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Mme Parly donne des nouvelles sur les futurs patrouilleurs océaniques ainsi que sur le prochain porte-avions


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http://www.opex360.com/2020/10/08/mme-parly-donne-des-nouvelles-sur-les-futurs-patrouilleurs-oceaniques-ainsi-que-sur-le-prochain-porte-avions/

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Le programme BATSIMAR [Bâtiments de surveillance et d’intervention maritime] aurait dû être lancé dès la fin des années 2000 afin de remplacer à la fois les patrouilleurs P400 et les avisos [ou patrouilleurs de haute-mer, PHM] de la classe d’Estiennes d’Orves. Mais les contraintes budgétaires en retardèrent l’exécution, ce qui, aujourd’hui, fait craindre des ruptures temporaires de capacité [RTC].

Cela étant, il a finalement été décidé de scinder en deux le programme BATSIMAR.

Ainsi, les P400, affectés outre-Mer, ont depuis été partiellement remplacés par trois Patrouilleurs Antilles-Guyane [PAG], entrés en service entre 2017 et 2020. Ces navires seront complétés par six « Patrouilleurs outre-mer » [POM], commandés en décembre 2019 auprès du constructeur naval Socarenam. Leur livraison commencera à partir de la fin 2022, au rythme de deux unités par an. Ce qui fera que le renouvellement de cette composante sera terminé d’ici la fin de l’actuelle Loi de programmation militaire [LPM].

Quant aux patrouilleurs de haute-mer, la situation est plus délicate, ces navires, qui affichent 40 années de service au compteur, n’étant plus « flambants », comme l’a souligné la ministre des Armées, Florence Parly, la ministre des Armées, lors d’une audition à l’Assemblée nationale, le 6 octobre. En réalité, comme ces navires donnent « d’inquiétants signes de vieillissement, ce qui laisse entrevoir une réduction temporaire de capacité plus grave que prévu », avait prévenu, l’an passé, un rapport parlementaire.

Au total, dix unités doivent être commandées, ce qui permettra de remplacer également les trois patrouilleurs de service public [PSP] du type Flamant [ou classe OPV 54] affectés à Cherbourg, Brest et Toulon. Le programme a officiellement été lancé en juin dernier.

Jusqu’à présent, peu de détails ont été donnés au sujet de ces futurs patrouilleurs océaniques [PO], si ce n’est que leurs capacités devront au moins être égales à celles des navires qu’ils remplaceront.

Lors de son audition, Mme Parly en a dit un peu plus.

En premier lieu, elle a précisé que des « mesures d’accélération » ont été prises afin que les deux premiers nouveaux patrouilleurs puissent être livrés « avant 2025 ». S’agissant de ces navires, « nous avons fait des choix structurants puisque [leurs] capacités opérationnelles seront beaucoup plus conséquentes que celles dont nous disposons actuellement »; a-t-elle ajouté.

Ainsi, ces dix navires seront « dans la gamme des 2.000 tonnes », ce qui les classerait plus dans la catégorie des corvettes que dans celle des patrouilleurs. Pour rappel, les actuels PHM, qui n’ont pas la capacité d’accueillir un hélicoptère à leur bord, affichent un déplacement de 1.100 tonnes.

Ces futurs patrouilleurs océaniques seront ainsi en mesure, a souligné Mme Parly, de mettre en oeuvre un hélicoptère. Et donc des drones aériens embarqués, comme le futur SDAM [Système de drone aérien de la Marine], en cours de développement sur la base d’un VSR700 par Airbus Helicopters et Naval Group.

La ministre a également rappelé qu’ils seront dotés de sonars, comme du reste, les PHM. En revanche, du côté des systèmes d’armes, elle n’a pas donné beaucoup de précision… si ce n’est que ces navires seront chacun dotés d’un « armement de 40 mm ».

Cette hypothèse, avancée par le site Mer&Marine, n’avait pas encore été rendue officielle. Le système pourrait donc être le RapidFire 40 CTA [Cased Telescoped Ammunition], fruit d’une coopération entre Thales et Nexter.

« Le système 40 antiaérien RapidFire, conçu en partenariat entre Nexter et Thales, remplit des missions de défense à courte portée. Grâce à sa précision et l’efficacité du canon et des munitions de 40mm de CTAI [joint-venture entre Nexter et BAE], le système T40AA Rapidfire est capable d’intercepter des hélicoptères, des drones ou des embarcations légères jusqu’à une distance de 4.000 mètres. Ces performances sont obtenues grâce à un viseur doté de caméras jour/nuit électro-optiques et à une fonction de suivi de cible en mouvement », explique Nexter.

Pour le reste des spécifications techniques de ces futurs patrouilleurs océaniques, il faudra encore attendre un peu pour les connaître.

Par ailleurs, lors de son audition, Mme Parly a donné des nouvelles du porte-avions de nouvelle génération, qui joue au bateau fantôme depuis l’été. En effet, lors du 14-Juillet, le président Macron devait donner des détails sur les choix technologiques le concernant. Puis, remaniement oblige, cela ne s’est pas fait. On espérait en apprendre davantage à la faveur de l’annonce du plan gouvernemental de relance de l’économie… Mais, une fois encore, il n’en a pas été question.

« Pour ce qui concerne le porte-avions de nouvelle génération, en 2021, nous avons prévu d’engager 261 millions d’euros pour poursuivre les études. Des décisions devaient être prise à l’été. Elles ne l’ont pas encore été. Elles le seront d’ici la fin de cette année. Donc, nous aurons la capacité d’engager les crédits comme prévu, je pense, sans difficulté », a affirmé Mme Parly.

Pour rappel, des études visant à préparer le lancement du programme relatif à ce futur porte-avions ont été conduites durant 18 mois, pour un montant de 36 millions d’euros. Elles ont notamment porté sur les besoins opérationnels et capacitaires ainsi que sur les caractéristiques techniques de ce navire de nouvelle génération, en tenant compte des menaces émergentes et, détail intéressant, d’une « éventuelle permanence du groupe aéronaval ». Selon le Sénat, le dossier était « entre les mains du président de la République » en juin dernier.

Ya Rab Yeshua.

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  • 1 month later...

La Direction générale de l’armement a notifié un accord-cadre pour les futurs patrouilleurs océaniques (opex360.com)

La Direction générale de l’armement a notifié un accord-cadre pour les futurs patrouilleurs océaniques

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Près de quatre mois après la décision de la ministre des Armées, Florence Parly, de lancer le renouvellement des patrouilleurs de haute-mer [PHM], la Direction générale de l’armement [DGA] a indiqué, 20 novembre, avoir notifié un accord-cadre portant sur l’étude, le développement, la réalisation et le maintien en condition opérationnelle [MCO] initial de dix patrouilleurs océaniques [PO] à Naval Group, CMN, Piriou et Socarenam.

Comme annoncé, ce programme n’a donc pas fait l’objet d’un appel d’offres, qui aurait été ouvert à la concurrence européenne. Et cela pour au moins deux raisons.

La première est que, équipés de sonar, ces futurs navires contribueront à la dissuasion puisqu’ils seront en mesure de « blanchir » les abords de l’Île-Longue, d’où partent les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins.

La seconde est qu’il s’agit, en ces temps de crise, de soutenir la construction navale française.

« La conception et la construction des PO représenteront entre 50 et 100 emplois hautement qualifiés et non délocalisables pendant la phase de conception, et entre 500 et 600 emplois par an pendant la phase de production, tant chez les industriels sélectionnés que chez leurs nombreux sous-traitants en France », fait en effet valoir la DGA.

Ainsi, il reviendra à Naval Group de concevoir ces patrouilleurs océaniques, la répartition de la charge de travail entre les chantiers navals retenus devant se faire ultérieurement, leur mise en production étant prévue à l’horizon 2022-23.

« Le premier marché, attribué à Naval Group, porte sur une analyse de la valeur ainsi que sur les activités de conception qui seront menées à coût objectif », précise la DGA.

Lors de ses dernières auditions parlementaires, Mme Parly avait indiqué que ces patrouilleurs océaniques afficheraient un déplacement de l’ordre de 2.000 tonnes et qu’ils seraient dotés ’un d’un « armement de 40 mm », en l’occurrence le RapidFire 40 CTA [Cased Telescoped Ammunition] conçu par Thales et Nexter.

À l’occasion du salon Euronaval Online, il a été précisé qu’ils auraient une longueur d’environ 90 mètres et qu’ils pourraient naviguer à la vitesse maximale de 22 noeuds pour une endurance de 5.500 nautiques. L’objectif est qu’ils aient une disponibilité de 140 à 220 jours de mer par an.

Dans son communiqué, la DGA précise qu’il s’agit de concevoir des navires de combat « multi-missions, disposant d’une capacité d’appréciation de situation supérieure aux patrouilleurs actuellement en service [système de direction de combat, radar, sonar, liaisons de données tactiques, senseur infrarouge, hélicoptère, drone, drome de nouvelle génération], d’une capacité d’autodéfense face aux menaces asymétriques et de systèmes de communication performants. » Enfin, le programme prévoit un objectif d’efficacité énergétique globale.

Pour rappel , ces dix patrouilleurs océaniques remplaceront les avisos [désormais appelés « patrouilleurs de haute-mer »] de la classe d’Estiennes d’Orves encore en service ainsi que les trois patrouilleurs de service public [PSP] du type Flamant [ou classe OPV 54]. Les deux premiers exemplaires seront livrés à la Marine nationale d’ici 2025.

Photo : Aviso A69 « Commandant Birot »

Ya Rab Yeshua.

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  • 2 weeks later...

La Marine nationale lève un coin du voile sur le porte-avions de nouvelle génération (opex360.com)

La Marine nationale lève un coin du voile sur le porte-avions de nouvelle génération

http://www.opex360.com/wp-content/uploads/pang-20201205.jpg

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Ainsi, il est acquis que le PA-NG serait au moins 1,5 fois plus imposant que l’actuel porte-avions Charles de Gaulle et ses 42.000 tonnes de déplacement, l’ordre de grandeur envisagé étant en effet de 70.000 tonnes pour 280 à 300 mètres de long.

Et cela est lié au le Système de combat aérien du futur [SCAF], dont l’avion de combat sur lequel il se reposera affichera une masse de 30 tonnes pour une longueur de 19 mètres et une envergure de 14 mètres. En outre, il devra être en mesure de mettre en oeuvre des drones et des effecteurs.

Pour plus de souplesse dans les opérations aériennes, il a été avancé que le PANG devra avoir la capacité de « lancer et de ramasser » en même temps les aéronefs embarqués.

Quant à la propulsion, le choix du nucléaire semble acquis. Et cela afin de conserver les compétences de la filière française dans ce domaine. En effet, une fois que les programmes relatifs aux chaufferies des sous-marins nucléaires [SNA] de la classe Suffren et à celles qui équiperont les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins de prochaine génération [SNLE3G], il faudra maintenir des savoir-faire pour en assurer le maintien en condition opérationnelle [MCO].

Ce qui passe donc par une propulsion nucléaire pour le PA-NG… et la conception de deux nouveaux réacteurs, dont la puissance devrait être de 220 à 230 mégawatts, ce qui lui donnerait une puissance supérieure de 50% par rapport au « Charles de Gaulle ». Ce besoin en énergie s’explique par la nécessité de faire déplacer au moins 70.000 tonnes sur les eaux [et atteindre une vitesse maximale pour pouvoir récupérer certains aéronefs en avarie sévère]. Mais il serait question de pouvoir mettre en oeuvre des catapultes électromagnétiques [EMALS – ElectroMagnetic Aircraft Launching System] en lieu et place des traditionnelles catapultes à vapeur.

Le choix des EMALS a été confirmé par la Marine nationale, dont le dernier numéro du magazine « Cols Bleus » fait un focus à ce sujet.

« Les catapultes électromagnétiques qui équiperont le PA-NG reposent sur le principe de l’induction magnétique. Des circuits électriques, situés de part et d’autre des rails de catapultage, génèrent un champ magnétique mettant en mouvement un chariot mobile sur lequel est fixé l’aéronef. L’alimentation de ce moteur linéaire est contrôlée de manière à être ajustée à la masse de l’avion ou du drone à catapulter et à la vitesse finale nécessaire à son catapultage. Des systèmes de stockage et de restitution d’énergie [volants d’inertie], situés en amont des moteurs, permettent de lisser les appels de puissance vis-à-vis de l’installation de production électrique du navire lors de l’utilisation des EMALS », explique Cols Bleus.

Les avantages des EMALS sont nombreux : possibilité de lancer des aéronefs affichant des masses différentes, réduction des contraintes physiques sur la cellule des appareils, encombrement moindre, moins de nuisances sonores, rendement énergétique optimisé, maintenance plus facile, etc…

À cette occasion, la Marine nationale a publié une image [voir ci-dessus] suggérant l’allure qu’aurait le PA-NG, mais avec un crédit donné à GA-EMS, c’est à dire General Atomics Electromagnetic Systems Group. On devine qu’il disposera d’au moins deux EMALS et que son îlot n’occupe plus une position centrale [toujours à tribord] mais qu’il sera située sur sa partie arrière. Comme, du reste, l’USS Gerald Ford, qui inaugure une nouvelle classe de porte-avions américains [avec, au passage, quatre catapultes électromagnétiques].

S’agissant de la protection, il avait été suggéré que celle du PA-NG serait renforcée par rapport à celle du « Charles de Gaulle », laquelle repose notamment sur des missiles Aster 15 et Mistral, ainsi que sur huit canons de 20 mm et sur trois tourelles Narwhal. Sur ce point, la Marine nationale ne dit pas grand chose… Si ce n’est qu’elle rappelle la protection d’une force navale se conçoit de façon globale et non pas navire par navire.

« Le porte-avions et son escorte évoluent en permanence pour s’adapter » aux menaces, souligne Cols Bleus. « Concernant la menace missile, en particulier celle des missiles hypervéloces [hypersonique, ndlr], des travaux capacitaires ont été lancés pour réfléchir aux meilleurs moyens d’y faire face », indique-t-il.

Et cela concerne d’abord le porte-avions « Charles de Gaulle » avant le PA.NG.

« Ainsi, le prochain arrêt technique majeur du porte-avions et les refontes à mi-vie des frégates de défense aérienne seront l’occasion de faire évoluer les systèmes antimissiles de ces bâtiments ainsi que la suite radar du porte-avions. L’arrivée des frégates de défense et d’intervention [FDI] permettront au GAN [groupe aéronaval, ndlr] de bénéficier de plateformes Aster 30 extrêmement performantes. À ces moyens s’ajoutent déjà ceux du Rafale Marine équipé du missile Meteor, qui lui offre une capacité d’interception air-air accrue », explique le magazine de la Marine nationale.

Et de conclure : « Dès lors, le porte-avions, protégé par son escorte de frégates et sous-marins de nouvelle génération, restera la base aéronautique la plus sûre, grâce à sa mobilité et au périmètre important de sa bulle de déni d’accès, dont la taille sera accrue grâce aux nouvelles capacités du GAN. »

Photo : GA-EMS

Ya Rab Yeshua.

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