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http://www.opex360.com/2020/10/02/envoi-de-jihadistes-au-haut-karabakh-m-macron-appelle-lotan-a-regarder-en-face-les-actions-de-la-turquie/

Envoi de « jihadistes » au Haut-Karabakh : M. Macron appelle l’Otan à « regarder en face » les actions de la Turquie

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« Retenez-moi ou je fais en malheur ». Telle est, en substance, la teneur du message que l’Union européenne a envoyé à Ankara au sujet de ses forages jugés illégaux dans les eaux de la République de Chypre.

« Nous voulons une relation positive et constructive avec la Turquie, ce qui serait aussi dans l’intérêt d’Ankara. Mais cela ne sera possible que lorsque les provocations et les pressions cesseront. Nous attendons donc de la Turquie qu’elle s’abstienne de toute action unilatérale. Si elle reprend de telles opérations, l’Union européenne fera usage de tous les instruments [comprendre : des sanctions, ndlr] », dont elle dispose », a en effet prévenu Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, lors d’un sommet réunissant à Bruxelles les chefs d’État et de gouvernement des 27 États membres, le 1er octobre.

Auparavant, le président français, Emmanuel Macron, s’était montré ferme. « La solidarité à l’égard de la Grèce et de Chypre […] est non négociable », avait-il dit, dès son arrivée à Bruxelles. « Quand un État membre de l’UE est attaqué, menacé, lorsque ses eaux territoriales ne sont pas respectées, il est du devoir des Européens de se montrer solidaires », avait-il ajouté. Un propos nuancé par la chancelière allemande, Angela Merkel, pour qui « l’Union européenne a beaucoup d’intérêt à développer une relation réellement constructive avec la Turquie, malgré toutes les difficultés. » La position allemande a donc prévalu.

En revanche, les 27 membres de l’UE ont su se mettre d’accord pour sanctionner la Biélorussie. Ou du moins une quarantaine de responsables, accusés d’avoir jouer un rôle dans la répression des manifestations contestant la réélection d’Alexandre Loukachenko [qui ne figure cependant pas sur la liste des personnalités sanctionnées]. Mais c’est une autre affaire.

Pourtant, les sujets de contentieux avec la Turquie ne manquent pas : instrumentalisation de la question migratoire, menace sur les intérêts de la Grèce et de la République de Chypre, offensive contre les milices kurdes syriennes, pourtant partenaires de premier plan dans la lutte contre l’État islamique [EI ou Daesh], intervention en Libye et, désormais, envoi de combattants auprès des forces azerbaïdjanaises, engagées depuis le 27 septembre au Haut-Karabakh, un territoire soutenu par l’Arménie.

Et c’est d’ailleurs ce dernier point que le président Macron a évoqué avec insistance à Bruxelles. Dans un premier temps, il a confirmé que des informations selon lesquelles la Turquie aurait recruté des combattants parmi les groupes rebelles syriens qu’elle soutient pour les envoyer ensuite en Azerbaïdjan.

« Nous disposons d’informations aujourd’hui, de manière certaine, qui indiquent que […] des combattants de groupes jihadistes, en transitant par Gaziantep, [ont rejoint] ce théâtre d’opérations du Haut-Karabakh », avait-il dit, y voyant un « fait très grave, nouveau, qui change aussi la donne. »

Plus tard, le président français est revenu à la charge, en adoptant un ton plus mordant. Ainsi, a-t-il d’abord précisé, « 300 combattants jihadistes » auraient quitté la Syrie pour rejoindre l’Azerbaïdjan via la Turquie.

« Une ligne rouge est franchie. Je dis que c’est inacceptable, et j’invite l’ensemble des partenaires de l’Otan à regarder simplement en face ce qu’est un comportement de membre de l’Otan : je ne pense pas que ça en relève », a lancé Emmanuel Macron, devant la presse. « D’autres contingents se préparent, à peu près de la même taille […] Une ligne rouge est franchie […] c’est inacceptable », a-t-il insisté.

« J’appellerai le président Erdogan dans les tout prochains jours parce qu’en tant que coprésident du groupe de Minsk je considère que c’est la responsabilité de la France de demander des explications », a également indiqué M. Macron.

Pour rappel, au sein de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe [OSCE], le groupe de Minsk, formé par la France, la Russie et les États-Unis, est le médiateur entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie sur la question du Haut-Karabakh.

En attendant, et malgré les appels au cessez-le-feu lancés par la communauté internationale [à l’exception de la Turquie, qui soutient et encourage l’Azerbaïdjan], les combats se poursuivent. Et ils donnent lieu à des communiqués contradictoires selon qu’ils sont publiés par l’un ou l’autre camp.

En tout cas, dans un entretien donné au quotidien Le Figaro, le Premier ministre arménien, Nikol Pachinian, a accusé la Turquie de participer directement au conflit. « Ils [les Azerbaïdjanais, ndlr] utilisent des drones et des F-16 turcs pour bombarder des zones civiles au Haut-Karabakh. […] Il y a des preuves que des commandants militaires turcs sont directement impliqués dans la direction de l’offensive. Ankara a fourni à Bakou des véhicules militaires, des armes, ainsi que des conseillers militaires. Nous savons que la Turquie a formé et transporté des milliers de mercenaires et terroristes depuis les zones occupées par les Turcs dans le nord de la Syrie », a-t-il affirmé.

Par ailleurs, et preuve de la complexité de cette affaire, bien que la population azerbaïdjanaise est majoritairement chiite, Téhéran soutient Erevan tandis qu’Israël, qui n’a pourtant pas de bonne relations avec Ankara, vend des armes… à l’Azerbaïdjan. Ce qui donne lieu à des tensions diplomatiques entre l’Arménie et l’État hébreu.

« Nous considérons comme inacceptables les livraisons par Israël d’armes ultramodernes à l’Azerbaïdjan, surtout au moment de l’agression azerbaïdjanaise soutenue par la Turquie », a fait valoir la diplomatie arménienne, après le rappel de son ambassadeur alors en poste à Tel-Aviv.

« Israël regrette la décision de l’Arménie de rappeler l’ambassadeur arménien en Israël pour des consultations. Israël attache de l’importance à sa relation avec l’Arménie et considère l’ambassade arménienne en Israël comme un outil important pour promouvoir des relations aux bénéfices de nos deux peuples », a ensuite réagi le ministère israélien des Affaires étrangères.

Selon l’Institut international de recherche de la paix de Stockholm [Sipri], Israël a été le premier fournisseur étranger connu d’équipements militaires à l’Azerbaïdjan entre 2017 et 2019, avec des échanges supérieurs 375 millions de dollars.

Photo : Manoeuvres turco-azerbaïdjanaises organisées en août 2020 © Ministère azerbaïdjanais de la Défense


Ya Rab Yeshua.

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https://francais.rt.com/international/79390-president-azeri-demande-excuses-france-propos-macron-haut-karabagh

Le président azéri demande des excuses à la France après des propos de Macron sur le Haut-Karabagh

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© Handout/Service de presse de la présidence de l'Azerbaïdjan Source: AFP Le président Azéri, Ilham Aliev, s'adressant à la nation le 27 septembre. (Image d'illustration)

 

Ilham Aliev a réfuté la présence de mercenaires combattant au côté de l'armée azérie dans le Haut-Karabagh. Il réagissait à des propos d'Emmanuel Macron, sur l'implication supposée dans ce conflit de djihadistes venus de Syrie.

Les propos du président de la République française sur l'implication dans le conflit du Haut-Karabagh de combattants djihadistes venant de Syrie, ont provoqué l'indignation du chef d'Etat azéri, Ilham Aliev. "Il n’y a pas un seul soldat étranger sur le sol azerbaïdjanais. Le président français sait que nos forces armées comptent 100 000 personnes», a ainsi déclaré le président azéri dans une interview à Al Arabiya le 4 octobre.

Et de poursuivre : «Je lui ai demandé de me présenter des preuves quand il m’a téléphoné le 27 septembre, mais depuis lors il ne l'a pas fait. S’il y a des preuves, pourquoi ne les a-t-il pas encore fournies ?»  «Si la France veut décider du destin du Haut-Karabagh, ils peuvent loger les Arméniens à Marseille et en faire la république du Haut-Karabagh, et leur accorder l’indépendance, tout comme aux Corses et aux Basques. Pourquoi insistent-ils sur l’indépendance du Haut-Karabagh ? De quel droit exigent-ils cela ?», a encore tempêté le dirigeant azéri, concluant au sujet de Paris, mais aussi d'Erevan : «J'exige des excuses de ceux qui nous ont accusés.»

Le même jour, Ilham Aliev avait en effet exprimé le souhait que le Premier ministre arménien Nikol Pachinian «s'excuse devant le peuple azerbaïdjanais». «Qu'il dise : je vais retirer mes troupes des territoires occupés [...]. Qu'il dise que le Karabagh, ce n'est pas l'Arménie», a poursuivi le président azéri, avant de demander à l'Arménie un «plan précis» de retrait pour «restaurer le régime du cessez-le-feu».

La région du Haut-Karabagh, peuplée majoritairement d'Arméniens, est considérée comme partie intégrante de l'Azerbaïdjan par les Nations unies. L'Arménie reconnaît, elle, l'indépendance de fait du Haut-Karabagh, autoproclamée par les autorités locales au début des années 1990.

................/............Paris n'est pas seul à s'inquiéter de la présence de mercenaires qui combattraient au côté des forces azéries dans le Haut-Karabagh. Le 2 octobre, le Premier ministre de la République d'Arménie, Nikol Pachinian, et le président russe Vladimir Poutine, ont tous deux exprimé «leur sérieuse préoccupation concernant les informations reçues sur l'engagement de groupes armés illégaux du Moyen-Orient» dans le conflit du Haut-Karabagh, selon un communiqué du Kremlin.

Quelques jours plus tôt, répondant à des allégations similaires, Bakou avait démenti la présence de mercenaires combattant à ses côtés. Cité par l'agence Reuters le 28 septembre, Hikmat Hajiyev, un assistant de politique étrangère du président de la République d'Azerbaïdjan Ilham Aliyev, avait ainsi déclaré qu'il était «complètement absurde» de dire que des combattants syriens venaient pour aider son pays : «Nos forces armées ont plus qu'assez de personnel et de forces de réserve», avait-il affirmé.


Ya Rab Yeshua.

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http://www.opex360.com/2020/10/07/le-ministere-des-armees-devra-batailler-pour-recuperer-largent-de-la-vente-de-12-rafale-doccasion-a-la-grece/

Le ministère des Armées devra batailler pour récupérer l’argent de la vente de 12 Rafale d’occasion à la Grèce

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Le 12 septembre, le Premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, a confirmé l’intention de son pays d’acquérir 18 avions de combat Rafale auprès de la France, dont 12 d’occasion. Ce qui veut dire que ces appareils seront prélevés sur la flotte de l’armée de l’Air & de l’Espace, laquelle n’en compte que 102 exemplaires actuellement.

Saluant une excellente nouvelle – la Grèce étant le premier client européen du Rafale -, la ministre des Armées, Florence Parly, avait tenu à rassurer les députés lors d’une audition à l’Assemblée nationale, organisée quelques jours plus tard.

« Vous imaginez bien que c’est ma priorité que de m’assurer que de tels prélèvements n’auront pas d’impact opérationnel sur nos forces. C’est ma responsabilité première », avait assuré Mme Parly. « Nous examinons ces possibles prélèvements avec infiniment de sérieux et […] nous ne laisserons pas faire de prélèvements qui pourraient avoir un impact opérationnel. Est-ce à dire qu’il n’y pas de marge de manoeuvre? Est-ce à dire qu’il n’y a pas de solution intelligente qui pourrait être mise en oeuvre? La réponse est évidemment non », avait-elle insisté.

Revenant devant les députés à l’occasion de l’examen du projet de loi de finances [PLF] 2021, le 6 octobre, la ministre a finalement annoncé qu’une commande de 12 avions Rafale F3R serait passée d’ici la fin de cette année au profit de l’armée de l’Air & de l’Espace. Elle viendra s’ajouter à celle portant sur 28 exemplaires devant être livrés entre 2022 et 2024.

« Je voudrais d’abord vous rassurer en vous disant que nous nous avions convenus ensemble d’un point de passage en 2025 de notre LPM [loi de programmation militaire] à 129 avions Rafale et j’ai bien l’intention de tenir cet engagement », a commencé par dire Mme Parly aux députés.

« Nous avons bien l’intention, d’ici à la fin de l’année, de procéder à une commande, en parallèle des commandes qui seront adressées pour la Grèce, pour les besoins de l’armée de l’Air & de l’Espace à hauteur de 12 avions », a ensuite ajouté la ministre.

Cela veut dire que, entre 2021 et 2022, l’armée de l’Air et de l’Espace devra se passer de ses 12 Rafale F3R, alors même que le programme de modernisation de ses Mirage 2000D va se poursuivre. Les effets de la commande grecque devraient donc être relativement limités dans le temps. Tout dépendra du moment où les appareils seront livrés à Athènes.

Sur le plan budgétaire, cette commande de 12 Rafale neufs pour l’armée de l’Air & de l’Espace va nécessiter des « autorisations d’engagements » [AE] d’un montant d’au moins un milliard d’euros. Ces AE, qui constituent la « limite supérieure des dépenses pouvant être engagées », sont entièrement consommées dès la signature de l’acte juridique engageant la dépense de l’État.

Comme l’explique le Centre de documentation Économie Finances [CEDEF], elles sont le « le support de l’engagement de dépenses qui peuvent s’étaler sur plusieurs années, comme par exemple pour des investissements, dont la réalisation et le paiement peuvent être échelonnés sur plusieurs exercices. »

Or, les sommes qui seront tirées de la vente des 12 Rafale de l’armée de l’Air & de l’Espace à la Grèce n’iront pas directement dans les caisses du ministère des Armées, comme on pourrait logiquement le penser. Ce qui laisse présager un nouveau bras de fer avec Bercy.

« En ce qui concerne les produits de cession de la vente des avions d’occasion, le mécanisme fait que, techniquement, ça part dans le budget de l’État », a rappelé Mme Parly. « Donc, c’est un nouveau combat qui s’ouvre pour moi puisque nous aurons à négocier avec Bercy [ministère de l’Économie, des Finances et de la Relance, ndlr] la rétrocession de ces produits de cession », a-t-elle indiqué. « Donc, ce n’est pas fait mais, évidemment, je m’engage à mener cette bataille », a-t-elle insisté.

Photo : armée de l’Air & de l’Espace


Ya Rab Yeshua.

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http://www.opex360.com/2020/10/08/limagerie-satellitaire-confirme-que-des-f-16-turcs-sont-bases-en-azerbaidjan-a-80-km-du-haut-karabakh/

L’imagerie satellitaire confirme que des F-16 turcs sont basés en Azerbaïdjan, à 80 km du Haut-Karabakh

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Lors d’une audition à l’Assemblée nationale, le 7 octobre, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a évoqué une « implication militaire turque » au Haut-Karabakh, théâtre d’une offensive lancée dix jours plus tôt par les forces azerbaïdjanaises. Implication qui, a-t-il dit, « risque d’alimenter l’internationalisation du conflit ».

Jusqu’alors, Paris avait surtout dénoncé l’envoi en Azerbaidjan de « combattants jihadistes » recrutés en Syrie par la Turquie. Cela étant, l’Arménie, concernée par ce conflit étant donné que la population du Haut-Karabakh est essentiellement arménienne, accuse les forces turques d’être impliquée directement dans les combats. Ce que la déclaration de M. Le Drian tend à accréditer.

Le 29 septembre, le ministère arménien de la Défense a ainsi affirmé que l’un de ses avions d’attaque au sol de type Su-25 « Frogfoot » avait été abattu par un F-16 turc. Puis, sa porte-parole a diffusé, plus tard, via les réseaux sociaux, une carte censée montrer les mouvements aériens de l’aviation militaire turque en Azerbaïdjan. Cependant, rien, jusqu’à présent, ne pouvait confirmer de telles allégations.

Seulement, sur des photographies prises le 3 octobre, et fournies par la société Planet Labs, on peut voir deux F-16 , ainsi qu’un avion de transport dont la silhouette rappelle celle d’un CASA CN-235 sur un tarmac de la base azerbaïdjanaise de Ganja, située à environ 80 km du Haut-Karabakh.

L’Azerbaïdjan ne disposant pas d’appareils de ce type, tout porte à croire qu’ils sont turcs. Et il est probable que ces avions soient restés à Ganja après l’exercice « TurAz Qartali-2020 », conjointement organisé en juillet par les forces turques et azerbaïdjanaises, après de sérieux incidents entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie. Ces manoeuvres ont pris fin le 10 août.

Si la présence de F-16 turcs est avérée, rien ne permet toutefois d’affirmer qu’ils ont pris part aux combats opposant l’armée azerbaïdjanaise à celle du Haut-Karabakh. En outre, si un satellite d’observation civil a permis de constater ce déploiement à Ganja, alors d’autres puissances, aux moyens encore plus élaborés, ne peuvent qu’en être informées.

 

Par ailleurs, l’utilisation dans le conflit de drones tactiques Bayraktar TB2, de facture turque, par les forces azerbaïdjanaises, a de quoi également interroger. Ce n’est qu’à la fin juin de cette année que le ministère azerbaïdjanais de la Défense a fait part de l’intention de Bakou de s’en procurer des « dizaines » d’exemplaires.

Ce qui veut dire qu’il aurait fallu trois mois pour les construire et former les opérateurs azerbaïdjanais à s’en servir… avec l’efficacité redoutable que l’on sait. Ce qui semble être un délai extrêmement court. D’où la question sur leur origine [sachant que l’armée turque en compte 75 exemplaires] et l’identité de ceux qui les mettent en oeuvre.


Ya Rab Yeshua.

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https://francais.rt.com/france/79544-conflit-haut-karabagh-membres-communaute-armenienne-manifestation-paris

Conflit au Haut-Karabagh : des membres de la communauté arménienne manifestent à Paris
 

 

Des dizaines de membres de la communauté arménienne ont manifesté dans la soirée du 9 octobre 2020 à Paris, près de l'Arc de Triomphe, avec pour objectif d'alerter sur la situation dans le Haut-Karabagh, mais aussi de faire valoir un point de vue orienté sur le conflit.

Notre reporter Charles Baudry a rapporté des images de cette mobilisation sauvage. Les manifestants ont notamment scandé «Artsakhe mern é» («le Haut-Karabagh est à nous») autour de l’Arc de Triomphe. Des «Turquie assassin» ont également retenti dans la mobilisation.

Interviewés par RT France, des manifestants ont dit attendre de la France «qu’elle joue son rôle d’un point de vue international en reconnaissant l’Artsakh [le Haut-Karabagh]». Sputnik France a également diffusé une vidéo en direct de l'événement. D'après les images du journaliste de Brut Remy Buisine, du gaz lacrymogène a été utilisé pour disperser des manifestants sur la place de l’Etoile à Paris.

La région du Haut-Karabagh, peuplée majoritairement d'Arméniens, est considérée comme partie intégrante de l'Azerbaïdjan par les Nations unies. L'Arménie reconnaît, elle, l'indépendance de fait du Haut-Karabagh, autoproclamée par les autorités locales au début des années 1990. Elle fait l'objet depuis le 27 septembre d'affrontements entre l'armée azerbaïdjanaise et les forces arméniennes de la région.

Ce 9 octobre, les chefs des diplomaties arménienne, azerbaïdjanaise et russe tenaient des négociations à Moscou en vue d'établir la paix dans le Haut-Karabagh.
 


Ya Rab Yeshua.

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Et c'est reparti.......................sacré Recip !

https://francais.rt.com/international/79626-turquie-renvoie-son-navire-recherche-sismique-mediterranee-grece-inquiete

La Turquie renvoie son navire de recherche sismique en Méditerranée, la Grèce inquiète
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© Handout / TURKISH DEFENCE MINISTRY Source: AFP Cette photographie publiée par le ministère turc de la Défense le 12 août 2020 montre le navire de recherche sismique turc Oruc Reis se dirigeant à l'ouest d'Antalya sur la mer Méditerranée (image d'illustration).

Alors que la Turquie et la Grèce se disaient «prêtes pour commencer des pourparlers exploratoires» au sujet de la Méditerranée orientale, Ankara annonce que son navire de recherche a quitté son port turc pour mener de nouvelles recherches de gaz.

La Turquie a renvoyé le 12 octobre son navire d'exploration en Méditerranée orientale pour rechercher du gaz naturel, au risque de raviver une crise avec la Grèce qui a dénoncé une «menace directe à la paix». Dans une notice d'information maritime (NAVTEX), la marine turque a indiqué que le navire de recherche sismique Oruç Reis avait quitté son port turc dans la matinée et mènera des activités d'exploration jusqu'au 22 octobre. «Nous allons continuer de chercher [du gaz], de creuser et de défendre nos droits», a déclaré le ministre turc de l'Energie Fatih Dönmez le 12 octobre sur Twitter. «Les travaux de maintenance de l'Oruç Reis sont terminés. Notre navire a pris des [équipements] pour radiographier la Méditerranée», a-t-il ensuite indiqué. S'il y a du gaz naturel, «nous le trouverons», a-t-il ajouté

 L'Oruç Reis, qui est accompagné de deux navires de soutien logistique, doit notamment être déployé au sud de l'île grecque de Kastellorizo, proche des côtes turques.

Athènes et Ankara ont connu un mois de forte tension après le déploiement par la Turquie du 10 août à la mi-septembre de ce bateau sismique, escorté de navires de guerre, pour procéder à des explorations au large de Kastellorizo, dans une zone potentiellement riche en gaz naturel. D'un côté, la Grèce revendique sa souveraineté sur les eaux entourant Kastellorizo.

De l'autre, la Turquie conteste cette domination, soutenant qu'elle devrait avoir des droits plus étendus en Méditerranée orientale en raison de son littoral plus long.

En écho aux échanges tendus quasi-quotidiens le mois dernier, le ministère grec des Affaires étrangères a condamné le 12 octobre la décision turque de déployer à nouveau l'Oruç Reis, la qualifiant de «menace directe à la paix et à la sécurité dans la région». Dans un communiqué, ce même ministère a accusé la Turquie de ne pas être fiable et de ne pas désirer sincèrement le dialogue.

Les espoirs de désescalade des tensions ébranlés

Le nouveau déploiement de l'Oruç Reis sape les espoirs de désescalade qui étaient nés ces dernières semaines. ............................/...............

Le ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Maas doit se rendre à Ankara le 14 octobre, selon la télévision publique turque TRT, pour une rencontre au cours de laquelle la question de la Méditerranée orientale occupera une place centrale.

  • Haha 1

Ya Rab Yeshua.

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http://www.opex360.com/2020/10/12/la-france-est-preoccupee-par-le-retour-dun-navire-de-recherche-turc-dans-les-eaux-revendiquees-par-athenes/

La France est « préoccupée » par le retour d’un navire de recherche turc dans les eaux revendiquées par Athènes

oruc-reis-20201012.jpg

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Évidemment, la nouvelle mission de l’Oruç Reis a été vivement critiquée par la diplomatie grecque, laquelle a parlé d’une « escalade majeure et une menace directe pour la paix et la sécurité dans la région. »

Le ministère français des Affaires étrangères n’est pas loin de partager le même sentiment.

« Nous sommes préoccupés par l’annonce d’un nouveau déploiement par la Turquie du navire de recherche sismique Oruç Reis au large des îles grecques de Castellorizo et Rhodes », a en effet fait savoir le Quai d’Orsay, lors de son point presse quotidien, ce 12 octobre.

« Le Conseil européen du 1er octobre a appelé clairement la Turquie à s’abstenir d’actions unilatérales qui vont à l’encontre des intérêts de l’Union européenne et violent le droit international et les droits souverains des États membres de l’Union », a rappelé la diplomatie française. « Nous attendons de la Turquie qu’elle se conforme à ses engagements, s’abstienne de nouvelles provocations et donne des gages concrets de sa volonté de dialoguer de bonne foi », a-t-elle insisté.

 

Quoi qu’il en soit, Ankara a annoncé la couleur.

Ainsi, le ministre turc de l’Énergie, Fatih Dönmez, a assuré que la Turquie « continuerait de chercher [du gaz naturel] et de défendre [ses] droits. » Et « s’il y a du gaz, nous le trouverons », a-t-il insisté. Même son de cloche du côté d’Ömer Celik, le porte-parole de l’AKP, le parti au pouvoir. « Des soi-disant menaces contre la Turquie n’ont aucune importance. La Turquie est décidée à protéger ses intérêts, à la fois sur le terrain et à la table des négociations », a-t-il assuré.

Quant au ministre turc de la Défense, Hulusi Akar, il a affirmé que la Turquie a une « juridiction maritime en mer Égée et en Méditerranée notifiée à l’ONU » et que les activités turques sont « purement scientifiques et techniques. » Et de prévenir que les forces navales turques se tiennent prêtes à « assurer la protection » de l’Oruç Reis « en cas de besoin. »

Par ailleurs, l’annonce de la reprise de prospection de gaz dans des eaux revendiquées par la Grèce a coïncidé avec le premier tour de l’élection présidentielle en République turque de Chypre Nord [RTCN], pour laquelle Ankara soutient Ersin Tatar, actuellement Premier ministre. Au regard des résultats, ce dernier est en ballotage défavorable face Mustafa Akinci, le président sortant, en froid avec M. Erdogan.

La Turquie a pourtant tenté de s’immiscer dans le processus électoral, via l’annonce, faite par M. Tatar depuis Ankara, de la réouverture au public le littoral de Varosha, cité balnéaire abandonnée et décrétée zone interdite depuis la partition de Chypre, en 1974. Or, cette décision contrevient aux résolutions des Nations unies. Aussi, le Conseil de sécurité a-t-il demandé à la Turquie de « revenir sur sa décision d’ouvrir la côte de Varosha à Chypre et d’éviter tout acte unilatéral susceptible d’accroître les tensions. »


Ya Rab Yeshua.

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http://www.opex360.com/2020/10/13/les-etats-unis-exigent-que-la-turquie-cesse-sa-provocation-deliberee-en-mediterranee-orientale/

Les États-Unis exigent que la Turquie cesse sa « provocation délibérée » en Méditerranée orientale

 

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.............../...........la réaction la plus vigoureuse est venue de Washington. « Nous exigeons que la Turquie cesse cette provocation délibérée et entame immédiatement des pourparlers préliminaires avec la Grèce », a en effet affirmé Morgan Ortagus, la porte-parole du département d’État.

« La coercition, les menaces, l’intimidation et les manoeuvres militaires ne vont pas résoudre les tensions en Méditerranée orientale », a-t-elle ajouté, avant d’estimer que la nouvelle mission de l’Oruç Reis allait compliquer « délibérément la reprise de discussions préliminaires essentielles » entre Ankara et Athènes.

Dans le fond, la réaction de la diplomatie américaine n’est pas très surprenante.

Ces dernières semaines, les États-Unis ont en effet pris plusieurs mesures de nature à froisser les autorités turques, comme en signant un accord militaire avec la République de Chypre et en levant partiellement l’embargo sur les armes qu’ils avaient imposé à cette dernière à la fin des années 1980 en soutien à Ankara.

Lors d’un déplacement à Nicosie, à la mi-septembre, M. Pompeo s’était dit « profondément préoccupé » par les « opérations en cours de la Turquie » dans les eaux chypriotes, lesquelles recèleraient d’importantes réserves de gaz. « La République de Chypre a le droit d’exploiter ses ressources naturelles, y compris celles trouvées dans sa zone économique exclusive », fit-il valoir.

Cela étant, à Washington, le Congrès met la pression sur l’administration Trump pour sanctionner la Turquie au titre de la loi dite CAATSA [Countering America’s Adversaries Through Sanctions Act] pour son achat de systèmes russes de défense aérienne S-400.

Et rien ne devrait être décidé tant que ces dispositifs – incompatibles avec ceux de l’Otan – n’auront pas officiellement été activés par les forces turques… Ce qui ne saurait tarder puisque des manoeuvres doivent se tenir à cette fin dans la région de Sinop, sur les bords de la mer Noire.


Ya Rab Yeshua.

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http://www.opex360.com/2020/10/14/lazerbaidjan-affirme-avoir-frappe-des-sites-de-lancement-de-missiles-en-territoire-armenien/

L’Azerbaïdjan affirme avoir frappé des sites de lancement de missiles en territoire arménien

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................/...............

Quoi qu’il en soit, l’échec du cessez-le-feu met la Russie dans l’embarras dans la mesure où elle cherche à éviter de prendre parti pour l’un ou l’autre des belligérants, lesquels sont d’anciennes républiques soviétiques.

Cela étant, Moscou a des accords militaires avec Erevan, notamment via l’Organisation du Traité de Sécurité Collective [OTSC], qui dispose d’une clause de défense collective engageant ses six membres, à savoir la Russie, le Kazakhstan, l’Arménie, le Kirghizistan et la Biélorussie. À noter, par ailleurs, que les deux derniers connaissent actuellement des troubles politiques majeurs…

Le 7 octobre, le président russe, Vladimir Poutine, avait prévenu que la Russie remplirait ses obligations dans le cas où le territoire arménien serait affecté par les combats du Haut-Karabakh.

« L’Arménie est membre de l’OTSC. Nous avons certaines obligations dans le cadre de ce traité. Mais les hostilités qui, à notre grand regret, se poursuivent à ce jour ne se déroulent pas sur le territoire arménien », avait d’abord rappelé le chef du Kremlin. « En ce qui concerne le respect par la Russie de ses obligations conventionnelles, nous les avons toujours remplies, les remplissons et les remplirons. […] Les dirigeants arméniens n’ont aucun doute sur la qualité du respect par la Russie de ses obligations en matière de défense », avait-il ensuite affirmé.

Et le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, avait également expliqué que la Russie était « obligée de défendre l’Arménie contre une agression étrangère », précisant que « ces obligations de l’OTSC ne s’étendaient pas au Haut-Karabakh. »

Or, ce 14 octobre, l’Azerbaïdjan a revendiqué deux frappes contre des sites de lancement de missile situés en territoire arménien, expliquant qu’ils étaient utilisés « pour viser des zones civiles dans le conflit au Nagorny-Karabakh ».

C’est la première fois, depuis le début des hostilités, le 27 septembre, que Bakou reconnaît avoir visé des cibles en Arménie. « Toutes les cibles militaires légitimes de l’ennemi qui menacent la population civile en Azerbaïdjan seront détruites », a assuré le ministère azerbaïdjanais de la Défense.

Pour rappel, les forces arméniennes sont dotées de missiles balistiques OTR-21 Tochka, Scud-B et 9K720 Iskander.

La porte-parole du ministère arménien de la Défense, Chouchian Stepanian, a confirmé les attaques azerbaïdjanaises, tout en démentant toute volonté de viser des cibles civiles en Azerbaïdjan.

« L’attaque a été effectuée sur la simple hypothèse que l’équipement en question allait frapper des zones civiles en territoire azerbaïdjanais. Il va sans dire que cette allégation est dénuée de tout fondement », a fait valoir Mme Stepanian, via Twitter. « Pas un seul missile, obus ou projectile n’a été tiré en direction de l’Azerbaïdjan », a-t-elle insisté. Et d’ajouter : « En réponse, l’armée arménienne « se réserve maintenant le droit de cibler toute installation militaire et tout mouvement de combat sur le territoire de l’Azerbaïdjan. »

Photo : Système OTR-21 Tochka © Jonj7490 – Travail personnel


Ya Rab Yeshua.

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La Russie lance un exercice naval en mer Caspienne, avec le conflit du Haut-Karabakh en toile de fond

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Quoi qu’il en soit, hasard ou pas, le ministère russe de la Défense a annoncé, ce 16 octobre, avoir lancé des manoeuvres navales « dans la partie centrale de la mer Caspienne, au nord de la péninsule d’Absheron »… où est située Bakou. En général, de tels exercices sont planifiés assez longtemps à l’avance. Mais celui-ci vient à point nommé dans la mesure où il pourrait être vu comme un message envoyé à Bakou.

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Si l’ampleur de cet exercice peut sembler modeste, puisqu’il ne concernera que quatre navires, dont les frégates « Tatarstan » et « Dagestan » ainsi que les corvettes « Uglich » et « Velikiy Ustyug », il prévoit en revanche des « tirs d’artillerie et de missiles en mer contre des cibles aériennes et navales dans le cadre d’une force opérationnelle conjointe », des aéronefs du district militaire sud de la Russie devant y prendre part.

En outre, les quatre navires mobilisés ont tous la capacité de tirer des missiles de croisière Kalibr, dont la version développée pour l’action contre la terre a une portée de 1.400 à 1.500 km.

Cela étant, cet exercice est organisé « dans le cadre d’un contrôle de préparation au combat », « ne présente aucune menace » et ne restreint pas l’activité économique des États riverains de la Caspienne », a fait valoir le ministère russe de la Défense.

Photo : Corvette de la classe Buyan


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