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Les travaux d’un médecin-chef du Service de santé des Armées font espérer un vaccin contre le paludisme

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Cela fait maintenant très longtemps que la recherche médicale tente de mettre au point un vaccin contre le paludisme, maladie qui se transmet d’une personne à une autre par des piqûres de moustiques Anophèles infectés.

Pourtant, il est régulièrement fait état d’avancées laissant espérer un traitement efficace contre ce fléau, responsable de la mort de plusieurs centaines de personnes chaque année. Plus grave encore : il s’avère que 80% des parasites les plus courants seraient devenus résistants à la combinaison de l’artémisinine et de la pipéraquine, les deux médicaments les plus utilisés pour traiter la maladie. Et les moustiques vecteurs du parasite sont aussi de moins en moins vulnérables aux insecticides.

Faute de vaccin, la parade passe par la prévention, avec la prise de comprimés de Nivaquine de Malarone ou encore de Lariam. Ces médicaments permettent de limiter le risque de contamination. Comme l’utilisation de moustiquaire et de répulsifs pour éloigner les moustiques.

La recherche contre le paludisme intéresse au plus haut point les forces françaises, étant donné qu’elles sont amenées à intervenir dans des régions où sévit cette maladie. Comme par exemple en Guyane. Selon le Service de santé des Armées, 237 militaires ont été contaminé entre 2013 et 2015, lors ou à l’issue d’opérations menées dans la jungle. En Centrafrique, deux soldats français ont été victimes d’une « forme grave de paludisme » durant ces cinq dernières années.

Titulaire d’un doctorat d’infectiologie et chercheuse à l’Institut de recherche biomédicale des armées [IRBA], la médecin-chef Marie Mura a mené des travaux qui permettront, peut-être, de mettre au point un vaccin contre le paludisme. En tout cas, les recherches qu’elle a menées en collaboration avec l’Institut Pasteur lui ont valu d’être récemment récompensée par l’Académie nationale de Médecine.

« Cette récompense illustre le dynamisme du Service de Santé des Armées dans le domaine de la recherche », a fait valoir le ministère des Armées, via un communiqué diffusé ce 27 janvier.

« Cette récompense montre deux choses : l’excellence des travaux de la médecin en chef Mura mais aussi l’exigence du Service de Santé des Armées en matière académique. Je suis très fière de la contribution des Armées à des causes aussi importantes », a commenté Florence Parly, la ministre des Armées.

Cette dernière doit en effet rencontrer, durant sa visite aux États-Unis, la médecin en chef Mura, qui se trouve actuellement à Washington dans le cadre d’un échange.

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Les travaux distingués par l’Académie nationale de médecine porte sur la « caractérisation des génomes défectifs de la plateforme vaccinale rougeole et l’intérêt qu’ils présentent pour le développement d’un vaccin antipaludique. »

Pour résumer, il s’agit de mettre au point un vaccin antipaludique en utilisant le virus de la rougeole.

« L’essor de la génétique inverse a permis le développement du vaccin contre la rougeole comme vecteur vaccinal et ouvre de nouvelles perspectives pour la prévention d’autres maladies comme le paludisme. Cette maladie tropicale redoutable, pour laquelle aucun vaccin n’est disponible, cause près d’un million de victimes par an », explique le Service de santé des Armées.


Ya Rab Yeshua.

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