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Certains « aspects » culturels des forces spéciales américaines expliqueraient les problèmes de discipline


BTX
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http://www.opex360.com/2020/01/29/certains-aspects-culturels-des-forces-speciales-americaines-expliqueraient-les-problemes-de-discipline/

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Ces dernières années, les forces spéciales américaines ont dû faire face à plusieurs scandales et affaires disciplinaires très médiatisés. Le cas du désormais ancien Navy Seal Edward Gallagher en est un exemple. Accusé, entre autres, d’avoir commis un crime de guerre par certains de ses camarades, il fut finalement condamné pour s’être fait photographier à côté du cadavre d’un jihadiste tué en Irak. Mais le président Trump prit fait et cause pour cet officier marinier, au point de pousser à la démission Richard Spencer, alors secrétaire à la Marine.

« On fait de nos gars des machines à tuer et après on les juge quand ils tuent », s’était indigné le chef de la Maison Blanche, alors qu’il venait d’accorder sa grâce à Ed Gallagher ainsi qu’à deux autres officiers des forces spéciales américaines.

Justement, c’est sans doute là que le bât blesse… En juillet, l’amiral Collin Green, le chef du Naval Special Warfare Command, s’était dit préoccupé par un « problème d’ordre et de discipline » au sein de ses troupes. Et d’estimer que cela devait être réglé « rapidement ». Et le général Richard Clarke, le chef de l’US Special Operations Command [USSOCOM] avait demandé un rapport pour y remédier.

La commission réunie pour élaborer cet « examen critique », composée d’officiers encore en activité ou en retraite, vient de rendre ses conclusions [.pdf]. Résultat : ces problèmes de disciplines seraient la conséquence d’un sur-engagement des forces spéciales américaines depuis 2001 dans des opérations de contre-terrorisme et de contre-insurrection.

« Nous avons constaté que certains aspects de notre culture ont parfois fixé des conditions favorables à un comportement inapproprié », a résumé le général Clarke. Or, a-t-il ajouté, « nous avons une culture volontariste orientée vers l’action. C’est cette culture qui fait toute notre valeur » mais « près de 20 ans de conflit permanent ont déséquilibré cette culture en faveur de l’usage de la force et la réussite des missions, au détriment de la formation », a résumé le général Clarke.

« Dans certains cas, ce déséquilibre a créé des conditions pour qu’une conduite inacceptable se produise en raison d’un manque de leadership, de discipline et de responsabilité », a ajouté le général Clarke.

Qui plus est, appartenir à une unité d’élite peut « monter à la tête » des plus jeunes. « Le traitement que les candidats aux opérations spéciales reçoivent lors de leur sélection et de leur formation favorise également « un sentiment malsain », souligne le rapport, qui déplore par ailleurs la trop grande importance donnée à l’entraînement physique « au détriment de la formation professionnelle et de l’acculturation propres au service ».

Le manque de formation de l’encadrement pose aussi un problème. En effet, les unités de l’USSOCOM mettraient « trop l’accent sur l’expérience au combat pour mesurer la valeur » de leurs chefs.

« Les déploiements opérationnels, en particulier dans des endroits où le combat est possible, sont valorisés avant tout et perçus comme l’expression ultime de la compétence », note le rapport, qui déplore que d’autres qualités ne soient pas mieux prises en compte.

En outre, « la valorisation insuffisante des chefs subalternes, une approche déséquilibrée de la formation militaire professionnelle et des exigences non codifiées pour les officiers ont affaibli les pratiques en matière de leadership, de discipline et de responsabilité », est-il estimé dans le document, qui, par ailleurs, ne parle pas de l’influence éventuelles des syndromes de stress post-traumatique dans ces affaires de manquement à la discipline.

Ya Rab Yeshua.

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Le rapport donne lui-même la solution. Ce sont des machines de combat ,des bêtes de guerre. Ils sont humains et à ce titre fragiles. Pour moi l'expérience de terrain est une condition indispensable pour être instructeur. Certes il faut des formations pour acquérir dautre compétences mais surtout ne pas mettre des frais émoulus d'école d'officiers comme j'ai pu le voir en France. Le galon  et le diplome ne fait pas tout..

 

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C’est encore une question d’humilité et de respect, on se doit de respecter les morts autant que les vivants. Faire parti des Navy Seals est un véritable honneur (si j’étais américain j’aurais tenté les sélections) mais ce titre implique de grande responsabilité et une éthique forte, personnellement, je ne m’afficherai jamais visage découvert sur les réseaux en tant que militaire, unité spéciale ou non d’ailleurs. 

Si je dois mener une vie inutile juste parce que ce serait mon destin, jamais je ne l’accepterai. 

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Le problème c'est que coutoyé des enculer a longueur de temps sa déteint sur toi ... sa te rend forcément plus agressif envers une partie de la population .

Quand tu vois ce qu'il font de leurs vies c'est cons ! Bruler , torturer , violé , frapper , humilier et j'en passe ... avec le temps , quand tu en a un entre les mains , tu va pas forcément respecter ces droits ! ?

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La lyophilisation d'active ... réhydraté par la retraite !

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Les américains n'ont pas les mêmes rapports que nous avec les médias. Et être seal nest pas plus honorifique que d'être artilleur dans l'us army.la formation est différente. Pour mettre les pendules à l'heure ce nest pas non plus la plus sélective des unités spéciales  .les météorologues des forces speciales de l'us air force ont un cursus tout aussi difficile au point de vue physique et technique 

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Le 01/02/2020 à 15:40, Levy Pierre a dit :

C'est du joli chez nos amis Ricains !

Bof, on a pas trop de leçons à donner sur la question du traitement médiatique et politique de certaines "indisciplines" de nos soldats (polémique du légionnaire à foulard tête de mort en 2013).

Parcours d'un candidat officier de réserve / Officier de réserve promotion 2017 / "Le soldat n'est pas un homme de violence. il porte les armes et risque sa vie pour des fautes qui ne sont pas les siennes. Son mérite est d'aller sans faillir au bout de sa parole, tout en sachant qu'il est voué à l'oubli." Antoine de Saint-Exupéry.

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il y a 1 minute, Cephalyx a dit :

Bof, on a pas trop de leçons à donner sur la question du traitement médiatique et politique de certaines "indisciplines" de nos soldats (polémique du légionnaire à foulard tête de mort en 2013).

Oui, mais nous on n'est pas constamment en train d'affirmer qu'un soldat (surtout jeune) ne boit pas, ne fume pas, ne baise pas, etc

Je les ai vu de près, de très près, pendant mon semestre comme étudiant aux USA où j'étais avec les jeunes élèves officiers de réserve de mon université : ils sont réputés ne rien faire de ce qui pourrait déplaire à "Dieu" (lequel pour nous Français) ni à leur Pasteur (aumonier militaire, présence aux "services religieux" obligatoire le dimanche)

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Militaire d'active

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