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Les Forces armées en Guyane ont détruit 114 puits illégaux d’orpaillage en deux mois


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http://www.opex360.com/2017/12/14/les-forces-armees-en-guyane-ont-detruit-114-puits-illegaux-dorpaillage-en-deux-mois/

En Guyane, la lutte contre l’orpaillage illégal, qui cause des dégâts considérables à l’environnement, ne souffre pas le moindre relâchement. Ainsi, malgré les efforts des militaires pour endiguer ce fléau, les agents du parc amazonien de Guyane (PAG) ont recensé, en août dernier, par moins de 177 chantiers clandestins actifs, soit 78% de plus par rapport à une précédente mission d’observation menée quelques mois plus tôt.

« C’est un nouveau record historique. 74 sites actifs se sont installés dans la zone cœur du parc national », a ainsi contacté le rapport de mission du PAG, lequel a aussi dénoncé une « véritable flambée de l’activité impactant tout particulièrement les bassins de vie des populations. »

D’où l’opération Taowa, menée par 373 marsouins, sapeurs, aviateurs et légionnaires des Forces armées en Guyane entre le 9 octobre et le 10 décembre. En deux mois, indique l’État-major des armées, les militaires ont détruit 114 puits illégaux d’orpaillage et 22 galeries, soit plus que sur l’ensemble de l’année 2016 [113 puits détruits, selon les chiffres de la préfecture, ndlr]

En réalité, l’effort des FAA est constant. Avant le lancement de l’opération Taowa, c’est à dire en septembre, elles avaient mené au moins deux missions qui permirent la destruction d’une trentaine de puits illégaux et de trois galeries qui « rongeaient les flancs de la montagne Bellevue de l’Inini. »

Outre la destruction de ces puits d’orpaillage illégaux, la présence des militaires dans la forêt amazonienne a joué sur les flux logistiques des Garimpeiros [les orpailleurs clandestins, ndlr] « en entraînant une pénurie de carburant et l’envol des prix des matières premières nécessaire à l’orpaillage illégal. »

Reste maintenant à voir les conséquences de cette dernière opération des FAG sur le nombre de chantiers illégaux. Lors d’échanges retranscrits dans le dernier rapport d’activité du parc amazonien de Guyane http://www.parc-amazonien-guyane.fr/assets/rapport-dactivite-2016_parc-amazonien-guyane.pdf], le lieutenant-colonel (de gendarmerie) Laurent Gladieux, commandant le Centre de conduite des opérations de la Mission Harpie, a expliqué que l’une des raisons de la persistance de ce phénomène tenait à « la résilience physique et morale » des Garimpeiros. Même « considérablement affaiblis », voire « mourant littéralement de faim », ils sont « prêts à mettre en péril leur santé pour extraire de l’or », a-t-il expliqué.

Lors de la même table ronde, et malgré l’engagement des militaires sur le terrain, dans des conditions rudes, Denis Lenganey, responsable surveillance du territoire/police de l’environnement, a estimé « insuffisants » les moyens déployés pour lutter contre l’orpaillage clandestin. « Il faut être en capacité de maîtriser l’ensemble des voies logistiques, essentiellement fluviales, d’endiguer les contournements des barrages par les garimpeiros et il faut aussi être en capacité de pouvoir lutter sur les sites pour détruire les moyens de productions, la nourriture et les équipements. Il faut être partout, en même temps, sur un territoire immense. Cela demande des moyens humains et des moyens de police judiciaire très importants. Il faut selon moi plus de moyens héliportés pour aller sur les sites, taper au plus près », a-t-il détaillé.

Seulement, il est impossible d’en faire davantage. « Dans nos documents de doctrine, il est signifié qu’un régiment d’infanterie est capable de contrôler 400 km2. Il faudrait donc en théorie 200 régiments d’infanterie pour contrôler la Guyane! », a fait valoir le lieutenant-colonel Jean-Pierre Chanard, le chef des opérations des FAG.

Alors que l’armée de Terre doit faire face à d’autres engagements (Sentinelle, Barkhane, Daman, etc), les « Forces armées en Guyane n’ont pas subi de baisse de leurs effectifs de l’unité opérationnelle », a souligné l’officier. « Les moyens ne sont peut-être pas suffisants, car on ne peut faire des efforts partout en même temps. Néanmoins, en soutien des forces de police, ils sont bien calibrés », a-t-il conclu sur ce point.

Ya Rab Yeshua.

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Sur le blog "LE MAMOUTH", on peut lire cela =

" Un sergent du 9e RIMa est mort ce jeudi............. Le militaire rentrait en pirogue à l'issue d'une patrouille, et son calibre 12, arme utilisée en forêt vierge par Harpie, aurait fait feu alors que l'embarcation arrivait au ponton, à Saint Jean du Maroni.
Pour l'heure, sa mort est considérée comme accidentelle. Deux enquêtes (commandement, judiciaire) sont sans doute néanmoins ouvertes.


Le militaire avait rallié le 2e RIMa en 2008, après un an au RSMA de la Réunion (1). Il laisse une compagne et deux petites filles.
Le 9e RIMa compte une compagnie de combat permanente et deux tournantes. On ignore à laquelle appartenait le sergent. 2200 militaires sont employés par les FAG, Harpie reste leur premier emploi, avec, en moyenne, 300 militaires en forêt vierge. Deux, issus du CRAJ du 9e RIMa, y ont déjà perdu la vie en 2012 lors d'une fusillade. Un sapeur avait été par la chute d'un arbre, en juin 2016, et un fantassin s'était noyé, en 2010.
La Guyane est, de loin, le département de France qui concentre une activité opérationnelle aussi intense de la part des trois armées.

(1) il est assez rare que les jeunes du RSMA s'engagent ensuite dans les armées, mais évidemment, rien ne l'empêche.".

More Majorum

BTX

Ya Rab Yeshua.

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http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2017/12/22/deces-accidentel-d-un-marsouin-du-9e-rima-18882.html

 

Né le 30 décembre 1987 à Saint-Pierre sur l’île de La Réunion, le sergent Alexandre CHAN ASHING était affecté au 9e régiment d’infanterie de marine de Cayenne, en Guyane. Le sergent Alexandre CHAN ASHING était pacsé et père de deux filles en bas âge.

Il s’engage au 4e régiment du service militaire adapté en novembre 2008 et manifeste dès les premiers mois un sens aigu du devoir et un attachement marqué pour l’institution. Il poursuit ensuite sa carrière au sein du 2e régiment d’infanterie de marine du Mans qu’il rejoint en décembre 2009. Perfectionnant son instruction, il sert d’abord comme grenadier voltigeur, tireur Minimi puis tireur Eryx. Son goût de l’effort et son sens inné du commandement lui permettent d’être promu caporal en 2012, puis caporal-chef en 2013.

En 2014, ses remarquables qualités de soldat l’orientent vers le recrutement sous-officier. Il est promu sergent le 1er octobre suivant. Affecté le 28 juillet 2017 au 9e régiment d’infanterie de marine, il y sert comme chef de groupe de combat d’infanterie à la 1ère compagnie. Particulièrement déterminé et volontaire, il s’investit sans compter dans la lutte contre l’orpaillage illégal en forêt amazonienne. Régulièrement engagé dans le cadre de l'opération HARPIE, il remplit toujours avec brio les missions confiées à son groupe de combat.

Le remarquable parcours professionnel de ce jeune sous-officier des troupes de marine est jalonné de nombreuses opérations et missions extérieures. Entre 2010 et 2015, il sert ainsi en Afghanistan, à Djibouti, en Nouvelle-Calédonie, au Mali, en République de Côte d’Ivoire, en République de Centrafrique et au Sahel. Apprécié de ses cadres et de tous ses camarades, il laisse derrière lui l’image d’un sous-officier souriant et discret et d’un chef particulièrement compétent et apprécié de ses hommes.

Titulaire d’une citation avec croix de la valeur militaire à l’ordre de la brigade, de la croix du combattant, de la médaille outremer avec les agrafes Sahel, République centrafricaine et Côte d’Ivoire, il était également décoré de la médaille de la défense nationale échelon argent, de la médaille de la reconnaissance de la nation, de la médaille commémorative française avec agrafe Afghanistan et de la médaille OTAN avec agrafe ISAF.

Ya Rab Yeshua.

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  • 3 months later...

http://www.opex360.com/2018/04/06/harpie-forces-armees-guyane-mettent-paquet-contre-lorpaillage-clandestin/

Harpie : les Forces armées en Guyane mettent le paquet contre l’orpaillage clandestin
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Les chiffres présentés au début de cette année au sujet de l’orpaillage clandestin, en Guyane, pouvaient être décourageants. Ainsi, 10 après le lancement de l’opération Harpie, qui vise à lutter contre ce phénomène qui génère de la violence et des dégâts à l’environnement (en raison du rejet de mercure dans la nature), le nombre de chantiers illégaux avait pratiquement retrouvé le niveau qui était le sien en 2009, avec plus de 600 sites actifs. Pourtant, les efforts menés en 2016 avaient permis de réduire significativement l’activité des « garimpeiros », ces chercheurs d’or qui, venus du Brésil, n’hésitent pas à faire le coup de feu contre les Forces armées en Guyane (FAG) et les militaires de la Gendarmerie nationale.

Seulement, la nécessité de renforcer la lutte contre la délinquance et les mouvements sociaux du printemps 2017 ont détourné les gendarmes de l’opération Harpie. Quant aux FAG, elles ont été sollicités après le passage de l’ouragan Irma aux Antilles. D’où le regain de l’orpaillage illégal constaté l’an passé.

Mais depuis le début de cette année, les FAG et la gendarmerie mettent les bouchées doubles pour regagner le terrain perdu. Ainsi, indique le ministère des Armées, les 448 patrouilles menées lors du dernier trimestre ont permis de saisir ou de détruire 1.207 carbets, 41 quads, 95 motopompes et 126 groupes électrogènes. Et lors d’opérations menées en mars, 25 puits ont été détruits.

Conséquences : le nombre de sites actifs est passé de 623 à 478 et la somme totale des avoirs criminels saisis s’élève à 4,5 millions d’euros, soit une « augmentation de 54% des saisies réalisées, à la même période et sur la même durée en 2016, année qui avait pourtant été exceptionnelle pour ses résultats », fait valoir le ministère des Armées.

Ce dernier explique ce résultat par une par une meilleure coordination avec les administrations concernées. Jusqu’à présent, cette coopération était insuffisante, comme l’avait signalé Éric Vaillant, le procureur de la République, lors de son discours prononcé à l’audience solennelle du tribunal de grande instance de Cayenne, en janvier. L’autre raison de ces bons résultats de la mission Harpie est la hausse de l’engagement des FAG. « Depuis deux mois, jusqu’à 513 marsouins et légionnaires sont engagés dans des opérations de lutte contre l’orpaillage illégal alors que l’effectif moyen était de 310 militaires en 2017 », a précisé le ministère des Armées.

Ya Rab Yeshua.

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Je tiens a rajouter , qu'il y a aussi quelque opérateur du GIGN sur place pour sécuriser les gros convois d'explo pour faire sauter les camps et mines .

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  • 1 month later...

http://www.opex360.com/2018/05/18/grace-a-laction-forces-armees-guyane-nombre-de-sites-dorpaillage-clandestin-a-chute-de-55/

Grâce à l’action des Forces Armées en Guyane (FAG), le nombre de sites d’orpaillage clandestin a chuté de 55%

Fin 2017, les chiffres relatifs à l’orpaillage clandestin en Guyane avaient de quoi être décourageants. Près de 10 ans après le lancement de l’opération Harpie, le nombre de chantiers illégaux avait pratiquement retrouvé le niveau qui était le sien en 2009, avec 623 chantiers actifs. Sachant que certains puits peuvent produire 3 à 4 kg d’or par mois (soit 100.000 euros), cela donne une idée de l’ampleur du pillage. Et c’est sans parler des dommages causés à l’environnement, à cause du rejet dans la nature du mercure utilisé pour amalgamé l’or. Pourtant, depuis le début de l’opération Harpie, les Forces Armées en Guyane (FAG) et la Gendarmerie nationale n’ont pas ménagé leurs efforts pour lutter contre ce phénomène, quitte parfois à en payer chèrement le prix.

Plusieurs raisons ont pu expliquer cette recrudescence de l’orpaillage clandestin. La situation sécuritaire en Guyane a détourné, en 2017, les militaires de la gendarmerie de la mission Harpie. De même que le passage de l’ouragan Irma dans les Antilles, qui a mobilisé les FAG.

A ces deux causes ponctuelles, d’autres raisons, « organiques », ont été avancées. Tout d’abord, il est difficile pour les militaires de tenir le terrain pour éviter le retour des orpailleurs illégaux, venus du Brésil et du Surinam, sur les chantiers démantelés. Ensuite, l’absence de coordination entre les administrations concernées est aussi un frein à la lutte contre l’orpaillage illégal. Enfin, le procureur de la République de Cayenne a souligné le manque de sévérité de la justice à l’endroit des Garimpeiros qu’il faut, selon lui, considérer comme des « délinquants assumés » venus « pour s’enrichir, piller l’or de Guyane et polluer sa terre. »

Quoi qu’il en soit, après les mauvais chiffres de l’année 2017, les FAG et la Gendarmerie ont mis les bouchées doubles depuis janvier. Au premier trimestre, le nombre de sites illégaux d’orpaillage était passé de 623 à 478. Fin avril, il est tombé à 283, ce qui fait une baisse de près de 55%. Au total, 340 moteurs, 228 groupes électrogènes, 84 pirogues, 46 quads, et près de 70 kg de mercure ont été saisis et/ou détruits lors de plusieurs opérations. L’État-major des armées (EMA) explique ces très bons résultats, obtenus à « volume constant en effectif des FAG », par un « effort conséquent de déploiement de nos unités et une présence accrue des administrations dotées de pouvoirs judiciaires ou administratifs de saisies ou destructions » (gendarmerie, douane, police aux frontières). Ainsi, 70% des patrouilles menées par les FAG sont accompagnées « d’agents de l’État assermentés », les 30% restants relevant du recueil de renseignement. En outre, certains modes opératoires ne laissent aucune chance aux garimpeiros, comme cela a été le cas avec l’opération aéroterrestre menée le 23 mars dernier dans la zone de Saint-Jean, frontalière avec le Surinam.

Ce jour-là, des commandos d’action et de recherche en jungle (CRAJ) ainsi que des gendarmes de l’antenne GIGN de Guyane sont descendus au sol par corde lisse de leur hélicoptère et ont ensuite pris rapidement le contrôle du site visé. Les orpailleurs clandestins, surpris, n’ont pu que prendre la fuite et abandonner tous leurs équipements. L’opération s’est terminée avec l’arrivée, par hélicoptère, de 40 militaires pré-positionnés à Maripasoula (où ils avaient été transportés par avion Casa CN-235).

Cela étant, il n’est pas question de voir ces efforts partir en fumée. D’où l’arrivée, fin avril, d’un renfort « exceptionnel », avec l’envoi d’une compagnie d’infanterie supplémentaire, afin de « maintenir l’effort dans la durée, à une période où la présence des FAG en forêt est habituellement moindre, compte tenu des relèves estivales. » Ce renfort pourrait rester en Guyane jusqu’à la fin de cette année étant donné que les FAG auront à déployer des moyens pour les missions Titan, qui consistent à assurer la protection du site de lancement des fusées Ariane.

L’enjeu est en effet de « consolider » les résultats en maintenant la pression sur les secteurs ayant fait l’objet de « nombreuses opérations » et en contrôlant les flux logistiques des garimpeiros, explique l’EMA, qui estime « possible de « capitaliser sur les résultats de 2018 » en 2019, et donc de poursuivre la réduction du nombre de chantiers illégaux d’orpaillage. Pour cela, l’envoi de 90 gendarmes supplémentaires est d’ores et déjà annoncée.

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Photo : Opération Wilau XVIII-1 de destruction des puits d’orpaillage illégaux. Conduite par la compagnie génie du 9e RIMa (MCD 17RGP) 25 puits seront traités par destruction à l’explosif (EXAL) dans la zone de Sainte Anne sur les bord du lac de la retenue d’eau du barrage de Petit Saut. Après avoir reconnu chaque zone et puits qui seront détruits, les sapeurs du Génie Parachutiste installeront les charges de perforation et ensuite celles de destruction pour contenir l’installation des orpailleurs illégaux sur cette zone touristique sauvage; (EMA)

Ya Rab Yeshua.

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  • 2 weeks later...

Pour en revenir à l'article, la capacité de résilience des orpailleurs tiens aussi qu'on leur fait pas peur sur le point de vue des peines encourues. La tactique de taper sur la log plutôt que l'orpailleur lui même tend à fonctionner. Vive les " embuscades "... Souvenir d'une, montée au "large" de Saint Laurent, derrière l'AA52 avec Ariane qui passait au dessus de nous en pleine nuit. C'est tout ce que l'on a vu passer sur cette mission de plusieurs jours ^^

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Il y a 3 heures, sako a dit :

Pour en revenir à l'article, la capacité de résilience des orpailleurs tiens aussi qu'on leur fait pas peur sur le point de vue des peines encourues.

Les peines encourues , sur quel motif d'infraction .

Les infractions liées à l’orpaillage illégal relèvent du code minier et non du code pénal.

En revanche, des crimes et délits de blanchiment, association de malfaiteurs, vol commis en bande organisée, extorsion aggravée, proxénétisme aggravé, trafic de stupéfiants et aide à l’entrée, à la circulation ou au séjour d’un étranger en situation irrégulière commis en bande organisée sont susceptibles d’être connexes à l’activité d’orpaillage illégal.

Mais , on trouve devant le problème de moyens de justice face a un grand nombre de justiciables

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Oui, c'est national .

la France attribue moins de moyens financiers à sa Justice que beaucoup de grands pays européens

La France y  consacre 72 euros par habitant, contre 146 en Allemagne et 155 au Royaume-Uni. On compte dix magistrats pour 100.000 habitants en France, moitié moins que la moyenne européenne.

La France consacre une part moins importante de son budget attribuée à la justice que des pays tels que l’Albanie ou la Moldavie.

Et avec cela, http://leplus.nouvelobs.com/contribution/948236-violence-et-criminalite-la-guyane-fait-pire-que-marseille-mais-personne-n-en-parle.html

Edited by La Nueve
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  • 3 months later...

http://www.opex360.com/2018/09/14/harpie-forces-armees-guyane-poursuivent-leffort-contre-orpailleurs-illegaux/

Harpie : Les Forces armées en Guyane poursuivent l’effort contre les orpailleurs illégaux

Après une année 2017 marquée par un bilan très décevant en matière de lutte contre l’orpaillage illégal, les Forces armées en Guyane (FAG) ont, dans le cadre de l’opération Harpie, multiplié les opérations contre les garimpeiros, c’est à dire les chercheurs d’or clandestins venus du Brésil ou du Surinam.

Le résultat, au cours du premier semestre 2018, est tangible. Au 28 juin, 212 sites d’orpaillage étaient encore actifs, contre 480 par rapport à la fin de l’année dernière. « En y incluant ceux dits ‘actifs partiels’, c’est-à-dire ceux qui ont été détruits au moins une fois, mais n’ont pas été recontrôlés depuis, le nombre de sites d’orpaillage illégal est passé de 623 fin 2017 à 346 aujourd’hui », expliquait, en juillet dernier, l’État-major des armées.

En outre, 77 puits et 560 pompes/motopompes ont été détruits et 12,5 millions d’euros d’avoirs criminels ont été saisis.

Quatre raisons principales expliquent ce bons chiffres.

- En premier lieu, les administrations dotées de pouvoirs judiciaires ont été davantage présentes aux côtés des militaires des FAG.

- Ensuite, le renfort d’une compagnie d’infanterie a permis de mener davantage de patrouilles.

- Les modes d’action ont en outre été revus, avec l’idée d’occuper le terrain plus longtemps et/ou de revenir sur des sites déjà visités et détruits pour dissuader tout retour des garimpeiros.

- Enfin, un accent a été mis sur la coopération régionale, avec des opérations conjointes menées avec le Brésil et le Surinam.

La lutte contre l’orpaillage illégal ne souffre d’aucun relâchement. En 2016, les FAG avaient aussi de bons résultats contre les garimpeiros. Seulement, avec le passage de l’ouragan Irma aux Antilles et la mobilisation des gendarmes pour d’autres priorités ont fait que le phénomène prit de nouveau de l’ampleur. Au point que le nombre de sites clandestins retrouva le niveau qui était le sien en 2009, c’est à dire un an après le lancement de l’opération Harpie.

Aussi, les FAG continuent de mettre la pression sur les orpailleurs clandestins. Fin août, indique l’EMA, le 9e Régiment d’Infanterie de Marine (RIMa) a été mobilisé pour la septième campagne de destruction de sites d’orpaillage illégaux de l’année.

L’opération a eu lieu dans le secteur d’extraction primaire de Saint-Jean du petit Abounami, par ailleurs très rentable tout en étant facilement accessible en pirogue et en quad. Des conditions qui en faisaient donc une zone attractive pour les garimpeiros. D’où l’intérêt des FAG à y revenir, après une phase de reconnaissance.

Dans un premier temps, les sections de combat de la 1re compagnie du 9e RIMa ont pris le contrôle de la zone et confirmé le nombre de puits illégaux à détruire. Puis, en liaison avec les gendarmes, les sapeurs de la 3e compagnie ont effectué une fouille approfondie du secteur et identifié les installations à détruire à l’explosif afin de les rendre définitivement inutilisables.

Pour cela, il aura fallu acheminer 2,5 tonnes d’explosifs par les hélicoptères Puma de l’armée de l’Air et Ec-145 de la Gendarmerie. De quoi faire « sauter » 41 puits et 18 galeries d’extraction primaire.

Les militaires du 9e RIMa, « déjà en opération dans cette zone avant les destructions, maintiennent une présence ‘visible’ pour gêner le plus possible le retour des orpailleurs illégaux et leur réapprovisionnement », explique l’EMA, qui n’a cependant pas fait état d’interpellations de garimpeiros sur le site visé.

Au cours des six premiers mois de l’année, le nombre d’orpailleurs illégaux jugés et condamnés par la justice a sensiblement augmenté par rapport à 2017 : 36 individus ont été déférés, contre même pas dix l’an passé.

Ya Rab Yeshua.

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  • 2 months later...
  • 9 months later...

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2019/09/24/guyane-garde-a-vue-pour-un-militaire-soupconne-d-avoir-tue-u-20486.html

Guyane: garde à vue pour un militaire soupçonné d'avoir tué un orpailleur

Info AFP.

Un militaire français est soupçonné d'avoir tué un jeune Brésilien qui participait à une opération d'orpaillage illégal en Guyane. Les faits se seraient déroulés pendant le dernier week-end.

Ce "militaire français des forces armées de Guyane", selon le procureur de la République Samuel Finielz, a été placé en garde à vue pour "homicide volontaire". Les faits se sont déroulés sur la commune de Camopi (sud-est), zone où trois corps sans vie (probablement des orpailleurs victimes de règlements de comptes) ont été retrouvés ces derniers jours.

Le parquet de Cayenne a été informé dans la nuit de lundi à mardi "d'éléments laissant à penser qu'un militaire des forces armées de Guyane aurait fait usage de son arme à feu au cours d'une opération de lutte contre l'orpaillage illégal menée sur le territoire de la commune de Camopi", a précisé le procureur dans un communiqué.

Parallèlement, plusieurs orpailleurs illégaux ont signalé à la gendarmerie "que l'un des leurs aurait été tué par arme à feu par un militaire", a-t-il ajouté.

Une enquête a alors été ouverte par le parquet de Cayenne et confiée à la section de recherche de la gendarmerie nationale. 

Le corps de la victime a été autopsié à Oiapoque au Brésil le lundi 23 septembre.

Ya Rab Yeshua.

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Le militaire soupçonné d’avoir tué un orpailleur clandestin a été mis en examen et incarcéré.

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Le parquet de Cayenne a demandé le placement en détention provisoire du légionnaire du 3e Régiment Étranger d’Infanterie [REI]. En attendant une décision du juge des libertés et de la détention, qui se prononcera sur cette affaire le 30 septembre prochain, il a été incarcéré.

Selon les résultats de l’autopsie pratiquée à Oiapoque, au Brésil, le corps du garimpeiros présente « six orifices d’entrée de projectile d’arme à feu », dont 5 dans la région dorsale et un au niveau de l’oreille gauche. Les médias locaux parlent de « plombs ».

D’après les images ayant circulé sur les réseaux sociaux, les blessures infligées au garimpeiros s’apparentent à celles causées par des munitions de calibre 12, utilisées par les fusils à pompe de type Benelli M4 Super 90 ou Mossberg 500. En Guyane, la Légion étrangère est dotée de telles armes.

Devant les gendarmes de la Section de recherche de Cayenne, le légionnaire a reconnu avoir tiré à une reprise, après avoir aperçu des orpailleurs illégaux en train de récupérer du matériel qu’ils avaient précédemment caché. L’un des deux l’aurait alors menacé avec un sabre. Ce que, rapporte France Guyane, n’a pas été confirmé par les différents témoignages.

D’où la décision du parquet d’ouvrir une information judiciaire pour « violences ayant entrainé la mort sans intention de la donner aggravée par la qualité de personne dépositaire de l’autorité publique. »

Selon l’article 222-8 du Code pénal, les « violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner sont punies « de vingt ans de réclusion criminelle » lorsqu’elles sont commises par une « personne dépositaire de l’autorité publique ou chargée d’une mission de service public dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de ses fonctions ou de sa mission. »

http://www.opex360.com/2019/09/26/guyane-le-militaire-soupconne-davoir-tue-un-orpailleur-clandestin-a-ete-mis-en-examen-et-incarcere/

PS. Mes pensées et mon soutien vont d'abord au légionnaire du 3e Etranger et à ses camarades. BTX.

Ya Rab Yeshua.

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1 - Opération de souveraineté sur le Territoire National.

2 - Lutte contre l'orpaillage illégal, vol avéré de ressources minières, et vecteur de dommages irréversibles à l'environnement.

Toujours menée conjointement par des unités de l'Armée de Terre et de la Gendarmerie.

3 - Situation de Légitime Défense : préservation de l'intégrité physique de l'intervenant, de celle des personnels présents sur l'opération, et des matériels et lieux dont il a la garde.

Basta !

La Loi, les Faits, et rien d'autre.

(Que les "bien-pensants donneurs de leçons" viennent donc faire une mission en forêt guyanaise, ne serait-ce que d'une semaine.. Car faudrait pas trop les traumatiser, les pauvres...) ?

§§

Quant au programme "Montagne d'Or", ceci est un autre sujet... ?

 

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Le 26/09/2019 à 16:01, BTX a dit :

PS. Mes pensées et mon soutien vont d'abord au légionnaire du 3e Etranger et à ses camarades. BTX.

De même pour moi : on lui a donné l'ordre d'arrêter par tous les moyens les orpailleurs illégaux et on lui reproche de l'avoir fait (même si c'est de manière extrême). Il doit ne plus savoir où il en est ! Arrêté pour avoir, croit-il, obéi aux ordres !

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Militaire d'active

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http://ainsi-va-le-monde.blogspot.com/2019/10/orpailleur-clandestin-tue-en-guyane-le.html

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Le sergent du 3e Régiment étranger d'infanterie soupçonné d'avoir tué un orpailleur clandestin brésilien dans la nuit du 21 au 22 septembre à Camopi (sud-est de la Guyane), vient d'être libéré et assigné à résidence. Il devra porter un bracelet électronique et résidera à l'île Saint-Joseph, emprise de la Légion étrangère.

La décision a été prise par le juge des libertés et de la détention. Ce sous-officier de 32 ans avait été mis en examen pour "violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner". Les faits s'étaient produits au cours d'une opération Harpie de lutte contre l'orpaillage illégal dans la forêt guyanaise. Le légionnaire avait fait usage de son arme à feu contre un orpailleur qui l'avait, selon sa version, menacé avec une machette. Ces faits surviennent dans un contexte particulièrement tendus, les garimpeiros n'hésitant pas à faire usage de leurs armes. 

Ya Rab Yeshua.

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il y a 8 minutes, BTX a dit :

Le légionnaire avait fait usage de son arme à feu contre un orpailleur qui l'avait, selon sa version, menacé avec une machette. Ces faits surviennent dans un contexte particulièrement tendus, les garimpeiros n'hésitant pas à faire usage de leurs armes. 

Je ne comprends pas : on demande aux Légionnaires de lutter contre les orpailleurs clandestins, mais on les mets en prison s'ils essayent de le faire efficacement ? On leur donne une arme mais on leur interdit de s'en servir pour se défendre ?

Militaire d'active

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Ne pas aller plus vite que la musique……………………..

Ici les explications précises et compréhensibles =

Mis en examen pour « homicide volontaire ayant entraîné la mort sans intention de la donner » sur la personne d’un orpailleur clandestin brésilien [garimpeiros], le sous-officier du 3e Régiment Étranger d’Infanterie [REI] a été incarcéré, le 25 septembre, à l’issue de sa garde à vue. Le parquet de Cayenne ayant requis son placement en détention provisoire, le juge des libertés et de la détention devait se prononcer, lundi, sur la suite à donner à cette demande.

Entretemps, le militaire, âgé de 32 et qui serait d’origine népalaise, selon des informations de Guyaweb, a sollicité les services de Me Jérôme Gay, un avocat très connu à Cayenne.

Le placement en détention de ce légionnaire à la prison de Remire [proche de Cayenne] aurait été probablement risquée en raison du nombre de garimpeiros incarcérés dans cet établissement. D’où la décision du juge des libertés et de la détention, qui a ordonné sa libération et son assignation à résidence… sur l’île Saint-Joseph qui, si elle abrite actuellement un poste du 3e REI, était surnommée la « guillotine sèche » pendant la période du bagne.

Le militaire sera muni d’un bracelet de surveillance électronique.

« C’est une bonne décision, par rapport à la protection de son intégrité physique de ne pas le laisser à la prison de Remire au regard des risques face à la population carcérale brésilienne, et de ne pas faire supporter ce poids à l’administration pénitentiaire », a commenté Me Gay, cité par l’AFP.

……….…/………...

http://www.opex360.com/2019/10/02/guyane-le-militaire-soupconne-davoir-tue-un-orpailleur-clandestin-a-ete-assigne-a-residence/

Qqs photos de l'Île Saint Joseph bien connue de feu - "Papillon"

https://www.huffingtonpost.fr/romain-veillon/sur-les-traces-de-papillon-dans-le-bagne-de-lile-saint-joseph-en-guyane_a_23406366/

En effet, c'est au large de Kourou, dans les «îles du salut », que l'on se débarrassait des bagnards les plus récalcitrants de Guyane (ceux qui avaient volés, assassinés ou qui avaient déjà tentés de s'échapper). Les conditions de captivité y étaient effroyables. Détenus dans des cellules minuscules, ils avaient interdiction de parler, de fumer, d'écrire, de détenir un objet ou de s'assoir avant la nuit. Les prisonniers n'avaient rien à faire d'autre que de tourner en rond dans leurs cages où la lumière du jour ne pénétrait jamais. La chaleur étouffante, l'humidité, les nombreuses maladies, le manque de nourriture et les punitions des surveillants rendaient leur quotidien encore plus inhumain. Pas étonnant alors que leur espérance de vie soit aussi basse: un détenu sur trois y mourrait ; le reste parvenait à survivre mais avec des séquelles qui les poursuivraient jusqu'à leur mort (scorbut, tuberculose, aveuglement, folie, etc....).

Sur les traces de Papillon dans le bagne de l'île Saint-Joseph en
Romain Veillon
Sur les traces de Papillon dans le bagne de l'île Saint-Joseph en
Romain Veillon
Sur les traces de Papillon dans le bagne de l'île Saint-Joseph en

Ya Rab Yeshua.

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il y a 27 minutes, BTX a dit :

D’où la décision du juge des libertés et de la détention, qui a ordonné sa libération et son assignation à résidence… sur l’île Saint-Joseph

J'espère que ce poste du 3 REI est plus décent que les photos que BTX nous offertes en parlant du bagne et de Papillon !

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Militaire d'active

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"A la Légion, comme dans la Marine, on salue tout ce qui bouge, et on peint le reste en blanc !" :default_thumbsup:

§§

Décision équilibrée du JDL, eu égard aux circonstances..

(Reste que, cela constitue une intéressante innovation que cet "exil au Bagne" ! Exemple à suivre au profit d'autres clients, bien moins méritants envers la Nation... :default_cool:)

 

 

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  • 2 months later...

http://www.opex360.com/2019/12/21/harpie-les-forces-armees-en-guyane-ont-de-nouveau-porte-un-coup-dur-aux-orpailleurs-clandestins/

Harpie : les forces armées en Guyane ont de nouveau porté un coup dur aux orpailleurs clandestins

harpie-20191221.jpg

La lutte contre l’orpaillage clandestin en Guyane n’autorise aucun relâchement étant donné que ceux qui se livrent à cette activité – les garimpeiros, venus du Brésil voisin – font preuve de résilience et d’une capacité d’adaptation étonnante.

Ainsi, en janvier 2019, les actions menées dans le cadre de l’opération Harpie par les Forces armées en Guyane [FAG] et la Gendarmerie nationale, avaient permis de détruire 765 sites illégaux d’orpaillage, 4.449 abris en bois [carbets], 215 puits et 51 galeries. Les saisies de matériels et de mercure [qui servant à amalgamer l’or, pollue les cours d’eau] furent importantes. Et les avoirs criminels saisis s’élevèrent à plus de 26 millions d’euros.

Pour autant, cela n’a nullement découragé les garimpeiros à en croire les derniers chiffres publiés par les responsables du Parc amazonien de Guyane. En effet, les derniers relevés, effectués par hélicoptère durant quatre jours, ont fait état de l’existence de 145 sites illégaux d’orpaillage dans la seule zone sud.

« On est dans les trois pires comptages depuis que l’on suit cette situation, c’est vraiment très préoccupant », a commenté Arnaud Anselin, le directeur adjoint du Parc amazonien de Guyane, auprès de l’AFP, en octobre.

Cette situation a été récemment dénoncée par le député Gabriel Serville, élu de la première circonscription de Guyane. Dans un courrier adressé au président Macron, il a déploré le manque de moyens affectés à la lutte contre l’orpaillage illégal qui « entraîne déforestation massive, pollutions terrestres, déversement dans nos eaux de mercure et de cyanure, qui tuent ou provoquent suicides et maladies neurodégénératives chez nos compatriotes amérindiens : 90% des enfants du Haut-Maroni présentent une intoxication au mercure bien supérieure au seuil des valeurs limites arrêtées par l’OMS » [Organisation mondiale de la santé, ndlr].

+20% de sites illégaux d'orpaillage dans le #parcnational Amazonien de Guyane en 1 an. 1/3 de + au cœur du parc ! Dans quelle autre région de ?? aurait-on supporté un tel désastre écologie, sanitaire et économique ? Mon courrier à @EmmanuelMacron. Combien de morts avant réaction? pic.twitter.com/vE6ApBqjvV

— Gabriel Serville (@GabrielServille) November 20, 2019

En outre, a encore fait valoir le député, l’orpaillage illégal entraîne un « manque à gagner pour l’économie guyanaise et les collectivités estimé à près de 400 millions d’euros chaque année pendant que des centaines d’emplois légaux sont détruits. » Sans oublier les aspects sécuritaires, avec une hausse de la criminalité et de la prostitution.

Le géographe François-Michel Le Tourneau mène depuis 3 ans une étude en partenariat avec les FAG pour mieux comprendre le système des garimpeiros et, surtout, le capacité d’adaptation. Et, l’une des raisons expliquant la persistance du phénomène de l’orpaillage illégal est tout simplement d’ordre économique.

La motivation des garimpeiros est claire, écrit le chercheur. « L’or se trouve ici et nous savons comment le trouver », affirment ces orpailleurs clandestins. « Ils sont parfaitement conscients que leur activité est illégale et disent comprendre les efforts de répression à leur égard : ‘Chacun son rôle, les policiers viennent et détruisent nos chantiers, et nous nous extrayons l’or' », résume François-Michel Le Tourneau. Et d’ajouter : « Il faut dire que 30 grammes d’or par mois, le salaire moyen d’une cuisinière, représente plus de 3 fois le Smic brésilien… De quoi créer des vocations. »

Quoi qu’il en soit, les FAG ne peuvent évidemment pas rester les bras croisés. D’où l’opération « Piman », qu’elles ont menée entre 25 novembre et le 6 décembre pour neutraliser les flux logistiques des garimpeiros sur la piste Paul Isnard et le fleuve Mana.

Cette opération a donc mobilisé 420 militaires du 9e Régiment d’Infanterie de Marine [RIMa] ainsi que des gendarmes et des hélicoptères de l’Escadron de transport 68 Antilles-Guyane. Elle a consisté à ratisser une zone de 80 km de front sur 100 km de profondeur et à détruire systématiquement tous les chantiers, campements et caches utilisés par les orpailleurs clandestins.

« L’opération PIMAN a vu le déploiement de deux compagnies et de plusieurs détachements spécialisés tels que les commandos de recherche et d’action en jungle, les équipes cynotechniques, la section fluviale ou encore les plongeurs de combat du génie », a précisé l’État-major des armées [EMA], avant de souligner que « tous les moyens et modes opératoires ont été mis en œuvre pour rechercher et détruire l’activité illégale liée à l’orpaillage. »

C’est à dire qu’ont été effectuées des reconnaissances aériennes, fluviales, terrestres [avec des quads] et pédestres après insertion par les hélicoptères de l’armée de l’Air ainsi que des mises en place par aérocordage de dispositifs d’interception.

Le dispositif s’est appuyé sur les sous-groupements tactiques interarmes [SGTIA] n°1 et n°3.

Ainsi, le SGTIA n°3 a été déployé au nord de la zone d’opération pour reconnaître la piste Paul Isnard et la crique Bon Espoir pendant qu’une partie du SGTIA n°1 a pris position au sud.

Dans le même temps, des commandos de recherche et d’action en jungle ainsi que le reste du SGTIA n°1 ont été insérés en rappel par les hélicoptères, près des rivières Arouani et Mana et sur la piste Yaya, afin de « récolter du renseignement tout en constituant une capacité d’arrêt dans la profondeur. »

Ce mode opératoire a permis de s’adapter immédiatement à la situation sur le terrain et, surtout, à « sidérer » les garimpeiros. « La dépose de certains détachements a notamment permis des saisies importantes en insérant les commandos au plus près des sites actifs », a souligné l’EMA.

« Dans les deux fuseaux, la mission était claire : bloquer les axes majeurs des orpailleurs illégaux, les contraindre à abandonner leurs matériels et leurs logistiques, mais aussi détruire les sites d’orpaillage à proximité des axes routiers et fluviaux en étant méthodique dans le ratissage », a-t-il expliqué.

Le bilan de cette opération est assez éloquent : 200 carbets ont été détruits pendant que 13.000 litres carburant, 25 moteurs, sept quads ou encore huit pirogues ont été saisis.

Par ailleurs, les FAG ont mené une opération « coup de poing » [appelée AZTEQUE], d’une ampleur nettement plus modeste que « PIMAN » puisqu’elle a mobilisé seulement 12 légionnaires du 3e Régiment Étranger d’Infanterie [REI] et quatre gendarmes, « déployés en pleine forêt par moyen héliporté avec insertion en aérocordage », à une soixantaine de kilomètres à l’Ouest de Camopi.

Cette action a permis de détruire 7 autres carbets et de saisir de l’armement, des munitions ainsi que du matériel d’orpaillage. En outre, 12 orpailleurs clandestins ont été interpellés.

Reste maintenant les effets de ces deux opérations dans le temps. Pour l’EMA, ce n’est pas le bilan chiffré qui importe mais le fait qu’elles conduisent « à éteindre pour plusieurs semaines les activités d’orpaillage illégal […], perturbant durablement les flux logistiques et gênant dans leur réapprovisionnement les orpailleurs illégaux. »

Lorsqu’un garimpeiros « perd ses moyens de production, il libère une niche de marché et un nouveau candidat se présente presque aussitôt », souligne François-Michel Le Tourneau. « Les prix pratiqués dans les zones d’orpaillage rendent l’investissement de départ rentable et le risque supportable. Ainsi s’explique le fait qu’on trouve toujours plus de quads, de pirogues ou de moteurs dans l’intérieur de la Guyane », conclut-il.

Photo : EMA

Ya Rab Yeshua.

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  • 2 weeks later...

http://www.opex360.com/2019/12/31/les-forces-armees-en-guyane-ont-trouve-un-nouveau-procede-pour-detruire-les-chantiers-dorpaillage-illegaux/

Les Forces armées en Guyane ont trouvé un nouveau procédé pour détruire les chantiers d’orpaillage illégaux

harpie-20191231.jpg

En Guyane, la lutte contre l’orpaillage illégal, dû aux « garimpeiros » venus du Brésil ou du Surinam, est incessante. À peine un chantier clandestin est-il détruit que, souvent, il est remis en état quelques semaines, voire quelques jours plus tard.

Ce qui fait que les derniers relevés effectués par hélicoptère dans le Parc amazonien de Guyane montrent une nouvelle hausse des sites illégaux d’orpaillage, malgré les résultats obtenus lors des missions menées par les Forces armées en Guyane [FAG] et la Gendarmerie nationale dans le cadre de l’opération Harpie.

D’où le nouveau mode opératoire suivi par le 9e Régiment d’Infanterie de Marine [RIMa], lors d’une récente intervention sur le site de Saint-Jean de l’Abounami, qui abrite[ait] le plus important chantier d’orpaillage illégal de Guyane, selon l’État-major des armées [EMA]. C’est dans cette zone que, en juillet dernier, trois sapeurs du 19e Régiment du Génie [RG] ont perdu la vie lors de la destruction de galeries exploitées par les orpailleurs illégaux.

Pour extraire les paillettes d’or contenues dans les blocs de quartz récupérés dans des galeries, les garimperos utilisent des concasseurs pesant environ 300 kg. Généralement, quand les circonstances le permettent, les FAG font enlever ces machines par hélicoptère lors de la destruction d’un chantier illégal. Le cas échéant, les militaires se contentent d’en retirer leurs axes, ce qui les empêchent de fonctionner… temporairement.

Désormais, il ne sera plus besoin de chercher à évacuer les concasseurs utilisés par les garimpeiros.

La dernière opération conduite par la 2e compagnie du 9e RIMa [armée par le Régiment de Marche du Tchad, ndlr] à Saint-Jean de l’Abounami a d’abord mobilisé les commandos de recherche et d’action dans la jungle afin de sécuriser la zone où devaient se poser les hélicoptères. Puis une section d’infanterie a pris rapidement le contrôle du site de production principal, ce qui n’est pas toujours une tâche aisée, les garimpeiros ayant la gâchette facile.

Puis au terme de la reconnaissance et de la fouille du site, la compagnie du 9e RIMa, renforcée par des plongeurs de combat du génie [PCG] du 13e RG, a mis la main sur 17 concasseurs. « Certains ont parfois dû être déterrés intégralement », a précisé l’EMA.

Dans le même temps, les militaires ont fait acheminer 150 kg d’explosifs par hélicoptère. Le but ? Faire sauter un barrage qui avait été illégalement construit par les garimpeiros afin de pouvoir obtenir l’eau nécessaire à leur activité. L’explosion provoquée par les sapeurs a non seulement détruit ce barrage mais fait effondrer les galeries du site.

Quant aux concasseurs, ils ont été détruits sur place [ce qui a fait économiser quelques heures de vol aux hélicoptères] grâce un oxycoupeur [ou chalumeau découpeur], c’est à dire un outil coûtant quelques centaines d’euros.

« Pour la première fois dans le cadre de l’opération HARPIE, les PCG ont mis en application un nouveau mode de destruction en employant un oxycoupeur, moyen permettant le découpage par fusion. Ce nouveau matériel acquis par le 9e RIMa apporte une capacité de destruction de matériels à haute valeur ajoutée directement sur le terrain. L’oxycoupeur s’inscrit comme un moyen de destruction efficace et facile d’utilisation dans la lutte contre l’orpaillage illégal en Guyane », explique l’EMA.

Reste maintenant à voir le temps que mettront les garimpeirons pour remettre en état ce chantier clandestin, s’il est possible de le faire. Le souci, comme l’a expliqué le géographe François-Michel Le Tourneau, qui conduit une étude sur les orpailleurs illégaux en Guyane, les « prix pratiqués dans les zones d’orpaillage rendent l’investissement de départ rentable et le risque supportable. Ainsi s’explique le fait qu’on trouve toujours plus de quads, de pirogues ou de moteurs dans l’intérieur de la Guyane ». D’où l’intérêt de perturber leurs flux logistiques, comme lors de la récente opération PIMAN, conduite par les FAG.

Ya Rab Yeshua.

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  • 1 month later...

http://www.opex360.com/2020/02/08/harpie-malgre-les-efforts-des-forces-armees-en-guyane-lorpaillage-illegal-peine-a-reculer/

Harpie : malgré les efforts des Forces Armées en Guyane, l’orpaillage illégal peine à reculer

harpie-20200208.jpg

Le 4 février, le préfet de Guyane, Marc Del Grande, a dressé un bilan contrasté s’agissant des questions sécuritaires. Au chapitre des satisfactions, il a fait état d’une nette baisse des accidents d la route [-24% par rapport à 2018] et d’un nombre de cambriolages et de vols à la route en diminution.

La lutte contre la pêche illégale dans les eaux guyanaises a donné de bons résultats, grâce aux efforts et aux moyens de la Marine nationale et de la Gendarmerie maritime, avec 169 embarcations contrôlées, 255 kilomètres de filets relevés notamment par l’Embarcation Relève Filets (ERF) « Caouanne » et la saisie de 80 tonnes de poissons.

Résultat de recherche d'images pour "photo de l’embarcation relève-filets (ERF) « La CAOUANNE »."

En revanche, les vols avec violence et armes à feu ont affiché une forte augmentation. Et, avec 32 homicides constatés en 2019, les crimes de sang ont suivi la même tendance, sans pour atteindre le niveau de 2017.

En outre, le bilan est en demi-teinte pour la lutte contre l’orpaillage illégal, un fléau environnemental à cause des rejets de mercure et de cyanure qui a également de lourdes conséquences sur la criminalité [crimes de sang, prostitution, etc…] tout en entraînement un important manque à gagner pour les collectivités locales guyanaises [estimé à 400 millions d’euros par an, selon un député]. Ainsi, selon le préfet, et malgré les efforts des Forces Armées en Guyane [FAG] et de la Gendarmerie dans le cadre de l’opération Harpie, le phénomène « n’a pas diminué ».

Ce que confirme l’État-major des armées [EMA]. « Au terme de cette année d’opérations, l’orpaillage illégal a été contenu », a-t-il avancé, dans un communiqué publié le 6 février. Et cela, malgré les actions menées par les FAG et la Gendarmerie en 2019.

Ainsi, 1.870 patrouilles ont été effectuées en forêt et sur les cours d’eau, ce qui a permis de détruire 5.254 carbets [abri en bois], 73 puits et galeries, 82 concasseurs [grâce à l’apport d’une nouvelle « arme » : l’oxycoupeur, chalumeau découpeur], 721 tables de levée et 1.092 motopompes. Pour compléter ce bilan, 88 quads, 191 pirogues, 132 armes, 69 kilos de mercure [en vente libre au Surinam mais pas en Guyane, ndlr] et 2,4 kilos d’or ont été saisis. Enfin, 25,4 millions d’euros d’avoirs criminels ont été confisqués selon le préfet [l’EMA parle de plus de 24 millions].

« L’adaptation du mode d’action des FAG, consistant à occuper le terrain le plus longtemps possible et à rester dans les zones frappées puis revenir sur les sites déjà visités, dissuade certains ‘garimpeiros’ de se réinstaller sur les sites d’extraction aurifère clandestins et les gêne dans leur réapprovisionnement », explique l’état-major.

À noter que, outre le 9e Régiment d’Infanterie de Marine [RIMa], le 3e Régiment Étranger d’Infanterie, l’escadron Antilles-Guyane et la gendarmerie, la Marine nationale est aussi impliquée dans l’opération Harpie étant donné qu’elle assure une surveillance au niveau des embouchures des fleuves pénétrants Nord-Sud. Cette présence « aura permis de démanteler leurs plots logistiques et avec le concours des FSI [forces de sécurité intérieures, ndlr] de saisir ou détruire un grand nombre d’équipement », explique l’EMA.

Si ces actions ont permis de « contenir » l’orpaillage illégal, alors on imagine sans peine ce que serait la situation sans l’opération Harpie… Quoi qu’il en soit, selon le préfet de Guyane, la « décrue » de ce phénomène ainsi qu’un « objectif d’éradication » dans les « réserves biologiques intégrales » jugées « prioritaires d’un point de vue environnemental » font partie des priorités de cette année.

En attendant, une commission d’enquête parlementaire devrait être créée à l’initiative du groupe « Gauche démocrate et républicaine » à l’Assemblée nationale, qui va utiliser à cette fin son « droit de tirage ».

Photo : État-major des armées

Ya Rab Yeshua.

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  • 1 month later...

http://www.opex360.com/2020/04/03/legionnaires-et-gendarmes-ont-detruit-un-important-camp-dorpailleurs-clandestins-en-guyane/

Légionnaires et gendarmes ont détruit un important camp d’orpailleurs clandestins en Guyane

harpie-3erei-20200403.jpg

……….…/………………

Justement, c’est dans ce secteur que les FAG et la Gendarmerie nationale ont mené une opération « coup de poing » contre les orpailleurs clandestins. Cette dernière a été évoquée dans le dernier « point de situation » de l’État-major des armées [EMA] pour la période du 27 mars au 2 avril. Mais, a priori, elle a été conduite vers la fin février/début mars… Ce qui n’est plus tout « frais ». Mais son bilan est assez éloquent.

Ainsi, un hélicoptère Puma de l’escadron de transport [ET] 68 « Antilles-Guyane » de l’armée de l’Air a déployé un « Détachement autonome en forêt » [DAF] armé par des légionnaires du 3e Régiment Étranger d’Infanterie [REI] ainsi que par des gendarmes de Cayenne. Les militaires ont été déployés « par corde lisse » depuis l’appareil, sous la protection appui-feu d’un EC-145 de la Gendarmerie.

Ce mode opératoire a surpris les garimpeiros. « Sur place, une soixantaine de personnes travaillaient avec quatorze moteurs et motopompes reliés par environ 1000 mètres de tuyaux », indique l’EMA. La même source précise que la « destruction complète » du site a été assurée par les gendarmes, pendant que le DAF débutait une « fouille approfondie » du secteur.

« La persévérance et la fine connaissance du terrain des légionnaires ont permis de lever certains sites. C’est au cours de cette phase que le débarcadère principal situé sur la Mana a pu être localisé », raconte l’EMA, qui ne dit pas si des interpellations ont été effectués parmi les orpailleurs clandestins.

En revanche, cette opération a permis de saisir un concasseur, 7 téléphones [dont 3 satellitaires et 4 GSM], 250 grammes d’or, « quelques cristaux » d’un produit stupéfiant, du mercure et des munitions. À cette liste, il faut ajouter 16 moteurs avec leurs corps de pompe, 10 tables de levée, 2 groupes électrogènes, 1.100 mètres de tuyau, 220 litres de carburant, 30 litres d’huile, 1.370 m2 de bâche, 128 kg de nourriture et, surtout 540 kg d’outillage. Enfin, 14 carbets ont été détruits.

« Le matériel nécessaire à l’orpaillage illégal a été transporté par élingage sous l’hélicoptère Puma jusqu’à une zone où il a pu être détruit. Une opération coup de poing qui porte un frein à l’orpaillage illégal dans la zone Nord de Saül », a précisé, de son côté, le 3e REI, via les réseaux sociaux.

Photo : Forces armées en Guyane

Selva !

 

 

Ya Rab Yeshua.

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