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Le Service de santé des Armées cherche à améliorer l’acclimatation des soldats à la chaleur


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Pour améliorer les capacités cognitives et physiologique du combattant, il est désormais question d’implants neurologiques [comme projet américain NESD, pour Neural Engineering System Design], voire de mutations génétiques.

On parle alors de « soldat augmenté ». Mais s’il ne peut que s’intéresser à un tel concept, le ministère des Armées s’est imposé des limites éthiques.

« Permettez-moi à ce stade de mettre fin à tout fantasme : ces évolutions dites ‘invasives’ ne sont pas à l’agenda des armées françaises », a en effet prévenu Florence Parly, la ministre des Armées, en décembre 2020.

Augmenter les capacités du combattant peut passer par la mise au point de nouveaux équipements, comme par exemple l’exosquelette, qui permet de manipuler des charges lourdes sans effort, ou bien encore le casque RAFT [Réalité augmentée pour le fantassin], qui « connecte » les soldats tout en favorisant leurs prises de décisions.

Mais aussi par une meilleure préparation aux conditions que les militaires rencontreront sur les théâtres extérieurs où ils seront engagés. Tel est le sens des travaux menés actuellement par l’unité « Physiologie de l’exercice et des activités en conditions extrêmes » [PEACE] de l’Institut de recherche biomédicale des Armées [IRBA].

Ainsi, l’un des enjeux de ces recherches est d’améliorer l’acclimatation des soldats non seulement aux fortes chaleurs mais aussi aux basses températures.

S’agissant du premier cas, l’IRBA a ainsi suivi des militaires affectés aux Émirats arabes unis durant les deux premières semaines suivant leur arrivée. Ce qui a permis de collecter des données physiologiques durant des tests physiques [fréquence cardiaque, température, pertes sudorales, composition de la sueur, etc] et de recueillir le ressenti des intéressés.

Avec ces données, les chercheurs de l’IRBA ont « montré la possibilité de réaliser précocement un entraînement en endurance pourvu qu’il soit d’intensité et de durée modérées, adapté à chacun et sous la surveillance d’un moniteur EPMS », écrit Actu Santé, le magazine du Service de Santé des Armées [SSA]. Cependant, poursuit-il, cette « pratique permet d’accélérer un peu la mise en place des adaptations physiologiques, mais de façon incomplète : si l’augmentation de la fréquence cardiaque est rapidement plus modérée, le stockage thermique au cours de l’effort n’est, quant à lui, pas atténué. »

Aussi, l’une des conclusions de l’IRBA est qu’il est nécessaire de « de limiter tant que faire se peut la charge opérationnelle » durant les quinze premiers jours suivant l’arrivée sur le théâtre d’opérations.

Cela étant, tous les soldats ne réagissent pas de la même manière à la chaleur. Par exemple, ceux qui ont été déjà effectué une mission de quatre mois dans un pays chaud s’acclimatent plus vite que les autres. « Cette observation fait évoquer la possibilité d’une sorte de trace biologique laissée par une première exposition à la chaleur, responsable d’une ‘mémoire’ cellulaire réactivée lors de la réexposition », souligne Actu Santé.

Mais plus généralement, la capacité d’acclimatation varie d’un individu à l’autre. « Il existe une variabilité individuelle importante de la tolérance à la chaleur, avec des sujets présentant d’emblée une bonne tolérance à la contrainte thermique et d’autres ayant une altération marquée de leurs capacités », poursuit en effet le magazine. Or, il n’existe pas actuellement de méthode pour les identifier avec des critères simples. D’où la piste suivie par l’unité PEACE de l’IRBA, laquelle consisterait à faire passer un « test de terrain à la chaleur » afin de mesurer « la réponse physiologique » ainsi que « la fréquence cardiaque ».

Des travaux portant sur « les modalités de mise en place d’un tel test, qui permettrait de limiter le risque encouru pour les individus les plus vulnérables, tout en garantissant une capacité opérationnelle précoce avec les sujets les plus tolérants », sont actuellement en cours. Un autre objectif est de pouvoir être en mesure d’améliorer la préparation opérationnelle avant une « projection » en milieu chaud désertique.

Une autre étude de l’IRBA vise également à adapter les rations alimentaires en fonction de l’environnement, les besoins et les envies n’étant pas forcément les mêmes selon les milieux. Des essais ont ainsi été menés en milieu polaire, lors de la mission UPPICK, c’est à dire un raid d’aguerrissement au Groenland effectué par le Groupe militaire de haute montagne [GMHM].

Quoi qu’il en soit, pour mener à bien ses travaux l’IRBA dispose désormais d’une chambre bioclimatique, inaugurée en décembre 2020. Cet outil, unique en Europe, permet des « enregistrements physiologiques de pointe dans un environnement parfaitement contrôlé s’échelonnant entre -20°C et +70°C, de 0% à 100%  d’hygrométrie avec un vent jusqu’à 80 km/h. »

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Ya Rab Yeshua.

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