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Turbulences franco-algériennes

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https://www.ttu.fr/turbulences-franco-algeriennes/

Les relations entre la France et l’Algérie traversent de nouvelles turbulences, sur fond de différends concernant la situation au Sahel, en Libye et l’épineuse question de l’immigration clandestine.

Sur tous ces dossiers, Alger s’oppose à Paris et soutient aujourd’hui plutôt la politique promue par Rome. S’abstenant en particulier de critiquer les dernières initiatives italiennes dans la région, notamment l’envoi d’une mission militaire au Niger. Un détachement italien, composé de trois unités de reconnaissance, serait déjà arrivé, il y a une semaine, dans le sud de la Libye. Il aurait transité par la région de Djanet, dans le sud-algérien (wilaya d’lllizi) et devrait bientôt entrer au Niger.

En revanche, Alger s’oppose au projet, promu par la France, de création de la force G5 Sahel, à laquelle contribuent cinq pays de la région (Niger, Burkina Faso, Tchad, Mali et Mauritanie) afin de lutter contre les groupes terroristes dans la bande sahélo-saharienne. L’Algérie reproche notamment à la France de ne pas prendre de mesures empêchant la circulation des membres du Mouvement national pour la libération de l’Azawad entre le nord-est du Mali et le sud de la Libye, qui «menaceraient la stabilité dans la région».

En outre, Alger soupçonne les services de renseignement français d’armer les Toubous dans le sud libyen, ce qui augmenterait le risque d’affrontements entre cette tribu et les Touaregs, notamment au sujet du contrôle du trafic d’armes et de migrants. Par ailleurs, l’Algérie a mal accueilli les récents propos du ministre français de l’Intérieur, Gérard Collomb, le 19 septembre, qui a suggéré la mise en place avec le Maroc et l’Algérie d’un mécanisme européen de gestion des migrants, en échange d’un appui financier à ces deux pays.

Enfin, le geste du président Emmanuel Macron à l’égard des Harkis, avec l’annonce de l’attribution de la Légion d’honneur à plusieurs anciens combattants ainsi que la création d’un fonds de solidarité à leur bénéfice, a été très mal perçu par les autorités algériennes. A noter que ces dernières ont décidé de supprimer la protection sécuritaire des missions diplomatiques françaises sur le territoire algérien, une semaine après que Paris eut décidé de lever la protection de l’ambassade algérienne et de ses diplomates en France. Paris craint à présent un report de la réunion de la commission mixte franco-algérienne, prévue en principe pour le mois prochain.

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http://bernardlugan.blogspot.com/2019/02/algerie-derriere-les-immenses.html

Algérie : derrière les immenses manifestations de rejet de la candidature d’Abdelaziz Bouteflika à un cinquième mandat, le saut dans l’inconnu est assuré…[1]

 

La candidature à un cinquième mandat du président Abdelaziz Bouteflika, mort-vivant muet et paralysé dont les sorties, sanglé sur un fauteuil roulant, relèvent du pathétique, passe très mal en Algérie.

L’ampleur des manifestations de rejet de cette candidature et, avec elle, de tous les profiteurs du régime, FLN en tête, est telle, qu’à moins d’un retournement de situation, le temps de survie du clan Bouteflika semble compté. D’autant plus que les forces de sécurité paraissent gagnées par le doute et que l’armée n’est plus un bloc monolithique.

Quoiqu’il en soit, c’est d’une Algérie ruinée et divisée dont vont hériter ceux qui auront la très lourde tâche de tenter d’éviter le naufrage d’un pays fracturé entre arabisme et berbérisme avec, en arrière-plan, les islamistes en embuscade.

 

Comment pourront-ils redresser un pays frappé au cœur par l’épuisement de ses réserves pétrolières quand 60% des  recettes budgétaires et 95% des recettes en devises dépendent des hydrocarbures ? Selon l’Office national des statistiques en date du 12 janvier 2019, durant le 3° trimestre 2018, la branche des hydrocarbures dans son ensemble a baissé de 7,8%, la production de pétrole brut et de gaz naturel a décliné de 3% et le raffinage de pétrole brut de 12%.

La baisse de la production des hydrocarbures et les variations des cours font que les recettes baissent et que l’Etat doit donc puiser dans ses réserves de change pour financer ses importations. Comme l’Algérie ne produit rien, ou alors en quantités insuffisantes, elle doit en effet tout acheter sur les marchés extérieurs, tant pour nourrir, qu’habiller, qu’équiper ou que soigner sa population.

Les réserves algériennes de change qui étaient de 170 milliards d’euros en 2014, avant l’effondrement des cours du pétrole, ne sont plus que de 62 milliards au début 2019 et, selon les projections, elles atteindront 34 milliards en 2021.

Dans ces conditions, comment l’Etat pourra-t-il acheter la paix sociale avec une croissance démographique gommant toute possibilité de développement ? Comment relever une Algérie au bord de l’explosion avec un taux de chômage des jeunes atteignant au moins 40%, une immense misère sociale, une industrie inexistante, une agriculture ruinée, un système bancaire d’un autre temps et une administration apoplectique ?

Comment faire redémarrer une Algérie pillée par la nomenklatura satrapique enkystée autour du clan Bouteflika et qui, entre 2000 et 2015, avant donc l’effondrement des cours, a « dilapidé » les 600 milliards de dollars rapportés par la vente des hydrocarbures, dans des « flux sortants » de plusieurs centaines de milliards de dollars auxquels s’ajoutent plus de 100 milliards de dollars dépensés « à la discrétion des gouvernements » (El Watan 31 janvier 2016), délicat euphémisme servant à habiller l’opacité de leur destination… ?. 

Comme personne ne voudra revendiquer un tel héritage, nul ne voulant associer son nom aux décennies de mise des ressources publiques au service d’un clan familial, la rupture est donc annoncée. Au profit de qui ? L’avenir peut être proche nous le dira.

Bernard Lugan

PS. Comme d'autres, je suis l'évolution préoccupante de l'Algérie. Dont pour des raisons historiques, sociales, géographiques et stratégiques, notre pays est directement concerné. D'où cet article rédigé par Bernard LUGAN dont je ne saurais recommander le livre

 

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La confrontation de plusieurs points de vue est salutaire et permet de se faire une "idée" aussi sommaire soit-elle de la complexité de la situation et surtout, de ne pas systématiquement prendre pour argent comptant ce que disent ou "dévoilent" les médias.

A titre d'exemple, ceci =

Que se passe t-il réellement en Algérie ?

 

Sur fond de crise politique autour du cinquième mandat du président Bouteflika, âgé et très malade (et dont le sort est scellé), se joue une lutte à mort entre deux grandes factions du pouvoir réel Algérien :

- D’un côté, les partisans de l’ancien patron des renseignements de 1990 à 2015, le Général Mediène plus connu sous le nom de Toufik, débarqué en 2015 dans une première joute où tous les coups étaient et sont toujours permis.

- De l’autre, les partisans du Clan Bouteflika, ramené et propulsé par le Général Toufik avant de s’en affranchir mais qui dispose actuellement de la loyauté du très puissant Chef d’état-Major des Armées, le Général Ahmed Gaid Salah.

La lutte est celle de deux généraux, l’un issu du monde opaque des renseignements et l’autre, du terrain.

La signature de Toufik dans les appels anonymes à manifester est un fait indéniable pour les connaisseurs des méthodes de l’ex-DRS.

L’appel à une manifestation féminine à l’occasion du 8 mars porte l’empreinte génétique du système Toufik. Ce dernier s’inspire des Démocrates pro-féministes US contre Trump.

 

Le Général Major Ali Ghediri, candidat aux présidentielles d’avril 2019 en tant qu’indépendant est la créature du Général Toufik et du richissime oligarque Yssad Rebrab qui doit son ascension fulgurante dans le monde très fermé des affaires à l’ex-patron des renseignements. La mise à l’écart de Toufik en 2015 a provoqué la disgrâce de Rebrab aux yeux du régime, lequel ne cesse depuis de saboter ses investissements.

Les partis politiques idéologiques c’est encore l’ex-patron, créés, infiltrés ou manipulés par les renseignements depuis les années 90 comme le RCD ou Rassemblement pour la Culture et la Démocratie ou encore certains partis Islamistes dits modérés nés d’une implosion manipulée par les services qui soutiennent cette faction.

L’autre faction, plus pragmatique et moins idéologique, dispose de sa faune d’oligarques issus de la petite délinquance ou des réseaux criminels et a réussi à se débarrasser de l’ex-DRS en « achetant » ses éléments et l’ensemble de son écosystème socio-économique, opération grandement facilitée par la corruption généralisée d’une partie non négligeable de la population.

Il s’agit également d’une lutte entre deux clientèles, deux écosystèmes rentiers autour du contrôle du pouvoir et par conséquent de la rente des hydrocarbures.

Dans ce jeu en cours, le seul disposant de la puissance de feu absolue est le Général Gaid Salah. Ce dernier se déclare loyal à la présidence actuelle mais le rôle de ses enfants dans le monde des affaires semble peser sur ses choix.

C’est le soldat le plus ancien encore en activité dans le monde, le seul haut responsable algérien à avoir systématiquement refusé de rencontrer les ambassadeurs étrangers et sa posture est susceptible de lourdement déterminer le sort de la crise politique algérienne.

Ironie du sort, le Général Ghediri, le poulain de Toufik, est un adversaire de longue date du Général Gaid Salah. Ce dernier a toujours soupçonné celui qui fut le DRH des forces armées d’être les yeux de Toufik au sein de son département avec mission de surveiller Gaid Salah. L’animosité entre les deux hommes est telle que lorsque le pouvoir réel algérien voulut imposer Ghediri comme alternative de compromis, c’est Gaid Salah qui mit son veto net et catégorique, « quitte à provoquer une guerre ! « . D’ailleurs, le Chef d’état-major des Armées accuse ses adversaires de vouloir déstabiliser la paix civile. Entre les lignes, le conflit est grave.

Les États-Unis font mine de ne rien voir. L’Europe, après avoir couvert le régime algérien en échange de très grandes concessions économiques et commerciales, fait semblant de découvrir une crise et en tremble pour ses intérêts et l’existence même de son Union qui risque d’éclater en mille morceaux si la crise algérienne dérape vers l’inconnu.

Numidianus

source:https://strategika51.org/2019/03/05/que-se-passe-t-il-reellement-en-algerie/

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Autre source, convergence d'analyse

http://ainsi-va-le-monde.blogspot.com/2019/03/larmee-algerienne-et-lelection.html

L'armée algérienne et l'élection présidentielle du 18 avril

 

Retraité, le général Gedhiri avait, il y a quelques semaines, mis en garde contre un cinquième mandat du président algérien Bouteflika. S’attirant aussitôt les foudres d’un « décideur », le vice-ministre de la défense et patron des armées, le général Ahmed Gaïd Salah.

Lors d’une visite à Mers-el-Kebir, celui-ci avait étrillé « certains individus et parties mus par des ambitions démesurées et animés par des intentions sournoises. » Craignait-il une candidature de son ex-subordonné à la présidentielle ? Ali Gedhiri l’a toutefois déposée dimanche mais rebondissement à l’algérienne, son directeur de campagne a démissionné aujourd’hui.

Pour l’instant l’armée algérienne est calme.

« L’Armée nationale populaire (ANP) restera toujours le gardien loyal des intérêts suprêmes de la patrie » expliquait, hier, le général de corps d’armée Gaïd Salah, lors d’une visite d’inspection à l’académie militaire de Cherchell.

Mais l’institution, comme les dirigeants algériens, ont été surpris de la réaction de la rue à la candidature du président fantôme à sa succession. Les « décideurs » semblaient si sûrs de leur fait que l’éditorial du dernier numéro d’El-Djeich la revue mensuelle de l’ANP (février 2019), commençait ainsi : « Dans le climat de stabilité que connait notre pays… »

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Le président Bouteflika pris en otage, le Peuple algérien emprisonné par Khalida Bouredji

Ni la presse algérienne, ni même les médias internationaux ne rapportent ce qui se passe vraiment en Algérie. Pourtant, un président presque totalement paralysé est censé diriger un pays de 42 millions d’habitants. Un Pouvoir opaque y mène en son nom une campagne électorale ubuesque en violation des lois et de la Constitution. Tandis que le Peuple descend en masse dans les rues contre cette mascarade.

 

Saïd Bouteflika (photo) a profité de la maladie de son frère pour s’emparer du pouvoir. Il exerce la présidence à la place du président élu, presque totalement paralysé.

L’Algérie affronte aujourd’hui une scène politique tragi-comique :

- d’un coté : des manifestations de masse contre la candidature illégale d’un président à moitié mort, en tous cas paralysé,

- de l’autre coté, un système qui ignore les revendications populaires et insiste pour l’imposer le président Bouteflika, même si cela viole la Constitution et les lois.

Pour la troisième fois, le système algérien a annoncé la candidature du président Bouteflika, pour un cinquième mandat. Pourtant, la constitution n’autorise pas plus de deux mandats consécutifs. Les Algériens protestent depuis deux semaines, par des manifestations de masse à travers le pays, pour la première fois dans l’histoire du pays.

Les citoyens algériens se posent de nombreuses questions :
 - L’Algérie deviendra-t-elle une nouvelle Libye ?
 - Le Pouvoir a-t-il réellement l’intention d’utiliser la force pour imposer le président Bouteflika, bien qu’il soit paralysé, que ce soit contraire à la Constitution et malgré le rejet populaire ?
 - Pourquoi la France et les États-Unis sont-ils indifférents à ce qui se passe en Algérie, alors qu’ils y sont les plus avantagés ?
 - Pourquoi les médias internationaux ignorent-ils le mouvement populaire en Algérie ?
 - Le pays connaîtra-t-il un sort similaire à celui de Bahreïn au début du « Printemps arabe » ?
 - Pourquoi les gens manifestent-ils à ce moment précis ?
 - Ces manifestations sont-elles spontanées ?
 - Pourquoi les élites soutiennent-elles les deux parties en même temps ?
 - Pourquoi la presse se range-t-elle derrière le Pouvoir et déforme-t-elle la réalité des événements ?
 - Pourquoi l’un des dirigeants du Parti islamiste a-t-il soudain interdit de parler et de blanchir son image ?
 - Pourquoi l’armée est-elle neutre alors que tous les indicateurs mettent en garde contre une crise sécuritaire ?
 - Pourquoi tous les partis d’opposition se retirent-ils de la compétition électorale, en faveur du Pouvoir, comme en 1999 ?

Beaucoup de questions restent sans réponses. Que se passe-t-il maintenant ?

Depuis presque deux semaines, les Algériens de toutes les régions descendent dans les rues afin d’empêcher le gouvernement de violer à nouveau la Constitution et de nommer un président qui ne peut ni tenir un stylo, ni répondre aux salutations. Incapable de mener une vie normale, comment peut-il assumer les fonctions d’un chef d’État ?

Un système illégitime

Le système actuel, étrangement arrivé au pouvoir en 1999, a perdu sa légitimité juridique depuis 2009, après avoir violé ouvertement la Constitution. Le président Bouteflika a passé deux mandats officiels, comme stipulé par la loi (malgré la fraude électorale qui a été avouée par vainqueur lui-même). Il aurait dû se retirer en avril 2009, mais il a duré dix ans de plus et a apporté plusieurs modifications à la Constitution pour se légaliser, même si ces modifications n’ont pas été approuvées par référendum.

Au cours des dix dernières années, le Pouvoir a été transféré de facto à Saïd Bouteflika, le frère du président élu. Après l’accident vasculaire cérébral du président, en 2013, le Pouvoir a affaibli ou détruit les institutions officielles qui pourraient constituer une menace pour lui. Ainsi le DRS (Département du Renseignement et de la Sécurité) a été démantelé, puis rattaché à la présidence de la République. Il ne s’occupe plus de l’information, de la communication, de la sécurité de l’armée et de certains pouvoirs de police judiciaire.

Les agents du Renseignement qui ont enquêté sur les affaires de corruption ont été évincés d’une manière ou d’une autre. Les hauts fonctionnaires des ministères travaillant pour les services de Renseignement ont été poursuivis et emprisonnés.

Les « hommes de Bouteflika » corrompus n’ont pas été inquiétés, ceux qui étaient accusés ont tous été acquittés (Sonatrach1 et 2, Autoroute est-ouest… entre autres). La direction du Renseignement, qui était chargée d’enquêter sur la corruption et le pillage de fonds publics, a été apurée, les dossiers ont été clos, les responsables ont été acquittés.

 

Le général Ahmed Gaïd Salah

L’armée est l’institution la plus sensible du pays : tous ceux qui ne sont pas favorables a une réélection du président Bouteflika ont été démis de leurs fonction, ou mis à la retraite, au motif qu’ils ont atteint les 60 ans. Mais, proche de Saïd Bouteflika, le général Ahmed Gaïd Salah (79 ans) a été promu chef d’état-major.

Cela explique les procès, très médiatisés, intentés à certains officiers généraux et supérieurs, puis leur acquittement. Le but de cette opération était d’intimider les opposants à une présidence à vie. C’était une mise en garde aux opposants. Le Parlement et la presse sont devenus des outils aux mains du Pouvoir.

Un président otage

La dernière fois que le président a parlé à son peuple, c’était en mai 2012. Il a alors déclaré qu’il n’était plus la personne que les gens attendaient. Abdelaziz Bouteflika savait que sa santé commençait à se dégrader. Un an plus tard, il a eu une attaque cérébrale. Il a été hospitalisé au Val-de-Grâce, l’hôpital militaire français, pendant près de 80 jours. N’étant plus apte physiquement et mentalement, l’article 88 de la Constitution stipule que la vacance doit être annoncée, qu’un intérim doit être organisé durant 45 jour, et que l’on doit procéder à l’élection de son successeur.

Des manifestations contre un quatrième mandat, exigeant l’application de l’article 88, ont été réprimées par les forces de police. Rien n’y a fait. Il a continué à occuper ses fonctions. Alors qu’il perdait ses facultés physiques et mentales, il y avait toujours quelqu’un pour parler en son nom.

Encore une fois, en 2014, la Constitution (qui interdit au président de briguer plus de deux mandats consécutifs) a été violée et Abdelaziz Bouteflika a été « élu » président pour la quatrième fois, sans le consentement du peuple. Il a prêté serment, épuisé, incapable de lire.

Depuis son AVC en 2013, les Algériens avaient remarqué que la santé de leur président —que l’on aperçoit très rarement à la télévision— se détériorait de plus en plus : il ne pouvait plus bouger les membres inférieurs, il ne peut plus désormais bouger la tête, ni les bras. Il ne peut pas bouger plus d’une main, sans pouvoir lever la tête pour voir qui le salue ou lui parle. Il est toujours accompagné. Une personne parle et signe en son nom. Au cours des deux dernières années, il s’est totalement éclipsé. Seulement quelques personnalités —dont le président français, Emmanuel Macron— se sont affichés à coté de lui, pour prendre une photo.

Le président n’est apparu que quelques fois en six ans. Il n’a eu de cesse d’annoncer que ce serait son dernier mandat et que tout autre que lui ne serait pas autorisé à exercer plus de deux mandats.

Au cours des cinq dernières années, usurpées de 2014 à 2019, le système a persisté en violant la constitution au risque de provoquer le chaos.

Tout indique que le véritable dirigeant actuel de l’Algérie est son frère, Said Bouteflika, celui qui l’avait amené à l’hôpital du Val-de-Grâce et interdit à quiconque de le voir. Depuis, il place ses hommes aux endroits stratégiques et liquide tous ceux qui ne servent pas ses objectifs.

Après cette date, personne n’a revu le président. Les ministres, les gouverneurs et les hauts fonctionnaires de l’État ont été nommés par de simples lettres portant son cachet. En ce qui concerne l’armée, Saïd a gardé le général Ahmed Gaïd Salah et s’en est servi pour dégager les généraux nationaux et tous ceux qui soutenaient la loi.

Les Algériens ne se sentent plus en sécurité et craignent une guerre civile. Gaïd Salah ne jouissait pas d’une bonne réputation au sein des armées, dont il avait déjà été expulsé. Il a été nommé chef d’état-major en remplacement du général Mohamed al-Amari

 

qui s’était opposé à la reconduction du président Abdelaziz Bouteflika.

Saïd s’est efforcé d’être invisible. Il n’apparaît pas dans les médias, tandis que tout ce qui arrive est attribué à son frère. Toutes les correspondances administratives et officielles sont estampillées au nom du président élu, tandis que des chaînes de télévision ont été créées pour le glorifier et tout lui attribuer.

Le Peuple emprisonné

Pourquoi le Pouvoir insiste-t-il à porter la candidature d’Abdelaziz Bouteflika malgré sa paralysie physique et mentale ? Pourquoi ne lui trouve-t-il pas de successeur ? Une lettre a certes été publiée (bien sûr au nom d’Abdelaziz Bouteflika) promettant aux Algériens de nombreuses réformes. Son langage suggère qu’il va gagner.

 

Abdelmalek Salal

Le Pouvoir a tenté de paraître démocratique, ne réprimant pas les marches pacifiques contre cette mascarade. En même temps, il n’a pas oublié d’utiliser le langage de l’intimidation contre le peuple qui a souffert de la dégradation continue de son niveau de vie pendant les quatre derniers mandats. Un appel téléphonique entre deux des hommes les plus puissants du pays, a été divulgué : Abdelmalek Salal, ancien Premier ministre et directeur de campagne du président jusqu’à son limogeage la semaine dernière, s’entretient avec

 

Ali Haddad, le milliardaire qui préside le patronat algérien, sur la possibilité de recourir de l’utilisation de Kalachnikovs.

Les observateurs estiment que cet appel a été délibérément publié pour d’intimider les manifestants qui entendent occuper la rue jusqu’au retrait de la candidature du « cadavre ».

 

De son coté, le Premier ministre Ahmed Ouyahia (favorable à l’arabisation du pays) a déclaré que les manifestations actuelles peuvent conduire au même scénario qu’en Libye et en Syrie… un discours enraciné par le Pouvoir depuis le début du « Printemps arabe ».

Des foules de manifestants ont réagi, vendredi, lors d’un grand rassemblement dans la capitale, en scandant : « L’Algérie n’est pas la Syrie ».

Les Algériens ont beaucoup souffert depuis 1990, le terrorisme islamique a détruit la plupart des institutions et anéanti presque complètement la vie économique. Les mandats successifs d’Abdelaziz Bouteflika n’ont pas changé grand-chose.

L’exportation d’hydrocarbures, l’importation de produits essentiels et de luxe se sont développés. Mais quelques années plus tard, l’échappatoire financière a pris fin, des milliards de dinars ont disparu, les gouvernements ont annoncé la faillite et l’austérité, le pouvoir d’achat des citoyens a été réduit au minimum, les hôpitaux et les structures de base du pays ont été restreints.

Pendant le règne de Bouteflika, le taux de criminalité a atteint un niveau élevé, tout comme le nombre de toxicomanes, l’état des hôpitaux s’est détérioré, l’éducation a perdu sa valeur après un certain nombre de programmes éducatifs infructueux, ce qui s’applique au reste de la vie. En Algérie, une seule chose a réussi : la corruption sous toutes ses formes.

Aujourd’hui, le peuple ne peut plus supporter cette situation. Les médias algériens ne lui permettent pas de s’exprimer, tandis que les médias internationaux le traitent superficiellement. Le Pouvoir ignore la loi et la Constitution de manière claire et flagrante, et désigne pour la cinquième fois un « mort-vivant » sans être dénoncé par quiconque, ni à l’intérieur du pays, ni à l’extérieur.

Les détails sont pleins d’étrangetés et de contradictions : la loi stipule que le candidat doit déposer lui-même son dossier de candidature auprès du Conseil constitutionnel. Le président de la Haute instance indépendante de surveillance des élections (HIISE),

 

Abdulouahab Darbal, a répété que les candidats à l’élection présidentielle devaient se rendre à son siège pour déposer leurs dossiers. Mais l’avion du président, qui l’a amené à Genève pour se faire soigner, est revenu vide…

 

Abdelghani Zaalane

Abdelmalek Sellal, directeur de campagne du président a été limogé. Le ministre des Transports, Abdelghani Zaalane, lui a succédé. Il a présenté les documents de Bouteflika au Conseil constitutionnel, bien que la loi l’interdise. Il a déclaré à la presse qu’il a déposé le dossier au nom d’Abdelaziz Bouteflika, car son état de santé l’empêche de le faire lui-même, puis a souligné sans honte qu’il a joint un certificat médical attestant que le président est en bonne santé. En outre, il a déposé au moins 3 millions de signatures pour soutenir la candidature, sans que l’on sache comment il les a obtenues

Les Algériens n’ont pas été surpris par cette attitude : pendant 20 ans, ils ont constaté que la loi s’appliquait de manière rigoureuse aux opposants, tandis que les Bouteflika et leurs alliés faisaient ce qu’ils voulaient au grand jour, sans que personne ne les oblige à rendre de compte.

Abdelaziz Bouteflika peut-il vraiment gouverner l’Algérie pendant encore cinq ans, malgré son état de santé ?

Le journal suisse La Tribune de Genève a confirmé que le président algérien était toujours présent dans le complexe hospitalier de Genève et qu’il n’y avait aucune indication qu’il se préparait à quitter la Suisse.

En cette période difficile, le médecin algérien, Hussein Bouraoui, a délivré au Conseil constitutionnel un document médical, daté du 3 mars 2019, attestant l’incapacité totale de Bouteflika à exercer ses fonctions,

Ce médecin lui a déjà fait passer des tests précis et a confirmé dans sa dernière lettre que Bouteflika est totalement inapte à gouverner.

La presse ne peut dire la vérité, elle doit toujours choisir entre les menaces ou les pots de vin… plus de 10 millions de citoyens sont descendus dans les rues de différentes villes pour réclamer le respect de la loi. Tandis que les journaux ont écrit que seulement quelques centaines de personnes sont sorties dans la rue pour exiger des réformes politiques.

Les gens échangent sur Facebook et tentent de briser le siège : ils ont appelé à un boycott définitif de la presse. Les ventes de journaux ont drastiquement diminué et les propriétaires de presse paniquent.

Khalida Bouredji 

https://www.voltairenet.org/article205504.html

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https://www.voltairenet.org/article205656.html

Les mensonges du Pouvoir algérien

Les médias internationaux découvrent avec stupeur la réalité du pouvoir algérien qu’ils se sont efforcés de dissimuler jusqu’ici. Celui-ci n’est pas détenu par un clan, mais par plusieurs dont la figure du président Bouteflika est le point d’équilibre.

 

Depuis une vingtaine d’années, la majorité des biographies des dirigeants algériens est falsifiée. Tous prétendent s’être battus pour la libération nationale face à l’Occupation française, rares sont ceux qui l’ont effectivement fait. Les vrais héros ont été écartés depuis longtemps.

Dans le pouvoir algérien, qui défend quoi ?

Ces clans se livrent entre eux une bataille féroce qui les a empêchés non seulement de désigner un successeur au président sortant, mais aussi un Premier ministre. En définitive, ils en ont désigné trois : Noureddine Bedoui, assisté de Ramtane Lamamra, tous deux flanqués d’un troisième, Lakhdar Brahimi.

Comprenons bien la répartition des rôles :

Abdelaziz Bouteflika est un petit escroc qui fut le secrétaire de Houari Boumédiène et a su, au fil du temps s’inventer un passé [1]. Il usurpe la fonction présidentielle, depuis vingt ans, grâce à une série de violations de la Constitution et d’élections visiblement truquées. Hospitalisé en Suisse, durant deux semaines, pour des « contrôles médicaux périodiques », on lui a diagnostiqué des « problèmes neurologiques et respiratoires ». Constatant qu’il était incapable de donner son consentement à des soins, les médecins ont demandé qui était son tuteur légal pour les autoriser. Pour toute réponse, on a rapatrié le mourant grabataire sans le montrer. Puis, on a diffusé sur An Nahar TV de brèves images de lui, datant du 18 octobre 2017 que l’on a présentées comme filmées le 11 mars 2019 [2]. Enfin, on a diffusé une nouvelle lettre, qu’on lui a attribuée, pour annoncer le prolongement sine die de son mandat.

Noureddine Bedoui a été désigné par la personne tenant la plume présidentielle comme Premier ministre. Il était jusqu’ici ministre de l’Intérieur et réputé proche d’un des frères du président sortant, Nacer Bouteflika. C’est lui qui avait imaginé la possibilité d’attribuer un cinquième mandat au président invalide et avait prétendument collecté six millions de signatures pour le soutenir. Son rôle est de faire durer l’illusion présidentielle.

Ramtane Lamamra a été nommé Premier ministre adjoint. Il était jusqu’ici conseiller du président invalide, c’est-à-dire en réalité un des détenteurs à sa place du pouvoir. Il passe pour représenter les intérêts de l’ancienne puissance coloniale, la France.

Lakhdar Brahimi a été nommé président de la Conférence nationale chargée de mettre en œuvre la transition démocratique, toujours annoncée, jamais amorcée. Ce retraité (85 ans) a été rappelé en raison de ses états de service : il a joué un rôle central dans la création du système actuel et représente les intérêts de la nouvelle puissance coloniale : les États-Unis.

 

Ce personnage de premier plan n’est aucunement celui qu’il prétend être. Issu d’une famille de collaborateurs de l’Occupant français, il est parvenu à faire accroire qu’il avait au contraire participé à la libération nationale.
• En 1965, il fut la dernière personne à recevoir Mehdi Ben Barka. Il informa les services secrets marocains de ses intentions et facilita ainsi l’enlèvement et l’assassinat du secrétaire de la Tricontinentale.
• En 1982, dans le cadre des efforts algéro-maroco-saoudiens, il conclut les Accords de Taëf mettant fin à la guerre civile libanaise en échange de l’instauration d’un régime confessionnel, totalement ingouvernable, plaçant de facto le pays sous le contrôle éternel de grandes puissances régionales et internationales.
• Fin 1991, il fut l’un des 10 membres du Haut Conseil de Sécurité algérien qui destitua le président Chadli Bendjedid, annula les élections municipales et ouvrit la voie à Abdelaziz Bouteflika vers le pouvoir [3].
• En 2000, il poussa à la création d’un service de Renseignement au sein de l’administration des Nations Unies [4].
• En 2001, à la demande de Washington, il conclut les Accords de Bonn mettant fin à l’intervention états-uno-britannique en Afghanistan et plaçant Hamid Karzai et les narco-trafiquants au pouvoir [5].
• En 2012, après la démission de Kofi Annan de son poste de médiateur en Syrie, il est nommé conjointement par l’Onu et par la Ligue arabe, non pas médiateur, mais « représentant spécial ». Loin de mettre en œuvre le plan de paix Lavrov-Annan qui avait été approuvé par le Conseil de sécurité, il travaille à appliquer le plan secret de son patron, le numéro 2 des Nations unies, Jeffrey Feltman, pour une reddition totale et inconditionnelle de la République arabe syrienne [6].

Le rôle des islamistes

Il existe plusieurs narrations de la décennie noire (1991-2002) durant laquelle 60 000 à 150 000 personnes périrent. La seule chose sûre, si l’on observe la longue période, est que les œuvres sociales wahhabites remplacèrent l’État dans les campagnes, que le terrorisme islamiste fut une tentative britannique d’exclure l’influence française, et que l’armée sauva le pays tandis que certains militaires basculèrent du côté des « égorgeurs ».

Lorsque tout fut terminé, en 2004, le président Bouteflika s’allia personnellement aux « égorgeurs » (islamistes [7]) contre les « éradicateurs » (militaires). Il se présenta comme un vieux soldat capable de faire la paix avec ses ennemis. En réalité, il s’alliait aux islamistes pour réduire le pouvoir de l’armée et des services de sécurité qui l’avaient placé au pouvoir.

 En 2013, Abdelaziz Bouteflika restructura le Département du Renseignement et de la Sécurité, lui retirant une large partie de ses attributions et de ses moyens et mettant à la retraite le général Mohamed Médiène.
 En 2014, il autorisa la branche armée du FIS, l’AIS —responsable de dizaines de milliers de morts—, à organiser un camp de formation au vu et au su de tous.
 En 2016, il fit recevoir le chef de l’AIS, Madani Mezrag par Ahmed Ouyahia (qu’il nomma peu après Premier ministre) et fit savoir qu’il disposait désormais d’une amnistie et d’une immunité.
 En mars 2019, son clan fait ressurgir Madani Mezrag sur le devant de la scène pour faire peser la menace d’une nouvelle guerre civile sur la population qui manifeste.

Dans ce contexte, la nomination de Lakhdar Brahimi prend tout son sens. Lorsqu’il était chargé du dossier syrien à l’Onu et à la Ligue arabe, il s’était battu pour une « solution politique » comprenant l’arrestation du président Bachar el-Assad et son remplacement par un professeur de la Sorbonne, Burhan Ghalioun. Or, celui-ci, collaborateur de la National Endowment for Democracy (NED/CIA), bien qu’officiellement partisan d’une Syrie non-confessionnelle, avait été le speech-writer d’Abbassi Madani, le chef du FIS, durant son exil au Qatar.

L’Algérie indépendante s’est d’abord construite dans le secret inhérent à la lutte de libération nationale. Puis ce secret a été maintenu et utilisé par certains pour construire une légende et s’y attribuer un rôle glorieux. Cette mystification, répétée durant des décennies, a privé le peuple de la compréhension des événements. Elle leur a permis de se rendre indispensables en entretenant à la fois le danger (les « égorgeurs ») et la protection (les « éradicateurs »). Prisonniers de leur propre mystification, ils sont aujourd’hui contraints de se soumettre au chantage de la France et des États-Unis.

Thierry Meyssan

 

[1] Bouteflika, une imposture algérienne, Mohamed Benchicou, Le Matin, 2003.

[2] « Le report des élections algériennes et la bombe Brahimi », par Khalida Bouredji, Réseau Voltaire, 15 mars 2019.

[3] Islam and democracy : the failure of dialogue in Algeria, Frédéric Volpi, Pluto Press, 2003 (p. 55 et suivantes).

[4] « Rapport du Groupe d’étude sur les opérations de paix de l’Organisation des Nations Unies », Nations Unies A/55/305, ou S/2000/809.

[5] « L’opium, la CIA et l’administration Karzai », par Peter Dale Scott, Traduction Anthony Spaggiari, Réseau Voltaire, 10 décembre 2010. « Le partenaire afghan de Monti », par Manlio Dinucci, Traduction Marie-Ange Patrizio, Il Manifesto (Italie), Réseau Voltaire, 9 novembre 2012.

[6] « L’Allemagne et l’Onu contre la Syrie », par Thierry Meyssan, Al-Watan (Syrie) , Réseau Voltaire, 28 janvier 2016.

[7] Nous distinguons la religion musulmane de sa manipulation politique, l’islamisme, tel que formulé par la Confrérie des Frères musulmans. NdlR.

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tout va y aller pour le mieux pour cette grande nation pleine d'ambitions ! par contre le fait qu'il y ait des "terros" ou je ne sais quoi c'est du pur BULL SHIT hein ! que de la propagande de merde visant à rabaisser à chaque fois le pays d'ailleurs c'est bizarre ils ne précisent jamais que l'ANP est la meilleur armée au monde dans le domaine de l'anti-terrorisme !

Saleté de journalistes à la con !

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https://fr.sputniknews.com/afrique/201903261040501686-armee-algerienne-bouteflika-fonctions/

Le vice-ministre algérien de la Défense nationale et chef d’état-major, Ahmed Gaïd Salah, a appelé mardi à appliquer l’article 102 de la Constitution qui permet de destituer Abdelaziz Bouteflika de ses fonctions de Président de l’Algérie en raison de son état de santé.

Constatant que la situation en Algérie est marquée par des marches populaires pacifiques «revendiquant des changements politiques» qui toutefois pourraient «être exploitées par des parties hostiles et malintentionnées», le général de corps d'armée Ahmed Gaïd Salah a jugé nécessaire de trouver dans l'immédiat «une solution de sortie de crise» qui «s'inscrit exclusivement dans le cadre constitutionnel».

Selon le général, pour garantir «la préservation d'une situation politique stable», il faudrait appliquer l’article 102 de la Constitution algérienne qui ouvre la voie à une procédure d'empêchement d'Abdelaziz Bouteflika.

 

«Il devient nécessaire, voire impératif d'adopter une solution pour sortir de la crise, qui répond aux revendications légitimes du peuple algérien, et qui garantit le respect des dispositions de la Constitution et le maintien de la souveraineté de l'État. Une solution à même d'aboutir à un consensus de l'ensemble des visions, et faire l'unanimité de toutes les parties, à savoir la solution stipulée par la Constitution, dans son article 102», selon ses propos citées par un communiqué de la Défense algérienne.

L’article en question dispose que «lorsque le Président de la République, pour cause de maladie grave et durable, se trouve dans l'impossibilité totale d'exercer ses fonctions, le Conseil constitutionnel se réunit de plein droit, et après avoir vérifié la réalité de cet empêchement par tous moyens appropriés, propose, à l'unanimité, au parlement de déclarer l'état d'empêchement».

Ciblé depuis près d'un mois par une vague de contestations inédite, l'actuel Président de l'Algérie Abdelaziz Bouteflika a renoncé le 11 mars à briguer un 5e mandat et a repoussé la présidentielle — initialement prévue le 18 avril — à la fin de la Conférence nationale dont la date n'a pas encore été fixée.

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http://ainsi-va-le-monde.blogspot.com/2019/04/algerie-un-humoriste-ministre.html

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Dimanche, un acteur, humoriste sans expérience politique, Volodymyr Zelenski  est arrivé en tête de l’élection présidentielle ukrainienne.

En Algérie, c’est un autre humoriste, qui vient d’être désigné pour siéger dans le gouvernement de transition constitué, difficilement à Alger, par Noureddine Bedoui. Trentenaire, Fethi Khouil est ministre en charge des relations avec le parlement. Il avait été élu grâce à sa popularité, député (indépendant) de la ville de Djelfa en 2017. Le jeune comique trentenaire s’était surtout illustré durant le ramadan 2013, en racontant des blagues sur la chaîne Ennahar TV.

Gaïd Salah toujours  vice-ministre de la défense et chef d’état-major des armées continue en coulisse de manœuvrer dans ce cabinet très peu représentatif du mouvement populaire qui vient d’emporter Bouteflika.

 

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Quelles perspectives pour l’Algérie, après la démission de Bouteflika ?

Le président Bouteflika vient d’annoncer sa démission par le biais de la camarilla familiale et le lobby des affaires louches qui gouvernaient et signaient en son nom alors que le pauvre est depuis longtemps dans le coma.

La mafia qui contrôlait le président s’est décidée à présenter la démission d’un mort-vivant après avoir compris que l’armée était décidée à en découdre avec les services de renseignements dirigés par Mediene et Tartag, lesquels sont manipulés par le Mossad, la CIA et la DGSE.

Tartag_Bachir_727271821.jpg

Maintenant la guerre secrète pour le contrôle du pays est ouverte et chacun des clans va utiliser ses moyens. Ce qui nous intéresse ici c’est d’attendre pour savoir si le coup de l’arrivée du talmudiste Sissi au pouvoir en Egypte va être réédité en Algérie.

https://reseauinternational.net/quelles-perspectives-pour-lalgerie-apres-la-demission-de-Bouteflika/

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http://www.france-irak-actualite.com/2019/04/algerie-qui-remportera-le-bras-de-fer-entre-gaid-salah-et-le-peuple.html

Algérie : qui remportera le bras de fer entre Gaïd Salah et le peuple ?

https://youtu.be/GcCyke-kpcM

Interview de Gilles Munier sur Oumma.com, par Saïd Branine (vidéo : 8’12):

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