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Un officier du commando marine « Jaubert » a mis au point un nouveau concept de visière pare-éclats


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Au cours des deux guerres mondiales, les blessures oculaires représentaient seulement 2% des cas. Puis, cette proportion n’a cessé de prendre de l’ampleur par la suite, pour atteindre les 18% lors de l’intervention en Afghanistan. Tel avait été le constat établi par le Service de Santé des Armées [SSA] en 2010.

Pourquoi une telle évolution ?

L’un des éléments d’explication est la nature des combats, qualifiés « d’asymétriques », avec un adversaire qui a recours aux engins explosifs improvisés, lesquels « créent des projectiles de petite taille, souvent inférieure à 5 mm, causant des polycriblages de la face avec des corps étrangers intraoculaires [CEIO] souvent multiples », avait expliqué le SSA. Entre 50 à 80% des plaies oculaires étaient alors causés par de tels engins.

D’où la nécessité de protéger la vue des combattants. Seulement, les protections actuelles ne sont pas la panacée. Comme le souligne l’Agence de l’Innovation de la Défense [AID], les lunettes de protection se couvrent de buée lors d’efforts physiques. En outre, les visières pare-éclats actuellement sur le marché ne sont pas adaptées à l’utilisation de jumelles de vision nocturne [JVN] et empêchent l’intégration d’accessoires supplémentaires sur les rails picatinny latéraux.

Aussi, un officier du commando Marine « Jaubert » s’est attelé à la tâche pour remédier à ces problèmes.

En partenariat avec le Fuscol@b, l’incubateur dédié à l’innovation de la Force maritime des fusiliers marins et commandos [FORFUSCO], et l’entreprise ID Composites, spécialiste des procédés de transformations des polymères et composites, il a mis au point une solution censée améliorer l’ergonomie du casque balistique, en ayant recours à l’impression 3D.

L’idée, inspirée par les casques utilisés par les pilotes de chasse, est d’installer sur la partie frontale du casque un étui qui, doté de fixations pour les jumelles de vision nocturne, permet de loger une visière pare-éclats à la fois anti-rayure et anti-buée. Ce dispositif pourrait, à terme, intégrer une seconde visière qui serait teintée [et rabattable indépendamment de la première]. Ce qui remplacerait les verres photochromiques actuels, lesquels s’adaptent à la luminosité ambiante.

 

« Un prototype avec une visière non-balistique a d’abord été conçu pour étudier l’ergonomie et la cinématique d’entrée/sortie de la visière. Ce modèle a été testé en situation et en environnement véhicule, pédestre et maritime. Il sera testé en milieu subaquatique et aéro dans un second temps », indique l’AID.

Par la suite, si ces tests sont concluants, la qualification de cette visière pare-éclats pourrait être prononcée « en vue d’un éventuel passage à l’échelle ». Et comme il n’est pas question de s’arrêter en si bon chemin, il est également envisagé de lui intégrer un Viseur Tête Haute [VHT], qui permettra au combattant de lire des informations en temps réels.

Photo : © Marine nat

http://www.opex360.com/2020/10/03/un-officier-du-commando-marine-jaubert-a-mis-au-point-un-nouveau-concept-de-visiere-pare-eclats/

Ya Rab Yeshua.

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