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Vers un « GIGN 3.0 », avec un effectif de 1000 militaires


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Le 5 octobre, appelé à prendre la direction du Commandement spécialisé pour la sécurité nucléaire [COSSEN], le général Laurent Phélip a passé les rênes du Groupe d’intervention de la Gendarmerie nationale [GIGN] au général Ghislain Réty. Un retour aux sources pour cet ancien patron du groupement de la gendarmerie de la Gironde et désormais ex-chef d’état-major du centre des opérations Covid-19 puisqu’il fut déjà affecté à cette unité à deux reprises, en 1995/2001 en tant qu’officier puis commandant adjoint, puis 2007/2013, en qualité de chef des opérations.

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Désormais, le général Réty aura à mettre en musique une nouvelle réforme du GIGN, qui a récemment traversé une « période un peu difficile« . « On va passer à un GIGN 3.0 avec plus de 1.000 hommes et femmes », a-t-il dit, lors de sa prise de commandement.

Depuis sa création, en 1974, l’unité d’élite de la gendarmerie a connu plusieurs évolutions. Dans un premier temps, il fut décidé de fusionner les groupes qui la composaient jusqu’alors, à savoir GIGN 1, héritier de l’Équipe commando régionale d’intervention, et GIGN 4, formé au sein de l’escadron 9/11 parachutiste de gendarmerie mobile.

Après de multiples réorganisations internes, le « GIGN 2.0 » a vu le jour en 2007, avec l’intégration d’autres unités, dont l’Escadron parachutiste d’intervention de la Gendarmerie nationale [EPIGN], le Groupe d’instruction et de sécurité des activités [GISA] ou encore le détachement « gendarmerie » du Groupe de sécurité de la présidence de la République [GSPR]. Au total, alors commandée par le général Denis Favier, cette unité comptait alors environ 400 militaires.

Puis, en 2016, soit un an après les attentats ayant endeuillé la France, des « antennes GIGN » [AGIGN] furent créées pour remplacer les PI2G [Peloton d’intervention interrégional de Gendarmerie] et tenir le rôle de « force intermédiaire » entre les pelotons d’intervention de la gendarmerie mobile et le GIGN. En tout 13 antennes virent ainsi le jour, dont six en métropole [Dijon, Nantes, Orange, Reims, Toulouse et Tours] et sept en outre-Mer.

Généralement, et si elles ont un contact avec l’état-major du GIGN installé à Satory, ces AGIGN relèvent de la « région zonale » à laquelle elles appartiennent. Or, ce ne sera plus le cas avec le « GIGN 3.0 ».

Ainsi, ces antennes régionales, dont les effectifs passeront de 32 à 50 gendarmes pour chacune d’entre-elles, avec l’apport des Techniciens en Escorte d’Autorités et Sécurisation de Site [TEASS], vont devenir des « détachements », qui relèveront du « GIGN central ». En outre, un nouveau détachement doit voir le jour à Caen, ce qui portera leur nombre à 14.

« Concrètement, le GIGN central […] aura entre ses mains le commandement opérationnel et le commandement organique du GIGN et […] de ses détachements. Cette transformation, qui sera effective dès l’année prochaine, ne change rien à la hiérarchie : il y aura toujours deux niveaux d’intervention", a expliqué le général Réty.

En clair, le « GIGN central » sera toujours susceptible d’être appelé pour des missions dites de « haut du spectre » [anti-terrorisme, prise d’otages, intervention NRBC, etc] tandis que les détachements régionaux continueront à intervenir quand les moyens nécessaires dépasseront ceux des PSIG et des peloton d’intervention.

Photo : Domenjod — Travail personnel, CC BY-SA 4.0

Ya Rab Yeshua.

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