Aller au contenu
Forum militaire

Rejoignez AuMilitaire !

Connexion    S’inscrire au Forum

BTX

Les Forces armées en Guyane ont détruit 114 puits illégaux d’orpaillage en deux mois

Messages recommandés

"A la Légion, comme dans la Marine, on salue tout ce qui bouge, et on peint le reste en blanc !" :default_thumbsup:

§§

Décision équilibrée du JDL, eu égard aux circonstances..

(Reste que, cela constitue une intéressante innovation que cet "exil au Bagne" ! Exemple à suivre au profit d'autres clients, bien moins méritants envers la Nation... :default_cool:)

 

 

  • Like 1
  • Haha 1

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

http://www.opex360.com/2019/12/21/harpie-les-forces-armees-en-guyane-ont-de-nouveau-porte-un-coup-dur-aux-orpailleurs-clandestins/

Harpie : les forces armées en Guyane ont de nouveau porté un coup dur aux orpailleurs clandestins

harpie-20191221.jpg

La lutte contre l’orpaillage clandestin en Guyane n’autorise aucun relâchement étant donné que ceux qui se livrent à cette activité – les garimpeiros, venus du Brésil voisin – font preuve de résilience et d’une capacité d’adaptation étonnante.

Ainsi, en janvier 2019, les actions menées dans le cadre de l’opération Harpie par les Forces armées en Guyane [FAG] et la Gendarmerie nationale, avaient permis de détruire 765 sites illégaux d’orpaillage, 4.449 abris en bois [carbets], 215 puits et 51 galeries. Les saisies de matériels et de mercure [qui servant à amalgamer l’or, pollue les cours d’eau] furent importantes. Et les avoirs criminels saisis s’élevèrent à plus de 26 millions d’euros.

Pour autant, cela n’a nullement découragé les garimpeiros à en croire les derniers chiffres publiés par les responsables du Parc amazonien de Guyane. En effet, les derniers relevés, effectués par hélicoptère durant quatre jours, ont fait état de l’existence de 145 sites illégaux d’orpaillage dans la seule zone sud.

« On est dans les trois pires comptages depuis que l’on suit cette situation, c’est vraiment très préoccupant », a commenté Arnaud Anselin, le directeur adjoint du Parc amazonien de Guyane, auprès de l’AFP, en octobre.

Cette situation a été récemment dénoncée par le député Gabriel Serville, élu de la première circonscription de Guyane. Dans un courrier adressé au président Macron, il a déploré le manque de moyens affectés à la lutte contre l’orpaillage illégal qui « entraîne déforestation massive, pollutions terrestres, déversement dans nos eaux de mercure et de cyanure, qui tuent ou provoquent suicides et maladies neurodégénératives chez nos compatriotes amérindiens : 90% des enfants du Haut-Maroni présentent une intoxication au mercure bien supérieure au seuil des valeurs limites arrêtées par l’OMS » [Organisation mondiale de la santé, ndlr].

+20% de sites illégaux d'orpaillage dans le #parcnational Amazonien de Guyane en 1 an. 1/3 de + au cœur du parc ! Dans quelle autre région de 🇫🇷 aurait-on supporté un tel désastre écologie, sanitaire et économique ? Mon courrier à @EmmanuelMacron. Combien de morts avant réaction? pic.twitter.com/vE6ApBqjvV

— Gabriel Serville (@GabrielServille) November 20, 2019

En outre, a encore fait valoir le député, l’orpaillage illégal entraîne un « manque à gagner pour l’économie guyanaise et les collectivités estimé à près de 400 millions d’euros chaque année pendant que des centaines d’emplois légaux sont détruits. » Sans oublier les aspects sécuritaires, avec une hausse de la criminalité et de la prostitution.

Le géographe François-Michel Le Tourneau mène depuis 3 ans une étude en partenariat avec les FAG pour mieux comprendre le système des garimpeiros et, surtout, le capacité d’adaptation. Et, l’une des raisons expliquant la persistance du phénomène de l’orpaillage illégal est tout simplement d’ordre économique.

La motivation des garimpeiros est claire, écrit le chercheur. « L’or se trouve ici et nous savons comment le trouver », affirment ces orpailleurs clandestins. « Ils sont parfaitement conscients que leur activité est illégale et disent comprendre les efforts de répression à leur égard : ‘Chacun son rôle, les policiers viennent et détruisent nos chantiers, et nous nous extrayons l’or' », résume François-Michel Le Tourneau. Et d’ajouter : « Il faut dire que 30 grammes d’or par mois, le salaire moyen d’une cuisinière, représente plus de 3 fois le Smic brésilien… De quoi créer des vocations. »

Quoi qu’il en soit, les FAG ne peuvent évidemment pas rester les bras croisés. D’où l’opération « Piman », qu’elles ont menée entre 25 novembre et le 6 décembre pour neutraliser les flux logistiques des garimpeiros sur la piste Paul Isnard et le fleuve Mana.

Cette opération a donc mobilisé 420 militaires du 9e Régiment d’Infanterie de Marine [RIMa] ainsi que des gendarmes et des hélicoptères de l’Escadron de transport 68 Antilles-Guyane. Elle a consisté à ratisser une zone de 80 km de front sur 100 km de profondeur et à détruire systématiquement tous les chantiers, campements et caches utilisés par les orpailleurs clandestins.

« L’opération PIMAN a vu le déploiement de deux compagnies et de plusieurs détachements spécialisés tels que les commandos de recherche et d’action en jungle, les équipes cynotechniques, la section fluviale ou encore les plongeurs de combat du génie », a précisé l’État-major des armées [EMA], avant de souligner que « tous les moyens et modes opératoires ont été mis en œuvre pour rechercher et détruire l’activité illégale liée à l’orpaillage. »

C’est à dire qu’ont été effectuées des reconnaissances aériennes, fluviales, terrestres [avec des quads] et pédestres après insertion par les hélicoptères de l’armée de l’Air ainsi que des mises en place par aérocordage de dispositifs d’interception.

Le dispositif s’est appuyé sur les sous-groupements tactiques interarmes [SGTIA] n°1 et n°3.

Ainsi, le SGTIA n°3 a été déployé au nord de la zone d’opération pour reconnaître la piste Paul Isnard et la crique Bon Espoir pendant qu’une partie du SGTIA n°1 a pris position au sud.

Dans le même temps, des commandos de recherche et d’action en jungle ainsi que le reste du SGTIA n°1 ont été insérés en rappel par les hélicoptères, près des rivières Arouani et Mana et sur la piste Yaya, afin de « récolter du renseignement tout en constituant une capacité d’arrêt dans la profondeur. »

Ce mode opératoire a permis de s’adapter immédiatement à la situation sur le terrain et, surtout, à « sidérer » les garimpeiros. « La dépose de certains détachements a notamment permis des saisies importantes en insérant les commandos au plus près des sites actifs », a souligné l’EMA.

« Dans les deux fuseaux, la mission était claire : bloquer les axes majeurs des orpailleurs illégaux, les contraindre à abandonner leurs matériels et leurs logistiques, mais aussi détruire les sites d’orpaillage à proximité des axes routiers et fluviaux en étant méthodique dans le ratissage », a-t-il expliqué.

Le bilan de cette opération est assez éloquent : 200 carbets ont été détruits pendant que 13.000 litres carburant, 25 moteurs, sept quads ou encore huit pirogues ont été saisis.

Par ailleurs, les FAG ont mené une opération « coup de poing » [appelée AZTEQUE], d’une ampleur nettement plus modeste que « PIMAN » puisqu’elle a mobilisé seulement 12 légionnaires du 3e Régiment Étranger d’Infanterie [REI] et quatre gendarmes, « déployés en pleine forêt par moyen héliporté avec insertion en aérocordage », à une soixantaine de kilomètres à l’Ouest de Camopi.

Cette action a permis de détruire 7 autres carbets et de saisir de l’armement, des munitions ainsi que du matériel d’orpaillage. En outre, 12 orpailleurs clandestins ont été interpellés.

Reste maintenant les effets de ces deux opérations dans le temps. Pour l’EMA, ce n’est pas le bilan chiffré qui importe mais le fait qu’elles conduisent « à éteindre pour plusieurs semaines les activités d’orpaillage illégal […], perturbant durablement les flux logistiques et gênant dans leur réapprovisionnement les orpailleurs illégaux. »

Lorsqu’un garimpeiros « perd ses moyens de production, il libère une niche de marché et un nouveau candidat se présente presque aussitôt », souligne François-Michel Le Tourneau. « Les prix pratiqués dans les zones d’orpaillage rendent l’investissement de départ rentable et le risque supportable. Ainsi s’explique le fait qu’on trouve toujours plus de quads, de pirogues ou de moteurs dans l’intérieur de la Guyane », conclut-il.

Photo : EMA


Ya Rab Yeshua.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

http://www.opex360.com/2019/12/31/les-forces-armees-en-guyane-ont-trouve-un-nouveau-procede-pour-detruire-les-chantiers-dorpaillage-illegaux/

Les Forces armées en Guyane ont trouvé un nouveau procédé pour détruire les chantiers d’orpaillage illégaux

harpie-20191231.jpg

En Guyane, la lutte contre l’orpaillage illégal, dû aux « garimpeiros » venus du Brésil ou du Surinam, est incessante. À peine un chantier clandestin est-il détruit que, souvent, il est remis en état quelques semaines, voire quelques jours plus tard.

Ce qui fait que les derniers relevés effectués par hélicoptère dans le Parc amazonien de Guyane montrent une nouvelle hausse des sites illégaux d’orpaillage, malgré les résultats obtenus lors des missions menées par les Forces armées en Guyane [FAG] et la Gendarmerie nationale dans le cadre de l’opération Harpie.

D’où le nouveau mode opératoire suivi par le 9e Régiment d’Infanterie de Marine [RIMa], lors d’une récente intervention sur le site de Saint-Jean de l’Abounami, qui abrite[ait] le plus important chantier d’orpaillage illégal de Guyane, selon l’État-major des armées [EMA]. C’est dans cette zone que, en juillet dernier, trois sapeurs du 19e Régiment du Génie [RG] ont perdu la vie lors de la destruction de galeries exploitées par les orpailleurs illégaux.

Pour extraire les paillettes d’or contenues dans les blocs de quartz récupérés dans des galeries, les garimperos utilisent des concasseurs pesant environ 300 kg. Généralement, quand les circonstances le permettent, les FAG font enlever ces machines par hélicoptère lors de la destruction d’un chantier illégal. Le cas échéant, les militaires se contentent d’en retirer leurs axes, ce qui les empêchent de fonctionner… temporairement.

Désormais, il ne sera plus besoin de chercher à évacuer les concasseurs utilisés par les garimpeiros.

La dernière opération conduite par la 2e compagnie du 9e RIMa [armée par le Régiment de Marche du Tchad, ndlr] à Saint-Jean de l’Abounami a d’abord mobilisé les commandos de recherche et d’action dans la jungle afin de sécuriser la zone où devaient se poser les hélicoptères. Puis une section d’infanterie a pris rapidement le contrôle du site de production principal, ce qui n’est pas toujours une tâche aisée, les garimpeiros ayant la gâchette facile.

Puis au terme de la reconnaissance et de la fouille du site, la compagnie du 9e RIMa, renforcée par des plongeurs de combat du génie [PCG] du 13e RG, a mis la main sur 17 concasseurs. « Certains ont parfois dû être déterrés intégralement », a précisé l’EMA.

Dans le même temps, les militaires ont fait acheminer 150 kg d’explosifs par hélicoptère. Le but ? Faire sauter un barrage qui avait été illégalement construit par les garimpeiros afin de pouvoir obtenir l’eau nécessaire à leur activité. L’explosion provoquée par les sapeurs a non seulement détruit ce barrage mais fait effondrer les galeries du site.

Quant aux concasseurs, ils ont été détruits sur place [ce qui a fait économiser quelques heures de vol aux hélicoptères] grâce un oxycoupeur [ou chalumeau découpeur], c’est à dire un outil coûtant quelques centaines d’euros.

« Pour la première fois dans le cadre de l’opération HARPIE, les PCG ont mis en application un nouveau mode de destruction en employant un oxycoupeur, moyen permettant le découpage par fusion. Ce nouveau matériel acquis par le 9e RIMa apporte une capacité de destruction de matériels à haute valeur ajoutée directement sur le terrain. L’oxycoupeur s’inscrit comme un moyen de destruction efficace et facile d’utilisation dans la lutte contre l’orpaillage illégal en Guyane », explique l’EMA.

Reste maintenant à voir le temps que mettront les garimpeirons pour remettre en état ce chantier clandestin, s’il est possible de le faire. Le souci, comme l’a expliqué le géographe François-Michel Le Tourneau, qui conduit une étude sur les orpailleurs illégaux en Guyane, les « prix pratiqués dans les zones d’orpaillage rendent l’investissement de départ rentable et le risque supportable. Ainsi s’explique le fait qu’on trouve toujours plus de quads, de pirogues ou de moteurs dans l’intérieur de la Guyane ». D’où l’intérêt de perturber leurs flux logistiques, comme lors de la récente opération PIMAN, conduite par les FAG.


Ya Rab Yeshua.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

http://www.opex360.com/2020/02/08/harpie-malgre-les-efforts-des-forces-armees-en-guyane-lorpaillage-illegal-peine-a-reculer/

Harpie : malgré les efforts des Forces Armées en Guyane, l’orpaillage illégal peine à reculer

harpie-20200208.jpg

Le 4 février, le préfet de Guyane, Marc Del Grande, a dressé un bilan contrasté s’agissant des questions sécuritaires. Au chapitre des satisfactions, il a fait état d’une nette baisse des accidents d la route [-24% par rapport à 2018] et d’un nombre de cambriolages et de vols à la route en diminution.

La lutte contre la pêche illégale dans les eaux guyanaises a donné de bons résultats, grâce aux efforts et aux moyens de la Marine nationale et de la Gendarmerie maritime, avec 169 embarcations contrôlées, 255 kilomètres de filets relevés notamment par l’Embarcation Relève Filets (ERF) « Caouanne » et la saisie de 80 tonnes de poissons.

Résultat de recherche d'images pour "photo de l’embarcation relève-filets (ERF) « La CAOUANNE »."

En revanche, les vols avec violence et armes à feu ont affiché une forte augmentation. Et, avec 32 homicides constatés en 2019, les crimes de sang ont suivi la même tendance, sans pour atteindre le niveau de 2017.

En outre, le bilan est en demi-teinte pour la lutte contre l’orpaillage illégal, un fléau environnemental à cause des rejets de mercure et de cyanure qui a également de lourdes conséquences sur la criminalité [crimes de sang, prostitution, etc…] tout en entraînement un important manque à gagner pour les collectivités locales guyanaises [estimé à 400 millions d’euros par an, selon un député]. Ainsi, selon le préfet, et malgré les efforts des Forces Armées en Guyane [FAG] et de la Gendarmerie dans le cadre de l’opération Harpie, le phénomène « n’a pas diminué ».

Ce que confirme l’État-major des armées [EMA]. « Au terme de cette année d’opérations, l’orpaillage illégal a été contenu », a-t-il avancé, dans un communiqué publié le 6 février. Et cela, malgré les actions menées par les FAG et la Gendarmerie en 2019.

Ainsi, 1.870 patrouilles ont été effectuées en forêt et sur les cours d’eau, ce qui a permis de détruire 5.254 carbets [abri en bois], 73 puits et galeries, 82 concasseurs [grâce à l’apport d’une nouvelle « arme » : l’oxycoupeur, chalumeau découpeur], 721 tables de levée et 1.092 motopompes. Pour compléter ce bilan, 88 quads, 191 pirogues, 132 armes, 69 kilos de mercure [en vente libre au Surinam mais pas en Guyane, ndlr] et 2,4 kilos d’or ont été saisis. Enfin, 25,4 millions d’euros d’avoirs criminels ont été confisqués selon le préfet [l’EMA parle de plus de 24 millions].

« L’adaptation du mode d’action des FAG, consistant à occuper le terrain le plus longtemps possible et à rester dans les zones frappées puis revenir sur les sites déjà visités, dissuade certains ‘garimpeiros’ de se réinstaller sur les sites d’extraction aurifère clandestins et les gêne dans leur réapprovisionnement », explique l’état-major.

À noter que, outre le 9e Régiment d’Infanterie de Marine [RIMa], le 3e Régiment Étranger d’Infanterie, l’escadron Antilles-Guyane et la gendarmerie, la Marine nationale est aussi impliquée dans l’opération Harpie étant donné qu’elle assure une surveillance au niveau des embouchures des fleuves pénétrants Nord-Sud. Cette présence « aura permis de démanteler leurs plots logistiques et avec le concours des FSI [forces de sécurité intérieures, ndlr] de saisir ou détruire un grand nombre d’équipement », explique l’EMA.

Si ces actions ont permis de « contenir » l’orpaillage illégal, alors on imagine sans peine ce que serait la situation sans l’opération Harpie… Quoi qu’il en soit, selon le préfet de Guyane, la « décrue » de ce phénomène ainsi qu’un « objectif d’éradication » dans les « réserves biologiques intégrales » jugées « prioritaires d’un point de vue environnemental » font partie des priorités de cette année.

En attendant, une commission d’enquête parlementaire devrait être créée à l’initiative du groupe « Gauche démocrate et républicaine » à l’Assemblée nationale, qui va utiliser à cette fin son « droit de tirage ».

Photo : État-major des armées


Ya Rab Yeshua.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

http://www.opex360.com/2020/04/03/legionnaires-et-gendarmes-ont-detruit-un-important-camp-dorpailleurs-clandestins-en-guyane/

Légionnaires et gendarmes ont détruit un important camp d’orpailleurs clandestins en Guyane

harpie-3erei-20200403.jpg

……….…/………………

Justement, c’est dans ce secteur que les FAG et la Gendarmerie nationale ont mené une opération « coup de poing » contre les orpailleurs clandestins. Cette dernière a été évoquée dans le dernier « point de situation » de l’État-major des armées [EMA] pour la période du 27 mars au 2 avril. Mais, a priori, elle a été conduite vers la fin février/début mars… Ce qui n’est plus tout « frais ». Mais son bilan est assez éloquent.

Ainsi, un hélicoptère Puma de l’escadron de transport [ET] 68 « Antilles-Guyane » de l’armée de l’Air a déployé un « Détachement autonome en forêt » [DAF] armé par des légionnaires du 3e Régiment Étranger d’Infanterie [REI] ainsi que par des gendarmes de Cayenne. Les militaires ont été déployés « par corde lisse » depuis l’appareil, sous la protection appui-feu d’un EC-145 de la Gendarmerie.

Ce mode opératoire a surpris les garimpeiros. « Sur place, une soixantaine de personnes travaillaient avec quatorze moteurs et motopompes reliés par environ 1000 mètres de tuyaux », indique l’EMA. La même source précise que la « destruction complète » du site a été assurée par les gendarmes, pendant que le DAF débutait une « fouille approfondie » du secteur.

« La persévérance et la fine connaissance du terrain des légionnaires ont permis de lever certains sites. C’est au cours de cette phase que le débarcadère principal situé sur la Mana a pu être localisé », raconte l’EMA, qui ne dit pas si des interpellations ont été effectués parmi les orpailleurs clandestins.

En revanche, cette opération a permis de saisir un concasseur, 7 téléphones [dont 3 satellitaires et 4 GSM], 250 grammes d’or, « quelques cristaux » d’un produit stupéfiant, du mercure et des munitions. À cette liste, il faut ajouter 16 moteurs avec leurs corps de pompe, 10 tables de levée, 2 groupes électrogènes, 1.100 mètres de tuyau, 220 litres de carburant, 30 litres d’huile, 1.370 m2 de bâche, 128 kg de nourriture et, surtout 540 kg d’outillage. Enfin, 14 carbets ont été détruits.

« Le matériel nécessaire à l’orpaillage illégal a été transporté par élingage sous l’hélicoptère Puma jusqu’à une zone où il a pu être détruit. Une opération coup de poing qui porte un frein à l’orpaillage illégal dans la zone Nord de Saül », a précisé, de son côté, le 3e REI, via les réseaux sociaux.

Photo : Forces armées en Guyane

Selva !

 

 


Ya Rab Yeshua.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

http://www.opex360.com/2020/05/02/guyane-legionnaires-et-gendarmes-du-gign-ont-demantele-cinq-chantiers-illegaux-dorpaillage/

Légionnaires et gendarmes du GIGN ont démantelé cinq chantiers illégaux d’orpaillage

harpie-20200502.jpg

Selon des chiffres arrêtés au 30 avril, la Guyane compte 128 cas confirmés de Covid-19, dont 98 patients guéris. Et deux personnes affectées sont en réanimation. Même si l’épidémie n’a pas pris l’ampleur que l’on a pu observer ailleurs, il n’empêche que ce département est entré, comme tous les autres, en confinement le 17 mars dernier. Les commerces non alimentaires ont ainsi été fermés, de même que les frontières avec le Brésil et le Surinam. Et d’autres mesures ont été prises, comme la mise en quatorzaine de toute personne arrivant de métropole.

En outre, la Gendarmerie est sollicitée pour faire respecter le confinement quand les Forces armées en Guyane [FAG] prennent part à l’opération Résilience, afin d’apporter leur concours à des populations souvent isolées. Cela étant, Covid-19 ou pas, les activités des orpailleurs clandestins [les garimpeiros] continuent.

« Ce qui est sûr, c’est que l’activité d’orpaillage n’a évidemment pas cessé dans le cadre de la crise du coronavirus. Pour autant, elle n’a pas augmenté et notre intention n’a jamais été de nous désengager de cette mission », confiait ainsi récemment le général Stéphane Bras, le commandant de la Gendarmerie en Guyane, à La 1ère.

GÉNÉRAL STÉPHANE BRAS, NOUVEAU... - Gendarmerie de Guyane | Facebook

Effectivement, les FAG et la Gendarmerie ont maintenu leur effort contre l’orpaillage clandestin dans le cadre de l’opération Harpie, comme en témoignent plusieurs actions récemment réalisées. En outre, des postes avancés ont été mis en place, comme par exemple vers le village de Taluen [où les règles du confinement s’appliquent aussi], près du Surinam, avec trois gendarmes et huit militaires. L’objectif est triple : il s’agit de surveiller la frontière, de perturber la logistique des orpailleurs illégaux et de soutenir la population.

Quoi qu’il en soit, durant la première semaine d’avril, et grâce au maintien d’une présence régulière dans les secteurs connus pour abriter des activités liées à l’orpaillage clandestin et à la mise en place de dispositifs de surveillance et d’interception, les militaires du 9e Régiment d’Infanterie de Marine [RIMa] et de la Gendarmerie ont réalisé plusieurs saisies de matériels et de pirogues utilisées pour la logistique des garimpeiros dans la région de l’Alawa, entre Maripasoula et Twenké.

« L’action conjuguée du 9e RIMa et de la gendarmerie de Guyane a permis de porter un coup significatif à l’orpaillage illégal, contenant l’exploitation aurifère clandestine dans la région et perturbant encore davantage les flux logistiques nécessaires aux garimpeiros », ont ainsi fait valoir les FAG, le 7 avril.

De leur côté, les légionnaires du 3e Régiment Étranger d’Infanterie [REI] ont également perturbé les activités des Garimpeiros. Début avril, ayant constitué un détachement autonome en forêt [DAF] avec des gendarmes de Cayenne, et avec le concours d’un hélicoptère de l’armée de l’Air, ils ont détruit un important camp d’orpailleurs clandestins dans le nord de Saül. Et ils ont remis ça le 25 avril, cette fois dans le secteur de la Crique Nationale, située sur l’extrême amont du fleuve Kourou.

Quelques jours plus tôt, un opérateur minier s’était plaint de la présence d’orpailleurs illégaux dans ce secteur, de même que dans celui de la Crique Bagot. Ce qui a été confirmé par des observations réalisées par un hélicoptère de la Gendarmerie. Observations qui ont permis d’identifier avec précision les sites suspects via marquage GPS.

C’est ainsi que, durant cinq jours, des légionnaires du 3e REI et des gendarmes de l’antenne GIGN de Cayenne [10 militaires en tout], ont été déposés par corde lisse depuis un hélicoptère de l’escadron 68 « Antilles-Guyane » dans le secteur de la Crique Nationale. Au total, ils ont découvert cinq site illégaux d’orpaillage ainsi qu’un campement de garimpeiros, qui avaient pris la poudre d’escampette à leur arrivée.

gign-harpie-20200502.jpg

Cette opération a permis la saisie d’une pirogue avec son moteur hors-bord, d’un pistolet automatique, de nombreux appareils multimédias et de 18 grammes d’or [voir photo ci-dessus]. « Et 6 motopompes destinées à l’orpaillage alluvionnaire, plusieurs centaines de litres de carburant et environ 500 kg de matériels divers, ont été également détruits au cours de cette opération de 5 jours », a précisé la gendarmerie de Guyane.

S’agissant de Crique Bagot, où un poste de contrôle fluvial a été établi, les FAG et la gendarmerie y ont effectué une patrouille durant deux jours, ce qui a abouti à la « saisie de 2 pirogues, de 3 moteurs hors-bord et à la destruction de 200kg de matériels divers. »

« Dans les circonstances exceptionnelles de la crise liée au coronavirus, la force Harpie poursuit sa lutte contre le fléau écologique, sécuritaire et sanitaire qu’est l’exploitation aurifère illégale. Tout en respectant strictement les consignes du ministère des Solidarités et de la Santé, elle maintient la pression sur les orpailleurs illégaux et contribue ainsi à la protection des richesses naturelles de la Guyane », firent valoir les FAG, le mois dernier.

Photo : #1 – Forces armées en Guyane (archive) #2 – Gendarmerie nationale


Ya Rab Yeshua.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

si ils voulaient vraiment les bousillés les orpailleurs ratissage avec hélicos équipé de caméras thermique, et pas de quartiers pour ces pourritures.

ou mieux associé la rota avec les militaires français, les brésiliens feraient moins les malins.

nos politiques n'ont pas de couilles.

nos hommes et femmes sur le terrain font un travail remarquable

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Il y a 2 heures, ancientdm2emerep a dit :

nos politiques n'ont pas de couilles.

Si, ils en ont mais ils ne veulent pas appliquer la peine de mort, et certainement pas à l'aveugle !

Mais bravo aux légionnaires du 3 REI !


Militaire d'active

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Le problème des politiques est aussi moral j'y suis aller plusieurs fois en Guyane.

Mais ils ne regardent pas les dégâts de l'orpaillage sauvage avec le mercure, et l'impact sur la population locale.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

© Aumilitaire - Contact - CGU

×
×
  • Créer...