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Covid-19 : les marins du groupe aéronaval seront vaccinés avant leur prochain départ en mission


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Interrogé sur une éventuelle vaccination contre la covid-19 des équipages du groupe aéronaval [GAN] formé autour du porte-avions Charles de Gaulle lors de son dernier point presse, le 21 janvier, le porte-parole du ministère des Armées, Hervé Grandjean, n’avait pas souhaité faire de commentaire particulier à ce sujet. Il aura fallu attendre vingt-quatre heures pour avoir la réponse.

En effet, en déplacement dans le Var pour évoquer les « enjeux sociaux » pour les militaires, la ministre des Armées, Florence Parly, a indiqué qu’une campagne de vaccination des marins était en cours dans les hôpitaux d’instruction des armées [HIA] Clermont-Tonnerre à Brest et Saint-Anne à Toulon.

« Cette campagne de vaccination est naturelle et évidente car le Charles-de-Gaulle va naviguer dans des zones où il n’y a pas de possibilité d’évacuation sanitaire ou si ces possibilités existent elles se comptent en jour. Or, nous savons qu’il faut évacuer les malades rapidement. La vaccination ne dispense pas du respect des gestes barrières à bord », a expliqué la ministre à l’antenne de France Bleu, le 22 janvier. « C’est une précaution supplémentaire », a-t-elle ajouté.

Comme les vaccins actuellement autorisés nécessitent une seconde dose six semaines au plus après l’injection de la première, il ne fallait guère perdre de temps étant donné que le GAN doit appareiller de Toulon à la mi-février.

Ainsi, tout est fait pour éviter de vivre à nouveau l’épisode de l’an dernier.

Pour rappel, 1.081 marins du groupe aéronaval avaient été testés positifs à la covid-19 [sur 2.010], ce qui conduisit à écourter la mission Foch de quelques jours. La promiscuité à bord des navires militaires n’avait pu que favoriser la progression rapide de l’épidémie.

« Au regard des informations dont nous disposons aujourd’hui il y a eu des erreurs sur les mesures à prendre pour lutter contre le coronavirus », avait ensuite expliqué Mme Parly, lors de la présentation aux parlementaires des résultats des enquêtes alors menées. Et d’ajouter que, si elles ne signalaient pas de « faute concernant le commandement du ‘Charles-de-Gaulle' », ces dernières soulignait une « confiance excessive dans la capacité du groupe aéronaval et du porte-avions à faire face au coronavirus. »

Depuis, des aménagements ont été réalisés à bord du porte-avions à l’occasion de son dernier arrêt technique, avec la mise en place de zones de mis en quarantaine pour isoler les malades éventuels ainsi que les cas contact. Et des moyens dépistage systématique devaient être mis à la disposition des médecins.

Cela étant, même en étant favorable aux vaccins, ceux mis au point contre la covid-19 peuvent légitimement susciter quelques interrogations, d’autant plus qu’ils reposent sur un principe nouveau, basé sur l’ARN messager.

Pour autant, les militaires doivent être aptes à servir en tout lieu et en tout temps. Par conséquent, ils doivent être protégés contre les maladies pouvant survenir durant leur service, en particulier quand ils sont en mission.

Aussi sont-ils soumis à une obligation vaccinale, comme l’a confirmé l’arrêt n°222918 du 3 mars 2004 rendu par le du Conseil d’État, ce dernier ayant relevé que c’est « sans méconnaître sa compétence que le ministre de la Défense, responsable de l’emploi des militaires placés sous son autorité et du maintien de l’aptitude de ces derniers aux missions qui peuvent à tout moment leur être confiées, a édicté ces dispositions qui sont directement liées aux risques et exigences spécifiques à l’exercice de la fonction militaire. »

Selon le cabinet MDMH AVOCATS, spécialisé dans les affaires militaires, le « refus de se soumettre aux immunisations prévues dans le calendrier vaccinal des armées peut avoir plusieurs types de conséquences » : il peut constituer un motif d’inaptitude ou entraîner des restrictions d’emploi et il peut « être considéré comme une faute contre la discipline et fonder une demande de sanction. »

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Ya Rab Yeshua.

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