devait rejoindre Gao au Mali, comme cela se produit fréquemment depuis le début de l'intervention française au Sahel en 2013.

Mais il est devenu un symbole de l'hostilité à l'engagement armé de la France au Sahel, qui grandit notamment au Mali et au Burkina Faso. 

Situer les différentes responsabilités

Le convoi avait d'abord été bloqué et caillassé à Kaya, dans le centre du Burkina Faso, avant de reprendre sa route quelques jours plus tard et d'être à nouveau interrompu par des manifestants en colère à Téra, dans l'ouest du Niger.

Plusieurs d'entre eux avaient été tués, dans des tirs imputés aux forces nigériennes par certains, françaises par d'autres. Selon Mohamed Bazoum, «des dysfonctionnements fâcheux» du «dispositif du maintien de l'ordre», qui était «largement insuffisant» pour «assurer le passage du convoi militaire français», sont à l'origine de ces heurts.

Il a par ailleurs affirmé avoir «ordonné une enquête» par les «services compétents» nigériens «afin d'identifier ces dysfonctionnements et situer les différentes responsabilités».

De bonnes relations entre Paris et Niamey

Le bilan officiel nigérien a fait état de trois morts et 17 blessés parmi les manifestants. De son côté, le colonel français Pascal Ianni avait confirmé deux décès le 28 novembre, avant que le ministère de l'Intérieur nigérien rapporte la mort en hôpital d'une troisième personne qui avait été blessée durant les événements.

Le convoi avait pu reprendre la route pour finalement arriver à Gao. A l'époque, le ministère nigérien de l'Intérieur avait expliqué que «des manifestants très violents» avaient bloqué le convoi sous escorte de la gendarmerie nigérienne. Il ajoutait, sans préciser s'il faisait référence à la gendarmerie ou à la force Barkhane, que «dans sa tentative de se dégager elle [avait] fait usage de la force».

Après ces incidents, le président nigérien avait changé le ministre de l'Intérieur, Alkache Alhada, ainsi que le Haut commandant de la Gendarmerie nationale, le général Salifou Wakasso, sans explication.

Le Niger doit faire face aux attaques régulières et meurtrières de groupes djihadistes liés à Al-Qaïda et Daesh.

Frontalier du Burkina Faso et du Mali, il est un point de passage régulier de la force française qui va alléger son empreinte en réduisant ses effectifs de plus de 5 000 soldats aujourd'hui, à 3 000 militaires en 2022. Contrairement aux relations entre la France et le Mali qui se sont tendues ces derniers mois, les rapports entre Niamey et Paris sont au beau fixe.  Mohamed Bazoum avait même exprimé, alors que le convoi allait arriver au Niger, sa «reconnaissance» envers la France dont il saluait les «sacrifices». 
 

Ya Rab Yeshua.

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http://www.opex360.com/2021/12/21/un-chef-jihadiste-implique-dans-une-attaque-ayant-coute-la-vie-a-six-francais-au-niger-a-ete-elimine-par-barkhane/

Un chef djihadiste impliqué dans une attaque ayant coûté la vie à six Français au Niger a été éliminé par Barkhane

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Le 9 août 2020, six travailleurs humanitaires français de l’ONG Acted et leur deux guides nigériens furent assassinés alors qu’ils effectuaient une excursion dans le parc animalier Kouré, dans le sud de la région de Tillabéri, au Niger.

Puis, la traque des auteurs de cette attaque, lancée immédiatement après la découverte des victimes, ne donna rien, malgré la mobilisation des forces armées nigériennes pour ratisser la zone et l’intervention de Mirage 2000D de Barkhane. En France, une enquête fut ouverte et confiée à la Direction générale de la sécurité intérieure [DGSI], en co-saisine avec la Sous-direction antiterroriste [SDAT].

Cette attaque sera revendiquée, plus tard, par l’État islamique au grand Sahara [EIGS].

Depuis, l’organisation jihadiste a subi de lourds revers face à la force françaises Barkhane. Son chef Adnan Abou Walid al-Sahraoui, suspecté d’avoir ordonné lui-même l’attaque de Kouré, a été éliminé en août dernier. De même que plusieurs de ses lieutenants de premier rang.

« L’EIGS est en recomposition après l’élimination de certains chefs. Les chefs subalternes sont en train de discuter pour rebâtir une hiérarchie. C’est du temps gagné pour les forces maliennes et nigériennes. On peut espérer qu’il ne se recompose pas aussi facilement que cela même si je suis persuadé qu’il y arrivera », a récemment commenté le général Laurent Michon, le commandant de la force Barkhane.

En tout cas, l’un de ces « chefs subalternes » de l’EIGS vient d’être à son tour éliminé par une frappe aérienne effectuée par Barkhane – probablement avec un drone MQ-9 Reaper – au nord de la ville de Tillabéry. C’est en effet ce qu’a annoncé l’État-major des armées [EMA], ce 21 décembre.

« Les forces françaises de l’opération Barkhane ont conduit une opération visant un chef de groupe de l’EIGS. Au cours de cette opération, en étroite coordination avec les autorités nigériennes, la Force Barkhane a neutralisé Soumana Boura. Après l’avoir localisé dans une zone sanctuaire de l’EIGS au nord de la ville de Tillabéri, puis formellement identifié, il a été neutralisé par une frappe aérienne. Un groupe commando a ensuite été héliporté pour reconnaître et fouiller la zone de la frappe », a en effet expliqué l’EMA.

Selon ce dernier, Soumana Boura était à la tête d’une groupe fort de plusieurs dizaines de combattant actifs et implanté dans les secteurs de Gober Gourou et de Firo, dans l’ouest du Niger. Et il était surtout l’un des auteurs de l’attaque contre les humanitaires français et leurs accompagnateurs nigériens.

« Il faisait en effet partie du commando qui, sur ordre Abou Walid Sahraoui, neutralisé par la Force Barkhane en août 2021, a exécuté froidement 8 personnes, 6 Français et leurs 2 accompagnateurs nigériens, dans le parc de Kouré, au sud-est de Niamey. Il avait filmé l’exécution et en avait assuré la médiatisation », a avancé l’EMA, pour qui l’élimination de Soumana Boura « conforte la stratégie militaire mise en œuvre depuis le sommet de Pau en janvier 2020 » et « permet en particulier de lutter contre l’expansion de l’EIGS et de l’empêcher de prendre le contrôle de certaines parties de la région des Trois Frontières [Burkina Faso-Niger-Mali] ».

Ya Rab Yeshua.

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http://www.opex360.com/2021/12/25/le-gouvernement-malien-dement-larrivee-du-groupe-wagner-mais-pas-celle-de-formateurs-russes/

Le gouvernement malien dément l’arrivée du groupe Wagner… mais pas celle de « formateurs russes »

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Quand, en septembre dernier, l’agence Reuters rapporta l’existence de discussions entre le groupe paramilitaire russe Wagner [proche du Kremlin] et les autorités maliennes de transition, celles-ci répondirent en disant « s’étonner » et « s’interroger » sur des « allégations basées uniquement sur des rumeurs et des articles de presse commandités s’inscrivant dans le cadre d’une campagne de dénigrement [du Mali] et de diabolisation de [ses] dirigeants ».

Seulement, quelques jours plus tard, le chef du gouvernement malien de transition, Choguel Kokalla Maïga, fit valoir que Bamako devait « explorer les voies et moyens pour mieux assurer la sécurité de manière autonome avec d’autres partenaires », après avoir accusé la France d’abandonner son pays « en plein vol », suite à l’annonce de la réorganisation de son dispositif militaire au Sahel.

Puis, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, confirma à demi-mots l’existence de négociations entre Bamako et le groupe Wagner. Ou, du moins, en laissa-t-il le sentiment. « Les autorités maliennes se sont tournées vers une société militaire privée russe parce que, si je comprends bien, la France veut réduire significativement ses forces militaires qui devaient combattre les terroristes à Kidal. […] Tout cela se fait sur une base légitime », entre un « gouvernement légitime, reconnu par tous » et des entités qui « fournissent des services à travers des spécialistes étrangers », avait-il affirmé, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies. Et d’ajouter : « Nous n’avons rien à voir avec cela ».

Or, comme en Centrafrique, l’action de la France au Mali était alors la cible [comme c’est d’ailleurs le cas actuellement] d’une campagne de dénigrement visiblement orchestrée depuis la Russie, avec l’appui d’acteurs locaux, comme, par exemple, le mouvement « Yèrèwolo debout sur les remparts », qui demande le retrait de Barkhane au profit des Russes.

On en était là quand, le 23 décembre, quinze pays, dont la France, ont signé un communiqué pour dénoncer l’arrivée du groupe Wagner au Mali. Et, selon une source gouvernementale française citée par l’AFP, il aurait été constaté des « rotations aériennes répétées avec des avions de transport militaire appartenant à l’armée russe, des installations sur l’aéroport de Bamako permettant l’accueil d’un chiffre significatif de mercenaires, des visites fréquentes de cadres de Wagner à Bamako et des activités de géologues russes connus pour leur proximité avec Wagner ».

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Ce que le gouvernement de transition malien a nié à nouveau, via un communiqué publié le 24 décembre au soir et signé par le colonel Abdoulaye Maiga, son porte-parole [et également ministre l’Administration territoriale]. Selon ce texte, celui-ci apporte en effet « un démenti formel à ces allégations sans fondement » sur « un prétendu déploiement des éléments d’une société de sécurité privée au Mali ». Et d’exiger que « des preuves » sur la présence de celle-ci à Bamako « lui soient apportées par des sources indépendantes ».

Cependant, le gouvernement malien admet que des « formateurs russes sont présents au Mali, dans le cadre du renforcement des capacités opérationnelles des Forces de défense et de Sécurité nationales », au même titre que la mission européenne de formation EUTM Mali.

« Le gouvernement demande à être jugé sur des actes plutôt que sur des rumeurs et tient à rappeler que l’État malien n’est engagé que dans un partenariat d’État à État avec la Fédération de Russie, son partenaire historique », poursuit le communiqué.

Ce texte ne s’attarde pas que sur ces « formateurs russes » présents au Mali. Étant donné que Bamako a récemment reçu des hélicoptères Mil Mi-17, on pourrait penser qu’il s’agit de techniciens et d’instructeurs dont la mission consisterait à former les militaires maliens à utiliser de tels matériels. Mais la référence à l’EUTM Mali en donne un autre éclairage, dans la mesure où cette mission européenne est notamment chargée d’appuyer la formation des forces armées maliennes ainsi que de leur fournir des formations et conseils pour le commandement, le contrôle, la chaîne logistique et les ressources humaines.

Ya Rab Yeshua.

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http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2021/12/23/l-allemagne-22673.html

L'Allemagne veut revoir son dispositif au Sahel

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Au Mali, va-t-on vers un départ des soldats allemands ? Berlin ne l’exclut pas. En cause, la situation sécuritaire dégradée dans le pays, selon la ministre de la Défense, Christine Lambrecht. Celle-ci n’a toutefois pas donné de détails sur le pays qui pourrait accueillir le millier de soldats de la Bundeswehr présents au Mali d'une part dans le cadre de la Minusma et d'autre part au sein de l’EUTM, la mission européenne de formation.

Au Sahel, les forces allemandes sont aussi présentes au Niger, à Tillia, dans le cadre de l'opération Gazelle

Sur le site de Tillia, l'armée allemande a fait installer des shelters pour protéger les hélicoptères de ses forces spéciales récemment délocalisés au Niger. Ces engins sont de type H145M. Fin mars, trois de ces hélicoptères ont été transférés en Afrique par un Airbus A400M. Le contrat pour la fourniture des tentes de hangar déplaçables "LUH SOF" a été signé avec Papp MLS GmbH, une entreprise d'Ottobrunn près de Munich. Les hélicoptères déployés proviennent du Helicopter Squadron 64 (HSG 64) de Laupheim et font partie des forces spéciales de la Bundeswehr. 

A propos d'hélicoptères...
Des NH90 allemands sont sur place déjà au Mali. Depuis le 30 novembre, ces quatre NH90 remplacent les deux hélicoptères de la société allemande Global Helicopter Service GmbH qui  étaient déployés dans le cadre d'un marché avec l'Agence de défense européenne. Il s'agissait d'un H225 et d'un Bell 412 qui étaient utilisés pour des missions d'évacuation médicale depuis un an. Ils étaient basés à Gao (photo ci-dessous GHS).

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GHS déploie, par ailleurs, au Niger (à Niamey), un Beechcraft 1900D pour des EVASAN.

Enfin, on parle aussi de l'envoi d'hélicoptères lourds allemands au Sahel. Il s'agira de CH-53 qui rejoindront Gao à l'été 2021. Ces appareils viendront de la base aérienne de Diepholz. 

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2021/12/27/mali-le-kremlin-reaffirme-son-droit-a-fournir-une-assistance-22675.html

Le Kremlin réaffirme son droit à fournir une assistance active à ses partenaires maliens

 

La Russie va continuer de fournir une aide militarisée au Mali via des filières étatiques, selon un haut responsable de la diplomatie russe cité ce lundi par l'agence RIA: "Nous continuerons de défendre les intérêts légitimes de Bamako aux Nations unies ainsi que de fournir une assistance active à nos partenaires maliens dans les sphères militaires et militaro-techniques dans le cadre des filières étatiques", a déclaré Piotr Ilichev, directeur du service du ministère russe des Affaires étrangères pour les organisations internationales. Dans cet entretien, le diplomate a expliqué que les dirigeants au pouvoir au Mali pouvaient coopérer avec les partenaires de leur choix pour combattre les insurgés islamistes, la réduction des effectifs de l'opération Barkhane risquant, selon Moscou, de déstabiliser davantage la région.

Le 24 décembre, Bamako, par la voix du porte-parole du gouvernement, avait affirmé que des personnels russes, relevant de l'Etat russe, étaient bien présents sur le territoire malien (lire le communiqué ci-dessous). 

Le porte-parole a aussi répondu aux "accusations occidentales" (lire mon post ici) concernant la "prétendue" présence de mercenaires russes, du groupe Wagner, sur le territoire malien:

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Les liens avec l'Etat russe sont notoires. Ainsi, en octobre dernier, un avion cargo parti de Russie a livré quatre hélicoptères, des armes et des munitions au Mali, une opération réalisée selon les autorités maliennes intérimaires dans le cadre d'un accord commercial conclu entre les deux pays.

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Ces hélicoptères ont été officiellement remis à l'armée de l'Air malienne le 26 novembre. "En présence de l'ambassadeur de la Russie au Mali", précise le communiqué des FAMAs. Ces quatre hélicoptères sont basés sur la BA de Sénou, à Bamako.

Quel statut?
On peut toutefois se poser une question sur le statut des personnels russes qualifiés de "formateurs" déjà déployés au Mali. Sont-ils membres des forces armées russes? Ou bien sont-ils des employés privés travaillant pour des entreprises sous contrat avec l'Etat russe, comme de nombreux contractors qui sont sous contrat avec un Etat et qui remplissent des missions de formation, de soutien logistique, de renseignement, de sécurité etc. dans un cadre légal? Des clarifications sont donc attendues sur le statut de ces personnels russes que l'on trouve déjà à Bamako et à Sévaré. Une telle clarification contribuerait à la transparence. 

Si devait avoir lieu au Mali un éventuel autre déploiement de personnels russes, chargés eux de missions de sécurité des biens et des personnes, les Etats malien et russe auraient tout intérêt à clarifier la nature de leur statut et de leurs prestations.

Ya Rab Yeshua.

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  • 2 weeks later...

http://www.opex360.com/2022/01/05/lallemagne-pourrait-mettre-un-terme-a-son-engagement-militaire-au-mali/

L’Allemagne pourrait mettre un terme à son engagement militaire au Mali

Outre-Rhin, le débat sur l’engagement militaire de l’Allemagne au Mali n’est pas nouveau. Mais, ces derniers jours, il s’est encore accentué après les propos de Christine Lambrecht, la ministre allemande de la Défense, ceux de Eva Högl, la commissaire parlementaire auprès de la Bundeswehr [forces armées allemandes].

Pour rappel, l’Allemagne compte environ 1350 soldats au Mali, répartis entre la mission de formation des forces armées maliennes [FAMa] conduite par l’Union européenne [EUTM Mali] et la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali [MINUSMA].

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Par ailleurs, au Sahel, la Bundeswehr conduit également la mission « Gazelle », laquelle mobilise des nageurs de combat de la Deutsche Marine [Verwendungsgruppe 3402] pour former les forces spéciales nigériennes. Par commodité, elle a été intégrée à la participation allemande à l’EUTM Mali.

Peu avant Noël, Mme Lambrecht a évoqué une redéploiement des instructeurs militaires allemands de l’EUTM Mali au Niger, par souci de sécurité.

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« La sécurité de nos soldats est pour moi la première des priorités. […] Au Mali, la Bundeswehr a pour mission de former l’armée locale. Nous devons maintenant vérifier si l’entraînement des soldats maliens n’est pas possible de la même façon, et même en mieux, dans un autre endroit, plus sûr pour nos soldats », a en effet affirmé Mme Lambrecht dans les colonnes de Bild am Sonntag, peu après avoir pris ses nouvelles fonctions.

Mais au-delà des considérations autour de la sécurité, cet éventuel redéploiement du Mali vers le Niger pourrait évidemment être motivé par l’arrivée – présumée – du groupe paramilitaire russe Wagner à Bamako.

Si les autorités maliennes ont démenti avoir passé un accord avec celui-ci, il n’en demeure pas moins que des mouvements aériens inhabituels posent question, des avions militaires russes ayant enchaîné les rotations entre Moscou et Bamako. C’est notamment le cas du Tu-154 qui, immatriculé « RA-85042 », est utilisé par l’unité aérienne 223 des forces russes, laquelle a été soupçonné par les Nations unies d’avoir transporté des mercenaires de Wagner en Libye.

Quoi qu’il en soit, la commissaire parlementaire auprès de la Bundeswehr a ensuite enfoncé le clou, après avoir passé les derniers jours de décembre 2021 au Sahel, a appelé le gouvernement allemand à revoir les opérations menées dans la région, voire à envisager un retrait du Mali.

S’agissant de la MINUSMA, « beaucoup dépendra de l’évolution de la situation au Mali. La mission est de sécurisé le traité de paix [les accords d’Alger entre Bamako et les indépendantistes du nord du Mali, ndlr] et de restaurer les structures étatiques », a commencé par expliqué M. Högl dans un entretien donné à l’agence DPA. « Il y a eu second d’État [en mai 2021, ndlr]. Quand j’étais là-bas, l’élection [prévue en février 2022] venait d’être annulée et reportée à une date indéterminée. [Aussi], je mets un gros point d’interrogation sur cette mission », a-t-elle dit.

Effectivement, en décembre, les Assises de la refondation malienne ont recommandé de prolonger la transition de six mois à cinq ans, sans fixer de date pour la tenue d’élections. Ce qui signifie que la junte a l’intention de garder le pouvoir… Et cela coïncide avec les informations faisant état de l’arrivée de Wagner.

Quant à l’EUTM Mali, Mme Högl a plaidé en faveur d’un redéploiement vers le Niger, où elle a eu « l’impression » que « malgré les difficultés, ce pays présente plus de possibilités en termes d’accompagnement et de formation qu’il n’y en a au Mali ». Et de souligner que, au Niger, il « existe une démocratie semi-établie avec des élections et un gouvernement qui s’attaque aux problèmes ».

Ya Rab Yeshua.

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http://www.opex360.com/2022/01/06/mali-premier-accrochage-entre-des-jihadistes-et-des-instructeurs-militaires-russes/

Premier accrochage entre des jihadistes et des « instructeurs militaires » russes ?

Le 23 décembre, quinze pays, dont la France, ont signé un communiqué pour dénoncer l’arrivée du groupe paramilitaire russe Wagner [proche du Kremlin] au Mali. Et, une source gouvernementale française, citée par l’AFP, a ensuite expliqué qu’il avait été constaté des « rotations aériennes répétées » entre Moscou et Bamako avec des « avions de transport militaires appartenant à l’armée russe ». Ce que les sites de suivi du trafic aérien ont permis d’accréditer.

Évidemment, le recours aux services de Wagner par les autorités maliennes de transition mettrait la France devant un dilemme : laisser le champ libre au groupe paramilitaire russe en mettant un terme à ses opérations de contre-terrorisme ou bien prendre le risque de placer ses troupes dans des situations impossibles ? En outre, la présence au Mali du groupement européen de forces spéciales « Takuba » pourrait être de facto compromise. De même que la mission de formation des forces maliennes EUTM Mali.

Quoi qu’il en soit, le gouvernement malien a démenti, plus tard, toute présence du groupe Wagner sur son sol… tout en admettant, cependant, celle de « formateurs russes », au titre du « renforcement des capacités opérationnelles des Forces de défense et de Sécurité nationales ».

Et, effectivement, selon des témoignages « concordants » recueillis par RFI, des convois ont quitté Bamako en direction de Ségou et de Sévaré [centre du Mali] avec « plusieurs » hommes blancs en treillis à bord des véhicules. Mais il n’est possible d’affirmer qu’il s’agit de ressortissants russes. « Nous avons les mêmes informations. . Et nous pensons que ce sont des hommes de Wagner, mais nous n’avons pas de preuve irréfutable », a en effet admis un officier français. En revanche, a-t-il continué, « nous avons aussi des informations sur la présence d’un ou plusieurs géologues proches de Wagner à Ségou, Kayes et Sikasso ».

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En tout cas, et d’après plusieurs témoignages recueillis par Wassim Nasr [France24] et RFI, un convoi des Forces armées maliennes [FAMa], accompagné par des « éléments » a priori russes, est tombé dans une embuscade, probablement mené par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans [GSIM ou JNIM, lié à al-Qaïda] après l’explosion d’un engin explosif improvisé [EEI] à son passage, alors qu’il circulait près de la localité de Mandoli, dans le centre du Mali.

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Durant cet accrochage, qui a eu lieu 3 janvier, l’un des « formateurs » russes présumés aurait été blessé. Selon France24, il aurait ensuite été évacué vers Sévaré.

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Du côté malien, rien n’a filtré, pour le moment, au sujet de cette embuscade. D’habitude, en pareilles circonstances, les FAMa ne tardent pas à faire état de leurs pertes, ainsi que de celles infligées aux terroristes. Ce qui, d’après Wassim Nasr, semble être le cas, le journaliste de France24 ayant fait état de « plusieurs morts » des deux côtés.

« Les jihadistes du JNIM se sont probablement attaqué aux FAMa pendant un cours d’instruction donné en présence d’instructeurs russes. La réponse des forces armées maliennes était en conséquence et n’a pas fait dans le détail selon des témoignages locaux », a-t-il ainsi affirmé via Twitter.

 

Photo : FAMa

http://www.opex360.com/2022/01/07/mali-les-soldats-francais-partis-les-instructeurs-militaires-russes-sont-arrives-a-tombouctou/

Les soldats français partis, les « instructeurs militaires » russes sont arrivés à Tombouctou

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Lors du dernier point presse hebdomadaire du ministère des Armées, le 6 janvier, le colonel Pascal Ianni, le porte-parole de l’État-major des armées [EMA] n’a pas souhaité commenter l’accrochage ayant eu lieu près de la localité de Mandoli [centre du Mali] entre un groupe terroriste et les Forces armées maliennes [FAMa] et au cours duquel un « instructeur militaire » russe aurait été blessé.

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« Nous sommes dans des compartiments de terrain complètement distincts, donc la force Barkhane n’a pas été impliquée dans cet incident, si tant est qu’il ait bien eu lieu » a en effet déclaré le colonel Ianni. En tout cas, plusieurs sources, dont un influent élu local cité par l’AFP, ont confirmé cet accrochage, qui aurait fait plusieurs morts parmi les jihadistes [appartenant probablement à la katiba Macina, membre du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans] et les FAMa.

Quoi qu’il en soit, la présence de ces « instructeurs militaires » russes au Mali est de plus en plus visible. Pour autant, on ignore s’il s’agit de mercenaires du groupe paramilitaire Wagner [proche du Kremlin] comme le soupçonnent la France et les États-Unis, ou si ce sont des militaires « réguliers », c’est à dire relevant du ministère russe de la Défense, comme le prétend Bamako.

Sollicité par l’AFP, un responsable militaire malien a évalué à environ 400 le nombre de ces « instructeurs » russes actuellement présents au Mali. « Vous parlez de mercenaires, C’est votre affaire. Pour nous, se sont des instructeurs russes », a-t-il. Un autre a assuré que ceux-ci sont déployés dans « plusieurs parties » du pays.

Comme semble être le cas au camp militaire de Sofara, situé au sud de Mopti et à l’ouest de la région dite des trois frontières, où la force Barkhane se redéploye, avec ses partenaires européens du groupement Takuba. À noter que, le 28 décembre, elle y a conduit une opération aéroterrestre ayant abouti à la « neutralisation » d’une quinzaine de terroristes, à une vingtaine de kilomètres de Baraboulé, au Burkina Faso.

En tout cas, signe qu’elles entendent mettre le couvercle sur ce qu’il s’y passe, les autorités maliennes ont protesté contre le survol du camp de Sofara par un aéronef de la Mission des Nations unies au Mali [MINUSMA], en début de semaine. Et un responsable malien a confirmé qu’il a été demandé, « avec fermeté », à cette dernière de ne plus envoyer d’avions au-dessus de cette emprise militaire. « Si cela ça se répète, nous prendrons nos responsabilités », a-t-il prévenu, selon l’AFP.

Des « instructeurs militaires » russes – plusieurs dizaines – sont aussi présents à Tombouctou, que la force Barkhane a quitté le 14 décembre dernier, dans le cadre de la réorganisation de son dispositif au Sahel. Un responsable malien a soutenu qu’il s’agissait de formateur ayant la tâche d’assurer, en quelque sorte, le service « après-vente » d’équipements de facture russe. Sans doute les hélicoptères Mil Mi-17 récemment livrés aux FAMa, lesquelles ont également reçu, en décembre, des blindés BRDM-2 et BTR-70 ainsi que des VN2C produits par le groupe chinois NORINCO (ci-dessous).

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« Ça s’appelle le service après-vente. Nous avions acquis du matériel militaire auprès de la Russie et des instructeurs russes sont à Tombouctou pour former nos troupes. Où est le problème ? », a ainsi déclaré un officier malien à RFI, qui, par ailleurs, rapporte que des témoins ont vu ces « instructeurs russes » à bord d’un véhicule circulant non loin du camp rétrocédé aux FAMa par Barkhane le mois dernier.

Ya Rab Yeshua.

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http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2022/01/08/igor-sacha-dimitri-tous-les-russes-du-mali-ne-s-appellent-pa-22705.html

Igor, Sacha, Dimitri : tous les Russes du Mali ne s'appellent pas Wagner

 

Extrait d'une dépêche de l'AFP du 7 janvier:
"De nombreux instructeurs russes ont été déployés au Mali ces dernières semaines, notamment sur la base de Tombouctou (nord) récemment quittée par les forces françaises, ont indiqué des responsables militaires maliens, en pleine querelle avec les partenaires internationaux sur le déploiement d'un groupe de mercenaires russe. Un de ces responsables a répondu par l'affirmative à la possibilité que ces instructeurs soient désormais au nombre d'environ 400 à travers le pays. Des militaires russes étaient déjà présents dans le pays par exemple pour assurer la maintenance d'équipements, mais ils étaient peu visibles en tant que tels." Une autre dépêche du même jour, de l'agence Reuters, donne les mêmes informations.

L'AFP poursuit:
"L'arrivée assumée d'un certain nombre d'instructeurs russes conforte le soupçon largement partagé du recours par les autorités maliennes, malgré leurs dénégations, aux services du sulfureux groupe paramilitaire Wagner. Cette suspicion est nourrie par les lignes réputées floues entre Wagner et Moscou."

"Conforte" certes, mais ne confirme pas la présence d'employés de la SMP Wagner, qu'ils soient sous contrat avec les autorités russes (comme des SMP anglo-saxonnes le sont avec des donneurs d'ordre gouvernementaux dans le cadre de marchés officiels et publics) ou avec le régime malien que la France, entre autres, juge "illégitime".

Certes Moscou et Bamako entretiennent un (certain) flou (certain) sur le statut des personnels russes déployés sur le territoire malien et sur leurs missions. Pour autant, il ne s'agit pas de diaboliser la présence russe en la réduisant systématiquement à un déploiement de mercenaires. Ou de vouloir à tout prix la démontrer en agrémentant des articles sans grande substance avec des photos de FS françaises (non, n'importe quelle photo de Blancs en treillis ne fait pas l'affaire!) ou en piochant dans la boîte à fake news.

Pour l'heure, des Russes assurent des prestations de soutien logistique et de formation pour le compte des FAMAs.

Peut-être des personnels civils de la société Wagner sont-ils déployés au Mali mais aucun élément tangible ne démontre formellement un tel engagement de civils sous contrat avec une entité commerciale russe. 

Evitons l'hystérie. Au boulot...

Ya Rab Yeshua.

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http://www.opex360.com/2022/01/12/mali-barkhane-et-takuba-risquent-de-se-trouver-dans-une-position-intenable/

Barkhane et Takuba risquent de se trouver dans une position intenable

Issu d’un coup d’État mené en deux temps [en août 2020 et en mai 2021], le gouvernement malien de transition aurait dû organiser des élections en février, pour ensuite remettre leur pouvoir aux civils. Seulement, il en a décidé autrement…

Alors que se déploient dans le nord et le centre du Mali des « formateurs militaires » russes dont on ignore le statut exact [mercenaires ou membres des forces armées russes?], la junte malienne a finalement estimé que les élections pourraient attendre au moins cinq ans de plus, le temps de mettre un terme aux violences [terroristes, communautaires, etc] qui minent le pays et de mener à bien des réformes, dont celle de la Constitution.

Étant donné que le gouvernement malien de transition ne respectera donc pas le calendrier sur lequel il s’était engagé, la Communauté économiques des États d’Afrique de l’Ouest [Cédéao] a décidé de sanctionner Bamako sévèrement, lors d’un sommet extraordinaire organisé à Accra [Ghana], le 9 janvier.

Ainsi, les mesures prises prévoient le rappel des ambassadeurs des pays membres de l’organisation en poste à Bamako, la fermeture des frontières, la suspension de toutes les transactions commerciales et financières [à l’exception des produits alimentaires, pharmaceutiques et énergétiques], le gel des avoirs de l’État malien dans les banques centrales et les banques commerciales des pays de la Cédéao ainsi que la suspension de toute aide financière.

Le gouvernement de transition malien n’a pas manqué de réagir, en annonçant aussi la fermeture de ses frontières avec les autres États membres de la Cédéao… Ce qui risque évidemment de compliquer – mais pas d’empêcher – les opérations menées par la force française Barkhane et le groupement européen de forces spéciales Takuba dans la région dite des « trois frontières », car située aux confins du Mali, du Niger et du Burkina Faso.

« Le gouvernement du Mali condamne énergiquement ces sanctions illégales et illégitimes » et « regrette que des organisations sous-régionales ouest-africaines se fassent instrumentaliser par des puissances extra-régionales aux desseins inavoués », a ainsi répondu le colonel Abdoulaye Maïga, le porte-parole du gouvernement malien, précisant que Bamako avait aussi décidé de rappeler ses ambassadeurs en poste dans les pays de la Cédéao.

Cela étant, le colonel Maïga s’est gardé de nommer ces « puissances extra-régionales » qui auraient « inspiré » la Cédéao… En tout cas, les sanctions prises par celle-ci ont été soutenues par le président français, Emmanuel Macron… qui, le 10 janvier, a précisé qu’elles seraient complétées par celles que s’apprêtent à prendre les membres de l’Union européenne, ainsi que par les États-Unis et le Royaume-Uni.

En revanche, la Russie et la Chine ont apporté leur soutien au gouvernement de transition malien, en bloquant un projet de texte soumis au Conseil de sécurité des Nations unies par la France afin d’appuyer les sanctions décidées par la Cédéao.

Dans le même temps, lors d’une audition à l’Assemblée nationale, et après avoir loué un dialogue « sérieux et exigeant » avec Moscou, comme l’avait souhaité M. Macron en août 2019, le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian a accusé le groupe paramilitaire russe Wagner – et, par extension, la Russie, de « soutenir » la junte malienne.

« Wagner est là pour soutenir la junte mais en faisant croire qu’ils viennent combattre le terrorisme », a dit le ministre aux députés de la commission des Affaires étrangères. « Cette junte illégale se proposait de tenir en otage la population malienne » pendant cinq ans, a-t-il ajouté, avant d’accuser Moscou de mentir au sujet de ce groupe paramilitaire qui, dit-on, a ses entrées au Kremlin.

« Lorsqu’on interroge nos collègues russes sur Wagner, ils déclarent ne pas [en] connaître l’existence. Quand il s’agit de mercenaires qui sont d’anciens combattants russes, qui ont des armes russes, qui sont transportés par des avions russes, il serait quand même étonnant que les autorités russes ne le sachent pas », a fait valoir M. Le Drien. « Nous vivons dans le mensonge », a-t-il insisté.

En attendant, la force Barkhane et le groupement Takuba [ainsi que l’EUTM Mali, la mission conduite par l’UE pour former l’armée malienne] risquent de se trouver dans une position intenable [si ce n’est déjà le cas]… Surtout si la junte malienne choisit l’épreuve de force avec les membres de la Cédéao, dont certains font par ailleurs partie du G5 Sahel [Burkina Faso et Niger, ndlr], et… la France.

Si les « instructeurs » russes ne sont pas déployés dans la zone où les militaires français et européens sont engagés, il n’en reste pas moins que cette « cohabitation » est une source de problèmes potentiels, notamment dans le cas où les premiers commettent des exactions [et les « mercenaires » de Wagner, s’il s’agit vraiment d’eux, ne sont pas connus pour prendre des gants…]. Et il serait singulier que Barkhane et Takuba opèrent aux côtés de forces armées maliennes [FAMa] qui relèvent d’un gouvernement en bisbilles avec Paris et ses partenaires européens. Bref, on a connu des situations plus limpides…

Quoi qu’il en soit, M. Macron a de nouveau insisté, le 10 janvier, sur la « coopération inédite » des membres de l’UE avec les pays du Sahel et la communauté internationale pour lutter contre les groupes jihadistes. « Nous allons continuer » à « européaniser notre approche » et à la « régionaliser », ce que confirmeront « les décisions des prochaines semaines », a-t-il dit.

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Ya Rab Yeshua.

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http://www.opex360.com/2022/01/14/ayant-confirme-son-retrait-de-takuba-la-suede-sinterroge-sur-sa-participation-a-la-mission-de-lonu-au-mali/

Ayant confirmé son retrait de Takuba, la Suède s’interroge sur sa participation à la Mission de l’ONU au Mali

Depuis bientôt un an, environ 150 militaires des forces spéciales suédoises forment l’ossature de la Force de réaction rapide [QRF – Quick Reaction Force] du groupement européen de force spéciales « Takuba » qui, créé à l’initiative de la France, a la mission d’accompagner les Forces armées maliennes [FAMa] dans leurs opérations de contre-terrorisme.

Signe de l’importance de cette participation, un colonel suédois a remplacé le général français Philippe Landicheff à la tête de Takuba en novembre dernier.

« Pour la première fois, un pays européen autre que la France prend le commandement de la TF Takuba pour les quatre prochains mois. La Suède montre à nouveau toute sa détermination et sa volonté d’agir auprès de la France, de ses partenaires européens et des Forces armées maliennes pour poursuivre la lutte contre les Groupes armés terroristes au Sahel », s’était alors félicité l’État-major des armées [EMA].

Seulement, et sans doute parce qu’elles doivent se préparer à faire face à d’autres menaces, les forces suédoises ne maintiendront pas leur participation à au groupement européen au-delà du mandat d’un an qui avait été initialement fixé.

« Nous avons d’ores et déjà décidé que nous quitterons cette année la force Takuba », a en effet déclaré Ann Linde, la ministre suédoises des Affaires étrangères, en marge d’une réunion avec ses collègues de l’Union européenne, organisée à Brest, ce 14 janvier.

Cette annonce n’est donc pas vraiment une surprise… Et ce retrait suédois devrait être partiellement compensée par l’arrivée – prévue – d’un contingent danois fort d’une centaine de militaires du Jaegerkorps au sein de Takuba. D’ailleurs, à Conpenhague, on s’interroge sur le bien-fondé de cette mission, à l’image du quotidien Politiken, pour qui « tout porte à croire qu’une solution militaire est impossible » au Mali.

Cela étant, le gouvernement suédois s’interroge aussi sur sa contribution à la Mission multidimentionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali [MINUSMA], notamment en raison de l’attitude des autorités maliennes de transition, issues d’un coup d’État conduit en deux temps… et de l’arrivée de « formateurs » militaires russes, dont on ne sait s’il s’agit de mercenaires du groupe Wagner ou de membres des forces réguilières russes.

« La question qui se pose est celle de savoir ce que nous allons faire avec la MINUSMA », a en effet déclaré Mme Linde. Il ne serait donc pas surprenant non plus que Stockholm rappelle ses 250 militaires actuellement engagés au sein de cette mission des Nations unies…

L’avenir de l’EUTM Mali, la mission conduite par l’Union européenne [UE] pour former les FAMa, se pose également. À Brest, le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, a dit souhaiter la maintenir… mais « pas n’importe quel prix ».

« Pour l’instant nos missions de formation et de conseil aux forces armées et de sécurité intérieures maliennes vont continuer », via l’EUTM Mali, « mais on a déjà suspendu l’aide budgétaire aux autorités maliennes à partir du moment où on a su que les élections n’allaient pas avoir lieu », a expliqué M. Borrell, en faisant référence à la décision des autorités de transition maliennes de ne pas organiser d’élections en février prochain, contrairement aux l’engagement qu’elles avaient pris.

« Nous discutons […] dans quelles conditions cette lutte contre le terrorisme pour laquelle nous sommes mobilisés peut se poursuivre », a, de son côté, précisé Florence Parly, la ministre française des Armées, pour qui il est « urgent que la transition politique [malienne] soit menée à son terme ».

La coopération avec les FAMa « n’a de sens que si elle s’intègre dans un cadre plus global […] avec des réformes de fond notamment sur la gouvernance. Ce travail-là n’est possible qu’avec des autorités légitimes », a poursuivi Mme Parly. « La question de la légitimité est posée. Cette junte est arrivée au pouvoir après deux coups d’État. Ce sont des autorités qui sont dans une logique de fuite en avant pour se maintenir au pouvoir à tout prix », a-t-elle insisté.

Photo : EMA

Ya Rab Yeshua.

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