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Forces russes : bilans 2017


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Antonov An-124-100

Sortie de remise en état de vol et de rénovation de l’An-124-100 portant le numéro de registre RA-82011 et le nom de baptême Oleg Antonov.

Mis en service en 1987 sous le code CCCP-82011 au sein du 566 VTAP, il passe au 235 VTAP en 1989. Le RA-82011 (nouveau code faisant suite à la disparition de l’URSS) vole jusqu’en 2003 année où il est arrêté et stocké sur la base de Seshcha.

https://redsamovar.com/2018/01/07/actu-bilan-2017-les-forces-aeriennes-1ere-partie/

Deuxième volet de notre bilan de l’année 2017, la partie relative à la Marine Russe (VMF). Cette partie du bilan portera principalement sur les navires principaux de la Marine Russe; certaines unités auxiliaires étant volontairement laissées de côté devant la difficulté d’assurer un suivi complet de certains projets.

Navires réceptionnés par la Marine Russe en 2017

Le nombre de navires mis en service par la Marine russe en 2017 étant relativement restreint, nous allons les passer en revue par classes ce qui facilitera la lecture du bilan. Il est à noter que nous ne prenons en ligne de compte que les navires induits au service actif et non ceux dont le lancement est réalisé mais les tests pas encore achevés.

https://redsamovar.com/2018/01/19/actu-bilan-2017-les-forces-navales-2eme-partie/

Dernier volet du bilan 2017 des livraisons de matériel pour les forces armées russes, il sera question ici des livraisons concernant les forces terrestres et aéroportées. Au vu du très grand nombre de modèles de véhicules livrés et donc de la difficulté d’obtenir un suivi des livraisons précis pour tous ces matériels, ce bilan portera globalement sur les principaux matériels de combat.

Chars de combat

Les livraisons de MBT pour les forces terrestres russes en 2017 vont porter principalement sur le T-72B3 et plus précisément  le T-72B3 obr.2016.

https://redsamovar.com/2018/01/30/actu-bilan-2017-les-forces-terrestres-et-aeroportees-3eme-partie/

Ya Rab Yeshua.

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  • 3 months later...

https://redsamovar.com/2018/05/24/actu-les-snle-izd-955a-borei/

Les SNLE Izd 955(A) Boreï

Sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) dits de « 4e génération », les Izd.955 Boreï (Борей) ont été conçus pour prendre la relève des Izd.667B/BD/BDR/BDRM (aussi connus sous les noms de Delta I à Delta IV) ainsi que des Izd.941 Akula. Le développement des Boreï a débuté au milieu des années 80 sous l’égide du bureau TsKB MT Rubin (de Saint-Pétersbourg) avec Vladimir Zdornov en tant qu’ingénieur en chef du projet.

Ayant connu un développement et une mise au point chaotique ainsi que fortement retardé, les Boreï sont en passe de renouveler un parc de SNLE russes à bout de souffle et qui a largement dépassé et/ou approche dangereusement de l’âge de la retraite. Après le lancement du Knyaz Vladimir en novembre 2017, l’actualité relative à ces bâtiments vient de connaître de recevoir des coups d’accélérateur intéressants.

Ya Rab Yeshua.

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Le matos Russe est pas mal mais spécifiquement militaire !

Tu peut oublier le confort avec eux ... pas dans leurs doctrine ! Il faut de la rusticité et de la puissance militaire , mais que l'équipage sois bien c'est pas le problème des ingénieurs :lol:!

C'est bien occidental d'avoir des chars avec des prises pour la gamelle ect ... :wub:

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  • 5 months later...

Tensions avec la Russie : pour l’Allemagne, l’Ukraine doit se « montrer raisonnable »

http://www.opex360.com/2018/11/29/tensions-avec-la-russie-pour-lallemagne-lukraine-doit-se-montrer-raisonnable/

Après la capture de trois de ses navires par la garde-côtière russe, le 25 novembre, l’Ukraine craint que la Russie aille encore plus loin en prenant le contrôle de son littoral donnant sur la mer d’Azov, dont l’accès passe par le détroit de Kertch, situé entre la Crimée et la péninsule de Taman [Russie].

D’où la demande adressée par Petro Porochenko, le président ukrainien, à l’Otan d’envoyer des navires en mer d’Azov. Et sa requête s’adressait plus particulièrement à l’Allemagne, laquelle, selon lui, devrait aussi « se demander » ce que « fera ensuite [Vladimir] Poutine si nous ne le stoppons pas ».

Déjà pas favorable à imposer d’autres sanctions à la Russie (mais en condamnant, toutefois, les actions de cette dernière), l’Allemagne a opposé une fin de non-recevoir à la requête de M. Porochenko.

Ainsi, la chancelière allemande, Angela Merkel, a estimé, ce 29 novembre, que l’Ukraine se devrait de « rester avisée car nous ne pourrons résoudre les choses qu’en restant raisonnables, en discutant les uns avec les autres ».

« Il ne peut y avoir de solution militaire à ces confrontations », a encore insisté Mme Merkel, qui s’exprimait à l’occasion du forum économique germano-ukrainien.

Dans le même temps, Mme Merkel a promis qu’elle aborderait avec le chef du Kremlin la question de l’accès à la mer d’Azov, lequel a été rendu plus compliqué depuis l’inauguration du pont de « Crimée », qui traverse le détroit de Kertch.  »

« Car tout cela est à mettre totalement sur le compte du président russe. Depuis que ce pont a été inauguré en mai, les conditions de navigation ont empiré », a affirmé Mme Merkel, qui a aussi assuré qu’elle ferait tout pour le littoral ukrainien en mer d’Azov, et notamment le port de Marioupol, restent accessibles par voie maritime.

Dans cette affaire, l’Allemagne est, en quelque sorte, entre le marteau et l’enclume, principalement pour des considérations énergétiques. En juillet, le président américain, Donald Trump, lui en avait fait le reproche.

« L’Allemagne est complètement contrôlée par la Russie […] elle est prisonnière de la Russie. Elle paie des milliards de dollars à la Russie pour ses approvisionnements en énergie et nous devons payer pour la protéger contre la Russie. Comment expliquer cela? Ce n’est pas juste », avait en effet lancé le chef de la Maison Blanche, lors du dernier sommet de l’Otan.

La raison de son courroux portait un nom : Nord Stream 2, c’est à dire celui du projet de gazoduc qui doit relier directement la Russie à l’Allemagne sans passer par l’Ukraine.  »

« Les États-Unis ont toujours été opposés à ce projet, pointant une contradiction fondamentale de la politique allemande. […] D’un côté le pays est un partenaire engagé de l’Otan en faveur du régime de sanctions [contre la Russie]. Dans le même temps, l’Allemagne n’arrive pas à reconnaître la dimension politique de Nord Stream 2 et semble assez indifférente à fournir à la Russie un levier politique supplémentaire », avait expliqué, à l’époque, Marco Giuli, du centre de réflexion European Policy Centre (EPC).

C’est sans doute aussi à l’aune de ce type de considérations (et non pas seulement sous le seul prisme environnemental) qu’il faut appréhender le sujet de la « transition énergétique », qui fait beaucoup de bruit en ce moment. En 2017, la moitié des importations de gaz naturel des pays de l’Union européenne a été fournie par la Russie. Et il n’y a pas de solution de substitution : la production norvégienne est au « taquet » et l’Algérie ne peut pas suivre la demande, faute d’avoir pu moderniser ses infrastructures.

Ya Rab Yeshua.

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  • 1 year later...

À l’occasion du 75e anniversaire de la victoire sur l’Allemagne nazie et du 90e anniversaire de la formation des Forces aéroportées russes, des parachutistes ont effectué pour la première fois au monde une manœuvre d'atterrissage depuis une altitude de 10.000 mètres dans l’Arctique. Des exercices similaires se dérouleront désormais chaque année.

«Pour la première fois dans l'histoire du monde, des parachutistes russes, au sein d'une unité mixte, ont effectué un saut en parachute à haute altitude à partir d'un avion Il-76 d'une hauteur de 10.000 mètres dans les conditions extrêmes de l'Arctique dans la région de l’archipel François-Joseph», a-t-il indiqué.

 

https://fr.sputniknews.com/defense/202004261043654752-des-soldats-aeroportes-russes-sautent-dune-altitude-de-10000-m-dans-larctique-une-premiere-dans/

 

En complément =

http://www.opex360.com/2020/04/26/les-forces-russes-ont-mene-un-exercice-aeroporte-inedit-dans-larctique/

Les forces russes ont mené un exercice aéroporté inédit dans l’Arctique

Le dérèglement climatique aidant, l’importance stratégique de l’Arctique ne pourra que s’amplifier dans les années à venir, dans la mesure où il sera possible d’y exploiter les ressources naturelles qu’elle recèle [notamment les hydrocarbures] et que de nouvelles routes maritimes y seront ouvertes. Et cela motive quelques différends territoriaux entre les pays de la région.

L’un d’eux porte sur la dorsale de Lomonossov, une chaîne de montagne immergée qui traverse l’océan Arctique des eaux sibériennes jusqu’à l’île canadienne d’Ellesmere. La Russie affirme qu’elle est une extension de son plateau continental, ce qui lui permet de revendiquer une surface de 1,2 millions de kilomètres carrés. Mais le Danemark et le Canada ont une autre interprétation. Selon ces derniers, cette dorsale se rattache aux plaques continentale de l’Amérique du Nord et du Groenland.

Quoi qu’il en soit, l’Arctique est une priorité pour la Russie depuis maintenant une dizaine d’années, avec la publication d’une stratégie dédiée à cette région en 2009. Depuis, Moscou y a consenti d’importants investissements et y a renforcé sa présence militaire, notamment via la construction de nouvelles bases [et la réhabilitation de celles qui avaient été abandonnées depuis la fin de la période soviétique] et le déploiement de capacités de déni et d’interdiction d’accès.

En 2018, le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, a estimé que « la concurrence dans l’Arctique pourrait conduire à un conflit potentiel ».

« Depuis la reprise en main de sa présence militaire dans l’Arctique […], Moscou a relancé les patrouilles de ses bombardiers stratégiques aux frontières de l’Otan. Comparée à la situation dans la Baltique ou en mer Noire, les détections de bombardiers russes par les radars de l’Otan restent peu fréquentes et bien inférieures au niveau de la Guerre Froide. Néanmoins, les risques d’une évaluation erronée pourraient conduire à une escalade des tensions, comme quand Moscou a simulé l’attaque des radars de Vardo, financés par les États-Unis, en territoire norvégien », souligne ainsi une récente note de l’Institut français des relations internationales [IFRI].

Cela étant, poursuit-elle, la « reconstitution par la Russie de ses capacités arctiques continue donc de s’inscrire dans une conception fondamentalement défensive, non seulement centrée sur le le contrôle de son propre territoire et de ses défis spatiaux et climatiques, mais aussi destinée à dissuader de potentielles velléités d’influence des pays voisins, membres de l’Otan. Cependant, le contexte actuel les rend propices à une interprétation plus offensive. »

#Видео Эксклюзивные кадры десантирования на новых парашютных системах с высоты 10 тысяч метров в арктических условиях#Минобороны #АрмияРоссии #ВДВ #Арктика #Десантирование #ПервыеВМире pic.twitter.com/fdgB17kJYk

— Минобороны России (@mod_russia) April 26, 2020

Quoi qu’il en soit, les forces russes mènent régulièrement des exercices dans la région. Le dernier en date a pris la forme d’une opération aéroportée [OAP] – inédite selon Moscou – qui a mobilisé trois avions de transport Il-76, chacun pouvant embarquer 125 parachutistes.

« Pour la première fois dans l’histoire du monde, des parachutistes russes, au sein d’une unité mixte, ont effectué un saut en parachute à haute altitude à partir d’un avion Il-76 d’une hauteur de 10.000 mètres dans les conditions extrêmes de l’Arctique, dans la région de l’archipel François-Joseph », a en effet annoncé le ministre russe de la Défense, ce 26 avril.

Cette OAP a été ordonnée par Segueï Choïgou. Elle a également marqué le 90e anniversaire de la création des forces aéroportées russes. Selon le ministère, elle a exigé l’utilisation d’un « système de parachutage spécial de nouvelle génération » et permis de tester de nouveaux équipements, dont des tenues de combat développées pour les conditions extrêmes.

Une fois au sol, les parachutistes russes ont mené un exercice visant à « identifier et détruire un groupe de sabotage et de reconnaissance ennemi fictif », en relation avec la Flotte du Nord.

« Nous effectuerons des exercices similaires chaque année, dans différentes régions de l’Arctique, avec une composition différente des participants impliqués et à différents moments de la formation », a assuré Iounous-bek Evkourov, le vice-ministre russe de la Défense.

PS. Pour info, la composition (actualisée) de la Flotte du Nord russe

http://www.rusnavyintelligence.com/flotte-du-nord.html

Ya Rab Yeshua.

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  • 2 weeks later...

http://www.opex360.com/2020/05/05/pour-la-premiere-fois-depuis-la-guerre-froide-lus-navy-a-envoye-des-navires-en-mer-de-barents/

Pour la première fois depuis la guerre froide, l’US Navy a envoyé des navires en mer de Barents

La carte de la mer des Barents - les mers mondiales, la situation ...

barents-20200505.jpg

Portant le nom d’un explorateur néerlandais [Willem Barents, ndlr] et occupant une position stratégique dans la région de l’Arctique car située sur le trajet de la Route maritime du Nord [RMN], la mer de Barents est délimitée par la Norvège à l’ouest et par la Russie à l’est. Ce qui fait que, pendant longtemps, ces deux pays ont un différend territorial portant sur sa partie sud, laquelle est libre de glace durant la majeure partie de l’année tout en recelant d’importantes ressources halieutiques et gazières.

Il fallut attendre 2010 pour voir la Russie et la Norvège signer un accord mettant un terme à leur dispute territoriale. Cette issue avait été favorisée par Jens Stoltenberg, l’actuel secrétaire général de l’Otan, à l’époque où il était à la tête du gouvernement norvégien.

Cependant, des tensions entre Moscou et Oslo ne sont pas complètement éteintes… Notamment au sujet de l’archipel de Svalbard. La Norvège obtint la reconnaissance de sa souveraineté sur ce territoire en 1920, dans la foulée de Conférence de Paris, en échange de sa démilitarisation.

Mais l’Union soviétique garda toujours un oeil sur cet archipel, la mer de Barents étant le « bastion » de sa Flotte du Nord. Comme elle l’est d’ailleurs encore actuellement. Or, l’an passé, il a été rapporté que des activités militaires russes y avaient été détectées… Et le contre-espionnage norvégien, le Politiets Sikkerhetstjeneste [PST], se refusa à faire le moindre commentaire.

File:PST emblem.svg - Wikimedia Commons

Cela étant, depuis une dizaine d’années, et en raison des dérèglements climatiques, l’Arctique est (re)devenu une priorité pour la Russie, qui y a renforcé sa présence militaire via le déploiement de capacités de déni et d’interdiction d’accès, la réhabilitation des bases abandonnées depuis la période soviétique et la création d’unités spécialisées.

« La Norvège ne se fait pas d’illusion sur la politique russe. Elle constate le regain d’activité militaire à proximité de son territoire [y compris le déploiement de systèmes Iskander lors d’exercices] et craint le risque de ‘débordement’ d’une crise entre Moscou et l’Alliance atlantique. Elle sait que cette politique s’inscrit dans le cadre d’un ‘réveil russe’ qui concernerait l’Arctique tout autant que le reste de son environnement régional, et qui mêle affirmations de souveraineté et intérêts économiques [ressources, transport]. Elle voit la stratégie russe dans l’Arctique […] comme une question de ‘très long terme' », expliquait Bruno Tertrais, dans une récente note [.pdf] de la Fondation pour la recherche stratégique [FRS].

Pour autant, poursuit M. Tertrais, la Norvège ne tient pas à braquer la Russie, qu’elle perçoit comme un « défi stratégique » et non comme une menace. Aussi, explique-t-il, c’est la raison pour laquelle elle « rejeté le principe d’une défense de l’avant au bénéfice de celui de la défense totale » et souhaité « très délibérément que l’exercice Trident Juncture 2018 se déroule au milieu du pays, et non pas au nord ». En outre, Oslo ne veut pas de stationnement permanent d’unités de l’Otan sur son territoire, ni que ses espaces aériens et maritimes soient surveillés par les alliés.

Toutefois, cette retenue norvégienne n’est pas perçue comme telle à Moscou, où l’on reproche à Oslo sa « participation active dans les plans de l’Otan visant à accroître la présence de l’Alliance dans la région arctique », avec la création d’une infrastructure dédiée aux escales de sous-marins alliés près de Tromsø ou l’exploitation de radars Globus II et Globus III installés sur l’île de Vardø, grâce à un financement américain. D’ailleurs, l’aviation russe a simulé leur bombardement en 2017 depuis la péninsule de Kola, bordée par la mer de Barents.

Et les forces norvégiennes sont régulièrement mises à l’épreuve par l’activité militaire russe dans son environnement immédiat, comme cela a encore été le cas les 29 et 30 avril, avec les interceptions, par des F-16 et des F-35A, d’un avion d’alerte avancé A-50 et de deux bombardiers russes Tu-22 avec leur escorte.

A-50 Mainstay - REDSTARS

Quoi qu’il en soit, l’importance de l’Arctique et les tensions avec la Russie depuis l’affaire de la Crimée font que, à l’instar de l’Islande, la mer de Barents retrouve l’intérêt qu’elle avait durant la Guerre Froide. D’autant plus qu’elle est le point de départ des sous-marins russes susceptibles d’opérer dans le passage dit GIUK [Groenland – Islande – Royaume-Uni], crucial pour les liaisons entre l’Amérique du Nord et l’Europe.

Signe de cette importance retrouvée : la présence, après un exercice de guerre anti-sous-marine en mer de Norvège, de 4 bâtiments de l’US Navy et de la frégate HMS Kent de la Royal Navy en mer de Barents, le 4 mai. La formation américaine était composée des destroyers de type Arleigh Burke USS Donald Cook, USS Porter et USS Roosevelt et le navire auxiliaire USNS Supply. Ce ne s’était plus vu depuis les années 1980.

U.S. Navy Surface Ships Enter Barents Sea for First Time Since Mid ...

Selon l’US Navy, cette opération a été menée pour « affirmer la liberté de navigation et démontrer l’intégration sans faille des forces alliées. Et de préciser que le ministère russe de la Défense avait été prévenu le 1er mai, « afin d’éviter tout malentendu, de réduire les risques et de prévenir toute escalade accidentelle. »

« En ces temps difficiles, il est plus important que jamais que nous maintenions notre rythme opérationnel à travers le théâtre européen, tout en prenant les mesures nécessaires pour protéger la santé de nos forces », a commenté le vice-amiral Lisa Franchetti, qui commande la 6e Flotte de l’US Navy.

De son côté, le chef du Pentagone, Mark Esper, a justifié l’intérêt de ce type d’opération, à l’heure où l’épidémie de Covid-19 a limité les mouvements des forces américaines au cours de ces dernières semaines. « Nous voyons l’activité de la Chine s’amplifier en mer de Chine méridionale. Nous voyons les Russes continuer à tester notre défense aérienne en Alaska et à la frontière nord », a-t-il dit.

Ya Rab Yeshua.

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http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2020/05/12/l-otan-met-cap-au-nord-et-entre-en-mer-de-barents-21155.html

L'Otan a mis le cap au nord et est entré en mer de Barents

6199908.jpg

Début mai, un groupe naval de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord est entré en mer de Barents, près des eaux territoriales russes, au nom de la liberté de navigation dans l'océan Arctique (photo US Navy). Le ministère russe de la Défense a été notifié de cette visite le 1er mai "afin d'éviter tout malentendu, de réduire les risques et de prévenir toute escalade accidentelle", selon un communiqué de l'US Navy. Le message est clair cependant: l'Otan et ses marines sont de retour dans les eaux arctiques.

6199973 (1).jpg

Cette flottille (plutôt robuste) comprenait les destroyers lance-missiles (DDG) américains USS Porter, USS Donald Cook et USS Franklin Roosevelt ainsi que la frégate HMS Kent de la Royal Navy (photo ci-dessus Royal Navy). Ces bâtiments étaient accompagnés de l'USNS Supply (T-AOE-6) et d'avions de patrouille maritime P-8A Poseidon et RC-135 de l'USAF.

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Les trois destroyers US appartiennent à la 6e Flotte et sont basés en Espagne, à Rota. Ils avaient pris part, avant d'entrer en mer de Barents, à un exercice de lutte anti-sous-marine avec un SNA américain et un P-8A. Cet exercice s'était déroulé en mer de Norvège.

L'exercice anglo-américain s'est terminé le 8 mai, sans que la flottille ne s'engage dans la "Northern Sea Route", le passage maritime du Nord (sur cette NSR, lire "LA ROUTE MARITIME DU NORD, RÉALITÉ ET PERSPECTIVES par Hervé Baudu).

Cette incursion en mer de Barents n'est pas la première. En 2018, le groupe aéronaval de l'USS Harry S. Truman et le groupe naval de l'USS Iwo Jima s'étaient déployés à l'intérieur du cercle polaire dans le cadre de l'exercice otanien Trident Juncture.

6199904.jpg

En 2019, l'USS Donald Cook et des bâtiments de la 2e Flotte (USS Normandy et USS Farragut) avaient aussi navigué au nord du cercle polaire.

Tensions autour de la NSR
On se souvient que la Russie revendique des droits souverains sur la route arctique. Moscou exige que tous les navires militaires demandent une auto­risation de transiter dans les eaux territoriale de la NSR avec un préavis de 45 jours. La Russie exige aussi le grade et le nom du commandant du navire, la nationalité du pavillon, la durée et la raison du transit, et voudrait imposer la présence obligatoire d’un pilote et l’assistance si nécessaire d’un brise-glace.

Le transit sans assistance du navire de soutien et d’assistance de la Marine nationale française Rhône le long de la NSR en septembre 2018 avait ainsi suscité une réaction véhémente du gouvernement russe. 

Ces exigences russes ne sont pas pour plaire à l'Otan  et surtout aux USA. En février, devant la commission des transports et de la sécurité maritimes, Michael Murphy, le "deputy assistant secretary for European and Eurasian affairs du Département d'Etat, avait averti: "Le flanc nord de l'Otan exige de nouveau l'attention des USA et de ses alliés".

Ya Rab Yeshua.

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  • 1 month later...

Selon Mme Parly, la relance du dialogue avec la Russie n’a pas encore donné de « résultats tangibles »

macron-poutine-20180319.jpgLors de la traditionnelle Conférence des Ambassadeurs, en août dernier, le président Macron avait invité les diplomates français à faire preuve « d’audace » et à « rompre » avec leur éventuelle défiance à l’égard de Moscou, même « si elle avait pu être justifiée par le passé », afin de « repenser » le lien entre la France et la Russie.

En effet, et malgré les sujets de fâcheries [ingérences russes dans les élections, Centrafrique, Ukraine, Syrie, etc], Emmanuel Macron avait alors estimé que ce serait « une profonde erreur » que de « pousser la Russie loin de l’Europe » et de la voir se rapprocher de la Chine. D’où la nécessité, selon lui, de dialoguer avec Moscou tout « en posant nos conditions ».

Ces propos suscitèrent de l’étonnement, si ce n’est de la méfiance, parmi les partenaires de la France. Aussi M. Macron s’était-il attaché à dissiper les malentendus lors de la Conférence de Munich sur la sécurité, en février dernier. « Ce que j’ai proposé, ce n’est pas de dire soudainement les choses vont changer, vous allez voir, embrassons-nous. […] On est exigeant, on ne cède rien sur nos principes mais on réengage le dialogue qui va prendre du temps, on réengage un dialogue stratégique parce qu’aujourd’hui la situation dans laquelle on est est la pire », avait-il expliqué.

Envoyé spécial du président Macron « pour l’architecture de sécurité et de confiance avec la Russie », le diplomate Pierre Vilmont avait livré des précisions au Sénat. Ainsi, avait-il dit, l’un des enjeux du dialogue avec Moscou vise à mettre en place des « contacts entre chefs d’État-major » ainsi que des « canaux de désescalade dans tous les domaines où cela peut-être utile et nonobstant d’éventuels différends avec nos interlocuteurs russes. »

Mais pour discuter, il faut être au moins deux. La Russie est-elle disposée à saisir la perche tendue par la France. Pour M. Vimont, cela ne fait pas de doute. Pour au moins deux raisons.

« Tout d’abord, un peu cyniquement, la France intéresse la Russie, parce que cette relation pourrait diviser les Européens. L’idée qu’un pays se détache des autres pour nouer un dialogue bilatéral ambitieux avec la Russie pourrait être considérée comme une manière d’entamer l’unité européenne. Ce n’est toutefois pas notre objectif », avait-il expliqué aux sénateurs.

Ensuite, avait continué M. Vimont, étant donné le rôle moteur que tente de jouer la France dans le renforcement de l’Union européenne, il est important pour Moscou « de bien comprendre et de dialoguer. »

Cependant, si MM. Macron et Poutine échangent assez régulièrement, comme cela a encore été le cas le 26 juin dernier, par vidéoconférence, le dialogue franco-russe connaît des débuts très timides au niveau militaire.

« J’ai demandé que nous fassions du cas précis de la Centrafrique le laboratoire de mise à l’épreuve de la bonne volonté affichée par la Russie pour être un partenaire dans la résolution des crises, et non pas quelqu’un qui souhaiterait utiliser ces crises à des fins de déstabilisation ». Or, « j’attends de pouvoir mesurer réellement le degré de bonne volonté de nos camarades russes. À ce stade, ça reste malgré tout assez difficilement perceptible », avait ainsi expliqué le général François Lecointre, le chef d’état-major des armés [CEMA] lors d’une rencontre avec l’Association des journalistes de défense [AJD], en janvier.

Qu’en est-il depuis? « Si la question est : ‘y a-t-il des résultats d’ores et déjà tangibles au dialogue que la France a amorcé avec la Russie?’, je vous répondrais très sincèrement que ce n’est pas encore le cas, mais nous sommes conscients qu’un dialogue de ce type ne peut pas produire de résultats immédiats. Il faut pouvoir le poursuivre dans la durée », a admis Florence Parly, la ministre des Armées, devant la sous-commission défense et sécurité du Parlement européen ce 2 juillet.

Pour autant, il est important, a estimé la ministre, d’avoir un dialogue avec Moscou. « Dans les efforts importants que nous menons pour parvenir à un cessez-le-feu en Libye, nous avons besoin de discuter avec la Russie. La Libye n’est pas le seul domaine où une telle discussion est nécessaire : il y a tout le volet de la stabilité stratégique et de la maîtrise des armements en Europe, après la fin du traité FNI et la fragilisation du Traité Ciel Ouvert ; il y a aussi l’Ukraine, la Syrie, et d’autres conflits encore », a fait valoir Mme Parly.

Mais dans le même temps, a-t-elle souligné, « cela ne veut pas dire être naïf ou aveugle ». En effet, a continué la ministre, Nous savons qui est en face. Je le sais, j’étais à Moscou en septembre dernier avec le ministre des affaires étrangères Jean-Yves Le Drian. » Aussi, « il ne faut pas s’attendre à des résultats immédiats ; mais c’est un travail de fond dont nous espérons qu’il portera ses fruits à terme », a-t-elle conclu.

Ya Rab Yeshua.

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  • 2 weeks later...

http://www.opex360.com/2020/07/17/la-russie-lance-des-manoeuvres-surprises-en-mobilisant-pres-de-150-000-militaires/

La Russie lance des manoeuvres « surprises » en mobilisant près de 150.000 militaires

russie-crimee-20200322.jpg

Si la pandémie de Covid-19 a contraint l’Otan à réduire, voire à reporter ou à annuler les exercices militaires prévus en 2020, ce n’est visiblement pas le cas des forces russes, qui ont maintenu la plupart des manoeuvres qu’elles avaient planifiées.

« Bien que la Russie ait demandé l’arrêt des exercices, nous observons que ses activités militaires restent à des niveaux habituels pour la saison », a ainsi affirmé Jens Stoltenberg, le secrétaire général de l’Otan, en avril dernier.

Et d’ajouter : Moscou a « annoncé un exercice immédiat, destiné à tester les capacités des forces russes à fournir un soutien militaire aux opérations civiles contre l’épidémie de Covid-19 […] Mais nous jugeons en fait que cet exercice a également été utilisé pour démontrer à l’Otan qu’elles restent prêtes au combat malgré le Covid-19. »

Quoi qu’il en soit, ce 17 juillet, le président russe, Vladimir Poutine, a donné le coup d’envoi à d’importantes manoeuvres et inspections « surprises » dans les districts militaires du sud et de l’ouest de la Russie.

Ces exercices visent à évaluer la capacité des troupes à assurer la sécurité dans le sud-ouest de la Russie, où « un risque sérieux de terrorisme existe », et à préparer les manoeuvres « Caucase 2020 », prévues en septembre prochain, a expliqué le ministère russe de la Défense.

Au total, près de 150.000 militaires sont mobilisés, avec 26.820 blindés et pièces d’artillerie, 414 aéronefs et 106 navires. Et 56 exercices tactiques sont prévus dans 35 bases terrestres et 17 secteurs maritimes, situées en mer Noire et dans la Caspienne. Ce qui peut sembler beaucoup pour des manoeuvres anti-terroristes.

Normalement, selon le Document de Vienne qu’ont signé les États membres de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe [OSCE], chaque exercice militaire impliquant plus de 9.000 militaires [ou plus de 250 chars, 500 blindés et 250 pièces d’artillerie] doit faire l’objet d’une notification 42 jours au moins avant sa tenue, conformément au paragraphe 40.1.1 du chapitre V de ce texte.

Seulement, le paragraphe 41 prévoit une exception. « Les activités militaires notifiables menées sans que les troupes engagées soient préalablement averties constituent une exception à l’obligation de notification préalable de 42 jours à l’avance », précise-t-il. D’où l’intérêt de Moscou de lancer de telles manoeuvres « surprises. »

Ya Rab Yeshua.

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http://www.opex360.com/2020/07/30/destine-aux-forces-speciales-russes-lhelicoptere-mil-mi-8amtsh-vn-a-entame-ses-essais-en-vol/

Destiné aux forces spéciales russes, l’hélicoptère Mil Mi-8AMTSh-VN a entamé ses essais en vol

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Que ce soit pour l’infiltration/exfiltration de commandos ou des missions d’appui, les hélicoptères sont souvent sollicités pour mener des opérations spéciales. Et pour cela, de tels appareils doivent disposer des équipements et des fonctionnalités qui leur sont propres.

D’où le développement, en Russie, du Mil Mi-8AMTsh-VN, sur la base du retour d’expérience [RETEX] des opérations conduites en Russie. La semaine passée, le Pdg de Russian Helicopters Group, Andreï Boginsky, a confié à l’agence TASS que ce nouvel appareil, ultime évolution du Mil Mi-8 « Hip », un hélicoptère de manoeuvre et d’assaut mis en service en 1967, venait d’entamer ses essais en vol.

« La construction des hélicoptères [Mi-8AMTSh-VN] se poursuit avec les travaux de R&D [recherche et développement]. Le centre national de construction d’hélicoptères a déjà commencé les vols », a en effet affirmé M. Boginsky. La première phase de ces essais devraient être achevées en novembre prochain, a-t-il précisé.

Dans le détail, le Mil Mi-8AMTsh-VN dispose d’une motorisation plus puissante ainsi que de nouveaux systèmes de contrôle de vol et de navigation et d’une boule optronique gyrostabilisée. Il sera armé par deux mitrailleuses de 12,7 mm latérales ainsi que par une « suite d’armes élargie »

Côté protection [et les forces russes ont perdu au moins 7 hélicoptères en Syrie, ndlr], le Mil Mi-8AMTsh-VN sera équipé d’un système de pilotage automatique numérique et d’une suite de contre-mesures pouvant détecter automatiquement les tirs de missiles et de libérer ainsi des leurres. Son cockpit sera construit avec un alliage en titane, tandis que sa soute et ses flancs auront des protections amovibles en kevlar.

Selon l’agence TASS, 10 exemplaires ont été commandés en 2019 par le ministère russe de la Défense. Ils devraient être livrés d’ici la fin 2021, au plus tard.

Photo : Capture d’écran

Ya Rab Yeshua.

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http://www.opex360.com/2020/11/12/la-marine-russe-va-disposer-dun-point-dappui-pour-ses-navires-au-soudan/

La marine russe va disposer d’un point d’appui pour ses navires au Soudan

 

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Étant donné l’importance stratégique que peut avoir la corne de l’Afrique, la Russie avait songé pendant un temps à établir une base navale à Djibouti, à l’instar de la France, des États-Unis ou bien encore de la Chine, pour avoir un accès donnant sur la mer Rouge. Seulement, ce projet n’ayant pas pu se concrétiser en raison du refus des autorités djiboutiennes, elle a donc dû trouver une solution de repli.

La Somalie aurait été un temps considérée, alors que la Turquie venait d’y inaugurer une vaste base militaire près de l’aéroport de Mogadiscio, au bord de l’océan Indien. Pour les autorités russes, la localité de Zeïlah était l’option la plus intéressante car située dans le Somaliland [un État en rupture de ban avec le pouvoir central somalien] et donc près de Djibouti. Mais là encore, ce projet, si tant est qu’il ait eu la moindre consistance, est au point mort.

D’où l’intérêt du Soudan, pays avec lequel la Russie entretient des liens militaires anciens. Liens qui n’ont pas été remis en cause par le départ du président Omar el-Bechir, dont les bonnes relations avec le Kremlin lui avaient permis de bénéficier de l’appui de la société militaire privée [SMP] Wagner face à la contestation à laquelle il faisait alors face.

En effet, en mai 2019, soit un mois après la destitution de M. el-Bechir après plus de 29 ans d’exercice du pouvoir, Moscou et Khartoum ont signé deux nouveaux accords militaires, l’un visant à partager les expériences relatives aux opérations de maintien de la paix des Nations unies, l’autre pour renforcer la coopération dans le domaine naval, en particulier pour la recherche et le sauvetage en mer.

Un troisième accord est sur le point d’être conclu.

En effet, selon les autorités russes, il est question d’établir un point d’appui pour la marine russe à Port-Soudan. D’après le texte mis en ligne par le gouvernement russe, il s’agirait d’y construire un « centre logistique » sur un terrain gracieusement cédé par Khartoum en échange d’une « assistance gratuite » à la marine soudanaise pour des missions de recherche et de sauvetage ou de lutte « anti-sabotage ».

La capacité de ce point d’appui devrait être limitée à l’accueil simultané de quatre navires russes, y compris à propulsion nucléaire [comme le croiseur « Pierre le Grand » et les sous-marins, ndlr], et de 300 marins.

L’accord donne le droit à la Russie d’importer et d’exporter, via les ports et les aéroports soudanais, « toutes les armes, munitions et équipements » nécessaires au fonctionnement de cette base ainsi qu’à « l’exécution de tâches » confiées aux « navires de guerre. » Et le tout en franchise de taxes.

Par ailleurs, l’accord en question indique que les navires russes qui feront escale à Port-Soudan seront « inviolables » et qu’ils bénéficieront d’une « immunité d’inspection ».

Enfin, le texte insiste sur le fait que l’installation de ce point d’appui est de nature « défensive », qu’elle n’est « dirigée contre aucun autre pays » et qu’elle « répond aux objectifs de maintien de la paix et de la stabilité dans la région. »

Si l’on en croit un rapport du renseignement allemand ayant « fuité » dans la presse d’outre-Rhin, la Russie aurait l’intention d’installer des bases militaires dans au moins six pays africains qu’elle considère comme stratégiques, dont l’Égypte, l’Érythrée, le Mozambique, Madagascar, la Centrafrique et le Soudan.

Photo : Frégate Admiral Gorshkov © Ministère russe de la Défense

Ya Rab Yeshua.

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La Russie va disposer d'un poste naval de ravitaillement au Soudan : Lignes de défense (ouest-france.fr)

La Russie va disposer d'un poste naval de ravitaillement au Soudan

 

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Russes et Soudanais signeront en décembre un accord en vue de l'installation d'une base navale russe sur le territoire du Soudan.

L'accord de principe a été signé le 6 novembre à Moscou (voir le document ici, en russe. Il est intitulé: "Résolution du Gouvernement de la Fédération de Russie du 6 novembre 2020 n° 1790 "Sur la soumission au Président de la Fédération de Russie d'une proposition de signature d'un accord entre la Fédération de Russie et la République du Soudan sur la création d'un centre logistique pour la marine russe sur le territoire de la République du Soudan").

L'accord aura une durée de 25 ans et permettra un stationnement permanent de 300 militaires russes dans ce qui apparaît davantage être une facilité aéroportuaire qu'une base navale. Selon Kommersant, elle pourrait accueillir quatre navires:

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L'accord actuellement prévu ne cite pas de piste d'atterrissage et d'installations aéroportuaires, ce qui semblerait incontournable si l'emprise concédée aux Russes devait servir de tremplin pour des opérations sur le continent africain.

Par ailleurs, il persiste un doute sur la localisation de cette emprise. Certaines sources parlent de Port-Soudan. D'autres mentionnent des sites au nord ou au sud de Port-Soudan (Suakin, site où la Turquie est active).

En échange de ces facilités portuaires, Moscou s'est engagé à livrer des armes. Il n'a pas attendu la signature puisqu'en octobre, la marine soudanaise a reçu un patrouilleur de 350 tonnes et de 40m de long. Une cérémonie a eu lieu le 10 octobre. Le bâtiment serait de la classe Project UK-3 (Petrushka, dans la classification Otan). Selon le site sud-africain DefenseWeb, il a été construit à Gdansk en Pologne, en 1989. 

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Une présence en Ethiopie.
Le projet d'installation russe au Soudan remonte à novembre 2017; le président soudanais el-Béchir en visite à Moscou avait discuté avec l'équipe Poutine de ce vieux projet russe de base en mer rouge. La révolution au Soudan et la chute du dictateur ont retardé le lancement du projet.

Les Russes ont déjà disposé d'une base navale dans cette région. En 1978, ils avaient signé un accord avec le régime pro-soviétique de Mengitsu pour établir une base navale sur l'île de Nora, dans l'archipel de Dahlak (actuellement territoire érythréen). Cette base a permis aux bâtiments de la 8e escadre qui opérait dans l'océan Indien de se ravitailler et d'y faire assurer des opérations de maintenance. La base avait fermé en 1990.

Ya Rab Yeshua.

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La ministre allemande de la Défense veut parler à la Russie en position de force, Moscou réplique (rt.com)

La ministre allemande de la Défense veut parler à la Russie en position de force, Moscou réplique
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Source: Reuters La ministre allemande de la Défense Annegret Kramp-Karrenbauer

 

Le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, a qualifié les propos de son homologue allemande Annegret Kramp-Karrenbauer d'attaque du niveau d'«une élève du primaire».

Sergueï Choïgou — Wikipédia

Cette dernière a déclaré lors d'un discours au Bundestag le 25 novembre dernier que l’Otan devait renforcer ses positions face à la «menace russe» et maintenir ses dépenses militaires à un niveau élevé afin que l'Europe puisse engager un dialogue avec la Russie «à partir d'une position de force» en raison de la menace militaire plus «explicite» liée à la modernisation des forces armées russes. 

«Cela fait penser au discours d'une élève du primaire qui s’en prendrait aux élèves d'une autre école. D'ailleurs, une élève dont la mère ou le père serait directeur de cette école, et qui peut tout se permettre», a répliqué Choïgou d'un ton ironique.

Il a noté par ailleurs que c'est le deuxième ministre de la Défense allemand qui appelle à parler avec Moscou «en position de force». Sergueï Choïgou a rappelé qu'il avait déjà conseillé au prédécesseur d'Annegret Kramp-Karrenbauer de «demander à son grand-père ce que signifiait discuter avec la Russie en position de force», une allusion à la Seconde Guerre mondiale qui a opposé l'URSS et l'Allemagne nazie.

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La porte-parole du Ministère des Affaires étrangères russe Maria Zakharova a également réagi aux propos de Annegret Kramp-Karrenbauer.

Selon elle, l’Allemagne dépend entièrement des États-Unis, ce qui la met dans une «position de faiblesse». «L’Allemagne se trouve dans une position qui à mon avis n’est pas bonne, mais certainement très intéressante. C’est la position d'un pays dépendant dans le domaine de la sécurité. Ce n’est pas ma propre conclusion, ce qui est significatif. Je cite madame Annegret [Kramp-Karrenbauer] elle-même qui a reconnu que l’Allemagne était absolument dépendante dans le domaine militaire et ne pouvait tenir sans les États-Unis», a déclaré la porte-parole. Et de rappeler que l'Allemagne héberge le contingent militaire américain le plus important après celui du Japon, ce qui témoigne selon elle de cette dépendance vis-à-vis de Washington.

En savoir plus sur RT France : https://francais.rt.com/international/81268-ministre-allemande-defense-veut-parler-a-la-russie-en-position-de-force-moscou-replique

Ya Rab Yeshua.

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http://www.opex360.com/2020/12/21/selon-bangui-la-russie-a-envoye-plusieurs-centaines-de-soldats-en-centrafrique/

Selon Bangui, la Russie a envoyé plusieurs centaines de soldats en Centrafrique

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Le 15 décembre, le MPC [Mouvement patriotique pour la Centrafrique], dont la dérive sectaire a été dénoncée par le Haut-commissariat aux réfugiés en 2018, le groupe 3R [Retour, réclamation, réconciliation], le FPRC [Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique], l’UPC [Union pour la paix en Centrafrique] et deux factions anti-balaka [Mokom et Ndomaté], ont signé une déclaration commune pour dénoncer l’énième accord de paix qui avait été trouvé à Khartoum, en février 2019. Et, d’après RFI, ils se sont réunis au sein de la « Coalition des patriotes pour le changement. »

Trois jours plus tard, soit à un peu plus d’une semaine de l’élection présidentielle centrafricaine, des éléments armés appartenant au MPC, au 3R et aux factions anti-balaka, se sont mis en mouvement vers Bangui, obligeant les casques bleus de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation de la République centrafricaine [MINUSCA] à intervenir.

Cette dernière a déployé des forces à Bossemptélé et à Bossembélé, deux localités situées dans la préfecture de l’Ombella-M’Poko alors cibles d’attaques par des éléments armés.

« Au cours de ce déploiement, les casques bleus ont dispersé les éléments armés qui bloquaient la route Bossemptélé-Bossembélé à hauteur de Yaloké. A Bossangoa, les casques bleus ont bloqué des éléments armés à moto qui ont tenté de quitter la ville », a précisé la MINUSCA, avant de faire valoir que le renforcement de ses moyens [aériens compris] était une « réponse aux violences commises par ces groupes armés et qui ont également touché Yaloké et Bozoum ».

Dans le même temps, le gouvernement centrafricain a dénoncé une tentative de coup d’État,  mise sur le compte de l’ancien président François Bozizé, qui était encore récemment le chef de file de la « Coalition de l’opposition démocratique » [COD], laquelle a exigé « le report des élections prévues le 27 décembre jusqu’au rétablissement de la paix et de la sécurité. »

Pour rappel, François Bozizé avait été renversé par coalition de la Séléka, dominante musulmane.

La détérioration de la situation, par la suite, avait conduit la France à lancer l’opération Sangaris, puis les Nations unies à créer la MINUSCA. Puis, le processus politique ayant été rétabli après une période de transition, Faustin-Archange Touadéra fut élu président en 2016. Et ce dernier a entrepris un rapprochement avec la Russie, intéressée par les ressources naturelles de la Centrafrique.

Depuis, Bangui et Moscou ont signé des accords de coopération dans plusieurs domaines. Et la société militaire privée [SMP] russe Wagner s’y est implantée, à la faveur de livraisons d’armes aux forces centrafricaines, pour lesquelles la diplomatie russe avait obtenu une dérogation à l’embargo auprès du Conseil de sécurité des Nations unies. Ce rapprochement avec la Russie s’est notamment traduit par quelques frictions avec la France…

Reste que les dernières attaques des groupes armés de la « Coalition des patriotes pour le changement » vont renforcer davantage l’influence russe en Centrafrique.

En effet, alors que la MINUSCA a assuré que la situation était désormais sous contrôle, Ange Maxime Kazagui, le porte-parole du gouvernement centrafricain, a annoncé que la Russie a envoyé en Centrafrique « plusieurs centaines d’hommes des forces régulières, et des équipements lourds » dans le cadre d’un accord de coopération bilatérale. Il n’a cependant précisé la date de l’arrivée de ces troupes, ni leur effectif exact.

Outre la Russie, le Rwanda, dont le contingent mis à la disposition de la MINUSCA a été pris pour cible par les groupes armés, a également envoyé « plusieurs centaines d’hommes qui qui sont déjà sur le terrain et ont déjà commencé à combattre », a affirmé le responsable centrafricain. Ce qui Kigali a confirmé ».

Le Rwanda « a déployé une force de protection en République centrafricaine, dans le cadre d’un accord bilatéral de défense. Le déploiement est en réponse au ciblage du contingent des Forces de Défense du Rwanda [RDF] sous la force de maintien de la paix de l’ONU par les rebelles soutenus par François Bozizé », a en effet déclaré le ministère rwandais de la Défense, ce 21 décembre.

Quant au déploiement de troupes russes en Centrafrique, Moscou ne l’a pas encore confirmé, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, s’étant borné à dire que « les informations en provenance de ce pays suscitent une sérieuse inquiétude. »

Cela étant, au titre de sa coopération militaire avec la Centrafrique, la Russie a décidé d’offrir aux Forces armées centrafricaines [FACa] une vingtaine de véhicules blindés de reconnaissance BRDM-2, armés de mitrailleuses PKT de 7,62 mm et KPVT 14,5 mm et pouvant emporter, en armement secondaire, des missiles antichars ou anti-aériens. Les premiers exemplaires ont été livrés en octobre dernier. Selon Russia 24, un nouveau lot serait arrivé au début de ce mois.

Photo : Livraison de BRDM-2 aux FACa – capture d’écran

Ya Rab Yeshua.

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https://francais.rt.com/international/82177-russie-attentat-daesh-dejoue-par-fsb-daghestan

Un attentat de Daesh déjoué par le FSB au Daghestan

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Le 26 décembre 2020, les services de sécurité russes (FSB) ont annoncé dans un communiqué avoir déjoué, en coopération avec le ministère russe de l’Intérieur, la préparation d’un attentat terroriste à Makhatchkala, dans la République du Daghestan.

Quatre membres d’une cellule du groupe djihadiste Etat islamique ont été arrêtés. 

Selon le FSB, ces individus envisageaient de déclencher un engin explosif près de l’un des bâtiments administratifs des forces de l’ordre, ainsi qu'une attaque armée contre des employés du ministère de l’Intérieur de la République du Daghestan, une république russe du Caucase voisine de la Tchétchénie. Des armes à feu, des armes blanches, une grande quantité de munitions et un engin explosif ont par ailleurs été retrouvés dans une cache secrète. Les téléphones portables des suspects contenaient des échanges avec des coordinateurs d’activités terroristes situés hors de Russie.

Une enquête pour participation aux activités d’une organisation terroriste a été ouverte contre les quatre individus interpellés.

Ya Rab Yeshua.

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http://www.opex360.com/2021/02/12/arctique-demonstration-de-force-russe-avant-larrivee-de-quatre-bombardiers-americain-b-1-lancer-en-norvege/

Arctique : démonstration de force russe avant l’arrivée de quatre bombardiers américain B-1 Lancer en Norvège

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Cette semaine, et alors que le croiseur lance-missiles « Maréchal Oustinov » entamait un entrainement au combat en en mer Barents, deux bombardiers stratégiques russe de type Tu-160 « Blackjack » ont effectué une mission de 12 heures dans la région de l’Arctique.

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Ayant décollé d’Engels [sud-ouest de la Russie], ces deux appareils se sont dirigés vers la péninsule de Kola [frontalière avec la Finlande] avant de mettre le cap vers la mer de Norvège. Puis, après avoir longé une partie de la côte norvégienne, ils sont passés au large de l’Islande et ont survolé la mer du Groenland jusqu’à l’archipel de Svalbard.

Résultat de recherche d'images pour "bombardiers stratégiques russe de type Tu-160 « Blackjack »"

Ils ont ensuite continué leur route vers l’archipel François-Joseph avant de revenir à leur base en passant par la mer de Kara. Ils ont par ailleurs été escortés par des MiG-31 de l’Aviation navale russe pendant une partie de leur trajet.

Résultat de recherche d'images pour "MiG-31"

Cependant, au large de la Norvège, ils ont été interceptés par deux F-16 de la Luftforsvaret [force aérienne norvégienne, ndlr] ayant décollé de la base aérienne de Bodø.

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« Ils ont identifié les avions russes qui se trouvaient dans l’espace aérien international. Ce sont des procédures normales », a expliqué un porte-parole de l’état-major norvégien au Barents Observer.

Si elle a coïncidé avec le coup d’envoi de l’exercice Arctic Hawk 21, qui implique toutes les composantes des forces norvégiennes dans les région de Nordland, de Troms et du Finnmark et dont l’objet est de contrer une éventuelle attaque, la mission de ces deux Tu-160 à capacité nucléaire, visait probablement à envoyer un message aux États-Unis, avant l’arrivée de quatre bombardiers B-1 Lancer sur la base aérienne d’Ørland, en Novège.

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En outre, leur passage au large de l’Islande rappelle aussi l’importance stratégique de ce pays. « Celui qui [le] contrôle a dans les mains un revolver pointé sur l’Angleterre, les Etats-Unis et le Canada », disait le géopoliticien allemand Karl Haushofer.

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Quoi qu’il en soit, le déploiement annoncé de quatre B-1 Lancer, qui, ayant perdu leur capacité nucléaire, peuvent emporter jusqu’à 56 tonnes de munitions, dont 24 missiles antinavires AGM-158C LRASM, est vu comme une réponse au renforcement des capacités militaires russes dans le Grand Nord. Les Russes « font voler leurs bombardiers dans l’Atlantique Nord et autour du Royaume-Uni », aussi, il s’agit de « faire pression sur eux », afin de leur faire comprendre que c’est « un jeu qui peut se jouer à deux », a d’ailleurs commenté l’expert américain Jerry Hendrix, dans les colonnes de Forbes.

Cependant, la présence annoncée de ces bombardiers américains aussi près de la Russie ne peut que susciter des critiques de la part des responsables russes.

Ainsi, l’ambassade de Russie à Oslo a accusé la Norvège de mettre en péril la sécurité du nord de l’Europe et de l’Arctique, tout en soulignant que le renforcement des capacités militaires russes n’avaient qu’une visée défensive.

 

Mais le commentaire le plus ferme a été fait par Maria Zakharova, la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères. « On ne peut sans doute pas parler de sérénité quand la tension monte aux frontières russes et qu’une puissante place d’armes se forme pour des opérations militaires contre notre pays », a-t-elle lancé, le 11 février.

« La décision d’Oslo est une nouvelle étape dans une série d’autres événements semblables », a poursuivi M. Zakharova, en évoquant l’arrivée des B-1 Lancer américains à Ørland.

Résultat de recherche d'images pour "Maria Zakharova"

Et de dénoncer la présence « permanente » d’unités terrestres « américaines, britanniques et néerlandaises » dans le nord de la Norvège, ainsi que l’accueil de sous-marins nucléaires d’attaque [SNA] de l’US Navy près de Tromsø.

« Nous estimons qu’une telle activité d’Oslo menace la sécurité régionale et met fin à la tradition norvégienne de ne pas autoriser des bases militaires étrangères sur son territoire en temps de paix », a déclaré la porte-parole de la diplomatie russe.

En 2017, 300 soldats de l’US Marine Corps [USMC] avaient été déployés à Vaernes [centre de la Norvège], à la demande d’Oslo. Ce qui était alors inédit étant donné que, durant la Guerre Froide, les autorités norvégiennes avaient systématiquement refusé toute présence militaire américaine permanente sur leur territoire afin de ménager l’Union soviétique.

Seulement, en octobre 2020, le Pentagone a annoncé que ce contingent de l’USMC, qui avait entretemps doublé de taille, passerait à un modèle de déploiement ponctuel et non plus permanent, afin de gagner en « flexibilité opérationnelle. » Quant aux forces britanniques et néerlandaises, elles se rendent effectivement régulièrement en Norvège à des fins d’entraînement.

Ya Rab Yeshua.

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Le Danemark dope ses moyens dans l'Arctique et au Groenland

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2021/02/15/le-danemark-21889.html

 

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Le Danemark a décidé de consacrer 1,5 milliard de couronnes (200 millions d’euros) pour renforcer sa surveillance de l’Arctique et du territoire autonome du Groenland (que Trump voulait acheter). Lire le communiqué en anglais ici.

L’annonce de jeudi dernier fait état de la mise en place de radars à longue portée pour mieux suivre les mouvements aériens et navals dans cette région que la fonte de la calotte glaciaire ouvre aux appétits russes et chinois, mais aussi occidentaux. Ces présences renforcées ne sont pas sans inquiéter les pays riverains dont le Danemark dont le Parlement a autorisé l’achat de drones de surveillance (pour une centaine de millions d’euros).

400 millions de couronnes (soit 53,8 millions d’euros) seront consacrés à l’installation d’une station radar dans l’archipel autonome des Îles Féroé. Enfin, un programme de formation militaires des habitants du Groenland sera mis en place.

Voici le détail des mesures:

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Actuellement, les Danois ne disposent que de moyens limités : un avion et quatre hélicoptères, quatre navires pour patrouiller la zone arctique, surveiller les pêches et assurer le secours en mer. J’oubliais : 6 traîneaux et 80 chiens pour patrouiller le grand nord !

"Nous avons constaté une hausse des activités de puissances étrangères dans l’Arctique et l’Atlantique Nord", a expliqué la ministre de la Défense, Trine Bramsen. "Nous avons besoin d’une surveillance et d’une présence accrues dans la région, pas pour contribuer à l’escalade, mis parce que nous prenons au sérieux certaines menaces". 

Ne pas contribuer à l'exacerbation des tensions... Effectivement, l'annonce de ce renforcement peut être lue dans une perspective très martiale, d'affrontement, qui rappellerait la "Guerre froide". "Stop inciting the ‘Cold War’ language in the Arctic", prévient donc Danita Catherine Burke, du Centre for War Studies, de l'université du sud Danemark. Elle s'insurge contre certains raccourcis qui associent, par exemple, le déploiement de bombardiers B-1 américains dans le cadre d'un exercice en mai 2020 (d'autres B-1 étaient en Norvège très récemment) et de nouvelles tensions entre l'Est et l'Ouest. 

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Ya Rab Yeshua.

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http://www.opex360.com/2021/02/17/la-russie-dit-avoir-intercepte-deux-mirage-2000-et-un-c-135fr-francais-au-dessus-de-la-mer-noire/

La Russie dit avoir intercepté deux Mirage 2000 et un C-135FR français au-dessus de la mer Noire [MàJ]

Ces derniers temps, les avions militaires français semblent s’aventurer de plus en plus dans la région de la mer Noire. En août, un Atlantique 2 [ATL2] de la Marine nationale, qui venait de participer au 160e anniversaire de la marine roumaine, avait été intercepté dans cette zone par un chasseur Su-27 « Flanker », alors que, selon Moscou, il s’approchait de la frontière russe.

En octobre, deux Mirage 2000D [le ministère russe de la Défense a évoqué des « bombardiers »] ont également été approchés par des Su-27 Flanker, dans l’espace aérien international, au-dessus de la mer Noire. Puis, en décembre, c’est un Transall C-160G Gabriel de l’Escadron électronique aéroporté 1/54 Dunkerque qui s’est fait « prendre par la patrouille », en l’occurrence par un Su-30 russe. Un ravitailleur ravitailleur KC-135 et un avion de renseignement électronique RC-135 de l’US Air Force ont également intercepté le même jour.

Et ce 17 février, à en croire le Centre national de gestion de la défense russe, ce sont trois avions militaires français qui ont été interceptés au-dessus de la mer Noire.

« Deux chasseurs Su-27 […] du district militaire du sud ont décollé en alerte pour identifier des ‘cibles aériennes’ et empêcher une violation de la frontière de l’État russe », a-t-il indiqué. « Les équipages des chasseurs russes ont identifié les cibles aériennes comme étant un groupe d’avions de l’armée de l’Air française, composé d’un avion ravitailleur KC-135 et de deux avions tactiques Mirage 2000. Ils les ont suivis au-dessus de la mer Noire », a-t-il ajouté.

« Une fois que les appareils étrangers ont fait demi-tour et ne se dirigeaient plus vers les frontières de la Russie, les deux chasseurs russes sont retournés à leur base », a ensuite précisé le centre, insistant sur le fait que l’interception a été réalisée « conformément aux règles internationales ».

Sur les sites de suivi du trafic aérien, un C-135FR ayant décollé de la base d’Istres, ce 17 février, a d’abord mis le cap vers l’Allemagne, avant de survoler l’Autriche, la Hongrie et la Roumanie pour rejoindre la mer Noire. En revanche, aucune information sur le parcours des Mirage 2000 n’est disponible pour le moment.

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Il est possible que l’un de ces appareils, s’il s’agit d’un Mirage 2000D, ait mis en oeuvre la nacelle ASTAC, qui permet de collecter du renseignement d’origine électromagnétique, et donc d’établir un « ordre de bataille électronique » d’une zone donnée, comme par exemple la Crimée…  Faute de communication de l’armée de l’Air & de l’Espace sur ces interceptions, cela ne peut être qu’une hypothèse…

MàJ : Le ministère russe de la Défense a publié une vidéo de l’interception. L’hypothèse d’un Mirage 2000D équipé d’une nacelle ASTAC est confirmée.

Capture d’écran sur laquelle on devine la nacelle ASTAC :

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Ya Rab Yeshua.

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http://www.opex360.com/2021/02/21/lavion-furtif-russe-su-57-felon-pourrait-emporter-une-arme-hypersonique/

L’avion furtif russe Su-57 Felon pourrait emporter une arme hypersonique

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En matière d’armes hypersoniques, c’est à dire pouvant voler une vitesse supérieure à Mach 5, certains pays sont plus avancés que d’autres. Ainsi en est-il de la Russie, qui en développe trois sortes.

En effet, en décembre 2019, Moscou a annoncé la mise en service du système Avanguard, un planeur lancé par un missile balistique intercontentinal RS-18/SS-19, ce qui lui permettrait de fondre sur sa cible à la vitesse de Mach 17.

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De son côté, la marine russe poursuit les essais du missile 3M22 Zirkon [ou Tsirkon], qui a dépassé la vitesse de Mach 8 lors de récents essais. Enfin, le missile aéroballistique air-sol « Kinjal », dérivé du missile Iskander, sera mis en oeuvre par l’intercepteur longue portée MiG-31K Foxhound.

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Mais, a priori, Moscou n’entend pas s’arrêter là.

En effet, cette semaine, une source industrielle russe a confié à l’agence Ria Novosti que l’avion de combat de 5e génération Su-57 « Felon » venait d’effectuer des vols d’essais en emportant dans sa soute la maquette « fonctionnelle » d’un nouveau missile hypersonique, dont le nom n’a pas été précisé.

En clair, le Su-57 a emporté un missile dépourvu de système de propulsion et de charge militaire mais ayant les mêmes caractéristiques [masse et dimensions] ainsi que des circuits électroniques identiques à la munition qu’il représente.

L’interlocuteur de RIA Novosti a indiqué que des tirs d’essai de ce nouveau missile hypersonique sont prévus dans un « proche avenir ». En outre, il a précisé que cet engin air-sol, « compact », serait destiné à détruire les systèmes de défense aérienne et antimissile ainsi que les « lanceurs de missiles de croisière et balistique. »

Un tel emploi est cohérent avec les caractéristiques du Su-57 Felon. Grâce à sa faible signature radar, il serait ainsi en mesure de tirer son missile hypersonique au plus près des défenses adverses, ne laissant à ces dernières que très de chance de réagir.

Mais on n’en saura pas plus pour le moment, le Consortium russe Missiles tactiques [KTRV] et la Compagnie aéronautique unifiée [OAK, dont fait partie Sukhoï, le constructeur du Su-57] ayant décliné tout commentaire au sujet de ce nouveau missile.

Cela étant, il est possible que ce dernier soit une déclinaison du missile GZUR qui, développé par KTRV depuis une dizaine d’années, serait en mesure de voler à Mach 6 et de parcourir 1.500 km.

Devant mesurer 6 mètres de long pour une masse de 1,5 tonnes, selon Red Samovar, il est normalement destiné au PAK-DA, c’est à dire au futur bombardier russe.

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Quoi qu’il en soit, le 9 février dernier, le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou a assuré que les armes hypersoniques constitueraient « l’épine dorsale des forces de dissuasion conventionnelles de la Russie », expliquant que leur potentiel était « en train d’être renforcé », principalement par « des armes de précision ».

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Ya Rab Yeshua.

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  • 1 month later...

http://www.opex360.com/2021/03/31/lotan-evoque-une-activite-inhabituellement-elevee-des-forces-aeriennes-russes/

L’Otan évoque une activité « inhabituellement élevée » des forces aériennes russes

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À la fin de l’année dernière, l’Otan fit état d’une augmentation de l’activité aérienne militaire russe aux frontières de l’Alliance, laquelle s’était traduite par 350 décollages sur alerte [sur les 400 effectués] au cours des douze derniers mois.

« Les avions de combat de l’Otan sont en alerte 24 heures sur 24, prêts à décoller en cas de vols suspects ou inopinés à proximité de l’espace aérien de nos Alliés. La police aérienne est un moyen important par lequel l’Otan assure la sécurité de ses membres », avait alors souligné Oana Lungescu, la porte-parole de l’organisation.

Ces décollages sur alerte concernent plutôt les pays riverains de la mer Baltique, en raison notamment de leur proximité avec l’enclave russe de Kaliningrad, et ceux de l’Atlantique Nord, où l’activité de l’aviation russe a relancé la question de savoir si l’Irlande – membre de l’Union européenne mais pas de l’Otan – devait ou non se doter d’avions de combat pour assurer la protection de son espace aérien.

Généralement, les bombardiers stratégiques [Tu-95 « Bear » et Tu-160 « Blackjack] et les avions de patrouille maritime russes [Tu-142] évoluent avec leur transpondeur éteint et sans avoir déposé préalablement de plan de vol, ce qui est de nature à perturber le trafic aérien civil.

Cela étant, à Moscou, l’activité aérienne des pays membres de l’Otan aux frontières de la Russie fut également pointée par Sergueï Choïgou, le ministre russe de la Défense. « Ces derniers temps, les États membres de l’Alliance de l’Atlantique Nord ont intensifié leurs activités d’espionnage. L’intensité des vols de leurs avions de reconnaissance à proximité des frontières russes s’est accrue de plus de 30%. En août 2019, il y a eu 87 vols de reconnaissance, cette année, il y en a eu quelque 120 », avait-il dit.

Cette tendance n’est pas près de s’inverser. Ainsi, via un communiqué, l’Otan a évoqué une activité aérienne russe « inhabituellement élevée » le 29 mars. Activité qui a conduit, en l’espace de six heures, à dix décollages sur alerte pour intercepter six formations russes évoluant aux abords de l’espace aérien de l’Alliance.

Ce sont des F-16 norvégiens qui ont « ouvert le bal », après la détection de deux bombardiers Tu-95 « Bear « volant près des côtes de la Norvège. La formation russe a continué son vol en direction de la mer du Nord, ce qui a contraint la Royal Air Force [RAF] à faire décoller des Eurofighter Typhoon de la base de Lossiemouth [Écosse]. La composante Air de la Défense belge en a fait autant, avec deux F-16.

 

À noter que la RAF et la Défense belge n’ont pas parlé de Tu-95 « Bear » mais de Tu-142, la version « patrouille maritime » du bombardier stratégique russe. D’où la confusion dans le communiqué de l’Otan.

 

Plus tard, deux autres bombardiers russes, des Tu-160 « Blackjack » ont été interceptés par une paire de F-16 norvégiens au-dessus des eaux internationales. Dans la région de la Baltique, deux Eurofighter italiens, basés en Lituanie dans le cadre de la mission Baltic Air Policing, ont accompagné un avion de de lutte anti-sous marine Il-38, escorté par des chasseurs russes.

En mer Noire, l’Otan affirme que trois autres appareils russes, dont le type n’a pas été précisé, ont été escortés par des avions turcs [F-16, roumains [F-16 ou MiG-21] et bulgares [MiG-29] « jusqu’à ce qu’ils aient quitté la zone. » A priori, il s’agirait de trois évènements distincts.

« Les hommes et les femmes des deux centres multinationaux d’opérations aériennes de l’Otan situés à Uedem, en Allemagne, et à Torrejón, en Espagne, ont rapidement réagi face à des aéronefs non identifiés évoluant près des frontières de l’Alliance en lançant des chasseurs de Norvège, du Royaume-Uni, du Danemark, de Belgique, d’Italie, de Roumanie, de Bulgarie et de Turquie pour voir ce qu’il en était et protéger l’espace aérien de l’Alliance », a commenté le général Andrew Hansen, le chef d’état-major adjoint « Opérations » du Commandement aérien allié de Ramstein.

« L’interception de plusieurs groupes d’aéronefs russes montre la disponibilité opérationnelle des forces de l’OTAN, capables de protéger l’espace aérien des Alliés 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 et 365 jours par an », s’est-il ensuite félicité.

L’Otan n’a pas explicitement dit si les avions russes interceptés volaient avec leur transpondeur éteint. En revanche, son communiqué précise qu’ils n’ont à aucun moment pénétré dans l’espace aérien de l’Alliace et que les interceptions « ont été effectuées de manière sûre et selon les procédures normales. »

Dans le même temps, le Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord [North American Aerospace Defense Command, ou NORAD], qui surveille l’espace aérien des États-Unis ainsi que celui du Canada, a fait savoir que deux avions de patrouille maritime russe Tu-142 avaient été identifiés dans l’espace aérien international, au large de l’Alaska.

L’an passé, a récemment indiqué le général Glen VanHerck, son commandant, le « NORAD a répondu à plus de vols militaires russes au large des côtes de l’Alaska que nous n’en avons vu depuis la fin de la Guerre froide. »

Quoi qu’il en soit, cette activité aérienne coïncide avec des manoeuvres militaires russes dans l’Arctique. Ces dernières ont culminé la semaine passée, avec trois sous-marins ayant simultanément brisé la glace en faisant surface dans les environs de l’archipel François-Joseph. Une première dans l’histoire de la marine russe.

Le 30 mars, ces manoeuvres sont entrées dans une nouvelle phase, avec des exercices aériens impliquant des avions MiG-31 [dont certains modèles peuvent emporter une arme hypersonique].

« Il s’agit d’un entraînement au combat intensif habituel, mais il s’agit aussi d’un signal adressé à nos amis étrangers – les Américains », a expliqué Viktor Kravtchenko, un ex-amiral de la marine russe, à l’agence Interfax. « De toute évidence, l’objectif était de montrer: n’essayez pas de maîtriser les mers du Nord. Nous sommes ici depuis longtemps », a-t-il ajouté.

En mars, l’US Air Force a conduit plusieurs missions dans le grand nord, avec des bombardiers B-1B Lancer, déployés en Norvège et B-2 Spirit, envoyés aux Açores [Portugal]. Les premiers ont assurés 9 missions tandis que les seconds ont effectué quatre sorties au-dessus du cercle polaire arctique.

Ya Rab Yeshua.

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http://www.opex360.com/2021/04/01/dimportants-mouvements-de-troupes-russes-signales-pres-de-lukraine-et-en-crimee/

D’importants mouvements de troupes russes signalés près de l’Ukraine et en Crimée

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En juillet 2020, soit sept mois après leur première rencontre à Paris, et à l’issue de discussions menées sous l’égide de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe [OSCE], Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky, les présidents russe et ukrainien, annoncèrent un nouvel accord de cessez-le-feu le long de la ligne de front séparant les rebelles pro-russes du Donbass [sud-est de l’Ukraine] et les forces pro-gouvernementales ukrainiennes. Comme les précédentes, cette trêve fut régulièrement violée par des échanges de tirs entre les deux parties… sans pour autant remettre en cause le statu quo.

Cependant, ces derniers jours, il a été constaté par la Mission spéciale surveillance [MSS] de l’OSCE, dont la tâche est rendue plus compliquée par le brouillage de ses drones d’observation, une hausse significative du nombre de violations du cessez-le-feu, assortie d’une intensification des combats.

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Ainsi, le 26 mars, 493 violations ont été signalées dans la région de Donetsk par la MSS [.pdf]. Et, ce jour-là, quatre soldats ukrainiens ont perdu la vie et deux autres ont été blessés. Selon Kiev, ils auraient été visés par une attaque au mortier. À noter que, depuis le début de cette année, 19 militaires ukrainiens, au total, ont été tués sur la ligne de front.

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Dans le même temps, il a été observé une accumulation de nouveaux équipements militaires du côté des séparatistes [comme ici]. Trois jours avant l’acccrochage meurtrier de Donetsk, une vidéo montrant six chars [4 T-72 et 2 T-64BV] dans un convoi rebelle avait été diffusée sur les réseaux sociaux. Plus généralement, les derniers rapports quotidiens de la MSS signalent la présence non seulement de chars [dont le type n’est pas précisé] mais aussi celle d’obusiers dans les zones non tenues par les troupes gouvernementales ukrainiennes.

 

Qui plus est, d’importants mouvements de troupes ont eu lieu [et sont a priori encore en cours] dans le sud-ouest de la Russie et la Crimée. Pour cela, l’état-major russe a privilégié le rail. On ignore l’ampleur de cette manoeuvre. Mais elle est assez importante pour perturber le transport ferroviaire d’autres marchandises. Le 29 mars, le quotidien Kommersant s’est fait l’écho d’une plainte d’un responsable d’une usine de tracteurs de Saint-Petersbourg parce qu’il n’arrivait pas à trouver les « 8 à 10 plateformes par jour » pour livrer ses clients.

Cela étant, d’après les rapports hebdomadaires de la MSS, le trafic ferroviaire entre la Russie et le Donbass n’a pas augmenté significativement au cours de ces derniers jours.

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Quoi qu’il en soit, Kiev et Moscou se renvoient la responsabilité des violations du cessez-le-feu récemment constatées. Le chef d’état-major ukrainien, le général Rouslan Khomtchak, a estimé que les forces séparatistes comptaient 28.000 combattants, encadrés par 2.000 « instructeurs et conseillers militaires russes ». Et de voir dans les mouvements de troupes russes une « menace pour la sécurité ».

Les autorités russes ont en quelque sorte pris les devants. Le 30 mars, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a accusé le président ukrainien de « rejeter toute idée de dialogue » avec les séparatistes du Donbass. « Comment régler un conflit si une partie ne veut pas communiquer avec l’autre? », a-t-il demandé.

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Et d’ajouter : « Nous voyons maintenant une escalade des tensions sur la ligne de contact. En fait, les modestes réalisations qui ont été accomplies auparavant ont été effacées » et les « tensions augmentent et personne ne voit de raison de se rassembler au plus haut niveau ».
 

Le lendemain, et alors que M. Poutine venait d’avoir une conversation avec le président Macron et la chancelière Merkel [la France et l’Allemagne étant impliqués dans la recherche d’une solution au conflit, dans le cadre du dialogue au format dit de « Normandie », ndlr], le porte-parole du Kremlin a enfoncé le clou. « Nous exprimons notre inquiétude face aux tensions croissantes et au fait que, sous une forme ou une autre, la partie ukrainienne puisse prendre des mesures conduisant à la guerre. Nous ne voulons vraiment pas voir cela », a-t-il dit.

Apportant leur soutien à l’Ukraine, les États-Unis ont fait part de leur inquiétude au sujet de la situation dans le Donbass.

« Nous sommes inquiets des récentes escalades de l’agression russe dans l’est de l’Ukraine, y compris des violations de l’accord de cessez-le-feu du 20 juillet qui a mené à la mort de quatre soldats ukrainiens le 26 mars, alors que deux autres ont été blessés », a ainsi déclaré John Kirby, le porte-parole du Pentagone. « Les actions déstabilisatrices de la Russie sapent la désescalade des tensions qui avait été réalisée » depuis la trêve, a-t-il continué. « De plus, nous sommes au courant des rapports militaires ukrainiens concernant les mouvements de troupes russes aux frontières de l’Ukraine », a-t-il dit

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Alors que le chef des forces américaines en Europe [qui coiffe aussi la casquette de Commandant suprême des forces alliées en Europe – SACEUR], le général Tod D. Wolters, a placé ses troupes au niveau d’alerte « Crise imminente potentielle », le Kremlin a assuré que les mouvements des forces russes récemment observés ne vise qu’à « assurer la sécurité de la Russie » et qu’ils « ne constituent en rien une menace. »

Ce n’est évidemment pas la première fois que, depuis que le crise du Donbass a éclaté, en 2014, des mouvements de troupes russes sont signalés à la frontière et/ou en Crimée. Cette année là, l’Otan avait jugé « incroyablement inquiétante » la présence militaire russe qui avait été observée à la frontière ukrainienne. Et, plus récemment, la péninsule a accueilli un important exercice militaire, mêlant assaut aéroporté et opération amphibie. Comme en 2020, du reste.

Reste à voir les raisons de ce déploiement russe apparemment massif à la frontière ukrainienne et en Crimée. Un objectif possible pourrait concerner l’approvisionnement en eau. En effet, les canaux qui dirigeant les eaux du Dniepr vers la péninsule ont été coupés par Kiev, ce qui provoque régulièrement de pénuries. Il peut aussi s’agir pour Moscou de tester la nouvelle administration américaine, le président Biden tenant un discours « musclé » à l’égard de son homologue russe.

Si Washington marque régulièrement son soutien à Kiev, il est à noter que le chef de la Maison Blanche n’a toujours pas eu d’échange avec le président ukrainien depuis son investiture. Ce qui, note le New York Times, « soulève des questions », même si les États-Unis fournissent une aide relativement importante aux forces armées ukrainiennes.

Ya Rab Yeshua.

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http://www.opex360.com/2021/04/08/tensions-russo-ukrainiennes-la-flottille-russe-de-la-caspienne-va-transferer-des-bateaux-vers-la-mer-noire/

Tensions russo-ukrainiennes : la flottille russe de la Caspienne va transférer des bateaux vers la mer Noire

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Au début du mois, et alors que les tensions vont crescendo à la frontière russo-ukrainienne, le ministère russe de la Défense a donné le coup d’envoi d’une période de « vérification et de contrôle de l’état de préparation au combat » pour l’ensemble des unités du pays, ce qui doit se traduire par la tenue de 4048 exercices au total.

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C’est dans ce contexte que, ce 8 avril, la région militaire sud des forces armées russes a annoncé que, depuis la base navale de Makhachkala, la flottille de la Caspienne va transférer dix bateaux à la flotte de la mer Noire, pourtant déjà bien pourvue.

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Aussi, dans le détail, il est question de transférer des péniches de débarquement ainsi que des canonnières. Le type des bateaux devant faire l’objet de ce transfert n’a pas été précisé. Mais il est supposé qu’ils emprunteront le canal Volga-Don, qui relie la mer Caspienne à celle d’Azov [et donc la mer Noire], leurs dimensions devront être réduites.

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La flottille de la Caspienne dispose de sept péniches de débarquement, dont six de la classe « Serna », qui jaugent chacune une centaine de tonnes à pleine charge, et une de type « Shark ». Ainsi que cinq canonnières, dont quatre de type « Schmel », affichant un déplacement de 70 tonnes et dotées d’un canon de 76 mm, de trois mitrailleuses, d’un lance-roquette BM-14 et de la capacité de mouiller des mines. Elle compte également un patrouilleur de classe « Zhuk » qui, classé dans la catégorie des « bateaux d’artillerie », est armé par deux mitrailleuses de 12,7 mm.

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La flotte de la mer Noire est quant à elle dotée de cinq péniches de débarquement [dont deux de la classe Serma, deux de la classe Shark et une de type BK-16, utilisée par les forces spéciales]. Mais elle dispose aussi de sept « grands navires de débarquement » [ils sont désignés ainsi dans la nomenclature russe], de conception ancienne.

Quoi qu’il en soit, une telle manoeuvre n’est pas inédite. En mai 2018, la flottille de la Caspienne avait en effet transféré cinq de ses bateaux à celle de la Mer Noire, via le canal Volga-Don. À l’époque, cette décision avait été présentée par les autorités russes comme étant nécessaire pour se prémunir d’une attaque ukrainienne contre la Crimée, alors que les tensions montaient au sujet du détroit de Kertch, qui sépare la mer d’Azov de la mer Noire.

Selon le ministère russe de la Défense, à l’issue de ce transfert, les dix bateaux de la flottille de la Caspienne participeront à des exercices qui, menés en coopération avec la flotte de la mer Noire, viseront à tester « la capacité à repousser des forces d’assaut navales et aéroportées. »

Photo : Автор – Mil.ru, CC BY 4.0

Ya Rab Yeshua.

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https://francais.rt.com/international/85495-ukraine-plein-pic-tensions-delegation-militaire-etats-unis-se-rend-donbass

En plein pic de tensions, une délégation militaire américaine se rend dans le Donbass

Ukraine : en plein pic de tensions, une délégation militaire américaine se rend dans le Donbass

Un soldat ukrainien en observation depuis la ligne de contact, marquant la séparation entre la zone sous contrôle de Kiev et les républiques autoproclamées aux mains des rebelles, le 3 avril 2021 (illustration).

Une délégation militaire américaine, emmenée par le colonel Brittany Stewart, attachée de Défense à Kiev, est arrivée dans le Donbass ce 8 avril.

Cette visite, qui intervient en plein pic dans l'est de l'Ukraine, a été rapportée sur le compte Facebook de la Joint forces opération (JFO).

La délégation américaine a notamment rencontré le général Edouard Moskalev, commandant adjoint de la JFO, et a rendu visite aux troupes ukrainiennes engagées sur la ligne de front.

«Le gouvernement américain est profondément préoccupé par la situation entourant les frontières de l'Ukraine et soutient fortement la souveraineté et l'intégrité territoriale de l'Ukraine», a déclaré le colonel Brittany Stewart selon le communiqué publié sur Facebook.

Le même jour, le président ukrainien Volodymyr Zelensky s'était rendu lui aussi dans le Donbass, après avoir appelé l'OTAN à accélérer le processus d'adhésion de l'Ukraine, alors que Kiev doit prochainement mener des exercices militaires conjoints avec l'Alliance atlantique.

Paix en Ukraine ? Zakharova appelle Kiev à «commencer par les actes»

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«L'accession de l'Ukraine à l'OTAN mènerait à une escalade à grande échelle dans le sud-est du pays [qui] peut déboucher sur des conséquences irréversibles», a pour sa part commenté Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères ce 9 avril en conférence de presse.

La porte-parole a poursuivi : «Si le régime de Kiev déclare ses aspirations [...] à l'établissement d'une vie paisible, il doit commencer par les actes.» Appelant la partie ukrainienne à appliquer les accords conclus, Maria Zakharova a ajouté : «Le plan est sur la table et il l'est depuis longtemps. Il n'y a pas besoin d'entamer des provocations, il faut juste honorer les accords de Minsk.»

Elle a en outre estimé que, malgré les «slogans [...] sur la "menace russe"», c'étaient «les troupes ukrainiennes qui renforcent leur présence sur la ligne de contact, font feu, ce dont souffrent les civils dans le Donbass».

Rencontre Merkel-Poutine : de quoi il sera question à Berlin

Le 8 avril, au cours d'un entretien téléphonique, Vladimir Poutine et Angela Merkel s'étaient «inquiétés de l'escalade des tensions» dans l'est du pays, selon un communiqué du Kremlin.

Le président russe avait notamment fustigé les récentes «actions provocatrices de Kiev, qui a délibérément attisé la situation sur la ligne de contact», marquant la séparation entre la zone sous contrôle de Kiev et les républiques autoproclamées aux mains des rebelles.

Russie : Le porte-parole de Poutine dit être infecté par le coronavirus

Le 1er avril, Kiev avait accusé la Russie, dans un communiqué, de procéder à une «démonstration de force sous forme d'exercices militaires et de possibles provocations le long de la frontière». Une allégation balayée par Moscou : interrogé au cours d’une conférence de presse le 2 avril par l'agence de presse ukrainienne UNIAN au sujet d’un renforcement de la présence militaire russe près de la frontière avec l’Ukraine, le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov avait rétorqué que la Russie prenait «les mesures nécessaires pour assurer la sécurité de ses frontières» en raison d'une «activité croissante des forces armées de pays membres de l’OTAN, d’autres alliances et de pays indépendants [...] le long de la frontière de la Russie». 

https://francais.rt.com/international/85500-deux-navires-guerre-americains-vont-franchir-bosphore-vers-mer-noire-ankara

Deux navires de guerre américains vont rejoindre la mer Noire, selon Ankara


Le ministère turc des Affaires étrangères a rapporté ce 9 avril avoir été informé par les Etats-Unis que deux navires de guerre américains allaient être déployés en mer Noire jusqu'au 4 mai. 

«Une notice nous a été envoyée il y a 15 jours par voie diplomatique [selon laquelle] deux navires de guerre vont rejoindre la mer Noire», a expliqué Ankara, dans des propos rapportés par Reuters.

En vertu de la Convention de Montreux, la Turquie doit être avertie du passage de navires étrangers par le détroit du Bosphore.

Ce déploiement de navires de guerres intervient dans un contexte de vives tensions entre Kiev et Moscou. Le 8 avril, une délégation militaire américaine s'était rendue dans le Donbass, dans l'est de l'Ukraine, pour y rencontrer les troupes sur la ligne de contact qui sépare la zone sous contrôle de Kiev des territoires aux mains des rebelles. Moscou a fait part ces derniers jours de son inquiétude quant à des «provocations» de la part des autorités ukrainiennes, appelant à la désescalade et au respect des accords de Minsk. De son côté, Kiev se dit inquiet de mouvements de troupes russes à la frontière et en appelle à l'OTAN avec laquelle des exercices conjoints doivent être menés prochainement.

Ya Rab Yeshua.

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http://www.opex360.com/2021/04/12/le-ministere-russe-de-la-defense-annonce-la-creation-dune-unite-entierement-robotisee/

Le ministère russe de la Défense annonce la création d’une unité entièrement robotisée

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Pendant que, en Occident, on mène des expérimentations afin de voir comment on peut intégrer des robots aux opérations militaires terrestres, Moscou a confirmé, le 9 avril, son intention de créer une première unité entièrement robotisée.

L’annonce en a été faite à l’occasion d’une visite du ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, à la 766ème Entreprise de Production et de Technologies, près de Moscou.

Cette nouvelle formation sera dans un premier temps dotée de « cinq complexes robotiques Uran-9, soit vingt véhicules de combat », sachant qu’un système se compose d’une station de contrôle et de quatre engins. Elle aura avant tout une vocation « expérimentale », c’est à dire qu’elle sera chargée d’élaborer les doctrines d’emploi de ces robots et de former leurs futurs opérateurs.

Cela étant, cette annonce n’est pas un surprise. En décembre 2020, le général Oleg Salyukov, le chef d’état-major des forces terrestres russes, avait indiqué, auprès du journal Krasnaya Zverda, que les « essais d’État de l’Uran-9 allaient bientôt se terminer » et que des « travaux visant à développer des véhicules lourds de combat sans pilote étaient en cours dans le but d’en équiper des unités ‘avancées' ».

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D’une masse de 12 tonnes et monté sur un châssis chenillé, le robot Uran-9 a été testé lors des opérations conduites par les forces russes en Syrie. Ce qui avait « surpris tout le monde », avait confessé l’ex-général Charles Beaudouin, alors responsable des plans et des programmes de l’état-major de l’armée de Terre, lors d’une audition parlementaire, en mai 2018.

Pour rappel, propulsé par un moteur de 400 chevaux, l’Uran-9 peut être armé de missiles antichars Ataka, du lance-flamme Shmel-M, d’un canon de 30 mm et d’une mitrailleuse de 7,62mm. Capable d’évoluer en mode autonome [mais l’ouverture du feu doit être décidée par son opérateur], il est surtout télécommandé jusqu’à 3 km grâce à des signaux radio chiffrés.

En Syrie, les essais de l’Uran-9 n’ont pas toujours donné satisfaction. En effet, il a été rapporté que le robot avait tendance à perdre le contact avec sa station de contrôle, en particulier en milieu urbain, où les signaux radios sont susceptibles d’être perturbés. Son système de commande de tir à distance aurait aussi connu quelques dysfonctionnements. En outre, ne pouvant pas tirer en mouvement, il était apparu vulnérable avant d’engager une cible, étant donné qu’il devait s’immobiliser avant d’ouvrir le feu. Sans doute que tous ces problèmes ont été réglés depuis.

Ya Rab Yeshua.

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http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2021/04/09/deux-batiments-us-en-mer-noire-pour-21-jours-22034.html

Tensions avec la Russie et respect de la Convention de Montreux : deux bâtiments US en mer Noire

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Les Etats-Unis vont envoyer deux navires de guerre en mer Noire via le détroit du Bosphore, a indiqué vendredi le ministère turc des Affaires étrangères qui a été notifié il y a 15 jours.

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Il s'agirait des destroyers lance-missiles Roosevelt and Donald-Cook (ce dernier avait déjà navigué en mer Noire du 23 janvier au 10 février 2021. Photos US Navy dont celle ci-dessous montrant le franchissement nocturne du Bosphore).

http://www.istanbulenfrancais.com/wp-content/uploads/2018/12/Le_Bosphore_la_Nuit.jpg

Ces deux bâtiments sont basés à Rota, en Espagne et sont chargés de la veille antimissile en Méditerranée.

Selon des médias turcs, ils franchiront le Bosphore à Istanbul, en deux temps, les 14 et 15 avril. Les deux navires resteront en mer Noire jusqu'au 4 ou au 5 mai, a précisé le ministère turc qui rappelle que selon la Convention de Montreux de 1936 (reconduite en 1951), les navires militaires ne peuvent évoluer en mer Noire que 21 jours.

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La Convention de Montreux.

Signée le 20 juillet 1936, la Convention a abrogé les clauses du Traité de Lausanne relatives aux détroits turcs et autorisé leur remilitarisation. Cette Convention lie la France, l’Australie, la Bulgarie, la Grèce, la Roumanie, le Royaume-Uni, Chypre, la Russie, l’Ukraine et la Turquie.

Aux termes de la convention de Montreux, la Turquie est tenue de garantir la liberté de circulation aux navires de commerce non turcs transitant par les détroits des Dardanelles et du Bosphore. Pour les navires militaires, ce droit est assorti de quelques autres conditions, certaines préalables et d'autres d'ordre pratique. 

Cette convention restreint ainsi les transits de navires militaires, leur type (les porte-avions ne peuvent transiter), leur nombre, leur tonnage (pas plus de 15 000 tonnes) et elle fixe effectivement à 21 jours le temps de navigation dans la mer Noire. 

Tensions avec la Russie.

Ce déploiement de ces deux bâtiments de l'US Navy, que le Pentagone a qualifié de routinier et sur lequel l'US Navy n'a souhaité faire aucun commentaire, intervient sur fond de montée des tensions entre l'Ukraine et la Russie.

Kiev et les Occidentaux reprochent à Moscou d’avoir massé des troupes à la frontière ukrainienne et en Crimée, péninsule annexée en 2014, alors que les incidents armés dans l’Est de l’Ukraine sont devenus quasi-quotidiens entre troupes gouvernementales et sécessionnistes du Donbass soutenus par la Russie. Moscou rétorque que ses mouvements de troupes n’ont rien de menaçant. "La Russie est libre de prendre des mesures pour assurer sa sécurité" face à la "situation explosive" en Ukraine, a affirmé vendredi le Kremlin.

Ya Rab Yeshua.

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https://francais.rt.com/international/85666-mer-noire-ankara-annonce-annulation-deploiement-deux-navires-de-guerre-americains

Mer Noire : Ankara annonce l'annulation du déploiement de deux navires de guerre américains

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© Bogdan Cristel Source: Reuters L'USS Vella Gulf dans le port de la mer Noire de Constanta (Roumanie), le 5 juin 2014.

Se référant à des déclarations de responsables turcs, l'AFP rapporte que les Etats-Unis ont renoncé à déployer au cours de cette semaine deux navires de guerre en mer Noire via les détroits turcs.

Ces sources diplomatiques ont déclaré que le passage prévu d'un premier navire américain le 14 avril n'avait pas eu lieu. L'information a également été relayée par l'agence de presse publique Anadolu, qui cite d'autres responsables turcs. 

Plus tôt, comme le rapporte Reuters, un rassemblement contre le déploiement américain en mer Noire s'était tenu à Istanbul. «Yankee go home», pouvait-on notamment lire sur les pancartes brandies par les protestataires. 

Le 9 avril, la diplomatie turque avait notamment fait savoir que les Etats-Unis les avaient informés que deux de leurs navires de guerre traverseraient le détroit du Bosphore et se dirigeraient vers la mer Noire, où ils resteraient stationnés jusqu'au 4 mai.

Une information que le Pentagone n'a ni confirmé ni infirmé, déclarant simplement que l'armée américaine envoyait régulièrement des navires dans la région. «Ce n’est pas quelque chose de nouveau», a déclaré le porte-parole du Pentagone, John Kirby, cité par Reuters.

L'annonce d'Ankara était venue alimenter un contexte déjà marqué par de vives tensions entre Kiev et Moscou sur le dossier ukrainien.

Le 8 avril, une délégation militaire américaine s'était rendue dans le Donbass, dans l'est de l'Ukraine, pour y rencontrer les troupes sur la ligne de contact qui sépare la zone sous contrôle de Kiev des territoires aux mains des rebelles. Moscou a fait part ces derniers jours de son inquiétude quant à des «provocations» de la part des autorités ukrainiennes, appelant à la désescalade et au respect des accords de Minsk.

Ya Rab Yeshua.

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