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Face aux ambitions territoriales chinoises, la France et le Japon vont intensifier leur coopération navale

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http://www.opex360.com/2019/12/17/la-marine-chinoise-met-en-service-le-cns-shandong-son-deuxieme-porte-avions/

La marine chinoise met en service le CNS Shandong, son deuxième porte-avions

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Un peu plus de huit ans après le CNS Liaoning, la composante navale de l’Armée populaire de libération [APL] a officiellement mis en service le CNS Shandong, son deuxième porte-avions, jusqu’alors connu sous le nom de « Type 001A », lors d’une cérémonie ayant réuni 5.000 invités à Sanya, sur l’île de Hainan [Mer de chine méridionale].

………../…….

Contrairement au CNS Liaoning, qui est en fait l’ex-Varyag, un navire qui avait été acquis auprès de l’Ukraine en 1998, pour, officiellement, en faire un casino flottant, le CNS Shadong est le premier porte-avions construit en Chine, en l’occurrence par le chantier naval China Shipbuilding Industry Corp [CSIC].

Ayant débuté discrètement, la construction de ce navire avait été révélée en août 2013, avec la diffusion de photographies montrant des éléments de sa future coque. Puis, après quelques indiscrétions dans la presse, le ministère chinois de la Défense confirma l’existence de ce chantier en décembre 2015.

Puis, ce second porte-avions fut officiellement lancé en avril 2017, soit 42 mois après la découpe de la première tôle, alors que sa construction était achevée à 70%. Le navire entama ses essais en mer un peu plus d’un an plus tard.

……….…/…………….

Le CNS Shandong est similaire au CNS Lioaning, conçu sur le modèle du porte-avions russe « Amiral Kouznetsov ». À la différence qu’il est plus long d’une dizaine de mètres et plus large de 4 mètres. Doté d’un tremplin [version dite STOBAR, pour Short Take Off But Arrested Recovery], il afficherait un déplacement de 70.000 tonnes à pleine charge. Sa propulsion est assurée par huit chaudières à vapeur alimentant quatre groupes de turbines développant une puissance de 200.000 cv [il s’agirait de copies des TB-12 soviétiques].

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La protection « rapprochée » du CNS Shandong est assurée par 3 systèmes de défense Type 1130 CIWS, 3 lance-missiles HQ-10 et 6 lance-leurres type 726-4. Il serait en mesure d’emporter jusqu’à 40 aéronefs [avions J-15/Su-33 et hélicoptères Harbin Z-9 et Changhe Z-18]. D’après des sources militaires chinoises citées par le South China Morning Post, il serait question de le doter de drones Lijian. Ce qui semble peu probable étant donné la configuration STOBAR du navire. En revanche, cela paraît crédible pour le troisième porte-avions [Type 002] destiné à la marine chinoise, ce dernier devant être équipé de catapultes.


Ya Rab Yeshua.

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http://www.opex360.com/2020/01/15/la-marine-chinoise-a-mis-en-service-le-cns-nanchang-son-imposant-croiseur-lance-missiles/

La marine chinoise a mis en service le CNS Nanchang, son imposant croiseur lance-missiles

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Le 12 janvier, la marine chinoise a mis en service le CNS Nanchang, un imposant destroyer lance-missiles de type 055 [classe Renhai] dont la mise à l’eau avait été faite en juin 2017.

Destiné, a priori, à assurer la protection aérienne et sous-marine de l’un des deux [pour l’instant] porte-avions chinois et qualifié de « croiseur » dans la nomenclature de l’Otan, le CNS Nanchang dispose de 112 tubes de lancement vertical [48 à l’avant et 64 à l’arrière] pouvant tirer des missiles anti-aérien HHQ-9 et HHQ-16, des missiles anti-navire YJ-18A et des missiles de croisière CJ-10.

Il est également équipé d’un système anti-aérien de courte portée doté de 24 missiles HHQ-10, que viennent compléter une tourelle H/PJ-38 de 130 mm, un canon automatique à 7 tubes CIWS [Close-In Weapon System] de type 1130, des roquettes anti-sous-marins CY-5 et 6 tubes lance-torpilles de 324mm.

Côté électronique, le CNS Nanchang est aussi bien pourvu, avec un radar AESA [à antenne active] multi-fonctions type 346B, d’un radar de tir AESA X-Band, de brouilleurs, de radars passifs, de lance-leurre type 726-4 et de deux sonars [un, volumineux, de proue, l’autre, à basse fréquence, remorqué]. Il embarque aussi deux hélicoptères Harbin Z9C [une copie du Dauphin français] pouvant assurer des missions anti-sous-marines. En outre, la présence de deux baies de grande dimension suggère qu’il pourrait accueillir des drones de surface et/ou sous-marins.

D’après la documentation officielle, le CNS Nanchang afficherait un déplacement de 10.000 tonnes. Mais, au regard de ses dimensions [180 mètres de long pour un maître-bau de 20 mètres] et de ses capacités, mises en oeuvre par un équipage d’au moins 300 marins, il jaugerait plutôt 12.000, voir 13.000 tonnes.

La propulsion de ce croiseur est assurée par quatre turbines à gaz QC-280 développant chacune une puissance de 28 MW, ainsi que par des générateurs électriques. De quoi lui permettre de naviguer à 30 noeuds.

Par ailleurs, le CNS Nanchang, premier d’une série de 8 navires, aurait aussi une capacité dans le domaine de combat collaboratif, ses systèmes peuvent intégrer des données provenant d’autres plateformes [aéronefs, bateaux, satellites, avions, etc…].

Dans un récent rapport sur les implications de la modernisation de la flotte chinoise sur les capacités de l’US Navy, la Defence intelligence agency [DIA, renseignement militaire américain] estime que, désormais, « les progrès technologiques de la Chine en matière de conception navale ont commencé à approcher, voire à dépasser dans certains cas, le niveau des marines modernes. »

Et d’estimer que, « une fois opérationnel, le nouveau croiseur lance-missiles de la classe Renhai [Type 055], dont plusieurs sont actuellement en construction, sera l’un des navires les plus avancés et les plus puissants au monde, doté d’une large gamme d’armes et de capteurs de capacité avancée développés au niveau national. »

Un tel navire pourrait se voir confier d’autres missions que celle d’escorter un porte-avions. Il « attirera certainement l’attention du Japon » compte tenu la « propension de la marine chinoise à emprunter le détroit de Miyako » ou à envoyer des bâtiments naviguer près de l’archipel Senkaku, revendiqué par Pékin.

« Les premiers destroyers Nanchang de type 055 pourraient être utiles pour imposer un blocus à Taïwan », a estimé Oriana Skylar Mastro, spécialiste de la Chine à l’American Enterprise Institute, lors d’une audition au Congrès américain, en septembre dernier.


Ya Rab Yeshua.

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http://www.opex360.com/2020/04/07/les-etats-unis-accusent-pekin-de-profiter-de-lepidemie-de-covid-19-pour-pousser-ses-pions-en-mer-de-chine/

Les États-Unis accusent Pékin de profiter de l’épidémie de Covid-19 pour pousser ses pions en mer de Chine

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……….…/………….

Riche en ressources naturelles [hydrocarbures, poissons, etc], la mer de Chine méridionale est stratégique dans la mesure où elle est le carrefour des principales routes maritimes commerciales. Son blocage permettrait, par exemple, de couper l’approvisionnement en pétrole du Japon. Depuis maintenant plusieurs années, Pékin, qui en revendique la quasi-totalité, place ses voisins qui y ont des prétentions territoriales devant le fait accompli, en militarisant des archipels [Spratleys et Paracel, notamment] et en y déployant des capacités d’interdiction et de déni d’accès.

Les États-Unis, mais également l’Australie, la France et le Royaume-Uni, contestent les visées chinoises dans cette région.

Ce qui passe par des missions dites « FONOPs » [freedom of navigation operations] régulièrement assurées par leurs forces navales. Elles consistent à envoyer un navire à moins de 12 milles des récifs militarisés par la Chine [qui, selon la CPA de La Haye, ne peuvent pas être assimilées à des îles et donc générer une zone économique exclusive comme le stipule l’article 3 de la Convention de la mer].

Chaque fois qu’un navire militaire traverse la mer de Chine méridionale ou le détroit de Taïwan [île sur laquelle Pékin ne cesse d’affirmer ses prétentions], les autorités chinoises protestent vigoureusement et parlent de « provocation ». L’an passé, la frégate française Vendémiaire avait déclenché leur foudre…

Mais, la semaine passée, c’est un bateau de pêche vietnamien qui a fait les frais de l’intransigeance chinoise. Le 2 avril, dans les eaux entourant l’archipel Paracels, revendiqué par le Vietnam, ce bateau a été coulé après avoir, selon Pékin, percuté un navire de la garde côtière chinoise venu l’intercepter. De son côté, Hanoï a assuré que ses pêcheurs étaient dans leur droit, tout en critiquant fermement la conduite de la Chine dans cette affaire.

Pour le capitaine de vaisseau Carl Schuster, ancien directeur des opérations au Joint Intelligence Center du commandement américain pour le Pacifique, cet incident pourrait être un message adressé au Vietnam en raison, a-t-il dit à CNN, de « son rapprochement avec les États-Unis », à un moment où, à cause de l’épidémie de Covid-19, l’US Navy éprouve des difficultés à « répondre aux actions chinoises. »

Effectivement, le porte-avions USS Theodore Roosevelt, qui venait de faire une escale à Da Nang [un événement rare depuis la guerre du Vietnam], est hors course, la multiplication des cas de Covid-19 à son bord l’ayant contraint à rejoindre l’île de Guam pour une durée indéterminée. Quant à l’USS Ronald Reagan, actuellement au Japon, nul de sait quand il pourra reprendre la mer [à ce sujet, l’US Navy maintient le flou].

Selon les derniers chiffres disponibles, il y aurait plus de 1.500 cas de Covid-19 au sein des forces américaines, malgré les mesures prises par le Pentagone pour empêcher la diffusion du virus. Les entraînements ont été réduits et les formations suspendues, de même que les mouvements de troupes.

Secrétaire adjoint à la Défense pour les Affaires publiques, Jonathan Hoffman a déclaré, il y a quelques jours, que le Pentagone « procédait à des évaluations quotidiennes des risques en vue de retrouver « sa pleine capacité opérationnelle plus rapidement. »

En tout cas, et dans le même temps, l’Armée populaire de libération [APL] continue de montrer ses muscles, que ce soit près de Taïwan ou via des exercices aéronavals. Sur son site Internet, elle explique que « l’épidémie de Covid-19 a considérablement réduit la capacité de déploiement des navires de guerre de la marine américaine dans la région Asie-Pacifique. » Et elle a indiqué qu’elle s’attendait à voir les forces américaines multiplier les vols d’avions de renseignement pour maintenir leur présence dans la région.

Par ailleurs, il est compliqué de savoir si la marine chinoise est affectée par l’épidémie de Covid-19… Cependant, étant donné qu’elle opère à proximité de ses bases, il lui est plus facile de remplacer les marins testés malades, explique le capitaine de vaisseau Schuster. « Les navires [chinois] sortent, effectuent un exercice de cinq à dix jours et retournent dans un port militaire, où les mesures de sécurité empêchent tout signalement public d’infections potentielles », a-t-il expliqué à CNN.

En attendant, la diplomatie américaine a réagi à l’affaire du bateau de pêche vietnamien coulé par les gardes-côtes chinois, en lançant une mise en garde à Pékin.

« Nous sommes très préoccupés par les informations selon lesquelles la République populaire de Chine a coulé un bateau de pêche vietnamien à proximité des îles Paracel en mer de Chine méridionale. […] Cet incident est le dernier d’une longue série d’actes de la République populaire de Chine pour revendiquer des droits maritimes indus et nuire à ses voisins d’Asie du Sud-Est en mer de Chine du Sud », a affirmé Morgan Ortagus, la porte-parole du département d’État, dans un communiqué diffusé le 6 avril.

Aussi, a-t-elle continué, Washington a appelé Pékin à « rester concentré sur le soutien aux efforts internationaux pour combattre la pandémie » et à « cesser de profiter du fait que les autres Etats sont occupés ailleurs ou vulnérables pour étendre ses prétentions territoriales illégales en mer de Chine méridionale. »


Ya Rab Yeshua.

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http://www.opex360.com/2020/04/13/un-groupe-aeronaval-chinois-constitue-autour-du-porte-avions-cns-liaoning-se-deploie-en-mer-de-chine/

Un groupe aéronaval chinois constitué autour du porte-avions CNS Liaoning se déploie en mer de Chine

liaoning-20200413.jpg

Actuellement, quatre porte-avions de l’US Navy affectés à la région Indo-Pacifique ne sont pas en mesure de prendre la mer. Avec plus de 10% de son équipage contaminé par le Covid-19, l’USS Theodore Roosevelt a dû rallier l’île de Guam, qu’il n’est pas près de quitter de sitôt. Et les USS Ronald Reagan, USS Nimitz et USS Carl Vinson, outre le fait que certains de leurs marins, ont également été testés positifs au Covid-19, sont immobilisés pour des opérations de maintenance.

C’est dans ce contexte que, le 11 avril, le ministère japonais de la Défense a prévenu qu’un groupe aéronaval chinois, constitué autour du porte-avions CNS Liaoning, venait d’être repéré dans le détroit de Miyako, entre Taiwan et les îles nipponnes de Ryūkyū.

LE CONTRÔLE DE LA MER DE CHINE MÉRIDIONALE : ENJEU POLITIQUE OU ...

Selon Tokyo, le CNS Liaoning est accompagné par deux destroyers lance-missiles de type 05D,

Wuhan » : découverte du nouveau destroyer lance-missiles chinois

deux frégates de type 054A

24 frégates Type 054A en l'espace de 9 ans | East Pendulum

et d’un navire de ravitaillement de type 901

Type 901 : Un 2ème pétrolier ravitailleur pour les porte-avions ...

[et certainement par un sous-marin]. Généralement, les navires et les avions militaires chinois franchissent le détroit de Miyako pour ensuite mener des exercices au large de Taïwan avant d’emprunter le détroit de Bashi afin de se rendre en mer de Chine méridionale.

D’après des médias taïwanais, le groupe aéronaval chinois a été repéré à l’est Taïwan, île sur laquelle Pékin ne cesse mettre la pression, dans diplomatique que militaire.

Émanation du ministère chinois de la Défense, le site chinamil.com.cn n’a pas officiellement confirmé le déploiement du CNS Liaoning, se contentant de citer le communiqué diffusé par le Japon. Mais il n’a pas manqué de souligner que le départ de ce groupe aéronaval « arrivait à un moment où de nombreux porte-avions étrangers ont été touchés par le Covid-19, les rendant impropres au déploiement. »

« Les porte-avions USS Theodore Roosevelt, Ronald Reagan, Carl Vinson et Nimitz ont tous signalé des cas positifs de Covid-19, selon les médias. Le porte-avions nucléaire de la marine française, le Charles de Gaulle, aurait également des membres d’équipage testés positifs », a en effet relevé cette publication. Et d’en conclure que l’Armée populaire de libération [APL] a fait un « excellent travail pour prévenir et contrôler l’épidémie de Covid-19 » laquelle « n’a pas eu d’impact sur ses opérations. »

« Cela montre que l’APL peut envoyer des troupes stationnées n’importe où et à tout moment, avec toujours des capacités de combat vigoureuses. Le peuple chinois peut toujours compter sur elle », a commenté Xu Guangyu, un analyste militaire.

Ce 13 avril, un porte-parole de l’APL a officiellement confirmé le départ du CNS Liaoning. « Le groupe aéronaval a récemment pris la mer en direction de la mer de Chine méridionale dans le cadre des exercices réguliers entre différents théâtres d’opérations », a-t-il précisé.

Un autre expert militaire chinois, interrogé par le quotidien Global Times, qui suit la ligne du Parti communiste chinois, a assuré que l’APL n’avait « pas l’intention de profiter de la pandémie de Covid-19 qui a frappé les capacités militaires de certains autres pays », car le déploiement du CNS Liaoning avait été « probablement prévu » avant l’épidémie.

Or, justement, la semaine passée, la diplomatie américaine a accusé Pékin de chercher à profiter de la crise provoquée par la pandémie afin de renforcer ses positions en mer de Chine méridionale, région stratégique où la Chine pratique la politique du fait accompli en s’appropriant des archipels et autres récifs appartenant à ses voisins ou faisant l’objet d’un différend territorial.

« J’espère que personne dans le monde ne croit que les capacités de l’armée américaine sont sérieusement affaiblies. Ce n’est pas le cas », a aussi assuré Mark Milley, le chef d’état-major interarmées américain, dont les forces font face à l’épidémie de Covid-19.

Ces derniers jours, plusieurs vols assurés par des avions de renseignement RC-135U Combat Sent et EP-3 Aries ont eu lieu dans les environs de Taïwan. Et le destroyer USS Barry a traversé le détroit de Formose le 10 avril, alors que des avions militaires chinois venaient d’évoluer à proximité de l’espace aérien taïwanais.

En outre, le navire d’assaut amphibie USS America,

USS America (LHA-6) — Wikipédia

avec des F-35B et le 31st Marine Expeditionary Unit à son bord, participe à un exercice avec le destroyer japonais JS Akebono en mer de Chine orientale.

Japanese Navy Destroyer JS Akebono Arrives at Hambantota Harbour ...


Ya Rab Yeshua.

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Je vous rejoins…………...le doute dans ce contexte n'est pas permis. A mon sens, on ne peut écarter une réelle volonté, un impérialisme exacerbé, des Chinois à profiter de la pandémie pour avancer leurs pions et se rapprocher d'un scenario qui voudra qu'entre deux maux, l'Occident cède.

Les Chinois depuis des années estiment que Taïwan leur appartient et, patients et sournois, saisissent ou génèrent toutes occasions pour parvenir ou toucher à leurs fins.

BTX


Ya Rab Yeshua.

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En effet , peu de pays on l’opportunité d'avoir des garnissons dans l'ensemble du monde , la Chine souhaite depuis longtemps devenir une puissance mondiale et entrer dans ce top 5 des puissances pré-positionner .

La France souhaite renforcer ces capacités dans se domaine la de présence , après de ce point de vue la , nous avons une avance considérable .


Bourgeois bohème ... Où bobo pour les intimes !

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http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2020/04/19/pekin-a-cree-deux-districts-insulaires-xisha-district-et-nan-21078.html

Pékin a créé deux districts insulaires dans les îles Paracels: le district de Xisha et celui de Nansha

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La Chine a annoncé, samedi, la création de deux nouveaux districts qui dépendent de la Sansha City (lire un article ici sur cette création administrative). Cette mesure est jugée "légitime" par les autorités chinoises qui y voient un moyen de renforcer leur souveraineté nationale sur cette zone disputée des îles Paracels.

Le Vietnam a ainsi vigoureusement dénoncé cette décision (lire ici), puisqu'il estime que les îles Paracels, situées en mer de Chine méridionale, lui reviennent de droit. Des heurts répétés entre pêcheurs vietnamiens et garde-côtes chinois témoignent des tensions. Lire ici un article sur un incident naval qui a eu lieu au début du mois d'avril.

paracels.jpg

Sansha City (1 800 habitants selon Pékin) a rang de préfecture depuis juillet 2012 (lire mon post d'alors); elle est situé sur l'île Yongxing (l'Ile boisée ou Woody Island).

Désormais, de la préfecture de Sansha City dépendent donc deux districts:
- le district de Xisha qui administre les îles Xisha et Zhongsha; son administration est installée sur l'île Yongxing.
- et le district de Nansha qui administre les îles Nansha et dont l'administration est installée sur Yongshu Jiao.

La décision annoncée samedi intervient à un moment de tension entre la Chine et les Etats-Unis. La présence récente d'un navire chinois, le Haiyang Dizhi 8, au large des côtes vietnamiennes a été dénoncée et par Washington et par Hanoï (lire ici).

On se souviendra aussi que le porte-avions Theodore-Roosevelt a fait escale, début mars, pendant 5 jours, dans le port vietnamien de Da Nang avant son retour mouvementé à Guam. Une visite qui s'inscrivait à la fois dans le cadre du rapprochement entre Américains et Vietnamiens et dans celui de la politique US de présence navale en mer de Chine.


Ya Rab Yeshua.

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http://www.opex360.com/2020/04/21/la-tension-monte-a-nouveau-entre-le-vietnam-et-la-chine/

La tension monte à nouveau entre le Vietnam et la Chine

mer-chine-20200421.jpg

Début avril, la diplomatie américaine a accusé Pékin de chercher à profiter de la crise liée à l’épidémie de Covid-19 pour « étendre ses prétentions territoriales illégales en mer de Chine méridionale », une région stratégique où plusieurs pays expriment des revendications territoriales, dont le Vietnam, Bruneï, la Malaisie, Taïwan et les Philippines.

Or, estimant que la quasi-totalité de cette partie du monde lui appartient – ce que conteste la Cour permanente d’arbitrage [CPA], selon laquelle ses prétentions territoriales ne reposent sur aucun fondement juridique et historique – la Chine pratique la politique du fait accompli. Depuis maintenant plusieurs années, elle y a aménagé de nombreux récifs à des fins militaires, en y installant notamment des capacités d’interdiction et de déni d’accès.

Carrefour des principales routes maritimes commerciales, la mer de Chine méridionale recèle d’importantes ressources halieutiques et pétrolières. D’où l’intérêt qu’elle suscite. Son contrôle permettrait par exemple à la Chine de bloquer le trafic en direction du Japon.

Depuis l’accusation américaine, un groupe aéronaval formé autour du porte-avions chinois CNS Liaoning y a été déployé pour des manoeuvres… Et, le 18 avril, Pékin y a annoncé la création de deux districts administratifs relevant de la ville de Sansha, créée en 2012 sur l’île de Woody [ou Yongxing], dont l’appartenance est revendiqué notamment par le Vientam.

Les deux districts en question concerne les archipels Spratleys et Paracels, dont la propriété est également contestée, là encore par le Vietnam. Ce qui donne lieu à des incidents, comme encore le 2 avril, quand un bateau de pêche vietnamien a été coulé par un navire de la garde-côtière chinoise.

« Un tel acte du navire des garde-côtes chinois viole la souveraineté du Vietnam sur l’archipel de Hoàng Sa [Paracel, ndlr], causant des dommages, menaçant la sécurité de la vie et les intérêts légitimes des pêcheurs vietnamiens », a réagi Hanoï, avant d’annoncer avoir déposé une plainte contre Pékin pour cet incident.

Petition update · Départ du bateau Haiyang Dizhi 8 des eaux du ...

Mais les choses n’en sont pas restées là. Ainsi, la semaine passée, le navire océanographique chinois Haiyang Dizhi 8 ainsi qu’un moins un bateau de la garde côtière chinoise ont été repérés à 158 km au large du Vietnam, c’est à dire dans la zone économique exclusive [ZEE] vietnamienne.

Pour rappel, et d’après le droit de la mer, une ZEE s’étend à partir de la ligne de base de l’État jusqu’à 200 milles marins [370,42 km] de ses côtes au maximum

Puis, Haiyang Dizhi 8 a ensuite été détecté à 352 km au large des côtes du sultanat de Brunei et de la Malaisie. Cette fois, il était accompagné par 7 navires des gardes-côtes chinois. Un patrouilleur malaisien a été envoyé sur place pour les tenir à l’oeil.

Mais, le 16 avril, l’amiral Zubil Mat Som, le chef de la garde-côtière malaisienne, a confirmé devant la presse que le Haiyang Dizhi 8 était entré dans la ZEE de la Malaisie. Les ministères malaisien des Affaires étrangères et de la Défense ont refusé de faire le moindre commentaire.

Quoi qu’il en soit, ce 21 avril, la Chine est allée encore plus loin en publiant les noms chinois et les coordonnées de 80 îles, récifs, hauts-fonds et monts sous-marins situées en mer de Chine méridionale.

« Aucun État ne peut revendiquer la souveraineté sur des éléments sous-marins à moins qu’ils ne soient à moins de 12 milles marins de la terre. La Chine l’ignore-t-elle ou essaie-t-elle délibérément de renverser le droit international? », a demandé Bill Hayton, associé au centre de réflexion britannique Chatham House, cité par l’AFP.

Et d’ajouter : « La Chine a ratifié la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer [CNUDM ou UNCLOS] qui est très claire sur ce que les États peuvent et ne peuvent pas revendiquer comme territoire. Pourtant, la Chine semble aller à l’encontre de la CNUDM en affirmant sa souveraineté dans des endroits très éloignés. »

Quoi qu’il en soit, cela n’est évidemment pas de nature à apaiser le Vietnam, lequel a vivement réagi à l’annonce de la création des deux districts administrés depuis Sansha, qui compterait 1.800 habitants [dont de nombreux militaires…]

« La position constante du Vietnam est de s’opposer fermement à la création de la soi-disante ‘ville de Sansha’ et aux actes s’y rapportant qui ont gravement violé la souveraineté du Vietnam, sont nuls et non avenus, ne profitent pas aux relations d’amitié entre les nations et compliquent la situation en Mer Orientale et dans le monde », a ainsi fait valoir Lê Thi Thu Hang, la porte-parole du ministère vietnamien des Affaires étrangères.

« La Chine prendra toutes les mesures nécessaires pour sauvegarder sa souveraineté, ses droits et ses intérêts en mer de Chine méridionale », a rétorqué Geng Shuang, son homologue au ministère chinois des Affaires étrangères

« Tout pays qui tente de nier, par quelque forme que ce soit, la souveraineté, les droits et les intérêts de la Chine sur la mer de Chine méridionale et d’insister sur ses revendications illégales est voué à l’échec », a-t-il ajouté.

En attendant, les États-Unis ont appelé la Chine à mettre fin à ses « intimidations » dans les eaux contestées, à commencer par celles situées au nord de la Malaisie avec la présence du Haiyang Dizhi 8.

USS America": un nouveau type de navire amphibie pour l'US Navy

Et, dans le même temps, la marine américaine a confirmé avoir envoyé le navire d’assaut amphibie USS America et croiseur USS Bunkel Hill en mer de Chine méridionale.

USS BUNKER HILL (DRAGON)

« Grâce à notre présence opérationnelle continue dans la mer de Chine méridionale, nous oeuvrons à promouvoir la liberté de navigation et de survol, ainsi que les principes internationaux qui sous-tendent la sécurité et la prospérité de la région Indo-Pacifique », a fait valoir un porte-parole de l’US Navy auprès de l’agence Reuters.

Selon USNI News, l’activité aérienne à bord de l’USS America serait soutenue. Avec ses F-35B, ses hélicoptères CH-53E Super Stallion et se MV-22B Osprey, il s’agit de la principale capacité aéronavale américaine actuellement disponible dans la région après l’escale forcée à Guam du porte-avions USS Theodore Roosevelt pour cause d’épidémie de Covid-19.


Ya Rab Yeshua.

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http://www.opex360.com/2020/05/10/covid-19-un-rapport-chinois-redoute-une-confrontation-militaire-avec-les-etats-unis/

Covid-19 : un rapport chinois redoute une confrontation militaire avec les États-Unis

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Les conditions dans lesquelles a commencé à se répandre le SARS Cov-2, le coronavirus à l’origine de l’actuelle pandémie de Covid-19, restent encore à préciser. On sait que le premier foyer épidémique est apparu à Wuhan [Chine], où sont situés des laboratoire P4 et P3. Et que Pékin a tardé à en informer l’Organisation mondiale de la Santé [OMS].

Quant à la gestion de l’épidémie à Wuhan, les autorités chinoises sont soupçonnées d’en avoir minoré le bilan. Mais, il n’est pas possible d’avoir de certitudes, la Chine refusant par ailleurs toute enquête internationale pour le moment. En revanche, ce manque de transparence permet à Pékin de vanter les qualités de son modèle dans le cadre d’une « guerre informationnelle », en se posant en « sauveur » des autres pays touchés par la pandémie.

« Sur le plan international, nous assistons au développement d’une stratégie d’influence particulièrement active de la Chine, tendant à occulter ses erreurs dans la gestion initiale de l’épidémie, sous un ‘narratif’ vantant l’efficacité du modèle chinois de surveillance généralisée et le bien-fondé de son organisation sociale pour réduire l’épidémie. La Chine insiste également sur sa générosité par la mobilisation de ses capacités industrielles recouvrées au service des autres États, pour les aider à surmonter la crise, démontrant de façon de moins en moins implicite son caractère de ‘puissance indispensable' », ont ainsi récemment résumé les sénateurs Olivier Cadic et Rachel Mazuir.

Cela étant, aux États-Unis, l’administration Trump multiplie les insinuations [voire les accusations] selon lesquelles le SARS Cov-2 se serait « échappé » d’une laboratoire de Wuhan tout en soupçonnant la Chine de chercher à tirer des avantages économiques et militaires [comme en mer de Chine méridionale] de la crise provoquée par sa propagation.

Secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg n’a pas dit autre chose en avertissant les Alliés – sans aller jusqu’à citer la Chine – que les « adversaires potentiels » de l’Alliance allaient « tenter de profiter de la crise économique provoquée par le Covid-19 pour essayer de prendre le contrôle et de saper son unité ».

Et la vice-présidente de la Commission européenne, Margrethe Vestager est sur la même ligne quand elle suggère aux États membres de l’UE de prendre des participations dans les entreprises stratégiques et/ou technologiques affaiblies par la crise afin de les protéger de l’appétit chinois.

Quoi qu’il en soit, selon une dépêche diffusée le 4 mai par l’agence Reuters, l’Institut chinois de relations internationales contemporaines [CICIR], affilié au Ministère de la Sécurité de l’État, a remis un rapport aux principaux dirigeants du pays pour les avertir des « lourdes conséquences diplomatiques » que pourrait avoir la pandémie de Covid-19 pour Pékin.

Ainsi, selon ce document, avance Reuters, le CICIR estime que la propagation du SARS Cov-2 « a contribué à alimenter l’hostilité vis-à-vis de Pékin à l’étranger », notamment aux États-Unis, voire dans certains pays européens… Et cette dernière risque d’atteindre le niveau qui était le sien depuis la répression du mouvement de contestation sur la place Tinananmen, en 1989.

Et cette vague d’hostilité croissante risque, craint le CICIR, de déboucher, dans le pire des cas, sur une « confrontation armée » avec les États-Unis, où, d’ailleurs, le ressentiment contre la Chine est monté en flèche selon de récents sondages du Pew Research Center et de l’institut Gallup.

En outre, le rapport évoqué par Reuters estime que le « sentiment anti-chinois suscité par l’épidémie pourrait susciter des réticences aux projets d’investissements de la Chine dans les infrastructures des ‘nouvelles routes de la soie' » et que les États-Unis « pourraient intensifier leur soutien financier et militaire à leurs alliés régionaux, rendant ainsi la situation sécuritaire en Asie plus volatile ».

S’il a relativisé l’importance de ce rapport dans les colonnes du quotidien suisse Le Temps, Lanxin Xiang, professeur d’histoire internationale au Graduate Institute à Genève, redoute aussi une confrontation armée.

« Cette pandémie fournit une occasion en or aux fanatiques évangéliques, anti-communistes et anti-chinois, comme Mike Pompeo et Mike Pence, pour entraîner Donald Trump, qui est totalement dénué d’idéologie. Je suis inquiet à l’idée de voir dégénérer un incident entre les deux marines en mer de Chine du Sud », a-t-il dit.

Sollicitée par le même journal, Valérie Niquet, de la Fondation pour la recherche stratégique [FRS], estime que « quelles que soient les déclarations de l’administration Trump, les États-Unis ne sont pas l’agresseur dans cette affaire. Et d’ajouter : « La seule issue est que les États-Unis jouent leur rôle de stabilisateur en Asie et affichent leur détermination. S’ils hésitent, cela encouragera ceux qui, à Pékin, pensent qu’il y a une occasion à saisir. Or la Chine sait pertinemment qu’elle n’a pas les moyens d’un conflit armé avec les États-Unis. »

Cependant, « l’hostilité » à l’égard de Pékin que décrit le CICIR n’est pas partagée par tout le monde. En Europe, par exemple, l’aide que la Chine a apporté à l’Italie s’est révélée payante : un sondage de l’institut SWG a déterminé que 36% des Italiens pensent que leur pays doit se rapprocher de la Chine tandis que 27% affirment avoir une « opinion positive de l’Union européenne ». Ce sentiment est partagé dans d’autres pays du Vieux Continent, comme en Hongrie ou en Serbie.

Enfin, le risque d’une « confrontation armée » entre les États-Unis et la Chine dépendra probablement des conséquences de la crise économique provoquée par la pandémie de Covid-19. Certains analystes estiment que cette dernière peut provoquer un « basculement géopolitique majeur » au détriment de Washington, quand d’autres pensent, au contraire, que l’on surestime la place que prendra Pékin sur l’échiquier politique mondial.

En tout cas, le temps dira qui aura eu raison… Cependant, il n’est pas impossible que l’on se retrouve face au cas de figure décrit par Graham Allison [*], professeur émérite à Harvard, pour qui un choc entre les États-Unis et la Chine, dont les capacités militaires ont significativement progressé au cours de ces dernières années, est inévitable… si ces deux pays n’évitent pas de tomber dans le « piège de Thucydide », c’est à dire un conflit résultant de la rivalité entre une puissance émergente et une puissance régnante, comme ce fut le cas entre Athènes et Sparte au Ve siècle av. J.-C. Selon lui, « l’émergence rapide de toute nouvelle puissance perturbe le statu quo. Historiquement, dans 11 cas sur 15, depuis 1500, cela s’est terminé par une guerre. »

[*] Vers la guerre: La Chine et l’Amérique dans le Piège de Thucydide ?


Ya Rab Yeshua.

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http://www.opex360.com/2020/05/11/des-navires-chinois-accuses-davoir-pourchasse-un-bateau-de-peche-pres-de-larchipel-japonais-senkaku/

Des navires chinois accusés d’avoir pourchassé un bateau de pêche près de l’archipel japonais Senkaku

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Les revendications de la Chine au sujet des îles japonaises Senkaku, qu’elle convoite depuis 1971, ont repris de la vigueur ces dernières semaines… au point que, le 22 avril dernier, le ministre nippon des Affaires étrangères, Toshimitsu Motegi, a été contraint d’adresser une nouvelle protestation à Pékin après l’incursion de quatre navires de la garde-côtière chinoise dans les eaux entourant cet archipel.

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Visiblement, cette démarche a été sans effet… puisque, le 8 mai, quatre navires des gardes-côtes chinois ont de nouveau navigué dans les environs des îles Senkaku. Mais ils n’ont pas fait que passer : en effet, deux d’entre-eux ont pris en chasse un bateau de pêche japonais, ce qui a contraint la garde-côtière nippone à intervenir en déployant plusieurs patrouilleurs.

Pour autant, l’incident n’en est pas resté là car au moins deux navires chinois ont été signalés dans le même secteur les 9 et 10 mai. « C’est la première fois depuis 2016 que des bateaux du gouvernement chinois sont entrés dans les eaux japonaises trois jours de suite », a souligné le quotidien Japan Times.

De son côté la garde-côtière chinoise a affirmé, via le réseau social Weibo, qu’une flotte de ses navires « patrouillait dans les eaux territoriales autour des îles Diaoyu » [le nom chinois de l’archipel Senkaku, ndlr].

Les prétentions de Pékin sur l’archipel Senkaku se sont surtout accentuées depuis l’arrivée au pouvoir de Xi Jinping. Les navires de la garde-côtière chinoise y ont multiplié les incursions, de même que ceux de la composante navale de l’Armée populaire de libération [APL], ce qui a donné lieu à plusieurs incidents.

En 2013, le radar de contrôle de tir d’une frégate chinoise s’était « verrouillée sur un navire d’escorte des forces d’autodéfense japonaise qui croisait dans les environs de l’archipel. En 2018, un sous-marin nucléaire d’attaque [SNA] chinois de type 093 [classe Shang] y a même fait surface, pavillon au vent.

À chaque fois, le Japon a dénoncé de telles pratiques par les voies diplomatiques. Et il vient encore de le faire pour les incidents de ces derniers jours. Ce qui n’aura certainement aucun effet, comme pour les fois précédentes. Par ailleurs, l’an passé, la garde-côtière japonaise a indiqué que des navires gouvernementaux chinois avaient été signalés à plus de 1.000 reprises dans la zone économique exclusive [ZEE] nippone [soit +80% sur un an].

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http://www.opex360.com/2020/05/19/selon-des-simulations-du-pentagone-les-etats-unis-perdraient-une-guerre-navale-contre-la-chine/

Selon des simulations du Pentagone, les États-Unis perdraient une guerre navale contre la Chine

 

Que se passerait-il si, par une « erreur de calcul », la Chine et les États-Unis en arrivaient à s’affronter militairement dans la région Indo-Pacifique en 2030 ?

Pour répondre à cette question, le Pentagone s’est livré à des « jeux de guerre » [War Games], c’est à dire à des exercices visant à examiner des scénarios possibles [voire improbables] sous toutes les coutures. Et, selon le quotidien The Times, le résultat est sans appel : les forces américaines seraient « écrasées ».

« Toutes les simulations menées sur la menace que représente la Chine d’ici 2030 se sont toutes soldées par la défaite des États-Unis », a confirmé Bonnie Glaser, directrice du projet China Power au Center for Strategic and International Studies de Washington, dans les colonnes du quotidien britannique. Et d’ajouter que le cas le plus problématique est celui de Taïwan, car il pourrait dégénérer en guerre, sachant que le président chinois, Xi Jinping, ne fait pas mystère de ses intentions au sujet de l’île, considérée à Pékin comme une « province rebelle ».

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Dans un récent entretien, le général Qiao Liang, co-auteur de l’essai « La Guerre hors limites » a évoqué ce point. « Nous devons aussi nous demander si la question de ‘l’indépendance de Taïwan’ ne risque pas de nous entraîner trop loin si nous envisageons la guerre pour résoudre cette question. Face au soutien des États-Unis et des pays occidentaux, pouvons-nous seulement faire quelque chose? Pas nécessairement. Pour freiner ‘l’indépendance de Taïwan’, en plus des options de guerre, davantage d’options doivent être prises en considération. Nous pouvons penser à des moyens d’agir dans l’immense zone grise entre la guerre et la paix, et nous pouvons même envisager des moyens plus particuliers, comme lancer des opérations militaires qui ne déclencheront pas de guerre, mais qui peuvent consister en un usage modéré de la force modérée pour dissuader ‘l’indépendance de Taïwan' », a-t-il expliqué.

En tout cas, ce qui est certain, c’est que la Chine n’a pas hésité à montrer ses muscles durant la crise liée à l’épidémie de Covid-19… alors que la marine américaine s’est retrouvée en difficulté avec la contamination du porte-avions USS Theodore Roosevelt. En outre, les tensions, que ce soit en mer de Chine méridionale ou dans le détroit de Taïwan, n’ont pas baissé d’un iota… Ce qui a accru, justement, le risque d’erreur de calcul.

Quoi qu’il en soit, d’après les sources du « Times », les « jeux de guerre » du Pentagone ont révélé, sans surprise d’ailleurs, que l’accumulation par la Chine de missiles balistiques à moyenne portée mettait en péril les bases américaines de Guam ou d’Okinawa, voire les groupes aéronavals de l’US Navy.

L’apparition d’armes hypersoniques, les capacités de déni et d’interdiction d’accès et le saut qualitatif des navires militaires chinois font que les forces américaines n’ont nullement la garantie d’avoir un avantage opérationnel décisif. C’est ce qu’avait d’ailleurs déjà souligné l’amiral Harry Harris, quand il était à la tête du commandement militaire américain pour la région Indo-Pacifique [USINDOPACOM], en 2017.

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« Les années 2020 seront décisives car la Chine commencera à avoir la capacité de défier les États-Unis en mer et dans les airs, également dans l’espace et le cyberespace. Cela pourrait pousser Pékin à agir en mer de Chine méridionale et contre Taïwan si les Américains ne sont pas prêts à relever le gant », a commenté le Dr Malcolm Davis, de l’Australian Strategic Policy Institute [ASPI], dans la presse australienne.

Cela étant, la simulation faite par le Pentagone ne fait que confirmer une étude publié l’an passée par le Centre d’études sur les États-Unis de l’Université de Sydney. Ainsi, cette dernière avait remis en cause la supériorité militaire américaine dans la région Indo-Pacifique et affirmé que la capacité des États-Unis à maintenir un rapport de forces favorable était « de plus en plus incertaine. »

« De nombreuses bases américaines et alliées dans la région Indo-Pacifique sont exposées à une possible attaque de missiles par la Chine et manquent d’infrastructures renforcées. Les munitions et les approvisionnements déployés à l’avenir ne sont pas adaptés aux besoins de la guerre et, ce qui est inquiétant, la capacité logistique des États-Unis a fortement diminué », avait relevé cette étude.


Ya Rab Yeshua.

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http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2020/05/22/pas-de-chiffres-pour-la-croissance-mais-pekin-annonce-une-ha-21172.html

Pas de chiffres pour la croissance mais Pékin annonce une hausse de 6,6% de son budget militaire

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Les dépenses militaires de la Chine vont connaître cette année leur plus faible progression en trois décennies, ce qui représente malgré tout une hausse de 6,6% par rapport à 2019.

Le budget présenté ce vendredi, à l'ouverture de la session annuelle de l'Assemblée nationale populaire (ANP), le Parlement chinois, prévoit que les dépenses militaires s'établissent à 1 268 milliards de yuans (près de 163 milliards d'euros) cette année. 

Il s'agit seulement d'une légère décélération par rapport à l'an passé (+7,5%). "Pékin montre ainsi que sa priorité, c'est d'avoir un budget militaire stable pour poursuivre la modernisation de l'armée", selon Adam Ni, spécialiste de l'armée chinoise, à l'université Macquarie de Sydney.

Pas de chiffres pour la croissance.
La deuxième puissance économique mondiale, lourdement pénalisée par la crise sanitaire liée au nouveau coronavirus, s'est abstenue pour la première fois de fixer un objectif de croissance annuelle et a promis d'augmenter ses dépenses publiques mais dans le même temps, le Premier ministre Li Keqiang a assuré que l'armée chinoise, la plus importante du monde, ne serait pas négligée.

"Augmenter autant les dépenses de défense malgré la contraction de l'économie (-6,8% au premier trimestre) est le signe que la Chine glisse vers une course aux armements", juge Rory Medcalf, expert de la défense en Asie à l'Université nationale australienne.

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http://www.opex360.com/2020/05/29/dans-un-face-a-face-tendu-les-forces-chinoises-et-indiennes-renforcent-leurs-positions-dans-lhimalaya/

Dans un face-à-face tendu, les forces chinoises et indiennes renforcent leurs positions dans l’Himalaya

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Politique du fait accompli en mer de Chine méridionale, vues sur l’archipel japonais Senkaku, menaces visant Taïwan avec de possibles exercices impliquant ses deux porte-avions prévus en août dans les environs des îles Pratas, reprise en main de Hong Kong malgré la promesse de ne pas toucher au système politique et judiciaire pendant 50 ans de ce territoire que le Royaume-Uni lui a rétrocédé en 1997… Pékin fait feu de tout bois alors que la crise provoquée par l’épidémie de Covid-19 n’est pas encore terminée.

À cette liste, il faut aussi ajouter les tensions avec New Delhi, qui vont crescendo depuis quelques semaines, sur fond de disputes territoriales le long de la frontière séparant l’Inde et la Chine, appelée « Ligne de contrôle actuelle » [LAC, ou encore « Ligne Mac Mahon].

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Outre les différents territoriaux, qui donnèrent lieu à un bref conflit pour le contrôle des territoires himalayens, en 1962, New Delhi s’inquiète du projet chinois de détourner les eaux du fleuve « Yarlung Zangbo » qui, prenant sa source au Tibet, traverse la partie orientale de l’Inde, sous le nom de « Brahmapoutre ».

À Pékin, on prend ombrage de la construction, par l’Inde, de la route « Darbuk-Shyok-DBO », qui relie Leh, la capitale du Ladakh, Daulat Beg Oldi [DBO], près de la frontière chinoise. Devant être praticable en permanence, cet axe doit notamment faciliter la circulation des troupes indiennes le long de la Ligne de contrôle actuelle.

Deux secteurs sont particulièrement concernés par ces disputes territoriales. Revendiqué par le Chine et le Bouthan, le plateau du Doklam en fait partie. Ce territoire est stratégique pour l’Inde car situé à quelques encablures du corridor de Siliguri [surnommé le « cou de poulet »], lequel relie les plaines du nord et les États indiens du nord-Est.

En 2017, la construction, par la Chine, d’une route dans cette zone, non loin de l’État indien du Sikkim, avait donné lieu à des tensions, récemment ravivées par une nouvelle « bagarre » à coups de bâton entre soldats chinois et indiens, le 10 mai dernier.

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L’autre secteur concerné est le celui du Ladakh, dans le nord de l’Inde, qui fait face à la préfecture de Ngari, située dans la région autonome chinoise du Xizang [Tibet]. Or, selon des sources sécuritaires indiennes, le 5 mai, environ 250 soldats chinois auraient fait une incursion dans cette région, précisément dans la région du lac Pangong Tso, ce qui aurait entraîné une bagarre avec leurs homologues indiens, réglée, là encore, à coups de bâton.

Or, la Chine revendique une partie du Ladakh. Et elle avait protesté quand, en 2019, New Delhi avait décidé d’en faire un « territoire de l’Union », c’est à dire relevant directement de l’autorité du gouvernement central indien.

Cité par RFI, Harsh Pant, directeur de recherche à l’Observer research foundation de New Delhi, voit dans ses incidents un avertissement « politique » de la part de Pékin.

« L’Inde a changé sa politique envers la Chine depuis la crise du coronavirus. Elle a ainsi soutenu la demande d’enquête sur les origines du virus et deux députés indiens ont assisté à la prestation de serment du président taïwanais, ce qui est inédit. La perception est que la Chine refuse d’apprécier les sensibilités de l’Inde par rapport au Pakistan, alors pourquoi l’Inde ferait de même avec Taïwan? Taïwan pourrait donc devenir un nouvel instrument de la politique étrangère indienne », a en effet expliqué M. Pant.

Cependant, c’est surtout la construction de la route « Darbuk-Shyok-DBO » qui est pointée du doigt par Pékin, qui l’estime « illégale ».

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« L’Inde a construit illégalement des installations de défense de l’autre côté de la frontière […] dans la région de la vallée de Galwan, ne laissant aux troupes de défense des frontières chinoises aucune autre option que de prendre les mesures nécessaires pour y répondre », a fait valoir Long Xingchun, un chercheur de l’Université des études internationales de Pékin, cité par le quotidien Global Times, qui défend la ligne du Parti communiste chinois.

Aussi, la Chine ne cesse de renforcer ses positions militaires près de la Ligne de contrôle actuelle depuis plusieurs semaines déjà. L’imagerie satellitaire montre en effet que, depuis deux mois, Pékin a entrepris de développer les infrastructures militaires de l’aéroport de Ngari-Gunsa, situé à un battement d’ailes de la frontière avec l’Inde. Au moins quatre avions de combat J-11 et J-16 [dérivés respectivement des Su-27 et Su-30 russes] y ont été repérés.

Base apron revisit in hi-res shows the detachment of #China PLAAF Flankers on site May 2020 (first seen in DEC 2019) pic.twitter.com/H6zIXmGIDr

— d-atis (@detresfa_) May 26, 2020

Aéroport de Ngari Gunsa | Nomad's Land

De même qu’un camp de l’Armée populaire de libération [APL] a été repéré dans les environs de la vallée de Galwann. Toujours selon l’imagerie satellitaire, la Chine y aurait déployé d’importants moyens d’artillerie ainsi que des chars et de l’infanterie mécanisée.

Possible explanation of why #China PLA camps near the #Hotsprings area across the #India base in #Gogra have seen recent activity part of the #IndiaChinaFaceOff, open source cartography shows a #chinese claim of more than 2Kms extending beyond the current line of actual control pic.twitter.com/CGLlqZTtTu

— d-atis (@detresfa_) May 28, 2020

De son côté, l’Inde en fait autant. « L’armée indienne a envoyé des troupes et des armes supplémentaires dans l’est du Ladakh, dans le cadre de sa stratégie visant à repousser avec fermeté le comportement militaire agressif de la Chine », a ainsi écrit le quotidien Times of India, le 28 mai.

Deux jours plus tôt, le Premier ministre indien, Narendra Modi, avait tenu une réunion avec son conseiller à la sécurité nationale, Ajit Doval, et le chef d’état-major de la défense indienne afin de discuter du « renforcement et de la préparation militaire de l’Inde afin de faire face aux défis de sécurité extérieure. »

Cela étant, Pékin a donné le sentiment de vouloir calmer le jeu. « À l’heure actuelle, la situation le long de la frontière entre la Chine et l’Inde est généralement stable et sous contrôle. […] La Chine est déterminée à sauvegarder la sécurité de sa souveraineté territoriale nationale, ainsi qu’à sauvegarder la paix et la stabilité dans les zones frontalières sino-indiennes », a assuré le ministère chinois des Affaires étrangères.

Alors que le président américain, Donald Trump, a proposé sa « médiation », New Delhi a adopté une attitude similaire. « Nous sommes engagés avec la Chine à résoudre cette question de manière pacifique. L’Inde s’est engagée à maintenir la paix et la tranquillité dans les zones frontalières avec la Chine […] En même temps, nous restons fermement résolus à assurer la souveraineté et la sécurité nationale indiennes », a déclaré Anurag Srivastava, le porte-parole de la diplomatie indienne.

Pour rappel, la Chine et l’Inde sont deux puissances dotées de l’arme nucléaire. La doctrine officielle chinoise met l’accent sur le non-usage en premier, même si le pays était attaqué avec des armes conventionnelles. S’agissant de la doctrine indienne, elle fait l’objet d’une réflexion à New Delhi, comme l’a expliqué Bruno Tertrais, de la Fondation pour la recherche stratégique [FRS], en 2017.

Cette réflexion « confirme la tentation indienne d’avoir deux modes d’expression de la doctrine – l’un pour le Pakistan et l’autre pour la Chine – étant entendu que même si le non-emploi en premier restait théoriquement en vigueur pour la dissuasion vis-à-vis de Pékin, les interrogations d’ordre éthique [‘une démocratie doit-elle attendre d’être détruire pour frapper son adversaire?’] entendues depuis longtemps à Delhi sur le sujet demeureraient », a ainsi rapporté M. Tertrais.


Ya Rab Yeshua.

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Problème a la frontière inde/pakistan ... maintenant la chine ! haha

Chaud chaud ... qui veux des rafales dans la bouche des villageois ?? 😇


Bourgeois bohème ... Où bobo pour les intimes !

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http://www.opex360.com/2020/05/30/la-chine-ecrasera-resolument-toute-initiative-separatiste-de-taiwan-y-compris-par-la-force/

La Chine « écrasera résolument toute initiative séparatiste » de Taïwan, y compris par la force

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Jusqu’à présent, les responsables chinois en étaient restés qu’aux menaces et aux intimidations à l’égard de Taïwan qu’ils considèrent comme une province rebelle qui doit impérativement revenir dans le giron de la République populaire de Chine. Ce qui se traduit par des actions visant à isoler diplomatiquement Taipei ainsi que par une pression militaire de plus en plus forte, via notamment des vols de bombardiers ou l’envoi de navires dans les environs de l’île.

Mais, depuis quelques jours, le ton s’est fait encore plus martial que d’habitude, alors que le Parti démocrate progressiste [PDP ou DPP] taïwanais, qui tient résolument à garder les distances avec Pékin, a vu son assise renforcée lors des dernières élections.

Appelé à commenter la hausse de 6,6% du budget de l’Armée populaire de libération [APM], décidée la semaine passée, le porte-parole du ministère chinois de la Défense, Wu Qian, a expliqué que la Chine faisait « face à des menaces de sécurité accrues », en particulier à cause du PDP taïwanais.

« Les responsables du Parti démocrate progressiste à Taipei s’appuient sur des forces extérieures et vont plus loin sur la voie du séparatisme », a-t-il dit, en faisant implicitement référence aux États-Unis, lesquelles envoient régulièrement des navires naviguer dans le détroit de Formose [opérations dites FONOP pour défendre la liberté de navigation] et apportent un soutien militaire à Taïwan via des ventes d’armes.

D’ailleurs, M. Wu a déclaré qui ces contrats d’armement étaient « extrêmement mauvais et très dangereux ». Aussi, a-t-il dit, « nous devons faire des calculs économiques tout en considérant les dépenses militaires. » Et de conclure : « Toute tentative du PDP taïwanais d’obtenir l’indépendance par la force finira dans la honte ».

Quelques jours plus tôt, le Premier ministre chinois, Li Keqiang, a tenu des propos ayant marqué un léger glissement sémantique… qui a son importance. Ainsi, contrairement aux fois précédentes, il n’a pas souhaité une « réunification pacifique » avec Taïwan… Seulement une « réunification »…

La République populaire de Chine « s’opposera résolument et découragera toute activité séparatiste visant à l’indépendance de Taïwan » et « nous encouragerons les habitants de l’île à se joindre à nous pour s’opposer à l’indépendance de Taïwan et promouvoir la réunification de la Chine », a en effet déclaré Li Keqiang.

S’exprimant à l’occasion du 15e anniversaire de la loi anti-sécession dont l’article 8 légitime une opération militaire si Taïwan allait vers davantage d’indépendance à l’égard de la Chine continentale, le général Li Zuocheng, chef du département d’état-major interarmées et membre de la commission militaire centrale, ne s’est pas embarrassé de la moindre précaution oratoire.

Li Zuocheng (@LZuocheng) | Twitter

« La collusion entre les forces indépendantistes de Taiwan et les forces étrangères constitue une grande et réaliste menace pour le développement pacifique des relations inter-détroit », a lancé le général Li. Et « si la possibilité d’une réunification pacifique échoue, l’Armée populaire de libération prendra, avec l’ensemble du pays – y compris le peuple de Taiwan – toutes les mesures nécessaires pour briser résolument tout complot ou action séparatiste », a-t-il prévenu.

Le propos du général Li Zuocheng a d’autant plus de poids que cet officier est un héros de la guerre contre le Vietnam [de 1979], ce qui en fait l’un des rares responsables de l’APL à avoir été au feu.

« La Chine d’aujourd’hui n’est pas l’ancienne frêle Chine ancienne … Nous ne promettons pas d’abandonner le recours à la force et nous réservons la possibilité de prendre toutes les mesures nécessaires pour stabiliser et contrôler la situation dans le détroit de Taiwan », a encore insisté le général Li.

Li Zhanshu — Wikipédia

Le président du Comité permanent de l’Assemblée nationale populaire, Li Zhanshu, s’est aussi inscrit dans la logique « guerrière ». Ainsi, a-t-il averti, les « séparatistes taïwanais seraient sévèrement punis », conformément à la loi anti-sécession de 2005. « Nous avertissons sévèrement les forces indépendantistes et séparatistes de Taiwan, le chemin de l’indépendance de Taiwan mène à une impasse », a-t-il assuré.

À Taipei, on a tout aussi résolument rejeté ces menaces, en les dénonçant comme « contraires au droit international ».

« Le peuple taiwanais ne choisira pas la dictature et ne se soumettra pas à la violence », a réagi le conseil des affaires continentales de Taiwan « Plutôt que de persister avec un modèle ‘un pays, deux systèmes’ rejeté par 23 millions de Taïwanais, Pékin devrait accepter la paix, la parité, la démocratie et le dialogue comme base des relations inter-détroit », a-t-il ajouté.

Ces menaces contre Taipei surviennent alors qu’une rumeur pressante suggère que les forces chinoises ont l’intention de mener d’importants exercices aéronavals et amphibies dans les environs de la province de Hainan, en août prochain. Le scenario serait de simuler la prise des îles Pratas, qui relèvent de Taïwan.

Conflit en mer de Chine méridionale - Wikiwand

« Un groupe aéronaval traversera les îles Pratas en direction du site de l’exercice, au sud-est de Taïwan, dans la mer des Philippines », a confié une source militaire chinoise au quotidien South Morning China Post.


Ya Rab Yeshua.

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http://www.opex360.com/2020/06/02/inde-chine-les-forces-chinoises-ont-mene-un-exercice-dinfiltration-derriere-les-lignes-ennemies-au-tibet/

Inde/Chine : les forces chinoises ont mené un « exercice d’infiltration derrière les lignes ennemies » au Tibet

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Depuis plusieurs semaines, l’Inde et la Chine renforcent leurs positions militaires respectives le long de la Ligne de contrôle actuelle [LAC], dont le tracé donne matière des différends territoriaux qui n’ont jamais été tranchés jusqu’à présent, malgré une guerre qui les opposa brièvement en 1962 [et qui tourna à l’avantage de Pékin, ndlr].

La tension entre les deux pays va donc crescendo, en particulier dans les régions du Ladakh [notamment autour de la vallée de Galwan] et celle du plateau du Doklam.

« Je tiens à assurer le pays qu’en aucune circonstance, nous ne laisserons la fierté de l’Inde être blessée », a fait valoir Rajnath Singh, le ministre de la Défense, lors d’un entretien télévisé diffusé le 30 mai. « L’Inde a suivi une politique claire de maintien de bonnes relations avec les pays voisins. Ce n’est pas une nouvelle approche », a-t-il continué, insistant sur le fait que New Dehli s’efforce de faire en sorte que les tensions avec Pékin « ne s’intensifient pas ». Et d’ajouter que « des négociations sont en cours entre les deux pays au niveau diplomatique et militaire. »

Seulement, à Pékin, la presse proche du Parti communiste chinois n’a visiblement pas cherché à apaiser les tensions de ces derniers jours. En effet, le quotidien « Global Times » a donné le détail de l’arsenal déployé par l’Armée populaire de libération [APL] pour « faire face à la menace frontalière » dans l’Himalaya.

Depuis les incidents survenus sur le plateau du Doklam [en 2017, avec les forces indiennes], l’armée chinoise « a amélioré son arsenal avec des armes telles que le char de type 15, l’hélicoptère Z-20 [qui ressemble beaucoup au Sikorsky S-70C2, ndlr] et le drone GJ- 2[Wing Long 2, de type MALE, ndlr]. Ces dernières devraient lui donner l’avantage dans des conflits à haute altitude », a ainsi fait valoir le quotidien, le 31 mai, en citant également le canon automoteur PCL-181, récemment entré en service.

Le char léger de type 15 [voir photo] peut « fonctionner efficacement dans les régions difficiles », a souligné le Global Times. D’une masse de 30 tonnes environ, cet engin est doté d’un canon rayé de 105 mm avec chargement automatique. Il est muni d’un tourelleau téléopéré armé d’une mitrailleuse de 12,7 mm et d’un lance-grenades de 40 mm. Il est équipé d’une conduite de tir numérisé pouvant détecter et identifier des cibles à plus de 3 km. Sa présence au Tibet n’est pas surprenante : c’est en effet dans cette région que sa présence avait été annoncée.

Cela étant, faire l’inventaire des armes déployées ne mange pas de pain. Et encore faut-il qu’il soit complet [l’article du Global Times fait l’impasse sur l’aviation de combat, par exemple]. En revanche, organiser des exercices non loin d’un secteur sous tension est un tout autre message.

Et c’est précisément ce que vient de faire l’APL, dans les monts Tanggula, situés dans la partie orientale de la région du Tibet, Même si le lieu où elles se sont tenues est éloigné de plusieurs centaines de kilomètres du Ladakh et du plateau du Doklam, ces manoeuvres, organisées par le Commandement militaire du Tibet de l’APL, sont assez explicites dans le contexte actuel.

En effet, selon le Global Times qui en a rendu compte ce 2 juin, le scénario prévoyait l’envoi de troupes dans une région située à 4.700 mètres d’altitude durant la nuit pour des exercices d’infiltration derrière les « lignes ennemies ». L’enjeu était aussi d’éprouver certains matériels récemment mis en service.

« Après avoir rencontré des obstacles défensifs construits par l’ennemi, les éclaireurs ont envoyé des drones et largué des explosifs pour les éliminer. Ils se sont engagés dans le combat à l’approche de la cible, pour laquelle ils ont envoyé une unité de tireurs d’élite […] et une équipe de tir pour détruire les véhicules blindés légers ennemis avec des roquettes antichars », raconte le journal chinois. Le tout s’est terminé avec un « assaut final contre le quartier général ennemi. »

« Plus de 2 000 munitions, dont des obus de mortier, des grenades à fusil et des roquettes, ont été tirées au cours de l’exercice », a précisé un officier auprès de la chaîne de télévision publique CCTV.

« S’infiltrer, de nuit, derrière les lignes ennemies et lancer une attaque contre un centre de commandement peut effectivement faire gagner un conflit limité grâce à une seule bataille », a estimé un ancien officier de l’APL sollicité par le Global Times, qui n’a pas manqué d’évoquer, en conclusion, la situation tendue entre la Chine et l’Inde.


Ya Rab Yeshua.

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Tensions en mer de Chine : les Philippines renoncent à rompre un accord militaire avec les États-Unis

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En 2014, les États-Unis et les Philippines s’étaient mis d’accord pour renforcer leurs relations militaires en révisant les clauses d’un traité de défense mutuelle signé en 1951. À l’époque, Manille venait de perdre le contrôle du récif de Scarborough, la Chine ayant planté son drapeau sur ce territoire situé au large de l’île de Luçon, dans le centre-est de la mer de Chine méridionale.

D’ailleurs, le gouvernement philippin avait saisi la Cour permanente d’arbitrage [CPA] de La Haye sur ce dossier. Et il obtint gain de cause en 2016, cette dernière ayant conclu, dans un document de 479 pages, que la Chine avait « violé les droits souverains des Philippines » et que ses navires avaient commis des « actes illicites ».

Cependant, et alors que Pékin avait rejeté les conclusions de la CPA, les choses en restèrent là.

Alors récemment élu à la tête des Philippines, le président Rodriguo Duterte amorça un rapprochement avec la Chine et la Russie tout en remettant en question les liens militaires de son pays avec les États-Unis. Son inimitié à l’égard du président Obama [qui le lui rendait bien], pouvait être l’une des clés de cette politique.

Cela étant, quand des groupes jihadistes affiliés à l’État islamique s’emparèrent de la ville de Marawi, chef-lieu de l’île de Mindanao, les Philippines reçurent un soutien militaire de la part des États-Unis [et aussi de l’Australie], notamment dans les domaines du conseil et du renseignement. Pour autant, cet épisode ne mit pas un terme à la défiance de M. Duterte à l’égard de Washington, même si ses relations avec M. Trump semblaient meilleures qu’avec M. Obama.

Puis, en 2019, la Chine commença à s’intéresser aux îles philippines de Pag-Asa, en envoyant des centaines de bateaux naviguer dans leurs environs. Cette méthode avait également été utilisée pour mettre la main sur les récifs de Scarborough et de Reed Bank. Là, le président Duterte menaça Pékin de prendre des « mesures militaires » en dénonçant la présence des embarcations chinoises, qualifiée « d’illégale ».

Le destroyer américain USS Preble pénètre en mer de Chine ...

Dans ce nouveau bras de fer, Washington apporta son soutien à Manille, en envoyant le destroyer USS Preble naviguer dans les environs du récif de Scaborough dans le cadre d’une opération de type « liberté de navigation » [FONOP] ainsi que le navire d’assaut amphibie USS Wasp patrouiller en mer de Chine méridionale à l’occasion de l’exercice Balikatan.

« La construction d’îles et les activités militaires de la Chine en mer de Chine méridionale menacent votre souveraineté, votre sécurité et donc vos moyens de subsistance, de même que ceux des États-Unis. Aussi, […] toute attaque armée contre les forces philippines, ses avions ou ses vaisseaux en mer de Chine méridionale activera les obligations mutuelles de défense définies par l’article 4 de notre traité de défense mutuelle », avait rappelé Mike Pompeo, le chef de la diplomatie américaine, en mars 2019.

Mais, là encore, cela n’eut visiblement guère d’incidence sur l’attitude de M. Duterte. En février dernier, Manille annonça son intention de mettre un terme à l’accord dit VFA [Visiting Forces Agreement] qui, signé en 1998, offrait un cadre légal à la présence de militaires américains aux Philippines. À cette annonce, le président Trump affirma que cela lui était « égal ». Et d’ajouter : « S’ils veulent le faire, ce n’est pas un problème, cela nous fera économiser beaucoup d’argent. »

La décision de rompre cet accord, avait-il était avancé à l’époque, était sans doute liée au refus des autorités américaines d’accorder un visa à l’ex-chef de la police philippine, Ronald De la Rosa, devenu sénateur.

Quoi qu’il en soit, Manille et Washington avaient 180 jours à partir de l’annonce de la dénonciation du VFA pour trouver éventuellement un terrain d’entente pour éviter une résiliation. Or, au regard des tensions en mer de Chine méridionale, le gouvernement philippin a décidé de suspendre ce processus.

« La résiliation du traité VFA a été suspendue sur ordre du président », a en effet indiqué Teodoro Locsin, le ministre philippin des Affaires étrangères, évoquant des « évènement d’ordre politique et d’autres évolutions dans la région ».

« En raison de problèmes de sécurité dans cette partie du monde [en mer de Chine méridionale], notre gouvernement a estimé vu qu’il serait prudent pour nous de suspendre simplement la mise en œuvre de la résiliation », a précisé, plus tard, Jose Manuel Romualdez, l’ambassadeur des Philippines aux États-Unis, sur la chaîne d’information ANC.

En avril, Pékin a annoncé la création de deux districts en mer de Chine méridionale pour assoir son emprise sur la mer de Chine méridionale, malgré les revendications, notamment, du Vietnam, de la Malaisie et des Philippines. Cela a-t-il été l’élément qui a fait changer l’avis de Manille au sujet du VFA?

Pour l’analyste politique philippin Richard Heydarian, ce revirement de Manille montre que « M. Duterte doit choisir entre une Chine agressive et un allié historique ». Et d’insister : « Ce n’est pas le moment d’entamer un vilain divorce, surtout quand la Chine déploie ses tentacules partout. »

« Notre alliance de longue date a bénéficié aux deux pays, et nous avons l’intention de continuer une coopération étroite avec les Philippines en matière de sécurité et de défense », a simplement salué l’ambassade des États-Unis à Manille.


Ya Rab Yeshua.

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Taïwan a arraisonné un navire chinois dans ses eaux territoriales

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En mars dernier, un patrouilleur de la garde-côtière taïwanaise, récemment entré en service, a été endommagé après être entré en collision avec un navire de pêche chinois, au large de l’île de Kinmen. Cet incident a illustré les face-à-face souvent tendus entre les gardes-côtes taïwanais et les chalutiers chinois, dont Pékin se sert régulièrement pour faire valoir ses prétentions territoriales.

Mais ces confrontations en mer ne se limitent pas aux affaires de pêche illégale. En effet, le 4 juin, la garde-côtière tawaïnaise a repéré au moins 20 dragueurs de sable chinois à 46 milles au sud-ouest des îles Penghu [ou Pescadores]. Aussi a-t-elle envoyé deux patrouilleurs – le Kaohsiung [3.000 tonnes] et le Penghu [500 tonnes] – ainsi que deux frégates pour les contrôler.

Finalement, les deux patrouilleurs taïwanais ont réussi à « coincer » un navire chinois – non identifié – jaugeant plus de 7.000 tonnes. Un « canon à eau » a dû être utilisé pour l’arraisonner. Par la suite, 17 gardes-côtes ont pu monter à bord et constater la présence d’environ 400 tonnes de sable collectées illégalement.

Le navire en question a ensuite été convoyé jusqu’au port de Singda, à Kaohsiung. Et les dix membres de son équipage ont été interpellés.

Cette action de la garde-côtière taïwanaise traduit l’exaspération de Taipeh au sujet de l’activité de ces navires chinois, lesquels utilisent des dragues suceuses pour aspirer le sable du fond des mers. Mi-avril, au moins 40 bateaux de ce type avaient été chassés des eaux territoriales de l’ex-Formose par les gardes-côtes. Une action restée sans effet puisqu’ils étaient revenus dans la même zone quelques jours plus tard.

Selon Jeng Ming-shiou, cité par la presse locale, les navires chinois récupèreraient jusqu’à 100.000 tonnes de sable par jour. Une telle activité n’est évidemment pas sans conséquence sur la faune et la flore ainsi que sur l’érosion des côtes.

D’où l’approbation, le 4 juin, par le Premier ministre taïwanais, Su Tseng-chang, d’un livre blanc sur l’océan, lequel insiste sur la nécessité de défendre la souveraineté maritime de l’île, considérée à Pékin comme étant une province rebelle. Ainsi, Taipei souhaite devenir une « nation océanique durable, sûre et prospère », en misant sur les coopérations internationales afin de, explique le quotidien Taipei Times, maintenir la sécurité régionale par l’application des lois de la mer, tout en oeuvrant en faveur de l’écologie marine.

Par ailleurs, et contrairement à ce que l’on pourrait croire, les ressources en sable ne sont pas illimitées… alors que les besoins ne cessent d’augmenter, que ce soit pour la construction [il en faut 30.000 tonnes pour un kilomètre de routes, 200 tonnes pour une maison individuelle] ou encore pour l’électronique. S’agissant de la Chine, et selon TV5 Monde, il est estimé qu’elle a consommé autant de sable au cours de ces dernières quatre années que les États-Unis en un siècle.

Le Tianjing, une drague de fabrication purement chinoise qui ...

Aussi, la Chine a monté une filière spécialisée pour extraire le sable marin. En 2017, elle avait salué la construction du Tianjing, un navire présenté comme « la plus grande drague suceuse à désintégrateur d’Asie », capable de « creuser 4 500 mètres cubes de mélange du fond marin par heure » soit « l’équivalant d’une fosse de 0,5 mètres de profondeur et de la taille de terrain de football standard. »

Le sable ainsi récupéré ne sert pas seulement au génie civil ou à l’industrie… Il est également utilisé pour la construction des îles artificielles en mer de Chine méridionale, dont Pékin revendique la quasi-totalité. À ce sujet, l’amiral Harry Harris, alors commandant la flotte du Pacifique des États-Unis, avait ironisé, en 2015, en parlant de la « grande muraille de sable ».

Par ailleurs, pendant que Taipei et Pékin se livrent à cette « guerre du sable », le quotidien Global Times, qui suit la ligne du Parti communiste chinois, a évoqué, ce 5 juin, des exercices navals et amphibies conduits actuellement par l’Armée populaire de libération [APL], les qualifiant d' »avertissements » aux « sécessionnistes » de Taïwan.

« Certains de ces exercices ont impliqué des chars amphibies prenant d’assaut les plages et des navires transportant des chars et des véhicules blindés. D’autres peuvent comprendre le deuxième porte-avions chinois, le Shandong, ainsi que d’autres navires de guerre avancés, ou même les essais de nouvelles armes comme le missile balistique lancé par sous-marin JL-3 ou le canon électromagnétique », avance le Global Times.

Ces manoeuvres sont organisées alors que, la semaine passé, le général Li Zuocheng, chef du département d’état-major interarmées et membre de la commission militaire centrale, a prévenu que Pékin userait de la force pour faire taire les velléités indépendantistes taïwanaises.


Ya Rab Yeshua.

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L’Inde est préoccupée par les nouveaux renforts et les manoeuvres de l’armée chinoise près de sa frontière

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La question du tracé de leurs frontières respectives n’ayant pas été tranché à ce jour, l’Inde et la Chine connaissent régulièrement des périodes de tensions dans l’Himalaya, émaillées d’incidents limités entre leurs forces armées, déployées à proximité de la « Ligne de contrôle actuelle » [LAC, encore appelée « Ligne Mac Mahon »]. En 1962, ces différents territoriaux ont donné lieu à un bref conflit, qui tourna à l’avantage de l’Armée populaire de libération [APL]. Qu’en serait-il actuellement si cela devait se reproduire à nouveau?

Une récente étude du Belfer Center for Science and International Affairs, qui relève de l’Université de Havard [États-Unis] a tenté de répondre à cette question en examinant les forces en présence, en se basant sur des informations obtenues par des sources ouvertes et des entretiens avec des experts chinois, indiens et américains. L’une des limites de ce rapport est qu’il s’attarde davantage sur les aspects quantitatifs et que qualitatifs. En clair, il s’intéresse plus au volume des troupes qui se font face le long que de la LAC qu’aux capacités qu’elles sont susceptibles de mobiliser.

Sur le plan conventionnel, les forces indiennes disposent de 225.000 militaires dans le secteur concerné, dont un brigade de chars T-72, un régiment de missiles de croisière Brahmos et de 270 avions de combat, dont 68 dédiés à l’attaque au sol. Ces « forces sont toutes déployées en permanence près de la frontière, ce qui raccourcit leur temps de mobilisation et limite les perspectives d’une avancée chinoise », estime l’étude.

Côté chinois, les forces terrestres engagées sont numériquement équivalentes, avec 200.000 à 230.000 soldats. « Cependant, cette quasi-équivalence apparente avec leurs homologues indiennes est trompeuse car dans le cas d’une guerre contre l’Inde, une proportion importante de ces forces sera indisponible », estime cette étude, en évoquant les troupes nécessaires pour lutter contre les mouvements insurrectionnels au Xinjiang et au Tibet.

En outre, poursuit-elle, ces forces sont en majorité « situées loin de la frontière indienne, ce qui présente un contraste frappant avec les troupes indiennes présentes dans la région, lesquelles n’ont pour mission que celle d’assurer la défense contre la Chine ».

Au niveau aérien, l’APL ne compterait que 157 avions de combat et un « arsenal de drones » d’attaque, de reconnaissance et de guerre électronique. Le tout se répartissant entre 8 bases aériennes [dont des aéroports civils pouvant être réquisitionnés en cas de guerre]. En outre, souligne l’étude du Belfer Center, l’avantage irait à l’Inde dans ce domaine. « Des évaluations faisant autorité soutiennent que le chasseur chinois J-10 est techniquement comparable au Mirage 2000 indien [de facture française, ndlr]. Mais le Su-30 MKI indien [de conception russe, ndlr] est supérieur à tous les chasseurs chinois présents sur ce théâtre, y compris le J-11 et le Su-27 ».

Depuis la publication de cette étude, la situation s’est de nouveau tendue entre l’Inde et la Chine, en particulier dans la région du Ladakh, notamment au niveau de la vallée de Galwan. Et Pékin y a renforcé ses positions militaires, avec le l’envoi d’importants moyens d’artillerie ainsi que des chars et de l’infanterie mécanisée.

Le 6 juin, le général indien Harinder Singh, commandant du 14e Corps basé à Leh a rencontré le général chinois Liu Lin, le chef de la région militaire du Xinjiang pour évoquer la situation, étant donné que New Delhi et Pékin avaient affiché leur volonté de normaliser la situation de façon pacifique. À l’issue de cette réunion, les forces des deux pays ont reculé de 2 à 2,5 km au niveau des points les plus sensibles. Mais, dans le même temps, les médias chinois ont communiqué au sujet de vastes manoeuvres aéroportées dans le nord ouest de la Chine, depuis la région de Hubei, qui fut récemment l’épicentre de la pandémie de Covid-19.

« Une brigade aéroportée de la composante aérienne de l’APL, composée de milliers de parachutistes, a récemment manœuvré depuis la province du Hubei, en Chine centrale, vers un lieu tenu secret dans les plateaux du nord-ouest de la Chine en quelques heures », a ainsi indiqué le quotidien Global Times, qui suit la ligne du Parti communiste chinois. Des compagnies aériennes civiles ont même été sollicitées.

Avant cet exercice, une brigade du 74e groupe d’armée du commandement sud-ouest de l’APL avait été également « projetée » dans le nord-ouest du pays depuis la province du Guangdong. « Les troupes y ont effectué une série de tirs réels d’artillerie », a rapporté le Global Times. Même chose pour une brigade du 76e groupe d’armée, relevant du commandent « Ouest ».

Évidemment, à New Delhi, ces mouvements de troupes inquiètent. « Ce déploiement chinois, qui comprend 10.000 soldats dans ainsi que de l’artillerie lourde, des régiments de chars et des escadrons de chasseurs-bombardiers, est le principal sujet de préoccupation. Cette accumulation doit cesser et les troupes doivent être retirées par l’Armée populaire de libération afin de mettre fin aux tensions sur la ligne actuelle de contrôle », ont déclaré des sources gouvernementales indiennes à India Today.

De son côté, le quotidien Times of India confirme cette préoccupation… tout en relevant que les forces indiennes avaient également envoyé 10.000 soldats dans le secteur du Ladakh.

Cette question doit être abordée à l’occasion de nouvelles discussions, qui doivent commencer ce 10 juin. Mais, pour le centre de réflexion américain Carnegie Endowment for International Peace, peu importe leur issue : « la nouvelle infrastructure a créée [par la Chine] survivra probablement comme un atout prêt à être éventuellement utilisé à l’avenir », a-t-il estimé dans une étude publiée le 4 juin.

Quoi qu’il en soit, a-t-il continué, « la crise actuelle qui se déroule le long de LAC semble à un certain niveau être la continuation des tendances observées au cours des années précédentes. Mais cette fois, il y a une différence importante : contrairement aux affrontements discrets et géographiquement localisés du passé, les derniers accrochages ont lieu à plusieurs endroits le long de la LAC, au Ladakh dans la partie orientale du Jammu-et-Cachemire, ce qui suggère un degré élevé préméditation et une approbation des activités militaires depuis le somment de l’État ». Et d’ajouter : « L’agressivité de la Chine dans le haut Himalaya est qualitativement différente des autres développements illustrant une affirmation accrue de Pékin », comme en mer de Chine de Chine méridionale ou à l’égard de Taïwan et de Hong Kong.

Photo : Par Defense Dept. photo by U.S. Air Force Staff Sgt. D. Myles Cullen — image Image description on www.defense.gov, Domaine public, Lien

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Ya Rab Yeshua.

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Un officier et deux soldats indiens tués lors d’une « confrontation violente » avec l’armée chinoise

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……….…./…………..

Ces dernières semaines, l’Armée populaire de libération [APL] a organisé plusieurs exercices constituant autant de messages adressés aux forces indiennes pendant que la presse chinoise enchaîne les articles sur les nouvelles armes susceptibles d’être utilisées en cas de conflit dans la région. Qui plus est, et c’est un sujet de préoccupation pour l’Inde, elle en aurait profité pour accroître ses effectifs militaires à proximité des zones contestées. Ce qui a motivé, côté indien, l’envoi de renforts.

Cela étant, un dialogue entre les deux parties, au niveau militaire, est en cours. Sans résultats pour le moment… Et on peut doter qu’il puisse en produire dans les jours qui viennent après le sérieux incident qui vient d’opposer des soldats indiens et chinois.

En effet, ce 16 juin, la Chine a accusé des troupes indiennes « d’avoir violé, le 15 juin, le consensus bilatéral et franchi la frontière à deux reprises, avant de se livrer à des activités illégales et de provoquer et d’attaquer des soldats chinois, avec pour résultat une grave confrontation physique. »

L’Inde a confirmé l’incident [sans pour autant admettre sa responsabilité] en parlant d’une « confrontation violente » avec l’armée chinoise au Ladakh.

« Durant le processus de désescalade en cours dans la vallée de Galwan, une confrontation violente s’est produite la nuit dernière et a fait des victimes des deux côtés. Les pertes de vie du côté indien comptent un officier et deux soldats », a indiqué l’armée indienne, via un communiqué.

Le quotidien Indian Today a précisé que l’officier tué lors de cette confrontation était un colonel. A priori, aucun échange de tirs n’a eu lieu, les troupes en présence s’étant affrontées, une fois encore, à coups de bâtons et de pierres.

« Des militaires de haut rang des responsables des deux parties se réunissent actuellement sur les lieux pour désamorcer la situation », a aussi fait savoir l’armée indienne.

Le porte-parole du ministère chinois, Zhao Lijia, a également affirmé que « la Chine et l’Inde sont d’accord pour continuer à résoudre les problèmes bilatéraux par le dialogue et la consultation. » Toutefois, a-t-il poursuivi, « nous appelons une nouvelle fois l’Inde […] à maîtriser ses troupes frontalières. » Et d’insister : « Ne franchissez pas la frontière, ne provoquez pas de troubles. »

Le dernier incident meutrier entre l’Inde et la Chine [avant celui du 15 juin, ndlr] remonte à 1975. Cette année-là, quatre militaires indiens avaient été tués par des tirs dans l’Arunachal Pradesh.

D’après India Today, le ministre indien de la Défense, Rajnath Sing, a réuni les principaux chefs militaires pour « discuter des récents développements dans l’est du Ladakh. »

Photo : Soldats indiens lors d’un exercice


Ya Rab Yeshua.

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http://www.opex360.com/2020/07/30/face-a-la-chine-laustralie-et-les-etats-unis-parlent-de-renforcer-leur-cooperation-militaire/

Face à la Chine, l’Australie et les États-Unis parlent de renforcer leur coopération militaire

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La semaine passée, le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, s’en est violemment pris à la Chine, et en particulier au Parti communiste chinois en appelant le « monde libre » à « triompher » de la « nouvelle tyrannie » incarné, selon lui, par ce dernier.

« La Chine d’aujourd’hui est de plus en plus autoritaire à l’intérieur du pays, et plus agressive dans son hostilité face à la liberté partout ailleurs », a encore asséné M. Pompeo, au lendemain de l’annonce de la fermeture du consulat chinois à Houston, qu’il a décrit comme étant une « plaque tournante de l’espionnage ».

Lors d’une rencontre au format 2+2 [défense et diplomatie], à Washington, le 28 juillet, la ministre australienne des Affaires étrangères, Marise Payne, n’a pas voulu utiliser la même rhétorique que son homologue américain au sujet de la Chine… même si, à Canberra, on fait beaucoup de reproches à son endroit.

En effet, ces dernières semaines, l’Australie a demandé une enquête internationale sur l’apparition, à Wuhan, de l’épidémie de covid-19 [ce qui a fortement déplu à Pékin], banni l’équipementier Huawei pour ses réseaux 5G et dénoncé son rôle [sans la nommer officiellement] dans des attaques informatiques de grande ampleur ainsi que ses tentatives d’ingérence dans la vie politique australienne. En outre, Canberra s’inquiète aussi des « mauvais comportements » de la Chine dans la région Indo-Pacifique, où elle pratique la politique du fait accompli pour asseoir des revendications territoriales.

Estimant que son pays allait faire face à des « défis régionaux d’une ampleur sans précédent depuis la Seconde Guerre mondiale », avec une concurrence stratégique de plus en plus affirmée entre Washington et Pékin dans le Pacifique, le Premier ministre australien, Scott Morrison, a récemment décidé une hausse de 40% des dépenses militaires au cours de la prochaine décennie. Une nécessité qui fait a priori consensus en Australie, où l’on craint que la puissance militaire américaine soit supplantée, du moins dans la région, par celle de la Chine.

Pour autant, même si les apparences peuvent laisser penser le contraire, cela ne veut pas dire que Canberra doit s’aligner automatiquement sur les positions de Washington. C’est ce qu’a donc affirmé Mme Payne. Alors qu’elle était interrogée sur les propos récemment tenus par M. Pompeo, elle a répondu qu’il n’avait fait qu’exprimer sa position.

« Nous fonctionnons sur la base de valeurs communes. Mais surtout, de notre point de vue, nous prenons nos propres décisions dans l’intérêt national australien ainsi que dans le respect de notre sécurité, de notre prospérité et de nos valeurs », a dit Mme Payne. « La relation que nous entretenons avec la Chine est importante. Et nous n’avons pas l’intention de lui nuire. Mais nous n’avons pas non plus l’intention de faire des choses qui sont contraires à nos intérêts », a-t-elle ajouté.

Avec les États-Unis, « nous ne sommes cependant pas d’accord sur tout. Et cela fait partie d’une relation respectueuse, qui dure depuis plus de 100 ans », a insisté la cheffe de la diplomatie australienne, sans pour autant préciser les « désaccords » avec Washington.

Car, en revanche, Australiens et Américains sont sur la même longueur d’onde quand il s’agit de qualifier « d’illégales » les revendications maritimes de Pékin en mer de Chine méridionale et d’évoquer la répression des Ouïghours dans la province du Xinjiang ainsi que le sort fait à l’autonomie de Hong Kong. Sur ces sujets, les deux pays ont exprimé « leurs profondes préoccupations. »

Quant à la coopération entre les deux pays, déjà importante, elle va encore se renforcer. Et cela, dans au moins deux domaines : l’innovation technologique et le soutien logistique.

Ainsi, le chef du Pentagone, Mark Esper, et la ministre australienne de la Défense, Linda Reynolds, se sont mis d’accord sur l’organisation d’exercices conjoints plus fréquents, en particulier en mer de Chine méridionale, afin de contrer sa « militarisation croissante » par Pékin, ainsi que dans l’océan Indien. Et ils ont également annoncé la création, à Darwin, d’une réserve stratégique de carburant, qui sera financée par les États-Unis.

« Nous discutons des opportunités qui intéressent États-Unis et l’Australie et de notre volonté de les développer, qu’il s’agisse de l’hypersonique ou de toute autre capacité », a en outre indiqué M. Esper, au chapitre de la coopération en matière de technologie.

À l’occasion de la révision de son livre blanc sur la défense, Canberra a justement fait part de son intérêt pour développer des armes hypersoniques. Une enveloppe conséquente [environ 5 milliards d’euros] est prévue à cette fin. Les forces australiennes ont maintenant besoin de capacités de dissuasion plus fortes. De telles capacités peuvent maintenir à distance des forces et les infrastructures critiques d’adversaires potentiels, dissuadant ainsi une attaque contre l’Australie tout en contribuant à prévenir une guerre « , avait expliqué M. Morisson, début juillet.

Cette coopération devrait aussi concerner la défense aérienne et antimissile, la guerre électronique, l’espace, la cybersécurité, la lutte sous-marine et l’approvisionnement en minéraux critiques.

« Cela permettra à l’alliance [australo-américaine] de maintenir son avantage en termes de capacités dans un environnement qui se modernise rapidement », a justifié Mme Reynolds. « Une réduction supplémentaire des obstacles à une intégration industrielle renforcera également notre interopérabilité et notre résilience commune », a-t-elle ajouté.

Pour avoir une idée de ce que l’on pense à Pékin de ce rapprochement, il suffit de consulter le quotidien Global Times, qui suit la ligne du Parti communiste chinois. Et il s’est montré très clair, en qualifiant l’Australie de « sherif adjoint » des États-Unis.

« Être lié au char américain contre la Chine ne sera pas une bonne chose pour l’Australie. Et des provocations pourraient sérieusement mettre en danger ses intérêts », a ainsi prévenu Wei Dongxu, un expert militaire.

Photo : Le HMAS Canberra encadré par l’USS McCampbell et l’USS Ronald Reagan, durant l’exercice Taliman Sabre, en 2019 (c) US NAVY / MC2 Markus Castaneda


Ya Rab Yeshua.

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L’Inde dénonce de nouvelles « provocations » de l’armée chinoise dans la région frontalière du Ladakh

« Tout ce que dit la Chine désormais ne peut être pris pour argent comptant. Espérons que l’Inde a retenu la leçon maintenant », avait prévenu Harsh Pant, analyste à l’Observer Research Foundation, après un violent accrochage entre les forces indiennes et chinoises ayant eu lieu le 15 juin, dans la vallée de Galwan [région du Ladakh], objet d’un vieux contentieux frontalier entre Pékin et New Delhi.

Cet incident, qui a fait une vingtaine de tués côté indien [la Chine n’a jamais donné de bilan], s’était produit au Point de patrouille 14, où l’Armée populaire de libération [APL] était censée avoir démantelé le camp qu’il y avait établi, conformément à un accord précédemment négocié entre les deux partis afin de réduire des tensions qui ne cessaient alors d’aller crescendo depuis plusieurs semaines.

Cela étant, de nouvelles négociations entre les autorités militaires indiennes et chinoises permirent de calmer la situation après cet accrochage. Pour autant, Pékin n’a depuis visiblement pas renoncer à renforcer ses positions militaires le long de la Ligne de contrôle effectif [LAC], c’est à dire sa frontière avec l’Inde.

Outre la région du Ladakh, le plateau du Doklam [également revendiqué par le Bouthan, ndlr] est un autre sujet de contentieux entre la Chine et l’Inde. Pour New Delhi, ce territoire est stratégique, étant donné qu’il n’est situé qu’à quelques kilomètres du corridor de Siliguri, qui fait la jonction entre les plaines du nord et les États indiens du nord-est.

Or, selon l’imagerie satellitaire, Pékin y a construit une importante installation abritant des moyens de défense aérienne ainsi qu’un héliport. Et cela, à seulement 50 km d’un secteur où les forces indiennes et chinoises eurent un face à face tendu en 2017. Un autre site dédié à la défense aérienne aurait aussi vu le jour dans le secteur de Kailash-Mansarovar, à un centaine de kilomètres de l’État indien d’Uttarakhand.

Les constructions chinoises le long de la LAC comprennent « de nouvelles bases aériennes ou des extensions de bases aériennes, ainsi que nouvelles positions de défense aérienne. […] Elles s’inscrivent dans une stratégie plus large, similaire au développement des infrastructures chinoises en mer de Chine méridionale. […] Cela suggère que Pékin envisage de poursuivre plus agressivement ses revendications territoriales le long de sa frontière occidentale », a résumé Sim Tack, analyste chez Strafor, dans les colonnes du quotidien The Print.

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Quoi qu’il en soit, c’est à nouveau dans la région du Ladakh, et précisément sur la rive sud du Lac de Pangong Tso, que des mouvements de troupes chinoises ont été dénoncés, ce 31 août, par New Delhi.

Sans préciser s’il y avait eu ou non des incidents, le ministère indien de la Défense a en effet affirmé que, dans la nuit du 29 au 30 août, l’APL avait « effectué des mouvements militaires provocateurs pour changer le statu quo » à la frontière, l’accusant d’avoir « enfreint le consensus » auquel les deux parties étaient parvenues pour apaiser la situation le long de LAC.

Et d’ajouter : « Les militaires indiens ont anticipé ces activités de l’APL sur la rive sud du Lac de Pangong Tso, ont pris des mesures pour renforcer nos positions et déjouer les intentions de la Chine de changer unilatéralement la situation sur le terrain. » 

De son côté, Pékin a nié les accusations indiennes. « Les troupes frontalières chinoises ont toujours respecté la ligne de contrôle effectif, qu’elles n’ont jamais franchi. Les troupes frontalières des deux pays ont maintenu les communications sur la ligne de contrôle », a assuré Zhao Lijian, le porte-parole de la diplomatie chinoise.

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Par ailleurs, selon des responsables indiens, cités par l’agence ANI, l’APL aurait également déployé des avions dits de 5e génération J-20 sur la base aérienne de Hotan, d’où ils décollent pour « voler à proximité du territoire indien, près du Ladakh et des secteurs adjacents ». Pourtant, le chasseur-bombardier chinois est censé être furtif…


Ya Rab Yeshua.

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La Chine a l'avantage d'être un "Pays Continent" aillant le bénéfice d'avoir la majorité des ressources nécessaire à son autonomie sur son propre territoire (je dis bien majorité et non entièreté) 

La Chine connait une énorme croissance exponentiel, mettant en déclin les Etats-Unis qui augmentent leur budget militaire pour ne pas se laisser dépasser par la Chine. 

La soif de conquête existe depuis toujours, ce n'est pas étonnant que la Chine le fasse à son tour, comme disait Napoléon Bonapart : "Quand la Chine se réveillera, le monde tremblera." 

La Chine n'est pas à son summum, alors je m'impatiente de voir ce qu'elle deviendra une fois au plus haut. Le monde connaîtra une nouvelle guerre froide, j'en suis sur. (Même si en soi, au vu des situations actuelles, on y est plus ou moins) 

Le Japon a perdu sa force militaire même si elle reste toujours forte, elle n'a pas cessé de décroître depuis la fin de son empire en 45, pas étonnant que la Chine menace ses eaux territoriales, en plus de la Corée du sud qui se montre hostile envers le Japon pour son passé colonial.. En plus également de la Corée du Nord qui s'impatiente de voir des conflits naître.. Le monde va réellement basculer sous peu ! 

Et j'en suis sur, l'alliance Sino-Russe mettra les USA mal à point. 

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C'est en effet un des nombreux points de vue sur cette hégémonie ou volonté d'hégémonie chinoise.

BTX


Ya Rab Yeshua.

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