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Corona virus: les armées françaises prêtes en cas de besoin

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En complément, cet article très complet comparant les capacités médicales des bâtiments de la Marine Nationale sollicités

https://www.meretmarine.com/fr/dossier/marine-nationale

La marine va déployer le Mistral à La Réunion et le Dixmude aux Antilles

Il s’agit des Mistral et Dixmude, jumeaux du Tonnerre, qui a réalisé le week-end dernier une opération de transfert de 12 malades du Covid-19, depuis la Corse vers le continent, pour soulager le service de réanimation de l’hôpital d’Ajaccio.

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Le Dixmude (© : MARINE NATIONALE)
 
Une situation qui s’annonce difficile en océan Indien


...........A l’issue d’une escale logistique de deux jours à Mahé, aux Seychelles, il va rejoindre La Réunion, où il devrait arriver d’ici le début de semaine prochaine. De là, il pourra aussi soutenir en cas de besoin de Mayotte, où la situation sanitaire est très précaire. Situées à une dizaine d’heures d’avion de la métropole, les deux îles viennent de passer au stade 2 de l’épidémie. La Réunion (plus de 850.000 habitants) comptait hier soir 111 cas avérés de Covid-19 et il y en a des dizaines à Mayotte, où habitent officiellement 270.000 personnes, dont de nombreux étrangers, le comptage étant incomplet du fait de l’immigration illégale depuis les Comores. Les moyens hospitaliers mahorais, déjà insuffisants au regard de la population résidant sur l’île, sont saturés. D’autant que Mayotte est comme La Réunion confrontée depuis le mois de janvier à une épidémie de Dengue nécessitant de nombreuses hospitalisations.


Possible coopération européenne dans les Caraïbes


Le Dixmude, qui rentre du Liban et doit arriver demain vendredi à Toulon, va pour sa part être déployé dans la zone Antilles-Guyane. Il devrait appareiller la semaine prochaine de la base navale varoise en vue de rallier le secteur, probablement d’ici la mi-avril après avoir traversé l’Atlantique. Il pourra notamment soutenir la Martinique et la Guadeloupe (qui passent chacune le cap des 70 cas et viennent chacune aussi de déplorer un premier mort du Covid-19), mais aussi Saint-Martin et Saint-Barthélemy où les premières infections sont apparues début mars. Et puis il y a aussi la Guyane, où l’on compte également des dizaines de cas.


Les interventions se feront là aussi en fonction des besoins lorsque le PHA sera sur place. Sachant qu’une coopération européenne pourrait aussi voir le jour, les britanniques travaillant dit-on au déploiement dans les Caraïbes d’un bâtiment (on parle du porte-aéronefs auxiliaire Argus qui était aussi évoqué ces derniers pour servir de navire hôpital sur la Tamise).

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Idem pour les Pays-Bas qui devraient déployer le bâtiment de projection et de ravitaillement Karel Doorman ou l’un des deux transports de chalands de débarquement de la marine néerlandaise (Johan de Witt et Rotterdam).

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Cela, alors que la France et les Pays-Bas ont intensifié leur coopération dans l’assistance aux populations en cas de catastrophe naturelle depuis le désastre provoqué par l’ouragan Irma en 2017. Ce qui peut évidemment faciliter les échanges et l’entraide, en particulier dans l’île franco-néerlandaise de Saint-Martin. 

Un calendrier et des moyens à projeter qui restent à définir.


Les dates exactes, comme les moyens qui seront embarqués par le Dixmude, ne sont pas encore connus. Ce qui est logique compte tenu de l’évolution extrêmement rapide de la situation, qui nécessite de s’adapter au jour le jour. « Nous sommes dans une posture défensive : on place les réserves stratégiques sur la ligne de front et on agira en fonction des mouvements du virus », résume un militaire.


Adapter les installations hospitalières


Sitôt rentré à Toulon, le Dixmude va être préparé, notamment ses installations hospitalières qui doivent être adaptées à l’accueil de malades atteints du Covid-19. Ce qui nécessite des procédures et équipements différents de ce que les PHA ont l’habitude de disposer.

Contrairement à la chirurgie de guerre, qui nécessite de mettre les espaces médicaux en surpression, il faut ici passer en dépression pour éviter que l’air et donc une potentielle contamination s’infiltre dans le reste du bateau. Il faut aussi des respirateurs, dont le nombre est aujourd’hui compté tant les besoins sont importants dans les régions métropolitaines déjà touchées, de même que des capacités conséquentes en oxygène (les bouteilles pourraient d’ailleurs comme les respirateurs devenir une denrée rare).


Le précieux retour d’expérience du Tonnerre lors de l’opération en Corse


A ce titre, l’opération interministérielle menée par le Tonnerre entre la Corse et le continent a beaucoup appris à la Marine nationale et aux autres services impliqués (équipes du Service de Santé des Armées, urgentistes des hôpitaux publics, marins-pompiers ou encore l’unité de décontamination déployée à bord par le 2ème régiment de Dragons).

Ainsi, alors qu’un PHA consomme quelques bouteilles d’oxygène par an en temps normal, il en a fallu plusieurs dizaines pour les besoins des patients transportés par le Tonnerre (dont 6 était en réanimation sous respiration artificielle) entre Ajaccio et Marseille, le transit ayant duré environ 14 heures.

Autre exemple, cette opération a nécessité la confection de rampes spécifiques pour permettre aux véhicules de réanimation du SAMU et des marins-pompiers d’embarquer sur le Tonnerre afin d’assurer le transfert des malades avec les hôpitaux à terre. Les ambulances civiles ont en effet une garde au sol bien inférieure aux châssis surélevés des camions et autres véhicules 4x4 ou blindés de l’armée de Terre, pour lesquels les portes (latérale et radier) des PHA  ont été dimensionnées.

Hélicoptères et engins de débarquement


S’il est encore trop tôt pour savoir quels équipements médicaux et frets sanitaires seront précisément embarqués par le Dixmude, il parait logique que le bâtiment parte avec une batellerie standard (généralement trois engins de débarquement, soit un catamaran rapide EDAR et deux chalands du type CTM logés dans le radier) permettant d’assurer des opérations de transport vers les îles, depuis le PHA ou indépendamment.

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Il y aura aussi à n’en pas douter des moyens aériens à bord, sans doute au moins un hélicoptère de manœuvre (Caïman ou Puma/Cougar) capable d’assurer des missions logistiques et de soutien sanitaire.


Ce qu’embarque le Mistral, parti de Toulon il y a un mois


Le Mistral est quant à lui parti de Toulon le 26 février avec la frégate Guépratte dans le cadre de la 11e mission Jeanne d’Arc, qui devait les conduire jusqu’en Océanie mais a donc été modifiée en raison de la pandémie.

Le PHA dispose de différents moyens à son bord, dont un EDAR et deux CTM, ainsi que quatre hélicoptères, le plus utile étant un NH90 italien déployé à bord pour cette mission. S’y ajoutent trois appareils français, soit deux Gazelle de l’aviation légère de l’armée de Terre et une Alouette III de l’aéronautique navale.


En plus des équipages (200 marins pour le Mistral et 150 pour le Guépratte) et d’environ 140 officiers-élèves en formation, le groupe Jeanne d’Arc accueille un détachement de l’armée de Terre.

Si le programme annoncé lors du départ de Toulon a été respecté, le PHA devait embarquer à Djibouti 75 soldats de la 9e brigade d’infanterie de marine (9e BIMa) et des éléments du sous-groupement tactique embarqué du 2e régiment d’infanterie de marine (2e RIMa) comprenant un peloton blindé et 30 militaires du régiment d’infanterie chars de marine (RICM). Il y a également à bord du Mistral une unité interarmées de plage aux ordres du 6e régiment du génie (6e RG) ainsi qu’un détachement de fusiliers-marins comprenant notamment une équipe de défense et d’interdiction maritime (EDIM). Tous ces militaires et leurs moyens pourront aussi prêter main forte.
Les installations hospitalières du Mistral sont pour le moment grées pour un déploiement classique et ne peuvent servir en l’état à l’accueil de patients atteints par le Covid-19. Selon la situation à La Réunion et Mayotte, elles pourront être adaptées en fonction des besoins et du matériel disponible sur place ou envoyé depuis la métropole par voie aérienne. Au-delà du soutien sanitaire, le PHA pourra aussi, comme le Dixmude, assurer des missions logistiques et éventuellement servir de plateforme de commandement.
Pour ce qui est enfin du Tonnerre, il demeure en métropole et pourra de nouveau être mobilisé si nécessaire.


 
Unités de projection et hôpitaux flottants

Pour mémoire, les PHA sont des bâtiments de 199 mètres et plus de 21.000 tonnes de déplacement en charge disposant d’importantes capacités logistiques et médicales.

Ils intègrent un hôpital embarqué de 750 m² comprenant notamment 69 lits médicalisés, deux blocs opératoires et une salle de radiologie ; de vastes garages permettant le transport de véhicules et de fret, des engins de débarquement pour les projeter sur une plage ou dans un port, ainsi que des hélicoptères pour les opérations aéromobiles et sanitaires.
Déjà engagés à plusieurs reprises dans des opérations humanitaires, ces bâtiments vont permettre de renforcer les moyens hospitaliers ultramarins, tout en pouvant assurer du transport de matériel supplémentaire depuis la métropole.

© Mer et Marine https://webcache.googleusercontent.com/search?q=cache:NwLCUfKPNxoJ:https://www.meretmarine.com/fr/content/la-marine-va-deployer-le-mistral-la-reunion-et-le-dixmude-aux-antilles+&cd=4&hl=fr&ct=clnk&gl=fr


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https://forcesoperations.com/covid-19-le-train-mobilise-pour-lacheminement-de-materiel-sanitaire/

Covid-19 : l’armée de Terre mobilisée pour l’acheminement de matériel sanitaire

Un premier convoyage de masques respiratoires effectué par les unités de la zone de défense sud-est (Crédit : Défense sud-est/EMA)

Un premier convoyage de masques respiratoires effectué par les unités de la zone de défense sud-est (Crédit : Défense sud-est/EMA)

Deux jours après son lancement, l’opération Résilience gagne progressivement en épaisseur au gré des sollicitations préfectorales. Hormis les volets aérien et naval, la contribution des Armées dans la lutte contre la pandémie de Covid-19 s’est concrétisée hier par l’acheminement de matériel sanitaire par les unités de l’armée de Terre.

Le chef d’état-major de l’armée de Terre (CEMAT), le général Thierry Burkhard, l’avait annoncé dès le 20 mars dans un message adressé aux forces terrestres : « nous devons enfin être en mesure de contribuer à la résilience de la Nation ».

Une semaine plus tard, l’opération Résilience est devenue réalité et son volet logistique est déjà ponctuellement mis à profit en appui des services publics, dans la continuité des missions réalisées ces dernières semaines par les régiments des Commandements de la logistique des forces (COM LOG) et de la maintenance des forces (COM MF).

L’effort s’est traduit hier par l’engagement d’un premier convoi logistique à la demande du préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Pascal Mailhos. Quatre porteurs PPLOG du 7e régiment du matériel (7e RMAT) ont participé à l’acheminement de masques de protection dans des centres de stockage répartis dans l’ensemble des 12 départements concernés. Avec 133 décès et 1437 cas confirmés comptabilisés au 26 mars, la région Auvergne-Rhône-Alpes est la troisième région la plus touchée par la pandémie de Covid-19.

Qu’ils soient logistiques, sanitaires ou de protection, les moyens des Armées ne sont engagés que par réquisition préfectorale, en coordination avec les Organisations territoriales interarmées de défense (OTIAD) des sept zones de défense du territoire métropolitain. Dans chaque département, la chaine décisionnelle préfectorale est par ailleurs étroitement conseillée par les délégués militaires départementaux (DMD) sur les moyens militaires à mettre en oeuvre face à cette crise.

La contribution de l’armée de Terre, bien qu’elle soit limitée, permettra à tout le moins de donner un nouveau coup de projecteur sur les 10 000 tringlots (réserve comprise) du COM LOG, dont l’action essentielle en OPEX et en MISINT est encore trop peu saluée. L’année 2020 aurait dû être celle du renouveau capacitaire pour ces « grands oubliés » de la LPM 2019-2025, avec le lancement des manoeuvres pour l’acquisition d’une nouvelle génération de porteurs logistiques. L’urgence étant désormais ailleurs, ces prochains mois seront plutôt marqués par l’obligation de fournir (encore) un effort supplémentaire avec un matériel en partie vieillissant.

PS. Article spécialement dédié à tout candidat qui considère "bêtement" que la logistique c'est tout sauf le contact avec la réalité du terrain…………...

 

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L’opération Résilience pourrait mobiliser « plusieurs milliers » de militaires

 

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……….……/………………

À l’antenne de BFMTV, le 26 mars, et après avoir rappelé les missions déjà effectuées jusqu’alors dans le cadre de la lutte contre l’épidémie, la ministre des Armées, Florence Parly, a expliqué qu’il « nous semblait [au ministère] indispensable que nous puissions construire une véritable opération, c’est à dire une opération militaire, commandée par le chef d’état-major des armées [CEMA], en liaison avec le Centre de planification et de conduite des opérations, qui gère de la même manière les opérations Barkhane et Sentinelle ».

Et Mme Parly d’ajouter que cette opération devait permettre de « monter en puissance au fur et à mesure que les besoins s’exprimeront » et de « coordonner de manière efficace les moyens dont nous disposons ».

……….…/………..

Quant au volet « protection » de l’opération, les militaires n’ayant aucun pouvoir de police judiciaire [ce qu’il faut rappeler sans cesse, tant à l’adresse des citoyens lambda qu’à celle de certains responsables politiques…], les armées ne feront évidemment pas respecter les mesures de confinement.

En revanche, elles peuvent soulager les policiers et les gendarmes pour d’autres tâches, comme par exemple la surveillance de sites devenus « sensibles » parce qu’ils abritent, par exemple, du matériel médical et des médicaments.

Le risque de vol est en effet très élevé.

De nombreux médecins et infirmières se sont fait voler du matériel qui se trouvait dans leurs véhicules [au point qu’il leur été demandé de retirer leur caducée].

En Guyane, 40.000 masques chirurgicaux stockés au Centre spatial guyanais [CSG] ont été volés alors qu’ils devaient être remis à l’Agence régionale de santé. Le parquet de Cayenne a co-saisi la brigade de recherches et la brigade territoriale de la gendarmerie de Kourou dans cette affaire.

Quoi qu’il en soit, cette nouvelle opération mobilisera des effectifs supplémentaires, alors même que le CEMA, le général François Lecointre, a récemment dit que les Armées étaient arrivées « au bout de leurs capacités » au regard de leurs engagements et missions multiples. Et ce n’est pas le retrait des militaires français d’Irak qui permettra d’y remédier.

Sur les ondes de RTL, le 26 mars, Mme Parly a indiqué que l’opération Résilience allait mobiliser dans un premier temps « quelques centaines de militaires ». Et au fur et à mesures des demandes, « nous allons monter en puissance » et engager « certainement plusieurs milliers » de personnels, a-t-elle ajouté. « Il est difficile de donner un chiffre tout simplement parce que nous allons nous efforcer de nous adapter du mieux possible aux demandes exprimées par les préfets », a-t-elle conclu.

Où trouver des effectifs ?

Les armées feront elles comme la Gendarmerie nationale, qui a envoyé sur le terrain les élèves de ses écoles?

http://www.opex360.com/2020/03/27/covid-19-loperation-resilience-pourrait-mobiliser-plusieurs-milliers-de-militaires/


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http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2020/03/28/des-caiman-pour-resilience-les-helicopteres-de-l-alat-evacue-20999.html

Des Caïman pour Résilience: les hélicoptères de l'Alat évacuent des malades vers l'Allemagne

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Des hélicoptères de manœuvre NH90 TTH "Caïman" du 1er Régiment d'Hélicoptères de combat de Phalsbourg (Moselle) sont désormais mobilisés, dans le cadre de l'opération Résilience, pour transférer des patients français vers des hôpitaux allemands depuis la région Grand Est.

La ministre des Armées l'a annoncé ce samedi:

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Une première évacuation par un hélicoptère militaire a été conduite ce matin dans le cadre de l'opération Résilience, avec deux patients embarqués à Metz à destination de l'Allemagne. Les deux patients auraient été acheminés vers l'hôpital d'Essen (ouest de l'Allemagne), selon l'EMA français.

L'EMA a précisé que "la procédure de transfert de patients en réanimation a été définie après une phase d’expérimentation et de certification exécutée dans des délais restreints par l’aviation légère de l’armée de Terre, appuyée par le 2ème régiment de dragons, et en coordination avec le SAMU et les autorités sanitaires. La soute des Caïmans ainsi configurée, pourra accueillir deux patients en réanimation. Les patients seront accompagnés pendant le transfert par des équipes du SAMU, dont l’équipement sera arrimé dans l’hélicoptère. Le personnel militaire qui armera la soute sera muni d’équipements de protection fournis par le SAMU, tandis que le poste de pilotage sera séparé de la soute par un dispositif de protection mis en place par les équipes spécialisées NRBC du 2e régiment de dragons".

Selon François Braun, chef du service des urgences du centre hospitalier régional (CHR) de Metz, une nouvelle rotation vers l'Allemagne d'un hélicoptère militaire, avec deux autres patients, sera "probablement" réalisée dimanche en début d'après-midi.

D'autres transferts de malades devraient être décidés au fur et à mesure, selon l'évolution de la situation, a précisé le médecin. 

 

 

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2020/03/28/le-2e-regiment-de-dragons-met-discretement-en-oeuvre-ses-sav-21000.html

Le 2e régiment de dragons met discrètement en oeuvre ses savoir-faire

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Le 2e RD a apporté son expertise dans la phase de d’expérimentation et de certification exécutée par l’aviation légère de l’armée de Terre pour permettre l’utilisation d’hélicoptères Caïman de l’Alat pour des EVASAN de malades du coronavirus. Lire mon post précédent sur cet héliportage sanitaire.

caiman3.jpg

La soute des Caïman reconfigurée, peut accueillir deux patients en réanimation. Les patients sont accompagnés pendant le transfert par des équipes du SAMU, dont l’équipement sera arrimé dans l’hélicoptère. Le personnel militaire qui arme la soute est muni d’équipements de protection fournis par le SAMU. L'EMA précise que "le poste de pilotage est séparé de la soute par un dispositif de protection mis en place par les équipes spécialisées NRBC du 2e régiment de dragons". Régiment qui devrait, on peut le penser, se charger de la décontamination des appareils entre deux missions.

caiman1.jpg

La semaine dernière, le régiment de Fontevraud (49) avait déjà apporté son expertise dans le cadre de la décontamination des locaux de l’Assemblée et du Sénat.

De rares infos avaient été diffusées. Le 2e RD s’était contenté de dire qu’il était "en réserve, prêt à mettre en œuvre ses capacités spécifiques au service de la gestion de la crise, quand et où ce sera nécessaire". Il avait précisé que "la désinfection du Sénat et de l’Assemblée Nationale n'a pas été effectuée par des militaires. Seule l’expertise du 2e Régiment de Dragons de l’armée de Terre a été utilisée pour conseiller l’entreprise privée ayant effectué cette manipulation pour mettre en œuvre leurs solutions de désinfection."

Le 2e RD et la Dicod renvoyaient "vers les services du Sénat et de l’Assemblée Nationale" qui, contactés, n’avaient ni accusé réception de ma demande et encore moins apporté d’éléments sur une opération qui relevait, il faut le croire, du secret défense.


Ya Rab Yeshua.

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http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2020/03/29/je-vous-demande-de-vous-tenir-prets-exhorte-le-chef-d-etat-21003.html

"Je vous demande de vous tenir prêts", exhorte le chef d'état-major de l'armée de Terre.

Le général d'armée Thierry BURKHARD

Le chef d'état-major de l'armée de Terre, le général Burkhard a lancé un appel aux réservistes, leur demandant leur engagement sans faille et leur détermination.

Il leur a aussi demandé de prendre "toutes les mesures préparatoires au plan personnel" en vue d'un éventuel rappel dans le cadre de l'ops Résilience.

Pour l'heure, aucun rappel massif n'a eu lieu mais la situation pourrait exiger le déploiement de réservistes en soutien des forces de sécurité intérieures ou des préfectures via les EMZD (états-majors de zone de défense)

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http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2020/03/29/l-aeroport-de-vatry-va-accueillir-une-quinzaine-de-vols-d-an-21005.html

L'aéroport de Vatry va accueillir une quinzaine de vols d'Antonov 124 en provenance de Chine

Inspection des moteurs des Antonov An-124 ! : avia news

La France a commandé plus d'un milliard de masques de protection. Cet achat massif s'est fait, entre autres (pour 600 millions d'exemplaires, en Chine, selon le ministre de la Santé Olivier Véran. "Je peux vous annoncer un chiffre qui dépasse désormais le milliard, plus du milliard de masques qui ont été commandés en tout depuis la France et l'étranger pour les semaines et les mois à venir", a-t-il déclaré samedi.

"Un pont aérien étroit et intensif entre la France et la Chine a été mis en place de manière à faciliter l'entrée des masques sur le territoire", a-t-il précisé. Une partie de ces cargaisons va arriver en France ce lundi. 

Un avion-cargo Antonov 124 se posera en cours de journée sur l'aéroport de Vatry, à l'est de Paris. Sur cette plate-forme sont attendus au cours des deux semaines qui viennent une quinzaine de vols d'AN-124 transportant des masques en particulier. Chaque vol doit permettre de transporter dix millions de masques.

Cet acheminement est réalisé dans le cadre d'un marché récent passé par le ministère des Solidarités et de la Santé avec Geodis, Air France (un de ses avions-cargo a livré ce dimanche 5,5 millions de masques en provenance de Chine. Lire ci-dessous) etc.

air france.jpg

Ce marché n'a rien à voir avec les marchés d'affrètement passés par le ministère des Armées. 

Les masques et autres équipements livrés à Vatry seront immédiatement dispatchés par Santé Publique France (ex-Agence nationale de la Santé publique qui renvoie, lorsqu'on l'interroge vers le ministère des Solidarités et de la Santé) vers des centres de stockage. Il en existe à Marolles (Loir et Cher) où se trouve la plateforme nationale des stocks stratégiques santé d’une surface de 36 000 m², Blanquefort (Gironde), Longueau (Somme), Alauch (Bouches du Rhône) et Champonnay (Rhône).

Le coeur de métier de Vatry.

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Le choix du hub de Vatry repose sur plusieurs facteurs, comme l'explique Christophe Parois, le directeur de l'aéroport:
- un des plus longues pistes d'Europe qui peut accueillir les gros porteurs: An-124, B-777, B-747 etc.
- une plate-forme spécialisée dans l'accueil des gros porteurs et qui maîtrise le contexte des urgences sanitaires,
- un temps de traitement très court entre le parking avions et le départ des camions,
- une localisation idéale au centre d'un réseau routier dense,
- la proximité de Paris,
- une plate-forme en capacité d'accueil et dont le personnel est actuellement opérationnel.

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http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2020/03/31/les-sapeurs-du-6e-regiment-du-genie-21010.html

Les sapeurs du 6e RG et les Dragons du 2e RD prêts à répondre à toute demande (actualisé)

Lu dans nos éditions des Pays de la Loire cet entretien avec le chef de corps du 6e régiment du génie d'Angers (cliquer sur l'image pour l'agrandir):

genie2.jpg

Lu dans le Courrier de l'Ouest ce matin, cet entretien avec le chef de corps du 2e RD, entretien où l'on apprend quelques détails sur les récents coups de main apportés par le régiment dans des opérations de décontamination:

courrier ouest RD.jpg


Ya Rab Yeshua.

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http://www.opex360.com/2020/03/31/covid-19-la330-presidentiel-de-lescadron-de-transport-60-a-achemine-du-materiel-medical-a-mayotte/

L’A330 présidentiel de l’Escadron de Transport 60 a acheminé du matériel médical à Mayotte

a330-et60-20200331.jpg

Peu avant le début de l’opération Résilience, lancée le 25 mars par le président Macron, il avait été demandé à l’Escadron de transport [ET] 60, basé à Villacoublay, de doubler sa capacité MEDEVAC [évacuation médicale] afin d’être en mesure de transférer des patients atteints de Covid-19 vers des hôpitaux pouvant les accueillir, car moins sollicités que d’autres.

Et cette unité avait donc mis un second avion en alerte, en plus de celui susceptible d’être engagé pour rapatrier des militaires français blessés sur des théâtres extérieurs. Ainsi, un Falcon 2000LX et un Falcon 900, aménagés pour accueillir deux blessés couchés intubés et ventilés, étaient alors prêts à décoller à tout moment.

Pour rappel, la mission de l’ET 60 est le transport des hautes autorités, dont, bien évidemment, le président de la République. Pour cela, il met notamment en oeuvre l’A330 présidentiel [Cotam Unité ou COTAM 0001 quand le président est à bord] ainsi que des Falcon 900 et 2000.

Mais, finalement, ce ne sera pas l’un des deux Falcon en alerte MEDEVAC qui aura été sollicité en premier dans le cadre de l’opération Résilience. En effet, ce 31 mars, c’est l’A330 présidentiel – très peu utilisé durant ces dernières semaines – qui a été mobilisé pour acheminer 3 tonnes de matériel médical Mayotte, département français d’outre-Mer où l’on craint une dégradation de la situation sanitaire, dans la mesure où il fait déjà face à une épidémie de dengue.

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle le porte-hélicoptère amphibie [PHA] Mistral, qui abrite un hôpital de rôle 3, équivalent à celui d’une ville de 20.000 habitants, sera envoyé dans l’océan Indien.

S’agissant de l’A330 présidentiel, c’est n’est « pas la première fois qu’il touche le sol mahorais » étant donné que le « président était à son bord au mois d’octobre 2019 lors de sa visite à Mayotte », rappelle Mayotte la 1ere. « Il avait alors constaté lui-même que la piste est trop courte… Mais ce n’est plus tellement l’urgence d’aujourd’hui », ajoute-t-il.

Cette mission de l’ET 60 à Mayotte a été effectuée alors que ce département a connu son premier décès probablement dû au Covid-19. Selon les derniers chiffres donnés par la préfecture, l’archipel compte 94 cas confirmés [+12 en 24 heures], avec 10 patients hospitalisés [dont 2 en réanimation] et 10 autres « officiellement guéris ». En outre, plus de 500 tests ont été réalisés par le laboratoire du Centre hospitalier de Mayotte [CHM].

Selon le sénateur Thani Mohamed Soilihi [LREM], Mayotte ne compte qu’un seul hôpital et seulement 28 médecins libéraux pour une population de 256.000 habitants, à laquelle il faut ajouter celle des migrants clandestins.

Beaucoup de territoires d’Outre-mer sont des îles, avec des capacités sanitaires qui reposent en général, pour les cas les plus graves, sur l’évacuation sanitaire en métropole. Cette situation nous a conduit à prendre des décisions particulières pour les territoires ultramarins. pic.twitter.com/MvPazCc94O

— Edouard Philippe (@EPhilippePM) March 28, 2020

Le 28 mars, le Premier ministre, Édouard Philippe, a rappelé que « beaucoup de territoires d’Outre-mer sont des îles, avec des capacités sanitaires qui reposent en général, pour les cas les plus graves, sur l’évacuation sanitaire en métropole. » Et, a-t-il continué, cette « situation nous a conduit à prendre des décisions particulières pour les territoires ultramarins. »

S’agissant de Mayotte, M. Philippe a annoncé que le nombre de lits de réanimation passera de 16 à 50 et que 7 respirateurs seraient livrés à l’hôpital de Mamoudzou. En outre, les vols commerciaux à destination ou au départ de l’archipel ont été suspendus, seules des liaisons aériennes avec La Réunion étant autorisés afin d’assurer le ravitaillement en produits alimentaires et sanitaires ainsi que les éventuelles évacuations urgentes et le renfort de personnel soignant.

Par ailleurs, en métropole, ce 31 mars, un avion-ravitailleur A330 MRTT « Phénix » de l’Escadron de ravitaillement en vol et de transport stratégique [ERTS] 1/31 Bretagne vient d’évacuer six patients atteints de Covid-19 de Mulhouse vers Hambourg [Allemagne]. Et les hélicoptères NH-90 Caïman de l’Aviation de l’armée de Terre [ALAT] continuent d’enchaîner des missions du même type.


Ya Rab Yeshua.

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http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2020/03/31/les-marines-francaise-britannique-et-neerlandaise-bientot-au-21014.html

Les marines française, britannique et néerlandaise bientôt au chevet des Caraïbes et l'océan Indien

dixmude.jpg

Les Outre-mer sont pour l'instant bien moins touchés que l'Hexagone, avec quelque 670 cas officiels et une douzaine de décès (dont un à Mayotte mardi), mais la fragilité de leurs infrastructures sanitaires, leur insularité et leur éloignement font craindre une catastrophe sanitaire.

Le Premier ministre Edouard Philippe a promis samedi une augmentation du nombre de lits de réanimation Outre-mer et un avion militaire a acheminé, mardi, 3 tonnes de matériels pour le centre hospitalier de de Mamoudzou, à Mayotte (l’un des pires déserts médicaux de France).

Par ailleurs, l'opération militaire Résilience lancée mercredi dernier par le président Macron comprend un volet d'aide aux populations ultra-marines. Des décisions sur ce volet pourraient être prises et annoncées ce mercredi lors du Conseil de défense.

En attendant, faisons le point sur le dispositif naval.

Deux porte-hélicoptères amphibie (PHA), le Mistral et le Dixmude, vont être déployés courant avril respectivement vers l’océans Indien (l'île de la Réunion et Mayotte), et dans la zone Antilles/Guyane. Ces deux bâtiments de la Marine nationale disposent chacun d'un hôpital à bord.

Mistral dans l'océan Indien
Le Mistral était déjà dans l’océan Indien où il assurait la mission Jeanne d’Arc (la croisière d’application des élèves officiers de l’Ecole navale de Brest) ; il a réorienté sa mission vers Mayotte et La Réunion qu’il doit atteindre début avril. "Grâce à ses capacités, il pourra une fois sur sa zone d’action participer à du transport de fret humanitaire, fournir un élément de sécurité civile rapide d’intervention médicale (ESCRIM) ou de secours, projeter des forces de sécurité ou encore être utilisé comme hôpital de délestage, à la condition de bénéficier d’un renfort sanitaire pour armer l’hôpital", a précisé l’état-major des armées.

Le Mistral dispose de deux chalands et d'un EDAR, de 4 hélicoptères (2 Gazelle, 1 Alouette et un NH90 italien) et d'un hôpital de type rôle 2. Il vient de se ravitailler à Mahé (Seychelles) et fait route vers Mayotte.

En attendant son arrivée dans le sud de l'océan Indien, les forces armées de la zone sud de l’océan Indien (FAZSOI) apportent leur soutien aux services de l’Etat. Sur demande du Préfet de La Réunion, le groupement de soutien de la base de défense (GSBdD) de La Réunion – Mayotte et le régiment du service militaire adapté (RSMA) de La Réunion mettent ainsi à disposition depuis le 28 mars des véhicules et conducteurs afin d’assurer le transport des voyageurs de l’aéroport Gillot vers les centres de confinement. 

Dans les Antilles
Le Dixmude est actuellement à Toulon où il est arrivé le 27 mars après 17 jours de mission. Le ministère des Armées précise qu'il est "tout juste rentré d’une mission en Méditerranée Orientale et qu’il va se préparer pour rejoindre la zone Antilles-Guyane qu’il espère atteindre vers le 14 avril". Le Dixmude, précise le ministère des Armées, "pourrait livrer du fret, soulager les hôpitaux en fonction de sa configuration, projeter des forces de sécurité entre les départements de Martinique, de Guadeloupe et de Guyane."

Toutefois, ses missions précises ne sont toujours pas connues et la Marine hésite encore sur le choix des matériels et des personnels à embarquer. Se pose aussi, et quelque soient les missions, la question du parc d'hélicoptères à embarquer: la pénurie est bien réelle dans ce domaine.

Le PHA français pourrait bien ne pas être seul dans les Caraïbes puisque deux autres bâtiments européens pourraient y être envoyés.

Il s'agit d'une part du bâtiment néerlandais Karel Doorman et, d'autre part, d'un bâtiment britannique.

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Le HLMS Karel Doorman a déjà été déployé dans un environnement similaire, en 2014, en Afrique de l'Ouest lors de l'épidémie d'Ebola. Son équipage a embarqué lundi et il est en quarantaine avant une projection qui n’a pas encore été officialisée mais qui ne fait aucun doute. Ce navire polyvalent de soutien destiné aux opérations amphibies 

Un bâtiment de la Royal Navy devrait aussi rejoindre les Antilles. Il pourrait s'agir du RFA Argus

Le RFA Argus dispose de cent lits dont 10 de soins intensifs et 20 autres de dépendance élevée (High Dependency Unit). Mais certains estiment qu'il sera plus utile à quai à Londres.

Au cours des trois dernières années, la Royal Navy a maintenu un bâtiment dans la zone; il s'agissait du RFA Mount Bay qui vient de rallier le Royaume-Uni pour des opérations de maintenance.

 


Ya Rab Yeshua.

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https://forcesoperations.com/covid-19-les-cougar-du-5e-rhc-bientot-engages/

Les Cougar du 5e RHC bientôt engagés

Un hélicoptère Cougar rénové du 5e RHC lors de la phase de validation des procédures de transfert (Crédit : Cc1 Jérôme/5RHC)

Un hélicoptère Cougar rénové du 5e RHC lors de la phase de validation des procédures de transfert (Crédit : Cc1 Jérôme/5RHC)

Après les NH90 Caïman du 1er RHC et du GAMSTAT, l’ALAT s’apprête à lancer les hélicoptères Cougar du 5e RHC de Pau (Pyrénées-Atlantiques) dans la bataille contre la pandémie de Covid-19.

NH90 Caïman, Caracal, Puma et bientôt Cougar rénové : d’ici peu, tous les types d’hélicoptères de manoeuvre en service dans les Armées françaises seront mobilisés pour réaliser des évacuations sanitaires dans le cadre de l’opération Résilience.

En soutien du Service de santé des armées (SSA) et en coordination avec le SAMU, le 5e RHC va à son tour adapter ses Cougar aux spécificités du transport de patients contaminés. « Cette opération nécessite une préparation et une coordination, ce qui fut le but de l’opération du 31 mars [au] matin », annonçait aujourd’hui le régiment sur son compte Facebook.

Après avoir validé les procédures, chaque Cougar sera en mesure d’évacuer deux patients vers les hôpitaux moins saturés. « Le 5e RHC va s’appuyer dans ce contexte très particulier sur les retours d’expérience des missions déjà réalisées par son régiment frère le 1er RHC de Phalsbourg », ajoute l’unité.

Depuis le 28 mars, plus d’une trentaine de patients ont été évacués par les hélicoptères de l’ALAT et de l’armée de l’Air. Hier, deux Caracal de l’EH 1/67 Pyrénées ont transporté pour la première fois quatre patients vers Angers et Caen. Cet après-midi, deux Puma de Solenzara de l’EH 1/44 Solenzara ont procédé à un transfert d’Orly vers Caen.

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2020/04/02/l-armee-de-terre-descend-dans-les-rues-pour-resilience-21019.html

L'armée de Terre descend dans les rues pour "Résilience"

Plusieurs articles parus dans la PQR (presse quotidienne régionale) témoignent de la présence de détachements de soldats de l'armée de Terre dans les espaces publics et aux abords de sites jugés sensibles. Ainsi ce matin dans Ouest-France (éditions de la Sarthe) a été publié l'article suivant:

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Autre exemple avec cet article paru dans Sud-Ouest ce matin:

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En voici un extrait:
"L’opération "Résilience", dispositif avec présence militaire déployé dans le cadre de la lutte contre le Covid-19, a été rapidement présentée ce mercredi à La Rochelle. L’opération "Résilience" au regard de la guerre contre le Covid-19 rime avec une certaine discrétion ce mercredi, 15 heures, en face de l’entrée principale de l’hôpital Saint-Louis de La Rochelle dès lors que le commissaire Bertrand Baud, directeur départemental de la sécurité publique (DDSP) de la Charente-Maritime par intérim, fait état des forces militaires déployées sur le territoire afin de "servir de soutien aux forces de sécurité intérieure de police et de gendarmerie" et ce, "pour une durée indéterminée". "Un détachement de l’armée de terre", souffle-t-il. "Quel effectif ?" "Un détachement." Et concernant leur provenance, pas la peine de chercher tout indice sur les uniformes desdits militaires présents et en instance de départ en patrouille. Interrogé, l’un d’eux répond aimablement : "Je ne peux pas vous parler, Monsieur." Dont acte."

Je pourrais ajouter la présence des alpins puis des sapeurs à Angers pour sécuriser un site industriel (voir mon post de mercredi après-midi. Dans l'ouest, le 3e RIMa a aussi été mobilisé pour Résilience.

Par ailleurs est en train de se mettre en place un renforcement de certaines DMD (délégations militaires départementales). Des "jeunots" (comprendre des "élèves officiers") vont être déployés auprès de certains délégués comme officiers de liaison et comme interlocuteurs des employés du ministère des Solidarités et de la Santé.

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2020/04/01/des-alpins-securisent-l-usine-kolmi-hopen-qui-fabrique-des-e-21018.html

Des alpins puis des sapeurs pour sécuriser l'usine Kolmi-Hopen qui fabrique des éléments de protection

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Une section du 27e Bataillon de chasseurs alpins (27e BCA) d'Annecy a été déployée pour assurer une mission de protection de l'usine Kolmi-Hopen qui produit des masques médicaux et des éléments de protections. Ces alpins ont été relevés mardi, après la visite présidentielle, par des sapeurs du 6e régiment du génie.

Cette usine est située à Saint Barthélémy d'Anjou. Le président Macron s'y est rendu mardi.

Cette usine tourne désormais 24 heures sur 24 pour accroître sa production après avoir recruté 35 CDD. Elle produit chaque jour 270.000 masques FFP2 (soit près de 2 millions par semaine) et 450 000 masques chirurgicaux (3 millions par semaine).

Plusieurs régiments de l'ouest fournissent des éléments de protection dans le cadre de Résilience. C'est le cas des deux RIMa (2e et 3e), par exemple, et du 6e RG.


Ya Rab Yeshua.

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http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2020/04/03/l-armee-de-l-air-21027.html

L'armée de l'Air déploie cinq hélicoptères, un Casa nurse et depuis ce vendredi un A400M

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L'armée de l'Air n'est certainement pas en reste lorsqu'il s'agit de contribuer à l'action du ministère des Armées dans le cadre de l'opération Résilience.

Son plot hélicoptères air, déployé sur la BA 107 de Vélizy-Villacoublay depuis le 1er avril, est composé de trois hélicoptères H225 M Caracal de la BA 120 de Cazaux et de deux hélicoptères Puma de la BA 126 de Solenzara.

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Le 1er avril, deux Caracal de l’EH 1/67 "Pyrénées" (BA 120 de Cazaux), ont transporté deux patients par hélicoptère (soit quatre patients au total), de la BA 107 de Vélizy-Villacoublay, jusqu’aux hôpitaux de Caen et d’Angers.

A l’issue de ces missions de MedEvac (Medical Evacuation), les équipages, les hélicoptères et les matériels mis en œuvre ont été désinfectés par les pompiers de l’air de la BA 107 de Villacoublay, en lien avec une équipe de pompiers de l’air spécialisée NRBC (Nucléaire, Radiologique, Bactériologique, Chimique), déployée spécialement de la BA 120 de Cazaux pour armer ce plot de désinfection.

La mission de ce plot est de désinfecter et restituer les moyens aériens présents sur la BA 107 engagés dans les opérations de secours, le plus rapidement possible, afin d’assurer la continuité de la mission, tout en suivant des protocoles stricts.

L'armée de l'Air a également recouru à un Cn235 de la 64e escadre de Transport d'Evreux (BA 105). Ce Casa nurse a effectué un transfert de malades vers Montoir de Bretagne et le CH de Saint-Nazaire, le 2 avril. Sa capacité d’aérotransport de patients en réanimation est de 2 personnes et sa capacité d’aérotransport de patients en médicalisés est de 8 personnes.

Ce vendredi, un A400 M Atlas devrait commencer des rotations. Equipé d'un kit CM30, basé à Villacoublay, il est capable de transporter six patients médicalisés et 4 patients en réanimation. 

 

 

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2020/04/03/le-2e-rd-21028.html

Décontamination: les dragons de Fontevraud épaulent les équipages du 1er RHC

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Le 2e régiment de dragons de Fontevraud (49) est déployé en soutien du 1er Régiment d'hélicoptères de combat dee Phalsbourg, afin d'y appliquer les protocoles de désinfection sur les hélicoptères NH90 qui effectuent des transferts de patients Covid-19 (photo EMA).

Voici quelques clichés qui décrivent les opérations effectuées à l'issue de chaque évacuation.

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Ce régiment a aussi procédé à la désinfection du PHA Tonnerre et des locaux de l'Assemblée nationale et du Sénat. Lire ici un article sur ces activités.

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http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2020/04/03/les-unites-de-l-ouest-21029.html

Les unités de la 9e BIMa se mettent à "Résilience"

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Petite "récap" des activités des quelques unités de l'Ouest dans le cadre de l’opération "Résilience":

- le 2 avril, les marsouins du 3e régiment d'infanterie de Marine de Vannes ont mené une action d’acheminement et de stockage de 2 520 flacons de 200 ml de gels hydroalcooliques. Cédés à titre gratuit par la société Yves Rocher de La Gacilly au profit des professions du milieu sanitaire, 512 kg (en2 palettes soit 72 colis) ont été récupérés par les marsouins. Ils ont été stockés au quartier avant d’être distribués aux professionnels de santé.

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- le 2 avril, le 6e régiment du génie a accueilli un hélicoptère de l'armée de l'Air qui réalisait une Medevac. Après la mise en place de l’élément d’intervention, le balisage de la zone et la mise en œuvre des mesures de précautions (port de masques MAP et lunettes balistiques pour l’EI), les sapeurs ont accueilli le Caracal en provenance de la base aérienne de Vélizy-Villacoublay. A son bord, des patients atteints du COVID-19 placés sous la surveillance d’une équipe médicale parisienne. Ils ont été pris en charge par des ambulances civiles puis escortés par des motards de la Police Nationale vers des hôpitaux angevins. Une plus tard, l’hélicoptère décollé pour la région Ile-de-France avec l’équipe médicale accompagnante. L’opération s’est terminée par une désinfection de la place d’arme.
Les hommes du 6e RG assurent aussi des patrouilles autour de sites sensibles.

- le 1er avril a vu action de la cellule Résilience de Lorient en lien avec le 3e régiment d'infanterie de Marine. Deux fusiliers marins de l’école des fusiliers marins (Lorient) et une dizaine de militaires du 3e RIMa ont acheminé des équipements de protection individuelle (EPI) au conseil départemental du Morbihan, à Vannes. Au total, les fusiliers marins et les marsouins ont livré plus de 5 200 flacons de gel hydroalcoolique et plus de 15 000 masques. 

- le RICM n'est pas oublié... Une section du Régiment d'infanterie chars de marine (RICM) patrouille depuis hier (vendredi 3 avril) à Poitiers. L'information a été confirmée par la préfecture de la Vienne. Selon les confrères de Centre Presse, "les marsouins seront chargés de patrouiller en ville et autour du CHU de Poitiers mais n'interviendront pas directement en cas de problème. Ils préviendront la police. Ils pourront également participer aux escortes de transports sensibles et sanitaires".

A noter, hors BIMa, mais dans l'Ouest, qu'une section du Centre de formation militaire professionnelle (CFMP) de Fontenay-le-Comte est engagée en renfort des moyens de la Sécurité civile pour distribuer du matériel sanitaire dans les EHPAD du Sud-Est Vendée.


Ya Rab Yeshua.

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http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2020/04/03/dixmude-le-sous-groupement-tactique-embarque-21030.html

Le Mistral et son sous-groupement tactique embarqué sont à Mayotte

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Le porte-hélicoptères amphibie Mistral a débarqué son sous-groupement tactique embarqué (SGTE) à Mayotte pour assister le Détachement de la Légion Etrangère de Mayotte (DLEM) dans sa mission d’aide aux populations.

PAROLES DU CHANT REGIMENTAIRE DU DLEM / MAYOTTE

Mayotte compte ce dimanche 147 cas (2 décès).

Les Grizzlis du 4e peloton du 5e escadron du RICM ont intégré ce sous-groupement tactique embarqué (SGTE), articulé autour de la 4e compagnie du 2e RIMa. Ces marsouins avaient rejoint le PHA Mistral à Djibouti le 9 mars 2020.

Le bâtiment multi-mission Champlain est attendu lundi soir à Mayotte; il a quitté La Réunion jeudi.

Le bâtiment multi-missions Champlain prêt à rallier La Réunion ...

Le Champlain transporte notamment une citerne d’oxygène liquide d’une capacité d’environ 20 000 litres et 1 000 litres d’alcool pur en vue de fabriquer de la solution hydroalcoolique, qui sont destinés au centre hospitalier de Mayotte afin de subvenir à ses besoins dans le cadre de la lutte contre le Covid-19.


Ya Rab Yeshua.

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http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2020/04/09/le-2e-rima-21046.html

Sanitaire, logistique et sécuritaire: les trois volets de la mission "Résilience" du 2e RIMa

Lu dans les pages de notre édition de la Sarthe ce jeudi cet entretien avec le colonel Calvez, le chef de corps du 2e RIMa (cliquer sur l'image pour l'agrandir):

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Ya Rab Yeshua.

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http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2020/04/13/10-millions-de-masques-entre-nantes-et-la-vendee-sous-escort-21060.html

10 millions de masques entre Nantes et la Vendée sous escorte militaire (gendarmes et marsouins)

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Un An-124 s'est posé sur l'aéroport de Nantes ce lundi matin pour y décharger une cargaison de dix millions de masques. Ce chargement a aussitôt été acheminé par la voie routière vers la Vendée. Sous haute protection de la gendarmerie et d'une unité de l'armée de Terre engagée dans l'opération Résilience; ces militaires venaient du 3e RIMa (photos F. Dubray).

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L'opération devrait durer jusqu'à mercredi. D'où la relative discrétion des autorités qui ne souhaitent guère donner de détails. 

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"Plusieurs millions de masques ont été commandés par une entreprise pour une livraison au sud de La Roche-sur-Yon. Ils seront reconditionnés pour des livraisons à des personnels de santé et à des collectivités dans toute la France", ont pu savoir mes collègues de la rédaction de la Roche-sur-Yon.


Ya Rab Yeshua.

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https://www.legionetrangere.fr/la-fsale/actualites-de-la-fsale.html

Chronique: "Vues de ma fenêtre" épisode 16

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Il nous faut chaleureusement remercier notre Amicale des Anciens Légionnaires d'Origine Chinoise en France" (AALOCF) pour leur initiative concernant  l'opération "2 millions de masques".

Un grand bravo à ces Anciens qui participent à ce magnifique élan de générosité pour combattre cet ennemi invisible très envahissant. Avec fierté et détermination, ils ont compris que ce n'est qu'unis que nous vaincrons.

Pour eux aussi: "s'engager pour vaincre" !

Opération 2 millions de masques :

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Notre Amicale des Anciens légionnaires d’Origine Chinoise en France (AALOCF) a participer à l’opération « 2 millions de masques » organisée par les CCE (conseils des Commerces Extérieur de France), CCIFC (Chambre de Commerce et d’Industrie Française en Chine) et la Fondation France Chine.

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Le 12 avril 2020 un avion a décollé de Sanghaï.

Ainsi, 2,2 millions de masques ont été offerts et dirigés vers le personnel en première ligne des hôpitaux français.

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Notre participation modeste était de 150 000 masques, mais nous avons souhaité soutenir l’effort de lutte contre cet ennemi invisible, nous savons par expérience que nous ne pouvons vaincre que si nous sommes unis et déterminés.

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Unis nous vaincrons

Vive la France

Vive la Chine

Legio Patria Nostra


Ya Rab Yeshua.

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http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2020/04/14/le-2e-rmat-de-bruz-35-fournit-du-personnel-aux-hopitaux-21061.html

Le 2e RMAT de Bruz (35) fournit du personnel à l'hôpital de Laval (actualisé)

Lu ce matin dans la livraison quotidienne des message du SIRPA Région Nord Ouest:
"MAYENNE (53) : Mise à disposition de personnel du 2e RMAT au Centre Hospitalier de LAVAL, à partir du 14 avril. Participation à la gestion des flux entrant-sortant provenant des ressources étatiques et de dons, gestion des stocks."

Et cet article paru dans Ouest-France ce matin sur un autre (micro) déploiement dans le cadre de Résilience (cliquer sur les articles pour les agrandir):

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On se souviendra que deux marsouins du 2e RIMa sont déployés à l'hôpital du Mans.

Actualisation. En lisant nos éditions vendéennes, j'ai découvert cet article sur l'activité des militaires du CMFP de Fontenay le Comte:

sud vendée.jpg 


Ya Rab Yeshua.

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http://www.opex360.com/2020/04/14/covid-19-sites-sensibles-des-hopitaux-sont-places-sous-surveillance-militaire/

Sites sensibles, des hôpitaux sont placés sous surveillance militaire

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Le maire de Charleville-Mézières, Boris Ravignon, s’est récemment insurgé contre l’attitude de certains de ses administrés, qui ne respectent pas les mesures de confinement prises par les autorités pour limiter la propagation de l’épidémie de Covid-19.

« Nous avons de multiples infractions » et « les polices municipales et nationales sont au maximum de leur capacité. Nous devons donc franchir un pas supplémentaire pour assurer un contrôle efficace de ce confinement », a confié l’élu à France Bleu Champagne-Ardenne, le 7 avril. Et d’en appeler aux militaires pour épauler les forces de sécurité intérieure, afin de mettre en place des patrouilles mixtes [les militaires n’ayant pas de pouvoir de police, ndlr].

Pour le moment, M. Ravignon a vu son vœux être en partie exaucé. En effet, à la demande de la préfecture des Ardennes, le 3e Régiment du Génie [RG] a été sollicité pour protéger l’hôpital Manchester de Charleville-Mézières, devenu un site « sensible » dans ce contexte marqué par l’épidémie de Covid-19. Une section de sa 3e compagnie de combat patrouille désormais à pied et en véhicule aux abords de l’établissement.

« En coordination étroite avec les forces de sécurité intérieure et le service de sécurité de l’hôpital, une trentaine de militaires est mobilisée afin de participer à la protection de l’établissement. En effet, principal hôpital des Ardennes, le centre hospitalier Manchester accueille les patients atteints du covid-19 et en réanimation provenant de tout le département. L’hôpital détient également un stock important de masques et de matériel médical », explique en effet l’État-major des armées.

Cela « permet de mieux répartir les rôles et de concentrer policiers et gendarmes, qui sont les seuls à pouvoir verbaliser, sur les missions de contrôle des déplacements », a fait valoir Jean-Sébastien Lamontagne, le préfet des Ardennes, auprès de France Bleu.

En outre, la présence des sapeurs du 3e RG permet également d’épauler les agents de sécurité, lesquels sont « très mobilisés sur la surveillance des points d’accès », a souligné Vincent Belviso, directeur des services techniques des hôpitaux du Nord-Ardennes.

Fin mars, l’hôpital Manchester avait été victime d’un vol de masques et de gel hydro-alcoolique, commis par un individu en situation irrégulière âgé d’une trentaine d’années. Interpellé, il purge une peine de 6 mois de prison. Est-ce à dire que, depuis, d’autres ont tenté de l’imiter ?

Quoi qu’il en soit, cette mission de surveillance confiée au 3e RG doit durer jusqu’au 19 avril. Mais elle pourrait être reconduite, en fonction de la situation.

Reste que l’hôpital Manchester n’est pas le seul à bénéficier d’une telle protection militaire. Ainsi, dans son compte-rendu des actions menées au titre de l’opération Résilience, l’armée de Terre indique que des légionnaires du 1er Régiment Étranger de Cavalerie [REC] ont été déployés à Nîmes pour effectuer des patrouilles dans le centre-ville, et « plus particulièrement autour du centre hospitalier ». Le 2 avril, la presse locale a rapporté qu’un individu y avait menacé et agressé du personnel soignant ainsi que des agents de surveillance.

Enfin, des sapeurs du 31e Régiment du Génie assurent également « des patrouilles régulières autour du centre hospitalier de Bordeaux », précise le Sirpa Terre.

Photo : 3e RG


Ya Rab Yeshua.

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http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2020/04/17/les-uas-unites-d-appui-sanitaire-en-renfort-des-structures-h-21072.html

Les UAS (unités d’appui sanitaire) en renfort des structures hospitalières civiles

Lu sur le site du ministère des Armées cet brève sur les UAS, des unités ad hoc mises en place pour soutenir l'action des établissements médicaux civils:

"Dans le cadre de l’opération Résilience, l’armée de terre a défini et mis en place un concept spécifique pour répondre à la crise du coronavirus : les unités d’appui sanitaire (UAS).

Ces unités sont des détachements qui agissent en renfort de structures hospitalières civiles. Elles y mènent des actions de proximité immédiates en soutien du fonctionnement général de ces hôpitaux. Principalement employées dans les domaines du transport, de la manutention et de l’organisation, elles peuvent également participer à la protection du site.

Fruit d’un dialogue civilo-militaire renforcé avec les directeurs d’hôpitaux, les ARS et les préfectures, les UAS permettent aux centres hospitaliers soutenus de dégager des marges de manœuvre pour faire face de façon plus efficace à la crise, par exemple en renforçant leur capacités logistiques pour mieux faire face à l’augmentation d’activité dans un contexte de ressources contraintes, ou en permettant au personnel hospitalier de se concentrer sur la gestion des patients. Plusieurs UAS sont déjà déployées depuis la semaine dernière au sein de différentes structures hospitalières à Paris, Lyon, Marseille et Bourg-en-Bresse.
Du volume moyen d’une section, elles sont actuellement armées par le 24e régiment d’infanterie (bataillon de réserve Ile de France), le 7e régiment du matériel, le 2e régiment étranger du génie, le 68e régiment d’artillerie d’Afrique, et le 1er Régiment d’infanterie.
Les UAS reflètent ainsi la capacité permanente des armées à innover et à s’adapter pour répondre de la façon la plus adaptée possible aux besoins exprimés par les autorités civiles."

  • Thanks 1

Ya Rab Yeshua.

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http://ainsi-va-le-monde.blogspot.com/2020/04/le-dixmude-et-lugtg.html

Le Dixmude et l’UGTG

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Mardi soir, dans un communiqué l’Union générale des travailleurs de Guadeloupe, demandait aux autorités de tester l’ensemble des membres de l’équipage du Dixmude, venu acheminer aux Antilles et en Guyane, du personnel soignant (notamment un détachement du 2e régiment de dragons, unité NRBC) ainsi que du matériel.

Parti de Toulon le 3 avril, le porte-hélicoptères amphibie n'arrivera que demain à Point-à-Pitre (Guadeloupe). Ce délai s’explique selon La Provence, par les mesures de précaution sanitaires prises. Le PHA aurait, en effet, adapté sa vitesse afin de rester en mer pendant au moins 14 jours afin de s’assurer que l’équipage et les passagers ne sont pas contaminés au covid-19.


Ya Rab Yeshua.

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https://forcesoperations.com/covid-19-les-primes-egalement-applicables-au-personnel-des-armees/

Les primes également applicables au personnel des Armées

Prises en charge de patients atteints du Covid-19 par les équipes de l'EMR-SSA de Mulhouse  (Crédit : EMA/ministère des Armées)

Prises en charge de patients atteints du Covid-19 par les équipes de l’EMR-SSA de Mulhouse
(Crédit : EMA/ministère des Armées)

Les personnels civil et militaire déployés « en première ligne » face à la crise sanitaire bénéficieront eux aussi « d’une forme de reconnaissance de la nation à travers un dispositif de primes », confirmait hier la ministre des Armées, Florence Parly, lors d’une audition face à la commission Défense de l’Assemblée nationale.

Deux formes de primes ont été annoncées ce mercredi par le Premier ministre Édouard Philippe et le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin =

- une première prime de 500 à 1500€ nette d’impôts et de charges s’adressera spécifiquement au personnel des services de santé « en première ligne jour et nuit », déclarait le Premier ministre. À ces sommes s’ajoutera une majoration de 50% des heures supplémentaires. Versées dans le courant du mois de mai, ces primes « seront bien entendu applicables au personnel du Service de santé des armées », précise la ministre des Armées.

- plus tôt dans la journée, Gérald Darmanin avait présenté un second régime de primes défiscalisées allant jusqu’à 1000€ pour certaines catégories de fonctionnaires poursuivant leur mission de service public malgré le confinement. Celles-ci devraient concerner près d’un fonctionnaire sur cinq et « seront également applicables aux personnels civil et militaire du ministère des Armées », ajoute Florence Parly.

Tous services confondus, les militaires français ont jusqu’à présent réalisé 284 missions de soutien aux populations et au personnel soignant dans le cadre de l’opération Résilience. Hormis l’aide médicale et les livraisons d’équipements sanitaires, l’armée de Terre effectue aujourd’hui 35 missions de surveillance « pour protéger des entrepôts qui contiennent du matériel médical ou pour dissuader des pillages de stocks ou de magasins d’alimentation », souligne la ministre des Armées.

Une partie de l’Élément médical de réanimation (EMR-SSA) déployé à Mulhouse est désormais en cours de reconditionnement afin de pouvoir réaffecter un module de 10 lits – un tiers de la capacité – vers d’autres territoires à risque. Le lieu d’une éventuelle réaffectation n’a pas encore été déterminé. L’EMR-SSA a accueilli 44 patients depuis son activation, le 24 mars dernier. Les huit hôpitaux d’instruction des armées (HIA) ont quant à eux pris en charge 6125 patients atteints du Covid-19 depuis le début de l’épidémie.

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2020/04/18/les-dragons-de-fontevraud-decontaminent-a-tous-de-bras-21075.html

Les dragons de Fontevraud décontaminent à tour de bras

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Le 2e régiment de dragons (2e RD) est aussi discret qu'omniprésent depuis le début de la pandémie. L'unité saumuroise spécialisée dans les menaces NRBC applique son savoir-faire et mobilise ses hommes et ses matériels pour des missions décontamination qui l'oblige à se déployer de Paris aux Antilles, en passant par Toulon.

Le colonel Boireau, chef de corps, dresse un état des lieux après quatre semaines intenses pour son régiment.

COL_BOIREAU_Officielle_RVB_vFinal (1).jpgDixmude, Charles-de-Gaulle, Caracal... Pour chaque mission de décontamination, quel est le dispositif et quels sont les effectifs et moyens impliqués?
Chaque mission qui nous incombe est différente. Selon les besoins, les effectifs déployés peuvent varier. Actuellement, ce sont plus d’une trentaine d’équipes qui sont déployées sur l’ensemble de territoire national et en Outre-mer. Nos compétences sont adaptées à la désinfection non médicale, à la matière inerte et concerne essentiellement l’environnement des personnels, des locaux, des véhicules et des équipements de toutes tailles afin de permettre leur réemploi dans un court délai et dans des conditions de sécurité sanitaires acceptables.
Les méthodes de désinfection sont adaptées au cas par cas aux sujets traités. En fonction des sujets traités, la méthode appliquée et les produits utilisés vont varier. Ainsi, deux méthodes d’actions sont prodiguées par nos équipes :
• Le bio-nettoyage qui consiste à utiliser des lingettes désinfectantes fongicides, biocides et virucides.
• La pulvérisation / nébulisation : Utilisation de Javel à 0,5% par nébulisation (effet de brouillard) ou pulvérisation ainsi qu’utilisation de vapeur sèche produite par nos équipements spécifiques NRBC (systèmes d’armes).
Pour les aéronefs ou bateaux, une solution prête à l’emploi pour espace clos est utilisée. Il s’agit d’une solution biocide à large spectre qui peut être pulvérisée spécifiquement en milieu confiné et particulièrement en aéronautique.
La plus-value du régiment réside dans sa capacité à envoyer des équipes utilisant des procédures robustes. C’est bien la main de l’Homme qui sait s’adapter à toutes les surfaces traitées. L’ensemble de ces solutions bénéficient de l’approbation du Ministère de l’Ecologie afin de respecter les normes environnementales. A chaque fois, les soldats du 2e RD disposent de tenues adaptées qui les protègent eux-mêmes de toutes contaminations virales possibles. Notre personnel est entraîné à utiliser des protocoles rigoureux pour assurer leur mission essentielle dans des conditions optimales.

Quel est le bilan de toutes ces interventions au cours du mois écoulé?
A l’heure actuelle, le 2e RD a réalisé un peu moins de 200 opérations de désinfection depuis le début de la crise. Nous avons des équipes de désinfection sur la quasi-totalité du territoire national métropolitain, d’outre-mer et des théâtres d’opérations. Ces équipes sont en mesure d’effectuer des opérations de désinfection au profit de chaque théâtre, peu importe la contrainte.
Le régiment intervient également au profit de l’ALAT et plus particulièrement en appui du 1e RHC. La première étape consiste en la mise en place d’une bulle permettant d’isoler les pilotes et le personnel naviguant, mais aussi d’isoler les patients et les soignants des autres équipements de l’appareil. A l’issue de chaque rotation, les Caïmans sont désinfectés intégralement par le 2e RD en utilisant des lingettes imbibées d’un produit, les procédures de nébulisation utilisées par ailleurs ne sont pas possibles dans un hélicoptère militaire. Après chaque rotation, les éléments pouvant être démontés de l’appareil, sont désinfectés en extérieur, toujours en utilisant une solution virucide prête à l’emploi.
Le régiment se tient également prêt à intervenir pour effectuer la désinfection de l’EMR de Mulhouse, une fois que celui-ci n’accueillera plus de patients. 

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Le régiment est-il impliqué dans d'autres actions dans le cadre de Résilience: transport, logistique, sécurisation...?
Il a été choisi de n’engager exceptionnellement le 2e RD uniquement que sur son cœur de métier pour disposer de la masse de manœuvre nécessaire sur le segment de la désinfection.
Le 2e régiment de dragons est une unité des forces armées spécifiquement compétente pour faire face à ce type de crise sanitaire. Bien que le 2e RD, comme tous les régiments de l’armée de Terre, puisse réaliser des missions logistiques, nous ne nous concentrons que sur nos propres besoins logistiques, qui sont particulièrement conséquents étendus sur toute la France métropolitaine.

Le régiment est certainement affecté par la pandémie avec des malades et des confinés. Avez-vous suffisamment de personnels disponibles pour répondre à toute les demandes?
Le régiment applique les mesures mises en place par le gouvernement pour freiner la propagation du virus. Grâce à cela nous dénombrons très peu de cas avérés parmi nos soldats et aucun ne l’a été en service au régiment. Nous avons la chance de nous situer dans une région relativement épargnée. 
Dès le début de la crise, tout a été mis en œuvre pour organiser notre potentiel déploiement sur l’ensemble du territoire national et en Outre-Mer, tout en s’assurant de pouvoir poursuivre notre nécessaire mission d’appui NRBC à l’ensemble des forces actuellement déployées en opérations extérieures.
En parallèle, toutes nos équipes ont accentué leurs entraînements autour de gestes précis et techniques indispensables pour la réussite de la mission dans des conditions optimales. Nous travaillons par bordées, c’est-à-dire que les militaires assurent un relais tous les quinze jours.
Actuellement, sur un millier d’hommes, un tiers des effectifs est chez lui, un tiers en mission et un tiers réside au quartier dont les éléments d’alerte. Au quartier, nous respectons les gestes barrières. Notre personnel, dont toutes les familles ont été informées, est en alerte. Il doit être prêt à partir sans préavis.

Y a-t-il d'autres déploiements en préparation?
Nos équipes d’alertes sont prêtes et s’entraînent en permanence à la bonne application des procédures de désinfection à appliquer. La situation évolue chaque jour. Il est très difficile de connaitre les besoins futurs dont la pertinence d’un système tout autant pour la métropole que l’outre-mer et les théâtres d’opérations.
Chacun au 2e RD se sent utile et a envie d’en découdre. Nous sommes employés dans notre cœur de métier, c’est notre raison d’être. Nous sommes très honorés de pouvoir servir la population. Personnellement, je suis fier de mes hommes, de leur ingéniosité face à des situations inédites et de leur dévouement. 


Ya Rab Yeshua.

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http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2020/04/24/les-armees-ont-achete-de-la-chloroquine-par-precaution-21100.html

Les armées ont acheté de la chloroquine "par précaution"

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Le ministère des Armées a reconnu vendredi avoir acheté de la chloroquine en Chine pour constituer un stock "par précaution", si jamais ce traitement, dont l'efficacité contre le coronavirus fait débat dans le monde, était finalement validé par les autorités sanitaires.

"Dans un contexte de fortes tensions des approvisionnements de matières premières à usage pharmaceutique, le ministère des Armées a réalisé un achat de précaution, si jamais la chloroquine se révélait validée par les autorités de santé comme étant utile pour lutter contre le Covid-19", a déclaré le ministère après la publication sur les réseaux sociaux d'une vidéo devenue virale montrant cette livraison à destination des armées.

La vidéo publiée jeudi sur les réseaux sociaux montre une livraison de barils étiquetés "phosphate de chloroquine", provenant de Chine. Un homme en voix off affirme que ces barils contiennent un total de "70 kg" et montre un bon de commande de la "pharmacie centrale des armées". Il en profite pour affirmer qu'on soigne les militaires avec ces médicaments, et ironise sur ceux qui se moquent du Pr Raoult.

Le ministère confirme que cette livraison provient bien de Chine et qu'il s'agit bien de "sel ou phosphate de chloroquine, qui permet le développement d'une forme injectable". Il ne confirme toutefois pas la quantité de produit commandé.


Ya Rab Yeshua.

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http://www.opex360.com/2020/04/27/covid-19-lagence-de-linnovation-de-defense-soutient-un-collectif-ayant-mis-au-point-un-respirateur-peu-couteux/

L’Agence de l’innovation de Défense soutient un collectif ayant mis au point un respirateur peu coûteux

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La semaine passée, la cellule « investigation » de Radio France a avancé que les 10.000 respirateurs commandés par l’État auprès d’Air Liquide, associé à PSA, Valeo et Schneider Electric, allaient être inadaptés, du moins pour la plupart, aux malades atteints de Covid-19 placés en réanimation.

En effet, les 8.500 respirateurs « Osiris 3 », vendus à prix coutant, seraient utiles « que dans les cas de transports les plus simples, mais pas pour une salle de réanimation où sont traités les malades à risques. »

Cependant, le gouvernement n’a pas manqué de réagir à cette information. « Il s’agit de respirateurs d’urgence et de transport, bénéficiant de toutes les certifications utiles par les agences sanitaires, dont le marquage CE. Leur usage en service de réanimation, en cas d’indisponibilité de respirateurs plus lourds et en dernier recours, avait été validée par la société française d’anesthésie et de réanimation et la société de réanimation de langue française », a-t-il fait valoir à propos des modèles Osiris 3.

Quoi qu’il en soit, une autre solution pour doter les services de réanimation de respirateurs adaptés aux malades de Covid-19 et à bas coût a vu le jour, grâce à l’implication de « Makers for Life« , un collectif ayant vu le jour à Nantes au début de la crise sanitaire et réunissant 250 entrepreneurs, industriels, chercheurs ou professionnels de santé nantais… et à un financement du ministère des Armées, via l’Agence de l’innovation de Défense [AID], et de la région Auvergne Rhône Alpes.

Étant donné qu’un respirateur traditionnel dispose d’un large éventail de fonctionnalités pour prendre en charge des pathologies diverses, l’idée du collectif Makers for Life a été de garder que les seules qui sont utiles pour les patients atteints de Covid-19.

À l’initiative de Quentin Adam, un jeune entrepreneur de 31 ans, ce collectif a rapidement fédéré plusieurs compétences autour de lui, avec l’appui du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives, du CHU de Nantes et de l’Université de Nantes. Ce qui a donc permis de mettre au point « MakAir », un respirateur robuste, simple à produire et ne coûtant pas plus de 1.000 euros [soit 10 à 40 fois moins que les modèles actuels].

Développer un nouveau respirateur ne se fait pas en claquant des doigts. Les 250 membres du collectif ont travaillé d’arrache-pied, en mode « start-up », pour concevoir le « MakAir ». Ce projet a été l’un des 2.550 reçus par l’AID à l’occasion de son appel lancé le 26 mars dernier.

Le concept ayant fait mouche, l’AID a donc décidé de le financer à hauteur de 426.000 euros. « Cette contribution couvre la production de prototypes, la conduite d’essais cliniques et la documentation nécessaire à l’obtention d’un agrément par l’Autorité nationale de sécurité du médicament [ANSM] », a précisé le ministère des Armées, via un communiqué.

« MakAir vise le développement, dans des délais courts, d’un respirateur pour le traitement d’urgence des patients en détresse respiratoire aigüe, infectés par le Covid-19. La conception de ce respirateur s’inspire de celle des respirateurs légers déjà utilisés dans les hôpitaux. Il est pensé pour être simple, facile à produire et le moins onéreux possible, tout en étant éligible à l’agrément de l’ANSM », poursuit le ministère, qui souligne que, à très court terme, « plusieurs centaines d’unités pourraient être fabriquées par jour, en France comme à l’international. » Renault, Michelin, le groupe Seb et Legrand sont sur les rangs pour en assurer la production.

Pour rappel, l’AID a déjà accordé deux autres financements, dans le cadre de son appel à projets. Ainsi, une enveloppe d’un million d’euros a débloquée au profit de NG Biotech, pour un test sérologique permettant de détecter rapidement si une « personne est infectée par le virus depuis quelques jours seulement et reste contagieuse, ou si elle l’a été, est guérie et donc immunisée ». Et l’entreprise BforCure a reçu 1,8 millions d’euros  pour son automate mobile, modulaire et connecté, capable d’effectuer en moins de 30 minutes un dépistage d’une infection au coronavirus SRAS-Cov-2 [responsable du Covid-19, ndlr].

Photo : collectif Makers for Life

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Ya Rab Yeshua.

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