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http://www.opex360.com/2020/11/06/la-marine-nationale-a-envoye-un-avion-de-patrouille-maritime-atlantique-2-en-crete/

La Marine nationale a envoyé un avion de patrouille maritime Atlantique 2 en Crète

 

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Jusqu’à présent, la Marine nationale n’avait engagé qu’un avion de surveillance maritime Falcon 50 dans l’opération navale européenne Irini, laquelle vise à surveiller l’embargo sur les armes décrété par les Nations unies à l’égard de la Libye.

Pour rappel, équipé notamment d’un radar Ocean Master 100 et d’une tourelle FLIR Chlio, cet appareil de la Flotille 24F avait été sollicité pour la première fois en juillet dernier, depuis la base aéronavale de Hyères [Var], pour assurer une mission de 8 heures ayant consisté à observer et à rendre compte auprès de l’état-major d’Irini de tous les mouvements de navires au large des côtes libyennes.

Mais depuis le 1er novembre, la Marine nationale a un autre type d’appareil à la disposition d’Irini. En effet, le dernier compte-rendu des opérations publié par l’État-major des armées indique qu’un avion de patrouille maritime Atlantique 2 a été déployé sur la base navale de la Sude, en Crète, pour « environ » deux semaines. « De ce fait, il effectuera des vols de patrouille maritime en soutien direct de l’opération », explique-t-il.

Ce n’est pas la première fois qu’un Atlantique 2 opère depuis la Crète.

Cela fut en effet le cas en 2011, au moment de l’opération Harmattan, conduite en Libye. À l’époque, l’avion de patrouille maritime y avait rejoint les Mirage 2000 de l’armée de l’Air, lesquels avaient été envoyés à La Sude afin de réduire le temps de vol pour rejoindre le territoire libyen. Cette co-localisation devait alors permettre de rendre « plus fluide » le travail en commun, « notamment en termes de préparation de mission ».

Pour les missions effectuées au titre de l’opération Irini, la Crète est idéalement située pour surveiller les mouvements maritimes en direction de la Libye étant donné qu’elle se trouve quasiment à équidistance de la Turquie et de la Cyrénaïque [est libyen] et presque en face du Canal de Suez.

Par ailleurs, la présence de cet Atlantique 2 à la Sude peut également donner à l’état-major des renseignements sur la région de la Méditerranée orientale, où la Turquie a une nouvelle fois prolongé la mission de son navire de recherche sismique Oruç Reis dans un secteur coincé entre Crète et Chypre. La frégate légère furtive [FLF] La Fayette y est d’ailleurs en mission depuis trois mois.

« On n’a jamais autant surveillé les Turcs. On les a croisés tellement de fois qu’on sait quels navires les protègent. Mais on n’intervient pas, ce n’est pas notre rôle », a ainsi confié un officier marinier du navire français à l’occasion d’un reportage réalisé à son bord par l’AFP. « On vient apporter un coup d’éclairage sur une zone où il faut plus que jamais avoir les faits exacts pour pouvoir juger, éviter la méprise, et ne pas dépendre des rumeurs, des réseaux sociaux, ou même des informations de nos alliés », a confirmé son « pacha », le capitaine de vaisseau Sébastien Martinot.

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Pour cette disposition la frégate « La Fayette » peut compter sur son hélicoptère Panther, dont les capteurs permettent de collecter toute information utile afin de les partager avec la coalition anti-jihadiste Inherent Resolve ou bien… l’opération Irini.

À noter que la frégate « Jean Bart » était également en mission dans cette région. Après avoir mené des opérations conjointes avec la FLF « La Fayette », intégré un groupe amphibie britannique constitué du HMS Albion et du RFA Lyme Bay au large de Chypre et pris part à un exercice avec la marine égyptienne, elle a désormais mis le cap vers l’océan Indien, où elle doit relever la FREMM Languedoc au sein de l’opération Agenor.

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Quoi qu’il en soit, la mission Irini dispose actuellement de la frégate française « Latouche Tréville » [mais qui est privée d’hélicoptère Lynx] ainsi que des frégates HS Adrias [Grèce], ITS Cigala Fulgosi [Italie] et FGS Hamburg [Allemagne]. S’agissant des moyens aériens, elle s’appuie sur un EMB-145 grec, un drone Predator italien, un Merlin III fourni par le Luxembourg et un An-28B1R Bryza polonais. Pour le moment, l’Atlantique 2 envoyé en Crète n’est pas mentionné dans son ordre de bataille.

Doté d’une grande autonomie, l’Atlantique 2 est équipé d’une suite de capteurs, dont un radar Iguane pouvant repérer, sur 360° et même dans les mers agitées, des embarcations aux dimensions réduites, des caméras thermiques Tango, une boule optronique MX20D et un détecteur d’anomalies magnétiques.

Ya Rab Yeshua.

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http://www.opex360.com/2020/11/10/larmenie-et-lazerbaidjan-acceptent-un-cessez-le-feu-et-le-deploiement-de-2-000-soldats-russes-au-haut-karabakh/

L’Arménie et l’Azerbaidjan acceptent un cessez-le-feu et le déploiement de 2.000 soldats russes au Haut-Karabakh

 

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La journée du 9 novembre aura bien été un tournant dans les combats qui, depuis le 27 septembre, opposent l’Azerbaïdjan et l’Arménie au sujet de la République séparatiste d’Artsakh [ou Haut-Karabakh].

Le fait que, ce jour-là, Bakou ait reconnu avoir abattu par erreur un hélicoptère russe Mil Mi-24 qui survolait le territoire arménien aura sans doute permis Moscou d’avoir un moyen de pression pour convaincre le gouvernement azerbaïdjanais d’accepter non seulement un cessez-le-feu mais aussi le déploiement de soldats russes au Haut-Karabakh.

En effet, quelques heures plus tard, l’Arménie et l’Azerbaïdjan ont annoncé avoir accepté, sous l’égide de la Russie, un accord mettant fin aux hostilités au Haut-Karabakh et prévoyant la présence, sur la ligne de contact, d’une force d’interposition de 2.000 soldats russes pendant cinq ans renouvelables.

Le texte, entré en vigueur à 21h00 GMT, a été signé par le président azerbaïdjanais Ilham Aliev et le Premier ministre arménien Nikol Pachinian ainsi que le président russe Vladimir Poutine.

Avec l’appui de la Turquie, l’Azerbaïdjan avait de toute façon atteint ses principaux objectifs militaires, ses forces ayant repris le contrôle de districts entourant le Haut-Karabakh qui, jusqu’alors, constituaient une sorte de glacis de sécurité établi par les Arméniens autour de la République d’Artsakh, qui prit ses distances avec Bakou durant les années 1990. En outre, elles ont également conquis la ville de Choucha, stratégique en raison de sa proximité avec Stepnankert, la capitale séparatiste, et de sa position sur l’axe la reliant au territoire arménien.

L’accord parrainé par Moscou fige les positions des uns et des autres au moment de sa signature. Même si l’Azerbaidjan n’a pas reconquis l’intégralité du Haut-Karabakh, le président Aliev a parlé d’une « capitulation » de ses adversaires. « J’avais dit qu’on chasserait [les Arméniens, ndlr] de nos terres comme des chiens, et nous l’avons fait », a-t-il dit, lors d’une allocution télévisée.

De son côté, prenant acte de l’infériorité de ses forces, le Premier ministre arménien a justifié la signature « incroyablement douloureuse » de cet accord par une « analyse en profondeur de la situation militaire ». Les forces arméniennes et celles de la République d’Artsakh ont en effet été mises en grande difficulté durant ces six semaines de combat, au cours desquelles les drones azerbaïdjanais, fournis par la Turquie et Israël, ont démontré leur redoutable efficacité.

 

Alors que la situation devenait de plus en plus compromise au Haut-Karabakh, les forces arméniennes auraient a priori tenté un « baroud d’honneur » en tirant au moins deux missiles balistiques Iskander-E de facture russe. Des vidéos montrant le lancement de ces engins sont apparues sur les réseaux sociaux quelques heures avant l’annonce de l’accord mettant un terme aux hostilités.

Quoi qu’il en soit, les concessions faites par Nikol Pachinian ont provoqué de vives protestations à Erevan, où la police a dû s’employer à évacuer le Parlement et le siège du gouvernement, investis par des manifestants.

Pour l’Azerbaïdjan et, par extension, la Turquie [qui a livré des drones Bayraktar TB2 et fourni des mercenaires syriens pro-Ankara, nldr], cet accord est incontestablement un succès. Ce que la diplomatie turque n’a manqué de souligner. Bakou « a remporté des gains importants sur le terrain et à la table des négociations. Je la félicite chaleureusement pour ce succès », a en effet commenté Mevlüt Cavusoglu, le ministre turc des Affaires étrangères.

Quant à la Russie, elle est, pour le moment, parvenu à se tirer d’un situation qui aurait pu devenir très compliquée. En effet, de par ses accords de défense avec l’Arménie, elle aurait pu être amenée à s’impliquer militairement si le conflit du Haut-Karabakh avait débordé sur le territoire arménien, ce qui aurait immanquablement sapé ses relations avec l’Azerbaïdjan.

Selon le ministère russe de la Défense, l’effectif de la force de maintien de la paix prévue par l’accord sera fourni par la 15e brigade de fusiliers motorisés du district militaire central. Disposant de 90 blindés et d’équipements « spéciaux », elle aura à établir des postes d’observation sur la ligne de contact et le long du couloir de Lachin, qui relie l’Arménie au Haut-Karabakh. Son quartier général sera installé dans la région de Stepanakert.

Par ailleurs, et selon la presse, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, aurait discuté avec son homologue azerbaïdjanais de la création d’un « centre d’observation turco-russe » pour surveiller le cessez-le-feu. Ce que l’accord parrainé par Moscou ne prévoit pas.

Photo : Police militaire russe / illustration /archive

http://www.opex360.com/2020/11/10/la-france-affiche-ostensiblemement-sa-presence-en-mediterranee-orientale-avec-trois-fregates/

La France affiche « ostensiblement » sa présence en Méditerranée orientale avec trois frégates

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Si elles ont été mises en sourdine pendant un temps, après le tremblement de terre en mer Égée qui, le 30 octobre, a endeuillé la province turque d’Izmir, les tensions entre Athènes et Ankara n’ont pas pour autant disparu, le navire de recherche sismique turc Oruç Reis ayant poursuivi ses activités dans une zone maritime revendiquée par la Grèce.

Déjà, durant l’été, la présence de ce bateau turc, sous escorte militaire, entre la Crète et Chypre avait donné lieu à une crise diplomatique entre les deux pays. Pendant que la France apportait son soutien à la Grèce, l’Allemagne, alors à tête de l’Union européenne [UE], tenta une médiation. Même chose du côté de l’Otan, pour qui il importait de mettre en place un mécanisme de « désescalade » afin d’éviter une erreur de calcul entre deux de ses membres.

Le retrait de l’Oruç Reis, à la mi-septembre, permit de faire baisser la tension… Mais cette accalmie fut donc de courte durée, malgré la menace de sanctions émise par l’Union européenne à l’égard de la Turquie.

Le 8 novembre, dans un entretien publié par le quotidien Die Welt, le ministre grec des Affaires étrangères, Nikos Dendias, a d’ailleurs critiqué l’attitude de Berlin dans cette affaire. « Malheureusement, l’approche douce de l’Allemagne envers la Turquie a échoué. […] Les Allemands ont essayé d’apaiser les Turcs mais cela n’a pas marché. Ceci est clairement démontré par le retour de l’Oruç Reis », a-t-il dit. Et d’ajouter : « C’est pourquoi nous avons proposé au Conseil européen de faire comprendre à la Turquie que ses violations du droit international auront des conséquences. »

Par ailleurs, le chef de la diplomatie grecque est allé encore plus loin en demandant à Berlin de dénoncer le contrat qui, signé par ThyssenKrupp Marine Systems [TKMS], prévoit la livraison à la marine turque de six sous-marins de Type 214T construits sous licence par un chantier naval turc. Si ces navires sont livrés, alors « la Turquie aura à nouveau un avantage sur la Grèce », a-t-il fait valoir.

« La Grèce est menacée par les armes allemandes aux mains de la Turquie », a insisté M. Dendias. « Ne donnez pas à la Turquie ce qui lui permettrait de déstabiliser toute la Méditerranée orientale », a-t-il insisté.

En attendant, et alors que les relations entre Paris et Ankara sont au plus bas, surtout après les dernières déclarations du président turc, Recep Tayip Erdogan, les forces françaises continuent d’afficher leur présence « ostensiblement » en Méditerranée orientale.

Et la Marine nationale y met les moyens, avec le déploiement de trois frégates [sur les 15 dont elle dispose parmi celles dites de « premier rang »] et d’un avion de patrouille maritime Atlantique 2, basé à La Sude, en Crète.

L’armée de l’Air & de l’Espace [aAE] n’est pas en reste, avec l’envoi ponctuel d’un avion radar E3F AWACS.

« Depuis 6 novembre 2020, plusieurs bâtiments de la Marine nationale se sont rejoints en Méditerranée orientale [MEDOR] pour constituer un Surface action group [SAG] », avec la mission « d’améliorer l’appréciation autonome de situation, de manifester de façon ostensible la présence de la France dans la zone, son attachement au respect de la liberté de navigation et sa capacité à intervenir de manière effective en cas de violation du droit international », explique l’État-major des armées [EMA].

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Dans le détail, cette flottille est constituée par la frégate légère furtive [FLF] La Fayette, la frégate anti-sous-marine Latouche-Tréville, qui vient d’être désengagée de l’opération européenne Irini, et de la frégate de défense aérienne [FDA] Forbin.

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« Ce détachement, navigant de conserve sous le commandement du Forbin, permet dans un premier temps d’établir la situation tactique aéromaritime sur ce théâtre vaste et revêtant une importance stratégique certaine », souligne l’EMA.

Quant à l’Atlantique 2 et à l’E3F AWACS, ils ont permis d’étendre la portée des capteurs et de consolider ainsi la « caractérisation des activités dans la zone. » Leur action est complémentaire des hélicoptères embarqués à bord du « La Fayette » [Panther de la 36F] et du Forbin [NH-90 de la 31F]. »

Photo : © Marine nationale / EMA

Ya Rab Yeshua.

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Le porte-avions « Charles de Gaulle » devrait mettre le cap vers la Méditerranée orientale en février prochain

 

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Lors de son bref échange avec le président Macron après la cérémonie organisée à l’Arc de Triomphe à l’occasion du 102e anniversaire de l’armistice du 11 novembre 1918, le chef d’état-major de la Marine nationale [CEMM], l’amiral Pierre Vandier, a donné des nouvelles du porte-avions « Charles de Gaulle ».

« Plus de 3.500 marins sont en mer, malgré la covid, dont [ceux du] porte-avions, qui est en période de qualification de ses jeunes pilotes » pour quinze jours, a ainsi indiqué l’amiral Vandier au chef de l’État, avant d’évoquer le prochain déploiement du groupe aéronaval [TF473].

Le porte-avions « repartira mi-février pour une mission dans l’est de la Méditerranée puis dans le golfe Persique », a par ailleurs répondu le CEMM au président Macron, qui venait de l’interroger sur le programme du « Charles de Gaulle ».

Que le groupe aéronaval mette le cap vers la Méditerranée orientale, où la Marine nationale dispose actuellement de trois frégates et d’un avion de patrouille maritime Atlantique 2 [ATL2], n’est pas une surprise. Ces dernières années, cette destination a été un passage obligé avec les opérations menées contre l’État islamique [EI ou Daesh] au Levant.

Sauf que, depuis maintenant plusieurs mois, la Méditerranée orientale est marquée par des tensions entre la Turquie, la Grèce et la République de Chypre au sujet de l’exploitation des réserves de gaz naturel que ses fonds marins recèlent. Or, dans ces contentieux territoriaux, Paris a pris fait et cause pour Athènes et Nicosie, ce lui vaut l’animosité d’Ankara. Animosité par ailleurs alimentée par d’autres sujets…

Cela étant, il sera intéressant de voir la composition de l’escorte qui accompagnera le porte-avions français… Mais il est probable qu’elle comptera au moins une frégate grecque, comme cela a déjà été le cas au début de cette année, à l’occasion de la mission Foch.

Quant à la présence annoncée du groupe aéronaval dans le golfe Persique, qui est un grand classique, il est probable qu’elle sera liée à l’opération européenne Agenor, qui vise à surveiller et à protéger le trafic maritime aux abords du détroit d’Ormuz.

Mais il se pourrait aussi que le porte-avions Charles de Gaulle soit également déployé dans d’autres régions.

C’est, en tout cas, ce qu’a laissé entendre le chef d’état-major des armées [CEMA], le général François Lecointre, en affirmant qu’il proposerait à M. Macron des options, qui « seront un choix politique en réalité » pour cette prochaine mission.

Un indice a peut-être été donné à l’occasion du dixième anniversaire des accords de défense franco-britanniques de Lancaster House, le 3 novembre dernier.

À cette occasion, Florence Parly, la ministre française des armées, et Ben Wallace, son homologue britannique, se sont réjouit « que l’année prochaine, et pour la première fois, le ‘Queen Elizabeth’ puisse coopérer avec le ‘Charles de Gaulle’. »

Or, le porte-avions de la Royal Navy devrait en principe mettre le cap vers la région Indo-Pacifique pour son premier déploiement opérationnel.

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Justement, à propos de cette partie du monde, et devant le président Macron, l’amiral Vandier a brièvement évoqué l’escale du sous-marin nucléaire d’attaque [SNA] Émeraude à Perth, en Australie.

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La présence d’un tel navire dans la région indo-pacifique n’était plus arrivée « depuis longtemps », a souligné le général Lecointre, qui a indiqué que ce SNA rallierait prochainement l’île de Guam, où les forces américaines disposent d’une importante base aéronavale.

Photo : Marine nationale

Ya Rab Yeshua.

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  • 2 weeks later...

Libye/Embargo : La Turquie s’oppose à l’inspection de l’un de ses cargos par la frégate allemande Hamburg (opex360.com)

Libye/Embargo : la Turquie s’oppose à l’inspection de l’un de ses cargos par la frégate allemande Hamburg

 

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Le 23 octobre, le gouvernement d’union nationale [GNA] libyen et son rival établi à Tobrouk se sont mis d’accord sur un « cessez-le-feu permanent » à l’issue d’une négociation menée à Genève sous le patronage des Nations unies. Puis, dix jours plus tard, leurs délégations militaires respectives se sont entendues sur une feuille de route devant permettre l’application de cette trêve.

Pour rappel, les deux rivaux sont soutenus par des puissances étrangères.

Ainsi, la Turquie apporte un appui militaire aux milices pro-GNA, via des livraisons d’armes et l’envoi de mercenaires recrutés parmi les groupes armés syriens qui lui sont favorables.

Tandis que l’Armée nationale libyenne [ANL], bras armé du gouvernement de Tobrouk, peut compter sur les Émirats arabes unis, la Russie et l’Égypte.

Le 19 novembre, et malgré l’accord sur le cessez-le-feu, les Nations unies ont déploré qu’aucune des deux parties n’avait commencé le retrait de ses forces.

« Le retrait de toutes les unités militaires et groupes armés des lignes de front [et] le départ de tous les mercenaires et combattants étrangers de l’ensemble du territoire libyen dans un délai de 90 jours », a ainsi rappelé Stephanie Williams, la représentante spéciale par intérim de l’ONU.

Ainsi, a relevé cette dernière, l’ANL du maréchal Khalifa Haftar « continue d’établir des fortifications et des avant-postes militaires équipés de systèmes de défense aérienne entre Syrte et al-Joufra », soulignant une « intense activité d’avions cargos entre l’aéroport de Benina, al-Joufra et la base aérienne d’al-Gardabiya. »

Le GNA n’est pas en reste puisque ses forces « restent stationnées à Abu Grein et à al-Washka, avec des activités de patrouilles » et des « vols d’avions cargos militaires ont été observés dans les aéroports d’al-Watiya et Misrata », a également indiqué Mme Williams.

En clair, cessez-le-feu ou pas, les soutiens des deux rivaux continuent leurs livraisons d’armes, malgré l’embargo imposé par les Nations unies à la Libye. Embargo dont la surveillance est assurée l’opération navale européenne EUNAVFOR MED Irini.

Le 20 novembre, le Haut représentant de l’Union pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, Josep Borrell, a fait savoir que la France avait mis le port de Marseille à la disposition de l’opération Irini afin de pouvoir y débarquer les cargaisons des bâtiments arraisonnés pour avoir violé l’embargo. Jusqu’à présent, un tel cas de figure ne s’est pas présenté.

Le souci est qu’il est compliqué pour les navires engagés dans l’opération Irini de contrôler les navires suspects.

En juin, la frégate grecque HS Spetsai tenta d’aborder Cirkin, un cargo battant pavillon tanzanien, ayant alors appareillé du port turc d’Haydarpasa pour rejoindre Misrata, en Libye. Elle dut y renoncer étant donné qu’une frégate turque s’était interposée.

Plus tard, la frégate française Courbet, alors engagée dans une mission de l’Otan, s’y essaya également… Ce qui donna lieu à un incident sérieux, le bâtiment français ayant été illuminé par le radar de conduite de tir d’un navire turc escortant le Cirkin.

Le 22 novembre, la frégate allemande FGS Hamburg a approché le cargo turc Rosaline A afin de le contrôler, alors qu’il naviguait à une centaine de nautiques au large des côtes libyennes. Héliportée, l’équipe de visite de la Deutsche Marine a pu monter à bord, l’équipage s’étant montré « coopératif ». Seulement, elle n’a pas pu procéder à l’inspection complète de la cargaison étant donné qu’Ankara a adressé une protestation à l’état-major de l’opération européenne.

Le Rosaline A naviguant sous pavillon turc, la Turquie pouvait s’opposer à son inspection, conformément au droit maritime international. Pour contrôler un navire, il est en effet nécessaire d’obtenir préalablement l’autorisation du capitaine du bateau visé ou de l’État où il est immatriculé ou celui de son pavillon.

« L’État du pavillon n’a pas approuvé le contrôle, de sorte que l’inspection a été annulée par le commandement de la mission. Après consultation avec le commandant du navire, l’équipe de visite est restée à bord jusqu’à l’aube afin de pouvoir rejoindre la frégate Hamburg en toute sécurité », a raconté la Bundeswehr.

Selon les autorités turques, le Rosaline A transporterait de la nourriture et de l’aide humanitaire.

Plus tard, le ministère turc des Affaires étrangères a dénoncé l’arraisonnement du cargo par la frégate allemande. « Tous les membres d’équipage, y compris le capitaine, ont été fouillés de force. Ils ont tous été rassemblés dans une salle pour y être détenus », a-t-il avancé, pointant une intervention « basée sur un soupçon difficile à comprendre ». Et d’insister : « Les mesures illégales prises contre nos navires de transport cherchant à se rendre en Libye sont inacceptables. »

D’une manière générale, les inspections de navires décidées par l’état-major de l’opération Irini ne sont jamais le fruit du hasard… Comme l’a montré celle du MV Royal Diamond par la frégate FGS Hamburg en septembre dernier. Le contrôle de la cargaison avait permis de déterminer qu’il transportait du carburant aéronautique devant « vraisemblablement être utilisé à des fins militaires. » Parti des Émirats arabes unis, ce navire battant pavillon des îles Marshall devait se rendre à Benghazi.

 

Ya Rab Yeshua.

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Méditerranée orientale : L'Union européenne prend des sanctions a minima contre la Turquie | Zone Militaire (opex360.com)

Méditerranée orientale : l’Union européenne prend des sanctions a minima contre la Turquie

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À l’occasion d’un Conseil européen organisé à Bruxelles ces 10 et 11 décembre, les chefs d’État et de gouvernement des 27 États membres de l’Union européenne [UE] devaient évoquer d’éventuelles sanctions contre la Turquie pour ses activités jugées illégales en Méditerranée orientale, consistant à envoyer des navires de recherche dans des eaux revendiquées par la Grèce et la République de Chypre pour tenter d’y trouver de gisements d’hydrocarbures.

L’UE avait déjà sanctionné Ankara pour cette raison en 2019. Mais, comme l’ont montré les tensions de l’été dernier, les mesures alors prises, comme le gel des avoirs et l’interdiction de territoire contre deux responsables de la Turkish Petroleum Corporation, ont eu autant d’effet qu’un emplâtre sur une jambe de bois… Depuis, les responsables de l’exécutif européen ont alterné les menaces de nouvelles sanctions et les appels au dialogue.

« Nous avons tendu la main à la Turquie en octobre. Depuis, les choses n’ont pas été très positives. Nous avons vu qu’il y a eu des actes unilatéraux et une rhétorique hostile. Nous aurons un débat lors du sommet européen le 10 décembre et nous sommes prêts à utiliser les moyens dont nous disposons lorsque nous constatons qu’il n’y a pas d’évolution positive », avait ainsi affirmé Charles Michel, le président du Conseil européen, la semaine passée.

De son côté, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, ne s’est pas montré particulièrement inquiet devant la perspectives de nouvelles sanctions européennes à l’égard de son pays. « Une quelconque décision de sanctions de l’UE n’est pas un grand souci pour la Turquie », a-t-il en effet déclaré, lors d’une conférence de presse donnée avant une visite officielle en Azerbaïdjan, le 8 décembre. « L’UE applique de toute façon depuis toujours des sanctions contre la Turquie. Elle n’a jamais été honnête envers nous, n’a jamais tenu ses promesses », a-t-il ajouté.

Le président turc pouvait être serein… car pour que l’UE prenne des sanctions, il faut l’unanimité de ses 27 États membres. Or, certains, comme l’Allemagne, n’ont pas montré un très grand entrain pour sanctionner la Turquie.

Cela étant, les 27 ont fini par s’accorder, comme souvent, sur le plus petit dénominateur commun… en décidant des « sanctions individuelles », selon un diplomate cité par l’AFP. Une liste de noms va être établie d’ici les prochaines semaines, puis être soumise à l’approbation des États membres. On est donc loin des sanctions économiques, voire de l’embargo sur les armes, que réclamait la Grèce.

Selon les conclusions du Conseil, le Haut représentant de l’Union pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, Josep Borrell, aura à faire un rapport « au plus tard en mars 2021 » pour faire le point sur l’évolution de la situation et éventuellement proposer d’élargir les sanctions à de nouveaux noms ou à de nouvelles entreprises.

En clair, comme dans le sketch de Coluche, « au bout de 30 avertissements, on peut avoir un blâme! Et au bout de 30 blâmes, on passe devant un conseil de discipline. »

« Le Conseil européen a adopté des sanctions, face aux ‘actions unilatérales et provocations’ de la Turquie », s’est toutefois félicité Clément Beaune, le secrétaire d’État français aux Affaires européennes. « L’idée est de serrer la vis progressivement », a-t-il ajouté.

 

Si M. Erdogan ne s’inquiète pas des sanctions européennes, il pourrait en aller tout autrement avec celles que prépare l’administration Trump pour l’achat de système russe de défense aérienne S-400 par la Turquie. Selon l’agence Reuters, qui cite trois responsables américains, Washington s’apprête à sanctionner l’industrie turque de l’armement.

En outre, le Congrès met la pression avec le projet de loi de financement du Pentagone [National Defense Authorization Act – NDAA], lequel prévoit d’obliger l’administration Trump à appliquer, d’ici 30 jours, la loi CAATSA [Countering America’s Adversaries Through Sanctions Act], laquelle impose des sanctions contre les entités ayant des liens commerciaux avec l’industrie russe de l’armement.

Reste que le ton de l’administration Trump à l’égard de la Turquie s’est durci depuis plusieurs mois. La semaine passée, le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, a ainsi reproché à Ankara, en des termes vifs, les « manquements » au règles de l’Alliance et la « politique du fait accompli » dans plusieurs crises régionales. « Nous sommes préoccupés par certains comportements turcs… L’idée que vous pourriez placer un système de défense antimissile de fabrication russe au milieu de notre alliance est interdite », avait auparavant souligné Kay Bailey Hutchison, la représentante américaine auprès de l’Otan.

Pour rappel, en 2019, Washington avait déjà exclu Ankara du programme F-35 pour cet achat de systèmes russes S-400.

Face à la perspective de nouvelles sanctions américaines, un responsable turc a fait valoir auprès de Reuters que de telles mesures « seraient contre-productives » et qu’elles « se retourneraient » contre les États-Unis. « La Turquie est favorable à la résolution de ces problèmes par la diplomatie et les négociations. Nous n’accepterons pas les décisions imposées unilatéralement », a-t-il ajouté.

Ya Rab Yeshua.

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http://www.opex360.com/2021/01/20/le-futur-chef-de-la-diplomatie-americaine-estime-que-la-turquie-nagit-pas-comme-un-allie/

Le futur chef de la diplomatie américaine estime que la Turquie n’agit « pas comme un allié »

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Au cours de ces quatre dernières années, il a souvent été reproché aux autorités américaines alors en place d’avoir « ménagé » la Turquie, alors que ce pays accueille deux sites utilisés par l’Otan, dont la base aérienne d’Incirlik, avec son dépôt de bombes nucléaires tactiques B-61, et celle de Kurecik, laquelle abrite un radar d’alerte avancée utilisée dans le cadre de la défense antimissile de l’Alliance. Ce qui, sans doute, peut expliquer une certaine retenue, faute de disposer de solutions de rechange.

Cela étant, et sous la pression, il est vrai, du Congrès, l’administration Trump a fini par prendre des mesures fortes en réponse à l’acquisition par Ankara de systèmes russes de défense aérienne S-400, incompatibles avec ceux de l’Otan. En 2019, la Turquie a ainsi été exclue du programme Joint Strike Fighter, alors qu’elle avait commandé 100 avions F-35A. Puis, plus récemment, elle est allée plus loin en sanctionnant la SSB, l’agence du ministère turc de la Défense chargée des contrats d’armements, en lui interdisant toute licence d’exportation de composants militaires d’origine américaine.

Enfin, lors d’une récente réunion des ministres des Affaires étrangères de l’Otan, Mike Pompéo, le chef de la diplomatie américaine, s’en est pris vertement à son homologue turc, dénonçant le comportement d’Ankara en Méditerranée orientale, en Libye, en Syrie ou encore dans le conflit du Haut-Karabakh.

Aussi, la semaine passée, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a dit espérer avoir de meilleures relations avec la nouvelle administration américaine, qui prendra ses fonctions après l’investiture du président Joe Biden.

« Les F-35 n’ont pas été livrés bien que nous ayons versé une somme conséquente. C’est une erreur grave de la part des États-Unis en tant que pays allié. J’espère qu’avec l’investiture de M. Biden, nous pourrons avoir des pourparlers et arriver à des résultats positifs », a en effet déclaré M. Erdogan, le 15 janvier.

A priori, le président turc devrait en être pour ses frais… Si, en 2016, il avait affirmé que la « Turquie n’a[vait] pas de plus grand ami que les États-Unis », le successeur désigné de M. Pompeo à la tête de la diplomatie américaine, Antony Blinken, a été très clair.

« L’idée selon laquelle un de nos partenaires stratégiques – ou considéré comme tel – pourrait s’aligner sur l’un de nos plus importants concurrents stratégiques n’est pas acceptable [la Russie, ndlr] », a estimé M. Blinken, lors de son audience de confirmation devant le comité sénatorial des Affaires étrangères, le 19 janvier.

« Je pense que nous devons évaluer l’impact que les sanctions existantes ont eu et ensuite déterminer si [il y a] lieu d’aller plus loin », a-t-il ajouté.

Quoi qu’il en soit, pour M. Blinken, « la Turquie est un allié qui, à bien des égards… n’agit pas comme un allié. Et c’est un défi très important pour nous. » Et d’insister : « Nous sommes très lucides à ce sujet. »

Les propos du futur secrétaire d’État américain rejoignent ceux tenus récemment par Florence Parly, la ministre française des Armées. « Formellement, la Turquie est membre de l’Alliance atlantique, mais cela fait des mois que la Turquie ne se comporte pas comme un allié et nous l’avons fait savoir. Et pendant plusieurs mois, nous avons été bien seuls au sein de l’Alliance atlantique pour le dire », avait-elle déclaré à l’antenne de France Inter, le 10 janvier. « Nous l’avons d’autant plus fait savoir que des manœuvres très désagréables avaient été faites à l’encontre d’un navire Français en Méditerranée », avait-elle rappelé.

Ya Rab Yeshua.

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http://www.opex360.com/2021/03/17/libye-un-rapport-de-lonu-accable-la-marine-turque-pour-lincident-avec-la-fregate-francaise-courbet/

Libye : un rapport de l’ONU accable la marine turque pour l’incident avec la frégate française Courbet

Un navire turc a illuminé à trois reprises la frégate Courbet avec son  radar de conduite de tir, selon Paris | Zone Militaire

En novembre 2019, la Turquie signa un accord de coopération militaire avec le gouvernement d’entente nationale libyen [GNA], dont les forces étaient en difficulté face à l’Armée nationale libyenne [ANL] du maréchal Khalifa Haftar, laquelle pouvait alors compter sur des livraisons d’équipements militaires assurées par ses parrains [Émirats arabes unies, Russie, Égypte et Jordanie], en contravention avec l’embargo sur les armes décrété par les Nations unies à l’égard de la Libye.

Cet accord fut rapidement mis en oeuvre, Ankara ayant envoyé, auprès des forces pro-GNA, des « conseillers militaires » ainsi que plusieurs milliers de combattants recrutés par les groupes rebelles syriens qui lui étaient affiliés. Et, évidemment, des équipements militaires turcs furent dans le même temps acheminés à Tripoli et Misrata, sous la protection de frégates turques, lesquelles assurèrent une protection aérienne du littoral.

Au regard de la nature des armements déployés par la Turquie, le rapport de forces s’inversa très vite… Et l’ANL, qui menaçait Tripoli, fut contrainte de se replier. Dans son dernier rapport, le groupe d’expert des Nations unies sur la Libye donne une liste exhaustive des équipements mis à la disposition du GNA : drones Bayraktar TB-2 et Anka S, missiles sol-air MIM-23 Hawk, canons automoteurs de 155 mm Firtina T155, lance-roquettes multiple T-122 Sakarya, système de guerre électronique Koral, etc…

« La supériorité aérienne locale des forces affiliées à Haftar a donc été effectivement neutralisée au début de 2020, ce qui a permis aux forces affiliées au GNA, avec l’appui de la Turquie, d’accumuler du matériel militaire transitant par ses ports et ses aéroports, sans rencontrer de résistance. Le déploiement de conseillers militaires turcs a donné aux forces affiliées au GNA l’accès à des conseils prodigués par des militaires de carrière, rompus aux tactiques de l’Otan et dotés d’une vaste expérience opérationnelle récente », est-il souligné dans le rapport.

Quoi qu’il en soit, il était clair que la Turquie agissait en violation des résolutions des Nations unies, en particulier celles relatives à l’embargo sur les armes. Tout comme d’ailleurs les soutiens de l’ANL. D’où le lancement de l’opération navale européenne Irini afin de le faire respecter… ou du moins pour documenter les violations des uns et des autres. En outre, l’opération Sea Guardian, menée par l’Otan en Méditerranée, était aussi habilitée à effectuer des contrôles sur tout navire suspect.

Comme cela fut le cas pour le M/V Cirkin, un cargo qui, battant pavillon de la Tanzanie, finit par attirer l’attention par son comportement. Le 24 mai, il appareilla du port turc de Haydarpasa pour, officiellement, se rendre à celui d’Alexandrie, en Égypte.

Puis, en cours de route, et après avoir coupé son système d’identification automatique [AIS] à plusieurs reprises, il apparut qu’il avait changé de destination et qu’il se rendait à Misrata, en Libye, sous l’escorte de deux navires militaires turcs, et en évitant de naviguer dans les eaux grecques. Le 28, selon le rapport du groupe d’experts, il y aurait déchargé des chars M60 Patton et des missiles MiM-23 Hawk. « Le navire a accosté avant tous les autres dans la zone portuaire. Des conteneurs ont été utilisés pour dissimuler les
déchargement », avance-t-il.

Le 10 juin, le M/V Cirkin entreprit une seconde navette entre la Turquie et la Libye, via la même route et… en étant escorté, cette fois, par trois navires de la marine turque, dont les frégates Gokceada, Gokoba et Orucreis.

La frégate grecques HS Spetsai, de l’opération Irini, tenta de contrôler le cargo, avant d’y renoncer. La marine turque fit alors savoir qu’il était affrété par le gouvernement turc, qu’il était sous sa protection et qu’il acheminait du matériel médical en Libye. Un peu de 12 heures plus tard, à la demande du Commandement maritime allié [MARCOM], la frégate légère furtive française « Courbet », engagée dans l’opération Sea Guardian, se porta à la rencontre du M/V Cirkin. Ce qui donna lieu à un incident et à une vive polémique entre Paris et Ankara.

Ainsi, selon le ministère français des Armées, le Courbet fut illuminé à trois reprises par le radar de contrôle de tir de l’une des frégates turques, en l’occurrence le TCG Orucreis. De son côté, Ankara nia énergiquement et mis en cause l’attitude du navire français, l’accusant d’avoir eu un comportement dangereux.

« Nous attendons de la France qu’elle s’excuse, qu’elle s’excuse inconditionnellement. […] Nous devons être honnêtes : la France ne dit pas la vérité à l’Union européenne et à l’Otan », ira jusqu’à dire Mevlut Cavusoglu, le chef de la diplomatie turque, lors d’une visite à Berlin. Et d’insister : « Il n’est pas vrai que nos bateaux ont lancé un avertissement » à la frégate française et « nous veillons scrupuleusement à ce que la vérité apparaisse au grand jour. »

Cette vérité, une enquête lancée par l’Otan, sur l’insistance de la France, aurait pu la dévoiler. Seulement, le rapport fut « mis sous le tapis » en septembre 2020. « Il est exclu de montrer du doigt la Turquie en raison de son influence militaire et de la position stratégique qu’elle occupe sur le flanc sud-est de l’Otan », confiera un diplomate à l’agence Reuters…

Cela étant, le groupe d’experts des Nations unies sur la Libye a donc livré le fin mot de cette affaire, sans pour autant citer le nom de la frégate Courbet. Dans un premier temps, il confirme que les trois navires turcs de l’escorte du M/V Cirkin avaient été préalablement déclarés comme « soutiens » à l’opération Sea Guardian. Ce qui pose déjà un premier problème.

Ensuite, il confirme la version française de l’incident. « La force navale turque a entravé le navire [de l’Otan] par des manoeuvres de navigation, y compris par l’utilisation du radar de contrôle de tir TMX/TMKu de la frégate turque Orucreis », accuse le rapport.

Paris dénonce une manœuvre turque "extrêmement agressive" en Méditerranée |  The Times of Israël

Par la suite, précise-t-il, le M/V Cirkin eut une nouvelle fois la priorité pour accoster à Misrata, où il déchargea sa cargaison à l’abri des regards indiscrets… Ce qui semble curieux pour du matériel médical.

D’ailleurs, le groupe d’experts ne croit pas une seconde aux explications données par la marine turque, qu’il qualifie « d’absolument peu convaincantes ». En outre, il accuse les trois frégates turques et le M/V Cirkin d’avoir violé le paragraphe 9 de la résolution 1970, relatif à l’embargo sur les armes.

Depuis l’incident du 10 juin 2020, la compagnie turqe ayant affrété le M/V Cirkin a été sanctionnée par l’Union européenne… Mais le cargo a changé de nom. Désormais appelé « Guzel », il navigue sous le pavillon de Sao Tome & Principe, qui serait faux selon le groupe d’experts.

Ce dernier a par ailleurs un avis tranché sur la question de ces transferts d’armements vers la Libye. « L’embargo sur les armes est d’une inefficacité totale. Les violations commises par les États Membres qui appuient directement les parties au conflit sont généralisées et flagrantes et témoignent d’un mépris total à l’égard des mesures de sanctions », dénonce-t-il.

Et de conclure : « Le fait qu’ils contrôlent l’intégralité de la filière d’approvisionnement complique la détection, la désorganisation et l’interdiction de ces activités. Ces deux facteurs compliquent singulièrement l’application de l’embargo sur les armes. »

Photo : Frégate Coubet © Marine nationale

Ya Rab Yeshua.

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http://www.opex360.com/2021/03/18/les-armees-francaises-ont-fait-une-demonstration-de-force-en-mediterranee-orientale/

Les armées françaises ont fait une démonstration de force en Méditerranée orientale

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« La zone Méditerranée sera le défi des prochaines années tant les facteurs de crise qui s’y conjuguent sont nombreux : contestation des zones maritimes, affrontements entre pays riverains, déstabilisation de la Libye, migrations, trafics, accès aux ressources », avait résumé le président Macron, lors de son dernier discours prononcé à l’Hôtel de Brienne, à la veille du 14-Juillet 2020.

Et, après avoir appelé à la mise en place d’une « véritable politique européenne », d’ajouter : « La Méditerranée ne peut construire une paix durable sans nous, nous ne pouvons accepter que notre avenir soit construit par d’autres puissances. »

Les semaines suivantes, la Méditerranée orientale fut le théâtre de vives tensions, causées par la présence de navires de recherches turcs dans des zones maritimes revendiquées par la Grèce et la République de Chypre.

La France y avait réagi par l’envoi de Rafale B à Chypre, puis en Crète.

Depuis, la Marine nationale a « ostensiblement affiché sa présence » dans cette région, avec l’envoi régulier de frégates pour prendre part à des exercices [et, plus récemment, avec le déploiement du groupe aéronaval formé autour du porte-avions Charles de Gaulle].

Mais, le 13 mars, cet intérêt pour la Méditerranée orientale s’est traduit par une démonstration de force, dans le cadre de l’exercice « Rhéa » [en référence à la mère des dieux grecs Zeus, Hades et Poseidon, ndlr], qui n’avait pas été annoncé. Lors d’une audition au Sénat, quatre jours plus tard, la ministre des Armées, Florence Parly, en a livré quelques détails.

« Les forces armées françaises ont conduit un exercice inédit de contre-terrorisme en Méditerranée, au large de la Crète », a ainsi annoncé la ministre.

Cet exercice a consisté à reprendre le contrôle d’un navire piraté par des terroristes pour en faire une « base de tir sur l’eau ». « Voilà le scénario qui a mobilisé toute la palette du haut du spectre de nos moyens terrestres, navals et aériens », a précisé Mme Parly.

« En seulement quelques heures, des commandos marine ont été projetés par avion sur zone avec une embarcation légère d’assaut. Des Rafale et des hélicoptères Caracal ont décollé de France pour rejoindre le navire sous le contrôle des terroristes, à 2000 kilomètres de nos bases, et se sont engagés directement dans sa libération », a-t-elle ajouté.

 

 

 

Ceci explique certains mouvements observés le 13 mars via les sites de suivi du trafic aérien, un E3F AWACS et au moins un avion ravitailleur C-135FR de l’armée de l’Air & de l’Espace [aAE] ayant été repérés dans le secteur où a été organisé l’exercice français. Ce dernier a dû impliquer un KC-130J pour le ravitaillement en vol des Caracal de l’escadron 1/67 Pyrénées.

Selon Mme Parly, cette manoeuvre « a mobilisé 450 militaires, des soldats de l’armée de Terre, des aviateurs, des bâtiments de la Marine qui opèrent régulièrement dans cette zone, ainsi que d’importants moyens de commandement et de contrôle. »

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Les frégates multimissions Auvergne et Languedoc [qui a récemment participé à un exercice au large de la Sicile], le bâtiment de soutien et d’assistance métropolitain [BSAM] Loire ainsi que le porte-hélicoptères amphibie [PHA] Mistral sont actuellement déployés dans la région.

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« L’assaut a été bref grâce à la très forte réactivité de nos forces et à la capacité de projection de nos armées », a ensuite souligné Mme Parly, avant d’insister sur le fait que « seulement trois Nations dans le monde sont capables de conduire une telle opération. »

« Avec cet exercice au fond, nous portons un message. Sous notre vigilance française et européenne, ce message c’est que la Méditerranée ne sera jamais un espace de non-droit » et que « la France a la volonté de participer à la préservation de la sécurité et de la stabilité du bassin méditerranéen, aux côtés de ses alliés », a continué la ministre. « En projetant à longue distance ses moyens d’intervention et en mettant en œuvre son savoir-faire exceptionnel, la France montre qu’elle a les moyens de se défendre avec ses alliés », a-t-elle insisté.

Avant d’évoquer cet exercice « inédit », Mme Parly avait de nouveau évoqué la Turquie, qualifiée d' »acteur déstabilisant, ‘perturbateur’, qui a mené une politique extérieure offensive et agressive, notamment par l’organisation de campagnes de prospection gazière en Méditerranée orientale escortées par de nombreux navires de guerre » et qui « cherche à s’imposer par la force et par le fait accompli. »

Outre la Turquie, la ministre a également évoqué la Russie, qui s’est « imposée comme l’un de nos principaux compétiteurs stratégiques au Sud de la Méditerranée, au Levant et en Afrique, où elle cherche à sécuriser ses implantations. »

Photo : archive

Ya Rab Yeshua.

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http://www.opex360.com/2021/03/19/mediterranee-les-forces-francaises-envoient-un-second-message-avec-un-exercice-de-lutte-anti-navire

Les forces françaises envoient un second message avec un exercice de lutte anti-navire

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Le 13 mars, les forces françaises ont mené, à très court préavis, l’exercice anti-terroriste Rhéa au large de la Crète, en y « mettant le paquet ». En effet, ont été sollicités des Rafale, des ravitailleurs C-135FR, un E3F Awacs, un KC-130J, des hélicoptères Caracal, un C-130H-30, un avion de patrouille maritime Atlantique 2, la frégate Languedoc, le porte-hélicoptère amphibie [PHA] Mistral, le Bâtiment de soutien et d’assistance métropolitain [BSAM] Loire, le 1er Régiment du Train parachutiste [RTP] et des commandos marine avec leur embarcation ECUME.

Le but de cet exercice était de reprendre vive force un navire commercial détourné par une organisation terroriste. Lors d’une audition au Sénat, la ministre des Armées, Florence Parly a déclaré que, avec cette manoeuvre, « nous portons un message », à savoir que « la Méditerranée ne sera jamais un espace de non-droit » et que la « France a la volonté de participer à la préservation de la sécurité et de la stabilité du bassin méditerranéen, aux côtés de ses alliés. »

 

Cela étant, trois jours plus tard, la Marine nationale et l’armée de l’Air & de l’Espace [aAE] ont effectué un second exercice en Méditerranée, plus précisément au sud de la République de Chypre.

Et si son ampleur a été beaucoup plus modeste que celui mené le 13 mars, son message n’en a pas été moins important, notamment au regard des tensions dont cette région est le théâtre, sur fond de contestation par Ankara de zones maritimes revendiquées par Athènes et Nicoisie.

En effet, indique l’État-major des armées, la FREMM Auvergne et le PHA Mistral ont participé à « une série de manoeuvres conjointes » avec deux Rafale B actuellement affectés à la base aérienne projetée [H5] en Jordanie, au titre de l’opération Chammal.

L’objectif de cet exercice a été d’entraîner les équipages de Rafale aux assaut air/mer [donc, à la lutte anti-navire] et les deux bâtiments de la Marine nationale à la lutte anti-aérienne.

« En contact permanent avec le centre des opérations aériennes à Lyon, les aéronefs ont multiplié les assauts contre les navires en réalisant des passes d’attaque en différentes formations de combat, le Caïman Marine de l’Auvergne guidant les chasseurs. S’appuyant sur leurs savoir-faire respectifs, cet exercice à haute intensité et de grande technicité réaffirme une nouvelle fois la bonne coopération opérationnelle entre les armées », explique l’EMA.

Et ce dernier d’ajouter : La « conduite de cette manoeuvre […] dans une zone stratégique […] permet à la France de réaffirmer son attachement à la liberté de navigation en haute mer et dans l’espace aérien international en Méditerranée orientale. »

Photo : EMA

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Ya Rab Yeshua.

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L'exercice RHEA en photos

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450 militaires français ont mené samedi dernier un "exercice inédit de contre-terrorisme" au large de la Crète, a révélé mardi la ministre des Armées Florence Parly.

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"Le 13 mars, les forces armées françaises ont conduit un exercice inédit de contre-terrorisme en Méditerranée, au large de la Crète", en simulant une "prise d'otage sur un navire commercial", avec "des terroristes qui prennent le contrôle d'un navire et qui en font une base de tir sur l'eau", a détaillé la ministre lors d'une audition devant la commission défense du Sénat.

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"En seulement quelques heures, des commandos marine ont été projetés sur zone (...), des Rafale et des hélicoptères Caracal ont décollé de France pour rejoindre le navire sous le contrôle des terroristes à 2 000 km de nos bases et se sont engagés directement dans sa libération", a-t-elle décrit.

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/media/01/01/1008582716.jpg

"Avec cet exercice, nous portons un message: sous notre vigilance française et européenne, ce message, c'est que la Méditerranée ne sera jamais un espace de non-droit", a-telle souligné.

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/media/02/01/2712189946.jpg

 

Le détail des moyens: 450 militaires (Forces Spéciales et conventionnelles); le PHA Mistral, la FREMM Languedoc, le BSAM Loire, 2 H225M Caracal, un KC-130J, un C-130, 2 Rafale, un C-135, un AWACS, un ATL-2, un NH90 Caïman engagés dans l'exercice de contre-terrorisme "Rhéa" au large de la Crète.

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Ya Rab Yeshua.

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  • 2 weeks later...

http://www.opex360.com/2021/04/02/des-mercenaires-russes-accuses-par-des-experts-de-lonu-de-commettre-des-exactions-en-centrafrique/

Des mercenaires russes accusés par des experts de l’ONU de commettre des exactions en Centrafrique

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En décembre dernier, à quelques jours de l’élection présidentielle centrafricaine, plusieurs groupes armés dénoncèrent l’accord de paix signé à Khartoum en février 2019 et annoncèrent leur regroupement au sein d’une « Coalition des patriotes pour le changement » [CPC] tout affirmant leur intention de « marcher sur Bangui », la capitale.

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Cette coalition lança donc à cette fin des attaques simultanées et coordonnées à partir de trois axes principaux, notamment vers les localité de Bozoum, Bambari ou encore Sibut.

La reprise des hostilités obligea les Casques bleus de la Mission des Nations unies en République centrafricaine [MINUSCA] à intervenir, avec, parfois, le concours des mercenaires russes présents dans le pays… étant donné que les forces de sécurité locales ne furent pas en mesure de le faire.

« Le plan de sécurité électorale prévoyait que les forces nationales seraient les premières à intervenir en cas de menaces contre la sécurité. La MINUSCA a été contrainte de se charger de la plupart des tâches en matière de sécurité en raison de l’incapacité des forces nationales à déployer les effectifs convenus avant les élections et des nombreuses défections et désertions parmi ceux qui ont été déployés. Sur les 2.500 membres des forces armées nationales initialement prévus, 296 ont été déployés et sur les 759 membres des forces de sécurité intérieure prévus, 394 ont été déployés », a récemment relevé Antonio Guterres, le secrétaire général des Nations unies, dans son dernier rapport sur la situation en Centrafrique.

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À la demande du président centrafricain, Faustin-Archange Touadera, les forces françaises effectuèrent deux « démonstrations de présence » avec les Mirage 2000D basés à N’Djamena. Quant à la Russie, qui n’a cessé de renforcer son influence dans le pays en signant avec Bangui plusieurs accords de coopération ayant ouvert la voie à la présence, notamment, de la société militaire privée [SMP] Wagner, elle annonça l’envoi d’un renfort de « 300 instructeurs militaires pour la formation de l’armée nationale. » Le Rwanda en fit de même.

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Depuis, le président Touadéra a été réélu. Pour autant, la situation est loin d’être stabilisée. D’autant plus que l’ex-président François Bozizé, renversé en 2013 par la coalition de la Séléka, a pris la tête de la CPC, qui compte pourtant des groupes qui furent à l’origine de sa chute…

En mars, le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté une résolution qui, proposée par la France, prévoit d’augmenter progressivement l’effectif de la MINUSCA de 3.700 Casques bleus supplémentaires pour éviter, le cas échéant, « une future détérioration de la situation sécuritaire, tout en créant un espace pour faire progresser le processus politique. » La Russie, membre permanent, s’est abstenue sur ce texte, sans donner d’explication.

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Or, le 31 mars, le groupe de travail de l’ONU sur les mercenaires a publié un communiqué pour faire part de son « trouble » face aux actions « interconnectées de Sewa Security Services, de Lobaye Invest SARLU et du groupe Wagner » et exprimer ses « préoccupations quant à leurs implications dans une série d’attaques violentes survenues depuis les élections présidentielles du 27 décembre 2020. » À noter que l’activité de ces SMP russes n’a nullement été évoquée dans le dernier rapport de M. Guterres…

Or, les experts de ce groupe de travail ont également exprimé « leurs préoccupations quant à la proximité et l’interopérabilité entre ces entrepreneurs et la MINUSCA », faisant état de « réunions coordonnées en présence de ‘conseillers russes’, y-inclut dans les bases de la MINUSCA, ainsi que des évacuations médicales de ‘formateurs russes’ blessés vers les bases de la MINUSCA. »

« Cette indistinction entre les opérations civiles, militaires et de maintien de la paix pendant les hostilités crée une confusion quant aux cibles légitimes et augmente les risques de violations généralisées des droits de l’homme et du droit humanitaire », ont-ils souligné.

Qui plus est, ce groupe de travail de l’ONU dit avoir reçu et continuer de recevoir des rapports faisant état de « graves violations des droits de l’homme et du droit humanitaire international, imputables aux militaires privés opérant conjointement avec les forces armées centrafricaines et, dans certains cas, avec les forces de maintien de la paix des Nations unies. »

Il est ainsi question « d’exécutions sommaires massives, de détentions arbitraires, de torture pendant les interrogatoires, de disparition forcées, de déplacements forcés de la population civile, de ciblage indiscriminé d’installations civiles, de violations du droit à la santé et d’attaques croissantes contre les acteurs humanitaires. »

S’agissant des organisations humanitaires, le rapport de M. Guterres a recensé 66 incidents les concernant en janvier 2021, « soit le plus grand nombre jamais enregistré ». Et d’ajouter que « les zones les plus dangereuses pour les travailleurs humanitaires ont Bangui, suivie de Ndélé, Batangafo, Kaga-Bandoro et Bria » et que les « incidents les plus récents concernent l’ingérence dans l’acheminement de l’aide d’urgence, les menaces, le détournement de l’aide, le prélèvement illégal de taxes et les restrictions de mouvement. » Les auteurs de ces actes ne sont à aucun moment désignés dans le document.

Quoi qu’il en soit, « le groupe de travail déplore l’absence d’enquêtes ainsi que le manque de détermination afin d’identifier les responsables de ces abus », ont affirmé les experts, pour qui « les liens étroits entre les différents acteurs, ainsi que le manque de transparence, compromettent encore plus les chances de mener une enquête impartiale et de faire en sorte que les responsables de ces abus et violations rendent des comptes. » Aussi, ils estiment qu’il est « urgent de clarifier le rôle des ‘partenaires internationaux’ et l’obligation de rendre des comptes afin d’instaurer une paix et une stabilité durables en République centrafricaine. »

Ya Rab Yeshua.

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Le ton monte entre l’Égypte, le Soudan et l’Éthiopie

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En 2011, l’Éthiopie a lancé le projet de barrage « Grand Renaissance » [GERD] qui, construit sur le Nil, doit lui procurer la capacité de produire 15.000 gigawatts/heure chaque année. De quoi lui permettre de mettre un terme à la pénurie d’électricité et d’accélérer son industrialisation. Et donc son développement.

Seulement, pour cela, il lui faut remplir un lac de stockage pouvant contenir jusqu’à 67 milliards de mètres cubes. Or, pour l’Égypte comme pour le Soudan, il n’en est d’autant pas question, les eaux du Nil étant vitales pour ces deux pays.

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Ainsi, si l’Éthiopie maintient son projet en l’état, 12% des besoins égyptiens en eau [population, industrie, agriculture] ne seraient plus couverts. Or, les négociations menées jusqu’ici n’ont pas permis de trouver un accord entre Addis-Abeba, Le Caire et Khartoum.

Début mars, le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, a une nouvelle fois critiqué l’intention de l’Éthiopie de procéder à la seconde phase du remplissage de son lac de stockage. « Nous rejetons la politique qui consiste à imposer un fait accompli et à étendre le contrôle sur le Nil bleu via des mesures unilatérales sans tenir compte des intérêts du Soudan et de l’Egypte », a-t-il dit, lors d’un déplacement à Khartoum.

L’Égypte et le Soudan sont « convenus de relancer les négociations par une médiation quadripartite incluant l’Union africaine, les Nations unies, l’Union européenne et les États-Unis… afin de parvenir à un accord avant la saison des inondations », a ensuite précisé le président égyptien.

Le 30 mars, ce dernier est de nouveau revenu à la charge. « Personne ne peut se permettre de prendre une goutte d’eau de l’Egypte, sinon la région connaîtra une instabilité inimaginable », a-t-il prévenu, au sujet du barrage éthiopien. « Personne ne doit s’imaginer qu’il est loin de la portée de l’Egypte », a-t-il insisté, soulignant que la part des eaux du Nil revenant à son pays était une « ligne rouge ».

Mais les autorités éthiopiennes campent toujours sur leurs positions. « L’Éthiopie n’a pas l’intention de faire souffrir l’Égypte avec son barrage. Ce que je veux que nos frères qui vivent de l’autre côté [en Égypte et au Soudan, ndlr] comprennent que c’est que nous ne voulons pas vivre dans les ténèbres. Nous avons besoin d’une ampoule », a fait valoir Abiy Ahmed, le Premier ministre éthiopien, en réponse aux critiques du Caire.

Et, ce 7 avril, l’Éthiopie a fait savoir qu’elle maintiendrait le cap, c’est à dire qu’elle continuerait le remplissage du lac de stockage du GERD, après l’échec de négociations menées par les ministres des Affaires étrangères des trois pays concernés, sous l’égide du président congolais, Félix Tshisekedi, lequel assure la présidence tournante de l’Union africaine [UA].

« Le remplissage continuera donc durant la prochaine saison des pluies qui doit commencer en juin ou juillet », a en effet indiqué Seleshi Bekele, le ministre éthiopien de l’Eau. « À mesure que la construction avance, le remplissage a lieu », a-t-il continué. « Nous n’y renonçons en rien », a-t-il assuré.

À Khartoum, le ministre soudanais de l’Irrigation, Yasser Abbas, a prévenu que si « l’Ethiopie entreprend le deuxième remplissage sans accord », alors « toutes les options » seraient envisagées, « y compris le retour au Conseil de sécurité [et] la voie d’un durcissement politique. »

Quant au président égyptien, il dit quasiment la même chose que le ministre soudanais. « Je dis à nos frères éthiopiens : ne touchez pas à une goutte de l’eau de l’Égypte parce que toutes les options sont ouvertes », a en effet déclaré Abdel Fattah al-Sissi. Ce qui, après ses précédentes déclarations, peut aller jusqu’à l’action militaire.

En 2018, M. al-Sissi avait laissé entendre qu’il pourrait aller jusqu’à la confrontation armée si nécessaire. « Les habitants du Soudan, d’Éthiopie et d’Égypte ont besoin d’investissements, pas de guerres. Mais en même temps, il nous est demandé de préserver la vie de 100 millions d’Égyptiens », avait-il déclaré, après avoir évoqué la puissance militaire de son pays.

Ya Rab Yeshua.

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  • 2 weeks later...

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2021/04/14/les-gardes-cotes-americains-deploie-deux-de-leurs-nouveaux-b-22046.html

Les gardes-côtes américains déploient deux de leurs nouveaux bâtiments à Barheïn

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Du nouveau du côté des PATFORSWA, les Patrol Forces Southwest Asia des Garde-Côtes américains (USCG) qui montent la garde dans le golfe Persique depuis 2002. 

Les "cutters" (des cotres à l'origine mais on parle plutôt de patrouilleurs) des Garde-Côtes US Charles Moulthrope et Robert Goldman qui vient tout juste d'entrer au service actif, ont quitté San Juan, à Puerto Rico, le 1er avril pour gagner Manama (Bahreïn), leur nouveau port d'attache. Ce sont les deux premiers des six "cutters" de la classe Sentinel qui rejoindront les PATFORSWA.

Ils étaient accompagnés par un autre "cutter" mais de la classe Legend, le Hamilton. Les trois bâtiments ont traversé l'Atlantique et rejoint le port espagnol de Rota pour y faire escale (photo ci-dessous US Navy). Le Hamilton va quitter le groupe pour entamer une patrouille avec des alliés et des partenaires de l'Otan.

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Les Fast Response Cutter de la classe Sentinel font partie d'un programme de 64 bâtiments dont 43 ont été livrés. Leurs missions sont variées: sauvetage, sécurisation des infrastructures portuaires et des approches maritimes, contrôle de pêches, lutte contre les trafics de drogues, recherche de migrants... 

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Créées en 2002 dans le cadre de l'opération Iraqi Freedom, les PATFORSWA opèrent actuellement dans le cadre de l'opération Enduring Freedom, aux côtés des navires de la Ve Flotte déployés dans le golfe Persique.

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La flottille comprend 6 bâtiments. C'est la plus importante des flottilles des USCG déployées OCONUS, c'est-à-dire hors du territoire métropolitain américain.

Ya Rab Yeshua.

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http://www.opex360.com/2021/04/19/la-royal-navy-va-deployer-deux-navires-en-mer-noire-avec-lappui-du-porte-avions-hms-queen-elizabeth/

La Royal Navy va déployer deux navires en mer Noire, avec l’appui du porte-avions HMS Queen Elizabeth

 

La semaine passée, deux destroyers américains de type Arleigh Burke étaient attendus en mer Noire, l’US Navy ayant adressé à cette fin une notification aux autorités turques pour un passage dans les détroits des Dardanelles et du Bosphore, conformément à la Convention de Montreux de 1936.

Seulement, et alors que le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov, venait d’avertir les États-Unis qu’il « valait mieux pour eux de rester loin de la Crimée », aucun des deux navires de l’US Navy n’est actuellement déployé en mer Noire. « Les États-Unis envoient fréquemment des notifications à la Turquie pour un accès potentiel à la mer Noire. Une demande ne signifie pas nécessairement que des navires passeront [par les détroits] mais elle garantit qu’ils auront déjà les autorisations requises en cas de besoin », a ensuite expliqué un responsable américain auprès de l’agence Reuters.

Depuis, la marine russe a donné le coup d’envoi de manoeuvres navales mobilisant la flotte de la Mer Noire et celle de la Caspienne. Et Moscou, qui a significativement renforcé ses capacités militaires près de la frontière ukrainienne, a fait part de son intention de suspendre, durant six mois, la navigation au large de la pointe occidentale de la Crimée, de Sébastopol et d’un secteur situé près de détroit de Kertch, lequel donne accès à la mer d’Azov.

« La Russie a déjà par le passé agressé des navires ukrainiens et menacé le trafic maritime international en mer Noire, notamment dans le détroit de Kertch. […] Nous appelons la Russie à cesser de harceler les navires dans cette région et à réduire le déploiement de ses forces le long de la frontière de l’Ukraine et de la partie occupée de l’Ukraine », a ensuite réagi John Kirby, le porte-parole du Pentagone.

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De son côté, l’Otan n’a pas dit autre chose. « Nous demandons à la Russie de garantir le libre accès aux ports ukrainiens de la mer d’Azov et de permettre la liberté de navigation », a affirmé une porte-parole de l’organisation, via un communiqué. Et d’ajouter : « Restreindre l’accès à certaines zones de la mer Noire et au détroit de Kertch constituerait une action injustifiée relevant d’un comportement déstabilisateur de la part de la Russie ».

Si, pour le moment, l’US Navy a passé son tour en ne donnant pas de suite aux notifications envoyées à Ankara, la marine britannique a l’intention d’envoyer de ses navires en mer Noire. C’est en effet ce qu’a révélé le Sunday Times, en s’appuyant sur des confidences des responsables de « haut niveau » de la Royal Navy.

« La planification opérationnelle se poursuit et elle inclut toujours une mission en mer Noire », a déclaré l’une des sources du journal britannique.

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Il serait donc question de déployer un destroyer de type 45, muni de 48 missiles de défense antiaérienne Aster-15 et Aster-30, ainsi qu’une frégate de type 23, dotée de capacités anti-sous-marines. A priori, ces deux navires seront détachés de l’escorte du porte-avions HMS Queen Elizabeth, qui doit appareiller en mai prochain pour prendre position en Méditerranée orientale lors de la première phase de sa mission.

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« Les avions furtifs F-35B Lightning II de la RAF et les hélicoptères Merlin devront se tenir prêts à bord du porte-avions HMS Queen Elizabeth pour soutenir les [deux] navires en mer Noire s’ils sont menacés par des bâtiments, des sous-marins ou des aéronefs russes », écrit le Sunday Times.

À noter que le groupe aérien qui prendra place bord du HMS Queen Elizabeth comprendra des F-35B de l’US Marine Corps.

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Par ailleurs, ces derniers jours, la Royal Air Force a multiplié les missions de collecte de renseignements d’origine électro-magnétique en envoyant dans l’espace aérien ukrainien, à au moins huit reprises, des avions RC-135 Rivet Joint de la Royal Air Force. En outre, en mai, cette dernière enverra quatre Eurofighter Typhoon en Roumanie dans la cadre des missions de police du ciel de l’Otan dans la région de la mer Noire. Enfin, la British Army prévoit de participer à l’exercice « Cosaque Mace », avec « des centaines » de soldats en Ukraine.

« Le Royaume-Uni, avec ses alliés internationaux, apporte un soutien inébranlable à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de l’Ukraine. Nous travaillons en étroite collaboration avec Kiev pour surveiller la situation actuelle et continuons d’appeler la Russie à la désescalade », a commenté un porte-parole du ministère britannique de la Défense [MoD].

Photo :  Royal Navy

Ya Rab Yeshua.

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  • 2 weeks later...

La Turquie d’aujourd’hui, un problème mondial

https://www.voltairenet.org/article212990.html

La Turquie a une nouvelle fois échappé aux conséquences de ses actes, cette fois au Haut-Karabagh. Elle est probablement aujourd’hui dans la ligne de mire du Pentagone qui souhaite la détruire comme tous les autres États du Moyen-Orient élargi. C’est bien là le problème : elle risque d’être mise à feu et à sang pour poursuivre la « guerre sans fin » et non pas pour vaincre son idéologie raciste. Il ne faut pas se tromper d’adversaire : l’ennemi ce n’est ni le fantasque Erdogan, ni son pays la Turquie et son allié l’Azerbaïdjan, c’est l’idéologie suprémaciste et raciste du loup des steppes.

 

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Le président Erdogan a menacé l’Union européenne et annoncé à l’avance les attentats de Paris et de Bruxelles.

La Turquie constitue d’ores et déjà un problème mondial, les États-Unis, l’UE et la Russie, refusent tout simplement d’accepter cette réalité.

Nous allons expliquer pourquoi la Turquie constitue un problème mondial.

Le monde a abandonné les idéologies totalitaires, car elles ensanglantaient l’humanité. Le fascisme, le nazisme, le communisme [1] ont été testés et l’histoire les a classés aux objets non réclamés.

La seule idéologie totalitaire qui perdure dans le temps, est le racisme turc qui, au cours du 20e siècle, a pris diverses formes, telles que le racisme nationaliste (et islamiste) des Jeunes Turcs de Mustafa Kemal et des Loups gris, tandis qu’elle a également acquis de fortes caractéristiques islamistes au 21e siècle sous le régime de Tayyip Erdogan.

Cette idéologie totalitaire a perpétré le génocide des populations chrétiennes de l’Anatolie, qui a culminé entre 1914 et 1923 [2].

Tout le monde connait ce qui s’est passé alors et surtout les États-Unis, puisque certains de ses hauts diplomates tels que Henry Morgenthau et George Horton ont décrit dans leurs rapports et livres les événements sanglants de cette époque.

Ceux-ci sont également connus de l’Angleterre laquelle, après le traité de Moudros, avait pris le contrôle de la capitale de l’Empire ottoman, Constantinople, et, à la demande des Arméniens, avait forcé le sultan à mettre en place des tribunaux militaires pour juger les instigateurs du génocide. De plus, lorsque les nationalistes en Turquie se sont révoltés après les premières condamnations et pendaisons des instigateurs, l’Angleterre avait transféré les accusés à Malte, où les procès se sont poursuivis. Ce n’est que lorsque la Grande-Bretagne « s’est entendue » avec Mustafa Kemal qu’elle a mis fin aux procès, échangeant les accusés avec quatre officiers britanniques arrêtés par les forces de Kémal dans la ville de Van.

En tout état de cause, les minutes et comptes-rendus des procès maltais se trouvent aujourd’hui en Angleterre et celle-ci connait mieux que quiconque ce qui s’est passé réellement alors.

L’Angleterre a joué un rôle clé dans la rédaction du traité de Lausanne, par lequel a été fondée la République turque, et c’est du reste le pays qui avait fait de Mustafa Kémal son favori. Selon ses détracteurs en Turquie, qui le décrivent même comme agent de l’impérialisme britannique, il a violé le serment national [3], cédé Kirkouk et Mossoul aux Britanniques, aboli le califat et désislamisé la Turquie, et en créant un « État laïc ». Par conséquent, l’Empire britannique, qui, à la suite d’un accord avec Mustafa Kémal et Ismet Inonu, avait acquis une grande influence en Turquie, n’a pas pu ou voulu soulever de questions quant aux responsabilités dans le génocide des Grecs, des Arméniens et des Assyriens.

Les États-Unis ne faisaient pas partie des négociateurs de ce traité et ne l’ont donc pas signé et, selon la bibliographie turque, jusqu’en 1927, ont refusé de reconnaître la République turque, précisément à cause des crimes commis par des Jeunes Turcs et des Kémalistes, et que par conséquent cet État était le résultat de crimes contre l’humanité. C’était alors l’époque où prévalaient l’esprit de Wilson et les valeurs universelles humanistes aux États-Unis.

Mais voila, les États-Unis, après la Seconde Guerre mondiale et la fondation de l’Otan ont pris de la Grande-Bretagne le relais de l’influence géopolitique en Turquie, et ils ont soudainement « oublié » ces crimes et fermé les yeux sur les politiques génocidaires et de nettoyages ethniques que la Turquie a continuées à appliquer [4].

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Le président Aliyev devant les casques des soldats arméniens qu’il vient de massacrer.

Ainsi, plus d’un siècle s’est écoulé avec cette idéologie, une idéologie de tolérance zéro pour tout ce qui n’est pas turc et musulman, une idéologie qui a continué et continue de commettre des nettoyages ethniques et même de vouloir changer les caractéristiques de tout un peuple.

Le système de pouvoir en Turquie est tellement dur et inflexible qu’il ne permet à personne de remettre en question l’idéologie raciste du nationalisme turc, qui, bien qu’elle porte toujours en elle-même l’idéologie du djihad, c’est-à-dire de la guerre sainte au nom de l’islam, sous le régime d’Erdogan, ce racisme turc a commencé à prendre progressivement les caractéristiques d’une idéologie islamo-fasciste.

C’est pourquoi tous les partis en Turquie sans exception, même les partis de gauche, lesquels, s’ils ne défendent pas ouvertement cette idéologie, ne la contestent pas, à la seule exception du Parti Démocratique des Peuples (HDP), situé politiquement à gauche et issu du mouvement politique kurde.

S’il y avait des gens qui considéraient le texte ci-dessus comme des assertions exagérées, ils se rendent compte maintenant, après la reconnaissance par les USA du génocide des Arméniens perpétré par les Ottomans, que les choses sont exactement telles que je les ai décrites.

Toutes les partis turcs ont condamné les États-Unis pour avoir reconnu le génocide, à l’exception du HDP, qui a appelé le gouvernement et l’État turcs à reconnaître cet acte honteux.

Et comme si cela « allait de soi », tous les partis ont condamné le HDP, y compris le parti du réformiste d’Ali Babacan, qui promettait entre autres une solution à la question kurde, l’un des ses hauts responsables déclarant même aux Kurdes : « vous aussi aurez le même sort, pour en finir ».

Si l’on étudie les déclarations des politiciens turcs sur le sujet, il est impossible de ne pas être littéralement horrifié. Appel d’offres à la sauvagerie et à la barbarie.

Le propre conseiller d’Erdogan en Histoire, l’universitaire Murat Bardaksi, a déclaré par le passé que les archives montrent que 950 000 personnes ont été perdues lors des déportations des Arméniens et qu’il s’agissait d’un génocide.

Aujourd’hui il est conseiller du président turc, et il n’est donc pas possible qu’il ne lui dise pas la vérité.

Donc Erdogan le sait.

Tout comme ils connaissent très bien la vérité concernant la planification du génocide arménien, mis en œuvre par les néo-turcs, les kémalistes, et tous les politiciens et universitaires turcs.

Néanmoins et en tout état de cause, ils défendent passionnément ce qui est un crime contre l’humanité, en n’en rejetant même les responsabilités aux victimes du génocide, affirmant que celles-ci… étaient coupables de leur propre mort.

Toutefois, lorsque vous défendez un crime aussi odieux contre l’humanité d’une manière aussi absolue, cela indique clairement que vous êtes prêt à commettre d’autres crimes qui menacent la « pureté » de la nation turque et de la société musulmane sunnite turque.

Nous parlons donc d’un État impénitent, qui a comme éléments constitutifs de sa fondation, la mort et la destruction, le génocide et le nettoyage ethnique, et il ne peut s’en débarrasser.

Ce qui se passe aujourd’hui, alors que nous écrivons ces quelques lignes, à Afrine, Tell Abyad (Girê Spî) et Ras al-Ayn (Serê Kaniyê) contre les Kurdes, est une copie conforme de la politique qui a été appliquée aux autres génocides et nettoyages ethniques.

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Après avoir utilisé une compagnie de textiles britannique pour écouler les contrefaçons de la mafia turque, le président Tatar s’est réfugié à Chypre-Nord où il dirige le gouvernement d’occupation militaire turque sur un territoire de l’Union européenne.

Ce qui se passe aujourd’hui dans le procès de Kobané (Aïn al-Arab), à Ankara, à nouveau contre les Kurdes, qui ont renversé Daech et les djihadistes terroristes massacreurs, soutenus par Erdogan et son État barbare, est une répétition des pratiques du passé de tueur brutal et sanguin qu’est l’État turc.

Et les menaces lancées par les Turcs sur cette question, même contre les États-Unis, montrent que la Turquie, tant qu’elle reste imprégnée de cette idéologie raciste, constitue un problème mondial.

Un pays qui non seulement ne renonce pas à son passé sanguinaire, mais continue obstinément de le faire, avec l’ensemble de tout son système politique soutenant ces pratiques,

Un pays qui attaque les États-Unis, première puissance de la planète,

Un pays qui, au lieu de baisser la tête et de s’agenouiller en souvenir des millions de morts qu’il a causés, remet même en question l’existence de l’État de la République d’Arménie, affirmant qu’il a été fondé sur des terres ottomanes volées.

Un pays qui a envahi militairement Chypre, l’Iraq, la Syrie, la Libye, le Haut-Karabakh,

Un pays qui menace directement la Grèce, avec la « Patrie bleue » et la plus grande flotte de bateaux de débarquement au monde, qui visent clairement à occuper les îles grecques, l’Otan jouant à l’âne ignorant et déclarant qu’il n’y a là aucun problème.

Et oui alors, ce pays constitue une menace mondiale, puisqu’en raison de sa taille et de la possibilité d’entraîner d’autres pays musulmans dans cette folie politique, il menace des dizaines de pays et de peuples, et menace donc l’humanité elle-même.

J’espère qu’après les réactions sauvage de l’ensemble du système politique, des universitaires et de la société turque elle-même à la reconnaissance par le président Biden du génocide commis contre les Arméniens par les Ottomans [5], les plus sceptiques de la communauté internationale et en Grèce auront été convaincus.

Bien que j’ai des doutes en ce qui concerne M. Irakleidis, Mesdames Repousi [6] et Gianakkakis [7], et M. Filis.

 
 

P.S. Je ne pense pas que Maria Giannakaki ait envoyé un télégramme de condoléances pour la reconnaissance du génocide à l’ambassadeur de Turquie à Athènes. Et je dis cela parce que dans le passé, elle fut la pionnière avec ce qu’il y a de plus raciste, pro-kémalien et inhumain en Grèce, afin de pas inclure le génocide des Grecs de l’Anatolie dans le projet de loi antiraciste qui criminalisait la négation du génocide.

 

[1] Remarque de l’auteur : la référence aux idéologies totalitaires ne signifie pas leur égalisation. Certaines prônaient le fascisme et le nazisme, d’autres le communisme. Mais tous les trois sont caractérisées comme des idéologies totalitaires.

[2Killing Orders : Talat Pasha’s Telegrams and the Armenian Genocide, Taner Akçam, Palgrave Macmillan, 2018 ; Ordres de tuer : Arménie 1915, Taner Akçam, CNRS éditions, 2020.

[3] « Serment national turc », Réseau Voltaire, 28 janvier 1920.

[4] « La Turquie d’aujourd’hui poursuit le génocide arménien », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 26 avril 2015.

[5] « Joe Biden rend hommage aux victimes du génocide arménien », par Joseph R. Biden Jr., Réseau Voltaire, 24 avril 2021.

[6] Maria Repousi rédigea dans les années 2000 un manuel scolaire sur l’histoire de la Grèce, sous l’autorité de Maria Giannakaki. Il provoqua la plus intense polémique du pays durant deux ans, avant d’être retiré des écoles. Il minimisait les crimes commis contre des Grecs par des nations désormais alliées de la Grèce. NdlR.

[7] Maria Giannakaki est une historienne de gauche, qui fut députée de la Gauche démocratique, puis candidate de SYRIZA. NdlR.

Savvas Kalèndéridès

auton125734-87e66.jpgBrigadier de l’Armée de terre grecque. Il démissionna en 2000 après la capture du leader kurde Abdullah Öcalan par la CIA, le Mossad et le MIT turc. Il était alors en mission d’accompagnement à Nairobi (Kenya), pour le compte du Renseignement grec. Très populaire en Grèce et à Chypre, il est l’auteur de nombreux ouvrages d’analyse géopolitique et dirige la maison d’édition Infognomon et le site internet InfognomonPolitics

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Ya Rab Yeshua.

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  • 3 months later...

http://www.opex360.com/2021/08/25/lalgerie-rompt-ses-relations-diplomatiques-avec-le-maroc-accuse-de-soutenir-des-activistes-kabyles/

L’Algérie rompt ses relations diplomatiques avec le Maroc, accusé de soutenir des activistes kabyles

 

En 1956, et alors qu’il venait d’accéder à l’indépendance dans le cadre des accords d’Aix-les-Bains, le Maroc apporta son soutien aux insurgés algériens face à l’armée française.

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Seulement, ses relations avec l’Algérie, une fois celle-ci devenue à son tour indépendante, se gâtèrent en raison d’un différend sur le tracé des frontières entre ces deux pays, Rabat ayant alors des vues sur les régions de Béchar et de Tindouf. Ce qui donna lieu à la « guerre des sables », qui après cinq mois de combats, prit fin grâce à une médiation de l’Organisation de l’unité africaine [OUA].

Évidemment, cet épisode laissa des traces… Et, quand le Maroc annexa le Sahara occidental après le départ de l’Espagne, en 1976, l’Algérie se rangea du côté des indépendantistes du Front Polisario quand ceux-ci y proclamèrent la « République arabe sahraouie démocratique [RASD] ».

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Depuis 1991, le conflit du Sahara occidental est « gelé ». À l’époque, et sous l’égide des Nations unies, un cessez-le-feu et une zone tampon furent établies, le Maroc ayant pris l’engagement d’organiser un référendum sur le statut de ce territoire riche en phosphates et dont il contrôle 80% de la superficie.

En 2020, en échange de la reconnaissance d’Israël par le Maroc [par ailleurs très proche des États-Unis], le président américain, qui était alors Donald Trump, annonça que Washington allait reconnaître la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental, alors objet de nouvelles tensions.

Inutile de dire que la pilule fut difficile à avaler pour l’Algérie qui, aux prises par ailleurs avec des difficultés économiques, sociales et politiques, y vit des « manoeuvres étrangères » visant à la « déstabiliser ».

Entretemps, après l’attentat de Marrakech [24 août 1994], pour lequel le gouvernement marocain accusa les services algériens d’y avoir joué un rôle, la frontière entre les deux pays fut fermée. Et elle l’est encore actuellement.

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Cela étant, si Alger soutient le Front Polisario, Rabat n’est pas en reste non plus… le Maroc étant accusé de faire preuve de « bienveillance » à l’égard du Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie [MAK], classé par les autorités algériennes parmi les organisations terroristes en mai dernier.

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Or, le mois dernier, une note que le représentant du Maroc auprès des Nations unies, Omar Hilale, fit passer lors d’une réunion du mouvement des non-alignés, à New York, ne put que renforcer les soupçons d’Alger. En effet, dans ce texte, le diplomate estimait que le « vaillant peuple kabyle [méritait], plus que tout autre, de jouir pleinement de son droit à l’autodétermination ».

En réponse, le ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, affirma que la Sahara occidental méritait une « attention accrue de la communauté internationale ». Et d’ajouter : « Nous appelons donc le Secrétaire général des Nations unies d’accélérer la nomination de son envoyé spécial et de lancer un processus politique crédible entre les deux parties dans le but d’atteindre une solution politique juste et durable permettant l’autodétermination du peuple du Sahara occidental, membre fondateur de l’Union africaine ».

Puis, le 18 août, à l’issue d’une réunion du Haut conseil de sécurité algérien, dirigée par le président Abdelmadjid Tebboune, Alger dénonça les « actes hostiles incessants perpétrés par le Maroc contre l’Algérie » et annonça, en conséquence, la « révision des relations entre les deux pays et l’intensification des contrôles sécuritaires aux frontières ouest ».

Les actes hostiles en question concernaient les feux de forêts qui venaient de dévaster la Kabylie [en faisant 90 morts, ndlr]. Selon la Direction générale de la Sûreté nationale [DGSN] algérienne, leur origine criminelle ne ferait aucun doute, l’enquête ayant permis de « découvrir qu’un réseau criminel, classé comme organisation terroriste » en était la cause. Réseau qui serait lié au mouvement islamo-conservateur Rachad ainsi qu’au MAK, accusé par la présidence algérienne de recevoir le « soutien et l’aide de parties étrangères, en tête desquelles le Maroc et ‘l’entité sioniste’ [Israël, ndlr] ».

La tension est encore montée d’un cran le 24 août, quand le chef de la diplomatie algérienne a annoncé la rupture des relations diplomatiques entre son pays et le Maroc.

« L’Algérie a décidé de rompre les relations diplomatiques avec le royaume du Maroc à partir de ce jour », a en effet déclaré M. Lamamra. « L’histoire a montré que le royaume du Maroc n’a jamais cessé de mener des actions hostiles à l’encontre de l’Algérie », a-t-il fait valoir.

Les autorités marocaines n’ont pas immédiatement réagi à cette annonce. Cependant, tard dans la soirée, Rabat a dit regretter la décision d’Alger, qualifiée de « complétement injustifiée mais attendue ». Et de condamner une « logique d’escalade » tout en rejetant les « prétextes fallacieux, voire absurdes, qui la sous-tendent ».

Cela étant, la décision algérienne est survenue quelques jours après que le roi du Maroc, Mohammed VI, a dénoncé des « attaques méthodiques » contre le royaume, « de la part de certains pays et d’organisations notoirement hostiles » qu’il n’a voulu nommer.

« Le Maroc, au même titre que certains pays du Maghreb arabe, fait face à une agression délibérée et préméditée. Agrippés à […] des considérations obsolètes, les ennemis de l’intégrité territoriale du Royaume ne souhaitent pas que le Maroc demeure la nation libre, forte et influente qu’il a toujours été », a également déclaré Mohammed VI.

 

PS. En complément rajout de BTX

https://www.jeuneafrique.com/1120271/politique/maroc-algerie-la-maitrise-du-ciel/

 

Ya Rab Yeshua.

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  • 2 weeks later...

Un coup d'Etat mené par un ancien légionnaire français renverse Alpha Condé en Guinée

Après les informations sur des tirs entendus ce 5 septembre dans le centre de Conakry, capitale guinéenne, le site Guineenews rapporte de «sources crédibles» que le Président Alpha Condé a été arrêté par les forces spéciales dirigées par le commandant Mamady Doumbouyam, ancien légionnaire français.

Plus tôt, un haut responsable gouvernemental avait fait savoir qu'Alpha Condé était sain et sauf, sans donner de précisions, selon Reuters.

 

 

 

Une vidéo diffusée par plusieurs médias locaux présente Mamady Doumbouyam, accompagné de deux militaires, qui annonce avoir décidé de «dissoudre le gouvernement».

«Nous avons décidé après avoir pris le Président, qui est actuellement avec nous [...], de dissoudre la Constitution en vigueur, de dissoudre les institutions. Nous avons décidé aussi de dissoudre le gouvernement et de fermer des frontières terrestres et aériennes», a-t-il déclaré.

En effet, le média L'œil d'Afrique a diffusé sur Twitter des photos montrant le Président entouré de militaires du Groupement des forces spéciales (GPS) dirigé par le lieutenant-colonel Mamady Doumbouya.

Plus tard, des annonces de putschistes ont été brièvement diffusées à la télévision nationale.

https://fr.sputniknews.com/afrique/202109051046093860-le-president-guineen-aurait-ete-arrete-par-les-forces-speciales/

Ya Rab Yeshua.

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http://www.opex360.com/2021/10/01/la-turquie-estime-que-laccord-strategique-entre-la-france-et-la-grece-menace-la-paix-regionale/

La Turquie estime que l’accord stratégique entre la France et la Grèce menace la « paix régionale »

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Le 28 septembre, et au-delà de la signature d’une lettre d’intention concernant l’achat de trois Frégates de défense et d’intervention [FDI] pour la marine grecque [plus une en option, ndlr], la Grèce et la France ont conclu un accord stratégique, lequel contient une clause d’assistance mutuelle par « tous les moyens appropriés » si les deux pays « constatent conjointement qu’une agression armée survient contre le territoire » de l’un des deux.

Pour le président français, Emmanuel Macron, un tel accord doit permettre à Paris et à Athènes d’agir ensemble « pour la paix et la sécurité en Méditerranée, au Moyen-Orient, en Afrique et dans les Balkans » tandis que le Premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, a assuré qu’il n’était « pas antagoniste » envers Ankara.

Une telle clause avait été évoquée l’an passé, alors que la Turquie avait envoyé des navires de recherche – sous escorte militaire – dans des zones maritimes revendiquées par la Grèce et la République de Chypre pour y prospecter des gisements de gaz naturel.

Et cela après avoir lancé une intervention militaire – avec notamment des supplétifs recrutés en Syrie – en Libye, afin d’assister le gouvernement d’union national libyen [GNA], alors aux prises avec l’Armée nationale libyenne [ANL] du maréchal Haftar. Il s’agissait alors pour Ankara de préserver un accord sur ses frontières maritimes lui permettant d’appuyer ses revendications en Méditerranée orientale.

C’est d’ailleurs dans le cadre de cette intervention en Libye qu’un navire turc, escortant le cargo Cirkin [alors suspecté de violer l’embargo sur les armes, ndlr], eut une attitude particulièrement agressive à l’égard de la frégate française Courbet, alors engagée dans la mission « Sea Guardian » de l’Otan.

Quoi qu’il en soit, Ankara a mis du temps à réagir au sujet de l’accord conclu entre la France et la Grèce. Mais, ce 1er octobre, elle a fini par le dénoncer, estimant qu’il était de nature à « menacer la paix et la stabilité » en Méditerranée orientale.

« La poursuite par la Grèce d’une politique d’armement et d’isolement de la Turquie, au lieu de la coopération, est problématique et de nature à lui nuire à elle-même ainsi qu’à l’Union européenne et à menacer la stabilité et la paix régionale », a en effet affirmé le ministère turc des Affaires étrangères, via un communiqué. Et d’ajouter : « Les allégations maximalistes de la Grèce concernant les zones maritimes et aériennes sont contraires à la loi internationale ».

En outre, la diplomatie turque a encore accusé Athènes de poursuivre un « rêve vain » en tentant de « faire accepter ses revendications à la Turquie » via des « alliances militaires bilatérales ». Pour rappel, et outre l’accord avec la France, la Grèce cherche aussi à renforcer sa coopération militaire avec les États-Unis, dans le cadre d’un « Accord de coopération de défense mutuelle » [MDCA] à la portée étendue.

Cela étant, la France et la Grèce étaient déjà liées par une clause de défense mutuelle de par leur appartenance à l’Otan, dont fait aussi partie la Turquie. Aussi, seulement, dans le cas d’un conflit entre Athènes et Ankara, on voit mal comment elle pourrait être activée.

Par ailleurs, l’article 42-7 du traité de l’Union européenne prévoit que les États membres doivent « aide et assistance par tous les moyens en leur pouvoir » à l’un d’entre-eux dans le cas où il serait la cible d’une « agression armée sur son territoire ». Mais cette disposition, n’est pas contraignante puisqu’elle ne concerne pas les États neutres et qu’elle n’a pas un caractère automatique. Et elle ne précise pas les moyens pouvant être mis en oeuvre, « l’aide et l’assistance » pouvant prendre la forme d’une aide financière ou d’une simple autorisation de survol.

Ya Rab Yeshua.

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