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Si Berlin abandonne le Tigre MK3, la France ne pourrait moderniser qu’une partie de ses hélicoptères d’attaque


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http://www.opex360.com/2021/10/24/si-berlin-abandonne-le-tigre-mk3-la-france-ne-pourrait-moderniser-quune-partie-de-ses-helicopteres-dattaque/

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Parmi les programmes majeurs d’armement menés en coopération avec l’Allemagne, seul le Système de combat aérien du futur [SCAF] a passé l’épreuve de la commission des Finances du Bundestag [chambre basse du Parlement d’outre-Rhin, ndlr], en juin dernier. Et encore, les députés allemands y ont mis des conditions pour la suite du projet, en ne votant qu’une partie des crédits demandés par leur ministère de la Défense.

En effet, le MAWS [Maritime Airborne Warfare System], qui vise à renouveler les moyens de patrouille maritime, risque fort de ne pas se relever de la décision de Berlin de se procurer cinq avions P-8A Poseidon auprès du constructeur américain Boeing.

Et le char de combat du futur [MGCS – Main Ground Combat System], dont le développement est pourtant dirigé par l’Allemagne, et le standard Mk3 de l’hélicoptère de combat EC665 Tigre sont, quant à eux, à l’arrêt.

S’agissant de ce dernier, on pouvait penser qu’il n’allait pas poser de problèmes particuliers. Le coup d’envoi du développement du Tigre Mk3 – et donc de la modernisation à mi-vie de cet appareil – avait été donné en mai 2018 par Florence Parly, la ministre français des Armées, celle-ci ayant alors souligné une « nouvelle étape pour l’Europe de la défense et la consolidation de notre industrie ». Puis, en septembre de la même année, l’Organisme conjoint de coopération en matière d’armement [OCCAr] notifia, au nom de la France, de l’Allemagne et de l’Espagne, une étude de levée de risque à Airbus Helicopters, Thales et MBDA.

Dans le détail, le standard Mk3 vise à traiter les obsolescences et à doter le Tigre de nouvelles capacités, notamment dans le domaine du combat collaboratif. Ce qui, pour l’Aviation légère de l’armée de Terre [ALAT] doit se traduire par son intégration au système d’information et de communication [SICS] du programme Scorpion. Il s’agit aussi de l’équiper du système de gestion aéroporté MUM-T pour qu’il soit capable de communiquer avec des drones et de l’armer avec le futur missile MHT [missile haut de trame] conçu par MBDA. Le tout pour un coût estimé à 5,5 milliards d’euros.

Seulement, l’Allemagne ne semble plus prête à investir dans un tel programme. En février, la chancelière allemande, Angela Merkel, parla d’une « série de négociations à conduire, en particulier avec Airbus pour la partie allemande » au sujet du Tigre Mk3. Puis il fut avancé que la Bundeswehr s’opposait « à toute mise à niveau étant donné la faible disponibilité opérationnelle » de ses hélicoptères d’attaque.

Qui plus est, un an plus tôt, le magazine spécialisé britannique Shephard Media laissa entendre que « le gouvernement fédéral allemand a[vait] demandé à son homologue américain des informations sur l’hélicoptère d’attaque AH-64 Apache de Boeing ». Et s’il n’en fut plus question par la suite, certains estimèrent que Berlin allait attendre la formation d’une nouvelle coalition gouvernementale, issue des élections de septembre 2021, pour formaliser son retrait du programme Tigre Mk3.

« Pour le Tigre standard 3, notre hélicoptère de combat aux performances améliorées, il me paraît réaliste de dire […] que nous devrons examiner une solution d’attente. Nous envisageons donc un engagement du programme en octobre 2021, en espérant être rejoints par l’Allemagne à l’issue du processus de changement de gouvernement et de coalition », avait par ailleurs expliqué Joël Barre, le Délégué général pour l’armement, lors d’une audition parlementaire, en juin dernier.

Or, un retrait allemand de ce programme risque de pénaliser fortement l’ALAT, qui, contrairement à la Bundeswehr, utilise intensivement ses Tigre, en particulier au Sahel.

« Concernant le Tigre Standard 3, soit l’Allemagne nous rejoint et nous pourrons le réaliser tel que prévu, soit elle ne nous rejoint pas et il faudra redéfinir le standard avec l’Espagne et ne faire passer à ce standard 3 bis ou 4 qu’une partie de nos hélicoptères », a en effet déclaré le général Pierre Schill, le chef d’état-major de l’armée de Terre [CEMAT], lors d’une audition à l’Assemblée nationale.

Pour rappel, l’ALAT doit disposer, d’ici 2027, de 67 Tigre HAD [appui et destruction]. Combien pourront être portés au standard Mk3 en cas de retrait allemand ? Le général Schill ne l’a pas précisé. En tout cas, a-t-il dit, « la présence de l’Allemagne constitue toutefois un enjeu puisque l’équilibre économique du programme ne peut être obtenu qu’avec elle ».

Cela étant, dans un entretien donné en avril dernier à La Tribune, le Pdg d’Airbus Helicopters, Bruno Even, s’était dit confiant sur l’issue de programme. « Je n’imagine même pas que les Allemands puissent acheter américain au regard des enjeux, qui reposent sur le lancement du programme Tigre Mark 3. Ce serait un constat d’échec », avait-il dit. D’autant plus que, selon lui, ce « programme est, notamment pour des raisons budgétaires, la meilleure des solutions pour les trois armées, dès lors qu’elles y vont ensemble par rapport à toute autre hypothèse. Je n’imagine donc pas un autre scénario ».

Quant au MGCS, dont l’un des blocages est dû à un désaccord entre les industriels impliqués [notamment entre Nexter et Rheinmetall], le CEMAT a estimé qu’il devait maintenant « revenir au premier plan ».

« Il est important pour nous mais également pour l’armée de Terre allemande que, sitôt le gouvernement allemand installé, nous puissions poursuivre ce projet majeur pour nos deux armées », a dit le général Schill, qui a donné le sentiment d’appeler à dépasser les désaccords sur les questions industrielles.

« Bien que consciente des enjeux industriels autour du projet, l’armée de Terre a un besoin stratégique d’acquérir un MGCS en 2035. Malgré les difficultés souvent inhérentes à un projet conduit en coopération, nous devons rester concentrés sur nos réflexions avec notre allié allemand sur le besoin opérationnel que nous partageons », a-t-il en effet affirmé.

Ya Rab Yeshua.

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https://www.forcesoperations.com/tigre-mk3-berlin-en-retrait-paris-et-madrid-avancent-desormais-en-duo/

Tigre Mk3 : Berlin en retrait, Paris et Madrid avancent désormais en duo

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L’Allemagne s’est provisoirement retirée des discussions menées avec la France et l’Espagne sur le programme Tigre Mk3, confirmant un scénario évoqué dès le mois de juin par le délégué général pour l’armement (DGA) Joël Barre.

 

Avancer en duo

Entre le CEMAT, le général Pierre Schill, et les députés ayant travaillé sur le projet de loi de finances pour 2022, la déconvenue est loin d’être passée inaperçue. « Le Tigre standard 3, indispensable à l’armée de terre, n’est pas la priorité de l’Allemagne », résume par exemple le député LR François Cornut-Gentille, rapporteur spécial pour la mission Défense.
 

D’après le député LREM Christophe Lejeune, rapporteur pour le programme 146 « Équipement des forces – dissuasion », les autorités allemandes ont bel et bien décidé de « temporiser leur décision ». Surcoûts, inertie de la période électorale, lobbying américain en faveur de l’AH-64 Apache, voire un peu des trois : la raison de ce retrait provisoire n’est pas connue. 

Pour la France, ce programme synonyme de rénovation à mi-vie du système d’armes est trop important pour être abandonné. Certaines de ses briques dépassent d’ailleurs ce seul cadre, tels que le missile haut de trame ou la suite avionique FlytX commune avec le futur HIL Guépard. La notification d’une commande pour une première tranche de 14 appareils est toujours d’actualité si l’on en croit les différents rapports.
 

Les négociations se poursuivent donc en bilatérale avec le seul partenaire espagnol. Les deux pays ont toutefois convenu de « laisser la possibilité à l’Allemagne de revenir sur sa décision durant une période de six mois », relève Christophe Lejeune.

 

Vers une baisse du niveau d’ambition ?

L’Allemagne « out », ce sont potentiellement 51 hélicoptères en moins à moderniser et une incidence négative sur les économies d’échelle. La décision allemande constitue donc un enjeu « puisque l’équilibre économique du programme ne peut être obtenu qu’avec elle », soulignait dernièrement le CEMAT en audition parlementaire.
 

Principale conséquence : l’impossibilité de porter l’ensemble des 71 Tigre français au standard 3. « Concernant le Tigre Standard 3, soit l’Allemagne nous rejoint et nous pourrons le réaliser tel que prévu, soit elle ne nous rejoint pas et il faudra redéfinir le standard avec l’Espagne et ne faire passer à ce standard 3 bis ou 4 qu’une partie de nos hélicoptères », ajoutait-il.

La DGA et son homologue espagnole, la Direction générale de l’armement et du matériel (DGAM), planchent d’ores et déjà sur le rapprochement de leurs spécifications « afin de réduire le coût de la modernisation souhaitée et de ne pas augmenter l’enveloppe budgétaire allouée à cette opération du fait du retrait allemand », relève Christophe Lejeune.
 

À moins de relever le plafond financier, la démarche, tout en maintenant le programme en vie, pourrait se solder par une baisse du niveau d’ambition. Côté allemand, la constitution d’un nouveau gouvernement fédéral, espérée pour début décembre, pourrait contribuer à rétablir un canal et à – enfin – trouver un terrain d’entente dans le temps imparti. Réponse d’ici au printemps prochain.

Ya Rab Yeshua.

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Sérieusement, il faut arrêter de croire que les Allemands sont nos "amis"

Déjà qu'ils ont failli nous la mettre à l'envers pour le Rafale (Heureusement que Dassault a réussi à tenir tête à tout le monde), qu'ils nous l'ont déjà mis à l'envers avec les russes et là, maintenant ils nous lâchent pour le tigre ???

Mais attendez....COMMENT ? LA STUPEUR M'ENVAHIT !!!

 

Le 24/10/2021 à 17:59, BTX a dit :

En février, la chancelière allemande, Angela Merkel, parla d’une « série de négociations à conduire, en particulier avec Airbus pour la partie allemande » au sujet du Tigre Mk3

C'est pas la première fois qu'elle utilisa le régime politique de son pays à son avantage mais bon à force d'oublier son histoire on en finit par s'en briser les reins...

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  • 4 weeks later...

http://www.opex360.com/2021/11/20/boeing-confirme-linteret-de-berlin-pour-lhelicoptere-dattaque-ah-64-apache-aux-depens-du-tigre-mk3/

Boeing confirme l’intérêt de Berlin pour l’hélicoptère d’attaque AH-64 Apache… aux dépens du Tigre MK3

 

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En Allemagne, Boeing a actuellement plusieurs fers au feu.

Ainsi, l’industriel américain est en lice pour fournir à la Bundeswehr au moins 40 hélicoptères de transport lourd [HTL] dans le cadre du programme Schwerer Transporthubschrauber [STH], lequel a été relancé en janvier après avoir été annulé quelques mois plus tôt. Ce qui a d’ailleurs donné lieu à une procédure judiciaire lancée par Lockheed-Martin [également candidat avec le CH-53K King Stallion] et dont l’issue devrait être connue le 24 novembre prochain.

Par ailleurs, Boeing attend également le feu vert à la commande de 45 avions de combat F/A-18 Super Hornet [et E/A-18 Growler] pour remplacer les Panavia Tornado de la Luftwaffe. Pour rappel, annoncée en avril 2020, cette commande n’a toujours pas été notifiée au constructeur américain, lequel attend la formation du nouveau gouvernement allemand issu de la majorité sortie des urnes en septembre dernier pour aller de l’avant dans ce dossier.

Une autre affaire qui est bouclée est celle concernant l’acquisition de cinq avions de patrouille maritime P-8A Poseidon afin de remplacer les P-3C Orion de la Deutsche Marine… sans attendre la concrétisation du programme MAWS [Maritime Airborne Warfare System], lancé en 2017 dans le cadre d’une coopération franco-allemande. Programme mis en péril par la décision de Berlin de se tourner vers Boeing, étant donné que la solution retenue n’aura rien de provisoire….

Mais une autre coopération bat de l’aile : la modernisation à mi-vie de l’hélicoptère d’attaque Tigre, lequel doit être porté au standard Mk3. Cette opération, d’un coût estimé à 5,5 milliards d’euros, vise à traiter les obsolescences de cet appareil, tout en le dotant de nouvelles capacités, notamment en matière de combat collaboratif. Si la France et l’Espagne ont bien l’intention de conduire ce programme, ce n’est pas le cas de l’Allemagne.

Ainsi, déplorant une disponibilité trop faible de ses Tigre, la Bundeswehr chercherait à se doter d’un autre type d’hélicoptère… Et, depuis quelques mois, il est dit qu’elle serait tentée par une solution américaine, en particulier par l’AH-64 Apache. Ce que vient de confirmer Boeing, selon le journaliste spécialisé Gareth Jennings, qui a fait état, via Twitter, de quelques « informations intéressantes » obtenues auprès de l’industriel américain, avant la conférence de Berlin sur la sécurité [qui aura lieu les 24 et 25 novembre].

 

Ainsi, Boeing a confirmé a avoir reçu, de la part du gouvernement allemand, une demande d’informations [RFI – Request for Information, ndlr] au sujet de l’AH-64 Apache. Et qu’il y a répondu avant la crise de la covid-19. Et d’ajouter qu’il attend la prochaine étape, qui concernerait peut-être l’Apache… voire « autre chose ». Et cet « autre chose » pourrait-il être le concept d’hélicoptère que Boeing avait proposé pour le programme FARA [Future Attack Reconnaissance Aircraft] de l’US Army?

Quoi qu’il en soit, le retrait de l’Allemagne du programme Tigre Mk3 ne sera pas sans conséquences sur l’Aviation légère de l’armée de Terre [ALAT], qui serait obligée de revoir à la baisse le nombre d’appareils à moderniser… ou à redéfinir un standard moins ambitieux que prévu. Et il pourrait également concerner le programme HIL [hélicoptèe interarmées léger – Guépard], une partie de l’avionique devant être commune.

« À ce stade, la participation des Allemands à la rénovation au standard III du Tigre n’est pas assurée. La France envisage désormais un partenariat avec l’Espagne sur un périmètre de rénovation et un volume d’appareils à déterminer, une partie des moyens prévus pour leur rénovation ayant disparu avec le retrait allemand. Le sous-chef Plans – programme a par ailleurs souligné l’importance revêtue par le standard III du Tigre, une partie de l’avionique étant aussi utilisée pour le futur hélicoptère interarmées léger », a en effet expliqué la députée Sereine Mauborgne, dans son dernier avis budgétaire concernant les forces terrestres.

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Ya Rab Yeshua.

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  • 1 month later...

https://www.forcesoperations.com/feu-vert-espagnol-pour-le-tigre-mk-iii/

Feu vert espagnol pour le Tigre Mk III

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La France est désormais certaine de pouvoir compter sur l’Espagne pour développer conjointement l’hélicoptère Tigre Mk III. Le programme a reçu hier l’aval du gouvernement espagnol, qui prévoit de libérer une enveloppe de 1,9 Md€ sur 16 ans.

 

Le feu vert espagnol en poche, la rénovation à mi-vie du Tigre va enfin pouvoir décoller. Celle-ci vise à « moderniser les flottes de Tigre respectives, dans le but de prolonger leur durée de vie de 20 à 40 ans et d’augmenter les capacités pour pouvoir remplir les missions qui leur sont assignées au-delà de 2035 », rappelle le gouvernement espagnol dans un compte-rendu de réunion.

Le PDG d’Airbus Helicopters, Bruno Even, a salué « une étape très positive vers le lancement de la modernisation du Tigre afin qu’il reste un atout essentiel et moderne pour ses armées pour les décennies à venir, renforçant la coopération européenne de défense ».
 

Les Allemands ont indiqué « qu’ils n’étaient pas encore prêts à nous suivre », confirmait le délégué général pour l’armement Joël Barre mi-octobre en audition parlementaire. Une décision de Berlin n’étant pas attendue avant fin 2022, l’accord adopté hier se limite à un scénario bilatéral entre la France et l’Espagne.

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Le budget alloué alimentera le développement, la production et le soutien initial des deux flottes. Pour « faire face aux besoins financiers du projet », le ministère espagnol de l’Industrie, du Commerce et du Tourisme sera amené à le « préfinancer partiellement » entre 2022 et 2028 pour plus de 700 M€. Le ministère de la Défense prendra le relais pour les annuités 2029 à 2037, pour un total de 1,185 Md€. 

 
La clé de répartition des coûts et de la charge industrielle dépendra du nombre initialement prévu de machines à moderniser, soit 78,83% pour les 67 exemplaires de l’ALAT et 21,18% pour les 18 exemplaires des FAMET. L’assemblage final des 85 Tigre Mk III sera réalisé sur le site Airbus Helicopters d’Albacete.
 
Selon le média espagnol ABC, la signature d’un contrat avec l’Organisation commune de coopération en matière d’armement (OCCAR), en charge du programme Tigre, devrait intervenir en mars 2022.
 

La livraison des 18 Tigre Mk III espagnols interviendra entre 2030 et 2034 afin d’aligner cette capacité au programme « Fuerza 2035 » des forces terrestres.

De son côté, la France envisage toujours d’ « être au rendez-vous capacitaire de 2028 », soulignait le DGA Joël Barre. Pour rappel, le ministère des Armées prévoyait la commande de 14 appareils en tranche ferme en 2021 en l’attente de la décision des deux autres pays.

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Ya Rab Yeshua.

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