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L’Aviation légère de l’armée de Terre manque de techniciens en aéronautique et de spécialistes

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Actuellement, près de 60 hélicoptères de l’Aviation légère de l’armée de Terre [ALAT] sont engagés dans une opération extérieure, notamment au Sahel [Barkhane]. Ce qui illustre son intense activité opérationnelle, laquelle semble visiblement attirer les aspirants pilotes.

« Nous remontons en capacité et le nombre d’officiers pilotes sous contrat

https://www.sengager.fr/emplois/officier-pilote-dhelicoptere

à recruter a crû de 22 par an il y a quelques années à 35 en 2018. De surcroît, entre 10 et 12 Saint-Cyriens [officiers de carrière passés par l’École spéciale militaire de Saint-Cyr Coëtquidan, nldr] rejoignent nos rangs chaque année », se félicite le général Michel Grintchenko, le commandant de l’ALAT [COMALAT] dans le dernier numéro d’Air Fan.

En revanche, certaines spécialités proposées par l’ALAT sont déficitaires en terme d’effectifs. Il lui en manquerait ainsi environ 300 pour l’ensemble de ses unités. Ce problème ne lui pas propre : l’armée de l’Air, comme l’Aéronautique navale y sont aussi confrontées.

« Des candidats mécaniciens se présentent à nous en trop petit nombre par rapport à nos ambitions à court terme », regrette le général Grintchenko. Qui plus, explique-t-il, l’ALAT est en compétition avec le secteur privé pour conserver ses techniciens les plus chevronnés. « L’attrait du monde civil reste fort pour ceux tentés par davantage de stabilité », reconnaît-il.

Pour remédier cette situation, le COMALAT a fait part de plusieurs solutions, comme, celle qui, inspirée de l’École d’enseignement technique de l’armée de l’air [EETAA], a consisté à ouvrir, à Bourges, une filière aéronautique via le Centre d’enseignement technique de l’armée de Terre [CETAT].

« C’est une formation d’excellence, avec une première promotion composée de 20 jeunes, l’objectif étant de monter à 60 par an », a indiqué le général Grintchenko. « Ce flux va venir s’ajouter au cursus traditionnel et nous aider à résorber notre déficit », a-t-il ajouté.

En partenariat avec le GRETA Berry, le CETAT recrute, sous statut VDAT [volontaire de l’armée de terre], des élèves âgés d’au moins 16 ans et ayant au minimum un niveau de fin de seconde et des aptitudes scientifiques. À l’issue d’une formation de trois ans [stages pratiques en unité compris], ils peuvent obtenir un Bac Pro dans le domaine de l’aéronautique, qui leur permettra ensuite de signer un contrat d’engagé volontaire sous-officier.

Mais les spécialités techniques ne sont pas les seules à être déficitaires. « La grande difficulté réside dans le recrutement et la fidélisation des contrôleurs aériens ainsi que des instructeurs au sol du personnel navigant chargés de mettre en oeuvre les simulateurs », a en effet souligné le COMALAT.

La difficulté est que l’on songe plus à l’armée de l’Air qu’à l’ALAT quand on évoque ces spécialités… Telle est, peu ou prou, la grille de lecture du général Grintchenko. « Les jeunes connaissent peu ces métiers et ignorent la plupart du temps qu’ils seront amenés non seulement à voler régulièrement, mais aussi à participer à la préparation des missions en opération », a-t-il confié au magazine.

Qui plus est, les fiches relatives à ces métiers ne sont pas les plus faciles à trouver sur le site de recrutement de l’armée de Terre… S’agissant de la spécialité d’instructeur personnel navigant, il y est expliqué qu’elle consiste à « former les élèves-pilotes et pilotes confirmés au combat sur simulateur de vol ou en salle d’instruction informatisé » et qu’elle peut donner l’opportunité de « partir en mission et en opération extérieure. »

La simulation tient une place de plus en plus importante au sein de l’ALAT, notamment pour la maîtrise du système d’arme et des phases tactiques. Les simulateurs, fait valoir le COMALAT, « atteignent des niveaux de réalisme stupéfiants tout en réduisant les coûts par heure d’entraînement. »


Ya Rab Yeshua.

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