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Le niveau d’activité et d’entraînement des équipages de l’Aviation légère de l’armée de Terre s’améliore


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http://www.opex360.com/2021/06/20/le-niveau-dactivite-et-dentrainement-des-equipages-de-laviation-legere-de-larmee-de-terre-sameliore/

 

Il n’y a pas encore si longtemps, le manque de disponibilité de ses hélicoptères, l’Aviation légère de l’armée de Terre [ALAT] manquait d’appareils pour la formation et l’entraînement de ses équipages, d’autant plus que les machines en état de vol étaient affectées prioritairement aux opérations extérieures [OPEX].

Un rapport parlementaire, publié en 2016, avait ainsi souligné que le nombre d’heures de vol disponibles était insuffisant pour permettre à l’ensemble des pilotes de l’ALAT de s’entraîner afin d’atteindre le niveau requis pour être « projetables » en OPEX [soit 140 heures de vol sur 12 mois, voire 200 heures pour les forces spéciales, ndlr].

« Entre 25% et 33% des pilotes d’un des régiments les plus sollicités pour les OPEX n’effectuent même pas 140 heures de vol en 12 mois », avait avancé ce rapport. Ce dernier avait pris l’exemple du 5e Régiment d’Hélicoptères de Combat [RHC] : entre le 1er janvier et le 31 août 2016, il n’avait pu « consommer » que 445,3 heures de vol sur les 984 heures prévues.

Deux ans plus tard, un nouveau rapport parlementaire fit un constat quasiment identique. Le commandant de l’ALAT [COM-ALAT] « estime que que le nombre maximum d’hélicoptères indisponibles doit être réduit à 120, notamment en réduisant la maintenance industrielle. Compte tenu de la forte indisponibilité des hélicoptères et du niveau d’engagement opérationnel, le nombre d’aéronefs disponibles pour l’entraînement et la formation se trouve considérablement réduit », avait-il soutenu.

Alors qu’une réforme du Maintien en condition opérationnelle aéronautique [MCO Aéro] a été lancée en décembre 2017, avec la création d’une direction dédiée [DMAé] et le concept de « contrats verticalisés » [un seul prestataire s’occupe dorénavant du MCO d’un type unique d’appareil], qu’en est-il actuellement?

Étant donné que le ministère des Armées a mis sous le boisseau toutes les données relatives à la disponibilité des équipements utilisés par les forces françaises, il est désormais compliqué d’en avoir une idée.

S’agissant hélicoptères, l’un des derniers chiffres connus a été donné à l’occasion d’une « mission flash » conduite par la commission de la Défense, à l’Assemblée nationale. Ainsi, selon le rapport publié à l’issue, « 33% des 438 hélicoptères » mis en oeuvre par les forces françaises étaient en état de voler en juin 2020.

Plus récemment, la DMAé a indiqué que le nombre d’heures de vol assurées par les Fennec de l’ALAT avait doublé en 2020 par rapport à 2017 [pour un total de 5’000 heures] et que la disponibilité des hélicoptères d’attaque Tigre était passée de 26 à 31% au cours de la même période.

Cela étant, la situation semble s’améliorer significativement, à en croire le général Frédéric Gout, le commandant de la 4e Brigade aérocombat [BAC]. « En 2020, malgré la crise du covid-19, nous avons consommé la totalité des heures de vol nous ayant été allouées, ce qui avait été plus difficilement le cas les années précédentes du fait de problèmes de disponibilité de nos hélicoptères », s’est-il félicité, dans le dernier numéro du magazine Air Fan.

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« Ce progrès est une véritable source de satisfaction car nos équipages atteignent désormais des niveaux d’activité, et donc d’entraînement bien plus élevés. Nous avons conservé le principe du report d’une partie de l’activité sur appareils de complément mais les heures de vol sur appareil principal ont tendance à augmenter », a continué le général Gout. Une évolution bienvenue au regard de ce qui attend l’ALAT, cette dernière devant désormais se préparer à être engagée dans un conflit de « haute intensité ».

 

Dans le détail, et selon les chiffres livrés par ce dernier, les pilotes de Gazelle ont effectué, en moyenne, 200 heures de vol, dont 30 sur EC-120 [appareils d’entraînement basés à Dax, ndlr], en 2020. Les équipages de Tigre ont accumulé 180 heures d’entraînement, dont 40 sur simulateur ou EC-120.

« Pour les équipages de Cougar et de [NH-90] Caïman, le bilan est satisfaisant avec en moyenne 180 et 190 heures, la part réalisée sur simulateurs ou appareils de complément étant respectivement de 10 et de 50 heures », a détaillé le général Gout. Toutefois, les pilotes de Puma ont connu une situation un « peu plus tendue » avec 175 heures de vol, dont 45 heures effectués avec des Fennec.

« Globalement, nous atteignons donc l’objectif de 185 heures de vol par an et par pilote et je ne signe plus de dérogations autorisant des départs en OPEX sans que le pilote n’ait atteint cet objectif, car les commandants d’unité font un effort en phase amont sur les personnels prévus pour des déploiements », a assuré le général Gout.

Cependant, la disponibilité des Puma et des Tigre demeure encore insuffisante… Mais cela s’explique par l’âge des premiers et le rétrofit en cours des seconds.

« Nous avons actuellement 18 Tigre HAP [appui et protection] en cours de rétrofit au standard HAD [appui et destruction] block 2 », a souligné l’adjoint « maintenance » du général Gout dans les colonnes d’Air Fan. « Sachant que chaque chantier immobilise un appareil pendant 90 semaines, vous imaginez aisément l’impact sur le taux de disponibilité globale », a-t-il expliqué.

À noter également la remarque faite par cet officier au sujet du NH-90 TTH Caïman. C’est un appareil qui « nécessite beaucoup de maintenance planifiée mais [qui] souffre de très peu de pannes. Le Tigre, c’est exactement l’inverse », a-t-il dit.

Ya Rab Yeshua.

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