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Le général Lecointre va quitter ses fonctions de chef d’état-major des armées


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http://www.opex360.com/2021/06/13/le-general-lecointre-va-quitter-ses-fonctions-de-chef-detat-major-des-armees/

Depuis quelques mois, la rumeur disait que le général François Lecointre allait quitter ses fonctions de chef d’état-major des armées [CEMA], qu’il occupe depuis juillet 2017. Et sa récente visite au 3e Régiment d’Infanterie de Marine [RIMa], au sein duquel il s’illustra en Bosnie-Herzégovine, avant d’en devenir le chef de corps [2005-2007], pouvait être perçue comme un retour aux sources, ou comme un message d’adieu… tout comme son récent déplacement en Bosnie, où il a salué la mémoire de deux ses marsouins, tués lors du combat du pont de Vrbanja [27 mai 1995].

Finalement, ce 13 juin, le général Lecointre, 59 ans, a mis fin aux spéculations, en annonçant, sur les ondes de RTL, qu’il quittera le service actif, à sa demande, après le 14 juillet prochain.

L’une des raisons à son départ, a-t-il expliqué, est « d’éviter qu’il y ait une politisation de la fonction du chef d’état-major des armées. » Et de préciser : « Je ne souhaitais pas que que le chef d’état-major des armées parte à l’issue du mandat d’un président de la République, […] je ne souhaitais qu’un chef d’état-major des armées, qui est un chef militaire, soit associé à un politique ».

Ce départ n’est pas lié aux récentes polémiques sur les tribunes publiées par des militaires, ni aux annonces sur l’évolution du dispositif militaire français au Sahel [et pour cause, il en a été l’artisan…].

« Le général François Lecointre a soumis il y a plusieurs mois au président de la République sa demande de quitter le service actif après le 14 juillet 2021. Le président de la République tient à saluer en lui le grand soldat, le chef militaire et le serviteur de l’État », a commenté la présidence de la République, selon l’AFP.

Ce qui s’apparente à une démission, même si le terme n’est pas utilisé. Pour rappel, le général Lecointe avait succédé au général Pierre de Villiers, qui avait démissionné après avoir critiqué rudement de nouvelles coupes budgétaires alors envisagées par Bercy.  Tenus lors d’une audition à l’Assemblée nationale, ses propos « fuitèrent » dans la presse, malgré le huis clos, ce qui avait donné lieu à un rappel à l’ordre du président Macron, le 13 juillet 2017. « Je suis votre chef », avait-il lancé, lors de la traditionnelle réception donnée à l’Hôtel de Brienne avant les cérémonies du 14-Juillet.

Le président Macron « remercie tout particulièrement le général Lecointre pour son action inlassable à ses côtés dans la direction des opérations militaires durant quatre années et lui adresse ses vœux les plus chaleureux pour l’avenir », a ajouté la même source.

« Durant ses quatre années en tant que chef d’état-major des armées, il a apporté à la ministre un conseil précieux dans un contexte stratégique de plus en plus exigeant, et assuré avec dynamisme et détermination la conduite des opérations décidées par le Président de la République », a tenu à souligner Florence Parly, la ministre des Armées.

« Au Levant, les armées françaises avec leurs partenaires de la Coalition contre Daesh ont contraint l’organisation terroriste à la clandestinité en reprenant le territoire qu’elle contrôlait. L’opération Hamilton en Syrie a permis de rétablir les lignes rouges internationales contre l’emploi des armes chimiques. Au Sahel, l’opération Barkhane a affaibli les filiales d’Al Qaida et de Daesh tout en accompagnant le développement des forces sahéliennes et la mise en place de l’opération Takuba de forces spéciales européennes. En France, les armées ont apporté un soutien de tous les instants dans la lutte contre le terrorisme avec la mission Sentinelle. Depuis plus d’un an, l’opération Résilience engage les militaires dans la protection des Français face au Covid pour soigner, vacciner, transporter, assister, en métropole et outre-mer », a rappelé la ministre.

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Toujours selon les rumeurs de ces derniers mois, la succession du général Lecointre devait se jouer entre l’amiral Pierre Vandier et le général Thierry Burkhard. Et c’est le second qui sera le prochain CEMA, deux ans après avoir été nommé chef d’état-major de l’armée de Terre [CEMAT]. Selon l’Élysée, il prendra ses nouvelles fonctions « dans quelques semaines ».

PS. Biographie du futur CEMA

Le général d’armée Thierry BURKHARD est né le 30 juillet 1964 à Delle (90). Saint-cyrien de la promotion Cadets de la France libre (1985-1988), il choisit à l’issue de sa scolarité de servir dans l’arme de l’infanterie.

Après sa formation de chef de section à Montpellier, il est affecté au 2e régiment étranger de parachutistes (2e REP) à Calvi en Corse, où il prend notamment la fonction de chef de la section de commandos parachutistes. Promu capitaine en 1992, il est successivement officier adjoint puis commandant de compagnie. Il est projeté en Guyane, en Irak, en Ex-Yougoslavie, au Tchad et au Gabon.

En 1996, il rejoint l’état-major des armées comme officier de quart au centre de planification et de conduite des opérations (CPCO). Promu chef de bataillon en 1997, il est breveté du collège interarmées de défense en 2000. Il est affecté ensuite au 4e régiment étranger (4e RE), à Castelnaudary, comme chef du bureau instruction emploi.

Promu au grade de lieutenant-colonel en 2001, il est affecté en 2002 à Cayenne, comme chef de la division opération de l’état-major interarmées des forces armées en Guyane (FAG). Il retourne à l’état-major des armées en 2004 en tant que rédacteur puis adjoint à la cellule J3 EUROPE du CPCO. Il est promu colonel en 2005.

Il est ensuite détaché pendant une année en République de Côte d’Ivoire comme assistant militaire du général commandant la force Licorne. Il occupe de 2007 à 2008 la fonction d’adjoint au conseiller communication du chef d’état-major des armées. Dans ce cadre, il effectue deux missions en Afghanistan.

En 2008, il prend le commandement de la 13e demi-brigade de Légion étrangère (13e DBLE) à Djibouti. A partir d’août 2010, il assure la fonction de conseiller communication du chef d’état-major des armées.

En septembre 2013, il est conseiller du coordonnateur national du renseignement à la présidence de la République. Promu général de brigade en 2014, il est ensuite affecté en août 2015 comme chef conduite du centre de planification et de conduite des opérations (CPCO) à l’état-major des armées, avant d’en prendre le commandement en août 2017. Il est général de division la même année.

Général de corps d’armée en 2018, il devient inspecteur de l’armée de Terre.

Il est nommé chef d’état-major de l’armée de Terre à compter du 31 juillet 2019, élevé le même jour au rang et appellation de général d’armée.

Le général d’armée Thierry BURKHARD est commandeur de la Légion d’honneur, commandeur de l’Ordre national du Mérite, titulaire de la Croix de guerre des théâtres d’opérations extérieures et de la Croix de la Valeur militaire.

Marié, il est père de trois enfants.

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https://www.lopinion.fr/blog/secret-defense/depart-general-lecointre-ouvre-grand-mercato-generaux-246950 

Le départ du général Lecointre ouvre le grand mercato des généraux

Le départ du général François Lecointre, chef d’état-major des armées, qu’il a personnellement annoncé ce dimanche 13 juin sur RTL, ouvre le grand mercato des généraux.

Dans la foulée, un communiqué du ministère des armées a confirmé que le général Thierry Burkhard lui succèdera comme CEMA.

La principale question est aujourd’hui de savoir qui le remplacera au poste de chef d’état-major de l’armée de terre (CEMAT) ?

Plusieurs noms circulent dont l’un revient avec insistance : celui de Pierre Schill, actuellement chef de la division emploi des forces- protection, à l’état-major des armées. Il est un pur produit du 3e Rima (malgré un passage au 2) et la 9e BIMa, comme le général Lecointre. Il a été plusieurs années à l’Elysée (état-major particulier).

Les autres noms évoqués sont Hervé Gomart, major-général de l’armée de terre, Eric Bellot des Minières, inspecteur général des armées et Bruno Durieux, directeur du cabinet militaire du Premier ministre.

Dans l’armée de l’air, on a appris le 2 juin que le chef d’état major, Philippe Lavigne, partirait - comme ses prédécesseurs depuis 2009 - à Norfolk, comme commandant suprême Allié pour la transformation (SACT) de l’Otan. Deux noms sont avancés pour lui succéder Fréderic Parisot (major général) et Stéphane Mille (sous-chef opérations à l’état-major des armées).

D’autres postes de premier plan pourraient également changer. Notamment celui de G-COS (commandement des opérations spéciales). Eric Vidaud pourrait partir à la DRSD (Direction du renseignement et de la sécurité de la défense), l’actuel détenteur du poste Eric Bucquet partant à l’Inspection générale des armées. Le général Laurent Boïté, des forces spéciales de l’armée de l’air, deviendrait alors G-COS. Aucun aviateur n’a eu ce poste depuis Jacques Saleun (1996-1999).

Le poste de Directeur du renseignement militaire (DRM) pourrait lui aussi changer, Jean-François Ferlet étant à ce poste depuis l’été 2017.

Enfin, le porte-parole de l’état-major des armées (Ema-Com) changera lui aussi de titulaire cet été, le colonel Fréderic Barby (qui prendra le commandement de la 4e brigade d’aérocombat, avec ses étoiles) cèdant son poste au colonel Pascal Ianni, en charge de l’Afrique au cabinet militaire de la ministre des armées.

Ya Rab Yeshua.

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https://www.forcesoperations.com/le-general-lecointre-sur-le-depart-apres-quatre-ans-a-la-tete-des-armees/

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Éviter une politisation de la fonction

 

En quittant ses fonctions, le général Lecointre tient avant tout à éviter une politisation de sa fonction. « Je ne souhaitais pas que le chef d’état-major des Armées parte à l’issue du mandat d’un président de la République ou exactement au même moment où se termine le mandat du président ».

 

En partant, le général Lecointre veut ainsi « à tout prix préserver les armées d’un soupçon sur leur absolue neutralité ». Au service de la présidence et non d’Emmanuel Macron, le CEMA a « le devoir absolu de dire au président de la République absolument ce qu’il pense sur les risques que feraient courir telle ou telle décision du chef de l’État », a-t-il rappelé.

 

L’autre raison, c’est ce « tuilage » qui garantit la continuité alors que s’amorce la seconde moitié de la LPM 2019-2025. « Je ne me vois pas rester six ans en fonction et je ne souhaitais pas, parce qu’il me paraît important qu’il y ait un tuilage, qu’un chef d’état-major des Armées, qui est un chef militaire, soit associé à un politique ».

 
Le-ge%CC%81ne%CC%81ral-Lecointre-sur-le- Le CEMA en déplacement en janvier 2020 au Sahel auprès des militaires de Barkhane (Crédits : EMA)
 

Poursuite de la LPM et terrorisme

 

Du côté de Brienne, la nomination prochaine du général Burkhard est sans équivoque. Unanimement apprécié, ce légionnaire de 56 ans « a imprimé une dynamique forte de modernisation et de préparation poussée aux opérations complexes, parfaitement préparé à ces nouvelles responsabilités, il dispose de toute la confiance et l’estime de la ministre des armées », indique la ministre des Armées dans un communiqué.

 

Une expérience et une vision pointue de l’avenir qui seront appréciées, car les défis ne manquent pas. Cette passation de pouvoir intervient notamment en pleine actualisation de la LPM – exercice d’autant plus périlleux au vu de l’incertitude économique -, alors que s’esquisse le recalibrage de l’opération Barkhane et qu’apparaissent de nouveaux compétiteurs et de nouveaux champs de conflictualité.

 

« Nous sommes aujourd’hui engagés dans un processus profond de transformation des Armées, de modernisation, avec une loi de programmation militaire qui courra sur deux mandats ». Cet effort de modernisation, de reconstruction « doit être poursuivi (…) sur la prochaine loi de programmation militaire », estime le CEMA.

 

Autre point d’attention de la « feuille de route » léguée à son successeur : l’évolution de la menace terroriste en Afrique et au Moyen-Orient. Si la menace est aujourd’hui moins élevée en France, les armées doivent continuer les opérations de stabilisation au Sahel afin d’éviter qu’elle ne remonte, explique le général Lecointre.

 

Et le futur ex-CEMA de faire part d’ « une inquiétude qui est liée au retrait des États-Unis d’Afghanistan et à la recréation d’un État islamiste en Afghanistan. Il faudra que nous soyons extrêmement attentif en matière de renseignement ».

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Les jeux semblent faits. Sauf changement de dernière minute toujours possibles, les prochains chefs d’état-major de l’armée de terre (cemat) et de l’armée de l’air et de l’espace (cemaae) devraient être respectivement le général Pierre Schill et le général Stéphane Mille.

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Pierre Schill, pur produit de la colo comme François Lecointre, est chef de la division emploi des forces - protection, à l’état-major des armées.

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Stéphane Mille, pilote de chasse, est sous-chef opérations (scops) à l’état-major des armées.

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Le général Benoit Durieux, chef du cabinet militaire du Premier ministre, pourrait succéder au général Patrick Destremau, comme directeur de l’enseignement militaire supérieur et de l’IHEDN.

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Le général Bertrand Toujouse devrait, lui, prendre la tête de la Direction du renseignement militaire.

https://www.lopinion.fr/blog/secret-defense/mercato-generaux-schill-mille-prochains-chefs-d-etat-major-terre-air-247335

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