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Forces russes : bilans 2017

Messages recommandés

Antonov An-124-100

Sortie de remise en état de vol et de rénovation de l’An-124-100 portant le numéro de registre RA-82011 et le nom de baptême Oleg Antonov.

Mis en service en 1987 sous le code CCCP-82011 au sein du 566 VTAP, il passe au 235 VTAP en 1989. Le RA-82011 (nouveau code faisant suite à la disparition de l’URSS) vole jusqu’en 2003 année où il est arrêté et stocké sur la base de Seshcha.

https://redsamovar.com/2018/01/07/actu-bilan-2017-les-forces-aeriennes-1ere-partie/

Deuxième volet de notre bilan de l’année 2017, la partie relative à la Marine Russe (VMF). Cette partie du bilan portera principalement sur les navires principaux de la Marine Russe; certaines unités auxiliaires étant volontairement laissées de côté devant la difficulté d’assurer un suivi complet de certains projets.

Navires réceptionnés par la Marine Russe en 2017

Le nombre de navires mis en service par la Marine russe en 2017 étant relativement restreint, nous allons les passer en revue par classes ce qui facilitera la lecture du bilan. Il est à noter que nous ne prenons en ligne de compte que les navires induits au service actif et non ceux dont le lancement est réalisé mais les tests pas encore achevés.

https://redsamovar.com/2018/01/19/actu-bilan-2017-les-forces-navales-2eme-partie/

Dernier volet du bilan 2017 des livraisons de matériel pour les forces armées russes, il sera question ici des livraisons concernant les forces terrestres et aéroportées. Au vu du très grand nombre de modèles de véhicules livrés et donc de la difficulté d’obtenir un suivi des livraisons précis pour tous ces matériels, ce bilan portera globalement sur les principaux matériels de combat.

Chars de combat

Les livraisons de MBT pour les forces terrestres russes en 2017 vont porter principalement sur le T-72B3 et plus précisément  le T-72B3 obr.2016.

https://redsamovar.com/2018/01/30/actu-bilan-2017-les-forces-terrestres-et-aeroportees-3eme-partie/


Ya Rab Yeshua.

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https://redsamovar.com/2018/05/24/actu-les-snle-izd-955a-borei/

Les SNLE Izd 955(A) Boreï

Sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) dits de « 4e génération », les Izd.955 Boreï (Борей) ont été conçus pour prendre la relève des Izd.667B/BD/BDR/BDRM (aussi connus sous les noms de Delta I à Delta IV) ainsi que des Izd.941 Akula. Le développement des Boreï a débuté au milieu des années 80 sous l’égide du bureau TsKB MT Rubin (de Saint-Pétersbourg) avec Vladimir Zdornov en tant qu’ingénieur en chef du projet.

Ayant connu un développement et une mise au point chaotique ainsi que fortement retardé, les Boreï sont en passe de renouveler un parc de SNLE russes à bout de souffle et qui a largement dépassé et/ou approche dangereusement de l’âge de la retraite. Après le lancement du Knyaz Vladimir en novembre 2017, l’actualité relative à ces bâtiments vient de connaître de recevoir des coups d’accélérateur intéressants.


Ya Rab Yeshua.

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Invité

Le matos Russe est pas mal mais spécifiquement militaire !

Tu peut oublier le confort avec eux ... pas dans leurs doctrine ! Il faut de la rusticité et de la puissance militaire , mais que l'équipage sois bien c'est pas le problème des ingénieurs :lol:!

C'est bien occidental d'avoir des chars avec des prises pour la gamelle ect ... :wub:

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Tensions avec la Russie : pour l’Allemagne, l’Ukraine doit se « montrer raisonnable »

http://www.opex360.com/2018/11/29/tensions-avec-la-russie-pour-lallemagne-lukraine-doit-se-montrer-raisonnable/

Après la capture de trois de ses navires par la garde-côtière russe, le 25 novembre, l’Ukraine craint que la Russie aille encore plus loin en prenant le contrôle de son littoral donnant sur la mer d’Azov, dont l’accès passe par le détroit de Kertch, situé entre la Crimée et la péninsule de Taman [Russie].

D’où la demande adressée par Petro Porochenko, le président ukrainien, à l’Otan d’envoyer des navires en mer d’Azov. Et sa requête s’adressait plus particulièrement à l’Allemagne, laquelle, selon lui, devrait aussi « se demander » ce que « fera ensuite [Vladimir] Poutine si nous ne le stoppons pas ».

Déjà pas favorable à imposer d’autres sanctions à la Russie (mais en condamnant, toutefois, les actions de cette dernière), l’Allemagne a opposé une fin de non-recevoir à la requête de M. Porochenko.

Ainsi, la chancelière allemande, Angela Merkel, a estimé, ce 29 novembre, que l’Ukraine se devrait de « rester avisée car nous ne pourrons résoudre les choses qu’en restant raisonnables, en discutant les uns avec les autres ».

« Il ne peut y avoir de solution militaire à ces confrontations », a encore insisté Mme Merkel, qui s’exprimait à l’occasion du forum économique germano-ukrainien.

Dans le même temps, Mme Merkel a promis qu’elle aborderait avec le chef du Kremlin la question de l’accès à la mer d’Azov, lequel a été rendu plus compliqué depuis l’inauguration du pont de « Crimée », qui traverse le détroit de Kertch.  »

« Car tout cela est à mettre totalement sur le compte du président russe. Depuis que ce pont a été inauguré en mai, les conditions de navigation ont empiré », a affirmé Mme Merkel, qui a aussi assuré qu’elle ferait tout pour le littoral ukrainien en mer d’Azov, et notamment le port de Marioupol, restent accessibles par voie maritime.

Dans cette affaire, l’Allemagne est, en quelque sorte, entre le marteau et l’enclume, principalement pour des considérations énergétiques. En juillet, le président américain, Donald Trump, lui en avait fait le reproche.

« L’Allemagne est complètement contrôlée par la Russie […] elle est prisonnière de la Russie. Elle paie des milliards de dollars à la Russie pour ses approvisionnements en énergie et nous devons payer pour la protéger contre la Russie. Comment expliquer cela? Ce n’est pas juste », avait en effet lancé le chef de la Maison Blanche, lors du dernier sommet de l’Otan.

La raison de son courroux portait un nom : Nord Stream 2, c’est à dire celui du projet de gazoduc qui doit relier directement la Russie à l’Allemagne sans passer par l’Ukraine.  »

« Les États-Unis ont toujours été opposés à ce projet, pointant une contradiction fondamentale de la politique allemande. […] D’un côté le pays est un partenaire engagé de l’Otan en faveur du régime de sanctions [contre la Russie]. Dans le même temps, l’Allemagne n’arrive pas à reconnaître la dimension politique de Nord Stream 2 et semble assez indifférente à fournir à la Russie un levier politique supplémentaire », avait expliqué, à l’époque, Marco Giuli, du centre de réflexion European Policy Centre (EPC).

C’est sans doute aussi à l’aune de ce type de considérations (et non pas seulement sous le seul prisme environnemental) qu’il faut appréhender le sujet de la « transition énergétique », qui fait beaucoup de bruit en ce moment. En 2017, la moitié des importations de gaz naturel des pays de l’Union européenne a été fournie par la Russie. Et il n’y a pas de solution de substitution : la production norvégienne est au « taquet » et l’Algérie ne peut pas suivre la demande, faute d’avoir pu moderniser ses infrastructures.


Ya Rab Yeshua.

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À l’occasion du 75e anniversaire de la victoire sur l’Allemagne nazie et du 90e anniversaire de la formation des Forces aéroportées russes, des parachutistes ont effectué pour la première fois au monde une manœuvre d'atterrissage depuis une altitude de 10.000 mètres dans l’Arctique. Des exercices similaires se dérouleront désormais chaque année.

«Pour la première fois dans l'histoire du monde, des parachutistes russes, au sein d'une unité mixte, ont effectué un saut en parachute à haute altitude à partir d'un avion Il-76 d'une hauteur de 10.000 mètres dans les conditions extrêmes de l'Arctique dans la région de l’archipel François-Joseph», a-t-il indiqué.

 

https://fr.sputniknews.com/defense/202004261043654752-des-soldats-aeroportes-russes-sautent-dune-altitude-de-10000-m-dans-larctique-une-premiere-dans/

 

En complément =

http://www.opex360.com/2020/04/26/les-forces-russes-ont-mene-un-exercice-aeroporte-inedit-dans-larctique/

Les forces russes ont mené un exercice aéroporté inédit dans l’Arctique

Le dérèglement climatique aidant, l’importance stratégique de l’Arctique ne pourra que s’amplifier dans les années à venir, dans la mesure où il sera possible d’y exploiter les ressources naturelles qu’elle recèle [notamment les hydrocarbures] et que de nouvelles routes maritimes y seront ouvertes. Et cela motive quelques différends territoriaux entre les pays de la région.

L’un d’eux porte sur la dorsale de Lomonossov, une chaîne de montagne immergée qui traverse l’océan Arctique des eaux sibériennes jusqu’à l’île canadienne d’Ellesmere. La Russie affirme qu’elle est une extension de son plateau continental, ce qui lui permet de revendiquer une surface de 1,2 millions de kilomètres carrés. Mais le Danemark et le Canada ont une autre interprétation. Selon ces derniers, cette dorsale se rattache aux plaques continentale de l’Amérique du Nord et du Groenland.

Quoi qu’il en soit, l’Arctique est une priorité pour la Russie depuis maintenant une dizaine d’années, avec la publication d’une stratégie dédiée à cette région en 2009. Depuis, Moscou y a consenti d’importants investissements et y a renforcé sa présence militaire, notamment via la construction de nouvelles bases [et la réhabilitation de celles qui avaient été abandonnées depuis la fin de la période soviétique] et le déploiement de capacités de déni et d’interdiction d’accès.

En 2018, le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, a estimé que « la concurrence dans l’Arctique pourrait conduire à un conflit potentiel ».

« Depuis la reprise en main de sa présence militaire dans l’Arctique […], Moscou a relancé les patrouilles de ses bombardiers stratégiques aux frontières de l’Otan. Comparée à la situation dans la Baltique ou en mer Noire, les détections de bombardiers russes par les radars de l’Otan restent peu fréquentes et bien inférieures au niveau de la Guerre Froide. Néanmoins, les risques d’une évaluation erronée pourraient conduire à une escalade des tensions, comme quand Moscou a simulé l’attaque des radars de Vardo, financés par les États-Unis, en territoire norvégien », souligne ainsi une récente note de l’Institut français des relations internationales [IFRI].

Cela étant, poursuit-elle, la « reconstitution par la Russie de ses capacités arctiques continue donc de s’inscrire dans une conception fondamentalement défensive, non seulement centrée sur le le contrôle de son propre territoire et de ses défis spatiaux et climatiques, mais aussi destinée à dissuader de potentielles velléités d’influence des pays voisins, membres de l’Otan. Cependant, le contexte actuel les rend propices à une interprétation plus offensive. »

#Видео Эксклюзивные кадры десантирования на новых парашютных системах с высоты 10 тысяч метров в арктических условиях#Минобороны #АрмияРоссии #ВДВ #Арктика #Десантирование #ПервыеВМире pic.twitter.com/fdgB17kJYk

— Минобороны России (@mod_russia) April 26, 2020

Quoi qu’il en soit, les forces russes mènent régulièrement des exercices dans la région. Le dernier en date a pris la forme d’une opération aéroportée [OAP] – inédite selon Moscou – qui a mobilisé trois avions de transport Il-76, chacun pouvant embarquer 125 parachutistes.

« Pour la première fois dans l’histoire du monde, des parachutistes russes, au sein d’une unité mixte, ont effectué un saut en parachute à haute altitude à partir d’un avion Il-76 d’une hauteur de 10.000 mètres dans les conditions extrêmes de l’Arctique, dans la région de l’archipel François-Joseph », a en effet annoncé le ministre russe de la Défense, ce 26 avril.

Cette OAP a été ordonnée par Segueï Choïgou. Elle a également marqué le 90e anniversaire de la création des forces aéroportées russes. Selon le ministère, elle a exigé l’utilisation d’un « système de parachutage spécial de nouvelle génération » et permis de tester de nouveaux équipements, dont des tenues de combat développées pour les conditions extrêmes.

Une fois au sol, les parachutistes russes ont mené un exercice visant à « identifier et détruire un groupe de sabotage et de reconnaissance ennemi fictif », en relation avec la Flotte du Nord.

« Nous effectuerons des exercices similaires chaque année, dans différentes régions de l’Arctique, avec une composition différente des participants impliqués et à différents moments de la formation », a assuré Iounous-bek Evkourov, le vice-ministre russe de la Défense.

PS. Pour info, la composition (actualisée) de la Flotte du Nord russe

http://www.rusnavyintelligence.com/flotte-du-nord.html


Ya Rab Yeshua.

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http://www.opex360.com/2020/05/05/pour-la-premiere-fois-depuis-la-guerre-froide-lus-navy-a-envoye-des-navires-en-mer-de-barents/

Pour la première fois depuis la guerre froide, l’US Navy a envoyé des navires en mer de Barents

La carte de la mer des Barents - les mers mondiales, la situation ...

barents-20200505.jpg

Portant le nom d’un explorateur néerlandais [Willem Barents, ndlr] et occupant une position stratégique dans la région de l’Arctique car située sur le trajet de la Route maritime du Nord [RMN], la mer de Barents est délimitée par la Norvège à l’ouest et par la Russie à l’est. Ce qui fait que, pendant longtemps, ces deux pays ont un différend territorial portant sur sa partie sud, laquelle est libre de glace durant la majeure partie de l’année tout en recelant d’importantes ressources halieutiques et gazières.

Il fallut attendre 2010 pour voir la Russie et la Norvège signer un accord mettant un terme à leur dispute territoriale. Cette issue avait été favorisée par Jens Stoltenberg, l’actuel secrétaire général de l’Otan, à l’époque où il était à la tête du gouvernement norvégien.

Cependant, des tensions entre Moscou et Oslo ne sont pas complètement éteintes… Notamment au sujet de l’archipel de Svalbard. La Norvège obtint la reconnaissance de sa souveraineté sur ce territoire en 1920, dans la foulée de Conférence de Paris, en échange de sa démilitarisation.

Mais l’Union soviétique garda toujours un oeil sur cet archipel, la mer de Barents étant le « bastion » de sa Flotte du Nord. Comme elle l’est d’ailleurs encore actuellement. Or, l’an passé, il a été rapporté que des activités militaires russes y avaient été détectées… Et le contre-espionnage norvégien, le Politiets Sikkerhetstjeneste [PST], se refusa à faire le moindre commentaire.

File:PST emblem.svg - Wikimedia Commons

Cela étant, depuis une dizaine d’années, et en raison des dérèglements climatiques, l’Arctique est (re)devenu une priorité pour la Russie, qui y a renforcé sa présence militaire via le déploiement de capacités de déni et d’interdiction d’accès, la réhabilitation des bases abandonnées depuis la période soviétique et la création d’unités spécialisées.

« La Norvège ne se fait pas d’illusion sur la politique russe. Elle constate le regain d’activité militaire à proximité de son territoire [y compris le déploiement de systèmes Iskander lors d’exercices] et craint le risque de ‘débordement’ d’une crise entre Moscou et l’Alliance atlantique. Elle sait que cette politique s’inscrit dans le cadre d’un ‘réveil russe’ qui concernerait l’Arctique tout autant que le reste de son environnement régional, et qui mêle affirmations de souveraineté et intérêts économiques [ressources, transport]. Elle voit la stratégie russe dans l’Arctique […] comme une question de ‘très long terme' », expliquait Bruno Tertrais, dans une récente note [.pdf] de la Fondation pour la recherche stratégique [FRS].

Pour autant, poursuit M. Tertrais, la Norvège ne tient pas à braquer la Russie, qu’elle perçoit comme un « défi stratégique » et non comme une menace. Aussi, explique-t-il, c’est la raison pour laquelle elle « rejeté le principe d’une défense de l’avant au bénéfice de celui de la défense totale » et souhaité « très délibérément que l’exercice Trident Juncture 2018 se déroule au milieu du pays, et non pas au nord ». En outre, Oslo ne veut pas de stationnement permanent d’unités de l’Otan sur son territoire, ni que ses espaces aériens et maritimes soient surveillés par les alliés.

Toutefois, cette retenue norvégienne n’est pas perçue comme telle à Moscou, où l’on reproche à Oslo sa « participation active dans les plans de l’Otan visant à accroître la présence de l’Alliance dans la région arctique », avec la création d’une infrastructure dédiée aux escales de sous-marins alliés près de Tromsø ou l’exploitation de radars Globus II et Globus III installés sur l’île de Vardø, grâce à un financement américain. D’ailleurs, l’aviation russe a simulé leur bombardement en 2017 depuis la péninsule de Kola, bordée par la mer de Barents.

Et les forces norvégiennes sont régulièrement mises à l’épreuve par l’activité militaire russe dans son environnement immédiat, comme cela a encore été le cas les 29 et 30 avril, avec les interceptions, par des F-16 et des F-35A, d’un avion d’alerte avancé A-50 et de deux bombardiers russes Tu-22 avec leur escorte.

A-50 Mainstay - REDSTARS

Quoi qu’il en soit, l’importance de l’Arctique et les tensions avec la Russie depuis l’affaire de la Crimée font que, à l’instar de l’Islande, la mer de Barents retrouve l’intérêt qu’elle avait durant la Guerre Froide. D’autant plus qu’elle est le point de départ des sous-marins russes susceptibles d’opérer dans le passage dit GIUK [Groenland – Islande – Royaume-Uni], crucial pour les liaisons entre l’Amérique du Nord et l’Europe.

Signe de cette importance retrouvée : la présence, après un exercice de guerre anti-sous-marine en mer de Norvège, de 4 bâtiments de l’US Navy et de la frégate HMS Kent de la Royal Navy en mer de Barents, le 4 mai. La formation américaine était composée des destroyers de type Arleigh Burke USS Donald Cook, USS Porter et USS Roosevelt et le navire auxiliaire USNS Supply. Ce ne s’était plus vu depuis les années 1980.

U.S. Navy Surface Ships Enter Barents Sea for First Time Since Mid ...

Selon l’US Navy, cette opération a été menée pour « affirmer la liberté de navigation et démontrer l’intégration sans faille des forces alliées. Et de préciser que le ministère russe de la Défense avait été prévenu le 1er mai, « afin d’éviter tout malentendu, de réduire les risques et de prévenir toute escalade accidentelle. »

« En ces temps difficiles, il est plus important que jamais que nous maintenions notre rythme opérationnel à travers le théâtre européen, tout en prenant les mesures nécessaires pour protéger la santé de nos forces », a commenté le vice-amiral Lisa Franchetti, qui commande la 6e Flotte de l’US Navy.

De son côté, le chef du Pentagone, Mark Esper, a justifié l’intérêt de ce type d’opération, à l’heure où l’épidémie de Covid-19 a limité les mouvements des forces américaines au cours de ces dernières semaines. « Nous voyons l’activité de la Chine s’amplifier en mer de Chine méridionale. Nous voyons les Russes continuer à tester notre défense aérienne en Alaska et à la frontière nord », a-t-il dit.


Ya Rab Yeshua.

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http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2020/05/12/l-otan-met-cap-au-nord-et-entre-en-mer-de-barents-21155.html

L'Otan a mis le cap au nord et est entré en mer de Barents

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Début mai, un groupe naval de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord est entré en mer de Barents, près des eaux territoriales russes, au nom de la liberté de navigation dans l'océan Arctique (photo US Navy). Le ministère russe de la Défense a été notifié de cette visite le 1er mai "afin d'éviter tout malentendu, de réduire les risques et de prévenir toute escalade accidentelle", selon un communiqué de l'US Navy. Le message est clair cependant: l'Otan et ses marines sont de retour dans les eaux arctiques.

6199973 (1).jpg

Cette flottille (plutôt robuste) comprenait les destroyers lance-missiles (DDG) américains USS Porter, USS Donald Cook et USS Franklin Roosevelt ainsi que la frégate HMS Kent de la Royal Navy (photo ci-dessus Royal Navy). Ces bâtiments étaient accompagnés de l'USNS Supply (T-AOE-6) et d'avions de patrouille maritime P-8A Poseidon et RC-135 de l'USAF.

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Les trois destroyers US appartiennent à la 6e Flotte et sont basés en Espagne, à Rota. Ils avaient pris part, avant d'entrer en mer de Barents, à un exercice de lutte anti-sous-marine avec un SNA américain et un P-8A. Cet exercice s'était déroulé en mer de Norvège.

L'exercice anglo-américain s'est terminé le 8 mai, sans que la flottille ne s'engage dans la "Northern Sea Route", le passage maritime du Nord (sur cette NSR, lire "LA ROUTE MARITIME DU NORD, RÉALITÉ ET PERSPECTIVES par Hervé Baudu).

Cette incursion en mer de Barents n'est pas la première. En 2018, le groupe aéronaval de l'USS Harry S. Truman et le groupe naval de l'USS Iwo Jima s'étaient déployés à l'intérieur du cercle polaire dans le cadre de l'exercice otanien Trident Juncture.

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En 2019, l'USS Donald Cook et des bâtiments de la 2e Flotte (USS Normandy et USS Farragut) avaient aussi navigué au nord du cercle polaire.

Tensions autour de la NSR
On se souvient que la Russie revendique des droits souverains sur la route arctique. Moscou exige que tous les navires militaires demandent une auto­risation de transiter dans les eaux territoriale de la NSR avec un préavis de 45 jours. La Russie exige aussi le grade et le nom du commandant du navire, la nationalité du pavillon, la durée et la raison du transit, et voudrait imposer la présence obligatoire d’un pilote et l’assistance si nécessaire d’un brise-glace.

Le transit sans assistance du navire de soutien et d’assistance de la Marine nationale française Rhône le long de la NSR en septembre 2018 avait ainsi suscité une réaction véhémente du gouvernement russe. 

Ces exigences russes ne sont pas pour plaire à l'Otan  et surtout aux USA. En février, devant la commission des transports et de la sécurité maritimes, Michael Murphy, le "deputy assistant secretary for European and Eurasian affairs du Département d'Etat, avait averti: "Le flanc nord de l'Otan exige de nouveau l'attention des USA et de ses alliés".


Ya Rab Yeshua.

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Selon Mme Parly, la relance du dialogue avec la Russie n’a pas encore donné de « résultats tangibles »

macron-poutine-20180319.jpgLors de la traditionnelle Conférence des Ambassadeurs, en août dernier, le président Macron avait invité les diplomates français à faire preuve « d’audace » et à « rompre » avec leur éventuelle défiance à l’égard de Moscou, même « si elle avait pu être justifiée par le passé », afin de « repenser » le lien entre la France et la Russie.

En effet, et malgré les sujets de fâcheries [ingérences russes dans les élections, Centrafrique, Ukraine, Syrie, etc], Emmanuel Macron avait alors estimé que ce serait « une profonde erreur » que de « pousser la Russie loin de l’Europe » et de la voir se rapprocher de la Chine. D’où la nécessité, selon lui, de dialoguer avec Moscou tout « en posant nos conditions ».

Ces propos suscitèrent de l’étonnement, si ce n’est de la méfiance, parmi les partenaires de la France. Aussi M. Macron s’était-il attaché à dissiper les malentendus lors de la Conférence de Munich sur la sécurité, en février dernier. « Ce que j’ai proposé, ce n’est pas de dire soudainement les choses vont changer, vous allez voir, embrassons-nous. […] On est exigeant, on ne cède rien sur nos principes mais on réengage le dialogue qui va prendre du temps, on réengage un dialogue stratégique parce qu’aujourd’hui la situation dans laquelle on est est la pire », avait-il expliqué.

Envoyé spécial du président Macron « pour l’architecture de sécurité et de confiance avec la Russie », le diplomate Pierre Vilmont avait livré des précisions au Sénat. Ainsi, avait-il dit, l’un des enjeux du dialogue avec Moscou vise à mettre en place des « contacts entre chefs d’État-major » ainsi que des « canaux de désescalade dans tous les domaines où cela peut-être utile et nonobstant d’éventuels différends avec nos interlocuteurs russes. »

Mais pour discuter, il faut être au moins deux. La Russie est-elle disposée à saisir la perche tendue par la France. Pour M. Vimont, cela ne fait pas de doute. Pour au moins deux raisons.

« Tout d’abord, un peu cyniquement, la France intéresse la Russie, parce que cette relation pourrait diviser les Européens. L’idée qu’un pays se détache des autres pour nouer un dialogue bilatéral ambitieux avec la Russie pourrait être considérée comme une manière d’entamer l’unité européenne. Ce n’est toutefois pas notre objectif », avait-il expliqué aux sénateurs.

Ensuite, avait continué M. Vimont, étant donné le rôle moteur que tente de jouer la France dans le renforcement de l’Union européenne, il est important pour Moscou « de bien comprendre et de dialoguer. »

Cependant, si MM. Macron et Poutine échangent assez régulièrement, comme cela a encore été le cas le 26 juin dernier, par vidéoconférence, le dialogue franco-russe connaît des débuts très timides au niveau militaire.

« J’ai demandé que nous fassions du cas précis de la Centrafrique le laboratoire de mise à l’épreuve de la bonne volonté affichée par la Russie pour être un partenaire dans la résolution des crises, et non pas quelqu’un qui souhaiterait utiliser ces crises à des fins de déstabilisation ». Or, « j’attends de pouvoir mesurer réellement le degré de bonne volonté de nos camarades russes. À ce stade, ça reste malgré tout assez difficilement perceptible », avait ainsi expliqué le général François Lecointre, le chef d’état-major des armés [CEMA] lors d’une rencontre avec l’Association des journalistes de défense [AJD], en janvier.

Qu’en est-il depuis? « Si la question est : ‘y a-t-il des résultats d’ores et déjà tangibles au dialogue que la France a amorcé avec la Russie?’, je vous répondrais très sincèrement que ce n’est pas encore le cas, mais nous sommes conscients qu’un dialogue de ce type ne peut pas produire de résultats immédiats. Il faut pouvoir le poursuivre dans la durée », a admis Florence Parly, la ministre des Armées, devant la sous-commission défense et sécurité du Parlement européen ce 2 juillet.

Pour autant, il est important, a estimé la ministre, d’avoir un dialogue avec Moscou. « Dans les efforts importants que nous menons pour parvenir à un cessez-le-feu en Libye, nous avons besoin de discuter avec la Russie. La Libye n’est pas le seul domaine où une telle discussion est nécessaire : il y a tout le volet de la stabilité stratégique et de la maîtrise des armements en Europe, après la fin du traité FNI et la fragilisation du Traité Ciel Ouvert ; il y a aussi l’Ukraine, la Syrie, et d’autres conflits encore », a fait valoir Mme Parly.

Mais dans le même temps, a-t-elle souligné, « cela ne veut pas dire être naïf ou aveugle ». En effet, a continué la ministre, Nous savons qui est en face. Je le sais, j’étais à Moscou en septembre dernier avec le ministre des affaires étrangères Jean-Yves Le Drian. » Aussi, « il ne faut pas s’attendre à des résultats immédiats ; mais c’est un travail de fond dont nous espérons qu’il portera ses fruits à terme », a-t-elle conclu.


Ya Rab Yeshua.

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http://www.opex360.com/2020/07/17/la-russie-lance-des-manoeuvres-surprises-en-mobilisant-pres-de-150-000-militaires/

La Russie lance des manoeuvres « surprises » en mobilisant près de 150.000 militaires

russie-crimee-20200322.jpg

Si la pandémie de Covid-19 a contraint l’Otan à réduire, voire à reporter ou à annuler les exercices militaires prévus en 2020, ce n’est visiblement pas le cas des forces russes, qui ont maintenu la plupart des manoeuvres qu’elles avaient planifiées.

« Bien que la Russie ait demandé l’arrêt des exercices, nous observons que ses activités militaires restent à des niveaux habituels pour la saison », a ainsi affirmé Jens Stoltenberg, le secrétaire général de l’Otan, en avril dernier.

Et d’ajouter : Moscou a « annoncé un exercice immédiat, destiné à tester les capacités des forces russes à fournir un soutien militaire aux opérations civiles contre l’épidémie de Covid-19 […] Mais nous jugeons en fait que cet exercice a également été utilisé pour démontrer à l’Otan qu’elles restent prêtes au combat malgré le Covid-19. »

Quoi qu’il en soit, ce 17 juillet, le président russe, Vladimir Poutine, a donné le coup d’envoi à d’importantes manoeuvres et inspections « surprises » dans les districts militaires du sud et de l’ouest de la Russie.

Ces exercices visent à évaluer la capacité des troupes à assurer la sécurité dans le sud-ouest de la Russie, où « un risque sérieux de terrorisme existe », et à préparer les manoeuvres « Caucase 2020 », prévues en septembre prochain, a expliqué le ministère russe de la Défense.

Au total, près de 150.000 militaires sont mobilisés, avec 26.820 blindés et pièces d’artillerie, 414 aéronefs et 106 navires. Et 56 exercices tactiques sont prévus dans 35 bases terrestres et 17 secteurs maritimes, situées en mer Noire et dans la Caspienne. Ce qui peut sembler beaucoup pour des manoeuvres anti-terroristes.

Normalement, selon le Document de Vienne qu’ont signé les États membres de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe [OSCE], chaque exercice militaire impliquant plus de 9.000 militaires [ou plus de 250 chars, 500 blindés et 250 pièces d’artillerie] doit faire l’objet d’une notification 42 jours au moins avant sa tenue, conformément au paragraphe 40.1.1 du chapitre V de ce texte.

Seulement, le paragraphe 41 prévoit une exception. « Les activités militaires notifiables menées sans que les troupes engagées soient préalablement averties constituent une exception à l’obligation de notification préalable de 42 jours à l’avance », précise-t-il. D’où l’intérêt de Moscou de lancer de telles manoeuvres « surprises. »


Ya Rab Yeshua.

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http://www.opex360.com/2020/07/30/destine-aux-forces-speciales-russes-lhelicoptere-mil-mi-8amtsh-vn-a-entame-ses-essais-en-vol/

Destiné aux forces spéciales russes, l’hélicoptère Mil Mi-8AMTSh-VN a entamé ses essais en vol

milmi8-20200730.jpg

Que ce soit pour l’infiltration/exfiltration de commandos ou des missions d’appui, les hélicoptères sont souvent sollicités pour mener des opérations spéciales. Et pour cela, de tels appareils doivent disposer des équipements et des fonctionnalités qui leur sont propres.

D’où le développement, en Russie, du Mil Mi-8AMTsh-VN, sur la base du retour d’expérience [RETEX] des opérations conduites en Russie. La semaine passée, le Pdg de Russian Helicopters Group, Andreï Boginsky, a confié à l’agence TASS que ce nouvel appareil, ultime évolution du Mil Mi-8 « Hip », un hélicoptère de manoeuvre et d’assaut mis en service en 1967, venait d’entamer ses essais en vol.

« La construction des hélicoptères [Mi-8AMTSh-VN] se poursuit avec les travaux de R&D [recherche et développement]. Le centre national de construction d’hélicoptères a déjà commencé les vols », a en effet affirmé M. Boginsky. La première phase de ces essais devraient être achevées en novembre prochain, a-t-il précisé.

Dans le détail, le Mil Mi-8AMTsh-VN dispose d’une motorisation plus puissante ainsi que de nouveaux systèmes de contrôle de vol et de navigation et d’une boule optronique gyrostabilisée. Il sera armé par deux mitrailleuses de 12,7 mm latérales ainsi que par une « suite d’armes élargie »

Côté protection [et les forces russes ont perdu au moins 7 hélicoptères en Syrie, ndlr], le Mil Mi-8AMTsh-VN sera équipé d’un système de pilotage automatique numérique et d’une suite de contre-mesures pouvant détecter automatiquement les tirs de missiles et de libérer ainsi des leurres. Son cockpit sera construit avec un alliage en titane, tandis que sa soute et ses flancs auront des protections amovibles en kevlar.

Selon l’agence TASS, 10 exemplaires ont été commandés en 2019 par le ministère russe de la Défense. Ils devraient être livrés d’ici la fin 2021, au plus tard.

Photo : Capture d’écran


Ya Rab Yeshua.

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http://www.opex360.com/2020/11/12/la-marine-russe-va-disposer-dun-point-dappui-pour-ses-navires-au-soudan/

La marine russe va disposer d’un point d’appui pour ses navires au Soudan

 

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Étant donné l’importance stratégique que peut avoir la corne de l’Afrique, la Russie avait songé pendant un temps à établir une base navale à Djibouti, à l’instar de la France, des États-Unis ou bien encore de la Chine, pour avoir un accès donnant sur la mer Rouge. Seulement, ce projet n’ayant pas pu se concrétiser en raison du refus des autorités djiboutiennes, elle a donc dû trouver une solution de repli.

La Somalie aurait été un temps considérée, alors que la Turquie venait d’y inaugurer une vaste base militaire près de l’aéroport de Mogadiscio, au bord de l’océan Indien. Pour les autorités russes, la localité de Zeïlah était l’option la plus intéressante car située dans le Somaliland [un État en rupture de ban avec le pouvoir central somalien] et donc près de Djibouti. Mais là encore, ce projet, si tant est qu’il ait eu la moindre consistance, est au point mort.

D’où l’intérêt du Soudan, pays avec lequel la Russie entretient des liens militaires anciens. Liens qui n’ont pas été remis en cause par le départ du président Omar el-Bechir, dont les bonnes relations avec le Kremlin lui avaient permis de bénéficier de l’appui de la société militaire privée [SMP] Wagner face à la contestation à laquelle il faisait alors face.

En effet, en mai 2019, soit un mois après la destitution de M. el-Bechir après plus de 29 ans d’exercice du pouvoir, Moscou et Khartoum ont signé deux nouveaux accords militaires, l’un visant à partager les expériences relatives aux opérations de maintien de la paix des Nations unies, l’autre pour renforcer la coopération dans le domaine naval, en particulier pour la recherche et le sauvetage en mer.

Un troisième accord est sur le point d’être conclu.

En effet, selon les autorités russes, il est question d’établir un point d’appui pour la marine russe à Port-Soudan. D’après le texte mis en ligne par le gouvernement russe, il s’agirait d’y construire un « centre logistique » sur un terrain gracieusement cédé par Khartoum en échange d’une « assistance gratuite » à la marine soudanaise pour des missions de recherche et de sauvetage ou de lutte « anti-sabotage ».

La capacité de ce point d’appui devrait être limitée à l’accueil simultané de quatre navires russes, y compris à propulsion nucléaire [comme le croiseur « Pierre le Grand » et les sous-marins, ndlr], et de 300 marins.

L’accord donne le droit à la Russie d’importer et d’exporter, via les ports et les aéroports soudanais, « toutes les armes, munitions et équipements » nécessaires au fonctionnement de cette base ainsi qu’à « l’exécution de tâches » confiées aux « navires de guerre. » Et le tout en franchise de taxes.

Par ailleurs, l’accord en question indique que les navires russes qui feront escale à Port-Soudan seront « inviolables » et qu’ils bénéficieront d’une « immunité d’inspection ».

Enfin, le texte insiste sur le fait que l’installation de ce point d’appui est de nature « défensive », qu’elle n’est « dirigée contre aucun autre pays » et qu’elle « répond aux objectifs de maintien de la paix et de la stabilité dans la région. »

Si l’on en croit un rapport du renseignement allemand ayant « fuité » dans la presse d’outre-Rhin, la Russie aurait l’intention d’installer des bases militaires dans au moins six pays africains qu’elle considère comme stratégiques, dont l’Égypte, l’Érythrée, le Mozambique, Madagascar, la Centrafrique et le Soudan.

Photo : Frégate Admiral Gorshkov © Ministère russe de la Défense


Ya Rab Yeshua.

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