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Près de 3 400 soldats blessés depuis 2010 dont 2 800 blessés psychiques


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http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2021/01/15/pres-de-3-400-militaires-blesses-physiques-et-psychiques-dep-21804.html

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/media/00/02/2329049515.jpg

Quelque 2 800 soldats français souffrant de blessures psychiques ont été recensés entre 2010 et 2019, dont 231 en 2019, selon le ministère des Armées. À ces blessés psychiques s'ajoutent 589 blessés physiques par arme à feu ou engins explosifs sur dix ans (photo EMA).

Pour renforcer l'accompagnement des soldats blessés psychiques, hors du parcours de soins médicaux,  a été lancé en 2018 le dispositif expérimental des maisons ATHOS.

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/media/00/01/2210799815.jpg

L'objectif des maisons ATHOS, qui seront cogérées par leurs membres, sera d'aider les soldats souffrant de blessures psychiques à se reconstruire durablement et redevenir autonomes, avec l'aide d'accompagnateurs. "Ça répond à un besoin qui est aujourd'hui confirmé par nos psychiatres", assure le médecin en chef Desruelles, conseiller santé du chef de l'état-major de l'armée de Terre.

Une phase expérimentale sera menée jusqu'à 2022 sur deux sites, dans le Var et en Gironde. Ce dispositif prévoit plusieurs formules d'accueil : hébergement sur place ou visites ponctuelles. 

Les maisons ATHOS ont pour vocation à accueillir en instantané une quinzaine de blessés chacune, pour une capacité d’accueil globale de 90 blessés, les trois accompagnateurs de chaque maison ayant à suivre une trentaine de blessés chacun. Un des principes fondamentaux est le volontariat : pas de modalisation précise, pas de temps particulier de traitement, et une grande flexibilité en fonction des blessés, qui bénéficieront chacun d'un projet personnalisé.

"ATHOS se veut le plus englobant possible dans la prise en charge des blessés psychiques", souligne Christophe Daurel, commissaire général de 2e classe et chef du groupe de travail ministériel du projet. Le but à terme est d'avoir "un maillage territorial (de maisons ATHOS) qui permette de couvrir tout notre territoire national".

En partenariat avec l'IGESA (Institut de gestion sociale des armées), qui gère les 130 établissements sociaux et médicaux-sociaux du ministère des Armées, tous les blessés suivis par le service de santé des armées (SSA) pourront accéder à ce programme. 

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Ya Rab Yeshua.

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Cela ne reste que leurs chiffres ont peut en compté bien plus. 

 

Ils sont morts pour notre liberté, malheureusement l avenir finira par les oublier, comme pour les prochains... 

1 RTP

 

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Alors, il y a de tout et de moins.

Il y en a certainement qui feront semblant d'être malades psychiques et qui ne le seraient pas réellement, mais il y en a un tas aussi qui le sont et n'osent pas en parler ou en parlent que plusieurs années plus tard. Qui ont honte de se manifester car se considèrent faibles de le subir. J'en connais personnellement 3 cas qui sont dans ce cas de honte qui en ont parlé que plusieurs années après s'être rongés à fond. Certains le trauma initial date d'il y a.... environ 10 ans.

Ce n'est pas simple pour un combattant qui veut en être vraiment un d'assumer d'avoir un trauma psychique qui le détruit intérieurement. Ils pensent qu'ils sont faibles et pensent qu'en parler c'est les mettre dans un asile avec des fous, situations dans laquelle ils ne se reconnaissent pas. Ils ont aussi très peur d'être jugés par leur entourage. 

Heureusement l'armée traite mieux ces situations qu'il y a 10 ou 20 ans. On a des bons psychologues qui savent prendre en charge ces problèmes. 

Maintenant je sais aussi que certains essaient de jongler la dessus sur des faux traumatismes pour gratter une pension ou indemnisation, et se soustraire de leurs responsabilités.... il y en a aussi.

Sauf que je préfère qu'on prenne en charge 10 vrais traumatisés et 1 faux que de les mettre tous dans le même carton et les considérer tous des mytho, négligeant ceux qui en ont besoin.

Donc, dans tous les cas, ceux qui peuvent en souffrir ne doivent absolument pas hésiter à demander un rdv avec un psychologue ou psychiatre d'un HIA, il y en a vraiment des très bons, à l'écoute, il ne faut pas avoir honte. Surtout que si vous ne le souhaitez pas, votre unité ne sera pas au courant, en tout cas des détails. Il est impératif d'en parler et demander de l'aide. Si votre conjoint/e est dans ce cas là, il ne faut pas hésiter à le pousser à en parler et il faut être très à l'écoute et être compréhensif. Ce n'est jamais simple pour celui qui le subit, si les proches ne sont pas là pour eux, il y a moyen qu'ils se referment dans leur souffrance silencieuse. Et les gens qui peuvent en avoir dans leur unité, il ne faut pas les juger, bien au contraire. 

C'est vraiment un sujet qui ne doit pas être tabou.

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"La guerre n'est rien d'autre que la continuation de la politique par d'autres moyens."

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