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BTX

Face aux ambitions territoriales chinoises, la France et le Japon vont intensifier leur coopération navale

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http://www.opex360.com/2018/01/27/face-aux-ambitions-territoriales-chinoises-france-japon-intensifier-cooperation-navale/

Le 20 janvier, Pékin a accusé le destroyer américain USS Hopper d’avoir « violé sa souveraineté et ses intérêts en matière de sécurité » et représenté « une grave menace » pour la sécurité de ses navires croisant au large du récif de Huangyan, également connu sous le nom de récif de Scarborough, en mer de Chine méridionale.

Dans le cadre d’une opération dite « FONOP » [Freedom of navigation operation], l’USS Hopper avait navigué à 12 milles de ce récif dont l’appartenance est également revendiquée par les Philippines. Et, dans un communiqué, le ministère chinois de la Défense a précisé avoir « pris immédiatement des mesures » en envoyant une frégate afin d’identifier et de vérifier (les informations sur) le navire américain ainsi que pour l’éloigner par des mises en garde. »

Seulement, jusqu’en 2012, le récif de Scarborough était sous le contrôle des Philippines. Mais la Chine se l’est approprié en y envoyant des bateaux de pêche protégés par des navires de surveillance de la marine chinoise. Et, malgré un verdict favorable à Manille rendu en juillet 2016 par la Cour permanente d’arbitrage de La Haye, l’attitude de Pékin n’a pas varié. D’autant plus que, après avoir mis la main, de facto, sur les archipels Spratleys et Paracel, cet atoll lui permet de disposer d’un « triangle » d’installations militaires à proximité des routes commerciales maritimes en mer de Chine méridionale.

 

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Dans un entretien donné au quotidien nippon Nikkei, la ministre française des Armées, Florence Parly, qui se trouve actuellement au Japon avec son homologue des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, pour des discussions au format 2+2, a affirmé que « ce n’est pas parce que vous plantez juste votre drapeau quelque part que cela signifie qu’un territoire est à vous ». Et de dénoncer ainsi la « politique du fait accompli » de la Chine.

Aussi, il est question d’intensifier la coopération navale entre la France et le Japon, via des manoeuvres bilatérales et multinationales, y compris dans le domaine des opérations amphibies. De tels exercices, d’ampleur limitée, ont déjà eu lieu par le passé.

Ces manoeuvres sont « un symbole de notre coopération en matière de politique de défense », a expliqué Mme Parly. Et, a-t-elle ajouté, elles « montrent que les deux pays s’engagent à faire en sorte que les voies navigables de la région restent libres et ouvertes. » En outre, a-t-elle souligné, elle permettent également aux forces françaises et japonaises de « s’habituer à travailler ensemble de manière efficace si le besoin d’une intervention conjointe se présente. » Ce sera ainsi le cas en février prochain, avec l’escale prévue au Japon de la frégate de surveillance Vendémiaire.

Qui plus est, des navires de la Marine nationale devraient traverser la mer de Chine méridionale (dont la quasi-totalité est revendiquée par Pékin) afin de montrer que « le droit au libre passage est celui que nous voulons exercer pleinement », a indiqué Mme Parly.

Par ailleurs, le dossier nord-coréen a aussi été évoqué par lors de la rencontre entre les quatre ministres français et japonais. Ils ont ainsi réaffirmé « leur volonté d’exercer une pression maximale sur la Corée du Nord », laquelle, selon M. Le Drian, « met en danger la sécurité régionale et internationale. » Et d’ajouter : « Notre objectif demeure de ramener Pyongyang à la table des négociations en vue d’un démantèlement définitif, irréversible et vérifiable de ses programmes proliférants. »

De son côté, le ministre japonais de la Défense, Itsunori Onodera, a plaidé en faveur d’une coopération plus étroite pour lutter « contre les transferts de marchandises et de carburant de navire à navire utilisés par la Corée du Nord pour contourner les sanctions internationales. »

Enfin, les quatres ministres ont convenu de finaliser l’accord d’acquisition et de soutien logistique (ACSA) dont le principe avait été défini lors d’une précédente réunion en format « 2+2 » en janvier 2017. Pour rappel, il vise à renforcer l’interopérabilité entre les forces françaises et japonaises et à faciliter leur participations à des opérations et à des exercices conjoints. Et des travaux communs de recherche « portant sur la technologie de nouvelle génération de détection des mines, qui constitue le premier projet de coopération franco-japonais » devraient être lancés « dans les plus brefs délais ».


Ya Rab Yeshua.

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http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2018/04/12/47-batiments-chinois-defilent-devant-xi-jinping-le-nouveau-19258.html

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47 bâtiments chinois défilent devant Xi Jinping, le nouveau "timonier"

C'était la plus grande parade navale depuis 1949!

Le président chinois Xi Jinping a assisté jeudi à un vaste exercice naval en mer de Chine méridionale. Ces manoeuvres militaires ont mobilisé 48 navires, 76 avions et plus de 10 000 membres des forces navales, selon un journal officiel de l'armée.

La télévision étatique CCTV a diffusé des images du président chinois en train de manger avec des marins, ou d'observer le décollage d'avions de chasse depuis l'unique porte-avions du pays, le Liaoning. Dans un discours très applaudi devant les troupes, Xi Jinping a martelé que "le besoin d'édifier une marine forte n'a jamais été aussi pressant qu'aujourd'hui". 

A voir ici des photos prises depuis un satellite.

https://www.popularmechanics.com/military/a19634308/satellite-photos-chinese-fleet/

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PS. Le "timonier" est le seul type qui n'est pas dans la tenue.


Ya Rab Yeshua.

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La Marine chinoise ne cesse de croître et de gagner en tonnage c'est certain. On ne compte plus les frégates par chez eux, elles sont nécessaires à leur volonté hégémonique sur la mer de Chine.

Je noterais quand même quatre bémols : 

- des tonnes et des tonnes de fer c'est bien, savoir s'en servir c'est mieux. Sans faire injure aux marins chinois, l'expérience de l'outil naval militaire leur fait défaut. En l'état actuel des choses il applique à la lettre la doctrine de l'amirauté soviétique pendant la guerre froide : "la quantité est en soi une qualité".

- il dispose d'un porte avions (et encore celui est un test pour préparer leurs futures conceptions) le Liaoning mais pas encore de véritable groupe aérien embarqué.  

- peu de capacités de ravitaillement à la mer qui réduit pour l'instant l'allonge de la flotte chinoise

- une flotte sous marine à renouveler

Mais gageons que les Chinois corrigeront vite le tir, ils ont déjà d'ailleurs commencer et leurs progrès sont sérieux ce n'est pas nouveau. 

 

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Tout à fait d'accord. Mais comme ils sont intelligents, qu'ils disposent de ressources financières imposantes (même si l'édifice industriel est fragile et qu'existe un risque potentiel de crash) et que le temps travaille pour eux (ils ne sont pas englués ici et là dans des crises régionales comme le sont les Occidentaux), ils ne peuvent que progresser.

BTX


Ya Rab Yeshua.

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https://www.ttu.fr/tahiti-un-enjeu-strategique-pour-pekin/

Tahiti, un enjeu stratégique pour Pékin

En raison du conflit qui oppose le gouvernement chinois à la propriétaire de la résidence coloniale Taina, qui héberge le consulat de Chine à Papeete depuis 2007, la presse australienne s’est récemment alarmée de l’intérêt porté par Pékin à la Polynésie Française au point d’évoquer le terme d’«occupation».

Après dix ans de loyers impayés, le consul Shen Zhiliang aurait refusé de quitter les lieux qu’il considère critiques pour l’emplacement de sa parabole et de ses communications sécurisées avec Pékin. Tant en raison du rôle joué par sa diaspora, que de ses investissements qui génèrent un nombre d’emplois conséquent, la Chine dispose sur place d’un pouvoir économique sans concurrence, avec la présence du groupe hôtelier HNA, du groupe bancaire UnionPay, ou encore minier, Tianrui, qui loue l’ancien aéroport des bombardiers stratégiques français sur l’île d’Hao.

Mais le facteur économique n’est pas son seul intérêt. Si le navire hôpital de 600 lits «Daishan Dao» croise régulièrement dans la zone depuis Papeete pour contribuer à la stratégie de soft power chinoise, le Pacifique sud s’avère militairement vital pour l’APL.

Au cours de cette année, près de 18 satellites Beidou-3 seront mis en orbite pour permettre à Pékin de disposer de son propre système GPS destiné au guidage de ses missiles et à son dispositif C4ISR. Or, c’est depuis la Polynésie que le suivi de ces satellites, et des missiles balistiques adverses, sera assuré pour l’hémisphère sud par le bâtiment de renseignement de 11 000 tonnes, le «Yuan Wang-6», qui, avec quatre radars de trajectographie, constitue l’équivalent du «Monge» français. Un navire qui fait régulièrement escale à Papeete.

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En outre, d’autres bâtiments d’exploration océanographique croisent dans la zone. Pour permettre à sa sous-marinade d’échapper aux barrières de sonars et ainsi bénéficier de l’effet de surprise en mer de Chine, l’APL est contrainte de les faire transiter par le nord du Japon, l’océan Pacifique et ce jusqu’à la pointe sud de l’Australie pour resurgir par le sud. Pour cela s’impose à elle une connaissance précise des reliefs sous-marins, ainsi que des couches de températures comme de salinité.


Ya Rab Yeshua.

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J'ai lu il y a peu de temps, que la chine comptait créer l'équivalent de la flotte française en moins de 10 ans, ça fait peur quand même :o:o

 


Fais de ta vie un rêve et d'un rêve une réalité

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Invité

La chine après n'est pas spécialement dangereuse militairement . Ils sont nombreux ect ... mais n'ont pas de réelle envie de déclencher une guerre non plus , donc au final , rien ne va vraiment changer .

La chine domine déjà le marcher au niveau commercial , l'armée n'est la que pour garantir cette suprématie , rien de nouveau au final dans la gestions des puissances du monde .

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Il y a 7 heures, Zante a dit :

La chine après n'est pas spécialement dangereuse militairement . Ils sont nombreux ect ... mais n'ont pas de réelle envie de déclencher une guerre non plus , donc au final , rien ne va vraiment changer .

La chine domine déjà le marcher au niveau commercial , l'armée n'est la que pour garantir cette suprématie , rien de nouveau au final dans la gestions des puissances du monde .

 

La Chine n’est plus le premier créditeur des Etats-Unis

 

Pékin dispose désormais de 1 115 milliards de dette américaine, un butin au plus bas depuis 2010, 
Économiquement , elle reste quand même dangereuse .

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Invité

Oui ce que j'ai dit , rien de nouveau ! :lol:

La chine ne changera pas plus dans sont attitude que ce qu'elle fait déjà maintenant ! Donc voila rien a craindre des jaunes ! :lol:

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http://www.opex360.com/2018/05/04/pekin-a-renforce-capacites-dinterdiction-de-deni-dacces-mer-de-chine-meridionale/

Pékin a encore renforcé ses capacités d’interdiction et de déni d’accès en mer de Chine méridionale

Selon des sources du renseignement américains citées par CNBC, Pékin a installé des missiles anti-navire et sol-air sur les récifs de Fiery Cross [Yongshu], Subi [Zhubi] et Mischief [Meiji], tous situés dans l’archipel des Spratleys, en mer de Chine méridionale, soit à l’est du Vietnam et l’ouest des Philippines.

Pour rappel, Pékin estime que la quasi-totalité de la mer de Chine méridionale lui appartient, alors que d’autres pays de la région y ont des prétentions. En juillet 2016, la Cour permanente d’arbitrage (CPA) de La Haye avait estimé que les revendications chinoises dans cette partie du monde, qui plus est stratégique, n’avaient « aucun fondement juridique ». Mais cela n’a nullement empêché Pékin de continuer à aménager plusieurs récifs des archipels Spratleys et Paracel à des fins militaires, notamment en y installant des capacités d’interdiction et de déni d’accès (A2/AD).

S’assurer du contrôle de la mer de Chine méridionale n’est pas anodin dans la mesure où cette région est un carrefour de routes maritimes essentielles pour le commerce mondial (et, accessoirement, pour l’approvisionnement énergétique du Japon). En outre, elle serait riche en hydrocarbures et en ressources halieutiques. Enfin, d’un point de vue strictement militaire, il s’agit aussi pour la marine chinoise de disposer d’une zone de déploiement sécurisée pour ses sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) basé à Hainan. Quoi qu’il en soit, Pékin n’a pas démenti l’information donnée par CNBC. « Les constructions pacifiques de la Chine dans l’archipel des Spratleys, y compris le déploiement de nécessaires installations de défense du territoire national, ont pour but de protéger la souveraineté et la sécurité de la Chine », a affirmé Hua Chunying, une porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères. « Ceux n’ayant pas de velléité de violer [cette souveraineté] n’ont aucune raison de s’inquiéter », a-t-elle ajouté.

Les États-Unis, qui ont multiplié les missions visant à garantir la liberté de navigation en mer de Chine méridionale en envoyant des navires de l’US Navy près des récifs en question, ont dénoncé l’attitude de Pékin. « Nous sommes bien au fait de la militarisation de la mer de Chine méridionale par la Chine », a déclaré, le 3 mai, Sarah Sanders, la porte-parole de la Maison Blanche. « Nous avons évoqué nos préoccupations à ce sujet directement avec les Chinois et il y aura des conséquences à court terme et à long terme », a-t-elle poursuivi, sans préciser la nature des « conséquences » qu’elle venait d’évoquer. En tout cas, pour Washington, il importe que la liberté de navigation soit respectée. « Nous allons poursuivre nos opérations », a indiqué Dana White, une porte-parole du Pentagone. « La Chine doit réaliser qu’elle a bénéficié de la liberté de navigation et que l’US Navy a été le garant de cela », a-t-elle fait valoir.


Ya Rab Yeshua.

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Incident entre un destroyer américain et un navire chinois en mer de Chine méridionale

http://www.opex360.com/2018/10/02/incident-entre-un-destroyer-americain-et-un-navire-chinois-en-mer-de-chine-meridionale/

Bien que, en juillet 2016, la Cour permanente d’arbitrage de La Haye ait estimé que ses prétentions en mer de Chine méridionale n’avaient « aucun fondement juridique », Pékin a continué à pratiquer la politique du fait accompli en aménageant plusieurs récifs des archipels Spratleys et Paracels à des fins militaires, c’est à dire en y installant des capacités d’interdiction et de déni d’accès [A2/AD].

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Concrètement, cela signifie que la Chine est en mesure de contrôler l’accès de cette région qualifiée de stratégique étant donné qu’elle est située à un carrefour de routes maritimes essentielles pour le commerce maritime mondial et que ses fonds marins seraient riches en ressources naturelles (pétrole, gaz, poissons, etc).

Cette attitude chinoise remet en cause le principe de la « primauté du droit », en particulier le respect de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer, ainsi que celui du dialogue visant à trouver une solution pacifique aux contentieux, qu’ils soient territoriaux ou non.

Pour défendre la liberté de navigation, tant sur mer que dans les airs, les États-Unis mènent des opérations dites FONOPs [Freedom of navigation operation]. Si les navires français se contentent de traverser la mer de Chine méridionale, les bâtiments américains naviguent à moins de 12 milles des récifs qui, revendiqués par la Chine, accueillent des capacités A2/AD. En outre, le Pentagone y envoient régulièrement des avions de patrouille maritime P-8 Poseidon, voire des bombardiers stratégiques [comme cela a encore été le cas le 26 septembre, avec des appareils japonais, ndlr] survoler les zones contestées.

Pour rappel, l’article 3 de la Convention de la mer indique que « tout État a le droit de fixer la largeur de sa mer territoriale, cette largeur ne dépasse pas 12 milles marins mesurés à partir de lignes de base établies conformément à la Convention. » Franchir cette limite signifie que la souveraineté de la Chine sur les îlots en question n’est pas reconnue.

Généralement, Pékin réagit à ces opérations en dénonçant le « comportement provocateur » des forces américaines, tout en assurant prendre « les mesures nécessaires pour y faire face efficacement. »

Mais depuis quelques temps, la marine chinoise semble réagir promptement. En août, le navire d’assaut amphibie britannique HMS Albion a dû faire face à une frégate et à deux hélicoptères chinois alors qu’il s’était approché à moins de 12 milles d’in îlot de l’archipel des Paracels. Mais cela ne donna pas lieu à d’incidents.

Ce qui n’a pas été le cas, visiblement, pour le destroyer américain USS Decatur, engagé dans une opération FONOP dans l’archipel Spratley, ce 2 octobre.

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Étant passé à moins de 12 milles marins des récifs Gaven et Johnson, l’USS Decatur a été approché de manière « agressive, dangereuse et non professionnelle » par le destroyer chinois Luyang.

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D’après le commandant Nate Christensen, porte-parole de l’US Pacific Fleet, le navire chinois « s’est approché à moins de 45 yards (41 mètres) » de l’USS Decatur et l’a invité « à quitter la zone. ». Et de préciser que le destroyer américain a été contraint de « manoeuvrer afin d’éviter une collision. »

Ce n’est pas le premier incident du genre entre les forces navales chinoises et américaines en mer de Chine méridionale. En décembre 2013, le croiseur USS Cowpens

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avait dû faire une manoeuvre pour éviter un navire chinoise qui venait délibérément lui couper la route. À l’époque, le climat était particulièrement tendu en raison de l’affirmation insistante des revendications de Pékin au sujet de l’archipel Senkaku, administré par le Japon.

Dans un registre différent, l’USNS Impeccable, qui effectuait des mesures acoustiques en mer de Chine, avait été harcelé par une flottille chinoise ne portant pas de marque militaire.

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L’incident entre l’USS Decatur et le destroyer Luyang s’est produit alors que les relations sino-américaines sont au plus bas, notamment après la décision de l’administration Trump de relever les droits de douanes pour les produits manufacturés en Chine et d’imposer des sanctions à une agence du ministère chinois de la Défense pour l’achat d’avions militaires Su-35 et de système de défense aérienne S-400 auprès de la Russie.

Au niveau militaire, la défiance est de mise. Cet été, l’invitation envoyée par l’US Navy à la marine chinoise pour participer à l’exercice aéronaval RIMPAC 2018 a été annulée et le chef du Pentagone, James Mattis, a annulé une visite qu’il devait faire à son homologue chinois dans le courant du mois d’octobre, le général Wei Fenghe ayant fait savoir qu’il ne serait pas disponible.

465bcd77cd22455fed2d65ef79e554c6.jpg?ito


Ya Rab Yeshua.

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Invité

La chine manœuvre bien , le SU est indétectable par les ricains , le S-400 est impossible a contrer pour le moment ... :X !

Malin les jaunes ! :lol:

Je pense que Trump fait erreur de vouloir la jouer en force dans cette histoire car il a déjà perdu ... 

Modifié par Invité

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Général Lecointre : « L’expansionnisme chinois peut devenir agressif »

http://www.opex360.com/2018/11/14/general-lecointre-lexpansionnisme-chinois-peut-devenir-agressif/

Malgré l’avis de la Cour permanente d’arbitrage de La Haye, qui affirme que ses prétentions en mer de Chine méridionale n’ont « aucun fondement juridique », Pékin ne s’en laisse guère compter et continue sa politique du fait accompli en militarisant des îlots appartenant aux archipels Spratleys et Paracels alors que ces derniers sont revendiqués par d’autres pays de la région, comme le Vietnam, les Philippines, Brunei, Taïwan ou encore la Malaisie.

Suivant sa stratégie dite des « neuf traits », la Chine convoite également les îles Natuna, sous souveraineté indonésienne. elle met aussi la pression sur l’archipel Senkaku, qui appartient au Japon, et, ces derniers temps, elle ne cesse de laisser entendre que Taïwan reviendra dans son giron par la force. Il s’ajoute à cela une présence chinoise de plus en plus marquée en Afrique (dont la base, à Djibouti, est un symbole) ainsi que la stratégie suivie dans le cadre des Nouvelles routes de la soie.

S’agissant de la mer de Chine méridionale, plusieurs pays, dont la France, y mènent des missions dites « FONOP » [Freedom of navigation operation], afin d’y défendre la liberté de navigation. Carrefour de routes maritimes commerciales, par ailleurs riche en ressources naturelles (pétrole, notamment), cette région est en effet stratégique. D’où sa militarisation, avec des moyens d’interdiction et de déni d’accès, par Pékin.

La semaine passée, M. Macron a évoqué l’idée d’établir une « vraie armée européenne » afin de défendre l’Europe de « la Chine, de la Russie et même des États-Unis d’Amérique » (ce que le président américain, Donald Trump, a estimé « insultant »).

Ce 14 novembre, Pékin a réagi aux propos du président français en affirmant que la Chine « n’a jamais été une menace pour l’Europe ». Ce qui n’est pas tout à fait exact…

« Un contrôle de la mer de Chine méridionale par Pékin serait lourd de conséquences, notamment s’il lui offre la possibilité d’instaurer un déni d’accès à la zone […]. Cela constitue un risque pour la liberté d’action dans les zones d’opération de la France, y compris en Océan Indien. Ce pouvoir de déni d’accès constituerait une arme stratégique, notamment du fait du risque d’altération du commerce international en cas de conflit : 2/3 du trafic conteneurisé traverse la mer de Chine, représentant près de 70 % des échanges européens en produits manufacturés et constituant l’approvisionnement indispensable pour des secteurs industriels tels que l’automobile ou l’informatique », estime ainsi la capitaine de corvette Axelle Letouzé, dans une étude de l’IRIS

En outre, le refus de la Chine d’appliquer la Convention des Nations unies sur le droit de la mer en annexant, de facto, des territoires sur lesquelles ses prétentions sont discutables « constituerait un précédent qui renforcerait les contestations existantes sur les ZEE françaises, par exemple celles des îles Eparses, Tromelin ou Clipperton. » Enfin, poursuit cette étude, « la mer de Chine constitue un enjeu capital pour la préservation des réserves halieutiques françaises. Celles-ci sont en effet menacées dès aujourd’hui par la relocalisation des pêcheurs expulsés par les forces chinoises, voire par les pêcheurs ‘patriotiques’. Cela conduit notamment à des incursions répétées de flottilles entières de pêche vietnamiennes dans la ZEE de Nouvelle Calédonie. »

Lors de sa dernière audition par les députés de la commission de la Défense, le chef d’état-major des armées [CEMA], le général François Lecointre, a été interrogé sur « l’expansionnisme chinois ». Ainsi, selon lui, le Européens doivent avoir une « réflexion stratégique commune » à ce sujet.

« Nous avons noué deux partenariats stratégiques majeurs avec l’Inde et avec l’Australie. Ils sont un moyen de contrôler l’expansionnisme chinois – lequel peut devenir agressif – et, si possible, de s’y opposer », a prévenu le CEMA.

« C’est un sujet majeur, aussi bien dans l’océan Indien ou dans l’océan Pacifique qu’en Afrique. Au-delà des partenariats stratégiques que je viens d’évoquer, nous sommes présents dans le Pacifique […]. Nous serons d’ailleurs, après le Brexit, la dernière nation membre de l’Union européenne à y être présente. Nous assumerons nos responsabilités. Nous participons de façon très active à l’effort des alliés qui sont présents dans le Pacifique, par des exercices et par de la présence en mer de Chine notamment », a ensuite rappelé le général Lecointre.

Cela étant, quand le CEMA parle d’une « réflexion stratégique commune » entre Européens, la France risque de se trouver bien seule, surtout quand le Royaume-Uni aura quitté l’Union européenne. En effet, comme l’a souligné, au Sénat, son chef d’état-major, l’amiral Christophe Prazuck, la Marine nationale a longtemps été la seule, en Europe, à envoyer des navires naviguer en mer de Chine méridionale.

« Cette année [en 2018], nous avons été rejoints par les Britanniques. L’objectif d’une présence régulière est de montrer notre attachement au droit maritime international, qui est pour nous essentiel. Nous continuerons de marquer cet attachement, en poursuivant nos déploiements en mer de Chine Méridionale », a affirmé l’amiral Prazuck.

 


Ya Rab Yeshua.

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Pacifique Sud « Tous les grands acteurs sont là », explique le général Marchand, commandant des FANC

http://ainsi-va-le-monde.blogspot.com/2019/01/pacifique-sud-tous-les-grands-acteurs.html

Le général de division Thierry Marchand commande les Forces armées en Nouvelle-Calédonie (FANC, 2000 personnes). Le Pacifique Sud est en mutation avec des acteurs tels que la Chine et la Russie qui sont en train de bouleverser l’ordre traditionnel. C’est ce qu’observe le COM-SUP à Nouméa. Thierry Marchand a commandé la 13e Demi-Brigade de Légion étrangère (2006-2008).

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Commander les FANC exige d'être un militaire-diplomate ?
Non. Commander les FANC c’est d’abord commander des soldats dans le cadre de missions confiées par le chef d’état-major des armées sous l’autorité du président de la République. Ces missions comprennent, bien entendu, une dimension liée à l’environnement international et particulièrement dans cette région du monde où se croisent de nombreux intérêts. J’ai dans ma zone de responsabilité 9 pays (1) dont 5 qui disposent de forces armées. Cela nécessite un investissement personnel important mais aussi de l’Etat-major et des différentes unités des FANC. Pour travailler avec ces forces amies et alliées nous devons bâtir des actions de coopération qui s’établissent en cohérence avec les grandes lignes de notre diplomatie. Vous savez c’est également le cas au Sahel ou en Moyen-Orient même si le contexte opérationnel est là-bas plus pressant. Il n’y a rien d’original là-dedans. Mais je ne crois pas à l’existence de militaires-diplomates pas plus qu’en celle de diplomates-militaires.


Les lignes dans le Pacifique Sud bougent très vite ?
Oui j’ai le sentiment que nous assistons à une accélération depuis quelques années. Pendant toute la guerre froide, la zone océanienne n’était pas considérée comme une zone chaude de la géopolitique mondiale. L’émergence de la Chine et la mondialisation des échanges à partir des années 90 ont modifié cette donne.

Aujourd’hui, tous les grands acteurs sont là et les enjeux de la zone ont sensiblement évolué.


La présence chinoise en Nouvelle-Calédonie est-elle en place ?
La Chine est très présente dans la région. Il n’y a qu’à aller faire un tour au Vanuatu, aux Tonga ou aux Samoa pour s’apercevoir de cette réalité. D’un côté, ils apportent une aide importante à ces pays qui ont peu de ressources propres. De l’autre, ils obtiennent de très nombreuses licences de pêche pour exploiter les ressources halieutiques de la région. Ce n’est pas le cas en Nouvelle-Calédonie où la présence chinoise reste faible. Au-delà de la Chine, beaucoup de pays viennent également pêcher dans la région et cela nous oblige à engager, quotidiennement, des moyens militaires pour surveiller nos espaces maritimes et garantir notre souveraineté.

Quant aux Russes ?
Ils sont encore peu présents.  Mais ils semblent avoir des velléités de revenir dans cette région du monde.

Les menaces et les risques sont-ils clairement identifiés ?

Aujourd’hui, nous faisons principalement face à des risques naturels : cyclone en priorité mais aussi volcanisme, tremblement de terre, et tsunami. Mais ces risques peuvent se transformer en menace par les conséquences sociales et politiques importantes qu’ils peuvent générer dans des pays aux faibles capacités d’action. Les FANC sont donc principalement organisées pour remplir des missions dite HADR c’est-à-dire des opérations de gestion de crise humanitaire liées à des risques naturels. Dans le registre des menaces, je note cependant que l’Australie se montre de plus en plus préoccupée par le rapprochement de l’islamisme radical en provenance de l’Asie du Sud Est. Un attentat a eu lieu dans les rues de Melbourne, il y a un mois à peine. 

Mécaniquement, les missions des FANC ont évolué ?
Elles s’orientent progressivement de plus en plus vers des missions de coopération et d’influence alors qu’hier nous étions plus directement engagés dans des missions strictes de souveraineté nationale.

cartezone_image_fr_carte_pacifique_sud.j

La recomposition est également passée, depuis la fin des essais nucléaires français, par un resserrement des liens avec l'Australie et la Nouvelle-Zélande ?

Clairement. Ces deux pays avec lesquels nous étions brouillés pendant la période de nos essais nucléaire en Polynésie ont fortement resserré leurs liens avec la France. La preuve, l’Australie a acheté aujourd’hui des sous-marins français. Cette évolution de nos relations avec les grands pays de la région est essentielle si nous voulons avoir une influence régionale.


Entretenir une présence militaire en Nouvelle-Calédonie ainsi qu'en Polynésie...la question se pose-t-elle encore ?

Non, je ne crois pas que la question se pose. D’abord parce qu’il faudra toujours protéger nos espaces et nos populations. Ensuite parce que la France a des ambitions et des intérêts dans le Pacifique Sud. C’est clairement ce qu’a annoncé le Président Macron lors de sa visite en Australie en mai dernier.

PS. Pour mémoire =

Volume des FANC

- l’armée de Terre, avec : le régiment d’infanterie de marine du Pacifique – Nouvelle-Calédonie (RIMaP-NC) implanté à Plum, Nouméa et Nandaï ;

- la Marine nationale, dont la base navale de Nouméa, avec : la frégate de surveillance Vendémiaire embarquant un hélicoptère Alouette III de la 22S ; deux patrouilleurs P400 La Moqueuse et La Glorieuse ; une vedette de la gendarmerie maritime ; des éléments de protection (fusiliers marins en unité tournante) ; deux avions de surveillance maritime Gardian Falcon F200 (flottille 25F) ;

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- l’armée de l’Air, déployée sur la base aérienne 186 Paul Klein à la Tontouta, avec : l’escadron de transport (ET52) avec deux avions de transport tactique Casa CN 235 et trois hélicoptères de manœuvre Puma.

Volume des FAPF

- l’armée de Terre avec : le régiment d’infanterie de marine du Pacifique-Polynésie (RIMaP-P) ;

- la Marine nationale dont la base navale est implanté à  Papeete avec : une frégate de surveillance : le Prairial embarquant un hélicoptère Alouette III ; trois avions de surveillance maritime Guardian (flottille 25F) ; deux hélicoptères Dauphin N3 (flottille 35F) ; le patrouilleur de service public Arago ;

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- l’armée de l’Air avec le détachement air (DETAIR) composé : d’un escadron de transport de deux avions de transport tactique Casa 235 (ETOM 0082).

BTX


Ya Rab Yeshua.

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Les Japonais voudraient accueillir le Charles-de-Gaulle pour une escale

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2019/01/11/francais-et-japonais-19941.html

En amont de la réunion ministérielle franco-japonaise 2+2 (Florence Parly et Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des affaires étrangères, Tarō Kōno, ministre des affaires étrangères du Japon et Takeshi Iwaya, ministre de la Défense du Japon) à Brest (Finistère), a eu lieu jeudi une cérémonie en mémoire des marins japonais qui ont péri en 1916 lors de l'attaque du Nagata Maru.

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Le cargo à vapeur japonais a été coulé le 30 novembre 1916, par un sous-marin allemand, aux environs d'Ouessant, alors qu'il faisait route de Kobe au Havre, avec une cargaison de riz. Outre les cinq marins inhumés à Brest, deux autres membres de l'équipage n'ont jamais pu être retrouvés.

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Lors de la rencontre de Brest de ce vendredi, les deux parties ont décidé de renforcer cette année leur partenariat stratégique dans le domaine maritime, avec une participation française à la surveillance des trafics illicites à destination de la Corée du Nord (avec le déploiement d'une frégate française) et des exercices conjoints entre leurs marines. Un de ces exercices conjoints aura lieu au printemps lors du passage du groupe aéronaval français au large de Djibouti, pays où le Japon et la France disposent tous deux d'une base.

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Par ailleurs, Tokyo ambitionne de son côté de faire venir au Japon le porte-avions Charles-de-Gaulle, qui doit bientôt prendre la mer en direction de Singapour. "Nous souhaitons une escale au Japon. Ce n'est pas encore confirmé (...) Ca serait un grand évènement symbolique", a souligné à l'AFP le porte-parole de l'ambassade du Japon en France, Yoshihiro Higuchi. Une telle escale impliquerait a priori de traverser la mer de Chine méridionale, une zone stratégique qui voit passer un tiers du commerce mondial et revendiquée en quasi-totalité par Pékin, malgré les objections internationales.


Ya Rab Yeshua.

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http://www.opex360.com/2019/03/08/une-fregate-et-un-avion-falcon-200-de-la-marine-pour-surveiller-le-trafic-maritime-au-large-de-la-coree-du-nord/

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À la suite des essais nucléaires et des tirs de missiles balistiques nord-coréens, le Conseil de sécurité des Nations unies a pris une série de sanctions à l’égard de la Corée du Nord. Il est ainsi interdit à cette dernière d’exporter du charbon, de l’acier et du textile. Et ses approvisionnements pétroliers ont été drastiquement limités.

Au niveau diplomatique, Pyongyang ne cesse de réclamer la levée de ces sanctions internationales en échange de son engagement en faveur de la dénucléarisation de la péninsule coréenne. Ce qui, en l’état, n’est pas possible, d’autant plus que les dirigeants nord-coréens sont soupçonnés de tenir un double discours, les rapports d’un groupe d’experts des Nations unies ainsi que ceux de centre d’études [en particulier américains] assurant que la Corée du Nord poursuit ses activités nucléaires et balistiques alors qu’elles sont censées être à l’arrêt.

Quoi qu’il en soit, la Corée du Nord arrive à se jouer des sanctions grâce à certaines complicités [ou à une bienveillante indifférence] et en ayant recours des sociétés écrans, aux paradis fiscaux, à des documents falsifiés ainsi qu’à des navires « maquillés » ou naviguant sous des pavillons de complaisance.

En décembre 2017, l’imagerie satellitaire avait permis de découvrir que des navires chinois et nord-coréens se rencontraient en pleine mer pour transférer illégalement du pétrole. Entre janvier et août 2018, un tel scénario se serait répété 148 fois, selon le Wall Street Journal, citant un source diplomatique.

D’où la mission de la frégate de surveillance « Vendémiaire » et d’un avion Falcon 200 de la Marine nationale.

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En effet, indique l’État-major des armées [EMA], et comme cela avait été annoncé en janvier dans le cadre du dialogue 2+2 franco-japonais, ces moyens seront prochainement déployés en mer du Japon [ou en mer Jaune] au titre de la « coopération interalliée » visant « à lutter contre le contournement des sanctions du Conseil de Sécurité des Nations Unies par la Corée du Nord. »

« Cet engagement aérien et maritime permet, grâce aux capacités d’observation et de détection des moyens français déployés, de contribuer à la lutte contre les transbordements illicites réalisés par la Corée du Nord. Il témoigne de la volonté française de faire appliquer le droit international en lien avec ses autres partenaires impliqués, dont le Japon, et les États-Unis », fait valoir l’EMA.

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Un officier de liaison français sera affecté à bord de l’USS Blue Ridge, qui fait office de navire amiral de la VIIe flotte de l’US Navy basée dans l’océan Pacifique.

Avec 25 commandos marine à son bord, la frégate « Vendémaire » est habituée à intervenir contre les trafiquants de drogue et les chalutiers pêchant illégalement dans les eaux françaises. Là, elle aura à faire face à des navires au tonnage plus imposant et qui ne se montreront pas forcément coopératifs… Niveau armement, elle est dotée d’une tourelle de 100 mm, de 2 canons de 20 mm, de 4 mitrailleuse de 12,7 mm et de deux missiles anti-navires MM-38 Exocet.

Quant au Falcon 200 « Guardian », mis en oeuvre par un équipage de 6 personnes, dont un chef de bord, un pilote, un mécanicien navigant [« MecBo »], un radio et 2 radaristes-navigateurs, il est aussi habitué à mener des missions dites de « tenue de situation de surface ». Pour cela, il est équipé d’un radar à compression d’impulsion lui permettant de repérer des navires croisant jusqu’à 140 nautiques de sa position.


Ya Rab Yeshua.

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http://www.opex360.com/2019/05/20/nouvel-incident-entre-un-destroyer-americain-et-la-marine-chinoise-pres-du-recif-philippin-de-scarborough/

Nouvel incident entre un destroyer américain et la marine chinoise, près du récif philippin de Scarborough

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Jusqu’en 2012, le récif de Scarborough, situé en mer de Chine méridionale, appartenait encore aux Philippines. Puis de nombreux bateaux de pêche, protégés par des navires des gardes-côtes chinois croisèrent régulièrement dans ses environs. Et il passa sous le contrôle de Pékin, qui y a depuis entamé des travaux en vue de sa poldérisation à des fins militaires.

Pourtant, Manille avait saisi la Cour permanente d’arbitrage [CPA] de La Haye pour trancher ce litige. Et cette dernière donna raison aux autorités philippines, estimant, dans un avis rendu en juillet 2016, que les prétentions chinoises en mer de Chine méridionale ne reposait sur « aucun fondement juridique. »

Seulement, la décision de la CPA n’eut aucun effet sur l’attitude de Pékin, pour qui la quasi-totalité de mer de Chine méridionale lui appartient. Cette région est en effet stratégique a plus d’un titre : elle est un carrefour des principales routes commerciales maritimes tout en recélant d’importants réserves d’hydrocarbures et de ressources halieutiques.

L’Armée populaire de libération [APL] « protégera de façon inébranlable la souveraineté, la sécurité, les intérêts et les droits maritimes du pays », fit valoir, à l’époque, le ministère chinois de la Défense.

Déjà que les Philippines n’ont pas les moyens d’exercer leur souveraineté sur ses récifs, l’arrivée au pouvoir de Rodriguo Duterte a par ailleurs été une « heureuse surprise » pour Pékin. En effet, ayant amorcé un rapprochement diplomatique [et militaire] avec la Chine, ce dernier a mis en sourdine les différends territoriaux afin de bénéficier d’un soutien économique et financier de la Chine. En septembre dernier, il était même question d’une co-gestion de la zone appelée « Reed Bank », située à 85 milles du littoral philippin.

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Seulement, de tels accords sont visiblement insuffisants pour Pékin. Puisqu’après les récifs de Scaborough et de Reed Bank, celui de Pag-asa est désormais dans le collimateur des autorités chinoises. Et avec le même scénario : le mois dernier, il a été rapporté la présence de quelque 200 bateaux chinois dans les environs de cet îlot. Ce qui a obligé le président Duterte à réagir. « Je ne vous l’ordonne pas et je ne vous le demande pas non plus à genoux, je vous dis simplement de ne pas toucher à Pag-asa, car j’y ai des soldats. Si vous y touchez, ce ne sera plus la même chose. Je demanderai aux soldats de ‘préparer une mission-suicide’ », a-t-il dit, le 9 avril.

Cela étant, la marge de manoeuvre est étroite pour les Philippines, dont les capacités militaires ne lui permettent pas de dissuader les intrusions chinoises. « Maintenant, il est trop tard. Ils sont déjà là », a même lâché Delfin Lorenzana, le ministre philippin de la Défense.

D’où l’intérêt des missions de type FONOP [Freedom of navigation operation] menées très régulièrement par la marine américaine. Et cela, même si les relations entre les Philippines et les États-Unis ne sont plus au beau fixe comme par le passé. Cependant, le mois dernier, dans le cadre de l’exercice Balikatan, le navire d’assaut amphibie USS Wasp, avec une dizaine d’avions F-35B à son bord, est allé naviguer du côté de l’îlot de Pag-asa.

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En réponse, le ministère chinois des Affaires étrangères a réaffirmé la souveraineté de Pékin sur l’archipel dont fait partie cet îlot et assuré avoir « constamment préconisé le règlement des différends en mer de Chine méridionale par la voie de la négociation avec les pays directement impliqués. » Ce qui n’a pas été le cas pour le récif de Scarborough… Lequel a été le théâtre d’un nouvel incident entre l’US Navy et son homologue chinoise, ce 20 mai.

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Le destroyer « USS Preble a navigué à moins de 12 milles du récif de Scarborough afin de contester les revendications maritimes [chinoises] excessives et de préserver l’accès aux voies navigables conformément au droit international », a en indiqué le commandant Clay Doss, le porte-parole de la 7e Flotte de l’US Navy.

À Pékin, le ministère de la Défense a affirmé que des « unités navales et aériennes de l’armée chinoise ont donné l’ordre au destroyer américain Preble de s’éloigner » du récif de « Huangyan » [c’est à dire de Scaroborough]. Et de sortir le couplet désormais habituel : « La provocation du navire de guerre américain a mis en péril la sécurité des navires, des avions et du personnel des deux camps, porté atteinte à la souveraineté et à la sécurité de la Chine, violé les normes fondamentales régissant les relations internationales et saboté la paix et la stabilité dans la région. »

« La Chine a une souveraineté indiscutable sur les îles de la mer de Chine méridionale et leurs eaux adjacentes, et nous sommes fermement opposés au comportement provocateur du navire de guerre américain », a encore ajouté le porte-parole du ministère chinois de la Défense. Sauf que tel n’est pas l’avis de la Cour permanente d’arbitrage…


Ya Rab Yeshua.

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http://www.opex360.com/2019/05/31/un-rapport-plaide-pour-europeaniser-les-interventions-francaises-en-mer-de-chine-meridionale/

Un rapport plaide pour « européaniser » les interventions françaises en mer de Chine méridionale

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En déployant des capacités d’interdiction et de déni d’accès [A2/AD pour Anti-Access/Area Denial] sur des récifs situés en mer de Chine méridionale et dont la souveraineté est revendiquée par ses voisins, Pékin pratique la politique du fait accompli afin d’asseoir, ses prétentions territoriales dans cette région. Cela, en dépit de l’avis de Cour permanente d’arbitrage, pour qui ces dernières ne reposent sur « aucun fondement juridique ».

Or, comme le souligne un rapport sur la situation en mer de Chine méridionale [.pdf], publié le mois dernier par la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale, cette « tactique du fait accompli […] est en contradiction avec la Charte des Nations Unies, et notamment son article 2 alinéa 4, en vertu duquel ‘les Membres de l’Organisation s’abstiennent, dans leurs relations internationales, de recourir à la menace ou à l’emploi de la force, soit contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout État, soit de toute autre manière incompatible avec les buts des Nations Unies’. »

Par ailleurs, cette politique du fait accompli s’accompagne d’une stratégie visant à diviser les pays de l’Association des nations de l’Asie du sud-est [ASEAN] et à faire pression sur ceux susceptibles de nourrir des prétentions sur les récifs « poldérisés » par la Chine dans le cadre de relations bilatérales. C’est ce qui explique pourquoi Pékin ne souhaite pas que ces contentieux territoriaux puissent trouver un règlement international.

Or, les pays de l’ASEAN n’ont nullement envie de se mettre la Chine à dos, ce qui fait qu’ils sont divisés sur la conduite à tenir. Le rapport des députés Delphine O et Jean-Luc Reitzer souligne que cette organisation régionale est divisée en quatre groupes sur les questions relatives à la mer de Chine méridionale : « les plaignants revendicatifs [le Vietnam], les plaignants passifs [Philippines, Malaisie, Brunei], les inquiets n’ayant pas de revendications [Singapour, Indonésie], et les indifférents, voire les pro-Chinois [Thaïlande, Cambodge, Birmanie, Laos]. »

Cette situation écarte, du moins en apparence, tout risque de confrontation en mer de Chine. « Globalement, tous les pays insistent sur la priorité de préserver la paix et la stabilité et de favoriser la coopération régionale », notent les rapporteurs.

Seulement, ajoutent-ils, « l’impression d’accalmie politique qui prévaut depuis deux ans ne tient nullement à des avancées substantielles dans la résolution des contentieux de la mer de Chine, ni à une attitude plus conciliante » de Pékin. En revanche, elle « tient bien davantage à l’extrême prudence des dirigeants de l’ASEAN qui, sans renoncer à leurs revendications, veulent éviter les provocations et sont incités à ne pas soulever le sujet de la mer de Chine. »

Et, cherchant à « éviter de se retrouver coincés dans un face-à-face avec la Chine, ces mêmes dirigeants de l’ASEAN, du moins ceux concernés par ces contentieux territoriaux avec Pékin, multiplient les partenariats et les coopérations militaires avec d’autres pays tiers, comme les États-Unis, la France, l’Australie ou encore le Royaume-Uni. Pour ces derniers, la mer de Chine méridionale est riche d’enjeux, en particulier pour le commerce maritime mondial.

En effet, l’accès à cette région pourrait être remis en cause par la révision de la loi maritime chinoise qui, annoncée en 2017, serait susceptible d’y restreindre la navigation des navires étrangers et de créer des « zones spécialement définies » où la circulation y serait ponctuellement interdite.

« La militarisation des îles artificielles de la mer de Chine est un sujet d’inquiétude […], notamment parce que les installations chinoises suscitent un effort militaire accru de la part des autres pays riverains, et entraînent une présence renforcée des bâtiments de guerre américains » et cela « accroît ainsi le risque d’une escalade militaire, dont les répercussions pourraient être très graves pour le commerce maritime international », note le rapport des députés. En outre, « la mise en place par la Chine de ‘moyens d’interdiction de zone’ […] qui pourrait interdire de facto l’accès à la zone pour d’autres États, constitue une menace importante pour la liberté de navigation », poursuit-il.

Pour l’Union européenne, l’axe mer de Chine/Océan Indien/Suez/Méditerranée/Manche représente 50% de ses échanges commerciaux.

Autant dire qu’un blocus dans cette zone aurait des conséquences économiques catastrophiques. Mais elles seraient cependant moindres que pour le Japon, dont les importations de pétrole dépendent à 80% de cette voie.

C’est la raison pour laquelle les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Australie et la France conduisent régulièrement des opérations dites FONOP afin de garantir la liberté de navigation en mer de Chine méridionale ainsi que dans les cieux de celle-ci. Et, contrairement aux passages de l’US Navy et la Royal Navy, ceux de la Marine nationale n’avaient jamais suscité de protestation de la part de Pékin jusqu’à récemment. En avril, les autorités chinoises s’étaient émues de la présence de la frégate Vendémiaire dans le détroit de Taïwan.

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« L’implication militaire de la France en mer de Chine du sud, via les transits inoffensifs de la Marine nationale et, occasionnellement, les patrouilles de l’armée de l’Air, semble se situer dans le juste milieu. Elle convient aux pays riverains de l’ASEAN, lesquels redoutent toute provocation à l’égard de la Chine, qui lui donnerait des arguments pour renforcer la militarisation et freiner les négociations. Elle convient également à peu près aux Chinois, même si elle les agace, car les opérations françaises sont discrètes et respectueuses des ‘points sensibles’ de la Chine », expliquent cependant Delphine O et Jean-Luc Reitzer.

Cela étant, pour ces deux députés, l’action militaire française en mer de Chine méridionale est « insuffisamment efficace » car elle ne dissuade nullement Pékin de continuer à militariser les îlots qu’elle occupe et que « rien n’interdit de penser qu’elle pourrait prendre le risque d’une escalade, en particulier si elle sentait son infériorité stratégique se réduire vis-à-vis des États-Unis. » Mais, dans ce cas, on pourrait dire la même chose des actions américaines dans la région…

Quoi qu’il en soit, il paraît compliqué, aux yeux des deux rapporteurs, d’en faire davantage. « si la France renforçait son implication, ne serait-ce pas considéré comme une provocation par la Chine, qui pourrait choisir de ‘punir’ la France en affectant nos intérêts économiques? Cette position serait-elle donc soutenable à moyen terme? », se demandent-ils.

Aussi, la solution passe-t-elle, à leurs yeux, par une « européanisation » des interventions de la France en mer de Chine méridionale, afin d’en diluer le risque politique à l’égard de Pékin. Et cela, sans « rechercher pour autant à en faire une opération de l’Union européenne ».

Sans trop d’originalité, les deux députés recommandent de « construire une coopération avec l’Allemagne, de plus en plus éveillée à ces enjeux, et qui partage la vision de la France sur l’attitude chinoise et le respect du droit international. » Et d’expliquer que Berlin serait plus favorable que par le passé à une « plus grande implication sur la question de la mer de Chine du Sud. » Mais encore faut-il que la Deutsche Marine ait la capacité de se projeter dans cette région… Ce qui n’est pas gagné. « Dans l’attente de bâtiments disponibles, il serait à tout le moins souhaitable de systématiser l’embarquement de personnels allemands ou d’autres nationalités à bord des navires français transitant en mer de Chine », lit-on dans le rapport.

Une autre piste serait d’approfondir la coopération franco-britannique, en y intégrant l’Allemagne. « Cette stratégie aurait le mérite d’offrir un champ de coopération d’intérêt commun dans le cadre du Brexit, dans un contexte où le Royaume-Uni a marqué son intention de se réinvestir dans la région », font valoir les députés. Et ces derniers d’ajouter : « Les Britanniques plaident pour un partage d’efforts davantage qu’une unification des efforts : un travail collectif permettrait d’assurer le maintien d’une présence européenne à tout moment dans la zone. »

Troisième idée développée par les rapporteurs : impliquer « plus directement » les pays européens ayant une position proche de celle de la France, comme les Pays-Bas et le Danemark. « L’implication donnerait une dimension réellement européenne à ces opérations », notent-ils.

Enfin, une dernière option consisterait à impliquer des pays d’Europe centrale et orientale, « traditionnellement très réticents à s’opposer à la Chine en raison de liens économiques très forts. » Mais, pour les deux députés, un « partenariat avec la Pologne, devenue nettement plus réticente à l’égard de la Chine, pourrait être exploré. » Et cela aurait une « portée symbolique assez forte, démentant ainsi la division de l’Europe entre Est et Ouest face » à Pékin. Mais ce serait oublier que, dans le même temps, des membres de l’UE, comme l’Italie et le Portugal, comptent également profiter de la puissance économique chinoise…

Pour les rapporteurs, de telles opérations en mer de Chine, « conduites en coopération européenne devraient faire l’objet d’une communication conjointe et systématique des différents pays, afin de leur donner plus de poids et de visibilité. » Mais on n’en est pas encore là…


Ya Rab Yeshua.

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http://www.opex360.com/2019/06/02/mme-parly-la-france-ne-se-laissera-intimider-par-aucun-fait-accompli-en-mer-de-chine-meridionale/

Mme Parly : La France « ne se laissera intimider par aucun fait accompli » en mer de Chine méridionale

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Revendiquant sa souveraineté sur la quasi-totalité de la mer de Chine méridionale malgré les contestations des pays riverains, Pékin voit généralement d’un mauvais oeil chaque passage d’un navire militaire étranger à proximité des récifs accaparés par l’Armée populaire de libération [APL], qui y a installé des capacités d’interdiction et de déni d’accès. Ce qui revient à pratiquer la politique du fait accompli.

Les réactions les plus vives sont suscitées par les passages de navires américains qui, dans le cadre d’opérations dites FONOPS [Freedom of navigation operations], naviguent à moins de 12 milles des récifs « poldérisés » par la Chine dans les archipels Spratleys et Paracels.

En effet, selon l’article 3 de la Convention de la mer, « tout État a le droit de fixer la largeur de sa mer territoriale » laquelle ne doit pas dépasser « 12 milles marins mesurés à partir de lignes de base établies conformément à la Convention". Aussi, franchir cette limite signifie que la souveraineté de la Chine sur les îlots et les récifs contestés n’est pas reconnue.

L’approche française est différente dans la mesure où l’objectif est d’affirmer la liberté de navigation sans verser dans des provocations inutiles. Ainsi, trois fois par an, en moyenne, un navire de la Marine nationale traverse ces espaces contestés en mer de Chine méridionale, « comme partout où le droit international les y autorise, en tant que de besoin en fonction des exigences opérationnelles », explique un récent rapport de la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.

« Lors de leur passage, ces bâtiments mettent en œuvre les différentes libertés qui leur sont reconnues en vertu du droit international : ils s’entraînent, de façon autonome ou de concert avec des partenaires, ils mettent en œuvre leurs hélicoptères, et ils refusent de se soumettre aux exigences des États côtiers qui seraient contradictoires avec la convention de Montego Bay », poursuivent les auteurs de ce rapport.

Ainsi, ajoutent-il, les navires français « n’accèdent pas à l’exigence chinoise de demande d’autorisation préalable pour pénétrer dans ce que cette dernière considère comme sa ZEE [Zone Économique Exclusive]. Ils n’obtempèrent pas non plus aux exigences de prise de contrôle tactique chinoise formulées parfois à 90 miles nautiques des côtes de la baie de Zhanjiang, considérant que les exigences applicables à la mer territoriale ne peuvent s’y appliquer, fût-ce en vertu d’un ‘droit historique' ».

Les passages de navires militaires français en mer de Chine méridionale n’avaient jusqu’à présent pas donné lieu à des incidents avec la marine chinoise. Le ton a changé en avril dernier, quand la frégate de surveillance Vendémiaire a traversé le détroit de Taïwan, revendiqué par Pékin.

Selon la Convention des Nations unies sur le droit de la mer [ratifiée par la Chine], bateaux civils et militaires [pourvu qu’ils aient une attitude « inoffensive »] peuvent circuler librement au-delà de 12 miles marins des côtes dans le détroit de Taïwan. Ce que la frégate français a respecté. Pour autant, un navire chinois venu à sa rencontre a effectué des manoeuvres qualifiées de dangereuses. Puis, Pékin a ensuite protesté auprès de Paris…

Pour autant, la France n’entend rien céder. C’est le message qu’a porté Florence Parly, la ministre des Armées, au Shangri-La Dialogue, un forum dédié aux questions de défense et de sécurité dans la région Indo-Pacifique et organisé tous les ans à Singapour.

« Nous conserverons, avec nos partenaires, un accès libre et ouvert aux lignes de communication maritimes. […] L’enjeu dépasse la prospérité de l’Europe et la préservation des voies commerciales vitales pour le monde. C’est une question de principe. Lorsque les règles ne sont plus la limite de l’ambition, quelle sécurité peut-il y avoir pour les plus petits États de la région? Quel est le sens de l’égalité souveraine, ce principe cardinal de l’ONU? », a demandé Mme Parly.

« Quant à nous, nous allons nous attaquer à ce problème avec notre propre manière » c’est à dire « constante, non conflictuelle mais obstinée », a continué la ministre française. « Nous continuerons de naviguer plus de deux fois par an dans la mer de Chine méridionale. Il y aura des objections, il y aura des manœuvres douteuses en mer. Mais nous ne nous laisserons intimider par aucun fait accompli », a-t-elle assuré.

Plus généralement, la défense de la liberté de navigation est l’une des cinq priorités de la stratégie française pour la région Indo-Pacifique.

« Pourquoi une stratégie indopacifique ? Tout simplement car la France est riveraine de la région : plus de 80% de notre zone économique exclusive est ici. 7 de nos régions, départements et collectivités d’outre-mer se situent dans les océans Indien et Pacifique, où résident 1,6 million de nos concitoyens », avait auparavant rappelé Mme Parly, lors d’un allocution à l’équipage du porte-avions Charles de Gaulle, alors en escale à Singapour avec son escorte, à l’occasion du Shangri-La Dialogue.

« Nous sommes ici au cœur d’un théâtre où chaque nouvel acte offre de nombreuses évolutions géostratégiques. Ces évolutions, ces tensions ou rapprochements ont des conséquences directes sur nos intérêts et ceux de nos partenaires », avait-elle ensuite insisté.

Aussi, les quatre autres priorités de la France sont la protection de ses intérêts souverains dans cette région. À cette fin, « 7000 hommes sont déployés ou pré-positionnés en Indopacifique pour combattre le terrorisme, le crime organisé et toute action hostile à notre souveraineté », a souligné Mme Parly au Shangri-La Dialogue.

Autres priorités : contribuer à la stabilité régionale en nouant des coopérations militaires accrues, comme avec l’Inde et l’Australie, ainsi qu’à la stabilité stratégique via des actions multilatérales. « Nous soutenons les efforts diplomatiques pour une dénucléarisation complète, vérifiable et irréversible de la Corée du Nord. Nous veillerons au respect des engagements qui seront pris », a précisé, sur ce point, Mme Parly.

Enfin, la cinquième priorité française concerne la gestion des catastrophes naturelles dans la région – en « hausse exponentielle » a dit la ministre – en améliorant la prévention et la gestion de ces crises environnementales majeures.

« La France, qui parle à chacun dans ce vaste espace, continuera de faire entendre une voix distinctive, ni alignée, ni intimidée, afin de promouvoir le multilatéralisme, la démocratie et le respect du droit », a conclu Mme Parly.


Ya Rab Yeshua.

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Opération Clemenceau: le GAN et les marines amies s'entraînent de conserve dans l'océan Indien

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Depuis le 5 mars, le GAN est en mer, multipliant les exercices avec des marines alliées (Australie, Canada, Etats-Unis, Inde, Japon, Singapour), dans l'océan Indien en particulier et en mer d'Andaman. 

Avec les Singapouriens.
Le porte-avions Charles de Gaulle, la FREMM Provence et le BCR Marne, rejoints par la frégate anti-sous-marine Latouche-Treville, ont mené, à partir du 3 juin, des manœuvres avec la Marine et l’armée de l’air singapourienne.

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Selon le ministère français des Armées, "pour la première fois, une frégate singapourienne, le RSS Steadfast, a été intégrée à la Task Force 473 afin d’y mener une série d’entraînements avec les bâtiments français. Des officiers de liaison singapouriens ont embarqué sur le porte-avions où ils ont partagé leur connaissance de la zone maritime dans laquelle se déroulait l’exercice. Ils ont pris une part très active, avec les marins français, aux travaux de planification des différentes phases tactiques qui ont jalonné ce « PASSEX » au large de Singapour. Un officier français a également embarqué sur la frégate singapourienne pour assurer la liaison avec le groupe aéronaval".

Avec les Américains.

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Le Charles de Gaulle et son escorte  (le Latouche-Tréville, la Provence et la Marne) ont pris part à des manoeuvres communes avec l'USS Boxer, un porte-hélicoptères d'assaut de l'US Navy qui croise en mer d'Andaman au large des côtes de Birmanie et de Thaïlande. La photo ci-dessus a été prise le 7 juin par un photographe de l'US Navy. Plus de photos et quelques détail ici.

Le GAN français avait, d'abord, rencontré le 15 avril en mer Rouge le porte-avions américain USS John C. Stennis et son escorte pour réaliser 36 heures d’opérations conjointes. Les deux porte-avions s'étaient ainsi retrouvés à quelques encablures l’un de l’autre pour vérifier leur capacité à agir ensemble de manière coordonnée et intégrée.

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2019/06/09/ops-clemenceau-20295.html


Ya Rab Yeshua.

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http://www.opex360.com/2019/06/10/pour-contrer-la-chine-linde-a-inaugure-un-radar-de-surveillance-cotiere-aux-maldives/

Pour contrer la Chine, l’Inde a inauguré un radar de surveillance côtière aux Maldives

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Faisant partie du pré-carré de l’Inde, l’archipel des Maldives a connu, ces dernières années, des soubresauts politiques dont a profité la Chine pour avancer ses pions dans l’océan Indien. En 2008, le président Maumoon Abdul Gayoom, « converti » au multipartisme sous la pression populaire, fut battu par son opposant, Mohamed Anni Nasheed, qu’il avait plusieurs fois envoyé en prison pour ses opinions libérales.

Seulement, en 2012, ce dernier, contraint à la démission à la faveur d’un coup d’État, fut remplacé par Mohammed Waheed Hassan, qui était alors son vice-président. Puis, lors des élections de 2013, Abdulla Yameen, demi-frère de l’ex-président Gayoom, fut élu à la tête du pays. Dès lors, il amorça un rapprochement avec la Chine, allant jusqu’à signer un accord de libre-échange [le premier de l’histoire des Maldives, ndlr] et à promettre son soutien aux initiatives chinoises dans la région, notamment celles concernant le volet maritime des « nouvelles routes de la soie ».

Cela se traduisit par une inflation de travaux d’infrastructures réalisés par des groupes chinois, financés par des prêts généreusement accordés par Pékin. Évidemment, à New Delhi, cette incursion de la Chine dans sa zone d’influence fut très mal perçue, d’autant plus que l’archipel des Maldives n’était alors pas le seul à céder aux sirènes chinoises : le Sri Lanka et le Bangladesh également, de même que l’ennemi de toujours, le Pakistan.

« La présence stratégique croissante de la Chine en Asie du Sud qui pose problème [à l’Inde]. On pense en premier lieu à la stratégie du ‘collier de perles’ – des bases navales qui s’échelonnent de la Birmanie à Djibouti, en passant par le Bangladesh, le Sri Lanka et le Pakistan – mais aussi au renforcement des liens militaires entre la Chine et les pays frontaliers de l’Inde, y compris le Népal. Ces initiatives nourrissent les inquiétudes de New Delhi quant à une stratégie chinoise d’endiguement, voire d’encerclement de l’Inde », soulignait ainsi une dote de l’IFRI, publiée en avril 2017.

D’où la volonté de l’Inde d’établir une base navale aux Seychelles, d’obtenir un accord avec Paris afin de permettre à ses navires militaires de faire escale dans les ports français situés dans l’océan Indien et de renforcer sa présence militaire près du détroit de Malacca, un passage également stratégique pour Pékin.

Cela étant, la situation politique aux Maldives a évolué, après avoir connu un nouveau chaos en février 2018. Ainsi, après avoir fait arrêter ses opposants [dont son demi-frère Maumoon Abdul Gayoom] et instauré l’état d’urgence, Abdulla Yameen fut finalement battu, à la surprise générale, par Ibrahim Mohamed Solih, lors de l’élection présidentielle organisée cette année-là. Et, depuis, Malé regarde de nouveau vers New Delhi… Et cela s’est traduit par un renforcement des liens militaires.

Ainsi, le 8 juin, aux Maldives, le Premier ministre indien, Narendra Modi, et le président Ibrahim Mohamed Solih ont inauguré un radar de surveillance côtière, qui contribuera « à la création d’un réseau d’informations sur le domaine maritime dans la région stratégique de l’océan Indien » ainsi qu’un centre d’entraînement militaire à Maafilafushi. Pour ces infrastructures, New Delhi a investi 26 millions de dollars.

« L’inauguration [du radar] prend toute son importance alors que la Chine considère les Maldives comme la clé de son projet de route maritime de la soie dans l’océan Indien, puisqu’elle a déjà acquis le port de Hambantota au Sri Lanka et celui de Djibouti dans la Corne de l’Afrique », souligne le quotidien The Hindu.

Par ailleurs, MM. Modi et Solih ont signé une série d’accord soulignant l’engagement de l’Inde et des Maldives à « combattre la piraterie, le terrorisme, le crime organisé et les trafics en tout genre via des patrouilles et une surveillance aérienne coordonnées, l’échange d’informations et l’augmentation des moyens. »


Ya Rab Yeshua.

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