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Pourquoi le taux de disponibilité des hélicoptères de l’ALAT est-il si bas?


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http://www.opex360.com/2016/02/12/pourquoi-le-taux-de-disponibilite-des-helicopteres-de-lalat-il-si-bas/

 

image: http://www.opex360.com/wp-content/uploads/tigre-20141128.jpg

tigre-20141128

 

Selon les chiffres communiqués l’an passé par le ministère de la Défense au député François Cornut-Gentille (LR), les taux de disponibilité des hélicoptères de l’Aviation légère de l’armée de Terre (ALAT) ont légèrement diminué en 2014. Déjà qu’ils n’étaient pas très élevés, (sauf, évidemment, en opération) cela pose évidemment quelques questions alors que de nouveaux appareils sont entrés en service lors de ces dernières années.

Par exemple, le taux de disponibilité de l’hélicoptère d’attaque Tigre est passé de de 30% en 2012 puis à 22% l’année suivante pour tomber à 17,40% en 2014. Et cela pour un parc âgé en moyenne de seulement 6 ans.

La palme de la disponibilité technique est revenue au NH-90 TTH, avec 53% des 13 appareils livrés aptes à « effectuer dans un délai inférieur à 6 heures une des missions correspondant à son emploi. »

Le manque de crédits alloués au Maintien en condition opérationnelle (MCO) et à l’Entretien programmé des matériels (EPM) pourrait expliquer à lui seul ces faibles taux de disponibilité. Mais ce serait trop simple car d’autres facteurs doivent être pris en compte, comme l’a expliqué le général Olivier Gourlez de la Motte, le commandant de l’ALAT (COMALAT), dans un long entretien accordé à l’hebdomadaire Air&Cosmos.

« Même si le MCO est de mieux en mieux maîtrisé pour ces hélicoptères de nouvelle génération, nous ne sommes pas encore sortis de l’ornière », a admis le COMALAT. Ainsi, les causes de ces difficultés liées à la disponibilité » sont « multiples et complexes », a-t-il en effet souligné.

La première est évidemment liée à l’engagement intense de l’ALAT sur des théâtres d’opérations difficiles, où les conditions climatiques et l’environnement mettent les mécaniques à rudes épreuves, comme c’est actuellement le cas dans la bande sahélo-saharienne (BSS).

Ainsi, a relevé le général Gourlez de la Motte, « le Tigre a été envoyé plus de 46 fois sur des théâtres extérieurs et employés dans des missions de guerre systématiquement. » Ce surengagement s’explique en partie par le fait que cet hélicoptère remplace trois types d’hélicoptère (les Gazelle Hot, canon et Mistral).

Outre cet engagement intense, le COMALAT a également mis en avant les contraintes réglementaires. « L’accentuation du poids des normes, des réglementations et de la traçabilité est un facteur de contrainte qu’il nous faut surmonter », a-t-il dit. Cela est dû l’amélioration continue de la sécurité des vols, ce qui se traduit par des « cadres d’utilisation des machines plus exigeants ».

« Aujourd’hui, pour ces raisons de sécurité, de prévention des risques et de judiciarisation, un hélicoptère doit présenter zéro défaut avant le vol et pendant le vol. Ce principe de précaution est important, bien sûr, et il n’y a jamais trop de garantie, mais cela implique une anticipation parfois envahissante, qui n’existait pas il y a quelques années », a expliqué le patron de l’ALAT. Aussi, ces contraintes ont des « coûts importants ».

En outre, a poursuivi le général Gourlez de la Motte, « il y a énormément de paramètres de suivi, un nombre accru de causes de pannes et une complexité réelle à intégrer ». Et cela suppose une chaîne logistique plus lourde.

« Cela est d’autant plus vrai que cela intervient dans une période où le niveau d’engagement est historiquement haut. Les conséquences sur les capacités de réponse des industriels sont exponentielles, à la fois en production de pièces et rechanges, mais également en expertise technique », avance-t-il.

Pour améliorer cette situation, l’ALAT a pris plusieurs mesures, lesquelles ont consisté à « stopper cette boulimie de documentation » et à « simplifier » ses « processus par la mise en place d’outils informatiques adaptés ». Mais les effets attendus ne sont pas immédiats. « Le chemin est donc encore long, a admis le COMALAT. « Mais je suis confiant dans notre capacité à améliorer les voies et moyens que nous avons identifiés collectivement », a-t-il conclu.

PS. Bon courage aux futurs EVSO de la 310e promotion qui ont opté pour le DS 2043.

BTX

Ya Rab Yeshua.

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Il y a 2 heures , BTX said:

le taux de disponibilité de l’hélicoptère d’attaque Tigre est passé de de 30% en 2012 puis à 22% l’année suivante pour tomber à 17,40% en 2014

C'est la faute à Aegis, quand on le sait tout s'explique ...

Finalement les MOBTER sont pas si mal loti :)

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