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Covid-19 : les élèves des écoles de la Gendarmerie envoyés en renfort sur le terrain

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Après les annonces faites le 16 mars dernier par le président Macron au sujet de l’épidémie de Covid-19, le ministère de l’Intérieur avait annoncé la mobilisation de 100.000 policiers et gendarmes pour faire respecter les mesures de « distanciation sociale » décidées dans le but de freiner la propagation du virus SRAS-Cov-2, responsable de la maladie.

Seulement, si l’économie a subi un coup d’arrêt, ce n’est pas forcément le cas de la délinquance, des actes criminels et autres trafics… Qui plus est, les forces de sécurité intérieure sont également exposées aux virus [*]. Et elles le sont d’autant plus avec cette mission de contrôle du confinement de la population.

Cependant, étant donné que les rassemblements sont interdits, que la circulation routière a été réduite, il est possible de trouver quelques marges de manoeuvre. Et, évidemment, la priorité va toujours aux affaires les plus urgentes [atteintes aux personnes et aux biens, agressions, accidents, etc].

Mais il n’empêche que cette mobilisation est compliquée à gérer en termes d’effectifs. D’où la décision de la Direction générale de la Gendarmerie nationale [DGGN] de recourir aux élèves gendarmes, dont les cours sont suspendus [comme dans les autres écoles].

Ainsi, le 16 mars, explique GendInfos, le Commandement des écoles de la Gendarmerie nationale [CEGN] a mis en oeuvre les directives visant à organiser « dans les plus brefs délais » le déploiement des élèves gendarmes, quelle que soit la catégorie dont ils relèvent, sur l’ensemble du territoire national.

« Élèves officiers [EO], Élèves gendarmes [EG], Élèves gendarmes adjoints volontaires [EGAV], Élèves des corps de soutien [CSTAGN] sont tous concernés », relève la même source. Ce qui fait, en tout, 3.700 militaires en renfort.

Cela étant, le CEGN a fait une distinction parmi ces élèves gendarmes. C’est à dire que ceux qui étaient les plus avancés dans leur formation ont été affectés au sein d’une unité en « avance de phase », après avoir « fait leur choix suite au classement anticipé », pour lequel il a fallu arrêter les notes « en faisant prévaloir le principe d’équité. » Tel a été le cas des élèves officiers en deuxième année, les EG ayant 6 mois de scolarité et les EGAV ayant déjà passé 7 semaines en école.

Quant aux autres élèves, ils ont été « détachés » prioritairement auprès des unités les plus proches de leurs domiciles [ou celles ayant une capacité d’hébergement] en qualité de stagiaires.

Dans le même temps, il a aussi fallu vérifier que les habilitations de chaque élève envoyé sur le terrain. « Les certificats d’aptitude au tir sont passés en revue et des rotations de plusieurs centaines de kilomètres sont réalisées dans l’urgence pour armer les élèves. Ceux-ci doivent, par ailleurs, prêter serment au tribunal. Au vu des circonstances exceptionnelles et avec l’accord des tribunaux judiciaires, cela se fait en visioconférence ou par lettre manuscrite », raconte GendInfo.

Pour le commandant du 1er groupement à l’école des officiers de la Gendarmerie [EOGN], le colonel Christophe Junqua, cette plongée dans le grand bain pour ses élèves est « bien évidemment un choc pour tous. » Mais, poursuit-il, cette « situation permet de faire appel aux valeurs dispensées durant la formation comme la résilience et la robustesse ». Et d’ajouter : « Finalement, cela reste proche de ce qu’ils vivront durant leur carrière : toujours s’adapter au contexte. C’est maintenant que tout va prendre sens et rentrer en cohérence. »

Cela étant, le contrôle des mesures de confinement donne lieu à des tensions au sein du ministère de l’Intérieur. Ce 26 mars, de dernier a reçu un « avertissement solennel » de la part de l’ensemble des syndicats de police au sujet du manque de masques mis à la disposition des policiers.

« Si les moyens de protection font défaut dans les services, les policiers ne feront que les missions réellement urgentes et ne procèderont plus au contrôle du confinement », ont-ils prévenu.

La veille, plusieurs de ces syndicats avaient critiqué la décision de la place Beauvau de céder son stock de masques FFP2 au personnel soignant sans le compenser par d’autres types de protection. Actuellement, policiers et gendarmes [ces derniers n’ont pas le droit de se syndiquer, étant donné leur statut militaire] disposent de masques chirurgicaux.

Photo : À Chaumont, malgré l’absence des amis et des familles, une cérémonie de fin de scolarité s’est tenue de façon symbolique [|en respectant les « gestes barrières » (c) Gendarmerie nationale

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Ya Rab Yeshua.

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