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RETEX FMIR - AVRIL 2021 - 121 RT


Alpha Fox
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Bonjour à tous. 

Voici mon retour d’expérience sur la FMIR que je viens de vivre. Je l’ai effectuée en avril 2021 au 121e Régiment du Train de Montlhéry.

 

En lisant d’autres retex vous verrez que les déroulés ne sont pas identiques partout. Il s’agit bien ici de MON stage et pas de ce que d’autres ont vécu ailleurs ou de ce que vous vivrez si vous vous engagez dans la même voie. Même si le contenu de la formation est fixé de manière réglementaire, l’emploi du temps et les méthodes restent à l’initiative des cadres organisateurs. 

 

Pour entamer notre engagement de réserviste auprès du régiment nous devions valider 3 grands volets, immobilisant 15 jours :

  • le PSC1 (2 jours de secourisme en petits groupes, plusieurs dates au choix).
  • la FMIR (11 jours avec tout l’effectif).
  • le tir (2 jours au stand en petits groupes, plusieurs dates au choix).

 

Je démarre donc par me rendre sur un week-end au régiment pour le PSC1. C’est un diplôme civil, niveau de base du secourisme. Pas de difficultés particulières. Certaines personnes du groupe l’avaient déjà passé dans d’autres circonstances. Il faut être attentif et ça passe bien. 
C’est aussi l’occasion d’un premier contact avec la vie militaire : les chambrées, les repas à l’ordinaire, appeler les formateurs par leur grade, se déplacer en colonne dans le camp, etc.

 

Le lendemain après-midi je reviens au régiment pour percevoir mon paquetage. 

Bien qu’on ait déjà renseigné nos tailles sur le site de candidature, on essaye quelques tenues, les gants, les chaussures, le béret. Ensuite on passe en file indienne avec nos chariots pour percevoir tous les habits et l’équipement, chacun son tour.

Une fois que tout est bien emballé, le sac à dos F2, le sac cargo 80 L et la musette sont pleins à ras bord !

 

Le mardi soir nous sommes tous convoqués au régiment : c’est le début de la FMIR.

Nous sommes répartis dans les chambres. L’effectif est divisé en 5 groupes de 8 stagiaires. Nous déballons nos effets militaires et enfilons le treillis pour la première fois ! La soirée consiste en un briefing sur le contenu de la formation, les règles de vie et ce qu’on attendra de nous en terme d’engagement et de comportement.

Chaque groupe est encadré par un maréchal des logis (sergent) et un brigadier (caporal). L’ensemble du stage est mené par un adjudant-chef assisté d’un adjudant.

 

Ensuite nous passons 2 journées entières consacrées à la MOAL (maîtrise opérationnelle de l’armement léger). Nous percevons donc nos FAMAS et allons apprendre à les connaître et nous en servir dans toutes les configurations possibles. Il ne s’agit que de répétitions de postures et de situations « à vide », pas de tir tant qu’on a pas été évalué favorablement. Les journées sont longues, l’instruction minutieuse et répétitive.

À la fin des 2 jours, nous passons individuellement pour restituer nos apprentissages et montrer qu’on est capables de se voir confier une arme.

 

Ce pré-requis étant effectué, notre détachement embarque dès le vendredi dans un bus en direction du camp du Ruchard (joli terrain de jeu, +2000 ha de forêt en Touraine), que certains lecteurs ici connaissent peut-être. Nous nous y installons pour 8 jours.

 

À partir de là les journées seront à peu près toutes sur le même rythme (6h-22h) :

  • des cours en salle (l’organisation de la Défense, le régiment, les grades, les transmissions, la topographie, le savoir-vivre, les risques NRBC, les actes de combats (individuels ou en trinôme), etc.
  • des cours d’ordre serré (marcher au pas) avec ou sans arme.
  • des séances de sport (dont un test Luc Léger).
  • des évaluations écrites sur les cours de la veille.
  • des TIG matinaux jamais assez nickels.
  • des initiations au parcours d’obstacles.
  • des rations de combat à tous les repas.
  • et de la fatigue qui s’accumule chaque jour.

 

Par dessus ces activités régulières sont venues se greffer quelques autres :

  • une marche de 7km (annoncée 5) avec arme et musette.
  • 3 demi-journées en forêt dédiées à l’apprentissage et la mise en œuvre des actes réflexes du combattant et le travail en trinômes (on tire avec des munitions à blanc). C’est probablement le morceau le plus important de la formation.
  • une marche de 17km (annoncée 20) avec arme, tout l’équipement de combat et le sac F2 rempli de quoi bivouaquer dans la foulée. Il a fallu beaucoup de cohésion pour que tout le monde arrive au bout, surtout pour faire les 500 derniers mètres en courant !
  • un bivouac d’une nuit, chacun sous sa bâche, précédé d’un entraînement au combat nocturne.
  • une plaisante remise de bérets qui rend fier et nous autorise enfin à quitter notre chapeau de brousse !
  • le « rallye » qui est la demi-journée où l’on est interrogé individuellement sur tous les cours passés (par écrit pour les cours théoriques, en mode parcours pour une mise en situation de combat, épreuve chronométrée pour le démontage/remontage de FAMAS...), c’est la grosse partie de la note finale.
  • un repas tradition bien détendu la veille du départ, préparé et servi pas les gradés.

 

Nous sommes 35 recrues sur 40 à être allés jusqu’au bout du stage.

Le dernier jour consiste à ranger et nettoyer les installations du camp du Ruchard, rentrer au régiment (3h de route) et ranger tout le matériel utilisé pendant la semaine. Certains enchaînent directement avec 2 jours de tir au FAMAS sur le stand. Pour ma part je suis positionné sur le week-end suivant.

 

Après une semaine de coupure et de repos bien mérité, je reviens donc au régiment avec d’autres camarades pour deux longues et intenses journées au stand de tir. Nous tirons enfin avec de vraies munitions qui font de vrais trous sur les cibles !

On apprend et on répète sur toutes les distances (de 5 à 200m), dans toutes les positions, de jour comme de nuit, avec et sans gilets pare-balles. On passe plusieurs tests où il faut allier réussite aux tirs et respect du temps imparti. Ces tests valident les 4 premiers modules du tir au FAMAS (Bravo, Charlie, Delta nuit et Delta protection balistique).

 

À présent, la FMIR est validée et le peloton des nouveaux Tringlots attend avec impatience de connaître son escadron d’affectation. 

 

J’espère que ce récit pourra aider certains à voir plus clair sur le sujet. Si vous voulez d’autres infos, si vous avez des questions, n’hésitez pas à me le dire, je répondrai.

 

Amicalement 

 

 

AF

 

 

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Bonjour Alpha Fox, merci pour ce retex. Je suis candidat pour intégrer ce régiment en tant que réserviste.

Au sujet de la marche de 17km, tu t'étais préparé avant ? Quel est le rythme ? Combien de temps pour faire cette distance ? Je me suis testé le week-end dernier, j'ai fait 18km avec 12kg sur le dos et j'en ai bavé, des douleurs pendant 2/3 jours.

Je ne me rendais pas compte ce qu'était une longue marche avant ça.

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@mxft excellente idée de postuler !

Au sujet de la marche je ne me suis pas préparé particulièrement. Disons que c’est un exercice que je pratique régulièrement donc ce n’a pas été une vraie difficulté. En revanche certains ont vraiment morphlé, surtout à cause de l’état de leurs pieds ou de leur petit gabarit.

Ce jour là on a dû faire 3 pauses, donc environ une par heure.

Donc il faut quand même arriver un peu affûté si on ne veut pas subir, appréhender la marche et passer un mauvais moment.

D’ici à ta future intégration, je t’invite à bosser un peu le sujet !

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Il y a 4 heures, Alpha Fox a dit :

@mxft excellente idée de postuler !

Au sujet de la marche je ne me suis pas préparé particulièrement. Disons que c’est un exercice que je pratique régulièrement donc ce n’a pas été une vraie difficulté. En revanche certains ont vraiment morphlé, surtout à cause de l’état de leurs pieds ou de leur petit gabarit.

Ce jour là on a dû faire 3 pauses, donc environ une par heure.

Donc il faut quand même arriver un peu affûté si on ne veut pas subir, appréhender la marche et passer un mauvais moment.

D’ici à ta future intégration, je t’invite à bosser un peu le sujet !

Merci pour ta réponse. Ce n'est pas plus dur que ce que j'imaginais mais ça confirme que j'ai besoin d'entraînement. Pour ma part, je supporte bien les ampoules, mais c'était surtout des douleurs musculaires au niveau des adducteurs. J'avais la sensation que mes cuisses pouvaient lâcher à tout moment. 

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La cohésion du groupe aide à se dépasser sur le moment mais arriver prêt physiquement t'aidera aussi psychologiquement. 

Tu as le temps, n'hésite pas à te préparer progressivement. Ça ne peut-être que bénéfique.

Et si tu as besoin d'infos sur le 121RT, contacte moi en MP.

 

Amicalement. 

 

AF

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C'est l'apprentissage ça. Au début on marche avec un sac surchargé, puis on comprend vite que les compléments perso doivent rester dans l'armoire. Que finalement le tapis de sol, on peut s'en passer, que ce sac de couchage bien épais de 4kg, ça serait bien qu'il ne fasse que 1kg et on va claquer 300e au vieux campeur ?

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Merci @Alpha Fox, toujours intéressant de lire les RETEX de FMIR :)

Juste une question, les bouchons d'oreille filtrants, fournis pour le tir (dans le paquetage à priori), sont-ils "suffisants" pour protéger les oreilles? Quel était votre ressenti à ce sujet? Ou certains prévoient-ils des bouchons d'oreilles filtrants encore "meilleurs"?

Merci,

Comex

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@Comex Les bouchons anti-bruit (BAB) que l'on perçoit avec l'équipement sont très bien. 

Pour ma part j'en ai perdu un dès le 2ème jour d'exercice en forêt. Je les ai donc remplacés par des bouchons en mousse que j'avais prévus pour les nuits en dortoir (!!). De ceux que l'on peut avoir quand on voyage en avion.

Et ça fait très bien le boulot aussi. 

Donc dans tous les cas c'est une bonne idée de prévoir des BAB de secours mais vu qu'on risque de les abîmer ou les perdre, pas la peine de chercher des modèles super-pro. 

 

Amicalement

 

AF

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Le 29/05/2021 à 15:52, Alpha Fox a dit :

 

@Comex Les bouchons anti-bruit (BAB) que l'on perçoit avec l'équipement sont très bien. 

Pour ma part j'en ai perdu un dès le 2ème jour d'exercice en forêt. Je les ai donc remplacés par des bouchons en mousse que j'avais prévus pour les nuits en dortoir (!!). De ceux que l'on peut avoir quand on voyage en avion.

Et ça fait très bien le boulot aussi. 

Donc dans tous les cas c'est une bonne idée de prévoir des BAB de secours mais vu qu'on risque de les abîmer ou les perdre, pas la peine de chercher des modèles super-pro. 

 

Amicalement

 

AF

Ça marche, je vois. Merci pour le conseil! ;)

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Le 26/05/2021 à 12:35, Julepayen a dit :

J'ai beaucoup apprécié ton RETEX et ca m'incite aussi à continuer mon chemin vers la réserve.

Petite question au niveau matériel, c'est donc à nous de d'acquérir/fournir le matériel de base (sacs/uniformes ?). Si quelqu'un a un lien vers ce qu'on doit nous même fournir je suis preneur. 

 

Le 29/05/2021 à 14:52, Comex a dit :

Merci @Alpha Fox, toujours intéressant de lire les RETEX de FMIR :)

Juste une question, les bouchons d'oreille filtrants, fournis pour le tir (dans le paquetage à priori), sont-ils "suffisants" pour protéger les oreilles? Quel était votre ressenti à ce sujet? Ou certains prévoient-ils des bouchons d'oreilles filtrants encore "meilleurs"?

Merci,

Comex

Les BAB fournis sont de très bonne manufacture, avec deux modes: un qui filtre tout les sons et l’autre qui atténue tout en laissant le son des voix passer!

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