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Nico6285

Protection des Français

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(Décidemment, on n'aime pas trop les Corses dans ce forum. Basta !)

Y a du boulot en perspective pour nos services de renseignement…………..

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2019/12/18/une-trentaine-de-militaires-francais-devenus-djihadistes-en-20733.html

Une trentaine de militaires français devenus djihadistes depuis 2012, confirme le CAT

Lu sur le fil de l'AFP une dépêche consacrée au dernier rapport du Centre d’analyse du terrorisme (le CAT, qui est présidé par Jean-Charles Brisard) sur "Les militaires et le djihad". 

Une trentaine de militaires français ont rejoint depuis 2012 les rangs d'organisations jihadistes en Syrie et en Irak, apportant leur expérience et leur connaissance de la guerre, selon un rapport du Centre d'analyse du terrorisme (CAT) obtenu par l'AFP.
Le rapport, qui doit être publié en fin de semaine et dont l'AFP a obtenu une copie après que le Figaro en a révélé la teneur mercredi, documente les parcours de ces soldats, passés parfois par des unités réputées - Légion étrangère, fusiliers marins, parachutistes - et qui ont décidé de rejoindre les rangs du jihad au terme de parcours individuels très différents les uns des autres.
Le rapport, qui détaille les parcours de 23 individus en s'attachant à décrire leur parcours et leurs motivations, estime que si l'armée constitue une "cible de recrutement stratégique" évidente, "la radicalisation islamiste demeure marginale au sein des armées". Certains avaient préparé leurs projets dès avant de prendre l'uniforme. D'autres l'ont envisagé après leur départ de l'armée, voire pendant. Quelques un ont déserté, refusant de se battre contre des musulmans. Ils étaient convertis ou musulmans de souche.
L'expérience de ces hommes, dont certains sont morts, n'a en tout cas pas laissé insensibles les organisations qu'ils ont rejointes. "Leur connaissance du milieu, leur appétence pour les armes et leur savoir-faire militaire ont facilité leur ascension au sein des différents groupes terroristes", selon le rapport. "Certains anciens militaires ont pu également, grâce à leur formation militaire dans l'armée française, leur connaissance des emplacements et leur expérience sur zone au sein d'organisations jihadistes, planifier des attentats en France", ont estimé les auteurs du texte.
Il relève que les autorités surveillent de près les militaires radicalisés ou susceptibles de radicalisation islamiste, et que la législation française s'est renforcée ces dernières années, en particulier pour permettre les enquêtes administratives sur des personnes déjà en poste.

On relira sur ce sujet le rapport de juin dernier des députés Éric Poulliat (LREM) et Éric Diard (LR), un rapport intitulé "Les services publics face à la radicalisation". "Au sein de l’armée de Terre, la radicalisation, qu’elle soit islamique ou politique, apparaît marginale. La proportion de suspicion de radicalisation est évaluée à 0,05 %", indiquent-ils. Et de poursuivre: "En ce qui concerne les anciens militaires, le nombre de ceux ayant rejoint les filières du djihad est de l’ordre d’une trentaine. Au vu de leur profil et de celui des militaires ayant été écartés de l’institution pour radicalisation, rien ne permet de conclure qu’ils avaient rejoint l’armée dans le but délibéré d’acquérir un savoir-faire en vue de conduire des actions terroristes. La très grande majorité des anciens militaires candidats aux filières djihadistes n’avait fait qu’un bref passage sous les armes et est partie pour le Levant plusieurs années plus tard."


Ya Rab Yeshua.

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J avait déjà lu cette histoire , pour 90% des cas , ils avaient était virer lors de leurs classes ... donc problème en effet mais surjouer .

Les rapaces vont vite attraper le morceau de viande qui traîne ! haha

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je suis pas étonné... comme certaines mutineries quand il s'agit d'aller frapper leur soit disant freres musulmans.

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http://www.opex360.com/2020/01/24/terrorisme-interpelles-a-brest-7-suspects-appartenant-a-la-mouvance-jihadiste-vont-etre-mis-en-examen/

Terrorisme : interpellés à Brest, 7 suspects appartenant à la mouvance jihadiste vont être mis en examen

dgsi-20141217.jpg

Le 20 janvier, 7 individus appartenant à la mouvance jihadiste ont été interpellés à Brest, Guissény et à Loc-Eguiner [Finistère] par la Direction générale de la sécurité intérieure [DGSI] dans le cadre d’une information judiciaire pour association de malfaiteurs terrorisme criminelle.

Après avoir été placés en garde à vue dans des commissariats de la région, ces sept hommes, âgés de 16 à 38 ans, ont été transférés dans les locaux de la DGSI à Levallois-Perret [Hauts-de-Seine]. Et ils doivent désormais être présentés à un juge d’instruction en vue de leur mise en examen.

Selon des sources proches de l’enquête citées par l’AFP, un certain Mohammad D. serait le « personnage central » de cette affaire. Né en Syrie il y a une trentaine d’années, cet individu est arrivé en France au début de l’année 2015, en possession d’un « passeport palestinien ». Puis il a obtenu le statut de réfugié quelques mois plus tard. Or, il est soupçonné d’avoir appartenu à l’État islamique [EI ou Daesh].

Cela rappelle l’affaire Ahmed H. du nom d’un ressortissant irakien ayant aussi obtenu le statut de réfugié en France. Installé à Lisieux, il avait été interpellé en mars 2018, alors qu’il était soupçonné d’avoir été un cadre de l’EI et participé au massacre de Tikrit, en juin 2014.

Selon les éléments disponibles, Mohammad D. aurait fini par « agréger » plusieurs individus radicalisés de la région brestoise et faisant, à ce titre, l'objet d’un suivi de la part des services spécialisés. Tel a été le cas d’un commerçant, dont la boucherie halal, à Brest, a servi de lieu de rendez-vous.

Au lendemain des attentats du 13 novembre 2015, cet individu avait été arrêté et condamné à trois ans de prison avec sursis pour « apologie du terrorisme ». Selon le Télégramme, les policiers avaient trouvé chez lui, à l’époque, 15.000 euros et des images de propagande jihadistes. En outre, il avait été soupçonné d’avoir eu le projet de partir en Syrie, avec son épouse [également radicalisée] et ses deux enfants.

D’après l’AFP, les perquisitions menées après l’interpellation de ces 7 individus n’ont pas permis de mettre main sur des armes ou des explosifs. En revanche, les policiers ont découvert des tutoriels sur la fabrication d’explosifs et de poison, ainsi que du matériel de propagande et des allégeances au nouveau chef de Daesh [qui serait Amir al-Salbi, ndlr].

On ignore encore quelles étaient les intentions de cette cellule. Le fait qu’elle ait été implantée à Brest peut laisser penser que les suspects envisageaient sans doute de s’en prendre aux marins des écoles de la Marine ou de la base navale. Mais d’après les enquêteurs, les « grands rassemblements » auraient fait partie de leurs « cibles potentielles ».

Par ailleurs, à Épinal, un autre individu, « fiché S » pour radicalisation et « connu pour se déplacer en fauteuil roulant » [d’après Vosges Matin] a également été interpellé par la police. Lors de la perquisition de son domicile, les enquêteurs ont trouvé de la poudre noire, du matériel électrique, une cocotte minute et une grosse quantité de boulon. Soit le nécessaire pour confectionner une bombe artisanale.


Ya Rab Yeshua.

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La fameuse source proche de l'enquête en raconte encore beaucoup. Si même les actions antiterro délivrent leurs détails aussi vite. 

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http://www.opex360.com/2020/01/30/lindividu-qui-avait-fonce-sur-des-militaires-a-valence-a-ete-condamne-a-17-ans-de-prison/

L’individu qui avait foncé sur des militaires à Valence a été condamné à 17 ans de prison

valence-20160102.jpg

Le 1er janvier 2016, quatre militaires du 93e Régiment d’Artillerie de Montagne [RAM], qui surveillaient la mosquée de Valence dans le cadre de la mission intérieure [MISSINT] Sentinelle, ouvrirent le feu après sommations pour immobiliser Raouf El Ayeb, le conducteur d’un véhicule qui venait de foncer sur eux à deux reprises.

Deux des militaires furent blessés [avec 5 et 8 jours d’interruption temporaire de travail]. Touché aux bras et aux jambes, l’agresseur, un ressortissant tunisien alors âgé de 29 ans au moment des faits, avait été hospitalisé dans la foulée. Selon les déclarations du procureur de la République, il avait dit aux enquêteurs, de manière « confuse », qu’il avait voulu « tuer » des soldats ou « être tués » par eux car ceux-ci « tuaient des gens ». Pour le magistrat, c’était une « façon pour lui de se présenter comme un martyr ».

En outre, ce « musulman pratiquant mais pas radical », selon le procureur, n’était alors connu ni de la police, ni de la justice ni des services de renseignement. Et à l’époque, il n’avait pas de « passé psychiatrique connu ». Et, même si de la propagande jihadiste avait été découverte sur le disque dur de son ordinateur, la qualification « terroriste » avait été écartée pour cette affaire, survenue à peine deux mois après les attentats de Paris.

Par la suite, Raouf El Ayeb expliqua avoir voulu « taper » des militaires parce qu’il « avait les nerfs », puis se suicider en s’en prenant à des soldats armés avant d’évoquer des « troubles mentaux. »

Puis, lors de sa mise en examen, rappelle l’AFP, il avait dit au médecin venu l’examiner : « Je ne suis ni Tunisien, ni Français, mon seul pays c’est l’État islamique et la loi c’est celle d’Allah, c’est la charia. »

Quatre ans plus tard, cet individu a donc été jugé par la Cour d’assise de la Drôme pour tentative de meurtre sur personnes dépositaires de l’autorité publique. La peine maximale pour ce type de faits est de trente ans de prison. C’est d’ailleurs celle qui a été récemment prononcée à l’encontre de Moussa Coulibaly, reconnu coupable d’avoir attaqué au couteau trois militaires à Nice, en février 2015.

La santé mentale de l’accusé a occupé une partie des débats… étant donné que les expertises psychiatriques sur son état au moment des faits ne sont pas toutes arrivées aux mêmes résultats. Certains ont conclu à l’altération, voire à l’abolition du discernement de Raoul El Ayeb. Une autre a estimé au contraire qu’il était entièrement responsable pénalement.

Quoi qu’il en soit, avant la plaidoirie de la défense, l’avocat général, Michel Coste, a retenu l’altération du discernement de l’accusé, ce qui l’a conduit à requérir une peine de 12 ans de prison à l’encontre de ce dernier. « Il était déterminé par le contexte dans lequel nous nous trouvions », a-t-il dit. C’est à dire par la situation post-attentats du 13 novembre 2015.

Cela étant, rapporte France Bleu Auvergne Rhônes-Alpes, l’avocat des militaires visés, Me Thibault de Montbrial, a souligné que le geste commis par l’accusé était un « cas d’école d’acte d’inspiration islamiste. » En effet, l’État islamique [EI] avait préconisé à ses sympathisants de mener des attaques à la voiture-bêlier là où ils se trouvaient.

Quant à la défense de l’accusé, elle a mis l’accent sur son état mental, tout en minimisant la portée de ses actes. « Sur le plan physique, c’est huit jours d’ITT pour l’un, cinq jours pour l’autre, zéro pour les autres, et avec ça on vous fait une tentative de meurtres », a lancé Me Philippe Tatiguian. Et d’ajouter : « on veut faire le procès d’un terroriste mais c’est un malade mental, un schizophrène! » et « dans une société civilisée, on ne juge pas les malades mentaux. » Puis il a également fait valoir que si son client n’était « pas musulman, on n’en serait pas là. »

Quoi qu’il en soit, les jurés n’ont suivi pas suivi les réquisitions de l’avocat général et encore moins les arguments de la défense. Le 29 janvier, ils n’ont pas retenu l’altération du discernement et donc reconnu l’accusé coupable de tentative d’homicide. En conséquence, ils l’ont condamné à une peine de 17 ans de réclusion criminelle et demandé un suivi socio-judiciaire de 5 ans.


Ya Rab Yeshua.

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http://www.opex360.com/2020/02/06/un-ancien-militaire-condamne-a-8-ans-de-prison-pour-avoir-prepare-un-attentat-contre-la-base-aerienne-devreux/

Un ancien militaire condamné à 8 ans de prison pour avoir préparé un attentat contre la base aérienne d’Évreux

ba105-20150206.jpg

Dans la nuit du 4 au 5 mai 2017, peu après minuit, un véhicule suspect fut repéré à proximité de la base aérienne 105 d’Évreux. Or, il s’avéra qu’il appartenait à un certain Alain Feuillerat, un individu faisant l’objet d’une fiche S pour s’être radicalisé au contact de la mouvance jihadiste. Ce dernier fut ensuite interpellé par les gendarmes quelques heures plus tard, alors qu’il portait une tenue de combat avec la marque de l’État islamique [EI ou Daesh].

La fouille de son véhicule permit de découvrir des armes de poing ainsi qu’une vidéo d’allégeance à l’EI. Au moment de son arrestation, il avait commencé à découper le premier grillage d’enceinte de l’emprise militaire, avant d’abandonner, a priori, son projet. En outre, il venait d’abandonner dans les champs un fusil à pompe, deux revolvers et trois couteaux de combat. Son intention était claire : il comptait s’en prendre aux militaires de la base d’Évreux, laquelle abrite notamment plusieurs unités spécialisées, comme le Groupe aérien mixte 56 « Vaucluse », qui soutient les opérations de la Direction générale de la sécurité extérieure [DGSE].

Or, il apparut que le suspect était lui-même un ancien brigadier-chef de l’armée de Terre, qu’il avait quittée au bout de dix ans de service, après avoir participé à plusieurs opérations extérieures.

En outre, avant d’être interpellé, Alain Feuillerat avait envoyé une lettre à l’AFP et au quotidien belge L’Avenir pour revendiquer l’attentat qu’il s’apprêtait à commettre.

« Je m’appel [sic] Alain Feuillerat, soldat musulman défendant ma patrie : l’État Islamique. c’est moi qui est [sic] préparé avec l’aide d’Allah l’attaque contre la base militaire aérienne 105 (BA 105) d’Evreux Fauville », avait-il écrit.

D’après un rapport du Centre d’analyse sur le terrorisme [CAT], intitulé « Les militaires et le jihad », Alain Feuillerat, désormais âgé de 37 ans, avait voulu rejoindre la Syrie sans avoir initialement eu l’intention de commettre un attentat sur le sol français. Cependant « faute d’avoir pu se rendre en zone irako-syrienne, il envisagea alors un attentat contre une structure militaire, la BA 105 à Evreux, avant d’être interpellé », avance le document [.pdf].

Un peu moins de trois ans après les faits, l’ancien militaire a été jugé devant la 16e chambre du tribunal correctionnel de Paris pour « entreprise individuelle terroriste », « tentative d’introduction frauduleuse dans une enceinte militaire » et « port prohibé d’armes de catégorie C ».

La personnalité de l’accusé, décrit comme « fragile », « paranoïaque » mais surtout « dangereux », car « incapable de la moindre remise en cause », aura été au coeur des débats, notamment à cause de son rapport « mystique » et « radical » à la religion musulmane, à laquelle il s’était converti en 2014, après avoir reçu le baptême catholique, suite au décès brutal de sa compagne. Cependant, aucune expertise psychiatrique n’avait conclu à une « altération de son discernement » au moment de son arrestation.

Lors de l’audience, Alain Feuillerat a fait part de « colère » face aux « souffrances » des musulmans et évoqué une « vengeance » après des « persécutions inutiles » ayant « bousillé [sa] vie », en faisant allusion aux perquisitions administratives dont il fit l’objet en 2015 et en 2017 en raison de sa radicalisation et de son prosélytisme.

Interrogé sur la raison qui l’aurait conduit à abandonner son projet [déjà bien avancé] de s’en prendre aux militaires de la BA 105, l’ex-brigadier-chef a répondu que « ça ne valait pas le coup » parce que « ça n’allait pas le réconforter ». Le procureur n’a pas été convaincu… Et d’expliquer que l’accusé avait renoncé « parce qu’il n’a pas le courage » ou parce que l’alerte avait été donnée. » Quoi qu’il en soit, a-t-il continué, là « n’est pas le problème : c’est la préparation de l’attentat qui lui est reprochée. »

Aussi, le Parquet national antiterroriste a demandé la peine maximale, soit dix ans d’emprisonnement assortis d’une période de sûreté des deux tiers, à l’encontre de l’ancien militaire, soulignant qu’il avait planifié un « projet criminel meurtrier ». Quant à la défense, elle s’est attachée à souligné les « fragilités » d’Alain Feuillerat et le fait qu’il avait finalement renoncé à son projet.

Finalement, le 5 février, Alain Feuillerat, reconnu coupable « d’entreprise terroriste individuelle », a été condamné à une peine de 8 ans de prison, assortie d’une période de sûreté des deux tiers et d’un suivi socio-judiciaire, avec une injonction de soins, de cinq ans à l’issue de sa libération. Le tribunal a en effet considéré que l’accusé avait « mener une action devant conduire à [sa] propre mort », avec « l’élaboration matérielle d’un projet violent à l’égard de militaires français », « mûrement réfléchie. »

Photo : BA 105 d’Évreux

 

 

 

 

http://www.opex360.com/2020/02/05/piste-terroriste-finalement-ecartee-pour-lagression-dun-gendarme-par-un-jeune-soldat-a-dieuze/

Piste terroriste finalement écartée pour l’agression d’un gendarme par un jeune soldat à Dieuze

gendarmerie-20170919.jpg

.................................Pour rappel, un gendarme avait dû faire usage de son arme pour neutraliser un individu [Mathias R.] qui s’était présenté dans les locaux de la gendarmerie avec une arme blanche. Blessé à l’abdomen, ce dernier fut hospitalisé. Plus tard, on apprit qu’il s’agissait d’un jeune soldat, récemment incorporé au Centre de formation initiale des militaires du rang [CFIM] de Dieuze.

Peu avant ce passage à l’acte, le centre opérationnel de la Gendarmerie avait reçu un appel téléphonique émanant d’un individu qui, après s’être présenté comme militaire et membre de l’État islamique [EI ou Daesh], menaça de commettre un « carnage » à Dieuze.

Pour le moment, « nous sommes dans une enquête de droit commun qualifiée de tentative d’homicide sur agent de la force publique », avait alors expliqué le procureur de la République. Cependant, avait-il ajouté, la piste terroriste ne pouvait pas être totalement écartée au regard de ces éléments, d’autant plus que Daesh venait de revendiquer une attaque à l’arme blanche commise le veille à Londres.

Finalement, le Parquet national anti-terrorisme ne s’est pas saisi de l’enquête. « Cette affaire reste sous le régime du droit commun, c’est une tentative d’homicide volontaire sur une personne dépositaire de l’autorité publique », a précisé Christian Mercuri, 24 heures après les faits, auprès de l’AFP.

En effet, la piste privilégiée est celle d’une tentative de « suicide par police interposée » [un individu s’attaque à des policiers ou à des gendarmes en espérant une riposte, ndlr]. Des militaires de la mission intérieure [MISSINT] Sentinelle ont d’ailleurs été confrontés à ce type d’affaire.

Selon le procureur de la République, les investigations menées dans la chambre du jeune soldat, l’examen de son téléphone portable ainsi que l’audition de ses proches et de ses camarades au CFIM de Dieuze « n’ont révélé aucun élément de radicalisation ». En outre, a-t-il ajouté, il se disait « athée sur le plan religieux ». Enfin, jusqu’à son passage à l’acte, il n’avait aucun antécédent judiciaire et policier. »

Entendu par les enquêteurs sur son lit d’hôpital, ce soldat originaire du Puy-de-Dôme a « reconnu les faits en les minimisant », a indiqué le procureur. « Son intention était de mourir sous le feu de la gendarmerie, il souhaitait en finir avec la vie », a-t-il continué. Et d’ajouter : « Il explique qu’il ne supportait pas la vie militaire. »

Ce soldat avait été incorporé au CFIM de Dieuze le 2 décembre dernier. Et il devait ensuite, selon le Figaro, rejoindre le 40e Régiment de Transmissions de Thionville. Aussi, et comme l’a souligné la ministre des Armées, Florence Parly, dans un « tweet » pour condamner « l’agression » d’un gendarme, il était encore en « période probatoire ». En effet, durant les six premiers mois d’engagement, une recrue déçue par la vie militaire [ou pour toute autre raison] peut dénoncer son contrat.


Ya Rab Yeshua.

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Sécurité intérieure : 63 mosquées sous surveillance et deux fermées en 2019 selon Castaner

Christophe Castaner a avancé le chiffre de 63 mosquées sous surveillance et deux fermées en 2019 lors d'une audition devant la Commission des Lois de l'Assemblée nationale. Une trentaine d'autres devraient par ailleurs fermer leurs portes.

Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, a expliqué le 12 février que deux mosquées avaient été fermées en 2019 dans le cadre de la loi sur la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme (SILT) et que 63 étaient actuellement sous surveillance.

https://francais.rt.com/france/71247-securite-interieure-63-mosquees-sous-surveillance-deux-fermees-en-2019-selon-castaner

Le ministre s'exprimait devant la Commission des Lois de l'Assemblée nationale où il faisait un bilan 2019 de l'application de la loi Silt d'octobre 2017 qui a mis fin à l'état d'urgence. Christophe Castaner a fait état de «31 attentats déjoués depuis le 1er janvier 2017». «Deux lieux de culte [des mosquées] ont été fermés, contre cinq en 2018, dans le cadre de la loi Silt», a-t-il dit.

Il a relevé que «63 lieux de culte étaient actuellement suivis par le renseignement». «30 lieux de culte font l'objet de mesures de fermeture et 7 procédures sont en cours», a ajouté Christophe Castaner en précisant que dans ces cas-là d'autres mesures que celles prévues dans la loi Silt étaient mises en œuvre, comme les dispositions relatives à la sécurité et l'hygiène. L'instauration temporaire de «périmètres de sécurité» prévue dans la loi a été particulièrement utilisée et saluée par les députés présents.

134 personne sous contrôle administratif 

Les mesures individuelles de contrôle administratif (Micas), qui se substituent aux assignations à résidence, ont été au nombre de 134 en 2019, en hausse de 84% par rapport à l'année précédente. Elles se sont concentrées en Ile-de-France (Seine-Saint-Denis, Paris et Val-de-Marne), a précisé le ministre. 57% de ces mesures ont concerné des personnes sortant de prison, condamnées pour terrorisme, ou s'étant radicalisées en détention. 

"C'est un outil précieux dans la lutte contre le terrorisme"

Autre mesure prévue dans la loi Silt : les visites domiciliaires. 107 requêtes ont été faites par les préfets aux autorités judiciaires, 78% ont été approuvées et 7 personnes ont fait l'objet de poursuites pénales à la suite de ces visites. «C'est un outil précieux dans la lutte contre le terrorisme», a souligné Christophe Castaner.

Quatre mesures de la loi Silt (fermeture des lieux de culte, Micas, visite domiciliaire et périmètre de sécurité) sont en expérimentation jusqu'à fin 2020. Gouvernement et législateurs, après évaluation, doivent décider de les prolonger ou de les modifier.


Ya Rab Yeshua.

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