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L’équipage d’un hélicoptère militaire français bloqué par les autorités de Guinée équatoriale pour « atteinte à la sécurité »


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http://www.opex360.com/2021/07/29/lequipage-dun-helicoptere-militaire-francais-bloque-par-les-autorites-de-guinee-equatoriale/

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Pour s’être frauduleusement constitué un patrimoine en France, Teodorin Obiang, vice-président de la Guinée équatoriale [et, accessoirement, fils du chef d’État en exercice] a vu son pourvoi être rejeté par la Cour de cassation, qui a donc confirmé la peine de trois ans de prison avec sursis que lui avait infligée la cour d’appel de Paris en février 2020. Il aura à s’acquitter d’une amende de 30 millions d’euros tandis que tous ses biens seront saisis pour « blanchiment d’abus de biens sociaux, de détournement de fonds publics et d’abus de confiance ».

« La justice confirme que la France n’est plus une terre d’accueil pour l’argent détourné par de hauts dirigeants étrangers et leur entourage : les patrimoines acquis en France avec de l’argent sale seront confisqués et leurs propriétaires poursuivis et condamnés », s’est félicité Patrick Lefas, président de la branche française de l’ONG « Transparency International ».

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Seulement, avec cette décision, il fallait s’attendre à quelques complications diplomatiques… Alors que la Cour de cassation venait de rendre son verdict, un hélicoptère Fennec des Éléments français au Gabon [EFG], qui assurait une liaison entre Douala [Cameroun] et Libreville, se posait à l’aéroport de Bata pour ravitailler en carburant. Seulement, il n’a pu pu redécoller, les autorités locales ayant mis leur veto.

« Ils se sont posés mercredi à 14H15 parce qu’ils n’avaient plus de pétrole. À ce moment a commencé une séquence de tracasseries administratives », a expliqué le colonel Pascal Ianni, le porte-parole du ministère des Armées, à l’AFP. Et l’équipage, composé de six militaires, attend toujours l’autorisation pour repartir.

« On est dans une phase de négociation » avec les autorités locales, a précisé le colonel Ianni. « On se retrouve face à un incident tel qu’on en a déjà connus. Ils retiennent l’hélicoptère et l’équipage », a-t-il ajouté.

Une péripétie de ce genre serait banale, selon un militaire français sollicité par l’AFP. « On s’arrête régulièrement à Bata, mais on a aussi régulièrement des problèmes de coordination avec l’aéroport de Bata. La tour de contrôle ne donne pas d’autorisation d’atterrir par excès de zèle », a-t-il confié.

Seulement, la situation paraît autrement plus compliquée que d’habitude. En effet, côté équato-guinéen, on accuse l’hélicoptère français de s’être posé à Bata sans autorisation. Pire encore : la radio d’État locale, la TVGE, a évoqué une « opération d’espionnage et de provocation » française.

« Ils prétendent avoir une autorisation annuelle pour se poser à Bata, mais après vérifications, l’immatriculation de l’appareil ne correspond pas. Il s’agit d’une infraction grave aux règles de l’aviation. Nous pouvons dire que c’est une atteinte à la sécurité de l’État, car c’est un appareil militaire », a par ailleurs affirmé le chef de l’état-major de la force aérienne équato-guinéenne, selon RFI.

Si, comme tout le laisse supposer, cette affaire est liée à la condamnation de Teodorin Obiang, on peut craindre que le Fennec et les six militaires français soient bloqués à Bata pendant un bout de temps…

Photo : Fennec  / Archive  © Ministère des Armées

Ya Rab Yeshua.

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Les six militaires français retenus en Guinée équatoriale ont été libérés après les excuses de Paris

On pouvait donc s’attendre à voir cette affaire durer… Mais les choses ont fini par s’arranger, Olivier Brochenin, l’ambassadeur de France en poste à Malabo ayant fait… amende honorable dans les médias locaux.

Ainsi, rapporte RFI, le diplomate a admis « deux erreurs techniques ». La première serait que, pour des « raisons de mauvaise organisation », aucune notification de l’arrivée du Fennec à Bata n’aurait été adressée aux autorités équato-guinéenne dans un délai de 72 heures avant l’atterrisage de l’appareil, comme le prévoit l’autorisation annuelle de survol accordée aux forces françaises.

Quant à la seconde, M. Brochenin a reconnu que l’immatriculation du Fennec ne figurait pas sur la liste d’autorisation, l’appareil devant assurer la mission en question ayant dû être remplacé au dernier moment en raison de soucis techniques.

« En tant qu’ambassadeur, je souhaite présenter mes excuses au gouvernement et aux autorités de Guinée équatoriale, si jamais ces erreurs ont suscité des malentendus », a alors conclu M. Brochenin.

Ces excuses ont-elles été suffisantes? D’autres concessions ont-elles dû être faite? Toujours est-il que les six militaires français ont pu redécoller à bord du Fennec le 30 juillet au soir.

« L’hélicoptère qui était bloqué à Bata vient d’atterrir à Libreville », a en effet déclaré le colonel Pascal Ianni, le porte-parole de l’État-major des armées [EMA], auprès de l’AFP. « Les six militaires se sont posés à vendredi [30/07] à 22H00 », a précisé une autre source militaire française.

Reste que le gouvernement équato-guinéen n’a toujours pas digéré la décision judiciaire concernant Teodorin Obiang, qualifiée de « partiale », de « discriminatoire » et de « farce ». Le 26 juillet, pour des sanctions décidées par le Royaume-Uni contre son M. Obiang pour des faits de corruption, Malabo a fait part de son intention de fermer son ambassade à Londres.

Ya Rab Yeshua.

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