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Retraite anticipée pour les Tigre australiens


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Le ministère de la défense australien a confirmé hier dans son livre blanc 2016 sa volonté de remplacer de manière anticipée la totalité de sa flotte d’hélicoptères de combat Tigre, confirmant les signaux concordants dans ce sens parus dans la presse ces dernières semaines. Les 22 Tigre ARH (Armed Reconnaissance Helicopter) laisseront la place à un panachage d’aéronefs avec ou sans équipage. « Le Tigre a eu une histoire mouvementée (…) La Défense investira dans une future capacité de reconnaissance armée pour remplacer le Tigre, qui pourrait inclure des systèmes pilotés ou non ou une combinaison des deux, et être introduite à partir de 2025 », précise le livre blanc présenté hier. Une décision entérinée pour diverses raisons, tels que le manque de points communs avec les autres versions du Tigre, les coûts de maintenance élevés des moteurs et le temps nécessaire pour renvoyer certaines pièces en Europe.

 

Atterrissage forcé en perspective pour les 22 Tigre ARH de l'Australian Army

Atterrissage forcé en perspective pour les 22 Tigre ARH de l’Australian Army

Acquis en 2005 pour un montant de $2Md dans le cadre du programme AIR 87, les Tigre ARH australiens ont depuis fait face à une longue série de soucis à la fois techniques et liés au support. À tel point que le Tigre ARH australien n’a jamais atteint sa capacité opérationnelle finale, originellement prévue pour 2009 puis reportée à… janvier 2016. Contrairement à la France l’Allemagne et l’Espagne, l’Australie n’a donc jamais pu déployer ses Tigre ARH en opération.

Une inquiétude relevée dès 2006 dans un audit réalisé par l’Australian National Audit Office (ANAO), qui mentionnait déjà que « l’ADF [Australian Defence Force] ne dispose toujours pas des capacités du Tigre ARH et n’a eu qu’une capacité limitée pour entraîner les équipages, 12 mois après l’acceptation des deux premières plateformes de production (ARH 1 et 2) en décembre 2004. Au moment de la reception de l’ARH 5 en juin 2005, l’hélicoptère n’était pas prêt pour le service, contrairement aux exigences contractuelles (comme ce fut également le cas pour ARH 1 et 2) ». Plus récemment, le résultat d’un second audit de l’ANAO assombrissait davantage l’avenir des Tigre australiens, précisant que « le programme des hélicoptères Tigre ARH fait face à des risques capacitaires significatifs et à de nombreuses questions en relation avec la prestation du taux d’effort requis (heures de vol), ainsi qu’à une obsolescence technologique causée par des retards de livraison, ce qui a un impact sur l’usage futur ».

Un coup dur à la fois pour l’OCCAR, organisation intergouvernementale européenne facilitant la gestion en collaboration de grands programmes d’armement, et pour Airbus Helicopters, industriel en charge du programme. L’OCCAR venait en effet, en septembre 2015, de lancer un programme de modernisation à mi-vie du Tigre ARH pour lequel l’Australie avait confirmé sa participation. Prévu pour 2019, l’introduction de ce nouveau standard « Tigre Mk3 » ne devrait donc jamais avoir lieu en Australie.

Airbus Group pourrait néanmoins rebondir au travers de deux projets d’achat également officialisés dans le livre blanc 2016 de la force de défense australienne. En effet, si les Tigre sont officiellement « pré-retraités », l’Australie cherche désormais à se doter d’un nouvel hélicoptère léger pour ses forces spéciales et désirerait acquérir de nouveaux avions de transport en complément des huit C-17 Globemaster III de la Royal Australian Air Force, un segment dans lequel l’A400M d’Airbus Defence & Space aurait une solide carte à jouer.

Ya Rab Yeshua.

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