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Le budget des armées annoncé en hausse de +4,5% en 2020

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http://www.opex360.com/2019/09/26/le-budget-des-armees-annonce-en-hausse-de-45-en-2020/

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Le projet de loi de Finances initiale (= PLFI) pour 2020 doit être soumis au Conseil des ministres le 27 septembre. Mais la ministre des Armées, Florence Parly, a pris les devants en annonçant que le montant du budget de son ministère serait porté à 37,5 milliards d’euros, ce qui représente une hausse de 4,5% par rapport à cette année.

« En 2020, il y aura 1,7 milliard d’euros de plus, soit une croissance de 4,5%. C’est considérable. Depuis 2018 il y a eu trois années de hausse, le ministère des Armées a bénéficié de 5,2 milliards de crédits supplémentaires », a en effet indiqué Mme Parly, à l’antenne d’Europe1, le 24 septembre. « Les engagements sont tenus », s’est-elle félicitée.

Enfin presque… Car la trajectoire financière inscrite dans la Loi de programme militaire [LPM] 2019-25 prévoit de porter le budget des Armées à 37,6 milliards d’euros en 2020. Il y a donc un delta de 100 millions entre la somme annoncée par la ministre et les prévisions initiales. En outre, les crédits de mission « Anciens combattants » baisseront de 150 millions d’euros.

Quoi qu’il en soit, le ministère des Armées ne sera pas le seul à voir son budget augmenter. Celui de l’Intérieur disposera ainsi de 740 millions supplémentaires [+4%], ce qui lui permettra de recruter 1.300 policiers et gendarmes. Et l’Éducation nationale pourra compter sur 1,04 milliard de plus [+2%] mais elle devra supprimer 1.242 postes.

Avec cette hausse de 4,5%, l’effort de défense de la France représentera 1,86% du PIB [contre 1,84% en 2019].

Deux autres hausses de 1,7 milliards sont prévues pour 2021 et 2022.

Puis, il s’agira ensuite de « monter des marches » de 3 milliards par an pour atteindre l’objectif des 2% du PIB d’ici 2025, conformément aux engagements pris au sein de l’Otan [et aux besoins exprimés par les Armées].

Dans le détail, l’enveloppe dédiée aux surcoûts liés aux opérations extérieures passera de 850 millions à 1,1 milliard d’euros. Ce qui représente peu ou prou le montant que ces surcoûts atteindront cette année. En théorie, cela devrait éviter le traditionnel psychodrame en fin d’exercice budgétaire, quand vient le moment de compenser la différence entre ce qui avait été prévu et ce qui a été effectivement dépensé en cours d’année. En outre, les missions intérieures [MISSINT] seront financées à hauteur de 100 millions d’euros.

Près des deux tiers la hausse prévue pour 2020 seront affectés au renouvellement et à l’accroissement des capacités militaires.

Il est ainsi question de commander 271 VBMR Griffon, 364 VMBR léger Serval, 42 EBRC Jaguar, 7 avions de surveillance maritime, 3 E-2D Hawkeye pour le groupe aérien embarqué [GAé], 4 C-130H Hercules modernisés, 1 simulateur « Reaper », 6 patrouilleurs outre-Mer [POM], 2 systèmes de drones de lutte contre les mines très innovants,

« En 2020, nous lancerons le programme de rénovation du char Leclerc, avec une première commande de 50 chars. Nous lancerons également la rénovation de l’hélicoptère Tigre dans le cadre d’un partenariat franco-allemand », a par ailleurs précisé Mme Parly, dans un entretien publié par le journal « Les Échos ».

Côté livraisons, les armées recevront 128 Griffon, 4 Jaguar, le SNA Suffren, 2 hélicoptères NH-90, 2 Atlantique 2 rénovés, 2 Mirage 2000D rénovés, 1 avion-ravitailleur A330 MRTT « Phénix », deux A400M « Atlas » et un système de 3 drones Reaper Block 5. En outre, 12.000 fusils HK416F et 14.000 treillis F3 sont attendus.

Les crédits dédiés à l’innovation augmenteront de 8,3% et 448 millions d’euros seront affectés au renforcement des capacités spatiales, dans le cadre d’une stratégie spatiale de défense dévoilée cet été.

Enfin, s’agissant des ressources humaines, le ministère des armées va créer 300 postes, essentiellement dans le renseignement et le cyber. Et une enveloppe de 40 millions d’euros servira à financer des « mesures catégorielles », dont la prime de lien au service [12,5 millions] qui « concerne en priorité les métiers en tension dans nos armées pour lesquels les enjeux de fidélisation sont prioritaires », a expliqué Mme Parly.

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http://forcesoperations.com/budget-2020-scorpion-se-taille-la-part-du-lion/

Budget 2020: Scorpion se taille la part du lion

Le "parc Scorpion", à nouveau grand bénéficiaire du budget des Armées (Crédit photo: Nexter)

Le « parc Scorpion », à nouveau grand bénéficiaire du budget des Armées (Crédit photo: Nexter)

Les grandes lignes du budget 2020 des Armées sont désormais connus, à savoir une hausse de 1,7Md€ qui portera les crédits de la mission Défense à 37,5Md€. Des chiffres conformes à la trajectoire établie par la LPM 2019-2025 et qui, une fois encore, font la part belle au renouvellement capacitaire de l’armée de Terre.

Selon la LPM, le ministère des Armées doit bénéficier d’une hausse de 1,7Md€ par an jusqu’en 2022 et de 3Md€ entre 2023 et 2025. « C’est considérable. Depuis 2018 il y a eu trois années de hausse, le ministère des Armées a bénéficié de 5,2 milliards de crédits supplémentaires, » a rappelé la ministre des Armées Florence Parly, le 24 septembre au micro d’Europe 1. L’année prochaine, les dépenses de défense atteindront donc 1,86% du PIB français, le gouvernement s’étant engagé à parvenir au « seuil OTAN » de 2% en fin de LPM.

Avec près de 14,7Md€ de crédits d’engagements (+83% en un an) et 6,8Md€ de crédits de paiements, l’année 2020 verra la poursuite de la modernisation des équipements majeurs, au grand profit du programme Scorpion de l’armée de Terre.

Hormis la livraison de 25.000 casques F3, 14.000 treillis F3 et 12.000 fusils d’assaut HK 416 F, l’effort principal portera en effet sur le développement du parc de véhicules Scorpion. Rapide tour d’horizon des quatre programmes concernés, sur base des informations diffusées par l’armée de Terre.

Jaguar: Si l’année 2019 fut celle du Griffon, 2020 sera celle du Jaguar avec la livraison des quatre premières unités et une commande pour 42 véhicules supplémentaires. Il faudra néanmoins attendre une année de plus pour que démarrent les livraisons aux régiments. Outre l’École de cavalerie de Saumur, les quatre régiments prioritaires seront le 1er régiment étranger de cavalerie, le 4e régiment de chasseurs, le régiment d’infanterie chars de marine et le 5e régiment de dragons, ce dernier étant « préfigurateur » du GTIA Scorpion.

Griffon: Les 92 premiers Griffon auront été livrés aux forces d’ici la fin de l’année. L’armée de Terre en percevra 128 de plus en 2020. À ces 220 véhicules viendra s’ajouter une commande pour 271 Griffon supplémentaires. D’ici 2021, le Griffon aura été perçu par les 3e et 21e régiments d’infanterie de marine, les 7e et 13e bataillons de chasseurs alpins, ainsi que par le 1e régiment d’infanterie. L’année prochaine verra également le début des livraisons aux régiments d’artillerie et de génie. Les 11e RAMa, 93e RAM, 6e RG et 2e REG en seront les premiers bénéficiaires.

Serval: En 2020, une première commande pour 364 unités donnera suite au contrat de développement confié en février 2018 au GME formé par Nexter et Texelis. De 2022 à 2033, l’armée de Terre envisage de réceptionner 2038 Serval, dont 978 dans le cadre de Scorpion et 1060 inscrits dans le segment haut du programme VLTP-P. Les premiers prototypes sont aujourd’hui à l’essai sur le site de Nexter de Satory. Il faudra probablement attendre la prochaine édition du salon Eurosatory, en juin 2020, pour en découvrir un premier exemplaire abouti.

Leclerc XLR: Notifié en mars 2015 à Nexter pour 330M€, le programme de char Leclerc XL « Rénové » (XLR) se concrétisera en 2020 par une première commande pour 50 plateformes. À terme, l’armée de Terre devrait percevoir 200 Leclerc modernisées, dont 122 à l’horizon 2025. De nouveaux kits de blindage, un tourelleau téléopéré, un brouilleur anti-IED Barrage, de même que l’intégration dans la bulle Scorpion avec l’installation de la radio CONTACT et du BMS SICS permettront de conserver cette capacité jusqu’en 2040 et l’arrivée du système MGCS. La réception des premières unités par la DGA étant théoriquement prévue pour 2020, l’objectif sera de lancer les formations spécifiques à la version XLR dès 2021 et de conduire les formations de cursus XLR à compter de septembre 2022. Centralisée et rénovée, l’instruction XLR sera directement dérivée de l’actuel cycle Leclerc XL, scindé entre l’École de cavalerie et le 1er RCA. Les régiments s’acquitteront quant à eux de la conversion des équipages déjà formés sur char Leclerc. Selon les plans établis, le premier exemplaire doit être livré en 2021 au 5e régiment de dragons de Mailly-le-Camp.


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http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2019/10/16/les-premiers-essais-du-serval-le-véhicule-blindé-multi-rô-20544.html

Les premiers essais du Serval, le véhicule blindé multi-rôles, ont eu lieu (il y a 5 semaines)

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Baptisé Serval, le véhicule blindé multi-rôles (VBMR) léger du programme Scorpion a effectué des premiers essais de déplacement.

Selon le ministère, ils se sont déroulés sur les pistes du centre d’expertise et d’essais DGA Techniques terrestres, à Angers, au début du mois de septembre 2019 (il y a donc plus d'un mois).

"Ces essais ont été effectués sur différents types de terrain afin de tester toutes les conditions de déplacement : pistes à rides, à bosses, sablonneuses, rocailleuses, pistes de sous-bois, pistes à char. Le prototype s’est montré adapté à toutes ces situations et laisse présager de très bonnes capacités de mobilité. D’autres essais sont prévus en 2020 : il s’agira en particulier de caractériser l’usure du véhicule grâce à un essai de vieillissement accéléré équivalent à plusieurs années d’utilisation", précise le communiqué du ministère.

Destiné à intervenir dans la zone de contact, le Serval est destiné en priorité aux unités de reconnaissance et de renseignement et pourra également équiper les unités de soutien et d’appui. Véhicule blindé 4x4 de l’ordre de 15 à 17 tonnes selon son chargement, le Serval intègre divers équipements communs aux véhicules Scorpion, en particulier le cœur électronique du véhicule, une mitrailleuse télé opérée depuis l’habitacle, des détecteurs de menaces ainsi que le Système d’information du combat Scorpion (SICS).

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Il est décliné en 4 versions principales : patrouille, renseignement et reconnaissance, relais de communications, guerre électronique.

La direction générale de l’armement avait attribué le marché de développement et de réalisation du Serval au groupement d’entreprises Nexter et Texelis en février 2018. La loi de programmation militaire 2019-2025 prévoit que 50 % des nouveaux véhicules du programme Scorpion seront livrés sur la période, ce qui représente 489 véhicules Serval.

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2019/10/15/livraison-des-100-premiers-vehicules-tactiques-4x4-vt4-au-st-20541.html

Livraison des 100 premiers véhicules tactiques 4x4 au standard 2 (donc projetables)

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La livraison date du 23 septembre mais le ministère se fendu d'un communiqué seulement le 15 octobre: la direction générale de l’armement a réceptionné ses 100 premiers véhicules tactiques 4x4 (VT4) au standard 2. 

Selon le ministère, "le standard 2 offre de nouvelles fonctionnalités s’ajoutant à celles du standard 1 : le VT4 est désormais aérotransportable, ce qui lui permet désormais d’être facilement projeté sur les théâtres d’opérations extérieures. Le VT4 est désormais conçu pour recevoir deux postes radio avec un système de chiffrement intégré résistant aux menaces d’intrusion, d’écoute et de brouillage (PR4G) ; un système d’information permettant d'interagir avec la fédération des systèmes d'information et de commandement de l'Armée de terre (SITEL) ; ainsi qu’un moyen de positionnement par satellites (de type DAGR pour Defence Advanced GPS Receiver). À l’avenir, le VT4 sera doté des moyens de communication de nouvelle génération taillés pour échanger des informations avec le système Scorpion (programme de modernisation des équipements qui doit faire entrer l’armée de Terre dans l’ère du combat collaboratif)."

Une commande de 1 000 véhicules a été notifiée par la DGA à la société Arquus en décembre 2016. Un deuxième lot de 1 200 véhicules a été ensuite commandé en septembre 2018. Les 500 premiers véhicules au standard 1 ont été livrés en 2018. Les 500 suivants, au standard 2, seront livrés d’ici la fin de l’année 2019. Les livraisons se poursuivront ensuite au rythme d’un millier de véhicules par an.


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http://forcesoperations.com/budget-2020-un-effort-sur-les-petits-equipements/

Budget 2020: un effort sur les petits équipements

2020, année de remplacement du FR-F2 ? (Crédit photo: ministère des Armées)

2020, année de remplacement du FR-F2 ? (Crédit photo: ministère des Armées)

Trop souvent utilisé comme variable d’ajustement lors des arbitrages de fin d’année, le financement des petits équipements de l’armée de Terre profitera enfin d’une hausse appréciable, relève le député LREM Jean-Charles Larsonneur dans un rapport parlementaire sur le budget 2020 des Armées.

C’était l’une des lignes maîtresses de la LPM 2019-2025, qui met l’accent sur l’investissement « à hauteur d’homme ». Ces crédits liés aux petits équipements, rassemblés sous les agrégats « autres opérations d’armement » (AOA) et « équipements d’accompagnement et de cohérence » (EAC), n’ont cependant pas connu de progression significative en 2019. Pire, le montant des AOA était encore en baisse cette année, avec environ 300M€ de crédits. Le niveau minimal nécessaire pour éviter le « mitage » des équipements de l’armée de Terre ne devrait être retrouvé qu’en 2025, soit un seuil de 500M€ qui n’a plus été atteint depuis 2013, rappelle le député.

Il faudra attendre l’an prochain pour qu’un premier effort de réinvestissement soit consenti.

Ainsi, le major général de l’armée de Terre, le général Barrera, a confirmé que « la dotation des AOA bénéficiant à l’armée de Terre s’élèverait à 367 millions d’euros en crédits de paiement, » note le rapport parlementaire. Un bond de 22% permettant de cristalliser quelques programmes « qui donnent à voir l’effort consenti ».

Hormis le millier de véhicules VT4 et les 12 000 fusils d’assaut HK 416F commandés en 2020, relevons ainsi l’acquisition de « 290 des mini, micro et nano-drones Black Hornet et NX70-Novadem ».

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Voilà pour les dossiers connus et en cours d’exécution. Mais le budget 2020 financera d’autres renouvellements capacitaires moins médiatiques lancés parfois dès le printemps 2018, et dont la concrétisation semble avoir quelque peu « glissé ».

Il est premièrement question de « 1310 fusils de haute précision semi-automatiques ». À dix unités près, ce chiffre correspond parfaitement à la moitié de la cible haute de l’appel d’offres « Fusil de Précision Semi-Automatique » (FPSA) lancé en août 2018. La DGA y exprimait alors son intention de qualifier et d’acquérir jusqu’à 2600 nouveaux fusils semi-automatiques de calibre 7,62 mm en remplacement d’un FR-F2 en service depuis 1986. Le HK 417 de Heckler & Koch et le SCAR SSR de FN Herstal devraient logiquement être dans les starting blocks. Un temps donné absent, la PME stéphanoise Verney-Carron s’est depuis associé avec Nammo (Norvège) et Hensoldt (Allemagne) pour atteindre le seuil minimal de 50M€ de chiffre d’affaires annuel combiné requis pour valider sa participation.

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Le rapporteur annonce ensuite la livraison de « 25 000 pistolets semi-automatiques », soit un tiers de la cible exprimée dans un appel d’offres publié en mars dernier et visant à l’acquisition d’un pistolet automatique nouvelle génération (PANG). Simple coïncidence ? Difficile d’y croire. Annoncé depuis 2016, le remplacement des MAC 50 était l’un des chevaux de bataille de l’ancien CEMAT, le général Jean-Pierre Bosser. Dès 2017, celui-ci avait déclaré que « si l’on peut remplacer, à l’horizon 2022, l’ensemble des pistolets modèle 1950 par des pistolets plus modernes, cela aurait du sens et, politiquement, ce serait recevable ». Il semblerait que son souhait soit finalement en passe d’être exaucé.

Et troisièmement, les « jumelles de vision nocturne » ne sont pas sans rappeler un appel d’offres lancé en mars 2018 par la DGA. Il était alors question d’acquérir jusqu’à 10 000 JVN binoculaires « BI-Nyx » sur une durée de huit ans, incluant le développement et la qualification industrielle du système. Ce projet n’avait, à notre connaissance, plus jamais été mentionné depuis, avant de réapparaître dans ce rapport sur le PLF 2020.

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À noter que les trois dossiers évoqués ne paraissent avoir fait l’objet d’aucun contrat de la part du ministère des Armées. Les éléments avancés présupposent au contraire une notification pour des tranches initiales à compter de l’an prochain. Bien qu’étant « bienvenue », cette hausse des crédits pour les petits équipements devra être suivie avec vigilance par les parlementaires, souligne le rapporteur, qui suggère donc de réfléchir dès maintenant à « son inscription dans l’actualisation de la programmation militaire », attendue pour 2021.


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http://www.opex360.com/2019/11/07/defense-le-projet-de-loi-de-finances-rectificative-prevoit-dannuler-14-milliard-dautorisation-dengagement/

Défense : Le projet de loi de finances rectificative prévoit d’annuler 1,4 milliard d’autorisation d’engagement

Ce 7 novembre, le ministre de l’Action et des Comptes publics, Gerald Darmanin, a présenté le projet de loi de finances rectificative 2019 lors du Conseil des ministres.

« Grâce à une action vigoureuse sur la dépense publique, singulièrement de l’État […], et dans un contexte économique inchangé […], les objectifs fixés à l’été [-3,1 % de déficit, ajustement structurel de 0,1 point] seront tenus, tout en assurant le financement de dépenses fortement dynamiques qui n’avaient pu être totalement anticipées dans la budgétisation initiale », est-il avancé dans le compte-rendu du Conseil des ministres.

Cependant, Bercy indique que, « en dépit d’une budgétisation sincère, ce sont environ 3 milliards d’euros de dépenses qui devront être financés sur l’exercice 2019 », dont « 800 millions d’euros en faveur de la prime d’activité, 600 millions d’euros liés au décalage au 1er janvier 2020 de la réforme des aides personnalisées au logement en temps réel et environ 300 millions d’euros liés au dynamisme de la prime à la conversion comme du bonus automobile. »

Sans oublier [mais le compte-rendu ne le dit pas], les surcoûts liés aux opérations extérieures [OPEX] et intérieures [OPINT], que la commission sénatoriales des Affaires étrangères et des Forces armées avait évalué à 300-400 millions d’euros, malgré une provision portée à 850 millions d’euros dans la loi de finances 2019.

« Sur la gestion 2019, j’aurai l’occasion de revenir vous présenter l’état des discussions. Pour l’instant, elles ne sont pas finalisées – et c’est la saison des fantasmes! Je sais les engagements que nous avons pris ensemble vis-à-vis des Français et de nos armées. Nous devons les tenir lorsque nous examinons un PLF tout comme lorsque nous constatons l’exécution des budgets, en particulier lors de la première annuité de la LPM [Loi de programmation militaire]. Ma détermination est totale et ma vigilance, absolue », avait d’ailleurs répondu Florence Parly, la ministre des Armées, aux sénateurs, début octobre.

Quoi qu’il en soit, le projet de loi de finances rectificatives 2019 tel qu’il a été enregistré à la présidence de l’Assemblée nationale, ce 7 novembre, indique que « sur la mission ‘Défense’, 214 millions d’euros sont ouverts, sur les crédits hors masse salariale, afin de couvrir les surcoûts non-provisionnés des opérations extérieures et des missions intérieures assurées par les armées. » Et de souligner que « ce montant d’ouvertures au titre des OPEX est le plus faible observé depuis 2007, 2012 excepté, et témoigne de la sincérisation effective du budget. »

Seulement, le ministère des Armées n’échappera pas à des annulations d’autorisation d’engagement et de crédits de paiement.

En effet, 1,4 milliard d’autorisations d’engagements sont annulés dans ce projet de loi. De même que 77 millions de crédits de paiement.

Pour rappel, les autorisations d’engagement [ou AE] constituent « la limite supérieure des dépenses pouvant être engagée ». En clair, il s’agit du niveau autorisé de dépenses futures dans le cadre de l’exécution d’un contrat, laquelle peut prendre plusieurs années. Les traites d’un telle commande sont honorées par des crédits de paiement [CP].

Par exemple, la commande d’un navire coûtant 500 millions d’euros suppose d’inscrire ce prix en autorisation d’engagement au moment de la signature du contrat [année n]. Et si la réalisation du navire doit prendre cinq ans, alors la première tranche nécessitera 100 millions d’euros en crédit de paiement pour l’année n, 100 autres millions pour l’année n+1 et ainsi de suite jusqu’à atteindre les 500 millions.

Dans le détail, le Programme n° 178 [« Préparation et emploi des forces »] est le plus affecté par les annulations d’autorisations d’engagement de crédits : ces dernières s’élèvent à 1,15 milliards d’euros hors titre 2. Et cela en raison du « décalage technique des affectations sur tranches fonctionnelles au Service industriel de l’aéronautique [SIAé], ainsi que du décalage en 2020 de marchés pluriannuels de maintien en condition opérationnelle. »

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Dans le même temps, ce même programme bénéficiera d’une ouverture de 214,2 millions d’euros en crédits de paiement [hors titre 2] afin de « couvrir les surcoûts non-provisionnés des opérations extérieures et des missions intérieures assurées par les armées. »

Le Programme 146 « Équipement des forces » devra se passer de 132,5 millions en autorisation d’engagement et de 166,9 millions de crédits de paiement [hors titre 2] « portant sur les crédits mis en réserve ».

Maintenant que le PLFR 2019 est sur la table, il reste à voir ce qu’en diront les parlementaires… Il n’est pas impossible que, comme l’an passé, son examen donne lieu à des débats acharnés…

PS. Je serais curieux d'entendre là-dessus le CEMA s'exprimer. S'il le peut encore. Son prédécesseur en 2e section désormais ne se gênera pas pour commenter ce recadrage dont les armées paieront durablement les néfastes conséquences.


Ya Rab Yeshua.

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https://forcesoperations.com/vers-la-fin-du-suspense-pour-les-dossiers-fpsa-et-pang/

Vers la fin du suspense pour les dossiers FPSA et PANG

Un tireur de précision du 35e RI et son fusil FR-F2 (Crédit: 35e RI/Facebook)

Un tireur de précision du 35e RI et son fusil FR-F2 (Crédit: 35e RI/Facebook)

Les successeurs du fusil de précision FR-F2 et des pistolets MAC 50 et PAMAS G1 pourraient être connus avant la fin de l’année, annonçait dernièrement le délégué général pour l’armement (DGA) Joël Barre devant la Commission défense de l’Assemblée nationale.

Pour rappel, la DGA lançait en août 2018 un appel d’offres pour la qualification et l’acquisition d’un « Fusil de Précision Semi-Automatique » (FPSA) de calibre 7.62mm en remplacement des FR-F2. Six mois plus tard, le ministère des Armées exprimait un besoin pour 75 000 pistolets semi-automatiques de calibre 9 mm (PANG). Interrogé à ce sujet par le député Jean-Pierre Cubertafon, le DGA a confirmé qu’une phase de dépouillement des offres était désormais en cours pour ces deux programmes. Les essais d’expérimentation nécessaires se poursuivent, notamment au centre DGA Techniques terrestres de Bourges, afin de pouvoir prendre les décisions « d’ici la fin de l’année 2019 ».

Restés dans l’ombre depuis le lancement des appels d’offres, ces deux programmes reviennent aujourd’hui sur le devant de la scène grâce aux débats et auditions parlementaires organisés dans le cadre du PLF 2020. Fin octobre, un rapport pour avis du député Jean-Charles Larsonneur mentionnait ainsi un effort de réinvestissement à venir au profit des équipements de cohérence, ce qui devrait permettre de matérialiser la livraison l’an prochain de « 1310 fusils de haute précision semi-automatiques » et de « 25 000 pistolets semi-automatiques ».

Quant aux trois entreprises finalistes de chaque programme, le mystère reste pour l’instant entier. « La confidentialité de cette compétition ne me permet pas de vous répondre de manière trop précise. Je rappelle qu’il s’agit de deux appels d’offres parallèles, sans lien entre eux, » a souligné le DGA en réponse au député UAI Joachim Son-Forget.


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Le système de brouillage électronique ECLIPSE de Thales, rebaptisé Barage par le ministère des Armées (Crédit : Thales)

Illustration du système de brouillage électronique ECLIPSE de Thales, rebaptisé Barage par le ministère des Armées (Crédit : Thales)

Pour qui ne craint pas les montagnes de chiffres et autres termes financiers, les documents techniques annexés au budget 2020 des Armées offrent un panorama particulièrement détaillé des programmes en cours et à venir. C’est notamment le cas de la « Justification au premier euro » du programme 146 (Équipement des forces), qui passe en revue les crédits demandés par le ministère des Armées en vue de l’acquisition de nouveaux matériels.

Une fois passés les interminables tableaux chiffrés, les quelques lignes justificatives disponibles apportent un éclairage précieux sur les projections du programme 146. À commencer par l’armée de Terre, dont la politique de renouvellement des matériels, résumée à tort aux véhicules Scorpion, fait pourtant la part belle à d’autres projets essentiels, quoique moins médiatiques. Petit tour d’horizon non exhaustif des développements et achats planifiés pour l’an prochain (et après).

Fusils pour tireurs d’élite : Le PLF 2020 envisage l’acquisition de « fusils pour tireurs d’élite », à ne pas confondre avec le programme FPSA qui, lui, vise au remplacement des fusils FR-F2. Le document ne mentionne ni cible, ni calendrier, ni raison précise au lancement de ce programme. S’agit-il de remplacer le PGM Hécate II ? D’une modernisation des fusils existants ? Conçu par le Français PGM Précision, le fusil Hécate II est en service depuis le milieu des années 1990 dans les sections TELD de l’armée de Terre.

CAESAR : Parmi les principaux engagements repris dans la sous-action « Frapper à distance », le ministère des Armées prévoit de continuer « les travaux préparatoires à l’acquisition d’un complément de 32 CAESAR » pour atteindre la cible de 109 pièces annoncée par la LPM 2019-2025. Le PLF 2020 y alloue 35M€ en autorisations d’engagement. Selon le document consulté, la réalisation de cette commande supplémentaire n’est pas programmée avant 2021, pour des livraisons devant se clôturer en 2025.

AT4 F2 : Attendue depuis 2018, « l’acquisition de munitions dont la roquette AT4 de nouvelle génération […] » est à nouveau au menu de la loi de finances. Un accord-cadre pluriannuel avait été signé dans ce sens avec Saab en 2014, pour un coût global estimé à 193M€. L’entreprise suédoise avait alors sélectionné Nexter Munitions pour la fourniture d’un soutien logistique tout au long du programme. Baptisée AT4 F2 par l’armée de Terre, cette nouvelle version du lance-roquette de 84 mm est encore « en développement » d’après le général Beaudoin, directeur plans et programmes à l’EMAT. Le standard F2 est appelé à reprendre la relève de l’Eryx et de l’AT4 CS F1, en complément du missile MMP. Il apportera un complément essentiel en terme de portée et de variété de munitions. L’AT4 F2 permettra au fantassin de choisir entre une roquette anti-blindé (ABL), une roquette anti-structure (AST) partagée avec les sapeurs et une roquette antipersonnel (AP). Une fois couplée à un nouveau moyen d’aide à la visée non jetable, absent sur la version CS F1, la roquette AP procurera un mode airburst efficace jusqu’à 1000 mètres. Les travaux en cours concernent l’acquisition d’une capacité de tir de nuit à l’horizon 2020.

Fardeau Mistral : Le ministère des Armées est engagé depuis une décennie dans la rénovation à mi-vie du système sol-air à très courte portée Mistral, produit par MBDA. Après la livraison de 850 missiles de nouvelle génération, ce programme prévoyait dès 2017 la confection d’un nouveau fardeau pour l’aérolargage du système d’armes. Après des reports successifs, il pourrait enfin se concrétiser l’année prochaine. Le sujet devrait tout particulièrement intéresser le 35e régiment d’artillerie parachutiste, principale unité d’appui de la 11e brigade parachutiste, et le 1er régiment du train parachutiste, spécialisé dans l’appui à la projection et le soutien par voie aérienne.

Désignateur laser : À nouveau, le sujet se limite à « la commande […] de pointeurs-désignateurs-illuminateurs laser ». Il faut revenir en avril 2017 pour retrouver le lancement par la DGA d’un projet de « qualification et [d’] acquisition de Désignateurs Laser Nouvelle Génération (DL-NG) légers, à longue distance de désignation efficace ». Le besoin alors exprimé était 70 systèmes d’une masse égale ou inférieure 4 kg et dont le faisceau laser présente une énergie supérieure ou égale à 80 millijoules. Deux industriels français pourraient en bénéficier, à savoir CILAS et Safran.

VBL Ultima : Nouvelle motorisation, nouvelles suspensions, tourelleau téléopéré, radio CONTACT, etc. : 800 VBL subiront une cure de jouvence nécessaire pour assurer l’intervalle jusqu’à l’horizon 2025 et l’arrivée progressive du VBAE. Prévue à l’origine pour décembre de cette année, la livraison du 50e VBL Ultima interviendra finalement l’an prochain. Des commandes ont déjà été passées pour les 250 premières plateformes. L’exercice 2020 envisage la commande d’un nouveau lot de 120 unités, de même que la livraison de 103 véhicules supplémentaires. Après avoir subi un décalage de quelques semaines, l’inauguration de la ligne de production devrait intervenir au début du mois de décembre par la DGA.

Kits Barage : Les Armées envisagent ensuite l’acquisition de kits d’adaptation véhicules pour le brouilleur Barage. On ne sait que peu de choses de ce discret programme mené par la DGA, hormis qu’il est destiné à équiper les véhicules Scorpion d’un nouveau système de protection électronique contre les IED. Basé que le système Eclipse de Thales, déjà en service dans d’autres pays, le brouilleur Barage couvre toute la gamme de fréquences (20 à 2500 MHz) tout en restant compatible avec les communications amies, dont les radios tactiques, GPS militaires et communications par satellites en bande X. Selon Thales, trois modes sont disponibles : hybride, réactif et actif duel pour optimiser l’efficacité du brouillage. Le système a passé avec succès les essais de qualification de la DGA en 2016.

[En bonus] SAMP/T NG :  Oui, nous savons parfaitement que, dans l’armée française, le système de défense antiaérienne SAMP/T Mamba n’est pas opéré par les Terriens mais par l’armée de l’Air. Nous ferons une exception pour cette fois. Lancé cette année, le développement du SAMP/T NG projette l’intégration du missile Aster 30 B1 NT (Block 1 Nouvelle Technologie) et du successeur du radar multifonction Arabel aux sections SAMP/T de l’armée de l’Air. Si MBDA s’est naturellement imposé pour le développement du standard B1NT, le segment conduite de tir devrait en théorie reposer sur le radar AESA GF 300 (Ground Fire 300) conçu par Thales. Les autorisations d’engagement ouvertes en 2020 pour ce programme s’élèveront à 343M€ afin de couvrir « le développement de la conduite de tir du système SAMP/T NG ». Les livraisons du premier missile Aster 30 B1NT sur les 118 de la cible globale et de la première section rénovée ont par ailleurs été décalées de 2024 à 2027 « en cohérence avec les travaux d’ajustement de la programmation militaire ».

https://forcesoperations.com/ces-autres-programmes-dequipement-attendus-pour-2020/

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Pour ce qui est des PGM , il était temps , le canon de ses armes était vraiment dans la limite haute du nombre de coup maximum pour la grande majorité du parc .

Pour l'at4 f2 , c'est polyvalent et léger , donc un gros plus aussi pour les troupes .

Ça va dans le bon sens , bravo Mme. Parly !

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Bourgeois bohème ... Où bobo pour les intimes !

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http://www.opex360.com/2019/12/27/fn-herstal-aurait-remporte-le-marche-des-fusils-de-precision-destines-a-larmee-de-terre-avec-le-scar-h-pr/

FN Herstal aurait remporté le marché des fusils de précision destinés à l’armée de Terre avec le SCAR-H PR

scar-h-pr-20191227.jpg

Lors de son dernier passage devant la commission de la Défense, à l’Assemblée nationale, le Délégué général pour l’armement [DGA], Joël Barre, avait indiqué que le choix concernant le remplaçant e Fusil à Répétition modèle F2 [FR-F2], actuellement en dotation au sein de l’armée de Terre, serait fait d’ici la fin de cette année.

« Le dépouillement des offres est en cours, avec les essais d’expérimentation nécessaires pour préparer les différentes offres. La phase d’évaluation se poursuit donc, notamment à Bourges », avait en effet déclaré M. Barre, en octobre. Mais il n’en avait pas souhaité en dire plus. « La confidentialité de cette compétition ne me permet pas de vous répondre de manière trop précise », avait-il dit, alors qu’il était interrogé au sujet des prétendants à cet « appel public à la concurrence », lancé en août 2018.

Pour rappel, cette procédure doit permettre de doter l’armée de Terre de 2.600 « Fusils de précision semi-automatique » [FPSA], 1.800 lunettes de visée à intensification de lumière, 1.000 dispositifs d’imagerie thermique et 6,3 millions de munitions de 7,62×51 mm perforantes et de précision.

……….../…………..

Le fusil HK-417 de l’armurier allemand Heckler & Koch étant déjà en dotation dans certaines unités de l’armée de Terre, on pensait alors qu’il allait être le grand favori de cette compétition. Mais, a priori, le FPSA devrait être d’origine belge.

Depuis quelques semaines,  des bruits de coursive indiquent en effet que ce serait le belge FN Herstal qui aurait été choisi pour fournir ces fusils de précision à l’armée de Terre. Bruits qui n’ont, pour le moment, été ni démentis, ni confirmés par la DGA.

Reste que, selon des informations livrées par quotidien belge L’Echo, FN Herstal aurait bel et bien remporté ce marché, en association avec l’entreprise flamande OIP Sensor Systems, appelée à fournir les systèmes d’optique et de visée définis dans l’appel d’offres de la DGA.

« L’armurier wallon a proposé aux militaires français le SCAR-H PR [Precision Rifle], une version spécialisée et plus puissante [d’un calibre supérieur] du fusil d’assaut SCAR qui équipe notamment l’armée belge », indique en effet l’Echo. Si le montant d’un contrat n’a pas été communiqué, le quotidien belge précise qu’une telle arme coûte 5.000 à 6.000 euros.

Selon TR Équipement, le SCAR-H PR est muni d’un canon de 20 pouces de longueur ainsi qu’un rail Picatinny supérieur permettant d’installer une lunette de visée et une lunette thermique. D’une masse à vide de 4,5kg, cette arme « possède une détente à double bossette type match et des éléments de visée prévus pour tirer jusqu’à 600m. »

Pour FN Herstal, ce marché est le second remporté en France, après celui visant à fournir des tourelleaux T2 au programme Leclerc XLR. Sans doute que le rapprochement entre Paris et Bruxelles dans l’armement terrestre, via le Partenariat stratégique franco-belge CaMo, a joué dans cette décision.

Quoi qu’il en soit, le marché des FPSA sonne un peu comme une revanche pour FN Herstal, qui avait eu du mal à digérer le choix fait en faveur du HK-416 de l’allemand Heckler & Koch pour remplacer le FAMAS des militaires français.

Photo : FN Herstal


Ya Rab Yeshua.

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https://forcesoperations.com/la-dga-a-receptionne-les-92-griffon-prevus-pour-2019/

La DGA a réceptionné les 92 Griffon prévus pour 2019

Deux exemplaires de VBMR Griffon qu'utilise le 1er RCA de Canjuers pour sa mission de formation

Deux exemplaires de VBMR Griffon qu’utilise le 1er RCA de Canjuers pour sa mission de formation

Mission accomplie pour le GME Scorpion (Arquus-Nexter-Thales), qui est parvenu à livrer de justesse les 92 VBMR Griffon prévus pour 2019, confirmait ce matin la ministre des Armées Florence Parly.

« Les 92 véhicules blindés Griffon seront bien livrés en 2019 à l’armée de Terre. Comme prévu, » a-t-elle annoncé ce matin sur son compte Twitter, avant de remercier « ceux – notamment la DGA – qui ont permis de tenir ce calendrier (…) ».

Le dernier Griffon attendu a été réceptionné le 24 décembre par la Direction générale de l’armement (DGA), qui ajoute que « tous les véhicules auront été acheminés à Canjuers d’ici ce soir ». Comme détaillé il y a peu sur ce blog, le 1er régiment de chasseurs d’Afrique de Canjuers (Var) est en effet responsable de la perception unique et de la vérification en bon fonctionnement de la totalité des Griffon livrés à l’armée de Terre.

Ces annonces mettent un terme à l’éventualité d’un retard dans les livraisons, scénario ayant suscité quelques inquiétudes du côté des parlementaires lors des discussions relatives au projet de loi de finances 2020. Une incertitude face à laquelle la ministre des Armées aura maintenu une ligne claire oscillant entre vigilance et confiance. « Jusqu’à présent – je reste prudente –, il n’y a pas de raison particulière de douter de la capacité à obtenir les livraisons requises, » soulignait-elle en octobre face à la Commission défense de l’Assemblée nationale.

Nul besoin finalement de recourir au système de pénalités en usage dans les contrats passés avec les trois industriels concernés. Les mesures de vigilance mises en place par la DGA auront porté leurs fruits, l’effort supplémentaire consenti ayant permis d’assurer la montée en puissance de la production industrielle selon les jalons établis.

Nul impact également sur une mécanique Scorpion désormais entrée en phase d’implémentation au sein des forces. Le chef d’état-major de l’armée de Terre, le général Thierry Burkhard, avait lui aussi insisté sur l’importance de l’objectif fixé aux industriels. « Peu m’importe comment ils y parviendront. Il leur revient de les livrer car tout retard nous pénalise, » déclarait-il en octobre face à la Commission défense du Sénat. Message reçu cinq sur cinq.

Une fois ses instructeurs régimentaires certifiés, le 3e RIMa de Vannes (Morbihan) deviendra, en février prochain, le premier régiment opérationnel à percevoir un lot de Griffon.

Un total de 128 nouveaux véhicules seront livrés en 2020 à l’armée de Terre. Selon le PLF 2020, les Armées commanderont par ailleurs 271 véhicules supplémentaires l’an prochain.


Ya Rab Yeshua.

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http://www.opex360.com/2020/01/06/exit-le-pamas-g1-et-le-pa-mac-50-le-ministere-des-armees-a-commande-plus-de-74-000-pistolets-glock/

Exit le PAMAS G1 et le PA MAC 50 : Le ministère des Armées a commandé plus de 74.000 pistolets Glock

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Outre le marché concernant les 2.600 fusils de précision semi-automatique [FPSA] destinés à remplacer les Fusils à Répétition modèle F2 [FR-F2] actuellement en dotation au sein des régiments de l’armée de Terre, la Direction générale de l’armement [DGA] planchait également sur le choix d’un nouveau pistolet pour remiser les vieux PAMAS G1 et autres PA MAC 50.

« Concernant les FPSA et les pistolets semi-automatiques [PSA], le dépouillement des offres est en cours, avec les essais d’expérimentation nécessaires pour préparer les différentes offres. La phase d’évaluation se poursuit donc, notamment à Bourges. Les décisions seront prises d’ici la fin de l’année 2019 », avait expliqué Joël Barre, le Délégué générale pour l’armement, lors d’une audition parlementaire, en octobre.

Depuis, on sait que l’armurier belge FN Herstal a été choisi pour livrer 2.600 fusils SCAR-H PR dans le cadre du marché FPSA. L’information a récemment été révélée par la presse d’outre-Quiévrain et le ministère des Armées l’a indirectement confirmée en annonçant que l’entreprise autrichienne Glock venait d’être choisie pour livrer plus de 74.596 pistolets semi-automatique aux forces françaises.

« Ce marché a été confié à la société Glock [pistolet et capacité d’aide à la visée nocturne] qui s’est alliée aux sociétés Sellier et Bellot [munitions, d’origine tchèque] et UTM [kit d’entraînement]. Ces pistolets de nouvelle génération remplaceront ceux actuellement en dotation : les PA MAC 50 [pistolets automatiques des manufactures d’armes de Châtellerault] qui datent des années 50, et les PAMAS G1 [pistolets automatiques des manufactures d’armes de Saint-Etienne] », a en effet indiqué le ministère des Armées, via un communiqué diffusé ce 6 janvier.

Le montant de ce marché s’élève à 44 millions d’euros. Les trois armées ainsi que certains services interarmées devraient avoir remplacé l’ensemble de leurs armes de poing d’ici 2022. « La répartition prévue est de l’ordre de 80% des armes pour l’armée de terre, 10% pour l’armée de l’air et 8% pour la marine », explique le ministère.

Ce dernier n’a toutefois pas précisé le modèle de pistolet qui a été retenu. Il pourrait s’agir du Glock 17 Gen 4 ou 5. Ce modèle est déjà en dotation au sein des forces spéciales et de certaines unités de commandos françaises. À noter que la British Army a fait le même choix, en 2013.

D’un calibre de 9 x 19 mm, le Glock 17 pèse 703 grammes, pour une capacité de 17 cartouches.

« Les facteurs clés qui ont amené le ministère des Armées à retenir cette offre sont la fiabilité et la robustesse manifestées lors des essais, qualités indispensables pour un matériel militaire destiné à être utilisé en cas d’action rapide et de nécessité d’autoprotection », est-il souligné dans le communiqué.

S’agissant du FPSA, le ministère des Armées a précisé que plus de 2.600 FN SCAR-H PR serait livrés d’ici la fin de l’année 2021.


Ya Rab Yeshua.

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http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2020/01/08/glock-17-20779.html

Des holsters Blackhawk T-Series pour les Glock 17 de l'armée française

Suite de mon post sur la commande Glock 17.

La ministre des Armées, Florence Parly, a annoncé lundi la commande de 74 596 pistolets semi-automatiques (PSA). Il s'agit de Glock 17 G5 qui seront livrés en version non pas noire mais coyote, comme le montre cette photo du CEMAT testant un Glock il y a quelques jours (photo MinArm):

glock burkhard.jpg

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Ce marché a été confié à la société autrichienne Glock (pistolet et capacité d’aide à la visée nocturne) qui s’est alliée à la société (d’abord tchèque puis américaine) Sellier et Bellot (munitions) et à la firme américaine UTM (kit d’entraînement).

Le marché comporte aussi la fourniture de holsters en couleur coyote.

Le modèle retenu est le holster Blackhawk T-Series Level 3, pour Glock 17 avec ou sans lampe à raison de 65 000 exemplaires environ en version classique et 10 000 exemplaires pour des armes avec lampe. 

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Blackhawk est une marque américaine créée en 1993 par un ancien Navy Seal, Mike Noël. A son retour d'une mission en Irak pendant laquelle il avait failli perdre la vie en raison d'un sac à dos défectueux, il s'était juré de fabriquer du matériel solide et fiable.

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Le marché de fourniture de ces holsters a été attribué à la firme française Welkit. C'est le second marché de holsters que Welkit remporte avec Blackhawk, le premier étant pour la fourniture du nouveau holster à port discret de la Police nationale, de la Gendarmerie nationale et des Douanes en 2017 et pour lequel "près de 60 000 unités ont été déjà livrées".

La particularité de ce holster se situe dans la rétention de niveau 3 qui se désactive grâce au pouce et non à l'index. Une pression rapide permet de libérer la sécurité de niveau 3 et une pression continue également celle de niveau 2 et donc de libérer l'arme, alliant rapidité et sécurité, même en situation de stress (n'oublions pas que l'arme sera en dotation chez les éléments de Sentinelle). Cette nouvelle technologie développée par Blackhawk alliée aux matériaux de construction permet d'obtenir un holster ultra-résistant, fiable et léger. "D'ailleurs, il a passé avec brio les tests d'endurance que lui ont fait subir les équipes d'évaluation de l'armée et qui correspondent à une utilisation intensive sur 25 années!", ajoute-t-on chez Welkit.

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Je cite Mme.Parly :

 

Loi de programmation militaire en actes
Plus adaptées, plus performantes, les nouvelles jumelles de vision nocturne O-NYX viennent d’être livrées .
En 2020, un militaire déployé est un militaire mieux équipé.
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Bravo , j'ai toujours militer pour que le soldat de base ai aussi le droit de voir sont bourreau avant la mort ... 🙂
 
ps: D'un point de vue technique , il a un 10° d'angle de vision en plus que le système actuelle et une meilleurs résolutions pour 340 gr. ( environ j'ai oublier )
C'est une bonne base a bas coût ( relatif) pour l'ensemble des troupes et seras très prochainement utiliser par le 2 REI au sahel . @BTX
 
 

Bourgeois bohème ... Où bobo pour les intimes !

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http://www.opex360.com/2020/04/11/la-loi-de-programmation-militaire-devra-etre-pleinement-appliquee-previent-le-senateur-christian-cambon/

La Loi de programmation militaire devra « être pleinement appliquée », prévient le sénateur Christian Cambon

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On l’a sans doute oublié mais la Revue stratégique publiée en 2017 avait souligné le risque d’une crise sanitaire majeure comme celle que l’on connaît actuellement.

« L’accroissement de la mobilité de la population favorise l’extension des aires de diffusion de certaines maladies, ainsi que la propagation rapide et à grande échelle de virus à l’origine d’épidémies diverses [syndrome respiratoire aigu sévère – SRAS] », y était-il affirmé. En outre, le document insistait aussi sur le risque réel « d’émergence d’un nouveau virus franchissant la barrière des espèces ou échappant à un laboratoire de confinement ».

Et d’ajouter : « De même, l’interconnexion des filières alimentaires génère des risques sur la santé humaine et offre un terrain propice à d’éventuelles actions ‘agro-terroristes’. Plus grave encore, la diffusion des biotechnologies pourrait permettre à des groupes terroristes de conduire des attaques biologiques sophistiquées. »

Or, entre 2008 et 2017, et malgré cette menace, le Service de Santé des Armées [SSA] a vu son format se réduire au gré des restrictions budgétaires, la priorité étant allée à la préservation des capacités opérationnelles, même  à un niveau échantillonnaire. Au cours de la Loi de programmation militaire [LPM] 2014-19, et dans le cadre du plan SSA 2020, il a ainsi perdu 8% de ses effectifs alors que son activité n’a cessé de s’accentuer.

En 2019, le Haut Comité d’évaluation de la condition militaire [HCECM] s’en était inquiété dans son rapport annuel. Au vu de son sous-effectif et du contexte opérationnel, le SSA ne serait « pas en mesure de faire face, avec ses seuls moyens, à un évènement s’accompagnant de pertes massives et d’un grand nombre de blessés. »

Et, pourtant, face à l’épidémie de Covid-19, le SSA répond présent, avec les moyens qui lui restent, dans le cadre de l’opération Résilience, lancée le 25 mars dernier. Ainsi, les 8 hôpitaux d’instruction des armées [HIA] ont accueilli plus de 6.000 personnes en consultation et comptent 121 patients soignés en réanimation, auxquels il faut ajouter les 40 autres pris en charge par l’hôpital de campagne déployé à Mulhouse.

« Il faut bien comprendre qu’il s’agit d’un véritable hôpital, et non pas de tentes dans lesquelles on aligne des lits comme on le fait au large de New York. C’est un hôpital qui soigne dans des conditions absolument identiques à celles d’un hôpital classique », a expliqué Christian Cambon, le président de la commission sénatoriale des Affaires étrangères et des Forces armées, après l’audition de Florence Parly, la ministre des Armées, le 10 avril.

En outre, le personnel du SSA est aussi sollicité pour les transferts de patients vers des hôpitaux n’ayant pas leurs capacités d’accueil saturées. Ces missions assurées par les aéronefs des armées de Terre et de l’Air, ainsi que par les navires de la Marine nationale [en particulier par le PHA Tonnerre], ont permis le transport de 139 malades et de 130 soignants. Et cela, alors que les autres opérations continuent, avec plus de 30.000 militaires engagés.

Seulement, la crise économique qui est venue s’ajouter à l’épidémie risque de compliquer sérieusement la donne budgétaire… Et, par conséquent, de remettre en cause l’effort consenti pour restaurer les capacités des forces françaises… alors que la Loi de programmation militaire 2019-25 prévoit de porter le budget de la mission Défense à 39,3 milliards d’euros en 2021. Dans l’immédiat, il faudra s’assurer que les 37,6 milliards promis au titre de l’année 2020 soient au rendez-vous, ce qui n’est pas gagné.

L’article 7 de la LPM précise qu’une actualisation devra avoir lieu d’ici la fin 2021. « Cette dernière aura notamment pour objet de consolider la trajectoire financière et l’évolution des effectifs jusqu’en 2025 », indique-t-il.

Or, une note d’Orion, l’Observatoire de la défense de la Fondation Jean Jaurès, espère que les armées échapperont aux coupes budgétaires. « Un exécutif victime de services publics affaiblis tente de cacher ses limites grâce aux forces armées. Or, ces dernières sont elles-mêmes depuis longtemps engagées en métropole comme en opérations extérieures [OPEX]. Fort heureusement, ‘toutes les conséquences’ seront tirées de la crise. Peut-on alors espérer que les armées ne seront pas demain victimes d’ajustements budgétaires? », plaide-t-elle [en citant le président Macron]

Les sénateurs sont sur la même ligne. « On peut imaginer qu’en sortant d’une telle crise, l’opinion publique exigera plus d’efforts en termes d’hôpitaux, d’usines, que d’efforts en matière d’armement. Or il faut comprendre que les crises géo-stratégiques, comme celle au Levant qui a conduit aux attentats, doivent être anticipées, comme les crises sanitaires, afin de ne pas être débordés », a fait valoir Christian Cambon, qui s’est dit « inquiet pour l’avenir ».

Qui plus est, a-t-il continué, les « armées font un effort extraordinaire. Mais il faut avoir le courage de le dire : elles ne pourront donner que ce qu’elles ont ! Attention à l’usure, dans cette ‘course de fond’: cet engagement a un coût, en particulier sur le plan humain. » Aussi, pour M. Cambon, « la loi de programmation militaire devra être pleinement appliquée pour permettre, demain, la régénération du potentiel ».


Ya Rab Yeshua.

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http://www.opex360.com/2020/04/15/mme-parly-fait-valoir-que-le-budget-des-armees-aura-un-role-particulier-a-jouer-pour-relancer-leconomie/

Mme Parly fait valoir que le budget des armées aura un « rôle particulier » à jouer pour relancer l’économie

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En raison des mesures prises pour limiter la progression de l’épidémie de Covid-19, les indicateurs économiques ne cessent de se dégrader. Alors qu’il était question d’un recul de 6% du PIB la semaine passée, on parle désormais d’une chute de -8%. Et le gouvernement a déjà présenté deux projets de loi de finances rectificative [PLFR] pour l’année 2020 en l’espace d’un mois.

Évidemment, l’économie française étant en panne, avec une baisse estimée des recettes fiscales de 42,7 milliards d’euros, et même si l’Union européenne [UE] a annoncé la suspension de ses règles de discipline budgétaire [dont celle des 3% de déficit], il y a de quoi s’interroger sur le niveau du budget de la mission « Défense ». Et sur le respect de la trajectoire financière définie par la Loi de programmation militaire [LPM] 2019-25, qui, contrairement à ce qu’a récemment affirmé François Dumas, la président de la commission de la Défense à l’Assemblée nationale, n’est pas exprimée en pourcentage de PIB [heureusement d’ailleurs…].

Pour le moment, les deux PLFR présentés par le gouvernement n’ont pas touché aux crédits militaires. Ces derniers devront prendre en charge le coût de l’opération Résilience qui, lancée par le président Macron le 25 mars dernier, a mobilisé des moyens aériens ainsi que les trois porte-hélicoptères amphibie [PHA].

« Il est un peu tôt pour parler du coût de l’opération Résilience, d’autant qu’il faudra apprécier l’impact de cette crise sur le budget global des armées : certaines activités ont été moins importantes que prévu, aussi », a relevé Florence Parly, la ministre des Armées, lors d’une audition devant la commission sénatoriale des Affaires étrangères et des Forces armées, la semaine passée [le compte-rendu vient d’être rendu public, ndlr].

En outre, a fait observer Mme Parly, le Covid-19 « change parfois nos plans, mais ne nous fait pas dévier de nos missions, et ne met pas à mal nos combats » car le « virus ne fait pas disparaître les menaces contre la France, et la lutte contre le terrorisme reste une priorité, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de notre territoire. »

Cela étant, le ministère des Armées s’attache à faire en sorte que ses fournisseurs ainsi que les entreprises de l’armement puissent garder la tête hors de l’eau durant cette crise. « J’ai demandé au délégué général pour l’armement de porter une attention spéciale à la trésorerie des PME, et de réduire les délais de paiement », a précisé Mme Parly.

« Nous avons dressé une cartographie précise de la situation des entreprises de la BITD [Base industrielle et technologique de défense, ndlr]. J’ai rendu visite récemment aux équipes de Nexter, sur le plateau de Satory, et cette entreprise pourra payer ses sous-traitants en moins de cinq jours », a expliqué la ministre.

« Outre la BITD, nous avons de nombreux fournisseurs. J’ai demandé à ce que toutes les factures de moins de 5.000 euros soient traitées selon une procédure accélérée. Depuis le 20 mars, nous en avons payé 22.000, pour un montant de 23 millions d’euros », a continué Mme Parly.

Quoi qu’il en soit, quand la crise sera passée, il faudra bien relancer la machine économique. Et, à ce niveau, le ministère des Armées sera incontournable, grâce au programme 146 « Équipement des Forces », qui représente 27,3% des crédits de la mission Défense.

« Mon ministère, premier investisseur de l’État, aura un rôle particulier à jouer lorsqu’il s’agira de relancer l’économie française. Il dispose, dans ce programme [146], de moyens importants pour faire travailler aussi bien nos grandes industries de défense que le tissu de PME qui les entourent », a en effet souligné Mme Parly.

« Lorsque nous examinerons le prochain budget, je ne doute pas que certains de nos crédits de paiements auront augmenté, afin d’amplifier la relance », a insisté la ministre.

Par ailleurs, Mme Parly a également évoqué l’avenir du Service de Santé des Armées [SSA], lequel a été « essoré » au cours de ces dernières années, au point de se trouver en sous-effectif, malgré l’arrêt des déflation décidé en 2017. Or, actuellement, il se trouve en première ligne face à l’épidémie.

« Les effectifs du service de santé des armées ont atteint leur point bas au début de l’année 2017, avec 14.487 équivalents temps plein [ETP]. Nous avons mis fin à leur décroissance, qui a été très importante – 10 % en cinq ans – avant de les porter à 14 775 ETP en 2019 », a rappelé Mme Parly aux Sénateurs. Aussi, quand viendra le moment de tirer les leçons de cette crise, « nous veillerons à ce que les réflexions sur le système de santé publique prennent en compte le service de santé des armées », a-t-elle assuré.

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Texelis sera au rendez-vous pour le Serval

Le VBMR léger Serval exposé au salon londonien DSEI 2019

Un modèle réduit VBMR léger Serval exposé lors du salon londonien DSEI 2019

Malgré un arrêt temporaire de plusieurs semaines, Texelis sera au rendez-vous pour sa part de charge du programme VBMR léger Serval, exécuté en co-traitance avec Nexter Systems. La production en série a repris dès le 6 avril sur le site de Limoges et s’est récemment renforcée par l’ajout d’un second quart, annonce la société dans un communiqué.

Depuis le 16 mars, Texelis avait néanmoins maintenu un embryon d’activité afin de pouvoir livrer les pièces détachées nécessaires pour le soutien des véhicules engagés par l’armée de Terre dans les opérations Résilience et Barkhane. La PME limougeaude fournit notamment les chaînes cinématiques des VBCI, VAB et VLRA en service dans les forces françaises.

« Malgré les circonstances actuelles graves et sans précédent, nos clients, telles que l’armée de Terre et la DGA, comptent sur nous pour rester opérationnels et ont besoin des équipements essentiels que nous produisons ici dans notre usine de Limoges », souligne Jean Vandel, directeur général de Texelis Defense. « Nous nous efforçons de poursuivre la production pour les soutenir conformément aux directives gouvernementales, tout en accordant la priorité à la sécurité de l’ensemble du personnel et des clients de Texelis. »

Avec cette relance progressive, Texelis reste optimiste quant à la montée en puissance de sa ligne de production du nouveau pont T750/700, conçu notamment pour le Serval. Ouverte en février, cette ligne doit atteindre sa pleine capacité en 2021. Elle sera alors en mesure de produire plus de 2000 unités par an « dans le cadre de la livraison d’une chaîne cinématique complète comprenant le pont T750, le bloc moteur, la suspension, la direction, le système de refroidissement, l’échappement et l’électronique », détaille Texelis.

En février 2018, le ministère des Armées sélectionnait Nexter et Texelis pour la conception, l’intégration, la production et le soutien de 2038 VBMR légers Serval.

Un première tranche de 978 exemplaires doit être livrée d’ici à 2030, dont la moitié à l’horizon 2025.

Destiné prioritairement aux unités de renseignement, le Serval sera décliné en quatre versions principales : patrouille, renseignement et reconnaissance, relais de communications et guerre électronique.

Il devrait équiper un premier régiment en 2022. Plusieurs prototypes ont entamé la phase de qualifications industrielles durant l’été 2019. Une première série d’essais s’est déroulée en septembre dernier sur les pistes du centre d’expertise et d’essais DGA Techniques Terrestres, à Angers (Maine-et-Loire).


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Les Armées conservent leur trajectoire budgétaire

(Crédits : armée de Terre)

(Crédits : armée de Terre)

Promesse tenue malgré les conséquences de la crise sanitaire : les crédits du ministère des Armées augmenteront de 1,7Md€ l’an prochain conformément à la trajectoire prévue par la loi de programmation militaire 2019-2025.

De 37,51Md€ en 2020, le budget de la mission Défense s’élèvera à 39,21Md€ (+4,52%) en 2021, confirmait la semaine dernière le ministère de l’Économie, des Finances et de la Relance. Il s’agit de la plus forte augmentation budgétaire toutes missions confondues, loin devant l’enseignement et l’aide publique au développement.  »

« L’évolution des budgets ministériels hors relance en 2021 traduit la poursuite des engagements pris par le Gouvernement depuis le début du quinquennat en particulier dans les domaines régaliens », indique Bercy. Depuis 2017, les Armées ont en effet bénéficié d’un renforcement sans précédent de leurs moyens de l’ordre de 6,9Md€. Cette nouvelle hausse des crédits viendra soutenir la poursuite de la réforme du MCO, le lancement de nouveaux programmes d’armement, l’investissement en faveur de la défense spatiale, de l’innovation et du renseignement mais aussi « la montée en puissance de la cybersécurité ».

L’effort, conséquent mais attendu, ne suffira probablement pas pour rassurer dans la durée une filière industrielle de défense malmenée par la crise sanitaire. Le Fonds européen de la défense réduit de moitié, les espoirs se tournent notamment vers un futur plan de relance national susceptible d’apporter un complément d’investissements en dehors du cadre ministériel. De fait, la relance de l’économie nationale constituera « le principal objet du projet de loi de finances pour 2021 », souligne Bercy. Le futur PLF intégrera un « plan de rebond » distinct des dépenses engagées par les les budgets ministériels. Ce plan d’un montant total de 100Md€ sera engagé autour de quatre axes dont ceux de la souveraineté et des compétences. Intégrées dans une mission ad hoc à vocation temporaire, les dépenses de rebond amorcées l’an prochain seront « d’ampleur » et « non pérennes » afin de « créer un effet de levier rapide sur l’économie ».

Reste qu’il s’agira de proposer un véritable plan de relance et non pas « un pactole », rappelaient les députés Benjamin Griveaux (LREM) et Jean-Louis Thiériot (LR) dans un récent rapport parlementaire sur la place de l’industrie de défense dans la politique de relance. La planification d’éventuels investissements au profit des Armées doit donc rester orientée par le modèle d’armée complet et cohérent défini par la LPM pour 2030. Déstabiliser ce modèle « ne serait pas sans danger », aussi conviendra-t-il d’accélérer l’atteinte de certains objectifs capacitaires plutôt que de modifier les équilibres complexes fixés en 2018. L’exécution des dépenses en valeur absolue et non en points de PIB, l’anticipation des commandes sont les deux pistes à privilégier pour maintenir les compétences et les chaînes de production, estiment les deux rapporteurs.


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Des pistes parlementaires pour relancer la filière terrestre

Augmentation la dotation en TTOP des Griffon ? C'est l'une des pistes évoquées par les parlementaires pour soutenir la filière terrestre (Crédits : Arquus)

Augmentation la dotation en TTOP des Griffon ? C’est l’une des pistes évoquées par les parlementaires pour soutenir la filière terrestre (Crédits : Arquus)

Moins à plaindre que le secteur aéronautique, la filière terrestre française n’en reste pas moins fragilisée par les remous de la crise sanitaire et attend elle aussi avec impatience un plan de relance. De l’affermissement de tranches Scorpion à l’accélération de la LPM, plusieurs leviers de soutien ont d’ores et déjà été évoqués par les députés Benjamin Griveaux (LREM) et Jean-Louis Thiériot (LR) lors d’une mission flash. 

La crainte d’un effet de falaise à l’automne

Pour les 4000 entreprises de la BITD française, le principal enjeu est désormais d’éviter une seconde gueule de bois à l’issue des congés estivaux. Pour la plupart d’entre elles, les aides de l’État permettront de « passer l’été », mais guère davantage. Selon les rapporteurs, l’extinction des dispositifs d’aides, le remboursement des prêts souscrits au printemps et la poursuite de la crise sanitaire devraient occasionner un « effet de falaise » à partir de septembre 2020. Avec le maintien de mesures de distanciation, l’absence de nouveaux leviers de relance spécifiques à la BITD et l’incertitude du marché export, ce scénario paraît de plus en plus plausible.

Même ponctuel, l’émergence d’un « trou » dans les prises de commandes à l’export en 2020 aura des effets « à retardement » dans les cycles longs de l’armement. C’est ce qu’a fait valoir notamment le PDG de MBDA, Eric Béranger, qui anticipe en 2020 un tel ralentissement, avec des hypothèses basses allant jusqu’à une baisse de 50% des commandes. Il se traduira par une perte de chiffre d’affaires dans trois ou quatre ans plutôt qu’en 2020 compte tenu des délais entre les commandes et les livraisons.

Les répercussions sur la chaîne de sous-traitance sont pour l’instant difficilement mesurables. Pour y voir clair, la DGA, en coordination avec les GICAT, GICAN et GIFAS, a rapidement entrepris une cartographie des PME à l’échelon national afin de repérer les entités les plus vulnérables. Celles-ci se comptent déjà « par dizaines dans chacun des secteurs », indiquent les députés Griveaux et Thiériot. Tel est notamment le cas des très petites entreprises, en 4e ou 5e rang dans les chaînes d’approvisionnement, qui ont autrement plus de difficultés à recourir aux dispositifs d’aide de l’État ou à accéder à des prêts bancaires. Côté terrestre, un fournisseur de moteurs électriques indispensables à la fabrication des tourelleaux téléopérés T1 et T2 du programme Scorpion de l’armée de Terre est aujourd’hui en difficulté. « En cas de défaillance de cette PME, c’est tout Scorpion qui s’en trouverait grippé », estiment les parlementaires.

Chez les grands donneurs d’ordre du terrestre, on confirme que les différents retards pris sur les programmes cette année sont pour l’immense majorité dus à des ruptures d’approvisionnement ou au rallongement des délais de livraisons en raison d’un redémarrage compliqué et de problèmes de trésorerie chez des fournisseurs essentiels, en majorité des PME. Tout effort permettant d’appuyer ceux-ci servira donc l’intérêt général. L’appui n’est pas uniquement financier ou relatif à de nouvelles commandes : de la visibilité et des garanties de trésorerie peuvent déjà suffire en terme de réassurance.

Accélérer la LPM, affermir Scorpion

Si elle reconnait avoir été « très bien servie » par l’actuelle LPM avec Scorpion, la filière terrestre requiert cependant un plan de relance sectoriel dont la matérialisation est espérée pour le mois prochain. Pour les industriels concernés, ce rebond se traduirait globalement par une accélération des commandes « pourvu qu’elles restent conformes au modèle d’armée complet et cohérent défini par la LPM pour l’horizon 2030 ». Il ne s’agit donc pas de modifier les équilibres capacitaires qui sous-tendent les objectifs fixés par la LPM dans la décennie à venir, mais d’en accélérer l’atteinte. « Accélérer la modernisation de nos capacités n’a d’ailleurs rien de superflu. Il suffit pour s’en convaincre de noter l’état de vétusté avancée des équipements terrestres au seuil de la présente période de programmation : 85 % des matériels majeurs avaient plus de trente ans », indiquent les rapporteurs. Or, au rythme prévu par la LPM, seuls 50% des livraisons de la gamme Scorpion auront été réalisées en 2025.

Selon les rapporteurs, la relance impliquerait avant tout d’affermir des commandes inéluctables comme celles des matériels issus du programme Scorpion. Plus de 1100 de ces véhicules doivent encore être commandés d’ici 2025 mais relèvent pour majorité de tranches conditionnelles, les commandes fermes ne portant pour l’heure que sur 359 engins (339 Griffon et 20 Jaguar). Confirmer ces tranches engageant l’État à ne verser immédiatement que 10% du montant total, « une telle massification des programmes ne coûte guère à la trésorerie de l’État, mais nourrit celle des industriels, ainsi que leur carnet de commandes, ce qui faciliterait leur accès aux financements », soulignent les députés.

Deuxièmement, accélérer certains programmes de la LPM. À ce titre, l’armée de Terre propose le remplacement anticipé de camions GBC 180 « qui datent de 1961 et présentent aujourd’hui nombre de faiblesses » malgré le renouvellement du parc et une DTO « record » de 68% au sein de la flotte logistique. Néanmoins, la LPM n’envisage les premières livraisons que pour 2025. La crise aidant, l’armée de Terre propose à présent l’acquisition anticipée de 2 800 nouveaux camions d’un standard civil sur les 7000 attendus à l’horizon 2030, « ce qui constituerait un marché accessible à Renault Trucks [en coopération avec Arquus] ». Ce besoin, pour lequel Arquus a déployé en juin une offre spécifique autour de sa nouvelle gamme ARMIS, aurait le mérite de mettre à contribution un vaste panel d’acteurs, depuis le concepteur, le camionneur civil, les fournisseurs de pièces pour la militarisation, l’intégration et l’assemblage, à, sans doute, d’autres entreprises pour les cabines blindées, les remorques, etc. En résumé, un programme dense et complexe intégrant beaucoup de parties prenantes et promettant du planning de charge pour quelques années.

Troisièmement, la relance de la BITD serait l’occasion de ramener à 75 %, « voire davantage », le taux d’équipement des Griffon en tourelleaux téléopérés (TTOP). Une cinquantaine d’exemplaires du modèle T1 ont été livrés l’an dernier par Arquus et 262 autres ont été commandés dans le cadre de l’avenant MEPAC notifié en décembre 2019. Malgré une plus-value opérationnelle majeure en terrain hostile, les TTOP du programme Scorpion ont régulièrement servi de variable d’ajustement au gré des aléas budgétaires et il est pour l’instant prévu de ne doter que la moitié des Griffon. Du côté industriel, on applaudit dès lors le « bon sens » d’une telle proposition. Équiper plus de Griffon – et pourquoi pas les Serval – serait donc une solution parfaitement logique et aurait le mérite d’irriguer le PME d’une filière TTOP jusqu’alors inexistante en France.

Relancer par les petits programmes et les études amont

Enfin, un éventuel plan de relance ne pourra faire l’impasse sur les programmes de moindre ampleur et le programme 144 (études amonts). Comme l’a fait valoir le général Beaudouin, ex-sous-chef d’état-major « plans et programmes » au sein de l’EMAT, les programmes majeurs de l’armée de Terre ne peuvent se cristalliser « sans le ciment que constituent les « petits » programmes, intéressant davantage les PME ». Les lignes budgétaires qui financent ce « ciment » ‒ les « autres opérations d’armement » (AOA) et « équipements d’accompagnement et de cohérence » (EAC) ‒ atteignent aujourd’hui respectivement 400 M€ et 220 M€. « Ces montants suivent une trajectoire de rattrapage progressif fixée par la LPM, après de nombreuses années de sous-investissement, qui ont vu AOA et EAC servir de variable d’ajustement dans des budgets contraints », rappellent les députés. À tout le moins, il convient donc « d’éviter que les efforts de relance via des programmes d’armement plus coûteux n’aient un effet d’éviction au détriment de ces crédits », ajoutent-ils. Ici encore, le travail parlementaire est essentiel et les résultats de la mission d’information sur la « politique d’achat du ministère des Armées en petits équipements » dirigée par les députés André Chassaigne (PCF) et Jean-Pierre Cubertafon (MoDem), présentés le 29 septembre, seront certainement riches d’enseignement.

Les députés ont par ailleurs souligné le risque qu’il y aurait à « investir massivement dans la production d’équipements mais à négliger l’activité des bureaux d’études et des laboratoires de recherche ». L’armée de Terre plaide en particulier en faveur d’un effort supplémentaire au profit des études amont relatives aux technologies regroupées par le programme Titan, soit le renouvellement du segment lourd des systèmes d’armes. Ce sont des opérations telles que les programmes franco-allemands Main Ground Combat System (MGCS) et Common Indirect Fire System (CIFS), l’évolution du Tigre vers le standard Mk3 puis son remplacement dans un cadre européen, ou encore le successeur du VBCI et des systèmes sol-air. Pour ce qui est des crédits militaires, la LPM planifie une hausse des crédits d’études amont, de 750 M€ à un 1 Md€ par an à partir de 2025.

Pour Benjamin Griveaux et Jean-Louis Thiériot, « une telle croissance va naturellement dans le bon sens, et appelle une certaine attention quant à la consommation réelle de ces crédits ». De fait, il apparaît qu’une quarantaine de millions d’euros, soit 5 % de la dotation, n’a pas été employée en 2019. La consommation de ces crédits supplémentaires pourrait in fine concourir à rétablir la balance extrêmement inégale entre les différentes filières. De fait, quand Thales captait à lui seul près d’un tiers du budget du programme 144 (235 M€), Nexter et Arquus n’auront quant à eux été gratifiés que de 6 M€ et 2 M€ l’an dernier. Un changement de cap au profit des entreprises du terrestre est nécessaire à l’heure où s’amorcent de nouveaux projets structurants – donc coûteux – dans les autres segments, le SCAF et le porte-avions de nouvelle génération en tête.

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Les primo-formations FPSA ont eu lieu à Bourges

(Crédits : EMB)

(Crédits : EMB)

Les primo-formations à la mise en œuvre du nouveau fusil de précision (FPSA) SCAR-H PR se sont déroulées aux Écoles militaires de Bourges (Cher) les 28 et 29 septembre. Appuyée par la DGA et la STAT, cette phase accompagne le déploiement du remplaçant du FR-F2 dans les forces.

« Provenant de différentes divisions de l’armée de Terre, les tireurs ont ainsi eu l’opportunité de se former à l’utilisation d’un fusil dont les performances exceptionnelles permettront à nos tireurs de précision de surclasser leurs adversaires », soulignent les EMB.

À supposer que ce processus reprenne le principe de formation décentralisée appliqué pour les véhicules Scorpion, ce premier contingent ira à son tour instruire les tireurs de précision en régiment.

Évalué à 100 M€ par le ministère des Armées, le marché FPSA a été notifié le 13 décembre 2019 au groupement d’industriels OIP Sensor Systems (optique/instruments de précision) et Telefunken-Racoms (optoélectronique), associé au Belge FN Herstal (fusils/optique jour) et à l’Allemand MEN (munitions).

Le bipied est quant à lui produit en Haute-Savoie par la société française PGM Précision. Les 2620 fusils prévus, leurs accessoires et leurs munitions seront livrés d’ici à 2022.

Hormis l’optique Schmidt & Bender 1-8 x 24 de type « Short Sight », les tireurs de précision disposeront d’un viseur de nuit TIGRIS-IL et d’un viseur thermique TIGRIS-IR conçus par OIP Sensor Systems.

Dans une section de combat, deux tireurs seront équipés d’un module IR et un seul d’un module IL. Le FPSA s’accompagne d’une gamme de munitions « optimisées » pour permettre une distance pratique de tir jusqu’à 800 m, avec une portée maximale d’emploi de 1000 m.

PS. TIGRIS IL 

Product-Weapon-Sights-Tigris-IL-1.jpg

TIGRIS IR

Product-Weapon-Sights-Tigris-IR-2.jpg


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